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 Les moldus sont nos amis ? [scénario - Lynn, Lavande]
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  • Ambrine Illunia
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MessageSujet: Les moldus sont nos amis ? [scénario - Lynn, Lavande]   Mar 8 Juil - 2:22:55

Ambrine avait mal au dos, aux pieds et aux joues de trop rire, mais elle était heureuse de passer autant de temps avec Lynn et Lavande. Les deux jeunes femmes étaient superbes, vraiment, et même si Ambrine ne partageait pas la même passion dévorante pour le shopping que la témoin du mariage de Lynn, elle avait pourtant passé une excellente journée avec elles deux dans le Londres Moldu. Les robes, les accessoires, les chaussures, la déco, elles avaient pas mal couru depuis la matinée, et avaient eu le temps de parler d’un peu de tout. Ambrine, elle, avait littéralement flashé sur une robe de mariée immaculée au corset en soie et en dentelle, avec une jupe toute en tulle et en volume se finissant sur une longue traîne. Une vraie robe de princesse ! Rien que d’y repenser, l’apprentie alchimiste en avait des étoiles dans les yeux. A vrai dire, en repensant à toute cette journée, elle ne voyait aucun point négatif. Tout avait été parfait. Voir Lynn essayer plusieurs robes, mieux encore, l’aider à les enfiler et la conseiller, rire parfois du résultat, avait été un moment magique. Elle ne pouvait pas le contredire, Ambrine était fascinée par l’amour clairement visible qu’elle pouvait lire dans les yeux de la future mariée, et avait hâte d’être enfin au 25 juin. La date approchait lentement, en ce début de mars, mais l’engrenage était déjà en route. C’est que c’était tout un tas de choses auxquelles il fallait penser, un mariage ! Entre les invités, la salle, la décoration, le repas, la musique, la cérémonie, le consentement mutuel, le bouquet de fleurs, les photos et tout un tas d’autres choses encore, Lynn avait bien de quoi tenir les quatre prochains mois sans repos ni ennui ! Heureusement qu’elle était fidèlement assistée par Lavande et Ambrine, qui prenait son rôle très à cœur. Elle avait même eu le temps d’échanger quelques mots dans le plus grand des secrets avec Lavande concernant l’enterrement de vie de jeune fille de la mariée. Une étape obligatoire avant la noce ! Et Ambrine mettait un point d’honneur à ce que cette journée-là aussi soit parfaite.

En attendant qu’enfin ces beaux jours arrivent, Lynn, Lavande et Ambrine, les bras chargés de petites trouvailles en tout genre, sortaient du dernier magasin de la journée. Les montres sonnaient déjà dix-neuf heures, et les boutiques de la rue baissaient une à une leur store. La nuit tombait vite, en cette période de l’année, et il leur fallait rejoindre le chemin de Traverse pour transplaner en toute discrétion. En ces temps de séparation, nul doute que le Ministère actuel n’appréciait guère les débordements de magie en présence de moldus, et Ambrine était d’accord avec cela. Aussi, finissant leur conversation, les trois jeunes femmes s’avancèrent lentement vers le chaudron baveur. Les rues étaient calmes, presque désertes, et alors qu’Ambrine retenait un bâillement, des bruits sourds parvinrent à ses oreilles. Elle entendit des détonations et des coups, comme si quelqu’un frappait contre un mur. S’arrêtant net, elle tendit l’oreille et interpella les deux femmes :

« Vous avez entendu ? … On dirait un duel de sorciers. »

En plein Londres moldu ? C’était insensé. Surtout avec les nouvelles lois qui, progressivement, se mettaient en place. Mais alors qu’elle se concentra pour mieux distinguer les sons, Ambrine s’en persuada. Oui, c’était bien de détonations de sortilèges qu’elle entendait, elle en aurait mis sa baguette à brûler.
D’un regard entendu, elles se décidèrent toutes trois à trouver l’origine de ce vacarme. D’un pas assuré, Ambrine se dirigea vers la rue qui se trouvait en parallèle de la leur, faisant confiance à ses oreilles pour la diriger. Au fur et à mesure qu’elles se rapprochaient, le duel semblait plus violent, des plaintes s’étant rajoutées aux bruits de combats. Inconsciemment, elle pensa à un duel entre mangemorts et aurors, bien que ceux-ci n’aient plus lieu depuis un bout de temps maintenant. Au fur et à mesure, elle avait accéléré sa course, désireuse d’arrêter ce combat et d’aider les blessés. Une chance que Lavande soit là, elle aussi, sans doute n’y verrait-elle aucun inconvénient à prodiguer les premiers soins.

S’approchant d’une ruelle adjacente d’où provenaient les cris, Ambrine ralentit le pas. Il faisait sombre, mais elle distinguait, au fond de la ruelle, quatre silhouettes en train de se battre. Le Chaudron Baveur n’était pas bien loin de là, ce qui expliquait sans doute la présence de sorciers ici. S’engageant sans peur dans le cul-de-sac, la jeune femme ne prit pas la peine de sortir sa baguette. La violence n’engendrait que la violence, et puis, de toute façon, elle était incapable de jeter le moindre sort correctement. Alors elle fit à sa manière : elle tenta de leur parler pour apaiser les tensions.

« Eh ! Doucement ! S’il vous plaît, on se calme ! Arrêtez ça bordel ! »

Sa petite voix résonnait dans la ruelle et eu l’effet escompté… Ou presque. L’un des sorciers ayant l’avantage lâcha l’homme qu’il tenait par le col, le laissant misérablement tomber au sol, pour s’approcher des filles et pointer sa baguette vers l’enfant.

« T’as un problème toi ? Barre-toi de là ! »


[Face à vous, dans un cul-de-sac sombre, deux sorciers se battent avec deux moldus. Quatre jeunes hommes qui, à première vue, ont entre 20 et 25 ans. Un des sorciers, celui vous faisant face, a le nez cassé, les moldus, quant à eux, sont bien amochés. L’un d’eux se tient le bras au sol, tandis que l’autre se défend comme il peut face à l’autre sorcier. Ils ont peur et sont pleins de haine et, à votre approche, lèvent le poing vers vous pour se défendre.

Si vous demandez aux sorciers la raison de leur attaque, ils vous répondront que cela ne vous regarde pas. D’ailleurs, si vous ne sortez pas votre baguette en vous approchant d’eux, ils auront tendance à vous prendre pour cible. Au contraire, s’ils voient que vous êtes des sorcières, ils se calmeront sans pour autant lâcher les deux moldus.

Vous êtes libres de PNJiser ces quatre personnages, à condition de ne pas les faire s'enfuir trop vite (sinon c'est pas drôle). Tous les quatre sont vulgaires et se fichent pas mal que vous soyez des filles. Bonne chance ! ]

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  • Lynn Bower
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MessageSujet: Re: Les moldus sont nos amis ? [scénario - Lynn, Lavande]   Sam 12 Juil - 9:01:06

- Alors ça y est, c'est le grand jour ?

Lynn sourit devant l'air amusé de son fiancé et le rejoignit pour venir l'embrasser :

- Non, le grand jour est dans trois mois... corrigea-t-elle malicieusement. Mais je dois avouer que je suis plutôt impatiente d'aller faire les boutiques avec les filles.

La journée avait été programmée quelques semaines auparavant dès qu'elles avaient pu trouver une date qui leur convenait à toutes les trois. Elles devaient se retrouver en ville dans la matinée puis partir à la recherche d'une robe pour la future mariée. Cela était aussi excitant qu'angoissant et elle espérait qu'elle trouverait son bonheur.

Matthew s’apprêtait à aller travailler mais il avait encore quelques minutes à lui consacrer. Jusqu'ici les préparatifs du mariage n'avaient pas vraiment inquiété Lynn, mais le choix de sa robe la tracassait et elle se sentait vraiment puérile d'y accorder autant d'importance bien qu'elle ne puisse pas s'en empêcher.

- Et si je ne trouve rien qui m'aille ? Ou rien qui me plaise ? S'inquiéta-t-elle à haute voix.

L'Auror sourit avec tendresse et lui caressa délicatement la joue :

- Tu trouveras. Affirma-t-il. Et tu seras sublime, quoi que tu portes... je n'ai aucun doute là-dessus.

Il déposa un ultime baiser sur ses lèvres avant de lui souhaiter une bonne journée tout en lui conseillant d'essayer d'en profiter un maximum. Et c'est bien ce qu'elle comptait faire !

Elle termina de se préparer avant de rallier leur point de rendez-vous. Elle arriva la première mais n'eut pas longtemps à attendre pour voir débarquer sa témoin et sa demoiselle d'honneur qu'elle enlaça chaleureusement. Leur excitation était contagieuse et Lynn se surprit à rire face à tant d'enthousiasme.

