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 Le diable s'habille chez Selfridges [pv Aely/Mona]
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  • Mona Mayfair
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MessageSujet: Le diable s'habille chez Selfridges [pv Aely/Mona]   Mar 2 Sep - 23:12:17

Une pluie dense s'abattait sur Londres, comme c'était le cas depuis le début du mois. Le printemps n'était pas encore là, faisant le bonheur des vendeurs de parapluies qui interpellaient les passants à la sortie des bouches de métro. Les touriste d'Avril ne pouvant profiter pleinement des monuments de la capitale anglaise, ils avaient trouvé refuge dans les grands magasins, où l'affluence de monde mettaient à l'épreuve les nerfs des vendeuses. Selfridges, en plein coeur d'Oxford Street, ne faisait pas exception. A la clientèle habituelle s'étaient mélangés les visiteurs, profitant plus de l'abri et de la distraction qu'offrait l'endroit, où les produits présentés sur cintres ou sur mannequin étaient loin d'être à la portée de toutes les bourses. Pourtant dans la foule il y avait une personne qui était bien là pour acheter. Il était rare de voir Mrs Mayfair faire les boutiques, son emploi du temps de médicomage ne lui laissait pas le temps de parcourir les rues de Londres. Cet après-midi là, un de ces plus vieux  collègues de l'étage des empoisonnements se chargerait de ses patients, comme la sorcière blonde l'avait fait quelques mois plus tôt pour les siens, alors que le médicomage avait du s'absenter pour des raisons familiales. Simple échange de bon procédés.

Elle parcourait les étages du bâtiment en se frayant sans peine un chemin dans la foule, toute de noir vétue à l'exception de son long manteau gris perle flottant derrière elle. La médicomage tenait son amour des beaux vêtements de sa new-yorkaise de mère, dont les goûts de luxe n'arrivaient cependant pas à mettre à mal le porte monnaie de son époux. Au bout d'une heure dans les corners elle avait déjà fait siens un certain nombre de foulards, chemisiers, pantalons, trois manteaux, ainsi qu'un robe de soirée. Bénéficiant des privilèges accordés au habitués, et surtout, aux bons clients, elle était suivie de deux jeunes vigiles réquisitionnés pour lui portés ses nombreux paquets. Son visage était connu des vendeurs, et lorsqu'elle se montrait interessée par quelque chose, elle était traitée comme une reine, tout le monde était aux petits soins avec la femme d'un des hommes les plus riches de Grande-Bretagne. C'était bien là son seul regret dans sa vie "moldue". N'être connue que comme la femme de quelqu'un.

Loin d'offrir aux deux moldus qui lui servaient de mules le plaisir de la voir se partir vers la sortie du magasin, elle se dirigea vers l'étage supérieur, où se trouvait une de ses boutiques préférées. Les femmes entretiennent une relation spéciale avec leurs chaussures, ce que les hommes ont souvent du mal à comprendre. Et la marque aux célèbres semelles rouges qui occupait l'angle du troisième étage n'épargnait pas les portes-monnaies de ces messieurs. Arrivée parmis les femmes et les jeunes filles qui s'extasiaient devant les souliers vernis, elle fût immédiatement repérée par un vendeur de petite taille, à la silhouette androgyne, qui laissa en plant une vieille dame pour venir s'occuper d'elle. "Mona! Quelle plaisir de vous voir! Venez par ici, je vous ai fait une selection sur les modèles de la collection de cet été et de cet hiver- celle d'hiver n'est pas encore en vitrine, c'est juste pour vous." Ponctuant sa phrase d'un clin d'oeil, le quarantenaire fit de grands gestes effeminés en direction d'un groupe de jeune filles ayant pris d'assaut un canapé." Debout debout debout! On se dépèche mesdemoiselles, allez zou!  zou!" Dans un certains desordre, les adolescentes s'éloignèrent précipitament en gloussant, laissant libre le canapé de velour rouge, où la médicomage pris place, posant son sac à main à côté d'elle" Je vous amène tout ça, je reviens tout de suite!" Dit-il alors qu'il se tremoussait en partant vers l'arriere boutique. Mona croisa les jambes, et jeta un coup d'oeil par la fenêtre, constatant avec lassitude qu'il pleuvait encore. Alors qu'elle tournait la tête vers les étagères de plexiglass sur lesquelles étaient exposés les escarpins, son regard gris s'arreta sur une chevelure flamboyante qui lui sembla familière.

Elle haussa un sourcil d'étonnement en reconnaissant la jeune Strange, qui était occupé à contempler les souliers. Il lui fut aisé de deviner que la rouquine ne l'avait pas vue. Les deux sorcières ne s'étaient pas recroisées après la consultation qui datait du début de l'année. Mona avait alors tout fait pour que la jeune fille se sente mal à l'aise, dans le seul but de semer le trouble dans la relation qu'elle semblait alors entretenir avec son fils, Caïn. Si dans d'autres circonstances, elle aurait tout bonnement ignoré la louve, elle ressentait le besoin de mettre les choses au point avec elle. La sorcière était curieuse de savoir comment cela avait évolué après son intervention. Elle n'avait pas pris la peine de parler d'Aely à son fils, qui en avait fait de même, aussi ignorait elle l'état actuel de leur relation. "Miss Strange!"Rejetant son opulente chevelure blonde en arrière, elle leva le bras, lui faisant signe d'approcher d'un geste élégant." Venez donc, n'ayez pas peur." Sa voix grave et suave cachait à merveille le mépris qu'elle ressentait rien qu'à la vue de la jolie rousse. "Je vous en prie asseyez vous, il y a assez de place pour quatre sur ce canapé". Un sourire faussement chaleureux s'étirant sur ses lèvres, la médicomage regarda la jeune fille s'approcher.
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  • Aely Strange
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MessageSujet: Re: Le diable s'habille chez Selfridges [pv Aely/Mona]   Mer 3 Sep - 12:47:08


Un des célèbres taxis londonien se stationna le long de la chaussée, en plein centre d'Oxford Street. Le chauffeur, après un coup d’œil au ballet des essuie-glaces sur son pare-brise, se retourna vers sa voyageuse, installée sur la banquette arrière. La jeune fille observait avec concentration la pluie qui dégoulinait le long de sa vitre sans paraître le moins du monde découragée, les jambes croisées, serrant contre elle un parapluie dont elle aurait bien besoin dans la minute à venir. L'homme se racla la gorge, et lorsqu'il eut capté le regard émeraude de sa passagère, lui indiqua d'un signe de tête le compteur qui tournait toujours. Celle-ci s'excusa d'un sourire et lui régla sa course, avant d'ouvrir sa portière, parapluie en avant, et de sortir dans une confusion de boucles rousses. « Bonne chance, Mademoiselle ! », s'exclama son chauffeur avec un clin d’œil avant de s'éloigner au pas, pour ne pas risquer de l'éclabousser en roulant dans une flaque d'eau...

