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 Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]
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  • Aïlin Bower
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MessageSujet: Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]   Ven 12 Juil - 15:33:22

Aïlin, Jenny et Erycius se tenaient dans la vaste salle poussiéreuse, derrière la non moins imposante salle à manger du Manoir. La vieille cuisinière triturait le tablier qu'elle revêtait par-dessus sa robe de sorcière, l'air découragé, tandis que le majordome, lui, demeurait aussi stoïque qu'à son habitude. 
Tout était poussière, dans cette pièce. On y respirait un air âcre, chargé de pourriture et de particules piquant le nez. Tous regardaient les fenêtres brunes de la crasse accumulée, le lustre cousu de toiles d'araignée et le carrelage gris, dont l'éclat d'antan s'était terni depuis longtemps.


« Je n'ai jamais su quoi faire de cette pièce. » 
Déclara soudain Aïlin, dont la voix se répandit en échos dans la salle pratiquement vide.
« À l'époque de votre père, déjà, cet endroit croulait sous la saleté. » répondit Erycius, de son ton grave et posé. « D'après ce que je sais, l'ancienne salle d'armes ne servait déjà plus du temps de vos grands-parents.
— Je sais, Erycius. »

Aïlin s'avança dans la pièce, et fit le tour de lui-même pour observer chaque mètre carré de l'endroit. L'ancienne salle d'entraînement aux armes, oubliée depuis que les sorciers ne portaient plus l'épée à leur ceinture (soit depuis près de trois cents ans), était dans un état particulièrement déplorable. Il n'y avait plus l'ombre d'une lumière, car même celle d'au-dehors peinait à filtrer à travers les fenêtres. Le jeune homme se demandait comment une pièce aussi grande avait pu être laissée à l'abandon, sans que rien n'ai jamais été fait pour la restaurer. Elle était presque aussi grande que l'était la salle à manger, seulement coupée par la cuisine où travaillait habituellement Jenny.

« J'ai restauré l'intégralité du Manoir, à l'exception de cette pièce.  Mais je crois que j'ai une idée de quoi en faire, à présent. Nous allons organiser une collecte de dons.
— Une... ? commença Jenny, mais Aïlin ne l'entendit même pas.
— Le buffet sera installé dans la salle à manger, quant à cette pièce, elle fera office de salle de bal. Je suis certain qu'après un bon coup de ménage, cette pièce sera idéale pour ce genre d'activité. »

Les deux domestiques s'échangèrent un regard interdit. De toute leur carrière, jamais aucune réception de grande ampleur n'avait été organisée au manoir Bower. Si bien des choses avaient changées depuis qu'Aïlin avait pris la tête de la famille, ils n'avaient, jusqu'alors, jamais eu l'occasion de montrer leur talent pour la cuisine et le service pour de grands comités. 

« Et quel serait le but de cette collecte, Sire ? demanda poliment Erycius, sans se départir de son air neutre.
— Il n'y a rien de mieux pour s'attirer les compliments de la bonne société que de prendre à cœur les sujets brûlants de l'actualité. Les dons seront donc reversés au groupe de recherches contre le Syndrôme de Déficience Magique, récemment formé à l'UMA. J'ai besoin de me laver de la tâche que représente mon frère. Et j'ai besoin de me changer les idées. » 

Déclara Aïlin. Il parlait davantage pour lui-même que pour ses domestiques, à vrai dire, et le fait qu'Erycius commente son idée en le complimentant lui était indifférent. Il n'entendit pas un quart de la phrase qu'avait prononcée son majordome. 
En vérité, cela faisait des jours, voir même des semaines, que l'alchimiste était agité. Il n'était pas rare de le voir tourner en rond dans le salon, ou encore, de l'entendre jouer une mélodie endiablée au piano, faute de pouvoir se concentrer sur ses recherches alchimiques. Ses travaux prenaient du retard, son humeur était complètement sporadique. Il flirtait entre la dépression et la colère, la colère et l'ascétisme. La présence de Torin au manoir n'aidait pas le jeune homme à se reprendre, et tous les efforts qu'il faisait pour vivre normalement malgré cela échouaient lamentablement. Lynn, d'ailleurs, ne l'aidait en rien. Elle était la première à ne pas digérer la situation dans laquelle ils se trouvaient. Quant à sa récente implication dans les activités du Damier, cela était la goutte d'eau. 
L'alchimiste avait, ces jours-ci, souvent fui la demeure pour errer sur le Chemin de Traverse et dans l'Allée des Embrumes, hésitant à se procurer de quoi faire taire sa culpabilité et son désarroi. S'il n'en avait rien fait, il ignorait où il avait trouvé la force pour résister. Tout allait à vaux l'eau dans sa vie, plus rien n'avait de sens. Certains soirs, il aurait voulu mourir. D'autres, il se sentait un inextinguible besoin de vivre, qui le poussait à se réfugier au Laughing Inferi. 
Il avait besoin de trouver une occupation nouvelle, et cette idée de collecte de dons tombait à pique. Elle ferait aussi du bien à Lynn, qui avait elle aussi grand besoin de se changer les idées. 

Aussi Aïlin avait-il décidé de s'attaquer à sa future salle de bal immédiatement. Il avait retroussé les manches de sa chemise, malgré les suppliques de Jenny et d'Erycius, qui lui demandaient de les laisser faire. À ces demandes, l'alchimiste avait répondu qu'il s'était occupé quasiment seul de la restauration du manoir, et que son titre de lord n'allait pas changer l'habitude qu'il avait de mettre la main à la pâte. 
En une semaine, l'endroit avait été métamorphosé. Le lourd lustre central brillait sous l'éclat d'une cinquantaine de bougies soutenues par des bras de cristal, le plafond moulé avait retrouvé ses dorures et son éclat, une fois débarrassé des toiles de la poussière. Le carrelage vieilli avait été remplacé par du marbre, et les panneaux des murs avaient été rafraîchis sous une couche de peinture pourpre liserée de feuilles d'or. Il y avait des porte-manteaux, des poufs, des fauteuils au style baroque pour les invités désireux de se délasser les jambes, et l'on discernait de nouveau les flocons de neige virevoltant au-dehors, à travers les hautes fenêtres. 


Comme Aïlin l'avait parié, la mise à contribution de sa sœur avait été payante. Celle-ci avait largement été distraite par la mise en place de jeux pour les enfants des invités, et avait eu l'idée d'une chasse au trésor qui mènerait chacun des enfants vers un lot de chocolats de chez Honeydukes. Tous deux avaient choisi d'orner l'allée où allaient passer les invités de statues de glace, enchantées pour résister à toutes les intempéries. Lynn avait même tenu à exécuter d'autres sortilèges plus complexes sur certaines d'entre elles, mais Aïlin n'avait aucune idée de ce qu'elle avait préparé. Il l'avait laissé faire, trop heureux de la voir retrouver, l'espace de quelques heures, son goût du travail bien fait et son sourire. Ainsi, un cheval ailé, un griffon et un couple de sorciers, baguettes brandies, surveillaient l'entrée des convives jusqu'aux marches du perron. 
Dans le jardin, une grande tonnelle avait été dressée, sous laquelle nulle neige ni froid ne pénétrait, et où les élèves de Poudlard pouvaient se réunir. Il y avait, là-bas, un buffet dédié aux mineurs, une série de balais volants et un coffre qui demeurait mystérieusement fermé. 
Quelques mètres plus loin voletaient des boules de Noël en verre, dans lesquelles des numéros blancs, semblables à de la neige, flottaient.

Quant au reste du manoir, seuls le vestibule, le salon, la salle à manger où était installé le buffet ainsi que la salle de bal étaient ouverts au public. Le reste de la vieille bâtisse était protégée par des sortilèges anti-intrusion, en particulier le laboratoire au sous-sol, qu'Aïlin avait sécurisé plus que tout autre endroit. 
Du gui poussait au-dessus de l'embrasure de l'arcade menant au salon, à droite de l'entrée, et un haut sapin tentait d'atteindre le plafond, au fond de la salle à manger. À sa cime, une étoile dorée scintillait sous l'éclat des nombreux chandeliers qui illuminaient la pièce. Si les décorations restaient sobres et discrètes, jamais le manoir n'avait été mis en avant de la sorte, de la mémoire d'Aïlin. Devin, lors de ses dernières années, avait laissé l'ancestral demeure dépérir, au même titre que son esprit. Le contraste entre l'époque de son père et celle du fils était saisissant, et Aïlin n'en était pas peu fier. Malgré la fortune qu'il avait dépensé pour mener à bien son projet, c'était presque heureux qu'il attendait l'arrivé des premières personnes qu'il avait convié au manoir. 
La liste était grande, et il se doutait que tous ne viendraient pas. Cependant, il savait pouvoir compter sur Cornelius O. Riordan, qui récupérerait les dons en fin de soirée, sur ses rares amis qu'il avait naturellement invité, et quelques personnalités de qui il pensait avoir l'estime. Du moins, avant ses frasques dans l'allée des Embrumes, celles-là ayant quelque peu compromis sa façade de gentilhomme exemplaire. C'était, d'ailleurs, assez culotté de sa part que de faire un tel acte public de charité alors qu'il venait de faire libérer un criminel de guerre, comme il avait été culotté d'inviter Cornelius et Margaret Bailey à la même soirée. Qu'importait, Aïlin était curieux de voir ce que cela donnerait. Le fait de s'être occupé davantage de cette réception durant l'intégralité du mois de Décembre avait eu l'avantage de lui redonner un peu le goût de la vie, n'était-ce que de façon factice. Voir qui viendrait, comment tous ces gens réunis se comporteraient, quelles rumeurs allaient être chuchotées dans la confidence toute relative d'une soirée était enthousiasmant. Bref, Aïlin était dans l'une de ces journées de « haut », celles qui succédaient aux périodes de morosité extrêmes. 

Paré d'un costume noir et blanc, orné d'un ascot bleu marié à ses boutons de manchettes en aigue-marine, Aïlin s'avança dans le salon et, d'un coup de baguette, ouvrit le coffre enchanté qui allait servir à recueillir la collecte. Il se tourna vers Erycius, et celui-ci lui renvoya un regard sérieux, en bon professionnel.


« Le portail est ouvert ?
— Oui, Monsieur. Les domestiques sont à leur poste et les serveurs ont préparé les cocktails. Ils attendent dans la salle à manger, comme vous l'avez demandé. La chimère de pierre est éveillée, et fait le tour du manoir, pour la sécurité de tous.
— Parfait. Vous pouvez, je crois, ouvrir les portes du manoir et veiller à l'accompagnement des premiers invités, lorsqu'ils arriveront. »

Le sexagénaire inclina rapidement le buste et obtempéra. La lourde porte d'entrée du manoir s'ouvrit, et d'un sort, Aïlin fit s'allumer la musique d'ambiance, qui résonna tout particulièrement dans la salle de bal. Alors, il fit demi-tour et se rendit à la salle à manger, pour en ouvrir les portes-battantes. Juste à ce moment, sa sœur descendait les escaliers centraux, descendant de la mezzanine au rez-de-chaussée. Un sourire ourla les lèvres du lord, et il vint au bas des escaliers pour lui tendre son bras. 