- Je suis tellement contente que vous soyez là, merci beaucoup ! Avant qu'on commence, j'aimerais vous emmener quelque part !

Elle prit un air mystérieux et les entraîna dans une boutique chic un peu à l'écart.
Elle salua la vendeuse, qui semblait l'attendre et s'éclipsa avec un air entendu après avoir jeté un coup d’œil aux deux jeunes femmes. Lynn se tourna vers elles pour leur expliquer enfin leur présence dans ces lieux :

- Je voulais... vous offrir un petit quelque chose et j'ai longtemps réfléchi avant d'avoir cette idée. C'est une suggestion, en aucun cas une obligation mais... je suis passé ici l'autre jour et j'ai vu ces robes de demoiselles d'honneur et... je vous ai totalement imaginé dedans... il y a différent modèles et vous pouvez choisir la couleur, mais j'ai eu un coup de cœur pour l'une d'entre elle.

La vendeuse revint avec deux housses et d'un coup de baguette dévoila les modèles que Lynn avait imaginé pour les deux jeunes femmes.

Spoiler:
 

Les robes avaient un petit côté classique, d'une couleur champagne, très clair, elles avaient différentes coupes ou différentes longueur, mais celle que préférait Lynn était une robe faussement sage, dans un tissu d'une douceur inouïe, avec un décolleté vertigineux dans le dos. Elle n'avait pu s'empêcher de rire en imaginant la tête de son frère lorsqu'il verrait Ambrine ainsi vêtue. Ce serait un véritable test à ce qu'il ressentait véritablement pour elle. Lynn comptait bien les observer tous les deux et tenterait peut-être d'intervenir si ses instincts étaient confirmés. Mais en attendant, elle souhaitait surtout l'avis des deux intéressées, alors, inquiète, elle demanda :

- Alors, qu'est-ce que vous en dites ? Dans tous les cas, c'est moi qui vous offre vos robes, donc faites-vous plaisir ! Et bien sûr : Lady Bower s'occupera des accessoires !

Matthew et elle vivaient assez simplement et la marque Lady Bower fonctionnait à merveille, son succès s'étendant désormais bien au delà des deux villes dans lesquels étaient installés ses boutiques. C'était un véritable bonheur de ne pas avoir à s'occuper de l'argent et cela lui faisait plus particulièrement plaisir quand elle pouvait en profiter pour gâter ceux qui lui étaient chers.  En l’occurrence aujourd'hui, sa témoin et sa demoiselle d'honneur !

Le reste de la journée passa à toute allure entre essayages, éclat de rire et champagne. Lynn essaya des robes sublimes et se fit l'effet d'une princesse, mais son choix se porta finalement sur une robe un peu vintage , très particulière, non pas blanche mais plutôt  mais dont elle tomba immédiatement amoureuse.

Bientôt, il fut l'heure du retour et c'est les bras chargés de paquets que les trois jeunes femmes prirent la direction du chemin de traverse. Lynn avait les pieds douloureux, la gorge irritée et un léger mal de tête mais elle ne regrettait pas une seconde cette journée riche en émotions.

Ambrine fut la première à entendre les bruits.

Cela ressemblait effectivement à un duel de sorcier et cela était inquiétant en plein Londres Moldu. D'un regard entendu les trois jeunes femmes suivirent l'origine du vacarme dont la violence semblait s'intensifier à mesure qu'elles se rapprochaient.
La scène qui les accueillit fit immédiatement froncer les sourcils à Lynn qui se serait sûrement interposée si Ambrine n'avait pas prit les devant. Sans sa baguette, ce que la future mariée ne trouva pas très prudent. Même si elle ne pouvait pas vraiment utiliser la magie, les 2 sorciers l'ignoraient.
Le problème était qu'ils n'étaient pas censés utiliser la magie devant des moldus et qu'ici on risquait de les voir.

Instinctivement, rompu à cet exercice digne de l'enchanteresse qu'elle était, Lynn récita une formule et avec quelques mouvements de baguette s'assura qu'aucun moldu excepté ceux déjà présents, ne puisse être témoin de ce qui se passait.

Puis lorsqu'elle se retourna pour faire face à nouveau à la scène, elle vit l'un des sorciers menacer Ambrine de son arme.

Calmement, malgré l'inquiétude pour la jeune femme qui faisait pourtant bouillonner son sang et ses sens, Lynn se rapprocha d'eux et fit quelques pas de plus pour que l'attention du sorcier se focalise sur elle et non pas sur sa demoiselle d'honneur.
Cela eut l'effet escompté, il se tourna vers elle, sa baguette également. Elle ne fit pas mine de lever la sienne pour autant, même si elle était prête à réagir à la seconde près.

- Je te déconseille de faire ça. Prévint-elle d'une voix glaciale.

Lynn n'était jamais violente ou méchante, mais elle ne supportait pas l'injustice, point commun qu'elle avait avec son auror de petit-ami -fiancé même-. Elle pouvait devenir une véritable tigresse dans ces cas-là.

- Ha ouais ? Tu vas faire quoi ?

- Crois-moi tu ne veux pas le savoir. Toi et ton ami feriez mieux de partir.

Il se mit à rire et monta sa baguette plus haut, à la hauteur du visage de la jeune femme. Seul quelques mètres les séparaient. Son nez cassé lui donnait un air idiot mais il ne semblait pas s'en rendre compte.

- Toi, tu ferais mieux de partir. Toutes les trois, tirez-vous, avant que je change d'avis !


Considérant surement que les deux moldus ne représentaient pas un danger immédiat, l'autre sorcier rejoignit son acolyte et sourit lui aussi. Lynn tourna les yeux vers les deux moldus puis vers Lavande. L'un deux semblait vraiment mal en point, il faudrait que la médicomage puisse s'en occuper, mais pour cela elles devaient déjà gérer les deux énergumènes qui leur faisaient face.

- Hey mais Brian, ce sont des compatriotes ! Elles ne vont pas partir tout de suite... on pourrait mieux faire connaissance avant !

Lynn resserra sa prise sur sa baguette, quelque chose lui disait qu'elle n'allait pas tarder à s'en servir.
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MessageSujet: Re: Les moldus sont nos amis ? [scénario - Lynn, Lavande]   Sam 12 Juil - 11:40:50

-Si être témoin te met dans des états pareils, je ne veux pas imaginer ce qui arrivera quand ce sera à ton tour d’être la mariée.

Impréparée à cette déclaration implicite lâchée alors que Kaelir enfilait sa cape avant de transplaner au Ministère, elle se laissa embrasser sans réagir. Il lui fallut ensuite quelques secondes pour réaliser la profondeur des paroles prononcées par son petit ami mais, lorsqu’elle retrouva enfin l’usage de la parole et qu’elle voulut interroger plus longuement ce dernier, elle était seule dans l’appartement. Pourtant elle n’avait pas rêvé, Kaelir venait bien de sous-entendre qu’un mariage se profilait dans leur avenir proche ou lointain. Evidemment, elle avait toujours su – espéré ? – que tel serait le cas, c’était après tout l’ordre naturel des choses. Vous trouviez la personne adéquate, vous emménagiez ensemble, vous vous fianciez, puis venait le mariage et les enfants. Sauf que c’était différent d’imaginer quelque chose dans ses moments de rêverie et de se l’entendre confirmer de vive voix par le principal concerné.

Poussant un petit gloussement hystérique, elle sautilla quelques instants dans son salon avant de se reprendre. Elle n’avait toujours pas fini de se préparer et le rendez-vous avec Lynn et Ambrine était dans moins de vingt minutes. Heureusement, les années d’entraînement à devoir être prête en moins de deux pour arriver à l’heure au bloc opératoire finirent par payer et elle arriva à temps. Bien entendu Lynn était déjà là mais c’était à prévoir, son amie étant probablement dix fois plus impatiente qu’elle. Elle était la future mariée du jour mine de rien !

Quelques instants plus tard, Ambrine fit son apparition, et elles se mirent toutes trois en route. La journée passa alors à une vitesse effrayante entre essayages frénétiques, fous rires incontrôlables et flûtes remplies de champagne. Bref, une journée réussie. Surtout qu’outre avoir porté leur choix définitif sur une robe à tomber parterre qui relevait avec élégance tous les atouts de la silhouette de Lynn, Ambrine et elle-même s’étaient chacune vu offrir une robe de demoiselle d’honneur époustouflante. La soie donnait une touche sophistiquée qui s’alliait à merveille avec la côté légèrement provocateur du décolleté et du dos ouvert. Restait à espérer que le temps serait de la partie le jour fatidique sinon elles risquaient d’avoir légèrement froid. Mais, dans le fond, peu lui importait, pour avoir le plaisir de sentir le regard de son homme se balader sur ses courbes généreuses, elle était prête à supporter bien plus qu’une brise glacée.

