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 Welcome back [pv Ethel Perks]
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  • Alan Desoya
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MessageSujet: Welcome back [pv Ethel Perks]   Lun 9 Déc - 0:53:42



Janvier 2005. Un air frais et vivifiant soufflait avec rage dans les rues londoniennes, dans sa partie moldue. Les ruelles étaient alors devenues d'un gris bien triste et caractéristiques, envahies par les nuées du "smog" bien londonien, si épais que l'on distinguait à peine les voitures et autobus, à simple ou double étage, qui circulaient sur les axes de circulation goudronnés, près ou non du coeur de la capitale britannique. La vieille capitale de la "Perfide Albion" comme disaient certaines de ses connaissances du pays des cuisses de grenouille en guise de boutade amicale, semblait alors bien sombre et inquiétante, alors qu'elle rayonnait littéralement de beauté sous l'éclat du soleil.

Sous cette météo capricieuse du matin, la Tamise ressemblait davantage à un flot paresseux d'encre noire - grisonnante, sur laquelle fileraient de temps à autres quelques embarcations, aussi peu distinguées dans le brouillard que de vulgaires troncs d'arbres qui seraient tombés dans le fleuve quand leur heure était venue. De simples traits évanescents qui filaient en de simples ombres noires sur une étendue aquatique bien obscure elle aussi. Même avec ses sens un peu plus aiguisés que la moyenne depuis un certain rituel datant de cinq-six ans de cela et tenu secret, le jeune adulte qui marchait à l'amble d'une foulée tonique avait bien du mal à voir au delà de quelques mètres au devant de lui en cette matinée de Samedi. Revêtu d'un sobre et classique pull de laine d'un gris sombre et d'une paire de jeans des plus traditionnels, outre des baskets sans prétention, le jeune membre de la communauté sorcière ne se distinguait en rien du passant alpha au sein du monde moldu en lequel il cheminait.

Ayant enfilé un classique manteau - veste longue noire assez chaude, mais classe et imperméable sur ses épaules, avec un col léger mais sans capuche - le temps ne serait pas à la pluie ni à la neige en ce jour, seulement nuageux de ce qu'il savait avec 98% de probabilités - cela suffisait largement à ce qu'il puisse passer totalement incognito en dépit de sa grande carrure de sportif assez régulier et naturelle, du haut de son mètre quatre-vingt sept. Ses cheveux bruns restaient assez courts et coupés de manière classique, juste assez longs pour qu'il ait à se battre avec eux le matin pour les discipliner un tant soit peu. Ah, ces maudits épis rebelles et hélas sempiternels… bien heureusement, il y perdait moins de temps qu'auparavant, avec un peu de magie sorcière. Encore du haut de ses vingt-quatre ans, il restait un bel homme, et bien que visiblement la communauté féminine ne le laissa pas encore tranquille parfois, son coeur et sa loyauté n'appartenait qu'à une seule d'entre elles, depuis deux ans et demi déjà. Deux ans et demi qu'il nageait dans le bonheur avec la plus belle des fleurs.

Une jeune femme qui avait une force de caractère tout du moins égale, si ce n'est supérieure parfois, à la sienne, capable de le supporter pourtant et de lui tenir tête si elle l'estimait nécessaire. Une personne qu'il écoutait bien volontiers, dont il était franchement épris et qui lui avait bien manqué durant cette longue séparation depuis qu'ils s'étaient mis ensemble, en 2001. En effet, jusque lors cette dernière était resté en Israël avec sa famille, et ils avaient intensément correspondu pendant tout ce temps, depuis la mise en quarantaine de la vieille Angleterre jusqu'à ce jour. Alan n'avait pas pu la suivre, estimant qu'il se devait aussi d'aider autant qu'il le puisse les chercheurs du groupe fondé par Vaudrey et Lavande pour contrer le Syndrome de Déficience Magique, outre son travail qui avait besoin de bras supplémentaires.

Mais il n'était pas resté inactif pour autant et avait envisagé au long terme pour une fois. Suivant son instinct, il avait en fin de l'année 2002 réussi à réunir assez de fonds pour se procurer un logement dans la zone moldue de Londres, mais pas très loin du Chemin de Traverse, du genre à deux - trois rues à peine. Parce que les prix des résidences du côté sorcier avaient explosé en prix des loyers comme d'achat ces dernières années, et Alan aimait bien l'idée aussi de garder un pied dans ses racines moldues dont il restait, à l'instar de sa frangine cadette, malgré tout fier. Bon, il n'était pas à cent pour cent rassuré pour sa sécurité et celle de ses amis aussi nés-moldus que lui pendant un temps, au vu du climat de pensée anti-moldu qui pullulait ces dernières années. Mais aussi vrai que lorsqu'il s'était donné à fond pour mettre au point son tout premier protocole de potion médicale - celui de la Régénération Mémorielle pour laquelle il avait obtenu en 2000 un Brevet Saugrenu et s'était fait connaître - il ne comptait pas leur donner raison en prenant ses jambes à son coup. Né-moldu, certes, mais citoyen britannique sorcier aussi et il le vivait ma foi très bien, merci.