« Je regrette vraiment que Matthew ait refusé de venir, ce soir. Il perd quelque chose, tu es magnifique. Au moins, tu seras rien qu'à moi pour ce soir. »

La flatta-t-il, avant de déposer un baiser sur sa joue. Il était devenu rare qu'Aïlin se comporte de façon aussi charmante avec sa cadette, mais l'absence de Torin et les perspectives de la soirée allégeaient de beaucoup son humeur. 

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  • Lynn Bower
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MessageSujet: Re: Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]   Ven 12 Juil - 17:47:37

Le mois de décembre lui avait paru terriblement long. En réalité, le temps semblait s'être allongé depuis le retour de Torin. Au manoir, chaque nouvelle journée était une épreuve et que ce soit les sautes d'humeur d'Aïlin ou les ronds de jambes hypocrites de Torin, elle supportait de moins en moins être enfermés dans ces murs. Matthew insistait pour qu'elle vienne s'installer chez lui, ou moins qu'elle retourne à son appartement, mais elle n'avait pas encore réussi à s'y résoudre. La décision d'Aïlin ne lui avait pas plu, c'était même un euphémisme, mais il l'avait fait pour eux, pour elle, pour la protéger –encore-. Même si elle n'était pas tous les jours des plus tendres avec lui, ce n'était pas à lui qu'elle en voulait, au fond. C'était à elle. Et la présence de Torin lui rappelait constamment qu'elle était responsable et qu'elle avait fait une erreur. Elle s'écœurait elle-même.

L'idée de réception d'Aïlin avait eu l'air de venir de nulle part et avait surprise tous les membres de la maisonnée. Il avait passé plus d'une semaine à restaurer l'ancienne salle d'arme et avait, petit à petit, essayé d'intégrer Lynn au processus. Si elle s'était montré d'abord réticence, elle avait fini par se prendre au jeu. Ce n'était pas parce qu'elle se sentait misérable qu'il devait en être de même pour leurs futurs invités. La salle de bal était sublime, le grand lustre était une véritable merveille et elle ne pouvait pas nier qu'Aïlin s'était encore une fois surpassé.  Elle s'était surprise quelque fois à sourire et à rire quand ils n'étaient que tous les deux, et cela lui avait manqué. Ce n'était que de brefs instants de complicités, mais cela ne pouvait pas leur faire de mal après ce qu'ils avaient traversé. Lynn s'était totalement investi dans la chasse au trésor pour les enfants ainsi que dans la mise en place de leur petit chapiteau dédié. Elle avait fait les choses en grand pour qu'ils en profitent le plus possible et n'aient pas l'impression d'être mis au placard. Elle espérait sincèrement que tout se passerait bien.

Elle, en revanche, n'avait pas le cœur à la fête. Elle avait passé la veille au soir chez Matthew et leur conversation l'avait bouleversée. Son père avait le SDM…  L'auror était complètement déboussolé et Lynn avait tenté de son mieux de l'apaiser mais il n'allait pas bien et elle l'avait quitté à regret une poignée d'heure avant la réception. Elle se sentait horriblement tiraillée entre ses sentiments et son devoir. Au lieu d'être ici, en train de se préparer, elle aurait dû être auprès de l'homme qu'elle aimait. Elle avait pleuré avec lui et à présent, voilà qu'elle essayait de masquer les vestiges de ses larmes et de se donner bonne mine devant le miroir de sa coiffeuse. C'était ridicule. Il avait besoin d'elle. Mais Matthew lui avait demandé de s'en aller. Il lui avait bien fait comprendre quelques semaines auparavant qu'il ne se sentait pas capable d'affronter le Lord pour l'instant et même avant cette terrible nouvelle il avait été hors de question qu'il assiste au gala de charité. En revanche, jamais il n'avait voulu priver Lynn de cet évènement même si elle ne montrait pas beaucoup d'enthousiasme à cette perspective.

Pourtant, c'était important pour Aïlin, et c'était bien la seule chose qui lui avait tiré une quelconque satisfaction depuis le départ de Clarisse. Elle devait être là, elle devait le soutenir. Comme toujours.

Lynn se prépara machinalement et tandis qu'elle enfilait sa robe, un sourire triste se dessina sur ses lèvres. Elle n'était même pas allée la choisir. Elle était allée dans la boutique de sorcier la plus chic qu'elle avait trouvé –après tout, c'était Aïlin qui payait et elle voulait qu'il en ait pour son argent- et avait laissé la patronne prendre ses mesures. Elle lui avait dit de quelle couleur elle la voulait –bleue pour être assortie à son frère-, demandé une paire de chaussure assortie, et avait payé en demandant à ce que le tout lui soit livré le jour du gala. Elle n'avait pas été curieuse une seule seconde et là alors même qu'elle venait de la déballer et de la mettre, alors que la robe était sublime et lui allait à ravir, elle ne ressentait toujours rien. Que le vide.

Il allait lui falloir monopoliser toutes ses ressources pour garder un visage souriant et avenant ce soir. Au moins, Torin n'était-il pas là. Cela rendrait l'épreuve un peu plus supportable.

Lynn se regarda dans le miroir et s'efforça de faire apparaître un sourire sur ses lèvres. Il lui paru fade et forcé. Elle fit jouer ses doigts comme pour se débarrasser de la nervosité et de l'angoisse qu'elle ressentait –pourtant non liés à la mascarade de ce soir-là- et refit un essai. Voilà qui était mieux. D'ici que les invités arrivent, sa mâchoire serait moins raide et son sourire aurait l'air plus doux et plus sincère. Il fallait espérer qu'elle arriverait à oublier Lord Connor et son fils pour quelques heures. C'était Lord Aïlin qui requérait toute son attention ce soir. Elle respira profondément plusieurs fois et son regard se posa sur le cadran de l'horloge. Il était temps d'y aller. Droite et fière, elle quitta sa chambre pour rejoindre le hall où Aïlin l'attendait. Il était vraiment très élégant et il avait l'air…heureux, ou du moins ce qui se rapprochait le plus du bonheur dont il était actuellement capable, ce qui, même formulé ainsi, était suffisamment rare pour être souligné.
Aïlin a écrit:
« Je regrette vraiment que Matthew ait refusé de venir, ce soir. Il perd quelque chose, tu es magnifique. Au moins, tu seras rien qu'à moi pour ce soir. »
Elle ne lui avait pas dit pour Lord Connor même si elle ignorait pourquoi. Probablement parce qu'elle n'avait pas envie de l'entendre dire qu'il était désolé pour Matthew alors que ce n'était probablement pas le cas. Toujours était-il qu'elle ne lui avait pas précisé les raisons du refus de Matthew et que, comme elle l'avait escompté, il n'avait pas cherché à en savoir plus.

Sa remarque lui arracha tout de même un sourire et elle accueillit son baiser comme un baume au cœur. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas été aussi charmeur. Il avait bien essayé de faire quelques efforts avec l'arrivée de Torin, mais l'entêtement de Lynn ne l'avait pas aidé. Elle était probablement trop dure avec lui. Elle prit le bras qu'il lui proposait et se blottie légèrement contre lui, comme pour se protéger. Mais de quoi au juste ? Aïlin méritait qu'elle fasse de vrais efforts pour paraître amusée et détendue, aussi son sourire se fit plus prononcé et elle répondit :

- Merci. Tu es très élégant, toi aussi. Rien qu'à toi, oui, profites-en, ça ne durera qu'une seule soirée !

Elle le laissa l'escorter jusqu'à la salle de balle et réussi tout de même à s'émerveiller de tout ce qui y avait été fait. La décoration était sublime et rien que le lustre était à couper le souffle:

- Tu as vraiment fait un travail exquis, avec cette pièce. Et avec toute cette réception, d'ailleurs. Félicitation.

Elle s'empara d'une flûte de champagne qu'un serveur lui apportait et profita qu'aucun invité ne soit encore arrivé pour le lever à l'intention de son frère:

- Que cette soirée soit couronnée du succès qu'elle mérite…

Puis elle y trempa les lèvres et en vida le contenu avant de la déposer sur le plateau du serveur et de reprendre le bras du Lord:


- Allons affronter tout ces généreux donateurs…
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  • Nikolaï M. Dmitriev
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MessageSujet: Re: Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]   Sam 13 Juil - 12:36:32

Natalia était encore en train de se préparer. Les trois hommes Dmitriev l’attendaient dans le hall avec plus ou moins de patience et d’ennui. Mikhaïl, habitué aux préparatifs de dernière minute de sa femme, observait avec une attention distraite la galerie de portraits familiaux qui ornaient l’entrée, se faisant la remarque qu’il conviendrait d’en refaire un désormais qu’Alekseï et Nikolaï n’étaient plus des enfants. Alekseï, quant à lui, ne cachait pas son exaspération vis-à-vis des retards chroniques de sa génitrice. Il n’avait aucune envie de se rendre à ce fichu gala de charité, il avait mieux à faire de sa soirée mais Mikhaïl avait été intraitable. Il convenait de faire bonne impression en société et, pour cela, ils seraient tous présents, fin de la discussion. L’étudiant ventilait donc ses frustrations en faisant apparaître des étincelles de couleur du bout de sa baguette, tout en priant pour que certains de ses amis de l’époque de Poudlard soient également présents, histoire de rendre la soirée un peu plus supportable. Enfin, Nikolaï était ailleurs.

Cette soirée serait la première où ses amis proches allaient pouvoir rencontrer ses parents en vrai, en particulier son père, et il ne savait qu’en penser. Si, d’un côté, il était rassuré de savoir que la soirée « Poudlardiens » serait séparée de celle des adultes, de l’autre, il était obligatoire qu’à un moment ou à un autre les deux se mêleraient. Or, il préférait tenir ses deux mondes – familial et scolaire – aussi éloignés que possible l’un que l’autre. Il ne voulait par exemple pas qu’Akiko, Ambrine ou Arabella soient amenées à faire la rencontre de son paternel. Tout simplement car il ne saurait pas quelle attitude adopter entre celui qu’il était en présence de son père et le garçon que ses amies connaissaient. Par conséquent, lorsque sa mère finit par faire son apparition, vêtue d’une robe bustier vert sombre s’alliant à merveille au costume de son mari, un sourire d’excuse sur son visage rajeuni par le maquillage soigneusement appliqué, le cadet de la famille dut retenir une moue d’angoisse d’apparaître sur son faciès.


-Je m’excuse, mes sandales refusaient de se laisser enfiler, déclara Natalia avant de déposer un léger baiser sur la joue de son mari.
-Nous sommes tous prêts ?, demanda alors ce dernier en jetant un regard à ses deux fils.
-Depuis longtemps, Père, nous n’attendions plus que Mère.