Elles finirent donc la journée, les zygomatiques fatiguées d’avoir tant ri et le cœur léger. Malheureusement, leur journée paradisiaque n’était pas destinée à se terminer sans accroc et la soudaine question d’Ambrine attira leur attention sur un évènement fort déconcertant : les sons d’un duel sorcier au beau milieu du Londres moldu. Déjà en temps normal, c’était déplacé mais avec les lois de plus en plus restrictives du nouveau gouvernement, c’était kamikaze ! Non pas qu’elle approuvât la direction prise par le Ministère mais force était de constater que le Code du Secret Magique existait pour une raison. Elles s’approchèrent donc avec précaution et tombèrent sur une scène que Lavande ne sut si décrire comme pathétique ou catastrophique. Les deux moldus étaient bien amochés, tandis que celui semblait être le leader du duo de sorciers avait clairement le nez cassé. Inconsciemment, son instinct professionnel se mit en marche et elle commença à cataloguer les types de blessure visibles à l’œil nu. Côté sorcier : nez cassé, probablement une double fracture au vu de la forme de l’os. Côté moldu : épaule déboîtée dans le meilleur des cas, clavicule brisée dans le pire des scenarii. Pour les deux autres, elle ne pouvait pas être plus précise dans son diagnostic sans lancer de sortilèges et quelque chose lui disait que c’était la pire des choses à faire pour le moment. En effet, elle ne mettrait pas sa baguette à couper concernant l’état de sobriété des quatre larrons mais, alcool dans le sang ou non, ils avaient tous l’air suffisamment altérés pour les provoquer encore plus.

L’attitude d’Ambrine lui sembla donc la plus appropriée, commencer par l’approche civilisée, à savoir utiliser ses mots plutôt que ses sorts mais la réponse du premier des sorciers mit bien vite fin aux espoirs de la blonde de régler le problème sans avoir recours à sa baguette. L’idée ne l’amusait guère, elle était Médicomage bon sang de bon soir, son job consistait à guérir les blessures et non à les provoquer ! Néanmoins, elle ne comptait pas rester là sans rien faire si elle ou ses amies étaient en danger. Du sang de Gryffondor coulait dans ses veines, ne l’oublions pas. Dans celles de Lynn également comme elle put s’en souvenir lorsque celle-ci rajouta son grain de sel en menaçant le crétin face à elle de quitter les lieux avant que la situation ne dégénère. Néanmoins, par essence, un crétin reste un crétin et plutôt que de suivre la recommandation de la brune, le fameux Brian décida de jouer aux gros durs. Quant à son petit copain, il crut malin de faire un sous-entendu salace. Ce fut là l’action qui fit perdre toute patience à Lavande. Elle n’avait jamais pu supporter qu’un homme pense pouvoir jouer avec une fille comme s’il s’agissait d’un jouet existant pour son plaisir. Elle avait beau être extrêmement coquette et avoir eu des comportements légèrement tendancieux à certains moments de son existence, ce n’était pas pour autant qu’elle ne se respectait pas. Elle avait par conséquent horreur qu’un homme dégrade volontairement une femme. Sans compter qu’un des moldus - celui se tenant l’épaule - avait l’air sur le point de tourner de l’œil. N’attendant plus, elle lança donc un sortilège de croche-pied aux deux zigotos qui se retrouvèrent parterre, l’ayant probablement jugée comme non dangereuse vu qu’elle était restée silencieuse jusqu’alors. Pointant sa baguette sur eux, elle déclara donc sur un ton dédaigneux.


-A part avec le sol, je ne vois pas avec qui vous allez faire connaissance.

Puis après avoir échangé un regard avec Lynn pour qu’elle surveille les deux crétins à sa place – ça lui rappelait des souvenirs de se battre aux côtés de la brune, des souvenirs qu’elle aurait préféré refouler mais à côté des frères Bower, les deux idiots parterre n’étaient que du menu fretin – elle se dirigea vers les deux moldus. Elle voulait s’occuper au plus vite du cas de celui parterre mais alors qu’elle s’approchait l’autre s’interposa, faisant preuve d’une courtoisie à toute épreuve.

-T’approche pas salope. Vous êtes comme eux, crois pas que votre petit numéro passe avec nous.

Ne prêtant aucune attention à ses paroles déplacées, la Médicomage en elle avait désormais pris toute la place sur ses émotions habituelles, elle le regarda droit dans les yeux et déclara en tendant son bras non armé devant elle.

-Je suis Médi… médecin, je veux juste aider ton ami.

Et pour prouver ses dires, elle se provoqua une légère coupure sur le bras qu’elle guérit immédiatement d’un coup de baguette.
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  • Ambrine Illunia
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MessageSujet: Re: Les moldus sont nos amis ? [scénario - Lynn, Lavande]   Sam 19 Juil - 10:03:35

L’intervention de Lynn rassura Ambrine autant que cela l’inquiétait. Entamer un duel ne l’enchantait guère, d’autant plus qu’elle-même ne pouvait pas se battre sans prendre le risque de provoquer de gros dégâts à ses amies ou à elle-même. L’alchimiste s’était approchée avec l’intention de calmer le jeu, non pas de l’attiser. Aussi, malgré la menace imminente, Ambrine ne sortit pas sa baguette. Elle eut pourtant une pensée pour Altan, qui l’attendait sagement dans son laboratoire, nourri tous les jours pour qu’il la protège le moment venu. Mais, à vrai dire, elle se baladait rarement avec, considérant qu’aucun danger ne planait sur elle. Aujourd’hui, sa simple présence lui aurait sans doute donné du courage, mais elle devrait bien faire sans. Aussi, malgré sa peur, l’enfant ne baissa pas le regard, fixant avec dureté le sorcier face à elle.

Elle cherchait la raison pour laquelle ils s’en étaient pris à deux moldus en pleine rue. Sans doute un regard ou un mot mal placé. Et ils s’étaient défendu à leur manière, comme des sorciers. Après tout, les tensions étaient palpables, et les sorciers pouvaient, à juste titre, se méfier des moldus. La frontière entre méfiance et haine était souvent très fine … Sans même y réfléchir, Ambrine considérait que les deux sorciers n’avaient fait que de se défendre, comme si cela révélait de la logique. Pour quelle autre raison se seraient-ils battus sinon ?

« Toi, tu ferais mieux de partir. Toutes les trois, tirez-vous, avant que je change d'avis ! »

En le voyant pointer sa baguette sur le visage de Lynn, Ambrine se positionna entre eux, défendant de son corps la future mariée. Elle releva légèrement son haut pour montrer sa baguette, comme pour signifier son appartenance au même monde, avant de déclarer avec la voix tremblante :

« Du calme, on est pas là pour se battre. Pas d’embrouille, on veut juste …
- Hey mais Brian, ce sont des compatriotes ! Elles ne vont pas partir tout de suite... on pourrait mieux faire connaissance avant ! »

Ambrine n’eut pas le temps de comprendre l’allusion que, déjà, les deux sorciers se retrouvèrent à terre. L’alchimiste se retourna brusquement vers Lavande et Lynn, avec une légère inquiétude dans les yeux, transformée rapidement en amusement avec la réplique de Lavande. Et alors qu’elle se dirigeait vers les moldus et que Lynn s’occupait des sorciers, Ambrine se retrouvait entre eux feux, sans savoir quoi faire. Elle les observa toutes deux, attendant que l’une ou l’autre lui demande son aide. Elle fit un pas instinctif vers Lavande lorsque le moldu la traita, serrant le poing sur sa baguette. L’enfant se méfiait d’eux, plus que des deux sorciers. Elle gardait de très mauvais souvenirs de ses rencontres avec des moldus et on pouvait clairement dire qu’elle en était traumatisée. D’autant que, en tant que victime du Vitmagic, elle avait toutes les bonnes raisons du monde de se ranger du côté du ministère et de se méfier des moldus. Et de toute évidence, elle avait raison de se méfier. Puisqu’alors que Lavande leur prouvait ses dires en se coupant puis en se soignant, le moldu commença à lui hurler dessus :

« Mais casse-toi putain ! Vous êtes des monstres, allez tous crevez ! Bande de sales putes ! »

C’en était trop pour Ambrine. Dégainant sa baguette, l’alchimiste s’avança, menaçante, vers l’homme qui la dominait d’au moins deux têtes. Braquant son arme sur lui, elle s’écria, d’un ton ferme :

« Mais c’est quoi ton problème à toi ? On est là pour t’aider et tu nous envoies chier ?! C’est ton pote qui va crever si on fait rien, alors tu fermes ta gueule et tu laisses faire les monstres ! »

Son corps tout entier tremblait et elle sentait son cœur battre à tout rompre. Aussi loin qu’elle se souvenait, elle ne s’était jamais adressé sur ce ton à qui que ce soit. Et par Merlin, que cela faisait du bien ! Sa baguette s’était enfoncée dans le ventre du moldu, et malgré ses nombreux mais néanmoins faible « casse-toi ! », Ambrine ne le lâchait pas, laissant la possibilité à Lavande de faire son travail tranquillement. Il n’osait pas bouger, laissant penser à la petite qu’il avait déjà eu une démonstration de la puissance de la magie. Et, étrangement, elle se réjouissait d’avoir le dessus sur l’homme et de le tenir à carreau rien qu’avec un morceau de bois pratiquement inutilisable.