Tout cela pour dire que, quand il avait réussi à dégotter ce logement à un prix correct pour ses moyens et aussi en adéquation avec les besoins d'une vie à deux de deux jeunes adultes, il n'avait pas attendu pour le prendre. Il avait longtemps économisé et travaillé dur, tant comme médicomage que de petits boulots moldus, pour réunir une somme correcte. En attendant le bon moment pour qu'Ethel puisse revenir, dans ses quelques temps libres, il s'était attelé à le rendre prêt aussi vite que possible une fois qu'il avait eu l'accord de la concernée. Histoire de le meubler un peu - il resterait bien quelques meubles "Ikéa" à mettre sur pied mais ils n'urgeaient pas - du plus important, se faisant parfois aider avec reconnaissance par ses amis. Bientôt, si cela convenait à la jeune femme, ils pourraient envisager de "prendre la crémaillère" comme ils disent en France. Il espérait bien entendu que cela lui conviendrait à elle aussi.

Afin de se libérer les deux - trois prochains jours, il avait travaillé comme un fou question heures supplémentaires et gardes de nuit à Sainte Mangouste, même les weekend à temps plein pendant un bon moment pour avoir assez d'heures. Il était rare en plus qu'il prenne des congés - pas autant que sa collègue Hayden quand même, mais son travail avait occupé une grande part de sa vie - alors cela n'avait pas été bien compliqué à négocier. Surtout que bon, plus le jour J approchait plus Alan était d'une humeur visiblement rayonnante. Bon, en dépit de son caractère qui perdure encore et toujours, il venait toujours de bonne humeur au travail et faisait des efforts en ce sens, mais là il était d'autant plus content que d'ordinaire. Même les derniers jours il n'avait que très peu râlé et s'était fait plus plaisantin et gai luron, plus encore que d'ordinaire.

Et il cheminait actuellement vers King's Cross pour aller accueillir celle qui lui avait bien manqué pendant tout ce temps. Oh, il aurait pu prendre un taxi ou le magicobus, mais monsieur aimait la marche active excellente pour la santé, qui compensait quelque peu l'activité sportive un peu amoindrie du fait des horaires de son travail prenant. Et, en tant que doc', il se devait de montrer l'exemple… du moins un peu. Il recourait toujours parfois aux potions énergisantes, faites maison je vous prie, et au café dans les pires matins, mais essayait de ne pas en abuser en connaissant les affects possibles du dernier sur son tempérament. Il s'était assagi, certes, mais rester toujours bien lui-même dans le fond. Ses proches, amis et collègues pourraient le confirmer, et plus encore sa petite amie qu'il allait accueillir en ce nuageux jours. Et il était, il est vrai, assez impatient et enchanté de la revoir après tout ce temps.

Une fois arrivé à l'usuelle gare anglaise, il vérifia l'horaire et l'heure à laquelle devait arriver l'ancienne rouge et or devenue botaniste, et se rendit au lieu où elle devait arriver dans les minutes qui viennent. Il était, naturellement arrivé un peu en avance de dix minutes. Ce qui chez lui était déjà beaucoup : en effet, en dehors du boulot où la ponctualité était pour lui règle d'or - surprenant Lavande et Hayden les premiers temps qui l'avaient connu en ses années estudiantines - il restait fâché avec cette dernière dans les temps libres ordinaires, et arrivait soit pile à l'heure soit un peu en retard. Et on le regardait avec des yeux bien ronds les fois où il arrivait en avance, en fait. Mais là c'était une occasion spéciale pour une personne spéciale, donc il se devait d'être bien là à l'heure. Consultant non plus sa traditionnelle et ancienne de dix ans montre à gousset dorée - restée chez lui avec soin - mais une autre plus récente et élégante, un sourire ravi errant sur ses lèvres, il reporta son regard devant lui et prit appui contre le mur proche, bras croisés contre son pull, les yeux noirs irisés parfois de nuances bleutées sombres restaient vifs et alertes à leurs alentours, vieille habitude qui dure.

Il allait revoir Ethel qui reviendrait tout droit de la lointaine Israël, arrivant à l'endroit prévu pour les voyageurs sorciers au sein de cette mythique gare à la croisée des mondes, un peu comme le pub du Chaudron Baveur en fait. Il avait bien reçu ses lettres et ses présents de Noël, lui renvoyant une correspondance avec un généreux paquet de douceurs de Honeyducks et des chocolats de qualités, à la hauteur de l'héritière - et fière de l'être qui plus est - du titre de "Candy Killers" depuis son grand frère - et vieil ami des siens, ancien collègue batteur de Poudlard - Emmanuel Perks, ancien pouffy devenu Langue-de-plomb depuis plusieurs années déjà. Tout en précisant que le véritable cadeau l'attendrait à Londres avec son retour, il redoutait un peu que ce dernier soit perdu en cours de route, les voies des airs n'étaient pas toujours sûres. Et s'il avait Jiminy, son jeune hibou grand-duc succédant à la hélas défunte de grand âge Calypso, depuis deux ans maintenant, il ne voulait prendre vraiment aucun risque.

