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 Au-delà des incertitudes [PV Torin Bower]
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MessageSujet: Au-delà des incertitudes [PV Torin Bower]   Sam 7 Déc - 13:05:59

[Personnage joué dans ce topic : Clymène Travers, née Selwyn. Fiche du perso ici.]

Clymène savait que toutes les idées de son père n’étaient pas avisées. Certaines étaient simplement mauvaises. D’autres l’inquiétaient. Celle qui l’amenait dans ce troquet sorcier perdu dans la campagne du Yorkshire était de ces dernières.

La jeune femme épousseta sa robe d’un geste léger en sortant de la cheminée. Il n’y avait bien sûr pas de poussière ni de cendres sur ses vêtements, mais le geste était là pour s’en assurer. Elle parcourut la pièce du regard, surplomba ainsi quelques tables et le peu de sorciers présents avant d’apercevoir, enfin, celui à qui appartenaient les lieux. L’homme avait les cheveux grisonnants, le visage sec mais souriant, chaque trait plus saillant que le précédent. Ils s’adressèrent un signe de tête alors qu’elle s’en approchait.

« Tu es resplendissante, affirma-t-il en la serrant contre lui un instant, une fois qu’il eût contourné le comptoir.
- Mes cernes rendraient jaloux un insomniaque.
- Tout est dans le sourire. »

La médicomage secoua la tête, amusée.

« Le salon est libre, comme tu me l’as demandé.
- Merci, Gerald.
- Torin Bower, alors ?
- Tu sais…
- Je ne dirais rien, l’interrompit-il. Personne ici ne parlera de votre rendez-vous. Je ne suis même pas certain qu’ils se souviennent de t’avoir vu d’ici ce soir. »

Il désigna d’un hochement de tête ses clients.

« Ton whiskey ?
- Mon secret. Le salon est par-là, ajouta-t-il après un léger silence. Fond de la salle, porte à gauche. Ça n’est pas grand-chose, mais personne ne vous dérangera.
- C’est tout ce qu’il me faut.
- Tu ne veux rien boire ?
- Uniquement si tu me promets que je n’oublierai pas ma journée.
- De la bierraubeurre alors. Je te l’apporte, va donc t’installer. »

Appeler boudoir la pièce où elle se rendit lui aurait donné trop de cachet. Le salon, puisqu’il fallait bien lui accorder un nom, ne faisait pas plus de huit ou neuf mètres carrés. Doté d’un divan, deux canapés et d’une table basse, le tout sur un grand tapis usé, il n’avait qu’une fenêtre magique et d’épais rideaux bordeaux uniquement présents pour réchauffer la pièce. Cela suffirait toutefois.

La jeune femme ôta sa lourde cape d’hiver et la déposa, tout en gestes mesurés, sur le dossier du divan de cuir marron où elle s’installa. Il était étonnamment confortable, en dépit de l’allure déjà passée qu’il donnait. Ses gants retirés avec douceur furent rangés dans son sac à main qu’elle laissa à ses pieds. Alors, le dos droit et les jambes resserrées devant elle, Clymène soigna les plis de sa robe et refit le chignon qui maintenait ses cheveux sombres. Ses cernes trop prononcés ne saillaient pas à une femme du monde, mais elle travaillait pour autre chose que des œuvres de charité et ne regrettait pas son manque de sommeil. Son esprit alerte suffirait à préserver l’honneur de son nom de jeune fille à un moment où, justement, elle craignait de le souiller.

Blanchi ou non, pour elle l’aîné des Bower restait suspect. Elle le connaissait. Ils avaient été à Poudlard à la même époque, presque dans la même année. En dépit du temps passé, ses opinions politiques ne devaient pas avoir beaucoup changé. Elles expliquaient du reste qu’elle se déplaçât pour le rencontrer. Mais Clymène serait celle qui jugerait de son mérite, et elle espérait ne pas faire d’erreur. A cette perspective, une désagréable boule au ventre se forma qu’elle ne parvint pas tout à fait à chasser, même en s’enjoignant à rester calme et maîtresse d’elle-même.

Elle laissa là ses divagations lorsque la poignée de porte tourna dans un mouvement qui n’appartenait clairement pas au maître des lieux. La jeune femme se tendit en s’apprêtant à recevoir son invité, et malgré tout ne se leva pas avant qu’il apparût totalement.

« Bonjour Torin. J’espère que tu n’as pas eu trop de peine à te libérer pour me rencontrer. »
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