« Vous les moldus, vous êtes vraiment tous les mêmes. Vous n’avez que ce que vous méritez. »

Elle avait dit ça sur le coup de la colère, bien sûr. Mais peut-être qu’au fond, elle le pensait vraiment.

[Concernant les sorciers, ils vont se débattre un moment. Soit ils sont maîtrisés et se calment doucement, soit ils arrivent à faire face et se défendent. Leur but n’est pas de vous blesser, seulement de vous éloigner. Ils ne comprennent pas pourquoi vous vous occupez des moldus et, s’ils sont « calmés » -aussi calme qu’on peut l’être après s’être pris une raclée-, vont vous poser des questions à ce propos, non sans vulgarité.

Pour les moldus, celui à terre est très faible et réagit à peine. S’il est soigné et qu’il redevient « conscient », il aura peur et se défendra. Celui faisant face à Ambrine réagira en fonction de ce que vous ferez au moldu à terre.

Je vous laisse PNJiser à votre guise ! Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me MP Wink


PS : Ces robes sont magnifiques love  *imagine déjà le regard d’Aïlin le jour du mariage Cool*]

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  • Lynn Bower
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MessageSujet: Re: Les moldus sont nos amis ? [scénario - Lynn, Lavande]   Sam 26 Juil - 15:10:17

Lynn reconnaissait bien dans le comportement d'Ambrine, la fougue de la jeunesse. Sa demoiselle d'honneur s'était interposée entre le sorcier et elle, alors même qu'il était impossible pour elle d'utiliser la magie pour se défendre, Bien sûr Lynn n'était pas beaucoup plus vieille que l'Alchimiste, mais ces quelques années faisaient toute la différence, surtout au vu de tout ce qu'avait traversé Lynn. Elle avait souvent l'impression d'être passée à côté de sa jeunesse – et ce n'était pas qu'une impression, elle le savait- mais elle ne se plaignait pas pour autant. Elle aimait qui elle était aujourd'hui. Matthew avait cet effet sur elle. Il la rendait meilleure et avec lui elle se sentait enfin digne d'être aimée.  

Mais il n'était pas l'heure de rêvasser à son futur époux, il fallait plutôt qu'elle s'occupe des 4 idiots qui encombraient l'allée. Néanmoins, elle n'eut pas besoin de s'en occuper immédiatement, car Lavande avait déjà envoyé les deux sorciers valdinguer pour pouvoir rejoindre les moldus blesser. Lynn n'eut pas le loisir de suivre ce qu'il se passait car l'un des sorciers se relevait déjà en jurant.

- Putain mais c'est quoi votre problème ? Pourquoi vous prenez la défense de ces moldus de merde ?

- Parce que ce n'est pas juste. S'entendit-elle répondre. Le combat n'est pas égal. Peu importe ce que vous avez contre eux, ils ne sont pas des adversaires à votre taille. Il n'y a aucun mérite à s'en prendre à quelqu'un de plus faible que soit.

Le sorcier, que ces propos n'avaient nullement calmé, répliqua férocement, en montrant son nez probablement cassé :

- Ca t'a l'air d'être un coup donné par un faible ça ?

Lynn soupira et jeta un coup d’œil vers les filles pour voir que les moldus eux aussi étaient récalcitrants. A défaut de baguette, ils se battaient bien à mains nus, ce qui n'était pas le cas de la majorité des jeunes sorciers qui se reposaient beaucoup, sûrement trop, sur leur magie. Peut-être la situation n'était-elle pas ce qu'elle avait paru être au tout début.

Entre temps, l'autre sorcier avait rejoint son acolyte et Lynn redressa légèrement sa baguette pour bien faire comprendre qu'elle était prête à continuer ce que Lavande avait commencé.

- Vous faites chier, vous les pro-moldus ! Ca t'amuse de rester dans l'ombre ? Mais on y gagne quoi nous ?


- La paix. Et ça devrait être suffisant.
- Mais ça ne l'est pas.

L'un des sorciers leva sa baguette vers Lynn et lança un sort qui vint se briser sur son protego.

- Ho tu n'aurais pas dû faire ça...

Elle s'avança, menaçante et lança un sort qui projeta le premier au loin. Tout à coup moins assuré, l'autre fit quelques pas en arrière et lança plusieurs sorts sur Lynn comme pour tenter de la ralentir. La plupart passèrent à côté, quelques uns s'écrasèrent contre les protections de l'enchanteresse. L'un d'entre eux se perdit et atteignit l'un des sacs de shopping de Lynn qui prit feu. Elle regarda abasourdie son jolie ensemble de lingerie partir en fumée avant de se tourner, le regard glacial, en direction du coupable.  Il n'avait pas osé ?  Il allait comprendre sa douleur de s'en prendre à une future mariée !  
D'un mouvement du poignet elle le fit s'effondrer sur le sol, d'un autre elle le ligota et alors qu'il vociférait toute sortes d'insultes, un dernier le bâillonna.

- Et bien, voilà qui est mieux... tout va bien chez vous ? Demanda-t-elle en se retournant vers ses amies et les moldus.
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  • Lavande Brown
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MessageSujet: Re: Les moldus sont nos amis ? [scénario - Lynn, Lavande]   Lun 28 Juil - 18:30:02

Dire qu’elle fut surprise par la remarque haineuse du moldu aurait été un peu exagéré mais elle aurait néanmoins apprécié un minimum de gratitude. Elle pouvait comprendre la panique face à des gens dotés de pouvoirs incompréhensibles et ô combien dangereux mais elle essayait de sauver la vie de son ami merde à la fin ! Ambrine devait d’ailleurs ressentir la même frustration car elle prit soudain l’initiative, faisant reculer le crétin en lui enfonçant sa baguette dans le ventre. La Médicomage en elle apprécia qu’elle évite d’user de violence, cependant la remarque par laquelle elle termina son petit discours passa extrêmement mal auprès de Lavande, elle-même fille de deux moldus. Ainsi, sans perdre de vue son objectif principal, à savoir remettre sur pied le moldu à terre, elle s’adressa sur un ton des plus secs à la cadette du groupe.

-Je te prierai d’éviter de t’abaisser à leur niveau, mes parents sont moldus et je n’apprécie que très moyennement ce genre de généralités. Ce n’est pas parce qu’on est en présence de quatre débiles – sorciers et moldus confondus – qui préfèrent gérer leur peur réciproque en s’adonnant à la violence que tous les êtres humains dépourvus de pouvoirs sont aussi fermés d’esprit et intolérants.

Non mais c’était vrai à la fin, elle pouvait comprendre la colère de l’alchimiste mais c’était très exactement cette façon de penser qui menait aux mesures isolationnistes actuellement prises par le gouvernement. Comme si tout ce qui provenait du monde moldu était nécessairement mauvais et devait être évité comme la peste. C’était réactionnaire, sans compter particulièrement raciste. Elle délaissa cependant bien vite son propre ressentiment – les souvenirs amers de sa punition après l’épisode de Trafalgar Square n’étaient jamais très loin dans ce genre de cas – pour se concentrer sur la tâche qui l’occupait pour le moment. Ainsi, lançant un rapide sortilège de diagnostic, elle confirma son impression première, la clavicule était fracturée, le résultat probable d’un choc violent contre le mur. Passant sa baguette sur cette dernière, elle murmura quelques enchantements et laissa faire la magie. Peu à peu l’os se reconstitua alors que le moldu gémissait doucement sans se réveiller. L’autre, quant à lui, se débattait de plus en plus et commença à vociférer :

-Elle est en train de le tuer, au secours ! Quelqu’un !

Sans lui prêter la moindre attention, elle termina son opération et se tourna de nouveau vers lui une fois que ce fut fait, lui prodiguant les conseils post-opération comme elle le ferait à la famille de n’importe quel patient.


-J’ai ressoudé sa clavicule mais son bras est encore fragilisé et il devra éviter tout mouvement brusque pour les dix jours à venir. Je lui conseillerai aussi de s’acheter des compléments alimentaires forts en magnésium pour aider à fixer le calcium sur la moelle osseuse nouvellement formée. Il n’aura néanmoins pas besoin de plâtre même si, à sa place, je maintiendrai mon bras en écharpe pour les deux-trois jours à venir histoire d’éviter tout choc qui pourrait provoquer une nouvelle micro-fracture.

