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 Clarisse McBrien- Home Sweet Home
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  • Clarisse McBrien
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MessageSujet: Clarisse McBrien- Home Sweet Home   Jeu 27 Mar - 11:24:33

Fiche d'état civilNom : McBrien
Prénom(s) : Clarisse
Âge : 23
Date de naissance : 18 avril 1881
Statut sanguin : Sorcier simple
Ville d'origine : Un petit village près d'Edimbourg
Habite à/au : Glasgow
Situation maritale : Célibataire
Enfant(s) : aucun
Emploi actuel : Apothicaire


Trois ans qu’elle trimait. Trois ans qu’elle avait tout sacrifié pour suivre son enseignement, sans samedi, sans dimanche, sans noël, sans vacances. Trois ans pour en revenir là où tout avait commencé. La scène avait des allures de déjà-vu. Il y avait cette table en bois, usée par le temps, les vieux rideaux rouges aux fenêtres, le carrelage marron patiné et sa valise posée à côté de la porte. La seule chose qui différait, c’était l’absence d’un amas de vaisselle sale qui datait de Merlin seul sait quand. Clarisse sourit. Lorsqu’elle était arrivée, elle était terrifiée. Elle n’avait que des rudiments de finnois et cet homme hirsute tenait selon elle plus de l’homme des cavernes que du maître en potions. Il avait l’air austère et ne parlait que si c’était nécessaire. La jeune femme avait mis du temps à l’apprivoiser, mais maintenant que c’était chose faite, et malgré tous les sacrifices qu’elle avait dû faire, elle n’aurait échangé sa place pour rien au monde.

-Ah tu es là, gamine !

Comme la première fois, il était apparu au milieu de la cuisine sans qu’elle sache comment. Mais ça faisait longtemps maintenant qu’elle ne sursautait plus. Elle se tourna vers lui et sourit.

-Comme il y a trois ans.

Il grogna quelque chose qu’elle ne comprit pas et lui donna un parchemin scellé : ce pourquoi elle avait tout abandonné.  Son apprentissage était à présent officiellement terminé. Ça signifiait qu’elle était libre, enfin. Mais aussi qu’elle allait devoir quitter son maître, et ça, ça la rendait triste. Le vieux sorcier était sévère, rude en affaires et lui avait imposé une discipline de fer, mais elle s’était attachée à lui.

-Aller gamine, il est l’heure.

La rousse s’avança vers Kustavi Mäkelä et le prit dans ses bras. Elle était incapable de dire quoi que ce soit, tant l’émotion lui étreignait le cœur. Le vieil homme se laissa faire quelques secondes avant de protester mollement et de s’éloigner d’elle.

-Tu sais ce qu’on dit gamine, caresse de chien…

-… mets des puces !

-Adieu gamine.

Il lui sourit une dernière fois et transplana. Kustavi n’aimait pas les aurevoirs, ni les démonstrations d’affections. Mais il avait appris à l’aimer elle et il était fier de lui avoir enseigné ce qu’il savait.
A nouveau seule dans cette cuisine, Clarisse ramassa sa valise et poussa la porte. Elle marcha jusqu’au petit portail en fer sans se retourner et transplana dès qu’elle eut quitté la propriété.

***

Il pleuvait.

Ça faisait une semaine que ça durait. Une semaine que la jeune femme rongeait son frein. Elle était heureuse de vivre chez Sayannel, chez son père, mais elle s’ennuyait ferme. Elle avait espéré qu’ils passeraient du temps ensemble maintenant que son apprentissage était terminé, mais le blond était un homme très occupé et c’est à peine si elle le croisait lorsqu’il rentrait le soir. Clarisse n’était pas malheureuse bien sûr, mais elle en avait soupé de la Finlande. C’était un pays magnifique dont les paysages la ravissaient, elle ne pouvait le nier. Cependant, ça avait été dur de couper les ponts  avec tous ses amis pendant si longtemps. Et elle mourrait d’envie de retourner en Angleterre.

