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 Elendil ROMAN
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MessageSujet: Elendil ROMAN   Dim 14 Juil - 17:18:41


  • Nom: ROMAN 
  • Prénom: Elendil 
  • Âge en HJ: 26 ans
  • Âge du personnage : 35 ans
  • Statut de sang de votre personnage : Sorcier Simple
  • Poste souhaité : Auror
  • Comment avez-vous connu le forum ? J'y suis déjà Cool 

1997 : fin de la Guerre.

Hector, ils sont par là, chuchota Elendil à son compagnon d'armes. Dans cette grotte !

Cela faisait des jours que les deux Aurors étaient à la recherche de plusieurs Mangemorts en fuite. Le Seigneur des Ténèbres avait péri quelques jours plus tôt, mais pour eux et pour tous leurs autres collègues, aucune chance de faire la fête comme la plupart des sorciers. Le travail n'était pas complètement terminé, et encore des dizaines de sorciers de l'autre camp étaient en fuite. Il s'agissait de les rattraper et de les mettre hors d'état de nuire.
Hector et Elendil se connaissaient depuis déjà trois ans. Nombre de leurs missions en tant qu'Auror avaient été une franche réussite, et ils formaient un duo exceptionnel en matière de lutte contre les forces adverses. 
Ils étaient une fois de plus côte à côte, traquant sans relâche les ultimes partisans de Lord Voldemort. Ils se trouvaient au Nord du Royaume Uni, dans les îles Orcades. D'après les renseignements, plusieurs Mangemorts y avaient trouvé refuge. Il n'y avait pas d'autre option : il fallait les retrouver et les envoyer tout droit à Azkaban.


Nox, s'exclamèrent les deux compères tout en se dirigeant le plus discrètement possible vers la grotte en question.
Ils pénétrèrent doucement, alerte au moindre sortilège qui aurait pu être lancé pour éviter tout intrus.  


Salveo Maleficia, lança Hector pour les protéger des maléfices.

Ils avançaient difficilement à travers le tunnel étroit, produisant des efforts surhumains pour faire le moins de bruit possible. Irrémédiablement des sorciers étaient venus ici, Elendil le ressentait. Cet endroit était infesté de magie noire, des carcasses de chauve souris étaient répandues sur le sol, des traces sur la roche prouvaient que des maléfices avaient été lancés ici même. Le sorcier regardait son ami devant lui, et un mauvais pressentiment naquit en lui. Cela faisait des jours qu'ils marchaient sans relâche, évitant au maximum de transplaner pour ne pas se faire repérer. La guerre avait elle aussi laissé des séquelles. Ils s'en trouvaient tous amaigris, plus faibles. Ce qui faisait le plus peur à Roman à ce moment précis était l'enjeu personnel d'Hector dans cette quête : l'un des Mangemorts qu'il recherchait était responsable de la mort de beaucoup de personnes, dont la femme de ce dernier. Elendil avait tout fait pour dissuader son collègue de l'accompagner, allant même jusqu'à prévenir les hautes instances du Ministère mais les élus étaient trop débordé pour se rendre compte de la gravité de la situation et pour prendre une quelconque décision.
Ils continuèrent ainsi à avancer, s’égratignant les trois quart du corps contre les parois, leurs mains ensanglantées par la roche. Enfin, ils arrivèrent aux portes d'une large pièce. Il y avait un bassin en bas, entouré de stalagmites de pierre. Levant leur baguette, prêts à attaquer ou à se défendre, ils remarquèrent tous deux une ombre sur le sol un peu plus loin. C'était un corps humain, il paraissait sans vie. Elendil lança alors :


N'avance pas, c'est sans doute un piège !

Mais déjà une lueur de lumière projetée par la baguette d'Hector leur avait permis d'identifier la personne sur le sol. C'était Dan Curtis, l'un des Aurors lui aussi en recherche des derniers Mangemorts. En un instant, ce que redoutait le plus Elendil se produisit. Hector, déjà bien affecté par la perte d'un être cher, perdit toute notion de la réalité et du danger, et s'avança imprudemment vers le corps. L'Auror aguerri leva alors sa baguette mais il était déjà trop tard. Plusieurs Mangemorts, eux aussi amaigris mais dont les yeux n'avaient pas perdus leur macabre éclat, entrèrent alors dans la salle par de minces conduits semblables à celui par lequel les deux collègues étaient arrivés.

Expelliarmus ! tenta Roman, mais leurs ennemis avaient été plus rapides et avaient évité le sort.