C'est donc avec le sourire aux lèvres, une attitude entièrement détendue et assurée, que le jeune médicomage attendait Ethel, un certain petit coffret soigneusement rangé dans l'une des poches intérieures de son manteau. Il espérait que cela lui plairait, il avait mis un certain temps pour le trouver et plus encore le choisir. Il verrait bien. Mais pour l'heure, il n'attendait plus que de la retrouver comme il se devait.
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  • Ethel Perks
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MessageSujet: Re: Welcome back [pv Ethel Perks]   Mar 10 Déc - 13:37:25


Ethel regardait le reflet de son visage à travers la vitre du wagon numéro 13, du train numéro  7417 en provenance de Paris. Ses traits étaient fatigués mais heureux. Elle rentrait enfin à Londres. Elle rentrait enfin chez elle. Quatre ans s’étaient écoulés depuis l’annonce de l’épidémie et la fermeture de Poudlard. La cadette Perks, comme beaucoup de ses camarades, avait été évacuée et, avait poursuivi sa scolarité à l’étranger. Ce qui lui avait permis de mieux se pencher sur son avenir et de faire ses choix.

Elle avait laissé beaucoup de choses derrière elle. Des camarades, des professeurs, mais aussi son enfance. Ce dernier événement, comme les précédents, avaient forgé le caractère de la demoiselle, faisant de la jeune femme une personne plus mûre plus responsable et plus assurée dans ses choix.

La petite fillette faisait désormais partie du passé. L’image que lui renvoyait la vitre du train laissait entrevoir une jeune femme aux traits plus fins mais creusés et une bouche nettement plus pulpeuse. L’ensemble de son corps avait, lui aussi, subit des changements. Elle mesurait toujours près d’un mètre soixante-cinq, mais son corps avait acquis des formes des plus féminines. Mentalement non plus, elle n’était plus la même. La galloise n’avait jamais vraiment été une gamine à proprement parler. Sa place de cadette dans la famille lui avait longtemps permis d’être choyée et protégée par sa grande fratrie, mais au cours des dernières années, divers événements avaient eu raison de tout cela, faisant de la jeune femme une mère à part entière, pour ses nombreux cadets.

Emmitouflée dans un manteau chaud marron clair, elle attendait impatiemment que le train arrive à quai. Elle avait quitté Israël sous un manteau de neige. Elle n’en attendait pas moins de Londres.

Ses mains se tortillaient dans tous les sens, tant la nervosité et l’impatience la dévoraient de l’intérieur. Elle venait de quitter toute sa famille, mais quelque chose la rattachait encore à la capitale anglaise.

Sa vie avait pris un nouveau tournant, en grandissant. De nouveaux sentiments avaient fait leur apparition. Adolescente, déjà, elle avait connu un premier amour en la personne de William Faith. C’était ce qui se rapprochait de « l’amour enfantin », avec ses petits bisous, sa timidité, les joues qui rosissaient au moindre contact physique. Mais en grandissant, en quittant Poudlard, ses sentiments avaient changés. Elle avait grandi, fortement mûri et s’était mise en quête d’autre chose. Son chemin avait alors croisé celui d’Alan Desoya. Le jeune homme, alors son ainé de quatre ans, avait déclenché quelque chose en elle qui lui faisait voir la vie autrement. Avec lui, la petite fille n’était plus présente que dans sa timidité – émotion qui n’apparaissait que lorsqu’elle dévoilait entièrement ses sentiments – timidité qui commençait à s’estomper au bout de deux ans de relation avec le jeune homme. S’ils n’avaient pas beaucoup vécu ensemble, jusqu’à présent, leur relation s’était surtout fondée sur un échange épistolaire, ces dernières années. Cela avait fortement renforcé le désir de la jeune femme de rentrer au pays. D’autant plus qu’Alan, dans sa dernière lettre, lui avait annoncé avoir suffisamment stabilisé sa situation pour qu’elle puisse le rejoindre en toute tranquillité.

Ethel, quant à elle, avait longuement réfléchi à  ce qu’elle pourrait faire une fois sur place. Passionnée depuis toujours par la botanique et l’art des potions, la jeune galloise avait finalement suivi cette voie-là en poursuivant des études à l’étranger. Voyager lui avait permis – outre que d’échapper à l’épidémie – de parfaire ses connaissances en matière de plantes. Elle venait, d’ailleurs de terminer un livre sur les plantes aromatiques et bienfaisantes des terres d’Israël. Ses nombreuses recherches lui avait permis de trouver quelque chose qui pourrait certainement s’apparenter à une solution pour l’avenir magique. A son retour à Londres, elle espérait se mettre à son compte et commercialiser ses quelques trouvailles sur le marché sorcier. En attendant, elle avait d’abord hâte de retrouver Alan. Sa force de caractère, sa douceur et sa puissance d’écoute lui avaient fortement manqué ces dernières années. Ils s’étaient écrit, certes. Mais, toutes les lettres du monde ne sauraient remplacer la présence humaine et chaleureuse de la personne dont on s’était épris. Elle venait de passer les fêtes de Noël mais n’avait pas omis Alan. Elle lui avait fait parvenir un présent, n’étant pas sûre de rentrer dans les temps. Mais, maintenant, elle était plus qu’impatiente de mettre un pied sur la terre anglaise.