Elle n’eut pas le temps de connaître son avis sur la question car la voix de Lynn résonna derrière elle et elle se tourna pour constater que son amie n’avait pas perdu la main au duel. Brian et son petit copain gisaient, pour le premier, assommé un peu sur la droite et, pour le second, ligoté à quelques mètres. Elle répondit donc sans sourire - elle ne s’en sentait pas d’humeur - et avec une ironie mordante dont elle était peu friande en temps normal.

-La belle au bois dormant est sur de point de se réveiller et son prince charmant n’en peut plus d’attendre mais à part ça, tout va bien dans le meilleur des mondes.

Sauf qu’à force de faire la maligne, elle ne s’était pas rendu compte que la « belle au bois dormant » avait effectivement émergé et que, complètement décontenancé par la nouvelle situation dans laquelle il se trouvait, il réagit tel l’animal apeuré qu’il était. Il s’empara donc de la baguette que Lavande tenait désormais d’une main lâche et la levant devant lui fit mine de la briser.

-J’sais pas qui vous êtes mais vous allez lâcher Dean de suite ou je brise votre bout de bois magique.

Paniquée à l’idée de perdre sa baguette pour toujours, Lavande mit instinctivement son bras devant Lynn et Ambrine comme pour les empêcher de faire tout geste brusque qui pourrait provoquer le moldu. Puis, elle tenta de raisonner avec lui.

-Soyons raisonnables, on va lâcher votre ami mais je vous en prie ne soyez pas trop hâtifs dans votre jugement. On ne vous veut pas de mal, j’ai même réparé votre clavicule brisée il y a quelques instants, vous n’avez qu’à demander à votre ami. N’est-ce pas Dean ?

Elle tourna alors un regard implorant qu’elle espéra ne pas être trop désespéré vers le susmentionné.
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  • Ambrine Illunia
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MessageSujet: Re: Les moldus sont nos amis ? [scénario - Lynn, Lavande]   Mar 5 Aoû - 11:46:04

-Je te prierai d’éviter de t’abaisser à leur niveau, mes parents sont moldus et je n’apprécie que très moyennement ce genre de généralités.

Les joues d’Ambrine rougirent tellement qu’elles semblaient prêtes à exploser. Elle n’avait pas réfléchi avant de parler, et maintenant, elle regrettait. Timidement, elle tourna son visage vers Lavande avec un air profondément désolé, et d’une petite voix timide qui lui correspondait bien mieux que la fermeté dont elle venait de faire preuve, s’excusa :

« Pardon, je voulais pas dire ça… Tu as raison, excuse-moi. »

La jeune femme n’avait absolument rien contre les parents de Lavande, c’était évident. Elle avait fait preuve de maladresse, c’était certain. La frustration provoquée par les paroles du moldu suivi par la haine qu’elle avait ressentie envers lui à ce moment-là l’avait fait parler trop vite. Et blesser Lavande était une chose horrible qu’elle ne se pardonnerait pas de si tôt. Pour autant, son avis sur la communauté non-sorcière ne changeait pas. Elle n’avait pas peur, comme le supposait Lavande. Non, c’était différent. Indescriptible. L’enfant n’eut cependant pas le temps d’y réfléchir plus en profondeur, car le moldu qu’elle tenait en joue se débattait de plus en plus. Lavande en train de tuer son copain ? C’était à se demander s’il ne faisait pas exprès. Ca ce voyait, tout de même, qu’elle ne lui faisait aucun mal ! Etait-il aveugle ou tout simplement débile ? En tout cas, Ambrine appuya un peu plus sur sa baguette pour le faire taire.

« Tais-toi et regarde. Elle le sauve. »

Sa voix était bien plus douce cette fois-ci, ses ardeurs ayant été calmée par l’intervention de Lavande. Elle aurait même pu lui sourire s’il ne les avait pas traitées d’horribles noms d’oiseaux, quelques secondes plus tôt. Au lieu de cela, elle tourna son regard vers Lynn, attirée par le bruit d’un sort. Elle vit les deux sorciers debout, face à Lynn, baguette tendue, et le regard brûlant de rage de la future mariée. L’instant d’après, les deux hommes étaient à terre, maitrisés. Les yeux d’Ambrine s’arrondirent de stupeur, tandis que son cerveau tentait de comprendre ce qu’il venait de se passer. Décidemment, Lynn était une sorcière étonnante. Et elle venait d’éliminer deux problèmes en trois mouvements de baguette. Pas mal.

-Tout va bien chez vous ?

Aussitôt, Ambrine reposa ses yeux sur son « otage », pour éviter qu’il ne profite d’un moment d’inattention pour faire une bêtise. Peut-être que voir ses deux assaillants mis à terre par Lynn le calmerait et lui ferait comprendre qu’il n’avait rien à craindre avec elles ? Ou alors cela lui ferait encore plus peur et à ce moment-là, elles n’étaient pas sorties du chaudron baveur.

-J’sais pas qui vous êtes mais vous allez lâcher Dean de suite ou je brise votre bout de bois magique.

Et voilà, la situation prenait un mauvais tournant. Ambrine jeta un regard à Lavande, lui demandant silencieusement ce qu’elle devait faire. D’un mouvement de bras, elle appela au calme. Et aussitôt qu’elle promit au blessé de relâcher Dean, Ambrine baissa sa baguette. Voilà, ils n’avaient plus aucune raison de s’inquiéter, n’est-ce pas ? Pourtant, lorsque la blonde demanda au moldu de confirmer ses dires, un doute s’insinua doucement en elle. Oui il avait vu. Il avait dû se rendre compte, maintenant, qu’elles ne leur voulaient aucun mal !  Mais son visage reflétait toujours la terreur qu’il ressentait, et Ambrine n’était pas sûre qu’il devienne, d’un coup, un allié.

Alors, aussitôt que le moldu tourna la tête vers son pote, Ambrine fit un léger mouvement du poignet, tentant un « petrificus » imprononcé. Si ça ne marchait pas, personne ne s’en rendrait compte et les hommes ne se sentiraient pas menacés, donc ne toucherait pas à la baguette. Si ça marchait, il ne pourrait plus la briser. Un plan parfait ! Mais c’était sans compter sur le côté aléatoire de la puissance de ses sorts. Et aujourd’hui, comme si sa baguette avait emmagasiné tous les sorts qu’elle n’avait pas réussi à lancer ces derniers jours, un puissant sortilège en sortit, faisant chuter le moldu qui atterrit un peu plus loin derrière sur le dos. Le « boom » que produisit l’homme en tombant ne laissait aucun doute. Il devait être aussi dur que de la pierre. Mission réussie ! Mais alors qu’elle espérait se réjouir de sa réussite, un coup de poing monumental qui percuta son ventre mit fin à toute envie de sauter de joie. Elle avait complètement zappé cet imbécile de Dean. Grave erreur.


[Me laisser le sort de ta baguette entre mes petites mains maladroites, quelle idée ! Rolling Eyes

Bon, le post est pas terrible, je l’écris un peu dans l’urgence en espérant que ça vous convienne. Si vous avez un souci, n’hésitez pas à m’en parler ! ]

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  • Lavande Brown
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MessageSujet: Re: Les moldus sont nos amis ? [scénario - Lynn, Lavande]   Jeu 21 Aoû - 9:49:38

La tension était palpable, tangible. Lavande n’osait respirer trop bruyamment, sans parler de bouger, de peur de provoquer un geste irréparable de la part du moldu face à elle. Jamais elle n’avait réalisé avec une telle acuité le lien puissant qui la reliait à sa baguette, ce simple bout de bois que les sorciers prenaient bien trop souvent pour argent comptait et sans lequel ils se retrouvaient pourtant sans défense. Sans le poids familier dans sa main, le toucher légèrement rugueux du bois de bouleau sous ses doigts, elle se sentait plus démunie qu’une enfant. L’idée même de perdre son amie de toujours, le premier et principal signe de son appartenance au monde de la magie lui serrait la gorge, la nausée s’approchant à grand pas. Elle respira néanmoins un peu mieux, allant jusqu’à faire refluer les hauts-de-cœur lorsqu’elle constata qu’Ambrine avait relâché son prisonnier suite à ses paroles. Cependant la situation n’en était pas pour autant diffusée et elle cherchait encore les mots adéquats pour finir de détendre l’atmosphère lorsque l’inattendu se produit. Quelqu’un avait attaqué son patient !