Le ton d’Alekseï avait beau être parfaitement respectueux, personne ne manqua l’agacement qu’il ressentait face à l’arrivée tardive de sa mère. Heureusement pour l’ambiance « familiale », Lev fit son apparition à cet instant. Une fois les compliments d’usage à Natalia déclarés, il assura Mikhaïl que tout était sous contrôle et qu’il pouvait tous partir l’esprit tranquille. Il s’occuperait de tout tandis qu’ils profitaient de leur soirée. Le patriarche lui adressa donc un hochement de tête satisfait puis fit signe à son plus jeune fils d’approcher. Ce dernier dut se faire violence pour masquer le malaise qui s’était instauré en lui à cette idée. Il jeta donc un regard à son parrain, qui lui fit un très discret clin d’œil d’encouragement, puis s’accrocha au bras puissant que son géniteur lui avait tendu. Un dernier regard de celui-ci à son autre fils et sa femme puis la sensation désagréable du transplanage s’empara des deux Dmitriev.

Quelques secondes plus tard, lorsqu’ils atterrirent en terre irlandaise, Nikolaï remercia mentalement Lev pour son entraînement au transplanage d’escorte durant l’été car il aurait été du plus mauvais effet de vomir sur son nouveau costume. Surtout qu’il avait finalement décidé de mettre celui qu’il avait commandé à Taemin quelques mois auparavant. Quitte à se ridiculiser une fois – sa mère ne lui permettrait en effet jamais pas de porter deux fois le même costume à deux jours d’intervalle – il préférait que cela soit le soir de Noël chez les Fowl, plutôt que devant l’essentiel du gratin de la bonne société anglaise et une bonne partie de ses camarades de classe. Il se redressa donc du mieux qu’il put, constatant avec amertume qu’Alekseï qui venait d’arriver semblait ne pas ressentir du tout les effets du voyage. Mais peut-être que le fait d’être celui à l’origine du sort de transplanage lui permettait de mieux en contrôler les effets, alors que lui devait se contenter de se faire trimballer selon le bon vouloir de son accompagnateur. Oui c’était sûrement ça.

La dernière à atterrir fut Natalia et Mikhaïl se détacha bien vite de son fils – au grand soulagement de ce dernier – pour venir prendre le bras de son épouse. Cette dernière fit alors apparaître l’invitation qui était arrivée au manoir quelques semaines auparavant et la retourna pour observer le plan que Lord Bower avait dessiné à destination des invités qui arriveraient par voie de transplanage. Ils étaient à une petite dizaine de minutes de leur destination. Natalia lança donc un sort de sa confection à ses talons pour que ces derniers restent intacts et ne lui abîment pas les pieds pendant la marche sur le terrain peu adaptée à pareilles chaussures. Puis, elle prit la tête de leur petit groupe, toujours au bras de Mikhaïl, leurs deux fils traînant la patte derrière mais pour des raisons différentes.

Néanmoins, malgré la mauvaise volonté d’Alekseï et de Nikolaï, le manoir Bower finit par apparaître devant les yeux du quatuor et les deux frères se composèrent un sourire aussi faux l’un que l’autre comme ils savaient si bien le faire à force de participer à tout type de réceptions et autres soirées. Comme la tradition le voulait, le couple parental fit son entrée en premier et les phrases de politesse convenue commencèrent.


-Miss Bower, vous êtes radieuse, déclara Natalia à la sœur de leur hôte avec sincérité en constatant que la jeune femme rayonnait dans sa robe bleu ciel.

Pendant ce temps, Mikhaïl félicitait Aïlin pour son idée de gala. Alekseï, lui, se contenta de jeter un regard appréciateur à leur hôtesse pour la soirée puis s’éclipsa en direction du buffet dès que le respect des bonnes manières le lui permit. Quant à Nikolaï, il était en extase devant les statues de glace qui entouraient le hall. Néanmoins, lorsqu’il réalisa que ses parents avaient disparu Odin savait où et que les hôtes de la soirée étaient déjà en train d’accueillir les invités suivants, il se permit d’arrêter respectueusement un serveur pour lui demander où se déroulaient les festivités estudiantines. Puis, après avoir remercié l’homme pour ses explications, il prit la direction du jardin. Plus vite, il se séparait des autres membres de sa famille, mieux il se porterait. Et puis la chasse au trésor lui changerait les idées.


[HJ : Ce post vaut pour arrivée des deux Dmitriev, je posterais ensuite avec l’un ou l’autre selon les besoins du topic]
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  • Lavande Brown
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MessageSujet: Re: Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]   Sam 13 Juil - 14:08:27

-Maaaaaaaman ! Tu n’as pas vu mon châle blanc ?, s’éleva une voix aigüe à travers la ferme des Brown.
-Tu l’as laissé sur le porte-manteau de l’entrée pour ne pas l’oublier.
-Merci, t’es la meilleure !


Lavande aurait juré que sa mère avait répondu quelque chose du style « Il était temps que tu le remarques » mais, en réalité, elle n’avait écouté que d’une oreille une fois l’information qu’elle désirait obtenue. En effet, elle avait encore beaucoup de détails à vérifier avant de se considérer comme prête. Elle avait beau avoir déjà enfilé sa robe et ses sandalettes, tout le reste, à l’exception de sa coiffure, était à faire.

Pour sa tenue, elle avait choisi un mélange sobre de noir et de blanc car il ne s’agissait pas de n’importe quelle soirée. C’était son premier gala de charité et, qui plus est, elle avait un rôle à tenir ce soir. Elle n’était pas une invitée quelconque, elle représentait aux côtés du professeur Vawdrey et d’Adrien le visage de la recherche en faveur du Syndrome de Déficience Magique. Si elle voulait que les invités soient généreux, elle se devait d’avoir l’air d’une professionnelle et non d’une gamine qui joue à l’adulte. Elle avait par conséquent considéré qu’une robe noire lui arrivant aux genoux remplirait parfaitement la double fonction ne pas la vieillir outre mesure tout en lui donnant une certaine classe. Quant à la décision d’ajouter quelques touches de blanc par-ci par-là, elle lui avait semblé couler de source étant donné la couleur du ruban de sa robe. Elle avait donc ressorti ses sandales d’été préférées et après les avoir quelque peu rafraichi d’un coup de cire incolore, les avaient enfilées. A part cela, elle avait emprunté sa pochette de soirée à Parvati quelques jours auparavant avant que son amie ne parte en Inde pour les vacances avec toute sa famille.

Côté coiffure, elle avait considéré que la solution la plus sûre consistait à casser sa tirelire et se rendre chez le coiffeur de son quartier. Elle avait alors expliqué clairement à sa coiffeuse favorite qu’elle se devait d’avoir l’air fiable le soir même et cette dernière l’avait félicité pour son nouveau « poste à responsabilités » – elle n’en savait bien entendu pas plus puisqu’il s’agissait d’une moldue – avant de lui proposer quelques coiffures issues des derniers magazines de mode. Son choix final s’était ainsi porté sur une imitation du tressage d’un panier en osier qui s’allierait à merveille avec ses longs cheveux blonds. Le résultat lui plaisait d’ailleurs beaucoup car même les quelques mèches lissées qui ressortaient sur le côté donnaient l’impression d’être des épis malicieux qui sortaient du rang. Bref, une totale réussite.

Il lui restait donc à s’atteler au maquillage et elle se décida pour quelque chose de très discret. Il ne s’agissait pas d’avoir l’air d’un pot de peinture pour enfants devant les potentiels donateurs. Un peu de mascara, du fard à paupières gris argenté, une touche de rouge à lèvres pâle et le tour fut joué. Elle jeta alors un regard à sa silhouette dans le miroir et se demanda si porter des bijoux ou non. Finalement, elle se dit que si elle devait de porter quelque chose, la perle rare se trouverait dans le coffre à bijoux de sa mère et non dans le sien. Elle connaissait par cœur ses atours et rien de ce qu’elle possédait ne ferait l’affaire. Elle prévint donc sa mère d’un nouveau cri qu’elle allait fouiller ses affaires et finit par trouver son bonheur sous la forme de la parure de mariage de sa génitrice. A peine l’eut-elle essayée qu’un sourire satisfait apparut sur ses lèvres. Parfait ! Elle avait définitivement l’air plus adulte que normalement. Sans compter que, même si ses sandales étaient sans talon, la robe allongeait légèrement sa silhouette, faisant oublier son malheureux mètre soixante.

Elle descendit donc les escaliers depuis sa chambre pour trouver ses parents sur le canapé familial et rosit de plaisir face aux compliments qu’ils lui adressèrent tous deux. La lueur de fierté qui brillait dans le regard de sa mère en particulier lui réchauffa le cœur. Après les temps difficiles qui avaient suivi la manifestation de Trafalgar Square, elle avait craint de ne jamais retrouver leur complicité mais son action auprès de son professeur de Soins Magiques avait grandement impressionné Kathy qui rayonnait désormais de fierté maternelle. Son père se leva ensuite pour aller chercher son châle et le lui poser sur les épaules avant de l’embrasser sur la joue.


-Allez ma chérie va faire ton devoir.
-Et salue Kaelir de notre part.
-Promis man’
, déclara l’étudiante avec un sourire radieux.

Puis après avoir vérifié une dernière fois qu’elle n’oubliait rien, elle transplana directement chez les Bower. Avantage d’être amie avec Lynn, elle s’était déjà rendue chez les hôtes de la soirée et pouvait y transplaner à loisir tant que les barrières étaient levées comme elles le seraient ce soir. Elle apparut donc à l’entrée du Manoir en même temps que quelques journalistes de la Gazette qui s’empressèrent de vouloir lui poser des questions. Elle se donna alors du courage mentalement et, tout en leur adressant un sourire sans défaut, les refoula poliment.

-Vous m’excuserez, je préfèrerais avant tout aller remercier nos hôtes pour la soirée. Ce sont de vieux amis
, dit-elle en s’éclipsant rapidement.

Elle vit bien les éclairs de quelques flashs retentir pendant son départ mais elle connaissait les règles du jeu. Elle avait lu suffisamment de magazines people pour s’être imaginé ce qu’une célébrité devait ressentir. Eh bien, ce soir-là, c’était elle la « célébrité » ou plutôt une parmi les nombreuses que l’on attendait. Elle entra donc dans le hall et attendit son tour de pouvoir saluer Lynn et Aïlin.


-Bonsoir vous deux. Cet endroit est splendide, vous vous êtes surpassés ! Je n’ai d’ailleurs aucun souvenir d’être jamais venue dans cette partie du manoir, c’est nouveau ?

Elle apprit ainsi les efforts fournis par ses amis pour rénover l’ancienne salle d’armes en salle de bal et, après les avoir encore une fois félicités pour leur travail, les laissa à leurs invités, se dirigeant vers quelques connaissances de cours regroupées dans un coin.
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  • Liloo Marvich
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MessageSujet: Re: Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]   Sam 13 Juil - 18:33:30

Décembre et son joli manteau de neige étaient arrivés si vite. Déjà quatre mois que Liloo avait fait ses premiers pas à Poudlard. 
En ce samedi 23 décembre, la petite Rouge et Or se trouvait chez elle, dans le quartier d'Ealing, à Londres. Les vacances de Noël avaient enfin commencé, et même si elle ressentait un manque certain quant à sa vie au château, retrouver ses parents, ses frères, sa maison et cette ambiance chaleureuse dans laquelle elle se sentait si bien lui faisaient le plus grand bien.
La veille, son père était venu la chercher à son arrivée à King's Cross et lui avait parlé d'une réception à laquelle la jeune fille était conviée. La surprise de la lionçonne avait été grande : les gens qu'elle côtoyait à Poudlard n'étaient pas très nombreux et en dehors des élèves elle ne connaissait pas grand monde.
Eric Marvich lui expliqua alors qu'une soirée allait avoir lieu au Manoir de la famille Bower, et qu'elle aurait pour but de récolter des fonds pour la recherche en faveur du développement d'un traitement contre le fameux Syndrome de Déficience Magique.