Le train s’immobilisa enfin sur le quai, secouant légèrement la jeune femme. Ethel attrapa ses bagages et sortit du wagon. Mettre un pied sur le sol anglais déclencha en elle un énorme soulagement. Elle se mit alors en quête d’Alan. Avait-il autant changé qu’elle, ces dernières années ? Il lui sembla le repérer de dos. Elle lui tapota légèrement sur l’épaule.


« Vous attendez quelqu’un Monsieur Desoya ? »
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  • Alan Desoya
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MessageSujet: Re: Welcome back [pv Ethel Perks]   Lun 3 Mar - 17:41:45

[HJ : Suuuuurprise ! Je sais absolument pas raisonnable de ma part, et tu peux prendre tout ton temps pour répondre, je ne reviens officiellement que cet été Wink HJ]


Alors qu'il attendait - plus ou moins - patiemment sur le quai de la célèbre gare de King's Cross, le jeune homme repensait à son parcours et les différents changements qui avaient aiguillé sa vie sur une toute autre voie que celle qu'il avait pu s'imaginer, une dizaine d'années de cela. Un temps encore, il aurait été un de ces casse-cous de service, qui déambuleraient dans les rues pour traquer des criminels et les crimes en général, au service de la justice, de l'ordre et de la paix en Angleterre. Il s'y voyait bien, dans ses trois dernières années de Poudlard… jusqu'à la grande bataille, il va de soit. Ou plutôt la Boucherie comme il préférait appeler ce sombre épisode, véritable tâche noire sur le tableau de sa courte encore, mais déjà difficile, existence. Et la pensée la plus déprimante était la prise de conscience qu'il n'était pas le seul, dans le cas. En soit, la paix sociale était plus ou moins revenue, mais à quel prix ? Quel tribut avaient-ils du payer pour y parvenir ? Un de bien trop grande mesure, à son modeste avis. Il leur avait fallu un long temps de crise, politique comme sociale, et malheureusement sombrer dans une certaine fermeture d'esprit, voire xénophobie, envers les moldus et nés-moldus. Et il parlait parfaitement en connaissance de cause, même s'il ne regrettait aucune de ses actions de ses années étudiantes. De toute façon… il ne servait à rien de tourner son regard vers son passé, ce qui a été fait et ne sera plus. Il souhaitait - autant que possible - vivre au présent, afin de voir vers le futur, et d'envisager éventuellement des solutions sur un long terme, même s'il était plutôt désillusionné comme nombre de jeunes adultes de son âge. Les derniers faits les avaient, en un sens, pas mal résignés à la cruauté de la réalité avec ces histoires successives de mafia en le Damier, d'extrémistes pro ou anti-moldus… une société dans le déchirement, qui panse encore ses plaies et stupidement continue d'en ouvrir d'autre. Non, il le sentait. Le feu couve encore sous la cendre…

Il inspira profondément l'air tiède de l'intérieur de la gare, où fourmillait en ce mois de Janvier 2005 une activité à la fois incroyable et très commune à ce genre de plate-formes multimodales. La gare était pour lui un vivier de souvenirs, tantôt heureux tantôt mélancoliques ou tristes, il ne s'y rendait guère souvent sinon par nécessité. Comme pour accueillir et chercher sa soeur cadette quand elle ne savait pas encore transplaner mais la question ne se posait plus désormais. Parfois, elle venait encore lui rendre visite cela dit et les deux Desoya gardaient une correspondance soutenue. Eux qui avaient été toujours sur le dos de l'autre, les rudes épreuves des dernières années les avaient rapprochés, autant personnelles, familiales, que communes, sociales. Honor avait été marquée par cet attentat à Pré-Au-Lard, il n'avait pas oublié lui-non plus la mauvaise tournure prise par une certaine manifestation étudiante, aux injustes jugements et retombées en soit. Il n'avait pas oublié les plans sordides de certains criminels, les débats à l'UMA, les discussions parfois houleuses à la confrérie universitaires… la mort brutale et violente du Vieux l'avait fait beaucoup réfléchir, et mûrir aussi. Il ne pourrait jamais renier sa nature-même de profond adorateur de la justice et de la vérité, mais Alan essayait sincèrement de devenir plus sage et plus responsable, pour les siens, ses plus ou moins proches amis… et maintenant aussi pour la dame de ses pensées.

Il rouvrit les yeux au même instant où la voix off et automatisée de la gare anglaise annonçait l'arrivée imminente du train qu'il attendait. Se redressant quelque peu du mur qui lui avait servi comme appui pendant de longues minutes, instinctivement il porta son regard vers le prolongement infini dans l'horizon des rails de la voie, plissant des yeux en attendant la silhouette du transport sur voies ferrées. En dépit de la situation peu réjouissante encore de l'Angleterre et ses préoccupations pour l'avenir, une esquisse de sourire fleurit sur son visage et éclaira ses traits plus secs, et son regard souvent sombre en société. Effectivement, son train était en approche rapide. Un train… voilà longtemps qu'il n'en avait pas emprunté un. Pas depuis ses années Poudlard… repoussant la nostalgie passagère, et croisant les bras, son regard vif et perçant chercha les numéros des wagons alors qu'il s'efforçait de se souvenir si Ethel lui avait précisé en quelle voiture elle se trouvait, et si elle avait pris une place réservée et de là numérotée. Et darn it… il savait bien qu'il avait oublié de lui demander quelque chose. Grommelant contre son inhabituelle étourderie - obnubilé par son travail, les travaux de l'appart et tout à sa joie de la revoir bientôt - il se résigna et songea alors que dans un crissement de freins désagréablement strident pour ses tympans sensibles le train se figeait :