Déjà des sortilèges de mort fusaient de toutes part, et la grotte en était toute illuminée de vert. Très vite Elendil riposta et atteignit deux de ses adversaires qui tombèrent sur le coup. Il n'en restait plus qu'un. Mais c'était le plus redoutable et le plus machiavélique de tous : celui qui avait tué la femme d'Hector. Ce dernier était d'ailleurs en plein combat contre lui, utilisant toutes ses forces dans la bataille. Il transplana à ses côtés pour lui prêter main forte, mais un instant d'inattention lui fut fatal :

Endoloris ! s'écria le mage noir à son encontre.

Une douleur horrible s'empara de son corps. Il se tordait de douleur au sol. Des gouttes de sueur perlaient sur son visage, il n'arrivait pas à s'extraire de ce sortilège. Il y serait peut être arrivé en temps normal, mais la fatigue se faisait sentir et il n'était pas à cent pour cent de ses capacités. Le mal s'emparait de lui, c'était comme si des millions d'aiguilles venaient lui transpercer les membres et le visage.
Puis tout à coup plus rien. Etait-il mort de douleur ? S'en était il allé vers un autre chemin de paix ?
Une lumière aveuglante le rappela alors à la raison : non, il était toujours vivant. Il ouvrit difficilement les paupières et voulut crier devant la scène qui se dressait devant lui. Mais aucun son ne sortit de sa bouche. Le Mangemort était étendu devant lui, les yeux grands ouverts, déjà dans l'au delà. Son ami, quant à lui était assis dos à l'une des parois, et très vite une mare de sang s'étala autour de lui. Un voile imperceptible était en train d'apparaitre dans les yeux d'Hector Abrahms. Elendil s'avança près de lui dans un ultime effort et lui prit la main. Des larmes coulaient déjà dans ses yeux, c'était d'ailleurs la première fois.


Hector, je t'en pris, Hector, tiens bon. Je t'emmène immédiatement à Sainte Mangouste. Nous allons transplaner. J'ai encore quelques potions dans ma besace pour t'aider à tenir le temps d'arriver. Je t'en supplie.

Les plaies étaient béantes. L'une d'elle était très profonde et le sang continuait de couler à flot, vidant petit à petit l'Auror de ses dernières forces. Il n'arrivait plus à dire un mot, et ses yeux perdaient de leur éclat. Elendil vivait la fin de l'un de ses plus fidèles amis et collègues, et ne pouvait y croire. Pas maintenant que le Seigneur des Ténèbres s'en était allé. Pourquoi devrait il lui s'en sortir ? Il ne pouvait y croire. Les derniers instants d'Hector furent pénibles, il toussait et crachait le peu de sang qu'il lui restait, et puis ce fut la fin : il s'éteignit dans les bras de Roman, seul au milieu de cette scène atroce. Il hurla alors à en perdre la voix et la raison. Personne ne sait comment il réussit à réunir un peu de courage pour ramener le corps inanimé à Londres...


2000, à Londres.

Comme à son habitude depuis trois ans, Elendil Roman, trente cinq ans, errait à travers les rues de Londres, vagabondant entre le Chemin de Traverse et l'Allée des Embrumes. Suite à la mort d'Hector Abrahms, il avait décidé de quitter ses fonctions d'Auror, au grand regret de ses collègues et du Ministère en pleine reconstruction. Mais c'était au dessus de ses forces. Son ami était mort en le sauvant. Trois ans après le drame, il faisait encore des cauchemars de cette scène lors de cette nuit macabre et sanglante. Il vivait aujourd'hui de la somme perçue comme récompense pour acte de bravoure lors de son départ, ainsi que sur l'héritage de son père. Mais il dilapidait son argent.
Bel homme, il faisait des ravages auprès de la gente féminine, et ne revenait que rarement seul chez lui. Mais aucune d'elle n'avait eu les faveurs de son cœur. Il était aigri et froid, souriant rarement. C'était ce qui plaisait aux femmes au premier abord : brun, ténébreux, mal rasé, assez grand et possédant une ossature athlétique de nature. Mais son corps était une chose, son âme en était une autre. Personne ne savait quelle personne se cachait au fond de lui. Très mystérieux, il n'avait pas d'ami et préférait des relations ponctuelles et charnelles plutôt qu'une amitié sincère ou un amour profond. Le seul être qui partagé son quotidien était son animal : son chien Junk. Fidèle à son maitre, il le suivait partout où il allait, et son regard était plein d'adoration. Il avait été le chien d'Hector, et Elendil l'avait recueilli après la mort de son maitre. 