Aely resserra le col de sa veste officier autour de son cou et prit la direction de Selfridges, puisqu'elle avait bien l'intention de passer son après-midi à faire les boutiques. Le trajet en taxi avait à peine duré quelques minutes, elle avait tout son temps. Une fois encore, elle songea qu'elle était bien contente de ne pas avoir goûté les joies du métro depuis fort longtemps. Si sa lycanthropie lui avait apporter un vertige insoutenable la dispensant de tous cours de Vol durant sa scolarité, la louve de semblait pas non plus apprécier de se retrouver confinée dans une rame pleine à craquer qui envoyait son hôte dans tous les sens...

L'ancienne Serpentarde entra dans le grand magasin, une lueur bien décidée au fond des yeux. Elle n'était pas ce que l'on pouvait appeler une fashion victim, jamais elle n'avait sauté sur les dernières collections des plus grandes marques en dilapidant le contenu de son porte-monnaie, et elle n'était pas non plus de celles qui achetaient compulsivement dans le but de se remonter le moral. Seulement, elle aimait les pièces de vraie qualité qu'elle trouvait ici, et n'avait pas peur d'y mettre le prix. Les rayons clairs et bien rangés présentaient les pièces les plus branchées de la capitale, avec cette pointe de classicisme qui la séduisait au plus haut point, en Anglaise pur souche qu'elle était.

Une bonne heure et demie plus tard et la rouquine se rendait à l'étage supérieur, trois jolis sacs cartonnés à la main, contenant respectivement un jean griffé et des chemisiers, de la lingerie en dentelle et une sublime robe de cocktail qui lui allait à ravir, à laquelle manquait simplement une bonne occasion d'être portée. Aely se dirigea d'un pas assuré vers l'angle du troisième étage, les yeux brillants d'une excitation enfantine. C'était dans la plus pure logique qu'elle se trouvait devant cette vitrine, après tout, elle n'allait tout de même pas mettre une paire de tong avec sa nouvelle robe, si ? De plus, petite taille oblige, elle se chaussait de talons hauts le plus souvent possible, preuve en étaient les Richelieus qu'elle avait présentement aux pieds.
Un troupeau d'adolescentes sorti en gloussant de la boutique, mais la lycane n'y prêta guère attention, trop occupée à se demander quelle paire d'escarpins les mettrait le plus en valeur, sa robe et elle. Aely entra dans le magasin et en fit lentement le tour en laissant son regard courir sur les différentes étagères, sûre à présent que son bonheur se trouvait bien là
.

« Miss Strange ! » Avec un haussement de sourcil surpris, la jolie rousse se retourna, se demandant qui pouvait bien l'avoir reconnue parmi la foule des clientes. Le choc ne fut pas des moindres lorsqu’elle aperçut la mère de son petit ami, confortablement installée dans un immense divan de velours rouge, qui lui faisait signe d'approcher, un sourire aux lèvres. Cette vision était d'autant plus stupéfiante que lors de leur première et unique rencontre, la Médicomage avait affiché à son égard le plus virulent des mépris, auquel Aely avait répondu par une insolence qui avait du lui paraître intolérable. C'était là plus qu'il n'en fallait d'arguments qui la convainquirent que le sourire de la sorcière blonde était résolument faux.

Elle aurait préféré décliner l'invitation, mais le regard du vendeur passait à présent de Mona à elle avec un air extatique. De plus, elle n'avait absolument pas l'intention de sortir de la boutique sans une précieuse paire de souliers à semelle rouge... Alors, la jeune fille se composa un sourire de circonstance et s'approcha du divan d'un pas gracieux.
« Madame Mayfair, quelle surprise. » Elle s'installa élégamment sur le canapé, se rendant compte avec un certain étonnement qu'elle avait envie de faire bonne impression à la Médicomage. Cela n'avait pas été le cas durant leur rendez-vous à l'Hôpital, mais à présent sa relation avec le fils de cette dernière avait évolué, et elle ne souhaitait pas mettre Caïn dans une position trop délicate. Un instant, elle se demanda si Mona était au courant pour eux, mais sa question fut reléguée au second plan par les mots que prononçait la sorcière.

Aely posa son sac à main à côté d'elle, intérieurement soulagée d'avoir troquée son habituelle besace pleine de fouillis contre un beau sac de cuir sur lequel elle avait craqué récemment. Elle plaça ses achats au pied du divan, s’arrangeant innocemment pour que le sac de lingerie soit camouflé par les autres. Sait-on jamais, elle ne tenait pas à présenter ses nouveaux sous-vêtements, si beaux soient-ils, à sa pseudo belle-mère
.

« Merci, c'est très aimable à vous. » La jeune fille laissa passer une seconde de silence, songeant qu'elle allait devoir faire la conversation à une femme qui lui avait clairement dit ne pas l'apprécier. « Je ne m'attendais pas à vous voir ici, j'avais cru comprendre que vous étiez une femme très occupée. », déclara Aely, souhaitant plus que tout ne pas être le sujet de leur causerie.
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  • Mona Mayfair
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MessageSujet: Re: Le diable s'habille chez Selfridges [pv Aely/Mona]   Mer 3 Sep - 16:12:03

Faisant mine de ne pas remarquer la légère hésitation de la jeune fille, la sorcière garda son sourire aux lèvres alors que cette dernière approchait. La courte distance que parcouru la rouquine permis cependant à Mona de l'observer en détail, ce qu'elle n'avait pas pris le temps de faire lors de leur dernière entrevue. Si la médicomage ne cachait jamais son mépris, elle n'était jamais hypocrite lorsqu'il s'agissait de juger l'allure d'une personne. Et la petite miss Strange avait de quoi plaire. Dommage qu'elle se transforme en chien à chaque pleine lune. Elle la suivit du regard alors qu'elle s'asseyait à ses côtés. Aucun détail n'échappait à la vigilence de la Mayfair, et voir la jeune fille dissimuler pudiquement un paquet dont elle reconnu les couleurs la fit rire intérieurement. Elle espérait seulement que ce qu'il pouvait contenir n'était pas destiné à être exposé à son fils.

"Et vous comprenez bien. Cet après-midi est mon premier temps libre depuis des semaines." La sorcière quitta un instant la louve des yeux pour sourire élégament au vendeur qui revenait de l'arrière boutique, les bras chargés de petites boites rectangulaires et noires."Comment votre corps a-t-il réagit à ce que je vous avez prescrit?" Se levant du canapé, Mona ôta son manteau gris, que le vendeur s'empressa de lui prendre poliment, pour aller l'étendre sur un cintre. Tout en arrangeant son chemisier de mousseline noire, la médicomage jeta un coup d'oeil aux modèles apportés par le vendeur, tous sortis de leur écrins par ce dernier et exposés sur une table basse. Elle pris dans ses mains une botte en daim noir et l'observa de son oeil expert avant de se rassoir pour oter les escarpins qu'elle portait. Ses jambes fines entrèrent sans peine dans la paire de bottes qui semblait faite pour elle. Ecoutant sans trop le montrer ce que lui répondait Aely, elle se doutait bien que le vendeur comprendrait à tord qu'il s'agissait là d'une discussion portant sur des problèmes spécifiquement féminins, la sorcière fit quelques pas vers un des nombreux miroirs, afin de juger l'effet de son potentiel futur achat. Les bottes noires mettaient en valeur le galbe d'une paire de jambes que certaines des clientes de la boutiques regardaient avec admiration, sans bien se rendre compte que la jalousie se lisait souvent sur leur visage.