"Bon… et bien on dirait que je suis bon pour la chercher de vue. Génial, en plus y a l'air d'avoir un de ces mondes…. Well, j'espère qu'on va pas trop galérer à se retrouver. C'est pas malin, Al'… "


Eussent-ils été présents sur le moment, Lav' et Tomas se seraient sans doute bien payé de sa tête. Finalement, il était plutôt heureux qu'ils n'y soient pas. S'il avait bien lu la dernière lettre reçue de son meilleur pote journaliste, le bougre se trouvait quelque part sous un soleil tropical et des crabes presque aussi impressionnants que les crabes-de-feu du monde sorcier question taille. Ou il devait être retourné auprès de sa douce irlandaise, il ne se souvenait plus exactement de ses dates de retour, cela se jouait à quelques jours près… du moins, pour le moment. Là sa tête était entièrement focalisée sur autre chose, alors que les battants des portes s'ouvraient et laissaient voir quelque chose qu'il n'aimait pas du tout : des vagues noires - enfin colorées, mais vous voyez l'image - de… gens. Il jeta un regard noir à un quadragénaire qui ne prit même pas la peine de mettre sa main ou son coude sur sa bouche avant de tousser. Darn it, c'était pourtant science commune que les microbes incubaient et se transmettaient bien plus dans des transports en commun, et après les gens se plaignent qu'ils tombent malades… franchement, le jeune médicomage se demandait parfois s'ils n'étaient pas tombés sur la tête ou s'ils n'avaient pas un petit pois à place d'un basique cortex cérébral. Ou que les gens étaient tout simplement trop égocentriques pour se soucier de leur entourage, c'était une autre possibilité… lui, médecin un brin sociopathe à ses heures ? Pas du tout. Il ne médisait en rien, il ne faisait que malheureusement constater.

C'est alors qu'une odeur intangible, sinon par ses sens affinés, et connue entra dans son champ de perception. Souriant, il savait qui c'était et la laissa s'approcher, de toute façon elle arrivait. Il sentit bientôt une main lui tapoter l'épaule et se retourna sereinement, joyeux cependant du fond du coeur, vers la propriétaire de ladite main et de la voix qui se fit bientôt entendre. Enfin, après tout ce temps, il l'entendait :


- Vous attendez quelqu’un Monsieur Desoya ?


Le sourire cette fois franchement épanoui sur ses lèvres, empli de chaleur et d'affection, il l'observa de la tête aux pieds pendant quelques secondes, s'assurant autant des changements que de son bon état. Il lui semblait qu'Ethel était un peu nerveuse - lui-même l'était soit, et alors ? - et le jeune médicomage nota effectivement les quelques changements physiques opérés au cours de ces quelques années de vie séparée et à distance. Au bout d'une paire de minutes à peine, il avait fini ce bref examen et, sans rien perdre de son sourire, répliqua tout en s'approchant d'elle d'une voix grave et aussi chaleureuse que d'habitude, la mine clairement heureuse :


- J'attendais quelqu'un, mais il semblerait que je l'ai trouvé. Hello, Ethel !


Une fois devant elle, la dépassant encore d'une bonne vingtaine de centimètres du haut de son solide mètre quatre-vingt sept et de sa silhouette légèrement musclée par une saine hygiène de vie et des entraînements réguliers, son sourire ne fit que croître en voyant qu'elle semblait en pleine forme. Et incapable de se retenir plus longtemps, tout à sa joie de la revoir, il la prit avec douceur et chaleur dans ses bras, la serrant délicatement contre lui tout en lui laissant la possibilité de se dégager. Puis il relâcha quelque peu son étreinte, juste assez pour pouvoir croiser son regard et déposer un doux et chaste baiser sur ses lèvres. Elle lui avait satanément manqué, assurément, et la voir était comme un rayon de soleil illuminant enfin sa journée. Il reprit alors, la contemplant de son regard noir de nuit et la mine toujours rayonnante :


- Tu as l'air en forme, tant mieux ! Tu as fais bon voyage depuis l'Israël ? J'espère que la route n'a pas été trop longue et fatigante, et que tu n'as pas eu des voisins trop pénibles. En tout cas tu ne peux pas imaginer à quel point cela me fait plaisir de te revoir en direct après tout ce temps !


