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 Le soulèvement des machines [PV Caïn]
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  • Ethel Perks
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MessageSujet: Le soulèvement des machines [PV Caïn]   Mer 31 Juil - 12:23:03


De Londres, Ethel ne connaissait de moldu que la gare de King Cross, par laquelle elle empruntait chaque année le Poudlard Express pour rejoindre l’école de magie. Si elle était déjà habituée au bruit et à l’effervescence d’une place remplie de monde, Picadilly Circus était un quartier qui l’effraya un peu plus, dès la première fois qu’elle y mit les pieds.

A vrai dire, il n’y avait rien d’étonnant à cela. Les événements de l’année passée ne s’étaient pas encore effacés des mémoires et, le simple fait qu’un moldu ait pu s’introduire dans le monde des sorciers, pourtant extrêmement protégé par toute une série de sortilèges et maléfices, rendait encore moins rassurant le fait de se trouver dans un endroit où se trouvaient, non pas un, mais des dizaines de milliers de moldus. Certes, les « on dit » spécifiaient que le meurtrier aurait été introduit chez les sorciers par une main magique. Les plus sceptiques continuaient à penser que l’ouverture du code magique international avait été une grave erreur.

C’était le week-end. Et, comme à chaque fois, la galloise quittait l’école pour rejoindre son frère Emmanuel qui avait emménagé non loin du quartier moldu. L’adolescente avait déjà visité son appartement. Assez soft, elle y avait rencontré un ou deux objets moldus surprenants dont Manu avait fait acquisition. Ces engins moldus la fascinaient toujours autant. Elle se demandait toujours à quoi pouvaient bien servir certains. Billy n’avait encore jamais eu l’occasion de tout lui enseigner sur son monde et elle n’avait encore jamais posé la question à son frère.

Une main dans la poche de son jeans, elle tâtonna d’une main peu assurée le morceau de papier sur lequel Emmanuel avait griffonné son adresse. Elle visionnait le lieu mais était incapable de se rappeler l’itinéraire exact pour s’y rendre. En plus, le froid environnant ne l’aidait pas.
On était au mois de Décembre. Ethel, qui avait passé ses BUSES, l’année précédente était donc tranquille pour cette année. Cependant, ses fonctions de Préfète-En-Chef l’occupaient assez pour qu’elle n’ait pas le temps de s’ennuyer.

Cela devait bien faire une bonne demi-heure qu’elle marchait dans le froid. Le mordant de l’hiver commençait à lui faire regretter la douce chaleur du feu de la salle commune des griffons. Elle resserra son écharpe, attrapant quelques mèches de ses cheveux qui s’étaient retrouvés prisonniers de l’étoffe rouge et or. Ses lèvres devenaient de plus en plus sèches. Et, faire appel à la magie n’était une chose très recommandée dans le monde moldu. Surtout quand on avait encore la marque au-dessus de sa tête. La meilleure solution serait donc de trouver quelque chose de chaud à boire. Mais, elle ne connaissait pas bien les environs et n’avait pas prévu d’argent moldu sur elle.

Elle continua son avancée. D’ici une à deux rues, elle déboucherait bientôt sur Picadilly Circus et ses étonnantes affiches publicitaires qui ne bougeaient pas. Quand Manu lui en avait parlé, elle ne l’avait pas cru. Aussi, quand elle se retrouva devant une immense pancarte scintillante dont les grosses lettres semblaient clignoter, elle sursauta. Cela lui était peu familier. Et ce qui lui était peu familier lui faisait peur. Elle recula sur ses pas, fixant les étranges affiches et se cogna contre une lourde machine qui manifesta son mécontentement dans un roulement mécanique.

Elle se retourna. L’étrange machine, recouverte d’une publicité pour « Coca Cola » renfermait des bouteilles de toutes sortes. Des boissons moldus qui n’avaient sans doute rien à voir avec la bièraubeurre qu’Ethel avait l’habitude de boire. Seulement, elle avait soif. Très soif même. Elle tâtonna le fond de ses poches pour en sortir une pièce de monnaie moldu, qu’elle avait sans doute ramassé sur le chemin pendant qu’elle avançait,  et la glissa dans la fente.