Revenant à la table où était exposés les célèbres escarpins à semelle rouge, la sorcière braqua son regard gris sur la rousse. Elle n'avait jamais cherché à gagner la réputation de la médicomage la plus douce et la plus conciliante de sa spécialité, simplement la meilleure. Aussi elle ne se souciait pas de l'animosité flagrante que lui portait sa patiente d'un jour. Elles ne se connaissaient pas lorsqu'elle avait décidé de baisser la quantité de potion tue-loup. Mona ne prenait en compte que la santé de ses patients, et non pas leur bien être lors de leur traitement. "Il  n'est jamais bon d'abuser d'un tel traitement. A mon avis votre mèdecin traitant a mal fait de vous redonner les mêmes doses qu'avant. Vous devriez vous habituer à la juste dose dont vous avez besoin. C'est pour votre bien que je dis cela." Qui aurait pu deviner qu'alors que ses yeux parcouraient à nouveau les différents modèles apportés par le vendeur, les pensées de Mrs Mayfair étaient tournées vers un problème  ô combien plus serieux que celui d'en choisir une paire. Elle suivait le dossier d'Aely depuis la toute première fois qu'elle l'avait vue, encore petite fille, la nuit où elle s'était faite mordre. La blonde ne doutait pas de la bonté de coeur de son collègue de Sainte-Mangouste, qui avait pris en charge la jeune Strange. Mais elle ne cessait de lui reprocher depuis des années son manque d'objectivité par rapport à ses patients. Lier sympathie avec un malade nuisait à plus ou moins long terme, sur le diagnostic de l'évolution de son état. Et ce que craignait la médicomage, c'était que le corps d'Aely, à présent adulte, ne réagisse plus aussi bien qu'avant à la potion, surtout si elle continuait à prendre les doses importantes que son corps d'enfant avait nécessité autrefois.
Saisissant une paire d'escarpins, la blonde alla se rassoir une nouvelle foi. "Ne vous genez pas pour essayer une paire surtout. J'avoue que je suis assez étonnée de vous voir ici, vous cherchez des chaussures pour une occasion spéciale?" Dissimulant à peine le sous-entendu qui disait clairement qu'elle doutait que le prix des escarpins soient à la portée du porte-monnaie de la jeune fille, la sorcière enleva les bottes en signifiant au vendeur qu'elle les prenaient.

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  • Aely Strange
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MessageSujet: Re: Le diable s'habille chez Selfridges [pv Aely/Mona]   Sam 6 Sep - 13:15:13


Installée aux côtés de Mona Mayfair sur le canapé de velours rouge, Aely observa le vendeur revenir vers elles avec plusieurs boites à chaussures dans les bras. Il semblait avoir délaissé toutes les autres clientes de la boutique pour la femme à l'opulente chevelure blonde, qui ne donnait pas l'air d'être surprise par ce traitement privilégié. La jeune fille n'avait pas abordé le sujet des parents de Caïn avec lui depuis qu'ils sortaient ensemble, peut-être à tord songeait-elle aujourd'hui. Elle savait juste que si sa mère était reconnue dans le monde des sorciers comme une des plus talentueuses Médicomage de sa génération, son père, lui, avait acquis une notoriété certaine dans l'immobilier de luxe. La lycane n'aurait donc pas dû se montrer surprise face au zèle du vendeur, mais elle n'avait jamais été habituée à ce genre de scène. Si Mona n'avait pas affiché un air si naturel, elle se serait presque sentie gênée d'être assise là alors que les autres femmes patientaient debout, les regardant du coin de l’œil, sans savoir si leurs regards étaient jaloux ou admiratifs. Un peu des deux, sans doute.

« Comment votre corps a-t-il réagit à ce que je vous avais prescrit ? » La Médicomage avait posé sa question sans la regarder, elle s'était même levée pour examiner une des paires de chaussures posées sur la table basse, mais Aely sentit son cœur s'emballer. Inutilement bien sûr, puisque si quelqu'un avait entendu Mona, personne ne pouvait deviner quel était le sujet de la conversation. Mais la rouquine avait toujours fait preuve de beaucoup de discrétion, et durant le début de son adolescence, ses pensées étaient même très souvent tournées vers ce secret qu'elle devait protéger plus que tout.

« Les débuts ont été difficiles. », répondit-elle d'une voix posée. Toute la colère qu'elle avait pu ressentir pendant leur première entrevue s'était envolée depuis longtemps, dès l'instant où l'ancienne Serpentarde s'était rendue compte que Mrs Mayfair n'avait pas diminué sa dose de Tue-Loup uniquement pour pointer du doigt les négligences de son collègue. « Mais, plus récemment, les choses se sont améliorées. Mon corps a fini par s'habituer au nouveau dosage. »

Mona venait d'enfiler une paire de bottes noires et elle se leva pour aller jauger de l'effet dans un des miroirs du magasin, sans lui jeter un coup d’œil, même si Aely savait très bien qu'elle l'avait entendue. Les chaussures lui allaient à ravir, soulignant la courbe de ses jambes, et les clientes l'observaient sans se gêner. Inutile de se mentir, la sorcière était une de ses femmes avec de l'allure, qui dégageait une élégance naturelle que les autres ne pouvaient s'empêcher d'essayer d'imiter en vain. L'air satisfaite, la Médicomage revint s'asseoir et l'observa de son regard sombre.

« … C'est pour votre bien que je dis cela. » Un instant, la jolie rousse fut tentée de la croire. S'il y avait bien une chose qui était systématiquement revenue dans ce qu'on lui avait dit de Mona, c'est qu'elle ne prenait rien d'autre plus au sérieux que son métier, et qu'elle agissait toujours dans le stricte intérêt de ses patients. Aely hoche doucement la tête. « Je m'en suis rendue compte. » Un moment après leur rendez-vous, elle avait même eu peur que la potion ne fasse plus effet sur elle, si elle s'était habituée à de trop fortes doses. Elle ne savait pas si ce genre de réaction était possible, mais elle avait préférer ne pas courir le risque et suivre à la lettre les indications de la Médicomage en Chef, même si cela n'avait pas été de gaieté de cœur.