Il avait du changer un petit peu depuis ces quatre dernières années, affichant un profil plus sec et dessiné, mais ce n'était affaire que de traits et détails. Il s'était un peu renforcé musculairement - parce que bon, aussi parfois il tombait vraiment sur des cas difficiles à Sainte Mangouste et il essayait de donner un exemple de bonne santé - et peut-être semblait il un peu fatigué de son travail prenant, bien que passionnant. Mais en rien Alan n'avait changé, en ce qui concernait son attitude, son tempérament et la chaleur expressive de son regard noir strié parfois d'un bleu profond. Pas plus que ses sentiments envers la demoiselle, bien au contraire. Maintenant il espérait que cela serait réciproque, il s'était vraiment attaché à la demoiselle et c'était aussi en partie pour elle qu'il s'était assagi - quelque peu - et un peu responsabilisé, aussi… nerveux derrière son calme et sa bonne humeur, il guetta ses réactions en n'ayant d'yeux que pour elle. Elle qu'il avait attendu depuis si longtemps, après de bien dures années...
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MessageSujet: Re: Welcome back [pv Ethel Perks]   Sam 12 Juil - 20:39:45


Lorsqu’il se retourna, Ethel put voir, sur le visage d’Alan, un large sourire se dessiner.  La nervosité des deux jeunes gens aurait pu laisser penser à un premier rendez-vous donné sur un quai de gare. Romantique situation, n’est-ce pas ?! Et pourtant … Cinq ans s’étaient déroulés depuis leur première rencontre à Pré-Au-Lard. Cinq années durant lesquelles, les deux anciens poudlardiens avaient noué des liens plus forts encore que l’amitié. Ils s’étaient rencontrés à de nombreuses reprises, puis avaient gardé contact par hiboux avant de se séparer dernièrement, afin de préparer leur situation future. Maintenant, Ethel était de retour et, la jeune femme comptait bien profiter à nouveau de son petit ami.

« J'attendais quelqu'un, mais il semblerait que je l'ai trouvé. Hello, Ethel ! »

La galloise se laissa faire lorsque le jeune homme la prit dans ses bras, savourant ce doux instant qui lui avait tant manqué. Elle huma son odeur masculine et féline, un léger musc qui lui rappelait l’odeur des forêts galloises. Puis, elle savoura le doux baiser des retrouvailles, mêlant ses lèvres aux siennes, rendant affectueusement ses baisers.

« Tu as l'air en forme, tant mieux ! Tu as fait bon voyage depuis l'Israël ? J'espère que la route n'a pas été trop longue et fatigante, et que tu n'as pas eu des voisins trop pénibles. En tout cas tu ne peux pas imaginer à quel point cela me fait plaisir de te revoir en direct après tout ce temps ! »

Ethel se dégagea légèrement, afin de pouvoir contempler de nouveau Alan du regard. Il parlait beaucoup. Mais, cela ne changeait pas de d’habitude et d’ailleurs, cela ne déplaisait pas à la jeune femme qui semblait beaucoup apprécier de pouvoir échanger avec son petit-ami.

Une fois qu’il eut fini de l’interroger, Ethel inspira un bon coup avant de répondre à son tour.


« C’était long, mais le voyage a été assez agréable. Tu te souviens, j’ai pris le bateau. J’aurais pu transplaner, mais je me suis dit que cela serait plus sympathique de voyager comme les moldus. Bien que, je n’étais pas très rassurée. Tu te souviens de ma peur depuis les attentats à Pré-Au-Lard, même si ça fait longtemps, maintenant … »

Il est des choses que l’on n’oublie pas et ce souvenir faisait partie de cela et, il semblait impossible, pour la jeune femme, de l’éradiquer complètement  de sa mémoire. Mais, cela ne voulait pas dire pour autant que tous les moldus étaient à caser dans le même panier à Crabe-de-feu.

Chassant vite ce souvenir de sa mémoire, Ethel se remémora son voyage en train et se mit à rire doucement.


« Tu aurais dû voir ça … Pendant le trajet en bateau, deux petits sorciers ont failli se faire attraper par un des matelots après avoir tenté d’ensorceler son balai brosse afin qu’il le poursuive tout le long du quai. C’était drôle. Mais, heureusement, aucun moldu n’a, semble-t-il, remarqué quoi que ce soit ! »

Elle posa ses mains sur la taille du jeune homme, tendrement. Alan lui avait fort manqué, durant tout ce temps. Durant ces derniers jours, elle n’avait cessé de songer à leurs retrouvailles et à la réaction qu’elle aurait en le voyant.  Ne cessant de le regarder, elle s’attarda sur son visage. Ses lèvres lui faisaient envie. Elle mordilla les siennes.
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MessageSujet: Re: Welcome back [pv Ethel Perks]   Lun 28 Juil - 18:29:17


Rien n'était décidément meilleur que des retrouvailles après cinq longues années de séparation du fait d'évènements extérieurs, et de vie à distance l'un de l'autre. Alan ne pouvait en effet rejoindre sa bien-aimée sur les terres israéliennes où étaient partis la famille de celle-ci lors du chaos britannique sorcier, il avait choisi de rester pour aider aux efforts de recherche du médicament contre le fléau grippal épidémique qui commençait à ronger sa mère-patrie anglaise. Joignant le groupe monté par le professeur Arsène Vawdrey et sa meilleure amie Lavande, il s'était entièrement dévolu à la tâche, laissant de côté projets de potion… et se résolvant le coeur serré à une relation à distance avec sa petite amie le temps que les choses se calment en la douce Albion. S'il aurait effectivement pu craindre qu'en cinq ans de vie séparés l'un de l'autre, le temps et la distance auraient pu avoir raison ou tout du moins fragiliser les sentiments, le jeune homme avait confiance en Ethel et savait, avait la confirmation en cet instant que ces craintes étaient infondées alors qu'il la prenait dans ses bras et l'embrassait tendrement. En effet, elle rendit chacun de ses baiser avec une même intensité et franchise, ce qui le rendait encore plus heureux qu'il ne l'était déjà à la retrouver.