La machine gronda, faisant s’éveiller le mécanisme à roulements. Les ressorts firent bouger une sorte de bras mécanique qui sélectionnèrent la boisson qu’avait sélectionné la jeune fille. La cannette fut ensuite projetée dans une longue course vers le bas de la machine, mais s’arrêta net.


« Ah non ! Je t’interdis de faire ça ! Tu me rends ma pièce ! »

Elle observa la machine. La fente pour récupérer les produits semblait assez large pour y passer la main. Peut-être pas un bras. Mais bon, en bonne gryffondor qu’elle était, elle ne se laisserait certainement pas faire par une machine moldu, Merlin ! Un bon Accio aurait certainement été efficace. Mais, ce n’était pas une bonne idée. Vraiment pas une bonne idée. Restait plus qu’à y passer la main.

Elle s’accroupit sur le sol, afin de gagner un peu plus en espace pour introduire sa main dans la fente. Elle remua les doigts. La cannette ne semblait pas loin. Elle la touchait du bout des doigts. Mais, elle ne pouvait pas encore l’attraper. Peut-être en glissant un peu plus la main …

Elle poussa son membre dans la machine. L’emplacement était étroit. Très étroit. Elle attrapa enfin la canette et tenta de l’extraire du distributeur.

Mais, sa main resta coincée.


« Ah non, non, non, non, non, non, non ! Ah non ! »

Elle redoubla d’effort, mais rien.

Ne pas paniquer. Ne surtout pas paniquer.

Ne pas sortir sa baguette non plus. Sauf, en cas d’extrème urgence. Mais, était-ce vraiment un cas d’urgence ?

Que sortirait-elle comme excuse à Mc Go ?

« Excusez-moi mais j’ai attaquée, je voulais me défendre ?! »

Non … Vraiment pas bonne idée … Sinon, ça sentirait mauvais pour son insigne.
Bon. Il ne restait plus qu’à appeler au secours.


« Euh … Quelqu’un ? A l’aide ? S’cusez-moi ?! »
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MessageSujet: Re: Le soulèvement des machines [PV Caïn]   Mer 31 Juil - 15:35:52

Décembre à Londres. Le froid, la neige, le verglas. Mais aussi les décorations de Noël, des sapins dans chaque boutique, quelques père Noël en plastiques qui étaient suspendus à certaines fenêtres. Et surtout, SURTOUT, des centaines de personnes qui se précipitaient dans les boutiques afin de finaliser au plus vite leurs achats de Noël. Une vraie course contre la montre.
Caïn sortait d'un célèbre magasin  sur la façade duquel on pouvait voir une immense pomme blanche. Quand la moitié de vos amis ignorent parfaitement que vous êtes dotés de pouvoirs magiques, vous êtes bien obligés de vous contenter des enseignes moldues pour les gâter. Le jeune sorcier posa ses un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept sacs remplis de paquets cadeaux, histoire de bien refermer son caban, et de resserrer son écharpe. Il serait souhaitable de réussir à rentrer à la maison avant d'être victime d'une hypothermie. L'achat des cadeaux de Noël à Londres ressemblait plus à un parcours du combattant qu'à un moment de détente. Le serpentard repris tous ses sacs, et avec une maîtrise et une technique qui en disait long sur ses après-midi shopping avec sa meilleure amie fashion addict, Sheena, il repris son chemin en direction d'un dernier magasin à dévaliser. Evidemment avec autant de sacs pendus aux bras, traverser la foule infernale qui remplissait Picadilly Circus relevait de l'impossible.