- Chérie, je souhaite vraiment que tu y ailles. Tu sais à quel point la santé de nos concitoyens est importante pour moi. Je dois d'ailleurs travailler à l'Hôpital demain soir, et je ne serai pas disponible pour venir ou bien peut être que je vous rejoindrai plus tard. Ta maman doit garder tes frères, tu seras donc la fière représentante des Marvich à cette réception.

Le père de Liloo la regarda alors intensément de ses yeux dorés et elle se sentit alors encore plus proche de lui. Depuis toujours une étroite relation unissait la petite et son géniteur, et l'entendre ainsi lui parler d'une cause qui lui tenait à cœur était plus qu'importante à ses yeux. Eric travaillait depuis toujours à Sainte Mangouste ; quant à sa mère elle avait aussi exercé une partie de sa vie là bas mais l'éducation de ses trois enfants l'avaient contrainte à rester à la maison.
Malgré tout, une certaine appréhension venait de naitre au plus profond de la jeune Gryffondor. Elle allait se retrouver dans ce Manoir et elle ne savait pas si d'autres élèves seraient présents.
Eric dut s'apercevoir de l'inquiétude dans laquelle sa fille était plongée, et la rassura d'une caresse dans les cheveux :


- Ne t'inquiète pas Lil', on ne parle que de cette réception aujourd'hui. Pleins d'autres enfants seront sans doute présents, et sur le carton d'invitation, comme tu peux le voir, plein d'activités sont prévues pour les plus jeunes.

- Papa je ne suis plus un bébé, dit elle la mine renfrognée tout en se grandissant sur son siège.

- Tu seras toujours ma petite fille, lui répondit-il en souriant. Mais c'est vrai que tu grandis... Trop vite d'ailleurs. Bon raconte moi un peu ces quelques mois à Poudlard...

Le lendemain, Liloo, bien décidée à être exemplaire à cette réception, s'était levée de bonne heure, et avait supplié sa mère de lui arranger une petite robe blanche toute simple afin de la rendre plus festive. A onze ans, pas de maquillage ni de bijoux trop voyants, mais il lui fallait quand même être présentable et elle était coquette de nature.
La fillette était débordante d'énergie, tellement excitée par cette soirée. Certes elle avait toujours une petite boule au ventre, car elle se sentait un peu comme un pauvre petit animal jeté aux lions. Mais quelle pensée absurde ; elle était une lionçonne et le courage et la bravoure n'étaient ils pas les qualités primordiales pour la maison de feu Godric Gryffondor ? C'est ainsi que pour faire cesser les allées et venues incessantes de sa fille, Eric Marvich décida de la défier dans un petit match de Quidditch.


- Dis donc Lil', tu ne m'as pas dit hier que tu avais suivi des entrainement de Quidditch ces derniers temps ? Et si tu me montrais ce que tu savais faire !

Un clin d'oeil envers sa petite et Eric enfourcha son balai, et après un petit coup de pied au sol, s'envola dans un ciel chargé de coton. Liloo ne se fit pas prier et imita son père après avoir été chercher son propre balai. Elle décolla et le froid la saisit quelque peu. Une vieille balle en guise de Souaffle, les deux Marvich se la passaient sans relâche, et alors Amy lança, à l'autre bout du jardin, une petite balle enchantée qui servirait de vif d'or. Le père et la fille se lancèrent alors un regard complice et compétiteur et s'élancèrent à toute vitesse, bras en avant. Ils étaient collés l'un à l'autre, et la balle était presque à portée de main quand Eric ralentit de manière imperceptible afin de laisser sa gamine s'emparer du trophée.
Ils redescendirent alors de leurs balais et Liloo s'empressa de faire une petite marche de vainqueur, la langue tirée envers son géniteur.
Amy et Eric s'échangèrent alors un petit clin d'oeil, et rirent de bon cœur en observant leur fille.


- Elle grandit tellement vite, chuchota alors sa mère.

- Oui, notre petite sorcière devient grande. Elle te ressemble de plus en plus, lui répondit Eric.

L'heure du départ était enfin arrivée, et la gamine était rayonnante de bonheur dans sa petite robe blanche. Sa mère avait ajouté un nœud doré sur le dos, et la petite était ravie. Une simple petite touche d'eau de toilette au jasmin, et un fin diadème posé dans ses cheveux noirs légèrement ondulés étaient venus sublimer la tenue de la jeune fille. 

- Bonne soirée chérie, lui lança sa mère. Je te trouve un peu palote j'espère que tu n'as pas attrapé froid en volant tout à l'heure. Tiens, prends ton bonnet et ton manteau et reste bien couverte.

N'ayant pas encore son permis, Liloo allait effectuer un transplanage d'escorte auprès de son père. Elle se sentit alors aspirée par le nombril, et la sensation désagréable d'étourdissement et d'écrasement se fit sentir.
Fort heureusement, cela ne dura pas longtemps, et après quelques centaines de mètres ils arrivèrent enfin devant le Manoir de la famille Bower.


- Je te laisse avancer Lil'. Prends le carton d'invitation. Je pense pouvoir te rejoindre au cours de la soirée, il n'y a pas trop de boulot ce soir à l'Hopital. Amuse toi bien et à tout à l'heure.

Il embrassa alors sa fille et transplana à nouveau. Encore un peu nauséeuse suite au transplanage, la fillette s'avança et entra dans le domaine de ses hôtes. Un majordome escorta alors la Gryffonne dans une allée magnifique ornée de statues de glace. Un peu béate devant tant de beauté, la petite se laissa guider, les yeux écarquillés, jusqu'à l'intérieur de la demeure. Une musique d'ambiance résonnait, et elle se crut alors dans un autre monde. Elle avait beaucoup lu, et appréciait tout particulièrement ces environnements riches d'histoire et de passé. Elle passa alors sous une arcade de gui, et aperçut alors plusieurs personnes.
Elle était abasourdie. Le majordome lui présenta deux sorciers, un homme et une femme, respectivement Mr. Aïlin Bower et Miss Lynn Bower. Ils étaient tous deux majestueux dans leurs tenues bleues assorties.
N'oubliant pas ses bonnes manières, mais quand même impressionnée par la qualité du lieu et les personnes qui se trouvaient déjà là, elle salua alors ses deux hôtes.


Bonsoir, je m'appelle Liloo Marvich. Je suis enchantée de faire votre connaissance. Mon père travaille à Sainte Mangouste, lança t'elle comme pour se justifier de sa présence.

Sans trop attendre, elle s'éloigna un peu, car d'autres personnes allaient arriver rapidement. Elle espéra profondément que des têtes connues allaient faire leur entrée. Sa mère devait avoir raison, sa gorge la grattait un peu, quelle idée d'avoir volé par ce temps...
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MessageSujet: Re: Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]   Mer 17 Juil - 14:05:03

 « Ambrine ! Par ici ! »

Dans l’agitation de la voie 9 ¾, Ambrine chercha des yeux la personne qui l’appelait. Elle trainait difficilement sa valise derrière elle, bien déçue de ne pouvoir utiliser sa baguette pour l’alléger. Se faisant bousculer par des élèves pressés de retrouver leurs parents, elle s’échauffa vite et fini par bousculer tout le monde pour se sortir de cet océan de jambes. Elle desserra son écharpe, enleva ses gants, puis chercha à nouveau parmi la foule un visage familier. Quand une main se posa sur son épaule, elle eut un sursaut et se retourna violemment pour faire face à son grand-frère, Logan.

« Ola, jeunette, du calme ! J’vais pas te mordre ! »

Un soupir de soulagement caressa les lèvres de l’enfant, qui poussa gentiment son aîné.

« T’es nul, tu m’as fait peur. Ils sont où, les parents ? Et Julia ? »

Logan ébouriffa les cheveux de sa sœur et attrapa sa valise, se dirigeant vers la sortie tout en lui expliquant les faits.

« Julia est chez tante Marthe pour l’instant, et les parents sont partis en vacances jusqu’au 25. Tu n’as pas reçu de courrier de leur part ? Du coup, j’suis obligé de te garder chez moi jusqu’à leur retour… Ca craint. »

« Parle pour moi ! J’vais finir par mourir de faim chez toi ! Pourquoi j’peux pas aller chez tatie Marthe, moi ? »

Une fois à l’extérieure de la gare de King’s Cross, Logan fit entrer l’énorme valise de l’enfant dans le coffre d’une vieille voiture à la peinture écaillée puis ouvrit la porte à sa sœur, qui le taquina sur son mode de transport stupide et moche, de surcroit. Le voyage ne fut pas long, puisque l’appartement du joueur professionnel se trouvait proche du centre de Londres, mais s’avéra être difficile pour le conducteur, non habitué à ce genre de locomotion, emprunté à un ami. Une couverture pour venir chercher la jeunette à la gare, rien de plus. Une fois chez lui, l’enfant prit vite ses aises, s’installant confortablement dans le canapé et fixant par la fenêtre la fine neige glissant du ciel.

« Au fait, j’ai reçu une invitation pour toi. De la part des Bower. Tu les connais ? »

Les yeux d’Ambrine devinrent ronds de stupeur. Aïlin. Son visage lui revint en mémoire et son cœur s’accéléra de manière anormale. Elle n’avait pas parlé de son voyage dans l’allée des Embrumes. Absolument personne à part Aïlin et elle ne savait qu’elle avait fait une mauvaise rencontre lors des dernières vacances. Aussi, elle n’avait pas parlé de Lord Bower et ne comptait pas le faire. Tout comme sa rencontre avec la Dame Rouge, ces souvenirs resteraient des secrets qu’elle emmènerait jusque dans sa tombe. Alors, rassemblant toutes ses forces pour paraitre détachée et calme, elle lança nonchalamment :

« Ca me dit vaguement quelque chose… Y’a pas eu des soucis avec des frères Bower dans le journal ? Ils m’invitent pour quoi ? Tu les connais, toi ? »

« De nom, seulement. La famille Bower est très connue dans le royaume. Très riche. J’ai reçu la même invitation que toi, ils organisent une récolte de dons pour le SDM. Tiens. »

Il lui tendit l’invitation tout en lui montrant la sienne, identique, précisant qu’il avait dû être sur la liste des invités grâce à sa notoriété publique. Ambrine ne prit même pas la peine de lui lancer une réplique cinglante, comme à son habitude, trop concentrée à chercher une bonne raison à une invitation personnelle de la part des Bower, puisqu’une seule, adressée à son frère, aurait suffit vu qu’il était écrit qu’on pouvait inviter la famille. 