Elle soupira.

En quittant Aïlin, elle imaginait revenir à peine quelques moins plus tard. Et finalement ça faisait presque cinq ans. Il lui avait fallu trois mois pour trouver Sayannel. Ensuite, elle lui avait révélé ce qu’elle avait découvert : elle était sa fille biologique. Cette annonce avait complètement bouleversé l’homme. Il l’avait emmenée au château des Echeberry. Il lui avait présenté son frère et elle avait découvert l’existence de ses cousins. Ils ne devaient rester que quelques semaines et y avaient finalement séjourné environ une année. Merci la grande épidémie ! Elle avait été reçue comme il se doit, bien qu’il lui ait été interdit de quitter les lieux ou de communiquer avec l’extérieur. Son oncle Térence était loin d’être blanc comme neige et la tête de Sayannel était mise à prix par le ministère. Et puis, on n’aurait pas voulu prendre le risque d’être infecté par cette saleté de maladie !

Dès la levée de la quarantaine, son père lui avait fait faire ses valises pour la Finlande où il lui avait présenté Kustavi. C’est donc de très loin qu’elle avait suivi les évènements qui s’étaient produits en Grande-Bretagne, n’ayant que la Gazette du Sorcier pour l’informer, et encore, pas toujours.

***

Lorsque l’Ecossaise se leva ce matin-là, elle fut étonnée de voir que Sayannel était assis au salon et semblait l’attendre. Dès qu’il la vit, il se leva et lui tendit un petit paquet. La jeune femme l’ouvrit et découvrit un trousseau de clefs.

-Qu’est-ce que c’est ?

-Un portoloin.

Il regarda sa montre et posa sa main sur le métal froid.
La rousse n’eut pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait qu’elle sentit un crochet la tirer par le nombril. Ils étaient partis. Le voyage ne dura heureusement pas trop longtemps, du moins il s’arrêta avant qu’elle ne devienne vraiment malade.
Ils atterrirent dans un endroit sombre que la jeune femme ne connaissait pas.

-C’est mon cadeau. Pour le lancer dans la vie.

L’homme épousseta ses vêtements et agita sa baguette pour ouvrir les volets. A la lumière du jour, la rousse constata qu’ils se trouvaient dans ce qui ressemblait à une échoppe vide.

-Ton apothèque. Bien sûr il va falloir te fournir en ingrédients, mais j’ai pensé que ça pourrait te plaire… et en attendant que tu trouves un logement, tu pourras vivre au château.  J’ai fait le nécessaire pour que tes affaires y soient livrées dans l’après-midi. Je crois savoir d’ailleurs qu’Auley a besoin de tes services…

-Merci Père.

L’homme sourit et posa sa main sur la joue de sa fille. Il n’avait appris son existence que tardivement, et il était heureux de pouvoir lui donner un coup de pouce pour la lancer dans la vie. Il savait qu’être éloignée de ses amis, et de certaines personnes en particulier avait été extrêmement dur pour elle, et il ne parlait pas de son demi-frère. Sayannel sortit une bourse de sa cape et la mit dans les mains de la rousse. Il fit quelques pas en direction de la porte et se tourna juste avant de franchir le seuil.

-Au fait, nous sommes à Glasgow.

Clarisse resta plantée là quelques minutes, tout simplement hébétée par ce qui venait de lui arriver. Mais une chose était certaine, le 5 février 2005 resterait gravé à tout jamais dans sa mémoire.



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Comment avez-vous connu le forum ? oulà.... c'était il y a fort fort longtemps j'avais 14 ans
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MessageSujet: Re: Clarisse McBrien- Home Sweet Home   Jeu 27 Mar - 18:51:10

C'est avec plaisir que nous te revalidons, Clissy ! I love you
Très chouette fiche !
Je t'ajoute ton rang, apothicaire, donc.

Bon retour parmi-nous et bon jeu !

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