Mais l'instinct de survie est toujours le plus fort, et à force de détermination (de coups de coude et de passages en force), il réussit à atteindre l'autre côté de la place. Sur ce trottoir l'air était plus respirable, et la foule moins dense, pour son plus grand bonheur. Pourquoi avait il dit à Dorothy que non, il tenait à le faire lui même, qu'il ne voulait pas la déranger pour ça, qu'après tout c'était ses amis, et que donc c'était normal que ce soit lui qui aille acheter les cadeau qu'il souhaitait leur faire. A présent, avec ses pieds qui lui faisaient mal, sa gorges qui le brulait à cause du froid glacial, sans parler de ses bras qu'il ne sentait plus depuis le troisième magasin qu'il avait fait, il avait juste envie de se jeter sur la route. A ce moment là, il se sentait aussi épuisé qu'un alpiniste qui viendrait de terminer l'ascension du Mont-Blanc, seul. Caïn décida donc de ralentir le rythme, après tout il lui restait une bonne heure avant la fermeture des magasins. Il avait à peine soufflé deux minutes qu'une sonnerie se fit entendre, d'abord presque inaudible, puis de plus en plus puissante. Et merde!  Il fallait que quelqu'un l'appelle juste maintenant, alors qu'il avait les bras chargés de sacs ! N'osant pas poser ses paquets de peur qu'un des nombreux pickpockets qui rodaient dans la foule ne les prenne, il essaya d'attraper son portable, ses mouvements étant plus que limités par la charge que supportaient ses bras. Au bout de quelques instants il y parvint, et approcha son portable de son oreille.

-Allo papa?

-Salut fiston ! Comment tu vas ?

-ça...ça va et toi ?...Ecoute je peux pas trop te parler là j'ai les bras...

-Dis tu es toujours en ville ?

-Oui pourquoi ? T'as fini ta journée ?

-Oh que non ! J'ai une video-conférence avec des investisseurs de Tokyo dans moins d'un quart d'heure !

-Bon ok je dirais à Dorothy que tu rentreras tard et que t'auras déjà mangé donc ce n'est pas la peine de te préparer un dinner gargantuesque pour ton retour. Dis, faut vraiment que je te laisse là, je dois encore passer chez..

-Attends attends ! J'ai déjà prévenu Dorothy, c'est elle qui m'a dit que tu étais en ville. Je voulais lui demander d'aller chercher ma commande chez les froggies, mais puisque t'y es ça serait bien que t'y ailles, ils se prennent des vacances cette année, et c'est ce soir ou jamais pour ma commande ! Je te revaudrais ça fiston, je dois y aller là, à demain !

-Mais !..


Caïn n'eut pas le temps de commencer à protester que son paternel avait déjà raccroché. Cette fameuse commande était une caisse remplie de vins rarissimes et extrèmement chers. Dans sa tête, le jeune homme fit le tracé du chemin à faire depuis l'endroit où il se trouvait pour atteindre le magasin de vin tenu par deux œnologues français. Il en avait au moins pour une demi heure de marche, toujours avec les sacs. Penser au poids de la caisse de vin qui s'ajouterait bientôt à ses achats lui donna tout simplement envie de pleurer. C'est donc avec toute la mauvaise volonté du monde qu'il prit la direction de ladite boutique. En voulant dépasser une vieille dame qui allait trop lentement à son goût, il manqua de trébucher sur quelqu'un qui était agenouillé là, au milieu du trottoir, devant un distributeur automatique, comme s'il n'y avait pas déjà assez de monde sur les trottoirs. Il s'arreta net et fusilla la personne du regard, celle ci était manifestement en train d'essayer de récupéré son dû, coincé dans la machine. C'est lorsque cette personne releva la tête qu'il la reconnu.

-Euh … Quelqu’un ? A l’aide ? S’cusez-moi ?!

Le sorcier regarda sa camarade de Poudlard avec des yeux ronds. Il était à la fois surpris de la voir ici, dans le Londres moldu, et aussi très content de trouver une tête connue, qui avec un peu de charme et d'insistance, voudra peut être bien l'aider à porter ses sacs.

-Ethel ? Mais qu'est ce que tu fais ici ?