Quand il sentit qu'elle voulait se dégager avec légèreté, il la libéra tout en la dévorant des yeux avec affection. La très belle jeune fille qu'il avait connu, puis retrouvé quelques années plus tard, était devenue une magnifique jeune femme, dont il ne pourrait se tromper sur le "parfum" propre sous cette forme ou une autre plus canine. Il parlait oui, beaucoup certes, après toutes ces années alors qu'il pouvait être très peu bavard au travail et au quotidien en dehors de moments en famille, ou avec son plus proche cercle d'amis. Le sérieux irréprochable se dissolvait quelque peu pour laisser voir la facette plus facétieuse, énergique et chaleureuse du jeune adulte de vingt quatre ans, l'ancien étudiant ayant laissé la place à un jeune médicomage heureux ici de retrouver celle qu'il aimait. Loin de son assurance irréprochable habituelle, il s'apprêtait à s'excuser pour l'avalanche de questions qu'il lui avait posé quand Ethel prit une inspiration pour répondre à chacune d'entre elles, dans l'ordre :


- C’était long, mais le voyage a été assez agréable. Tu te souviens, j’ai pris le bateau. J’aurais pu transplaner, mais je me suis dit que cela serait plus sympathique de voyager comme les moldus. Bien que, je n’étais pas très rassurée. Tu te souviens de ma peur depuis les attentats à Pré-Au-Lard, même si ça fait longtemps, maintenant …


Le jeune homme dut se faire violence pour ne pas la serrer dans ses bras, une lueur compréhensive brillant toutefois dans son regard concernant le dernier point. Il pouvait la comprendre, même s'il était heureux qu'elle ne mette pas - contrairement à certains de son entourage moins proche, professionnel ou social - tous les moldus et nés-moldus dans le même ensemble. Si, de son avis strictement personnel, il songeait que cela sentait mauvais dans toute cette histoire - il était très sceptique depuis les évènements de Trafalgar Square - il se rappelait fort bien la terreur de sa soeur cadette qui avait assisté aux tristes évènements, qui avait été blessée et marquée par la connaissance que certains de ses camarades de Poudlard n'en étaient pas revenus indemnes… ou revenus tout court. Elle avait treize ans mais cela n'avait pas empêché le traumatisme pendant de longs mois… et lui de se sentir parfaitement impuissant à l'aider sinon par une présence silencieuse autant qu'il l'avait pu, et une correspondance d'autant plus intense pour s'assurer de son état. Il avait été inquiet pour chacune de ses connaissances et amis qui étaient sur place, Ethel comprise, et s'était reproché un temps de ne pas avoir accompagné sa cadette même s'il n'aurait, en vérité, rien pu faire et rien anticiper. Ils avaient beaucoup débattu sur ces faits dans la confrérie - du temps que l'UMA et elle existaient encore - et avec des amis tels que Tomas et Lavande, mais cela avait marqué bien des esprits anglais… Pour sa part, il ne pourrait jamais oublier la Bataille de Poudlard, ou encore ce bal d'Halloween à l'UMA, en deuxième année, qui avait bien viré au cauchemar complet.

Secouant mentalement la tête pour se ressaisir et voir le bon côté de son récit, il se focalisa sur le présent ou passé plus proche et le voyage d' Ethel pour venir jusqu'ici. Un sourire sur ses lèvres, il était content que l'ancienne rouge et or n'ait pas pour autant cessé de voyager par les voies moldues en dépit de ses mauvais souvenirs. Elle avait cette ouverture d'esprit pour être capable de faire la différence, et ne pas mettre tout le monde dans le même panier. Ce que malheureusement nombre de sorciers ces derniers temps ont eu tendance à faire, pour les moldus comme par dérivation pour les nés-moldus également. Les temps n'étaient pas toujours sûrs pour ceux de son origine, mais Al' était bien déterminé à ne pas laisser ces petits imbéciles d'intolérants l'empêcher de vivre sur sa double culture, renier ses racines ou s'exiler du monde sorcier. Il continuerait de vivre sa vie, défendre son statut, et… se rendre utile d'une manière ou d'une autre. Mais cela resterait une autre histoire. Sans l'interrompre, il approuva d'un signe de tête alors qu'elle poursuivait :


« Tu aurais dû voir ça … Pendant le trajet en bateau, deux petits sorciers ont failli se faire attraper par un des matelots après avoir tenté d’ensorceler son balai brosse afin qu’il le poursuive tout le long du quai. C’était drôle. Mais, heureusement, aucun moldu n’a, semble-t-il, remarqué quoi que ce soit ! »


Il ne put retenir un léger éclat de rire franc à entendre cette anecdote, imaginant fort bien la scène. Oui, il aurait bien ricané sur place, et se serait bien abstenu de gronder les deux petits facétieux. Oh, peut-être s'il y avait eu des moldus dans les alentours, mais sinon il les aurait regardé avec beaucoup d'amusement. Sans faire l'effort de masquer l'amusement dans sa voix il commenta avec un léger sourire :


- Tant que les moldus n'ont rien vu et qu'ils ne se sont pas fait choper, c'est le plus important. Mais j'imagine que ça devait être bien marrant à voir !