« Peut-être qu’ils ont invités les élèves de Poudlard. Ils précisent qu’il y aura un jeu. Ouais, ça doit être ça. Ou peut-être que c’est grâce à ma notoriété publique personnelle -lança-t-elle avec un grand sourire démoniaque à son aîné – C’est chouette, c’est l’occasion idéale pour emmener ta petite sœur adorée faire les boutiques ! »

« Doucement microbe, on te trouvera un chiffon, ça ira plus vite pour t’habiller ! »

Un coussin fusa dans la pièce, et la bataille commença. Il restait quelques jours à peine avant la réception, mais ce fut suffisant pour convaincre Logan de passer une journée dans les boutiques avec sa petite sœur. « Je dois m’acheter un nouveau costard de toute façon » avait-il fini par lâcher après la quatrième relance d’Ambrine dans la soirée. Le jour J, elle était parée à affronter le regard d’Aïlin. 

Ses cheveux étaient attachés en un chignon simple, laissant tomber de longues mèches dans son dos. Une touche de gloss sur les lèvres pour les faire briller pour tout maquillage et une robe bouffante courte noire à bretelles avec un joli nœud dans le dos. Sur sa poitrine reposait le collier d’Aïlin, et à son poignet se présentait un bracelet se mariant parfaitement avec le bijou enchanté par Miss Bower. Elle semblait prête, mais la jeune fille était encore devant le miroir, à vérifier sa tenue sous tous les angles. 

« Tu me le présenteras ? »

Appuyé sur le coin de la porte de la salle de bain, Logan observait sa jeune sœur avec un léger sourire. Étonnée  elle le fixa à travers le miroir avec un regard interrogateur.

« Le garçon pour lequel tu essayes d’être jolie »

Elle se retourna et fonça sur lui pour le pousser en dehors de la salle de bain, répétant que c’était n’importe quoi, qu’elle n’aimait aucun garçon et que de toute façon, ça ne le regardait pas. Mais Logan ne bougea pas d’un poil et ria de bon cœur avant de poser ses mains sur les épaules d’Ambrine. 

« Ca va, j’arrête de t’embêter. Dépêche-toi, on va être en retard. »

Sur ces mots, il fit demi-tour et alla enfiler ses chaussures dans le salon. Ambrine jeta un dernier regard dans le miroir, puis rejoignit Logan qui lui tendit la main.

« Tu as déjà transplané ? »

« Non » - mentit-elle en attrapant sa main, redoutant d’ors et déjà le voyage.

« Ca va te faire tout drôle. Mais ne t’en fais pas, tu ne risques rien, d’accord ? Tiens-toi bien et ne stress pas. »

Puis ils transplanèrent.


Un « plop » résonna quelques secondes plus tard. Ambrine s’accrochait à son frère avec force mais ne fléchit pas les jambes pour cette fois. Elle se contenta de respirer pour faire passer la nausée puis releva la tête vers Logan qui se moquait silencieusement de sa sœur. Tous deux avancèrent, suivant le plan, jusqu’au manoir qui se dressait avec fierté devant eux. Il était magnifique, grandiose et inspirait le respect. Ils avancèrent, la puînée au bras de l’aîné, habillé d’un somptueux costume trois pièces gris foncé, jusqu’à ce que le majordome les accueille en leur indiquant la salle de bal où se trouvaient les hôtes de cette soirée. Il était là, occupé avec d’autres invités. L’enfant ne le quitta des yeux qu’au moment où il tourna la tête vers elle. Elle resserra sa main autour du bras de son frère et le laissa parler lorsqu’ils arrivèrent tous les deux devant les Bower.

« Monsieur Bower, Miss Bower – lanca-t-il en courbant légèrement l’échine – Je suis Logan Illunia, et voici ma jeune sœur, Ambrine. Nous vous remercions pour votre invitation. J’espère sincèrement que les dons seront nombreux. » 

La jeune fille avait les joues rouges. Après son frère, elle salua poliment les deux Bower, s'annonçant enchantée de les rencontrer, tout en priant pour que Mademoiselle Bower ne fasse pas attention au collier qu'elle portait autour du cou, ou tout du moins, qu'elle ne demande pas à Aïlin si la jeune Illunia était bien la fille rencontrée sur le chemin de Traverse. Pas devant Logan en tout cas. Après plusieurs secondes à l'éviter, son regard fini par se poser dans celui, profondément bleu, de Lord Bower. Ses joues rougirent encore un peu plus et elle lui adressa un sourire intimidé, espérant que de nouveaux invités les sauvent de ce moment embarrassant en attirant toute l'attention des Bower afin qu'elle puisse s'échapper du bleu océan des yeux d'Aïlin.

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MessageSujet: Re: Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]   Mer 17 Juil - 16:38:36

Ah ! Les amabilités d'usage ! Aïlin avait un véritable don pour cela. Toujours souriant, impeccablement mis et délicat dans ses gestes, il savait son masque de cordialité et d'assurance particulièrement rôdé. Cela était instinctif, chez lui. Un énième mensonge, qu'il vendait comme son véritable visage à la société. Aussi caressa-t-il rapidement la main de sa sœur, comme pour lui donner une part de son courage. Cela ne sembla pas suffire à la jeune femme, qui avala en une longue gorgée un verre de champagne, sous le regard surpris d'Aïlin. Il ne fit aucun commentaire, mais ne put s'empêcher de détourner le regard en fronçant les sourcils, légèrement contrarié par le signe de faiblesse que venait de montrer sa sœur. Il la savait aller mal, mais le remarquer de cette façon ne le laissait pas indifférent. Il se savait responsable.
Pourtant, un beau sourire, qui découvrait ses dents, vint se poser sur son visage lorsque les premiers invités furent amenés jusqu'à eux. L'héritier Bower salua hommes et dames avec courtoisie, tout en présentant sa sœur, puis les guida jusqu'à la salle de bal, où il comptait faire le court discours qui servirait à ouvrir la soirée.

Bientôt, ce fut au tour de la famille Dmitriev d'entrer dans la salle de bal. Un sourire plus franc apparut sur les lèvres d'Aïlin, à la vue du patriarche entouré de ses deux enfants.


« Monsieur Dmitriev, c'est un grand plaisir de vous accueillir au manoir. J'espère que cette soirée vous sera aussi agréable que la votre l'a été pour moi. »

Il baisa alors la main de Natalia, avant de relever un regard charmant sur celle-ci, toujours légèrement incliné.

« Mrs Dmitriev, si je peux faire quoi que ce soit pour vous être agréable, ce soir, je suis votre serviteur. »

Aïlin se recula, laissant Lynn et Natalia se complimenter l'une et l'autre, et serra aimablement la main aux deux fils, qu'il congratula d'un regard chaleureux. Alors, les Dmitriev s'éloignèrent, laissant défiler un nouveau flot de visages plus ou moins connus.
Aïlin n'avait pas dressé seul la liste des invités. Lynn avait participé, ainsi qu'Erycius. En bon majordome, celui-ci se tenait informé de certaines choses, comme de ceux qu'il convenait d'inviter à ce genre de réception, n'hésitant pas à se renseigner auprès d'autres domestiques qu'il connaissait pour ne pas faillir à sa tâche. Aussi, dût-il faire des efforts de mémoire pour se remettre tous les noms qu'on lui donnait. Néanmoins, un visage en particulier vint couper court à ce flot d'inconnus ou de presque connus, et encore une fois, un franc sourire vint illuminer le visage de Bower.


« Bonsoir, Lavande ! Permets-moi de te complimenter. Tu es superbe. »

Il embrassa, moins cérémonieusement, les doigts de l'amie de Lynn, avant de répondre à sa question.

« C'était une salle d'armes, autrefois. Cela faisait des siècles que cette pièce se noyait sous la poussière. Je me suis dit qu'il était temps d'en faire quelque chose. En effet, nous avons travaillé d'arrache-pied pour reconstruire cette pièce, et je suis ravi que le résultat soit à ton goût. »

Sourit-il, avant de la remercier à nouveau pour les félicitations qu'elle lui offrit en retour. Alors, Lavande s'éclipsa, laissant les deux Bower saluer patiemment, avec un entrain qui ne semblait pas faillir, le beau monde.
Quelques minutes plus tard, ce fut Erycius qui s'approcha, s'inclinant devant son patron avant de lui amener une petite fille semblant seule. L'espace d'un instant, Aïlin se demanda s'il s'agissait déjà d'une enfant qui avait perdu ses parents, mais il fut vite détrompé.


« Le plaisir est pour moi, Miss Marvich. »

Répondit Aïlin, cachant habilement son étonnement derrière un sourire agréable. Que faisait cette enfant seule ? Le manoir n'était tout de même pas une garderie, mais Aïlin laissa au fameux père Marvich le bénéfice du doute. Celui-ci allait certainement rejoindre sa jeune fille bientôt, du moins le supposait-il.

« N'hésitez pas à trouver Erycius, ici présent, si vous avez besoin de quoi que ce soit. Un chapiteau à été dressé à l'extérieur pour les élèves de Poudlard. J'en dirai plus dans un instant. Je vous souhaite une agréable soirée, Mademoiselle. »

Sur ce, Aïlin adressa un court regard au majordome, pour l'inviter à reprendre ses obligations auprès du reste des convives. Le flot de sorciers et sorcières à saluer s'était tari, et le jeune homme en profita pour balayer la salle de bal du regard, veillant à ce que les serveurs qu'il avait embauché pour l'occasion remplissent tous bien leurs devoirs. Il n'aurait pas souffert que l'un d'eux s'octroie le moindre moment de repos. Pour cette première réception au manoir Bower, la première depuis de nombreuses décennies, Aïlin tenait à ce qu'elle soit irréprochable.

« Bien, nous en venons presque à bout. Il était temps. »

Souffla discrètement Aïlin à Lynn, avant de lui jeter un coup d'oeil complice. C'est alors qu'un nouveau duo s'approcha du couple que frère et sœur formait, mais pour une fois, le regard d'Aïlin ne fit pas attiré par le sorcier qui se présentait. Cette fois-ci, ce fut l'adolescente qui eut le premier regard, un peu surpris tout d'abord, puis ravi.
Aïlin avait oublié, avec ses préoccupations de maître de maison, qu'il avait envoyé une invitation personnelle à Ambrine (non sans en sourire) lorsqu'il avait pris note de l'intérêt d'inviter les membres de sa famille. Cela avait été un clin d'oeil discret, et il avait pris soin à ne rien ajouter à la missive type qu'il lui avait adressé, se doutant que leur rencontre était un secret seulement connu d'eux. Il ne tenait pas à mettre la jeune fille dans une situation inconfortable. Aussi releva-t-il rapidement les yeux vers le jeune homme venant à sa hauteur, sans plus faire attention à Miss Illunia tant qu'ils n'avaient pas été présentés. Aïlin serra la main du dénommé Logan, puis acquiesça avec un sourire.