Le bruit du corps raidi s’écrasant contre le sol ne laissait aucun doute sur la nature du sort et elle ne put retenir un juron à la vue de tout son travail gâché. Car la soudure de la clavicule du moldu était bien trop fraîche pour avoir résisté à un choc si peu de temps après son sortilège. Avec un peu de chance néanmoins, il s’agirait uniquement d’une légère fissure plutôt que d’une cassure nette. Elle n’eut cependant pas l’occasion de s’attarder sur la question car un bruit étouffé derrière elle la rappela à la réalité. A cause de la stupidité du geste de celle de ses amies qui avait eu l’idée brillante de jeter un sort au beau milieu des négociations – qui plus est lorsque sa baguette servait d’otage ! – « Dean » s’était senti à nouveau en danger et il venait de s’en prendre à Ambrine si elle en croyait la façon dont la cadette du groupe se tenait le ventre. Et sa baguette qui se trouvait toujours dans le poing pétrifié de l’autre crétin !

Un instant une bouffée de panique s’empara d’elle et elle faillit se laisser déborder par sa magie déboussolée à l’idée de ne pas trouver son conducteur naturel. Elle réussit néanmoins à se contrôler avant d’être complètement submergée par l’angoisse. Elle avait fait face à pire, bien pire. Que ce fût lors de l’attaque de Greyback au moment de la bataille de Poudlard – attaque qui avait bien failli lui coûter la vie et dont elle cauchemardait encore régulièrement – ou encore au bloc opératoire. Elle avait eu des vies entre les mains plus d’une fois et s’en était sortie comme une reine, la situation actuelle n’avait rien de différent. Ce n’était pas parce qu’elle n’était pas à l’hôpital qu’elle pouvait se permettre de l’oublier. Elle était désormais une Médicomage et non une combattante et elle se devait d’agir en conséquence.

Elle choisit donc d’user d’une arme que l’humanité délaissait chaque jour un peu plus face à la montée des angoisses et de la violence qui en découlait : la parole. La civilisation se construisait sur la discussion et si Dean n’était pas prêt à l’écouter et bien c’était tant pis pour lui. Elle se sentait fatiguée, dégoûtée de voir ses deux mondes se déchirer devant ses yeux, de découvrir que même parmi ses proches la haine coulait subrepticement – la remarque apparemment anodine d’Ambrine avait été un révélateur amer – et ne voulait plus se battre. Alors si le moldu voulait s’en prendre à elle qu’il le fasse, elle s’était assez battue dans sa courte vie pour avoir le droit à un répit. Et si son attitude était naïve, elle en subirait les conséquences, après tout Lynn était encore en pleine possession de ses capacités et sa baguette et pourrait les tirer d’affaire si sa méthode se révélait vaine.

Elle se planta par conséquent devant le moldu, bras ouverts et déclara provocante, lui crachant toute sa frustration à la figure :


-Bas vas-y attaque, puisque tu es si courageux ! Je ne vais pas me défendre. J’en ai ma claque : on vous a aidés, on s’est débarrassés des imbéciles qui avaient l’avantage sur vous sans même savoir qui avait commencé la provocation – qui nous dit après tout que vous n’étiez pas les premiers à attaquer ? – j’ai soigné ton ami, on s’apprêtait à vous laisser partir mais vous avez encore agis comme des foutus peureux, une de mes amies s’est sentie en danger à son tour et elle a réagi. Je ne dis pas que c’était la meilleure des solutions mais, au vu de vos propres actions, vous êtes mal placés pour critiquer. Donc maintenant, vas-y si tu veux frapper, frappe. Des gros durs dans ton genre, j’en ai rencontré plus d’un. Parce que, que tu le crois ou non, j’ai vécu comme toi, sans même connaître la magie, jusqu’à mes onze ans et pas de besoin de magie pour être un connard. Sans compter que je n’ai pas choisi d’être sorcière, je suis née comme ça et jusqu’ nouvel ordre je ne t’ai rien fait que je sache, au contraire ! Alors tu as deux choix : continue de jouer aux gros durs et démerde-toi pour aider ton copain. Ou bien tu me laisses récupérer ma baguette sans nous attaquer, on le remets sur pied et vous vous tirez sans demander votre reste. Ou mieux encore, vous nous expliquez pourquoi vous vous battiez. Pas que ça m’intéresse réellement mais si c’est le seul moyen de vous prouver que tous les sorciers ne sont pas des macaques sans deux doigt de bon sens, je suis prête à le faire. Par contre, fais preuve d’encore la moindre once d’animosité envers moi ou mes amies et tu vas découvrir ce que je peux faire, baguette ou pas baguette. Et crois-moi la magie élémentaire peut être terrifiante.

Et comme pour confirmer ses paroles, tandis qu’elle parlait, elle sentait sa magie crépiter autour d’elle, cherchant à s’échapper par tous les pores de sa peau désormais qu’elle ne possédait plus de catalyseur. Et elle se surprit à apprécier la sensation de puissance qu’elle en ressentait. Pourtant, elle n’avait jamais excellé en magie sans baguette à Poudlard.

[Hj : Bon, c'est sorti comme ça, je ne sais pas trop quoi en penser, j'espère que ça vous ira mais sinon n'hésitez pas à me demander de changer ce qui ne convient pas I love you]
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MessageSujet: Re: Les moldus sont nos amis ? [scénario - Lynn, Lavande]   Jeu 21 Aoû - 21:08:06

Tout n'allait pas bien non. La situation était totalement en train de dégénérer et Lynn n'osait pas intervenir auprès des moldus alors qu'elle gardait un oeil sur les sorciers à terre. La tension était palpable. Les choses n'allaient déjà pas très bien mais tout s'était précipité et à présent, la baguette de Lavande était en péril.  Lynn observait la scène comme au ralenti, essayant de décider quelle devait être la priorité. Lavande se lança dans un discours enflammé. On pouvait sentir à quel point tout ça lui tenait à cœur. La jeune enchanteresse se souvenait parfaitement des troubles qui avaient secoué le monde sorcier quelques années auparavant. Lavande y avait été embarqué un peu malgré elle mais malgré tout elle avait toujours été optimiste et présente pour les gens qu'elle aimait. Même punie, elle avait été là pour Lynn quand elle avait eu besoin d'elle, puis pour Alan plus tard. Il n'y avait pas de hasard au fait qu'elle soit sa témoin et l'une de ses amies les plus proches.

Malgré tout, Lynn doutait qu'elle puisse ramener qui que ce soit à la raison. Sa baguette en main, elle réalise un léger sortilège tout en gardant un oeil prudent sur la scène. Elle se détendit légèrement dès qu'elle entendit la voix de son fiancé.

"Lynn, tout va bien ?"

La jeune femme avait mis au point ce mode de communication en cas d'urgences, inspirée par les téléphone mobiles des moldus. C'était un enchantement complexe qui était encore au stade de l'essai entre elle et son futur mari.

"Chéri, on s'est retrouvée au milieu d'un règlement de compte entre moldus et sorciers..."


"Quoi ?!! Mais qu'est-ce que.. tu es blessée ? Et les filles...?"

"Non, non, on a rien, ne t'en fais pas, mais c'est encore tendu, tu peux nous envoyer quelqu'un de la brigade magique ? Et un oubliator... je crois qu'on va en avoir besoin."

"J'arrive tout de suite, vous êtes où ?"

Lynn lui donna l'adresse avant de mettre fin à l'enchantement, puis elle se rapprocha rapidement de la scène. La magie crépitait autour de Lavande ce qui était quelque peu inquiétant :

"Tout le monde se calme..." Dit-elle en se rapprochant prudemment, toujours la baguette à la main.

Peu importait qui avait commencé, cela ne l'intéressait pas.
Puis sans prévenir, elle la pointa sur le moldu et lança un Accio informulé. La baguette vola dans les airs et atterit dans sa main.

"Maintenant, on ne bouge plus." Ordonna-t-elle un peu sèchement en rejoignant Lavande pour lui rendre sa baguette avant de murmurer : "Matt arrive."

Mais par sécurité, elle garda sa baguette pointée sur les menaces et regarda Ambrine pour voir comment elle allait.

Elle entendit un craquement familier à quelques mètres de là suivi de quelques autres.  

Matthew et trois de ses collègues débarquèrent presque aussitôt et Lynn put enfin respirer plus librement. Son fiancé la rejoignit et l'enlaça brièvement en posant ses lèvres dans ses cheveux avant de se tourner vers Lavande et Ambrine :

"Mesdemoiselles." Salua-t-il avec un sourire charmant quoi que légèrement inquiet. "Tout va bien ? Que s'est-il passé ?"