« Ne vous gênez pas pour essayer une paire surtout. J'avoue que je suis assez étonnée de vous voir ici, vous cherchez des chaussures pour une occasion spéciale ? »

La voix de Mrs Mayfair ramena la jeune fille à ses préoccupations du moment. Elle n'était pas là pour rêvasser, ni pour discuter d'ailleurs, mais plutôt pour trouver la paire de chaussures qui lui ferait un corps de déesse. Elle ne s'attarda pas sur le sous-entendu de la sorcière, qui, après tout, n'avait pas tout à fait tord. Elles ne disposaient pas des mêmes moyens pour se chausser, ce n'était pas difficile de s'en rendre compte. Il y avait l'habituée, et celle pour qui c'était là première fois.

Aely survola de son regard émeraude les modèles exposés sur la table basse, et s’empara d'un escarpin simplissime et élégant qu'elle observa avec attention tout en pensant à l’évocation qu'avait fait Caïn d'un dîner. Elle ne savait toujours pas si Mona était au courant pour eux, aussi préféra-t-elle rester plutôt évasive sur la question.
« Plus ou moins... » répondit-elle en reposant le soulier, avec la réflexion qu'elle avait toujours eut un peu de mal avec les bouts pointus, qui faisaient trop "femme" pour l'image qu'elle se faisait d'elle-même. « Je les mettrais sans doute pour un dîner, mais je n'ai pas besoin d'occasion pour acheter une paire de chaussures ! », ajouta-t-elle avec un sourire franc, certaine que la sorcière comprendrait sans mal l'amour qu'elle portait aux beaux souliers. Et il n'y avait qu'à la regarder pour savoir que cet amour, chez Mrs Mayfair, était encore plus grand.

Aely avisa une nouvelle paire d'escarpins et ses yeux brillèrent d'une excitation enfantine. Elle ôta ses Richelieus et ses pieds glissèrent doucement dans les chaussures à semelles rouges. La jolie rousse se leva et s'approcha d'un miroir pour se voir de plein pied en songeant qu'elle avait de la chance de savoir marcher avec tant de facilités sur des talons hauts. Un sourire éclaira son visage lorsqu'elle découvrit sa silhouette svelte dotée de quelques centimètres en plus. Immédiatement, elle décida qu'elles étaient faites pour elle, mais la jeune fille se retourna pour avancer vers Mona, toute réticence oubliée pour quelques instants
. « Qu'en pensez-vous, Madame Mayfair ? », demanda-t-elle en souriant tandis que le vendeur revenait vers elles, l'air de plus en plus réjoui.
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  • Mona Mayfair
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  • Médicomage Médicomage
MessageSujet: Re: Le diable s'habille chez Selfridges [pv Aely/Mona]   Dim 7 Sep - 13:13:45

Alors que le vendeur se précipitait pour prendre la précieuse paire de bottes, la médicomage ne perdit pas un instant pour essayer les escarpins qui lui avaient taper dans l'oeil. La louve était manifestement plus réfléchie et sage qu'elle ne le pensait, et elle en était à la fois agréablement surprise, et terriblement déçue. Les piques qu'elle dissimulait habilement dans de belles paroles n'atteignait pas la rousse, alors qu'elle aurait voulu que celle-ci perde son calme, pour prouver à tout le magasin que la sorcière n'avait pas tord de penser que la jeune fille n'avait pas sa place ni dans la boutique, ni dans le coeur de son fils. Quelle déception. Mais la blonde n'avait pas dit son dernier mot. Mona n'eut pas besoin de se lever pour constater que ces chaussures lui plaisaient, se contentant de juger leur allure en les regardant de côté. Elle porta ensuite son regard gris sur la miss Strange, qui s'était levée pour à son tour, après avoir choisi à son tour une paire de souliers. Les femmes s'habillent pour séduire les hommes, mais si la mode a une place importante dans leur vie, c'est surtout parce qu'elle leur permet d'impressionner les autres femmes, un véritable combat dont l'arène serait la rue. Aussi c'est avec une lueur de défi dans les yeux que la médicomage regarda la rousse qui jugeait sont allure dans le miroir. La jeune fille n'était pas aussi grande qu'elle, mais sa silhouette gracieuse se trouvait encore plus mise en valeur par les talons hauts. Elle avait une certaine allure, et la blonde ne put même pas rire de la démarche, souvent ridicule, des jeunes filles qui portent des talons pour la première fois.

Certainement portée par la satisfaction de se voir si bien chaussée, la Strange lui demanda son avis comme on le fait en compagnie d'une bonne amie, ce que la médicomage pris avec le sourire, bien qu'elle espéra que cette familiarité soudaine s'arreterait là. Elle ne répondit pas de suite, sachant que plus elle mettrait de temps à donner son avis, plus celui ci aurait d'impact sur la toute jeune fille qu'était Aely. Penchant légèrement la tête sur le côté, elle fit mine de réfléchir un instant, son visage ne laissant rien paraître de ce qu'elle pouvait penser. "Ils sont ravissants." Evidemment le compliment n'irait pas plus loin, et elle ne dirait pas tout haut qu'elle était surprise de constater qu'elle avait bon goût. N'accordant pas plus de son précieux temps aux chaussures de la louve, elle enleva les escarpins qu'elle avait aux pieds, et appela le vendeur d'un geste de la main. "Je prendrai ceux-ci également. Vous les ferez livrer chez moi, j'ai quelques autres paquets .." Designant d'un geste de la tête les deux vigiles qui patientaient à l'entrée, les bras chargés de sacs multicolores, et manifestement à bout de nerf. "Oui bien sûr, madame Mayfair. Vous voulez un thé? Ou un café peut être?"

"Je prendrais un expresso, merci. Et vous miss Strange? Vous voulez boire quelque chose?" Le vendeur efféminé tourna la tête vers l'adolescente, qui avait pris une toute autre valeur à ses yeux depuis que l'une des meilleures clientes de la boutique lui avait adressé la parole. Les yeux brillants d'excitation, il regarda la jeune fille en clignant des yeux, et, faisant mine de tout juste remarquer qu'elle venait d'essayer une paire des célèbres souliers, il se mis à tourner autour d'elle tout en accompagnant ses paroles de gestes précieux: "Oh ma chérie vous êtes di-vi-ne! On dirait une vraie star! Vous les prenez? Donnez les moi je vais vous faire un paquet!" Arrangeant les manches translucides de son chemisier de mousseline, la médicomage n'accorda plus un regard aux chaussures présentées devant elle, son choix était fait, les autres ne valaient plus rien. Le vendeur parti à nouveau en se déhanchant et laissa les deux femmes seules autour du canapé rouge.