« Je vous remercie pour votre présence, Monsieur Illunia. Je l'espère aussi de tout cœur. Un remède à cette épidémie ne peut être trouvé qu'en déterminant les causes, et c'est un geste citoyen que de donner à nos chercheurs les moyens de travailler dans les meilleures conditions. Oh, et félicitations pour votre récente mutation. Vous devez être fier d'avoir rejoint les excellentes Pies de Montrose. C'est certainement le rêve de tout joueur de Quidditch, n'est-ce pas ? »

Son regard se tourna ensuite vers Ambrine, et un éclat amusé passa dans celui-ci lorsqu'il vit les rougeurs inondant ses joues. L'adolescente devait être passablement gênée d'être présentée à lui dans ces circonstances, avec l'obligation de feindre qu'ils ne s'étaient jamais rencontré pour ne pas révéler le secret compromettant lié à leur rencontre. Aïlin s'attarda une courte seconde sur le collier qu'elle portait au cou, et eut un sourire pour lui-même. Il ignorait si la jeune fille portait régulièrement son présent, mais il était flatté qu'elle ait eu la délicatesse de s'en orner la poitrine, ce soir.

« Enchanté, Miss Illunia. »

Sourit-il, avant de se pencher devant elle et lui baiser la main, comme il l'avait fait avec les dames qui lui avaient été présentées. Ainsi proche d'elle, il en profita pour chuchoter :

« Vous êtes ravissante. »


Il lui adressa un petit clin d'oeil discret et se redressa, l'air de rien, pour laisser le frère et la sœur prendre congé d'eux. Alors, après quelques mots prononcés de-ci, de-là à l'adresse de ceux qu'ils croisaient sur leur route, Aïlin lâcha le bras de sa sœur, non sans en éprouver un certain soulagement. Ses devoirs d'hôte de soirée n'étaient cependant pas terminés, et il invita Lynn à le suivre en lui prenant la main.
Au font de la salle de bal, une légère estrade avait été montée, et le lord fit monter Lynn sur celle-ci avant de la suivre. Alors, il sortit sa baguette magique pour s'appliquer un sonorus, puis interpela ses invités d'un râclement de gorge. La musique s'abaissa aussitôt, et le jeune homme parcourut l'assemblée du regard, sans que rien ne trahisse le léger stress qu'il avait finit par ressentir, à forces d'amabilités.


« Mesdames, mesdemoiselles, messieurs. Ma sœur et moi – il tourna un rapide regard encourageant à l'adresse de Lynn – tenons à vous remercier pour votre présence, ce soir. Votre nombre souligne l'importance de l'objectif qui nous rassemble ce soir, mais aussi de notre capacité à nous unir pour une cause juste, malgré les évènements qui ont troublé le Royaume-Uni. La presse tend à nous faire croire que nous vivons une époque de désunion, mais cette soirée est la preuve que notre communauté n'a pas encore perdu sa capacité à s'allier les uns avec les autres lorsqu'un mal la touche. Par ces mots, loin de moi l'idée de faire de la politique, cependant. Mais constater la diversité des personnes présentes, ce soir, rassemblées malgré leurs différences, est une chose qui me réconforte et me rassure quant à l'avenir de l'Irlande, de l'Écosse et de l'Angleterre. Et, à propos de différences, je tiens tout particulièrement à saluer Mrs Bailey et Mr O'Riordan, qui nous font tous deux l'honneur de leur présence. »

Aïlin marqua une courte pause, avant d'entrer dans le vif du sujet.

« Puisque cette soirée, que je vous souhaite agréable, est l'occasion de permettre une collecte de dons afin de soutenir les chercheurs travaillant sur le Syndrôme de Déficience Magique, permettez-moi de vous en toucher quelques mots rapides. Un coffre sans fond a été mis à votre disposition dans le salon du manoir. Chacun est libre, en tout discrétion, d'y déposer la somme qu'il désire offrir à la recherche. Cet argent est directement transféré dans un coffre de banque à Gringott's, autant par sécurité que pour faciliter le transport. La collecte de dons prendra fin à 22 heures, et la clef du coffre sera alors remise à Monsieur O'Riordan, directeur du CA de l'UMA. L'université est, comme vous le savez certainement déjà, le centre accueillant les recherches, impulsées par l'excellent professeur Vawdrey et la non moins brillante Miss Lavande Brown. L'Université et moi-même tenons à ce que la somme récoltée soit connue de tous. Aussi, à l'heure de la clôture, un employé de Gringott's me transmettra le montant des dons, que je vous signifierai.
En attendant, je vous invite à profiter des festivités. Comme vous l'avez remarqué, le buffet et le bar sont à votre disposition dans la pièce adjacente. Aussi, un espace réservé aux élèves de Poudlard a été dressé dans le jardin, à l'abri des intempéries. Une chasse au trésor s'ouvrira dans quelques instants pour les enfants, mais je laisse à Miss Bower le soin de vous en dire davantage à propos de celle-ci. »


Sur ces mots, Aïlin se recula de quelques pas, laissant la vedette à sa sœur. Il s'agissait de sa création, et le lord tenait à lui en laisser tous les honneurs.

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MessageSujet: Re: Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]   Lun 22 Juil - 15:18:33


Cornelius, face au haut miroir de sa vaste chambre, achevait de placer ses boutons de manchettes. Il avait opté pour la sobriété et l'élégance. Son costume était noir, sa chemise blanche, et la veste était longue, tombant jusqu'au niveau de ses genoux. Il hésita un instant à ajouter un chapeau à l'ensemble, et choisit de ne pas en porter. Conwaz, l'elfe de la famille, attendait juste à côté de lui, tenant la canne d'ébène. Le sous-secrétaire d'Etat ferait excellente impression, même s'il se rendait à la réception chez les Bower en sa qualité de Président du Conseil d'Administration de l'Université de Magie avancée. Récupérant sa canne, il ordonna à l'elfe d'aller s'assurer que ses enfants étaient parés. Juliet était rentrée de Poudlard pour les vacances, tout comme Samuel.

Cornelius attendit plusieurs minutes dans le hall du manoir que sa progéniture daigne descendre. Il ne cessait de jeter des regards impatients à sa montre à gousset, et enfin, le premier se présenta. Samuel avait choisi un ensemble moins sobre que son père, puisque son costume, blanc, était assorti d'une cape tout aussi blanche à la doublure rouge. Mais il restait tout de même très élégant. Il se devait de faire également bonne impression. Conwaz transplana aux côtés de son maître peu après, pour indiquer que Juliet achevait de se préparer et devait descendre d'un instant à l'autre. Et quelques instants après, elle se présenta, vêtu d'une robe noire, à laquelle elle avait assorti un collier de perles, qui avait appartenu à sa mère. Une vraie petite princesse.

Tous trois quittèrent le manoir et descendirent le perron. Cornelius présenta son bras à sa fille, et ils disparurent, pour se matérialiser directement devant le portail du domicile de la famille Bower. L'initiative prise au sein même de l'Université n'avait pas été particulièrement du goût du sous-secrétaire d’État, mais il s'était empressé de la saluer, afin de ne pas se mettre à dos la population sorcière, globalement favorable à la création du laboratoire de recherches. Le professeur Vawdrey était brillant, mais désormais, il était tenu à l’œil, et devait impérativement obtenir des résultats. Les fonds récoltés iraient bien sûr à ses recherches, mais il n'obtiendrait pas plus s'il n'y avait aucune avancée.

Les O'Riordan s'avancèrent jusqu'à l'entrée, saluèrent leurs hôtes, puis se mêlèrent à la foule, chacun de son côté. Cornelius évita Margaret Bailey, son homologue. Ils auraient bien l'occasion de se croiser plus tard, mais il n'était pas d'humeur à lui parler pour l'instant. Aïlin Bower, lorsqu'il jugea que les invités les plus importants étaient arrivés, commença son discours d'accueil, aux côtés de sa sœur, Lynn. Cornelius avait suivi l'histoire peu commune de cette famille. Le décès de la mère, celui du père, de deux frères qui étaient Mangemorts, puis le retour de l'un, Torin, ils n'avaient pas été épargnés au cours des dernières années.

Cornelius inclina la tête lorsque son nom fut mentionné pour la première fois. Derrière ses lunettes fumées, il observait les gens présents, et venant de tous horizons. Des adultes du Ministère, de l'UMA, des étudiants, des élèves de Poudlard... Il y avait une vraie volonté de rassemblement derrière une seule et même cause, mais rien ne pouvait garantir le succès de l'entreprise, justement à cause des différences et différents. Le jeune Lord aborda la seconde partie de son discours, le vif du sujet, la collecte de fonds. Cornelius acquiesça de nouveau à l'annonce de la future remise de la clé, qui serait entre ses mains. Chacun était au courant, chacun saurait la somme totale, il faudrait donc jouer la transparence.

Puis, ce fut au tour de la sœur de parler, pour expliquer le principe de la chasse au trésor, l'animation réservée aux plus jeunes. Cornelius jeta un bref regard à sa montre, puis à ses enfants. Juliet était un peu plus loin, parmi d'autres Serpentard, et Samuel était juste devant le frère et la sœur. Tous deux savaient qu'ils devaient être les yeux et les oreilles de leur père là où il ne pourrait être.
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MessageSujet: Re: Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]   Mer 24 Juil - 22:56:23

Depuis le début du mois de décembre, Arsène n’avait pas eu un seul instant de répit. Déjà qu’il était du genre hyperactif entre ses gardes à Ste-Mangouste, ses cours à l’UMA et ses diverses activités extraprofessionnelles, depuis bientôt un mois, il devait ajouter à cela de nombreuses heures passées à mener les recherches du groupe implanté à l’UMA. Le changement avait été radical, les moyens mis à disposition en étant principalement la cause. Un local annexé à l’amphithéâtre Mangouste avait été mis en place et rapidement il s’était remplis de matériel divers et varié. De plus, Arsène bénéficiait d’une main d’œuvre insatiable : ses précieux étudiants. La fourmilière grouillait toute la journée et pour le moment une excellente collaboration entre tous y régnait, le médicomage était pleinement satisfait du travail de ses deux assistants et ce n’était pas rare qu’il les trouve à travailler encore tard le soir. Évidemment, les raisons principales du groupe de recherche n’avaient rien de bien agréable et Arsène se retrouvait bien souvent face à une réalité assez pénible à admettre ; ce syndrome était une véritable calamité et il sentait déjà le Conseil d’Administration lui mettre la pression. La proposition du jeune alchimiste était tombé à point nommé, la récolte de fond permettrait au groupe de recherche de renflouer les caisses déjà bien entamées après leur installation.

Ce soir-là Arsène avait sorti
son plus beau costume et mis une nouvelle cravate, ses cheveux restaient livrés à eux-mêmes, se coiffant naturellement pour le plus grand plaisir du médicomage qui y voyait là un sacré gain de temps quotidien. Il savait qu’il allait rencontrer du beau monde, notamment des politiciens, il lui faudra montrer profil bas car bien qu’affilié au parti de Margareth Bailey, c’était Cornelius O’Riordan qui tenait le porte-monnaie. C’est ainsi qu’ils avaient convenu avec ses deux assistants, que ce serait Lavande qui ferait le discours. Si Arsène le faisait cela s’apparenterait à un discours politique, ce qu’il ne souhaitait pas pour les raisons exposées ci-dessus, tandis que Lavande, n’étant affilié à aucun parti, gardait une image neutre. De plus, la jeune femme savait convaincre les foules et il serait bon pour elle de se montrer en public. Un bon moyen de se mettre en avant et Arsène y voyait là une excellente image de marque, d’autant que la jeune femme était tout à fait charmante.