Lynn préféra laisser ses amies répondre tout en regardant les membres de la brigarde prendre les choses en main. Elle savait que Matthew n'était pas censé intervenir, en tant qu'Auror, il avait bien d'autres affaires que s'occuper d'une petite rixe entre moldus et sorciers, ce n'était pas sa juridiction, raison pour laquelle il laissait ses coéquipiers intervenir. Mais Lynn restait légèrement en alerte, au cas où l'un d'eux tentait encore quelque chose.
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MessageSujet: Re: Les moldus sont nos amis ? [scénario - Lynn, Lavande]   Mer 27 Aoû - 22:39:26

Qu’est-ce qui avait poussé Ambrine, en ce beau jour de shopping, à s’enfoncer tête baissée dans une situation pareille ? Elle qui n’était pas courageuse pour un sou, trop gauche pour faire quoi que ce soit d’utile et trop frêle pour imposer son inexistante autorité, s’était bêtement mêlé d’affaires qui ne la regardaient pas. Elle aurait pu ignorer, se rendre tranquillement sur le chemin de Traverse sans faire de détour, quitte à se poser des questions toute la nuit, cela aurait été bien moins douloureux que de se prendre un coup dans le ventre. Mais non, il avait fallu qu’elle se mette en danger, elle et ses amies. Le bon sens ne s’apprenait décidément pas dans les livres. Et en plus de la douleur physique, elle se sentait coupable, comme une enfant se faisant disputer alors qu’elle pensait bien faire. Elle n’était que ça, après tout. Une enfant. Un bébé qui manquait clairement d’expérience et de jugeote. Ne pas être retourné à Poudlard était peut-être une mauvaise idée, au final, pour une naïve comme elle. Aely s’en sortait bien mieux qu’elle alors même qu’elle était plus jeune. Ah, comme elle avait été bête de penser qu’elle pouvait s’en sortir seule !

Mais le monde n’était pas tout beau tout rose. Et le coup de Dean avait au moins l’avantage de rappeler à l’enfant que rien n’allait jamais comme on l’espérait. Ambrine se plia en deux aussitôt le coup reçu, la respiration coupée l’espace d’un instant. Les larmes lui montèrent aux yeux et elle serra les dents aussi fort que nécessaire pour ne pas geindre ni pleurer. Hors de question de paraître plus piteuse qu’elle ne l’était déjà. Se tenant le ventre, elle tangua d’un côté et de l’autre, avant de s’approcher d’un mur pour y prendre appui, le cœur au bord des lèvres. Elle n’entendit que de loin le discours de Lavande, incapable de se concentrer dessus. L’apprentie était à bout de souffle, fatiguée et exaspérée par la situation, par ses bêtises. Elle n’était pas faite pour ce monde. Il n’y avait bien que dans son lit qu’elle se sentait à sa place, bien emmitouflée dans sa couette avec un chocolat chaud et quelques friandises. Même auprès d’Aïlin, l’enfant se sentait gênée et gênante. Pas pratique, dans la vie de tous les jours.

Se redressant péniblement à l’intervention de Lynn, Ambrine fixa la scène à travers ses yeux brumeux, contenant son horrible envie de dégobiller derrière un pâle sourire adressé à la future mariée. Tout va bien. Tout allait toujours bien. Heureusement que Lynn, elle, savait faire face aux situations de ce genre. Son calme, couplé à la déclaration enflammé de Lavande, surent avoir le dessus sur la situation. Et quelle situation ! Deux sorciers au tapis, un moldu pétrifié et un autre totalement traumatisé. L’enfant constatait avec regrets les dégâts, se promettant de ne plus jamais se mêler de pareilles affaires si elle était accompagnée d’amies, lorsqu’un *plop* sonore la sortit de ses pensées dans un sursaut de peur qui lui arracha une grimace de douleur. Matthew arriva d’elle ne savait d’où grâce à elle ne savait quel miracle, accompagné de ce qui semblait être des collègues de travail ou, tout du moins, des personnes aptes à les sortir de ce problème épineux. Lâchant le mur sur lequel elle était appuyée et se redressant bien droite, Ambrine fixa les nouveaux arrivants avec un air désolé, se sentant responsable de ce qui venait de se passer. Et quelque part, elle l’était. L’apprentie n’avait pas réfléchi en entraînant Lynn et Lavande dans ce cul-de-sac, et elle espérait sincèrement qu’elles sauraient, un jour, lui pardonner sa curiosité mal-placée et son inexpérience face à ce genre de situations extrêmes.

« Ca va, merci. » lança-t-elle à Matthew avec un léger sourire. Elle n’avait pas vraiment le courage d’expliquer la situation et, avec une pointe de remord, laissa à Lavande la lourde tâche de raconter toute l’histoire.
De loin, Ambrine fixa les membres de la brigade se charger du moldu, calmant avec une rapidité étonnante ses excès de colère. En un mouvement de baguette, le calme revint dans la rue, et trois minutes plus tard, tout semblait être rentré dans l’ordre, malgré les plaintes du sorcier anciennement bâillonné qui expliquait approximativement la situation à celui qui s’était chargé de lui. Bien sûr, il accusa les moldus sans l’ombre d’une hésitation. Un soupire échappa à l’enfant et ses jambes tremblotantes s’avancèrent vers Lynn et Lavande. Elle n’avait pas envie de baser ses impressions sur un seul son de cloche, et les deux moldus étant incapables de s’expliquer, elle classa rapidement cette histoire dans la catégorie « inexplicable ». Pour ce soir, elle n’avait plus envie de se prendre la tête. Elle voulait rentrer chez elle, prendre une bonne douche, se faire un bouillon et se coucher avec une bonne potion de sommeil. Mais elle avait une chose importante à faire avant cela. Lançant un regard implorant vers Lavande et Lynn, elle s’avança vers elles en tanguant très légèrement à cause de la douleur, avec un petit air de chien battu.

« Lavande, pour ce que j’ai dit, tout à l’heure, je te demande pardon… Je le pensais pas, j’ai parlé trop vite, j’ai pas réalisé ce que je disais… Et puis, pardon aussi pour le sort… C’était débile, je sais pas trop pourquoi j’ai fait ça… - elle marqua une petite pause, le temps de se frotter le bras et de baisser la tête, gênée, avant de reprendre – Excusez-moi les filles, je voulais pas vous entrainer dans un truc pareil. Ca gâche la magnifique journée qu’on passait … Je suis sincèrement désolée. »

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MessageSujet: Re: Les moldus sont nos amis ? [scénario - Lynn, Lavande]   Ven 29 Aoû - 10:56:39

La voix posée mais ferme de Lynn la ramena sur terre et elle sentit sa magie se calmer légèrement. Elle s’était laissé aller une fois de plus. Toute à sa colère, à sa peine et à sa frustration, elle n’avait pas pris le temps de réfléchir aux conséquences de ses actes et avait agi comme une enfant, s’imaginant qu’un beau discours règlerait tous ses problèmes. A croire que les multiples coups que la vie lui avait envoyés en pleine figure n’avaient pas suffi à lui faire regarder la réalité en face. Ou alors elle était tout simplement trop bornée pour l’accepter. Quoiqu’il en soit, lorsque Lynn lui rendit sa baguette et lui annonça dans un murmure que son fiancé arrivait – sûrement accompagné par des membres de la brigade de police – elle hocha la tête en silence. Maintenant que sa magie avait retrouvé son contenant naturel, elle se sentait vidée de toute force. Lessivée tant physiquement que moralement. Elle ne questionna même pas la façon dont son amie avait réussi à contacter Matthew, elle n’avait pas vu de Patronus partir mais peut-être avait-elle agi pendant qu’elle était trop occupée à faire la morale au moldu ?

La seule pensée qui lui traversa l’esprit fut « J’espère que Kael n’était pas au Bureau », elle craignait que sinon Matt se soit senti dans l’obligation de le prévenir et elle n’avait aucune envie de faire face à son regard inquiet et ses mille questions en rentrant. Elle préférait lui raconter elle-même les évènements, une fois qu’elle se serait mentalement préparée à ses questions, voire ses remontrances. Elle avait en effet parfois tendance à oublier qu’elle n’était plus un membre de l’Armée de Dumbledore et que ce n’était pas face à des crétins de son âge appartenant à la Brigade Inquisitoriale qu’elle se battait. Elle n’était pas préparée pour se battre dans le vrai monde et, à vrai dire, elle n’en avait même pas réellement envie. Seulement, la situation leur avait échappé des mains et l’avait exigé et, avec un peu de recul, on ne pouvait franchement pas dire qu’elle avait fait des étincelles. Lynn et même Ambrine s’en étaient bien mieux sorties. De son côté, elle n’avait réussi qu’à perdre son outil le plus précieux. Elle ne se permit néanmoins pas de déprimer – elle avait fait son travail de Médicomage c’était tout ce qui comptait – car les Aurors firent bientôt leur apparition et Matt s’approcha d’elles pour exiger des explications et tenter de mieux comprendre ce qui était arrivé.