"Vous avez raison. Ce que vous disiez tout à l'heure. Il n'y a pas besoin d'avoir de raisons pour acheter une belle paire de chausures." Ponctuant sa phrase d'un de ses rares sourire, elle continua:" Un dîner dites-vous? Les jeunes ont un emploi du temps sacrément chargé de nos jours. C'est à peine si je peux voir mon fils tout les mois, avec toutes ces réunions, réceptions, et autres dinners auquels il assiste, et avec son métier d'auror, ça n'arrange rien." Amenant le sujet d'un air désinvolte, elle braqua ses yeux gris sur la jeune fille." D'ailleurs, j'ai cru comprendre que vous vous fréquentiez lorsque vous étiez venue me voir à Sainte-Mangouste, est-ce toujours le cas?" Bien entendu elle ne voulait entendre qu'une seule réponse, et elle espérait bien que la lycane allait satisfaire ses attentes. Un silence suivit sa question, et l'atmosphère presque chaleureuse qui venait de s'installer entre les deux sorcières disparu aussi vite qu'elle était apparue. La quiétude ne dura cependant pas longtemps, bientôt brisée par le retour de l'infatigable vendeur, suivit d'un jeune femme elle aussi employée de la boutique, et qui portait un petit plateau laqué de rouge, sur lequel était posé les boissons, ainsi qu'un assortiment de minuscules croissants et autres viennoiseries françaises. Il s'empressa de donner la petite tasse à la médicomage, avant de servir la jolie rousse. L'ouïe surdéveloppée du vendeur, habitué à écouter l'air de rien les messes basses des riches clientes avait surpris les mots échangés par les deux femmes, aussi il ne perdit pas un instant pour ajouter son grain de sel: "Han! C'est-pas-vrai! Vous êtes la petite amie de Caïn? Han quel chamant garçon celui là, j'en aurai bien fait mon quatre heure! Quelle chanceuse vous faîtes!" Il pinça la joue de la jeune fille en se trémoussant:" En même temps un joli morceau comme toi, ça m'étonne pas qu'il ait craqué!" S'asseyant sur un tabouret il s'invita au petit gouter improvisé, comme il faisait à chaque fois que Mona venait. Il saisit l'assiette de patisseries, et la tendit à la blonde "Non. Merci." Avant de l'avancer vers Aely." Vas-y ma chérie sers toi. Les pains au chocolats sont un vrai régal, mais moi je les évite, j'ai fait des folies pour les fêtes de fin d'année, et j'ai toujours pas réussi à retrouver la ligne." Il reposa l'assiette et joua un instant avec un mèche de la chevelure d'aely:" C'est ta couleur naturelle? C'est divin!" La médicomage porta la tasse à ses lèvres et dégusta une gorgée du café. Elle n'était pas en colère, et cela la surprenait. Son fils et la lycane continuaient de se voir, et elle n'en était pas fachée. Elle se sentait plutôt..résignée. Elle n'avait jamais eu à réprimander ou à punir Caïn , même dans sa plus tendre enfance, car tout comme elle, il avait toujours été un modèle de bonne conduite. Et ce n'était pas à vingt ans passé qu'elle allait commencer à essayer de le corriger, cela aurait été inutile."Dites moi Mona, comment va votre cher mari?" La blonde leva les yeux vers le vendeur, un sourire poli sur les lèvres. Elle le connaissait depuis suffisament d'années pour savoir qu'il ne s'interessait guère à la santé de son mari, mais qu'il  cherchait plutôt à évoquer la toute récente implosion du groupe de luxe Rosenbach, dont son epoux été l'un des principaux actionnaires. Cependant elle se contenta de repondre à sa question comme s'il elle n'avait pas saisit où il voulait en venir." Très bien. Il est toujours aussi surchargé de travail, et moi je passe mon temps à essayer de tromper mon ennui."

"Je vous fais confiance, je suis sur que vous arrivez très bien à vous distraire!" Il sourit avant de se tourner à nouveau vers la lycane: "Et toi ma chérie qu'est ce que tu fais? Tu étudie? Et dis moi comment tu l'as rencontré ton petit chéri?"
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  • Aely Strange
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MessageSujet: Re: Le diable s'habille chez Selfridges [pv Aely/Mona]   Dim 7 Sep - 16:21:26


Les mains sur les hanches, tenant la pose, le pied de côté pour que Mona puisse juger sans effort la paire d'escarpins, Aely attendait avec une pointe d’inquiétude le verdict de la sorcière, se demandant un instant ce qu'il lui avait pris de solliciter son avis. Après un moment de silence, la sentence tomba, « Ils sont ravissants. ». La jeune fille poussa un soupir de soulagement intérieur. La Médicomage ne s'extasiait pas avec moult adjectifs, mais cela lui suffisait. Qu'aurait-elle fait si le verdict avait été autre ? Si la sorcière lui avait clairement signifié que ses chaussures n'allaient pas du tout ? La rouquine n'en savait rien, et cela la dérangea un peu de se rendre compte que l'avis de Mona était plus important pour elle qu'elle ne le pensait. Mais, après tout, n'était-ce pas naturel, surtout pour elle qui n'avait jamais eut de mère à qui demander de conseils ?

Ses pensées peu agréables furent interrompues par le vendeur du magasin qui revenait vers elles et à qui sa meilleure cliente donna une nouvelle paire d'escarpins. Aely suivit le mouvement du menton de la sorcière blonde et découvrit avec incrédulité que les deux vigiles postés devant l'entrée n'étaient pas là pour garder la boutique, mais bien pour porter la montagne de paquets de Mona Mayfair. Les deux hommes en costumes, qui dominaient d'une bonne tête toutes les personnes présentes, affichaient un air passablement irrité et la jolie rousse ne pu s'empêcher de leur adresser un petit sourire désolé. Elle ne savait pas laquelle, de leur position ou de la sienne, était la pire...


« … Et vous, Miss Strange ? Vous voulez boire quelque chose ? »

La jeune fille reporta son attention sur Mona et sur le vendeur, qui l'observaient à présent tous deux en attendant sa réponse. « Oui, une tasse de thé, s'il vous plaît. », demanda-t-elle poliment à l'homme efféminé qui se tenait devant elle. Celui-ci cligna des yeux puis il fit voltiger son regard entre Mona et elle, avant de l'observer de haut en bas avec un sourire excité, comme s'il venait tout juste de s'apercevoir qu'elle n'était pas juste là pour faire de la figuration. Ce qui suivit la prit par surprise, et elle se retrouva au centre d'un tourbillon de bras – qui pourtant, n'étaient que deux.

« Oh ma chérie, vous êtes di-vi-ne ! On dirait une vraie star ! Vous les prenez ? Donnez les moi, je vais vous faire un paquet ! » Aely hocha la tête, légèrement intimidée par cet homme qui la faisait tourner sur elle-même comme si elle était à vendre. « Oui, bien sûr, je les prends. », réussit-elle à articuler en allant se rasseoir aux côtés de Mona pour ôter les escarpins et remettre ses Richelieus. Elle suivit du regard le vendeur qui s'éloignait avec sa future paire de chaussures puis survola celles qui étaient toujours en exposition sur la table basse avec la certitude qu'elle avait fait le bon choix.