Tout sourire le serpentard regardait la lionne, qui restait accroupie. Il ne compris pas de suite que la préfète avait un problème avec le distributeur automatique. Ce n'est qu'après avoir remarqué que la jeune fille avait le bras dans la machine depuis un moment etonament long qu'il tilta enfin. Caïn n'était pas du tout le genre de garçon à se moquer des gens. Il était poli, bien élevé, et très généreux envers ses amis. Mais voir ainsi une des préfètes de Poudlard, perdue en plein centre de Londres, le bras coincé dans un distributeur, ceci ajouté au froid, au vent, et à la fatigue, ce qui devait arriver arriva, et le vert et argent partit dans un fou rire irresistible. Il riait tellement que ses côtes lui faisaient mal. Mais au moins il avait oublié le froid et la douleur du poids des sacs sur ses bras. Il n'arrivait pas à s'arreter, et lorsqu'enfin son fou rire se calma, il était à bout de souffle. Il essuya ses larmes en riant doucement. Puis il s'accroupie près de la rouge et or.

-Franchement, je pensais que c'était possible que dans les films ce genre de trucs.

Manifestement, la sorcière n'était pas une habituée du monde des moldus et de leurs étranges machines. Aussi le jeune homme regarda le distributeur avec serieux, détaillant des yeux l'endroit où la main de la préfète était coincée. Puis, tournant la tête vers la jeune fille, il posa sur elle un regard empli de toute la gravité du monde.

-Ethel...je suis désolé mais là...va falloir couper.….Je sais je sais c'es terrible, mais c'est les machines moldues que veux tu, là on a plus le choix.
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MessageSujet: Re: Le soulèvement des machines [PV Caïn]   Mer 31 Juil - 16:14:39

Bon, résumons la situation.

Ethel était misérablement coincée dans le distributeur de boissons moldu, visiblement jusqu’au coude. Au moins, elle avait de la chance. Ce truc n’était pas magique. Il ne risquait pas de lui avaler le bras. Enfin … Ca elle en était moins sûre.

Au moins, personne de Poudlard n’était dans le coin pour l’apercevoir dans une situation aussi désastreuse. Il ne manquerait plus qu’elle tombe sur Bluenn ou n’importe quel élève de Serpentard avec qui elle pouvait avoir des différends. Fort heureusement, ceux-ci n’étaient pas nombreux.


« Ethel ? Mais qu'est-ce que tu fais ici ? »[/color]

Une voix qui n’était pas inconnue à la jeune préfète parvint jusqu’à ses oreilles.

Toujours accroupie sur le sol, elle tenta de se tourner dans la direction de la voix qui s’était adressée à elle.

Caïn Mayfair. Elève de septième année à Serpentard, si sa mémoire ne lui faisait pas défaut. Elle se souvenait qu’ils partageaient les mêmes cours, excepté les cours de vol puisqu’elle en était dispensée. Un élève avec qui, visiblement, elle n’avait jamais eu un seul différent.

On lui connaissait peu d’ennuis avec les Serpentard. Ethel était plutôt connue pour s’entendre avec toutes maisons confondues.

Elle se demandait donc quelle pourrait donc être la réaction du vert et argent à la voir dans une situation pareille. Les verts étaient plutôt connus comme étant des gens moqueurs.

Et Caïn ne faillit pas à la réputation de sa maison.


« Franchement, je pensais que c'était possible que dans les films ce genre de trucs ».

Redressant son visage vers lui, la galloise lui fit une grimace dont elle seule avait le secret.
Se laisser démonter, elle ? Ca non !


« C’est ça ! Moque-toi ! »

Elle tenta tant bien que mal d’extirper son bras mais son coude ne voulait pas bouger d’avantage.

Et Caïn d’ajouter à la situation, sur un ton léger :


« Ethel...je suis désolé mais là...va falloir couper .…. Je sais je sais c'est terrible, mais c'est les machines moldues que veux-tu, là on a plus le choix ».

Il voulait quoi ? Qu’elle ait peur ? Ben ouais, elle flippait. Elle flippait de se faire attraper en plein Londres moldu si elle venait à utiliser sa baguette.

Au moins, la magie l’aurait aidée depuis longtemps. Mais, le règlement, blablabla, elle connaissait la chanson.