Elle aurait voulu ne rien dire, rentrer chez elle, appeler Kael dans un élan d’égoïsme et lui demander de quitter le bureau plus tôt pour venir la rejoindre et qu’elle puisse ainsi passer la soirée blottie dans ses bras mais, tant Lynn qu’Ambrine semblaient décidées à la laisser raconter ce qu’il s’était passé à l’Auror. Ce qui, étant donné qu’elle était celle qui avait le plus agi et avait eu le plus à perdre – un nouveau frisson lui parcourut l’échine à l’idée de la perte de sa baguette et elle serra instinctivement son poing autour du bois rugueux – n’était finalement pas si surprenant. Replaçant mécaniquement derrière son oreille quelques mèches rebelles qui avaient quitté son chignon lors de son discours enflammé, elle lâcha un léger soupir et adressa l’esquisse d’un sourire à Matt.


-Ça va oui. Plus de peur que de mal dans le fond. Essentiellement grâce à ta promise soi-dit en passant, rajouta-t-elle avec une pointe d’amusement dans la voix.

Puis, elle reprit son sérieux et se lança dans les explications plus précises
.

-Maintenant pour ce qui s’est passé. Nous avions terminé nos courses et on s’apprêtait à rentrer lorsqu’Ambrine a entendu du bruit qui ressemblait fortement à un duel de sorciers. Or, sans même prendre en compte la situation politique actuelle, au beau milieu du Londres moldu, ça ne nous a pas rassurées. On s’est donc approchées et on a vu deux moldus et deux sorciers en train de se battre. Un des sorciers avait apparemment le nez cassé tandis qu’un des moldus était à terre contre un mur, pas loin d’être inconscient. On a essayé de raisonner avec les sorciers pour les faire arrêter mais ils se sont comportés en véritables goujats et, tandis que Lynn s’occupait de leur cas - comment je ne sais pas trop, j’étais occupée ailleurs - je me suis rendue au chevet du moldu mal en point. Je l’ai remis sur pied tandis qu’Ambrine vérifiait que son copain ne faisait pas de connerie mais, lorsque mon patient s’est réveillé, il a agi comme une bête apeurée et m’a piqué ma baguette quand je ne m’y attendais pas.

Une rougeur honteuse colora ses joues face à l’humiliation de devoir reconnaître à un Auror et pire encore à une connaissance qu’elle s’était faite avoir comme une enfant par manque de précaution. Elle poursuivit néanmoins.

-Il a menacé de la briser si Ambrine ne lâchait pas son copain, ce qu’elle a fait mais quelqu’un lui a lancé un sortilège de Pétrification et le moldu d’Ambrine a profité de la commotion pour frapper cette dernière au ventre. C’est là que j’ai un peu perdu les pédales et que ma magie a commencé à faire des siennes à cause de mon humeur et de l’absence de ma baguette pour la contrôler. Puis Lynn s’est approchée, a récupéré ma baguette et toi et tes collèges êtes arrivés.

Une fois son discours terminé, elle se sentit un peu plus légère bien que toujours aussi fatiguée et fut surprise d’entendre Ambrine s’adresser à elle ainsi qu’à Lynn. Elle écouta donc l’adolescente s’excuser comme si toute la situation était de sa faute et l’amertume qu’elle avait ressentie plus tôt à l’égard de l’alchimiste s’envola aussi vite. Elle avait été à la place de l’ancienne Poufsouffle à se sentir comme la dernière des idiotes tellement de fois qu’elle ne pouvait lui en vouloir. Sans compter qu’elle était également prompte à laisser ses paroles dépasser sa pensée sous le coup de la colère. Elle avait peut-être mûri avec l’âge mais Ambrine était encore jeune et son expérience personnelle pouvait expliquer en partie son comportement, bien qu’il ne le justifiât pas. Elle se permit donc de poser une main amicale sur l’avant-bras de la cadette du groupe et lui adressa un sourire :

-Hey. Tu n’as rien à te reprocher. En compagnie de deux anciennes Gryffondor, il était quasi statistiquement impossible qu’on ne finisse par se fourrer dans les ennuis à un moment ou un autre, commença-t-elle avec humour pour détendre l’atmosphère.

Elle échangea d’ailleurs un regard complice avec Lynn avec qui elle avait tant vécu avant de continuer sur sa lancée.


-Et pour ce qui est du sort, si tu savais le nombre d’idioties similaires que j’ai pu faire, tu ne t’en voudrais pas tant. Quant à ta remarque sur les moldus, je ne te mentirais pas, je ne peux pas dire que ça ne m’ait pas blessée et que la déception ne m’ait pas envahi en t’entendant parler de la sorte mais je comprends que ta situation est particulière et que tu te sois laissé emporter. Fais juste attention à ne pas juger trop vite et surtout à éviter les généralités à l’avenir, crois-en une spécialiste, ça t’évitera bien des ennuis.

Car, on ne pouvait pas exactement dire qu’elle avait toujours été un modèle de tolérance non plus. Heureusement, elle avait bien changé depuis ses années de gamine à l’esprit parfois trop étriqué.
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MessageSujet: Re: Les moldus sont nos amis ? [scénario - Lynn, Lavande]   Ven 29 Aoû - 11:57:14

Lavande finit par expliquer tout ce qu'il s'était passé à Matthew qui écoutait attentivement en acquiesçant non sans un petit regard complice à sa fiancée. Il jeta un regard à Ambrine quand Lavande évoqua le coup de poing et Lynn fronça les sourcils en se rapprochant de la jeune fille. S'il lui arrivait quelque chose, Aïlin ne lui pardonnerait jamais, qu'il se l'avoue ou non.

"Ho je suis désolée, je n'ai rien vu, ça va, tu n'as pas trop mal ?"

Quand elle eut terminé son discours, le jeune Auror les rassura :

" Vous avez fait de votre mieux, ne vous en faites pas, mais la prochaine fois, mieux vaut tenter de nous prévenir directement. On ne sait jamais de quoi les gens peuvent être capable et vous auriez pu avoir beaucoup moins de chance."

Il avait cette voix calme et chaude et ce petit sourire apaisant que Lynn appréciait tant quand elle commençait à paniquer ou à culpabiliser. Elle se sentait toujours mieux avec lui à ses côtés. Et c'était l'une des nombreuses raisons pour lesquelles elle allait l'épouser.

L'Auror continua en montrant l'un des hommes qui l'accompagnait :

"Sean, que vous voyez là-bas, est un ami oubliator, il va s'occuper des moldus, ils ne garderont aucun souvenir ni aucune séquelle de cet incident, ne vous inquiétez pas. Est-ce que vous avez besoin qu'on vous raccompagne chez vous? Lavande, j'ai pris la liberté de ne pas prévenir Kaël, mais si tu le souhaites, je peux le contacter."

Lynn savait qu'elle aurait déjà son escorte personnelle alors elle laissa à ses amies le loisir de lui répondre.
Elle fut surprise par les excuses d'Ambrine qui lui tirèrent un sourire touché et elle se mit à rire à la remarque de Lavande à qui elle offrit un clin d’œil complice.
Puis elle serra la jeune alchimiste dans ses bras et acquiesça :

"C'est bien vrai ! Si tu savais le nombre de fois où on s'est mises dans le pétrin... ne t'en fais pas, ce n'est rien. Peut-être un chouia trop impulsif. Cela a coûté la vie à ma lingerie toute neuve, mais il vaut mieux ça plutôt que l'une de nous soit blessée. Est-ce que tu veux passer au Manoir ? Je suis sûre que ça ne dérangerait pas Aïlin de t'avoir pour le dîner... "

Et la jeune demoiselle semblait avoir besoin d'un peu de réconfort... oui Lynn avait bien une idée derrière la tête, et alors ? Il était temps que son frère trouve quelqu'un et elle savait que la jeune demoiselle était complètement sous le charme du Lord. Sa candeur et son innocence feraient du bien à son frère, pour un peu qu'il la laisse vraiment approcher.

"Et bien quelle sortie ! Je ne m'attendais pas à ça ce matin quand on s'est retrouvée, je dois bien l'avouer ! Au moins, nous aurons des choses à raconter ! Merci encore d'avoir été avec moi aujourd'hui."

Elle se mordit la lèvre et jeta un regard taquin à son fiancé :

"On a trouvé ma robe..."

"Ho ? Voyez-vous cela... je vais aimer ?" Demanda-t-il malicieusement à l'adresse de la témoin et de la demoiselle d'honneur.

Il se mit à rire et fit signe à ses collègues :

"Mesdemoiselles, si vous n'avez plus besoin de moi, je vous vole ma future épouse et nous nous éclipsons." S'exclama-t-il en attirant Lynn vers lui en la prenant par la taille ce qui lui arracha un petit rire.

Finalement, les choses finissaient bien, c'était le principal ! Cette soirée mouvementée ne tarderait pas à s'effacer au profit de la super journée entre fille qu'elles avaient passé.
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MessageSujet: Re: Les moldus sont nos amis ? [scénario - Lynn, Lavande]   

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