Il avait donné rendez-vous à Adrien O’Hagan devant l’UMA afin de transplaner ensemble jusqu’au manoir Bower. Le jeune homme l’attendait d’un pied ferme dans un costume vert foncé qui lui donnait un air nonchalant. Celui-ci écrasa une cigarette sous sa chaussure lorsqu’il aperçut le médicomage s’avancer. Non pas qu’il craignait une remarque de sa part, seulement la présence de son ainé signifiait qu’ils allaient transplaner sans plus attendre. Aussi, après une amicale poignée de main, les deux jeunes hommes s’envolèrent pour le manoir Bower. L’étudiant était aussi grand qu’Arsène et sa barbe naissante le vieillissait suffisamment pour donner l’impression qu’ils avaient le même âge. Ils entrèrent côte à côte dans l’impressionnante bâtisse, admiratifs face aux superbes statues de glace.

Il y a du pognon là-dedans. Si la récolte est mauvaise c’est que la prestation de notre charmante Lavande n’aura pas eu l’effet escompté.

Adrien envoya un regard rieur à son professeur qui n’eut guère le temps de lui répondre puisqu’il venait de se faire aborder par le majordome, tendant les bras pour récupérer leurs manteaux. Ils ne se firent pas prier et se dévêtir tout en admirant l’impressionnant hall du manoir. L’homme les introduisit dans la salle de bal tout aussi incroyable que le reste de la maison. Adrien avait raison, ils allaient recevoir de l’argent ce soir, beaucoup d’argent c’était incontestable.

La salle était déjà pleine de convives et Arsène commença à serrer quelques mains alors qu’Adrien se dirigeait vers d’autres invités. Il aperçut Lavande au loin, à qui il fit un petit signe de la main avant de la rejoindre pour la saluer.


Miss Brown, vous êtes splendide. Je ne doute pas que vous allez faire sensation ce soir.

Et il ne mentait pas. Ses cheveux dévoilaient une nuque des plus appréciables et sa robe la mettait en valeur d’une façon très élégante. Elle était parfaitement à son gout dans cette tenue et il regretta qu’elle ne vienne pas plus souvent dans l’annexe Gunhilda de Gorsmoor dans charmante tenue. Il s’éloigna après avoir échangé quelques mots afin d’attraper une coupe de champagne. Il aperçut Aïlin Bower qui commença un discours sur la raison de la présence de tout le monde ici. Le professeur de soins magiques en profitant pour descendre sa coupe de champagne et attraper quelques petits fours. Il raffolait de ces trucs et en faisait profiter son estomac à chaque réception.
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MessageSujet: Re: Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]   Jeu 25 Juil - 18:12:16

http://youtu.be/PTQIspZoNRk

La neige était tombée abondamment sur Loutry-St-Chaspoule ces dernières semaines. Le mois de décembre avait filé à une de ces vitesses, que la pauvre Hermione ne disposa d'aucun instant à consacrer à sa famille en dehors de l'aide en cuisine qu'elle fut en mesure d'offrir pour les préparatifs du repas de Noël, tout cela à cause d'une campagne politique menée à tambours battants et à des examens de fin de semestre. Malheureusement, depuis cette fameuse journée d'octobre où des centaines de gnomes c'étaient amusés à saccager et à piller les jardins du village semi-magique et de ses alentours, l'inquiétude semblait encore palpable dans les chaumières bien que l'hiver et les températures frisant avec le zéro absolu avaient redonné une certaine quiétude à la Nature environnante. A cela, si l'on ajoutait la criminalité bondissante et l'apparition de ce syndrome de déficience magique, l'humeur des gens auraient pu ne pas être à la fête.

Hermione trouvait l'apparition de cette maladie vraiment curieuse. Sans être une experte, la peur chez ces créatures aurait-elle pu s'expliquer par la volonté d'échapper à quelque-chose ou à une bête féroce ? L'attaque des potagers avait-elle un lien psychologique avec cette attitude qui relevait presque de la vengeance ou du désordre cognitif ? Mystère... Dans ce cas, à qui les gnomes avaient-ils voulu échapper ? Après tout, le Devonshire ne disposait d'aucune menace animale susceptible de provoquer un tel ras-de-marée. Bien-sûr, ce qui passa au début pour des anecdotes prêtant à rire devint plus sérieux lorsque les témoignages prirent de l'ampleur. On y disait que ces créatures nuisibles se comportaient de manière bizarre, qu'ils vomissaient, déféquaient et bavaient en faisant preuve d'une agressivité ou d'une faiblesse peu commune. D'autres titubaient, comme désorientés ou affamés. Aussi, pour toutes celles et ceux qui éprouvaient de la compassion pour les choses vivantes de la Nature, qu'elles fussent intelligentes ou non, il s'agissait d'un "spectacle" vraiment épouvantable.

La candidate au Congrès ne pouvait qu'être perplexe lorsqu'elle prit connaissance de témoignages parfois farfelus des habitants de Loutry-st-Chaspoule. Certains parlaient d'épidémie, d'invasion, d'animaux enragés et même de la naissance d'une civilisation. Non, mais vraiment ! Vous y croyez ? De toute évidence, il y avait du vrai et du faux dans toutes ces allégations. Seulement, le Ministère demeurait étrangement apathique comme à son habitude, là où une situation de veille sanitaire aurait dû susciter une recherche scientifique approfondie et la prise de mesures de prévention. C'était comme s'il n'y avait personne pour prendre les bonnes décisions, alors que plus on laissait pourrir une situation et plus l'on prenait le risque d'en perdre le contrôle. D'ailleurs, seule la Gazette avait alerté la population sur ces risques lors d'un instant rare de lucidité, ce qui était d'autant plus inquiétant pour la majorité en place au gouvernement. Aurait-on ligoté et bâillonné Monsieur Audronn le Directeur du département de contrôle et de régulations des créatures magiques pour l'empêcher de faire son travail, lui qui était réputé pour son intégrité et sa capacité de travail ?

Un mois plus tard, Hermione nota l'apparition de cas grippaux qui n'auraient jamais attiré son attention si l'article en question n'avait pas mentionné l'inefficacité des traitements habituels, d'autant que ce "virus" - à ce qu'il fallait en croire - semblait capable de muter en une semaine en provoquant au stade de l'incubation des pertes de contrôle sporadiques de pouvoir magique. Son seuil d'alerte fut dépassé lorsque le professeur Vawdrey révéla l'existence de cas similaires parmi les sorciers, y compris parmi d'autres créatures, telles que les elfes de maison ou les sombrals, d'ordinaire invisibles pour ceux n'ayant jamais vu la mort en face. Le virus semblait se nourrir de quelque-chose en perturbant la liaison qui existait entre son hôte et ses capacités magiques. Dès lors, plusieurs vecteurs de transmission semblaient du domaine du possible : les déjections, la transmission par l'air, les morsures et les piqûres, l'environnement (eau, plantes, légumes, fruits), le contact physique ou le transport de l'animal à l'homme. Quelle était la solution ou combinaison ? Un inhibiteur serait-il la solution ?

Lorsque l'on parla de syndrome de déficience magique, il n'existait que sept cas grave dans l'ensemble du Royaume-Uni. Pourtant, on annonçait déjà une augmentation de 40% des cas de maladie. Etrange statistique, non ? Pourquoi recommandait-on aux gens de ne pas s'inquiéter si dans le même temps on faisait tout pour ce soit le cas ? N'étais-ce pas... dangereux ? Ces gens se rendaient-ils compte que cela pouvait aggraver la situation et rendre les gens vraiment paranoïaque ? Hm... "la peur d'un nom (ou d'un mot) ne faisait qu'accroître la peur elle-même", cela ne vous rappelait-il rien ? Ah, les mots et leurs imperfections ! A croire que cette maladie tombait à pic pour détourner l'opinion de l'entreprise de démolition qui était en train de se poursuivre. Quant au décès de Rusard, eh bien, Hermione savait qu'il prenait du Vitmagic puisqu'il avait été interviewé à ce sujet. D'ailleurs, elle déconseillait fortement la consommation de tout ce qui se rapportait de près ou de loin à Léoni Corps et à Vitmagic. Rupture d'anévrisme, crise cardiaque due à des antécédents médicaux ou à l'absorption d'un produit présenté de manière pernicieuse comme un "médicament" aux allures de boisson vitaminée ? Impossible de le dire sans une réelle autopsie...

Entre les conférences de presse et les interviews, Hermione participa à plusieurs oeuvres caritatives moldues et sorcières durant ses week-end. Sans chercher à politiser une démarche qu'elle considérait comme personnelle, elle fut malgré tout prise en photographie à son insu aux chevets d'enfants malades de St-Mangouste et lors d'une distribution de soupe à l'oignon, de pains beurrés et de couvertures à Pré-au-lard. Passer du temps avec ces gens, leur accorder un peu d'attention et de chaleur humaine, permettaient à Miss Granger de revenir à ses valeurs, aux fondements d'une vie qu'elle consacrait à aider les autres dans la mesure de ses maigres moyens. Cela montrait qu'en restant solidaire et généreux, il était possible de résorber les erreurs de la vie, d'offrir un peu de dignité et d'éviter à tous ces gens de basculer dans le crime par nécessité ou par le biais d'une pulsion visant à l'auto-destruction. Elle n'avait jamais déclaré : "bonjour, je suis Hermione Granger, candidate au Congrès", mais elle se présenta plutôt à sa façon : "bonjour, j'ai connu la pauvreté, l'humiliation, la souffrance et la solitude. Que puis-je faire pour vous aider ? Voulez-vous un peu de soupe et discuter avec moi ?" Voilà la manière de capter les nécessités d'un peuple et d'utiliser ses capacités pour redonner de l'espoir à ceux qui avaient tout perdu.

En prononçant un discours accusateur, mais éloquent afin de réveiller les consciences, Hermione n'avait fait que pointer le doigt sur les problèmes et dénoncer une certaine hypocrisie et démagogie au sein de la classe politique. Son devoir était de dénoncer, arguments à l'appui, les abus de l'appareil d'état, y compris lorsque les libertés étaient menacées dans l'espoir de susciter un réveil des consciences. Ne pas le faire aurait été se rendre complice du mal et faire preuve de lâcheté. Être une politicienne consistait à ne pas avoir peur des représailles, d'être un exemple pour les autres afin de leur montrer de quoi était fait le sang anglais. C'était du moins comme cela qu'Hermione percevait son engagement politique dans les circonstances actuelles. Combien de parlementaires avaient été assassinés au cours de l'année écoulée, hm ? Tous du RMS, MCR et du PO. Cela ne mettait-il la puce à l'oreille de personne !? Croyez-vous qu'elle n'avait pas peur d'en faire partie ? Devions-nous reparler de l'absence de commission parlementaire afin d'enquêter sur l'incompétence du conseil d'administration de l'UMA alors que des centaines d'affiches appelant à la manifestation de Trafalgar square avaient été placardées partout au sein de l'université ? Le casse de Gringotts et la prise de contrôle de la banque par les mêmes individus présents sur tous les coups fumants n'alarmaient-ils personne sur certaines malversations financières !? Etrange, n'est-ce pas !?