Ce soir là, le sorcier était rentré chez lui, ne souhaitant la compagnie d'aucune femme pour la prochaine nuit. Sa maison était située sur une petite colline au Nord de Londres. Il jouissait d'une grande propriété et d'un jardin immense qu'il entretenait auparavant avec soin. Sa demeure était ancestrale, cinq des générations précédentes y avaient vécu. Il y régnait aujourd'hui une atmosphère assez sombre, mystérieuse et même mystique, semblable à son seul occupant. Les plafonds étaient très hauts et sur les murs on pouvait voir pas mal d'oeuvres moldues. En effet, il était depuis toujours un grand passionné de l'art non sorcier. Les œuvres de grands peintres ou des plus illustres écrivains le transcendaient. Il pouvait passer des heures dans sa bibliothèque ou bien dans son salon, admirant le travail des plus grands artistes moldus de l'époque.
Repu après un petit diner composé des restes de celui de la veille concocté par une jeune et jolie demoiselle qui avait, comme beaucoup d'autres, cru pouvoir posséder le cœur du ténébreux brun, mais qui était repartie bredouille le matin même après s'être vue volée une nuit, son âme et son cœur, il partit s'allonger sur son lit et s'endormit. Il eut une nouvelle fois le sommeil agité, et rongé par le remord de ne pas avoir péri à la place de feu son ami, en était même venu à s'infliger des dommages corporels, en se brulant les doigts.
Après avoir finalement sombré, il fut brutalement réveillé par un bruit étrange provenant du salon.
Junk hurlait à la mort, d'un cri inhabituel. N'ayant pas perdu ses réflexes d'Auror, il saisit sa baguette, et descendit discrètement par les escaliers, suivant les bruits.
Il entendit alors des crépitements dans la cheminée. Junk était devant, les babines retroussées laissant apparaître ses canines pointues, un filet de bave coulant par terre.


Elendil, c'est moi, Garrett. Je suis dans la cheminée, dépêche toi de venir me voir.

Garrett ! Mais enfin, qu'est ce que tu viens foutre ici ? lui lança l'ancien Auror, aggressif.

Eh ben ! On m'avait dit que tu étais méconnaissable et je confirme ! Regarde moi l'état dans lequel tu es !, se mit à lui répondre l'invité en riant.

Bon Garrett, j'ai pas que ça à foutre, tu squattes ma cheminée et puis tu m'emmerdes avec ta condescendance. Que me vaut ta présence ? 

Puisque tu as perdu tes bonnes manières, Sir Roman, je vais être bref. Le Ministère m'envoie ici pour te demander de reprendre du service. La Guerre est terminée certes, mais le mal est toujours là, sous une autre forme peut être, mais nous avons besoin de forces pour lutter. As tu déjà entendu parler de la Mafia qui règne aujourd'hui sur notre monde? Ecoute je ne peux pas t'en dire plus pour le moment. Tu devrais venir au Ministère cet après-midi. 

Et avant même qu'il ait eu le temps de rétorquer que ça ne l'intéressait pas et que Garrett perdait son temps, ce dernier disparut. Il avait prévu le coup. Il connaissait Elendil depuis longtemps, et bien qu'il ait changé en trois ans, la curiosité faisait toujours partie de lui. En laissant planer le doute, il avait éveillé en lui un sentiment qu'il n'avait pas ressenti depuis longtemps. Tout d'abord en colère, Roman tourna les talons et partit s'isoler dans le jardin, respirer l'air frais. Il resta ainsi à errer dans ses pensées, tournant et retournant le problème dans sa tête. Il avait quitté ses fonctions trois ans plus tôt, et s'était promis qu'il ne reprendrait pas les armes. Mais il s'était lui aussi perdu, son âme était restée aux côtés de son défunt ami. Ce dernier n'aurait sans doute pas souhaité un avenir d'ivrogne et briseur de cœur errant. Il se rappelait leurs déjeuners dans la petite propriété d'Hector, où Jenny, la femme de ce dernier, s'amusait toujours à le taquiner. Elle lui disait qu'il était un tombeur, un artiste, un homme comme il n'en existait plus ; qu'il faisait partie de ces personnes sur lesquelles on se retourne dans la rue, parce qu'ils sont beaux et mystérieux. Où était donc passé cet homme qui plaisantait, riait de bon cœur et qui croquait la vie à pleines dents ? 

*Il ne reviendra peut être pas, mais pourquoi pas essayer...*

Qu'en penses tu Junk ?

Il lui sembla que l'animal sourit... Sa décision était prise. Il dirait oui. Ca ne serait peut être pas facile, il était éloigné depuis si longtemps de la communauté sorcière et du Ministère. Mais il était jeune, et une étincelle d'espoir jaillit en lui, illuminant son cœur froid pour la première fois depuis trois ans...
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  • Aïlin Bower
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MessageSujet: Re: Elendil ROMAN   Dim 14 Juil - 17:46:57

Parfait ! Very Happy Validé, of course ! cheers

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