La Médicomage avait reprit le cours de leur conversation et l'ancienne Serpentarde lui rendit timidement son sourire, avant de se rendre compte qu'elles revenaient en terrain miné. Mona continua d'un air désinvolte et la rouquine s'abstint de tout commentaire sur l'emploi du temps de son fils. Elle ne tenait pas à annoncer à la sorcière que si Caïn ne la voyait pas souvent c'était peut-être, en plus de toutes ses réunions, parce qu'il lui consacrait la plupart de ses week-ends et qu'elle même arrangeait ses horaires pour qu'ils puissent passer leurs soirées ensemble. La mère de son petit-ami poursuivit, et Aely se demanda un instant ce qu'elle entendait par "fréquenter"... Elle cherchait un moyen de tourner sa réponse élégamment lorsque leur vendeur refit son apparition, accompagné d'une autre employée qui apportait leur goûter improvisé. La jeune fille reçut sa tasse de thé avec un sourire, profitant de ce moment de répit bienvenu dans leur conversation.

Mais, elle se trompait, le retour du bonhomme ne fit qu'accélérer les choses.
« Han ! C'est-pas-vrai ! Vous êtes la petite amie de Caïn ? Han quel charmant garçon celui là, j'en aurai bien fait mon quatre heure ! Quelle chanceuse vous faîtes ! » Aely resta stupéfaite devant la vision qui venait d'envahir son esprit, Caïn déguisé en cupcake coloré sous le regard triomphal du vendeur qui tapait dans ses mains comme un petit garçon le matin de Noël. Mais ledit vendeur ne s'alarma pas de son silence effaré et en profita pour lui pincer la joue en s'asseyant sur un tabouret qu'il tira le plus près possible du canapé. Il avança un plateau de viennoiserie vers elle et elle attrapa un des petits pains au chocolat dont il lui vantait les mérites, soulagée d'avoir enfin une excuse pour ne pas répondre. Cependant, il saisit une de ses longues mèches rousses et bouclées avec de l'entourer autour de son index avec fascination. « Ah, oui, c'est ma couleur naturelle... Merci beaucoup. », répondit-elle avec le plus de détachement possible avant de croquer dans la pâtisserie française. Le vendeur avait retourné son attention vers Mona et la jeune fille essaya de calmer les battements de son cœur. Même avant d'être touchée par la lycanthropie, elle n'avait jamais aimé que d'illustres inconnus la touchent ou l'observent de trop près, et cela ne c'était pas arrangé avec les années.

Néanmoins, elle avait retrouvé tout son sang-froid et terminé sa viennoiserie lorsqu'il revint à elle, puisque Mona ne lui avait apparemment pas donné  les informations croustillantes qu'il attendait
. « Et toi ma chérie, qu'est ce que tu fais ? Tu étudie ? Et dis moi, comment tu l'as rencontré ton petit chéri ? »

Aely porta sa tasse à ses lèvres et avala une gorgée de thé en jetant un discret comme d’œil à la Médicomage, dont l'expression était indéchiffrable. Au moins n'avait-elle pas l'air furieuse... Une chance pour la jeune fille, elle avait toujours une réponse toute prête à servir aux moldus au sujet de ses études, au cas où, comme c'était le cas aujourd'hui, elle serait amené à discuter avec l'un d'eux.
Elle reposa sa tasse en souriant.
« J'étudie en première année à l'University College de Londres, je suis un double cursus sciences et archéologie. », annonça-t-elle avec un aplomb déconcertant.

Ses parents biologiques s'étaient rencontrés là-bas, et s'il y a longtemps qu'elle ne partageait plus leur vie, elle aurait été capable de donner nombres de détails sur les cours qu'on y suivait, sur la façon dont était organisé l'établissement, et même de citer des noms de professeurs tout droit venus de ses lointains souvenirs. Mais, en général, personne ne demandait trop d'éléments, l'archéologie demandant trop de connaissances spécifiques pour que n'importe qui puisse en discuter.

De toute façon, le vendeur s’intéressait plus à son histoire avec Caïn qu'à ses études. Les yeux émeraudes d'Aely dérivèrent un instant vers Mona avant de revenir se poser sur le petit homme qui attendait la suite avec une excitation grandissante.
« Caïn et moi avons fréquentés la même école secondaire, mais nous n'étions pas spécialement proches, puisque nous avons plusieurs années d’écart. Nous nous sommes recroisés par hasard il y a quelques mois et... voilà. », acheva-t-elle avec un petit sourire incertain, espérant que le vendeur se contenterait de cela.
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MessageSujet: Re: Le diable s'habille chez Selfridges [pv Aely/Mona]   Lun 8 Sep - 11:15:22

La sorcière blonde laissa Aely répondre au vendeur. Elle attendait non sans une certaine hâte de voir ce que la jeune fille servait aux moldus lorsqu'on lui demandait ce qu'elle faisait dans la vie. Son discours était manifestement bien rodé, et assez surprenant lorsqu'on savait ce que faisait la rousse dans le Monde Magique. Mona, tout comme son fils, étaient dispensés de ce genre de question, leur statut respectif d'épouse et d'enfant de William Mayfair suffisaient à satisfaire l'imaginaire collectif sur leur vie de pacha. La médicomage termina le contenu de sa tasse avant de la reposer sur le plateau. Les clientes de la boutique jetaient des regards pleins d'envie devant les privilèges dont la sorcière faisait généreusement profiter la jeune fille. Elle espérait que cette dernière se rendait compte que même si elle essayait par moment de la destabiliser, c'était bien là un pas en avant que faisait la blonde. Elle ne pouvait deviner si la relation entre la Strange et Caïn allait durer, et si c'était le cas, autant essayer de s'entendre avec elle, même si elle devait prendre sur elle. Elle n'avait jamais eu l'occasion de vraiment connaître les petites amies de son fils, n'en n'ayant vu que trois, lors de dinners où elle n'avait assisté que de façon éphémère, pour des raisons professionelles. "Donc vous continuez à vous voir." Elle accompagna ses paroles d'un sourire, et se tourna vers la rousse :"Je serai ravie de vous avoir à dinner tous les deux, un de ces jours." Mona, bien que n'appréciant guère l'idée que son fils trainait avec une adolescente atteinte de lycanthropie, elle ne pouvait s'empêcher de vouloir savoir ce qui la rendait aimable aux yeux de ce dernier. "En tout cas c'est a-do-rable, la petite amie et la maman du petit-amie qui font du shopping ensemble j'adore!"