« Tu m’touches Mayfair, je te signale qu’il me restera l’autre bras pour te régler ton compte ! »

Oh ! Ses paroles n’étaient pas bien méchantes. Elle-même ne croyait pas une seule seconde à ce qu’elle disait. Elle n’avait pas l’intention de faire le moindre mal à Caïn. D’autant plus que le jeune homme était plus âgé qu’elle et donc, certainement plus fort physiquement. Elle ne donnait pas cher de sa peau si elle en venait à se battre, à la moldu, avec lui.

« Par contre, si tu m’aides, je pourrai peut-être couvrir tes arrières s’il t’arrive un truc à Poudlard … »

User de corruption ? Ethel ? Noooon ! Mais qu’allez-vous vous imaginer là, voyons !

Non. Disons plutôt, que marchander était peut-être une alternative plus agréable à l’énervement.
D’autant plus que s’énerver semblait coincer un peu plus Ethel.

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MessageSujet: Re: Le soulèvement des machines [PV Caïn]   Mer 31 Juil - 17:42:58

Autour des deux poudlarien, les gens continuaient de passer. Certains ne se privaient d'ailleurs pas pour leur adresser des reproches bien sentis, lorsqu'ils manquaient de se prendre trébucher sur l'un ou sur l'autre. Caïn regardait la préfète avec un air amusé. Il sentait qu'elle commençait à paniquer. Comme toute personne normale paniquerai si elle se retrouvait le bras coincé dans un distributeur automatique de boissons. Sauf qu'Ethel n'était pas une personne tout à fait normale, c'était une gryffondor. Aussi sa première réaction envers le serpentard fut celle que tout autre condisciple de sa maison aurait eu envers un disciple de Salazar.

« Tu m’touches Mayfair, je te signale qu’il me restera l’autre bras pour te régler ton compte ! »

Le jeune sorcier sourit. Elle ne le connaissait presque pas, et déjà elle le menaçait. Cette aggressivité amusait le vert et argent, qui n'avait pas vraiment l'habitude de cotoyer des filles avec un caractère aussi affirmé...exception faite de sa mère bien entendue. Mais personne ne pouvait être aussi tyrannique que Mona.

« Par contre, si tu m’aides, je pourrai peut-être couvrir tes arrières s’il t’arrive un truc à Poudlard … »

Le serpentard leva les yeux au ciel. Voilà qu'elle utilisait la corruption à présent! Mais bon, son deal ne l'interressait pas vraiment. Le jeune Mayfair n'avait jamais eu de problème d'ordre disciplinaire à Poudlard, et il ne comptait pas changer sa conduite exemplaire pour sa dernière année dans l'école de sorcellerie. Il se releva et posa ses sacs à côté de la machine, histoire de pouvoir les surveiller du coin de l'oeil. Si il calculait bien, il avait dépensé au moins... il préférait ne pas y penser. Cela risquerait d'éveiller de mauvaises intentions chez certains.

-Bon, généralement ces foutues machines ne comprennent que la manière forte. Donc je vais la secouer un peu pendant que toi t'essaieras de tirer ton bras hors de là, ok ?

Le vert et argent pris une inspiration glacée, puis commença à secouer le distributeur d'avant en arrière, le tout dans un bruit à reveiller les morts. Cette cacophonie avait au moins le mérite d'éloigner les passant, qui traversaient derrière eux en les regardant d'un air un peu intrigué. Il continua ainsi à malmener l'engin pendant quelques minutes.

-Allez vas y tire Ethel!
..bordel tu vas la cracher sa main oui ?!


Ses paroles furent entendues par le ciel. Un leger claquement se fit entendre, et le serpentard jeta un coup d'oeil à sa camarade. Cette dernière avait retrouvé son deuxième bras en totalité. Il s'accouda nonchalamment sur la machine, en souriant à la préfète des rouge et or.

-Beh voilà, y avait aucune raison de paniquer tu vois.