Après tout, ce n'était pas une bêtise bien méchante… il en avait fait des pires lors de son adolescence à Poudlard, pourtant dans la maison des noirs et or réputés comme calmes. Un vent de nostalgie le traversa, ses épaules lui semblant plus lourdes l'espace d'une seconde en repensant à son premier meilleur ami, Patrick Blake, et complice des pitreries en tout genre, tombé lors de la Bataille de Poudlard en le protégeant d'un Avada… et à celle dont il ne souhaitait plus se rappeler du nom comme de la silhouette, qui avait fait de ses premières années étudiantes un véritable enfer… tout en lui rappelant, il est vrai, ses erreurs, et le rapprochant de manière imprévue de Lavande en amitié. Mais ces noires pensées s'échappèrent alors qu'il revint à la réalité en sentant les mains de la jeune botaniste se poser sur sa taille, avec tendresse. Le passé était écoulé, lointain maintenant, il se focaliserait surtout sur le présent… mais aussi le futur incertain à venir. Il l'observa avec affection, heureux d'enfin la retrouver, n'ayant plus d'yeux que pour elle et ses pensées focalisées sur elle. Devant sa mine, il retint un léger rire en pensant deviner ce qu'elle souhaitait, et tendrement passa un bras dans son dos tout en se penchant vers l'avant pour l'embrasser à nouveau, y mettant un petit peu plus de passion. Se contrefichant totalement de ce que pourraient en penser les passants, il avait attendu une éternité ce moment et comptait bien profiter de cette présence si précieuse qui lui avait tant manqué, ces dernières années.
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MessageSujet: Re: Welcome back [pv Ethel Perks]   Jeu 6 Nov - 14:00:50


« Tant que les moldus n'ont rien vu et qu'ils ne se sont pas fait choper, c'est le plus important. Mais j'imagine que ça devait être bien marrant à voir ! »

Ethel regarda Alan. Elle adorait le voir sourire et, ces dernières années, ce dernier lui avait manqué. Certes, elle avait été bien entourée, aux côtés de Sally-Ann, Manu ou encore ses parents. Mais, c’était Alan qui lui avait le plus manqué.

Il n’était pas son premier amour. Loin de là. Elle avait connu celui-ci lorsqu’elle avait quatorze ans, en la personne de William Faith, ancien gryffondor et attrapeur de son état. Elle était restée avec lui jusqu’à ce que l’école ferme ses portes puis, elle avait quitté l’Angleterre pour quelques temps. Elle aurait souhaité gardé plus de contact avec son ancien petit-ami. Ils avaient plutôt bien commencé. Mais, leurs lettres s’étaient faites rares avec les années. Contrairement à ses échanges avec Alan, qui eux, s’étaient faits plus fréquents. Lorsqu’elle avait cherché à comprendre le pourquoi du comment, elle avait fini par tirer la conclusion qu’avec les années et les événements, les sentiments pouvaient changer. Elle avait grandi et mûri et, malgré la différence d’âge, Alan paraissait plus proche d’elle que pouvait l’être Billy actuellement. Elle n’avait pas complètement coupé les ponts avec l’irlandais. Leurs vies avaient pris des chemins différents, voilà tout. Ils continuaient à s’écrire. Parfois même, elle allait le voir s’entrainer sur le terrain. Mais leurs rapports avaient changé. Elle le regardait d’un œil neuf mais avec tout de même le cœur rempli de tendresse.

Plongée dans le voile de ses pensées, elle serra un peu plus ses mains sur la taille d’Alan et prolongea le baiser. Ce baiser tant attendu, échangé sur un quai de gare. Scène digne des plus beaux films à l’eau de rose moldus.

Puis, à nouveau, leurs visages s’écartèrent, mettant fin un court instant à leur bonheur partagé. Le cœur d’Ethel battait à tout rompre. Les échanges de baisers provoquaient en elle tout un mélange de sensation qu’elle n’avait ressenti depuis longtemps. Son regard pétillait. Elle avait envie de tout un tas de choses, mais ce n’était ni l’endroit ni le moment. Toutefois, elle se mordit légèrement la lèvre inférieure, espérant qu’Alan comprendrait vite qu’ils commençaient à atteindre son signal d’alarme.

Autour d’eux, les gens se pressaient. La plupart continuait son chemin, sans un regard, leur passant presque dessus sans les voir. D’autres, un peu plus curieux, leur jetaient des regards tantôt admiratifs, tantôt amusés. Ils étaient si jeunes, mais leur vision faisait penser à un jeune couple que la seconde guerre mondiale avait séparé et qui venaient à peine de se retrouver. Et, au final, ils n’avaient pas tout à fait tort.
Elle passa une main dans les cheveux d’Alan en souriant.


« Si on reste longtemps dans cette position, tu crois qu’on pourra être pétrifiés et que les gens nous prendront en photos et qu'on finira dans le journal local ? »

Elle se mit à rire, de sa voix douce et mélodieuse. Cela n’était plus arrivé depuis longtemps.  
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