"A vrai dire, nous nous sommes trouvées par hasard." La médicomage se leva du canapé, et sourit au vendeur qui les avait si bien acceuillies." Pour ma part, je vais y aller. Si je n'écoutais que moi je vivrais dans ce magasin, mais c'est impossible hélàs." L'imitant, le vendeur se leva à son tour en pouffant :" Bien, je vais vous chercher votre manteau" dit-il en s'éloignant d'un trot sautillant. Sans lui accorder un regard, la blonde s'adressa ensuite à Aely. Elle n'en avait pas fini avec elle, et elle ne la laisserait pas séchapper facilement. "Je vous invite à prendre le thé chez moi, vous n'avez rien de prévu?" Bien entendu, c'était à prendre ou à laisser. Elle ne renouvèlerait pas cette invitation si jamais la jeune fille la refusait. Et puis ça serait l'occasion de voir comment elle se comporterait sans autre public que Mona. Elle laissa le vendeur efféminé l'aider à remettre son manteau, et saisit son sac afin d'en tirer le précieux porte monnaie. Elle régla ses achats à la machine moldue que le vendeur avait ramené avec lui. Sans attendre la réponse d'Aely, elle se dirigea vers la sortie de la boutique avec une démarche féline, et donna ses nouveaux et derniers paquets aux vigiles qui firent de leur mieux pour ne pas échapper tous les autres en les prenants. Elle prit le parapluie que lui portait gracieusement le plus petit des deux vigiles, et jeta un coup d'oeil à l'interieur de la boutique de chaussures. La miss Strange était en train de régler ses achats, et semblait quelque peu pressée de s'éloigner du vendeur qui se comportait comme un enfant devant une jolie poupée. Elle arrangea le col de son manteau alors que la lycane sortait enfin de la boutique, avec une hâte qui était sans doute due au vendeur.

Pour leur éviter de subir la descente des escalator bondés, les vigiles les conduirent aux ascenceurs, laissant les deux sorcières entrer avant de les suivre. La descente se passa dans un silence total, et pendant laquelle la blonde n'accorda pas un regard à la petite amie de son fils. A la sortie de l'ascenceur, le petit groupe fut happé par la foule qui était encore plus dense qu'à l'étage, et ne put traverser le rez de chaussée que grâce à passage en force des vigiles qui leur frayèrent un chemin. Une fois à l'extérieur, un autre vigile, qui lui n'avait pas les bras pris, appela un taxi, et aussitôt une voiture noire se gara devant le grand magasin. La médicomage entra dans le véhicule, et attendi de voir si la rousse allait ou non la suivre, alors que les vigiles chargeaient dans une autre auto tous les achats de la médicomage, qui auraient pris bien trop de place dans le taxi londonnien qu'elle occupait, et qui était dépourvu de coffre.
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MessageSujet: Re: Le diable s'habille chez Selfridges [pv Aely/Mona]   Sam 20 Sep - 17:24:55


C'était la réponse de Mona qui comptait aux yeux d'Aely, et uniquement celle-ci. Que le vendeur de la boutique s’extasie ou non, elle n'en avait strictement rien à faire. La jeune fille attendait les mots de la sorcière blonde, tentait de s'y préparer au cas où elle aurait droit à un regard désapprobateur. Mais non. Ses pires craintes restèrent là où elles étaient, et elle reçut un sourire, qu'elle savait pourtant ô combien rare. La rouquine esquissa un rictus soulagé, mais la suite la prit de court. La vision d'une table dressée pour trois couverts ( elle savait que le mari de Mona était autant, voir plus occupé que sa femme ) lui traversa l'esprit. Elle s'imagina un moment le visage de Caïn, si semblable à celui de la Médicomage. Il serait content, forcément. Sa mère comptait énormément pour lui, elle n'avait pas eut besoin de lui en parler pour s'en rendre compte. « Je... », commença-t-elle sans trop savoir que répondre tant elle était prise au dépourvu par cette invitation. « Je serais ravie aussi. » Et, même si cela paraissait sûrement étrange, elle le pensait. Vraiment. « J'en parlerais à Caïn, je sais que son emploi du temps est presque aussi chargé que le vôtre. » ajouta-t-elle avec un petit sourire. Ça oui, elle lui en parlerais. Et elle lui demanderait aussi pourquoi il n'avait pas jugé bon de prévenir sa mère qu'ils sortaient en ensemble, par la même occasion...

Mais comme un instant si paisible ne pouvait durer trop longtemps, le vendeur, toujours assis sur son tabouret, jugea bon d'ajouter un petit commentaire de son cru alors qu'il avait presque réussit à se faire oublier. Redescendue sur terre, Aely acquiesça aux propos de Mrs Mayfair. Elle l'avait peut-être invitée à dîner, mais elles n'en étaient pas encore au point de se prévoir ensemble une après-midi shopping... Mona se leva et la jolie rousse fit instinctivement de même. Elle croisa le regard haineux d'une cliente qui tentait vainement d'enfiler un soulier, courbée en deux et se retenant à une étagère, et elle se jura de ne jamais revenir seule dans la boutique. Au cas où quelqu'un la reconnaîtrait, elle ne tenait pas à être défigurée par un talon aiguille. Le vendeur était parti récupérer le manteau de la sorcière quand celle-ci se tourna vers elle.
« Je vous invite à prendre le thé chez moi, vous n'avez rien de prévu ? » Un air étonné se peignit sur le visage laiteux de l'ancienne Serpentarde. Deux invitations en si peu de temps, son cœur n'allait jamais tenir jusqu'à la fin de la journée à ce rythme là ! Mais Mrs Mayfair ne lui laissa pas l'occasion de répondre et se dirigea vers la caisse.

La jeune fille ramassa ses paquets et lui emboîta le pas. Elle n'était pas sûre que Mona lui propose de nouveau ce genre de chose si elle disait non aujourd'hui. Elles semblaient parties sur de bonnes bases, du moins pour le moment, aussi Aely décida qu'elle aurait été bête de ne pas essayer de continuer sur sa lancée. Le vendeur lui fit signe d’avancer vers lui et la rouquine jeta un coup d’œil vers la Médicomage qui s'éloignait en faisant mine de ne pas l'attendre. Un sourire ironique glissa sur les lèvres de la jolie rouquine. Elle commençait à comprendre le mode de fonctionnement de la mère de Caïn.
« Voilà pour toi, ma belle ! », s'exclama l'homme derrière la caisse en lui tendant un joli sac en carton. « Surtout, n'hésite pas à revenir ! J'aurais toujours de quoi te faire plaisir, ma chérie ! », continua-t-il tandis qu'elle s'empressait de payer ses achats. La jolie rousse n'était pas habituée à ce genre d’effusions, et cela la mettait assez mal à l'aise. Elle salua néanmoins le vendeur avec un sourire franc, il s'était bien occupé d'elle, on ne pouvait lui ôter ce mérite.

La jeune fille sortie de la boutique à la hâte, et retrouva Mona et ses vigiles. Naturellement, elle s’intégra au petit groupe qui pris l'ascenseur jusqu'au rez-de-chaussée avant de quitter le grand magasin où se pressait encore la foule. Ce ne fût pas un, mais bien deux taxis qui prirent place le long du trottoir pour la sorcière et ses nombreux paquets. Les deux hommes qui les avaient porté jusqu'ici semblaient soulagés de s'en débarrasser enfin, et Aely reçut deux sourires reconnaissants lorsqu'elle répondit à la négative à leur offre de prendre ses sacs aussi pour les mettre dans le coffre du second taxi.