Son sourire de vainqueur laissa place à une moue interrogative. La machine faisait un drole de bruit. Tout d'un coup un «bang»sonore annonça l'arrivée d'une cannette, qui apparue devant les deux sorciers, au même endroit où la gryffone avait son bras coincé quelques instants auparavant. Cela aurait pu s'arrêter là. Le bras était libéré et en plus la canette était venue! C'était bientôt Noël et tout le monde était content! Sauf que...sauf qu'une autre canette vint rejoindre la première, puis une autre...puis encore une autre..
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MessageSujet: Re: Le soulèvement des machines [PV Caïn]   Mer 31 Juil - 19:11:42

Autour des deux adolescents, les passants devaient faire des acrobaties pour les enjamber sans se casser la figure à leur tour. Imaginez le comique de la situation …

Surtout que, rappelons-le, Ethel était loin d’être maladroite d’ordinaire. Pas très douée sur un balai à cause de ses vertiges certes, mais une fois en selle, elle se révélait une excellente poursuiveuse.

Ces explications devraient donc vous permettre de conclure alors que, si Ethel s’était retrouvée dans cette situation c’était juste la faute à pas de chance. Ou bien, vu les circonstances, la faute à ces fichues technologies moldues.

Non mais sérieux, elle n’avait rien contre l’art des moldus, loin de là. Mais, avouez qu’il fallait être tordu pour imaginer une machine qui vous happait le bras dès qu’elle en avait l’occasion. Et après, on osait dire que les dragons étaient dangereux …

D’ailleurs, Caïn semblait d’accord avec elle sur le fait que ces machines semblaient être assez têtues.


« Bon, généralement ces foutues machines ne comprennent que la manière forte. Donc je vais la secouer un peu pendant que toi t'essaieras de tirer ton bras hors de là, ok ? »

Attendez … Il venait de dire quoi le Serpentard là ? Il allait secouer la machine pendant qu’elle essaierait de sortir son bras de là ?

Mouais … Encore fallait-il qu’il ait assez de force pour exercer, ne serait-ce qu’une légère pression sur le distributeur pour qu’il bouge d’un poil.

De toute façon, il ne laissa pas beaucoup de choix à la galloise.

Il vint se placer contre la machine, s’appuyant contre et commença à la pousser en criant :


« Allez vas-y tire Ethel! ... Bordel tu vas la cracher sa main oui ?! »

Oh Hé ça va ! Elle n’était pas sourde la galloise ! A moins qu’il ne s’adresse uniquement qu’à la machine ?!
La cadette Perks tenta d’extirper son bras de la machine. Elle tira son bras de toutes ses forces, pendant que Caïn poussait l’appareil contre le mur. Elle se redressa un peu afin que ses jambes aient pris un appui assez suffisant sur la machine pour l’aider à s’extirper du mieux qu’elle le pouvait.

Elle tira, tira et tira encore avant d’être extirper à grande force de la machine et expulsée sur les fesses contre le sol gelé.


« Aïeuh ! »

Caïn, fier de lui, la regardait.

« Beh voilà, y avait aucune raison de paniquer tu vois ».

Ouais, bon, il en avait de bonnes lui. Ce n’était pas lui qui s’était retrouvé coincé dans un truc pareil.

Blessée dans son ego de lionne, elle n’eut d’autre réflexe que de lui tirer la langue avant de lui répondre :


« Ouais ben j’aurais voulu t’y voir ! »

La machine ne leur laissa qu’un court répit. Les assauts de Caïn lui faisaient maintenant faire de drôles de bruits, peu rassurants. Tout d'un coup, dans un «bang» sonore, une cannette atterit à leurs pieds.

Il aurait pu s’agir là d’une belle victoire si, tout à coup, d’autres cannettes ne s’étaient pas invitées à leur petite fête improvisée.

Une première cannette, puis une autre et encore une autre, suivi d’une dizaine supplémentaires s’échappèrent de la machine comme une volée de hiboux en furie.

Par réflexe, Ethel appuya sur la nuque de Caïn pour le forcer à se baisser avant de se baisser à son tour.


« M**** ! Baisse-toi ! »

Une cannette manqua son visage de peu. On se serait cru sur un terrain de Quidditch. Mais, Ethel n’était pas vraiment fan de Quidd ….
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MessageSujet: Re: Le soulèvement des machines [PV Caïn]   

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