La petite lycane prit une longue inspiration avant d'ouvrir la portière de la voiture et de s'installer aux côtés de la Médicomage sur la banquette arrière. Elle l'observa un moment avant d'esquisser un petit sourire.
« J'accepte votre invitation, merci beaucoup. » Le trajet se fit en silence, mis à part quelques échanges anodins sur la météo et les embouteillages avec le chauffeur. L'adresse que lui donna Mona sembla d'ailleurs familière à la rouquine, et ce n'est que lorsque le véhicule s’engagea dans une rue qu'elle connaissait bien qu'elle se souvint de ce que Caïn lui avait dit une fois. Elle se demandait comment elle avait pu oublier qu'elle habitait dans le même quartier que la mère de son petit-ami...

« J'habite ici. », déclara-t-elle à l'intention de la sorcière blonde en pointant du doigt le manoir de l'autre côté de la vitre. « 20 Cheyne Walk Street, c'est un quartier très calme, j'aime beaucoup. », ajouta encore Aely en souriant doucement. S'il y avait bien une chose sur laquelle elle pouvait se sentir à égalité avec Mona, c'était bien ça. L'ancien hôtel particulier où elle vivait était trois fois trop grand pour elle et son elfe, mais il en émanait une sorte de prestance que l'on ne retrouvait que dans les vieilles demeures nobles. Il avait de l'allure, et elle en était fière.
Le taxi tourna encore dans différentes rues avant de s'arrêter.
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MessageSujet: Re: Le diable s'habille chez Selfridges [pv Aely/Mona]   Sam 27 Sep - 18:05:43

Installée à l'arrière du taxi, Mona regardait pensivement par la fenêtre, sans accorder un regard à sa voisine, ni sans se donner la peine de répondre au chauffeur qui tentait d'installer une ambiance chaleureuse en engageant la conversation. La lycane venait chez elle, et elle s'étonnait elle-même de l' avoir invitée. Sans doute son instinct l'avait-il poussée à la recevoir en tête à tête, comme une sorte de prévention, un entrainement à un futur dinner de présentations officielles. Alors que le véhicule s'engageait dans les rues du quartier huppé de Chelsea, La jeune fille s'adressa à elle d'un air enthousiaste. La médicomage jeta un coup d'oeil dans la direction que lui indiquait la rousse, et elle fut bien étonnée de ce qu'elle découvrit. C'était sans doute là une des plus anciennes demeures du quartier, et si son âge se voyait quelques peu sur les murs de la façade, elle ne manquait pas de charme. Si la sorcière ne se doutait pas qu'elle ne vivait qu' à quelques rues de la jeune Strange, elle savait en revanche que cette dernière vivait seule, information qu'elle avait remarqué dans son dossier. Le vieux manoir devait à vue d'oeil faire le double de la villa victorienne des Mayfairs, dans laquelle Mona s'ennuyait parfois, surtout depuis que son fils avait déserté les lieux. Son instinct maternelle se limitant uniquement à la personne de son fils unique, elle n'eut pas une once de compassion en imaginant la jeune fille vivant seule dans cette immense bâtisse depuis ses onze ans. Elle s'inquiéta juste un instant du désordre qui devait règnait à l'interieur de ces murs. La blonde ne répondit rien aux paroles de la  jeune louve, se contentant d'un léger sourire poli, qui s'effaça bien vite de son visage. Hors de question de parler plus longtemps de ce voisinage non désiré, et qui  ne servirait en aucun cas de prétexte à des visites plus fréquentes. Comment une si jeune fille avait-elle réussi à s'offrir une telle demeure, cela restait un mystère pour la Mayfair.

Longeant pendant peu de temps les célèbres jardins de Kensington, le taxi s'arrèta devant l'une des maisons bourgeoises aux murs immaculés. Sortant nochalament un billet de son porte monnaie, la sorcière paya la course, laissant la monnaie au moldu, qui sorti pour ouvrir la portière et laisser sortir ses deux passagères. Tandis que le deuxième taxi se garait à son tour, Mona se dirigea vers la porte d'entrée, et à peine avait-elle posé le pied sur le perron de l'entrée que la porte s'ouvrit, et apparue la douce Dorothy, qui s'écarta pour laisser passer la sorcière. "Nous prendrons du thé Dorothy, le laspang je vous prie." La médicomage remarqua sans peine le regard plein d'étonnement de la vieille moldue qui dévisageait poliment la jeune Strange. "Dorothy, voici Aely. La petite-amie de Caïn." Dit-elle simplement avant de franchir la porte. La bonne, les yeux pétillants de joie à la vue de la rousse, s'inclina légèrement pour saluer la jeune fille, n'osant pas la prendre dans ses bras "Mademoiselle, je suis ravie de faire votre connaissance, vraiment." Après quoi la vieille dame rondelette s'écarta pour laisser passer les chauffeurs, qui avaient plus de mal que les vigiles à transporter les nouvelles acquisitions de Mona. La bonne s'excusa auprès d'Aely avant d'aller aider les deux hommes.

La sorcière s'était débarassée de son manteau, et attendait que la lycane dans l'encadrement de la porte du salon que la lycane la rejoigne. Elle ne savait pas ce qu'elles allaient pouvoir se dire, elle espérait seulement qu'elles n'aient pas comme unique point commun d'aimer les belles chaussures. D'un geste de la main elle indiqua le canapé de cuir gris à la jeune fille. Profitant de l'absence de la bonne, la sorcière ranima le feu dans l'âtre de la cheminée d'un sort informulé. Des bruits de pas se firent entendre, et la bonne, suivit du chauffeur du deuxième taxi, apparu à la porte du salon. "Madame, ces messieurs ont terminés de décharger vos paquets." La sorcière s'avança vers l'homme aux cheveux gris et trempés par la pluie qui venait de reprendre, et lui tendit un billet. Après quoi elle alla s'assoir à son tour, dans un fauteuil qui faisait face au canapé. Croisant ses longues jambes, la médicomage brisa le silence :" Depuis combien de temps vous vous connaissez vous et Caïn?". La blonde fixait la jeune fille de ses yeux gris, détaillant son visage. Alors que cette dernière répondait, Dorothy entra dans la pièce avec un plateau d'argent, qu'elle posa sur la table basse. Elle servit d'abord la maîtresse de maison avant de donner sa tasse à Aely, puis elle sortie à nouveau de la pièce. "Dorothy connaît Caïn depuis qu'il est né. Elle a plus été une mère pour lui que moi, je dois bien l'avouer."
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MessageSujet: Re: Le diable s'habille chez Selfridges [pv Aely/Mona]   

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