En attendant, l'instrumentalisation de l'opinion poursuivait son chemin en troublant davantage et en distillant de nouveaux germes de division. Récemment, la petite-amie de Ronald Weasley eut vent d'un projet de recherche organisé par le Professeur Vawdrey et Lavande Brown. Ce groupe attira son attention, car il se proposait de trouver un remède pour l'ensemble de la communauté magique. Hermione avait noté le respect d'une éthique rarement observée dans le monde magique en matière de Medecine, car dans le cadre de la S.A.L.E., on lui avait déjà rapportée le comportement de certains praticiens ayant refusés d'aider des elfes de maison à accoucher, ce qui contrevenait au serment d'Hypocrate, mais allez donc dire cela à ces amateurs qui ne devaient surement pas considérer ces êtres intelligents à l'égal des autres. La division se manifestait aussi par l'annonce de Léoni Corporation d'un groupe similaire "concurrentiel" qui ne lui inspirait rien de bon. Préoccupée, elle émit le souhait de répondre aussitôt à l'annonce de son professeur en proposant ses services en matière d'investigation et de recherches en laboratoire. Certes, elle n'avait rien d'une médicomage, mais ses compétences s'avéraient peut-être utiles. Et puis, un peu d'aide valait mieux que rien du tout, non ?

Une semaine avant Noël, un hibou déposa un courrier sur la fenêtre de sa chambre universitaire. L'ex-Gryffondor confiait l'ouverture de sa correspondance à un membre de son staff, un dénommé Billy, qui était chargé d'éliminer les lettres d'insultes, les demandes en mariage, les menaces de mort et les colis piégés. Lorsqu'elle consulta ses lettres de soutien et de promesses de dons, elle tomba sur un carton d'invitation aux armoiries de la famille Bower. Intriguée, elle se rendit compte qu'il s'agissait d'une soirée de collecte de fonds organisée pour le groupe de recherche de l'UMA. Bien-sûr, Hermione connaissait la réputation de cette famille y compris l'altercation survenue dans l'allée des embrumes entre Aïlin et Torin, ce frère que tout le monde croyait mort. Qu'était-il venu faire dans cet endroit malfamé, alors là... Leur arrestation défraya la chronique, mais la jeune femme se refusait à porter le moindre jugement puisqu'elle ignorait tout des tenants et aboutissants de l'affaire. Devait-elle reprocher à Aïlin et à sa soeur d'avoir eu une famille au service de Voldemort ? Pourquoi ? Ils étaient membres du MCR, ce qui impliquait une certaine tolérance, y compris à l'égard des nés-moldus et pour ce qu'elle en savait, Aïlin semblait décontracté, bien élevé, tolérant, sûr de ses qualités, mais assez mystérieux. A l'instar de Sirius Black, il était possible qu'il éprouve lui aussi des difficultés à assumer l'héritage de sa famille.

De fait, en revenant au Térrier pour y retrouver Ronald, Harry et les autres, Hermione décida de discuter de cette collecte de fonds avec eux. Bien-sûr, il semblait prudent d'éviter le plus possible les situations à risques, ces attroupements qui risquaient d'accroître le potentiel infectieux du syndrome de déficience magique, mais ce n'était pas une raison pour vivre reclus ou pour manquer cette occasion d'agir pour la bonne cause. Le carton d'invitation comportait un plan ainsi qu'un détail assez intéressant : la soirée était ouverte aux familles.


"- Ron ? Tu peux venir cinq minutes ? J'ai une chose à te demander...", l'enjoignit-elle en haussant un peu le ton afin d'être entendu.

"- Oue, qu'est-ce qu'il y a ?", lui répondit-il d'un air perplexe en sortant de la cuisine afin de rejoindre sa petite-amie dans le salon.

"- J'ai reçu une invitation des Bower pour une collecte de fonds. Elle aura lieu le 23. Je me disais que puisque ta mère a du pain sur la planche pour le diner de Noël, si Harry, Ginny et toi vous souhaitiez m'accompagner...", conclût-elle sans insister, car quelque-chose l'incitait à penser qu'il serait difficile à convaincre.

"- Quoi, tu veux dire une soirée avec des politiciens, des riches et des morveux ? Tu sais que c'est pas trop mon truc ni celui de Harry. M'an aura besoin de Ginny pour la pâtisserie et si elle reste, tu sais ce que ça signifie. En plus, j'ai pas envie de croiser son frère... tu sais, le mangemort", fit-il en fronçant les sourcils.

L'éventualité d'une rencontre avec Torin Bower n'enchantait personne, surtout après cette altercation dans l'allée des embrumes. Une telle association publique ne ferait que jeter le doute sur les conditions de libération de celui-ci et sur l'attitude même d'Aïlin vis-à-vis de son frère. Après tout, la libération pour des raisons de santé était un motif souvent employé lorsque celle-ci pouvait être exploité pour obtenir la libération conditionnelle. La défense du mangemort fut d'ailleurs risible si l'on considérait que ses compagnons d'infortune avaient été jugés de manière expéditive puis condamnés au baiser du détraqueur. Combien d'entre eux avaient prétendu avoir été forcés ou soumis à l'impérium, hm ? Le cas de Stan Rocade n'était qu'un exemple parmi d'autres. Enfin, tout cela importait peu désormais.

Ronald n'avait pas tort. Bien qu'il n'était pas très à l'aise avec la bienséance au sein de la haute-bourgeoisie, un dîner de gala entouré d'une bande de requins assoiffé de fortune et de gloire, cela n'avait rien de très réjouissant. Hermione le comprenait puisqu'elle détestait aussi les soirées du type club de Slug qui n'étaient rien de plus qu'une réunion de personnalités égocentriques. On y passait son temps à se vanter d'exploits imaginaires ou exagérés, à rassembler des informations exploitables, à étaler sa fortune et à accroître son réseau de relations. Rien à voir avec une soirée "entre amis" où le but ne serait pas d'augmenter son prestige ou son pouvoir, mais bien de passer un moment agréable dans une ambiance qui n'aurait rien de superficielle. L'authenticité, voilà ce qui importait. De toute manière, il ne fallait pas être un génie pour deviner qu'il n'y aurait surement aucun philanthrope à cette collecte de fonds. Malgré cela, si leur présence permettait de récolter davantage d'argent pour financer ce projet d'utilité publique, alors c'était un sacrifice qu'il fallait consentir de bonne grâce.


"- Je sais... Moi non plus, je n'ai pas envie de le rencontrer, mais je risque de me sentir idiote, si tu n'es pas là. Et puis, je doute que Aïlin soit stupide pour inviter son frère, car cela ne manquerait pas de jeter le trouble dans les esprits. J'aimerais y aller afin de montrer que je suis heureuse et fière d'être avec toi, en plus de faire une bonne action. Et puis, ce serait l'occasion pour toi de m'admirer dans une jolie robe et de me protéger des vils séducteurs. Hm, qu'est-ce que tu en dis ?", lui demanda-t-elle en se rapprochant de lui d'un air taquin.

Ron se rangea aux arguments d'Hermione puisqu'elle considérait cette soirée comme importante. Quel genre de petit-ami aurait-il été s'il l'avait laissé y aller seule ? Le soir venu, le rouquin enfila son magnifique costume de sorcier qui lui avait été offert par les jumeaux Weasley après l'ouverture de leur boutique de farces et attrapes sur le chemin de traverse. Comme sa petite-amie n'avait pas les moyens de s'acheter une robe de grands couturiers ni des escarpins hors de prix, l'ancienne sang et or se contenta de louer une tenue qu'elle espérait suffisante. Son choix se porta sur une robe longue blanche , fendue sur le milieu rappelant les drapés de la Grèce antique, ainsi que sur une paire d'escarpins à bride ouverte agrémenté de cristaux étincelants. Pour la coiffure, le plus difficile fut de dompter ses cheveux récalcitrants à l'aide de généreuse dose de potion Lissenplis puis à les arranger afin de leur donner un peu plus de volume. En guise d'accessoires, elle préféra un maquillage léger avec un peu de rose sur les lèvres, deux petits bracelets à l'avant-bras, une petite bague à motif floral et une pochette rouge et noire afin de compléter sa panoplie.

Béat d'admiration devant tant de beauté, Ronald suivit sa petite-amie qui venait de revêtir
un manteau blanc
recouvert de fausse fourrure et d'une capuche. Puis, une fois dans l'arrière-court de la maison des Weasley, le couple transplana et se retrouva en Irlande, devant les immenses grilles menant jusqu'au manoir des Bower. Marchant main dans la main et à petites foulées dans l'allée menant vers l'entrée, le couple fut assaillis par les flashs des journalistes, pressés d'obtenir un portrait du duo légendaire qui avait aidé Harry à vaincre le seigneur des ténèbres.


"- Miss Granger ! Miss Granger ! S'il vous plaît", s'écrièrent plusieurs journalistes tandis que des flashs d'appareils photos crépitèrent au même instant.

"- Bonsoir à tous et joyeux Noël", leur répondit Hermione avec le sourire. "J'aimerais saluer l'initiative de la famille Bower qui nous permet ce soir de nous mobiliser afin de faire avancer la recherche contre le syndrome de déficience magique. J'espère que cette soirée sera une réussite. Aussi, si l'on nous promet de la transparence, j'ose croire que les fonds qui seront reversés seront en sécurité entre les mains de Monsieur O'Riordan", conclut-elle avec gravité.

Certains dons pourraient provenir d'argent sale et cela ne lui avait pas échappé, mais ce qui la préoccupait le plus concernait la sécurité du coffre fort. Ronald ne manqua pas de souligner qu'il était fier de la candidature au Congrès de sa petite-amie en insistant bien sur son soutien inconditionnel. De son côté, Hermione souligna qu'ils étaient très amoureux l'un de l'autre avant de répondre à d'autres questions sur des sujets d'importance nationale. Puis, elle mit un terme aux échanges lorsqu'un journaliste leur demanda si des fiançailles étaient prévues dans les prochains mois. Ce n'était pas leurs oignons !


" Vous pourrez prendre toutes les photos dont vous aurez besoin durant le bal. Il est possible que nous revenions vers vous en fin de soirée afin de répondre à d'autres questions. Ce sera tout pour l'instant. Merci à vous", fit-elle avec le sourire en emmenant par la main son chéri vers les statues de glace qui trônaient de part et d'autre de l'allée centrale. De magnifiques statues enchantées ! Hm... un abraxan, un griffon et un couple de sorciers, baguettes brandies. Au passage, l'étudiante remarqua dans le jardin la présence d'une grande tonnelle où elle cru apercevoir des boules de neige en verre flottant dans les airs.

En approchant de la salle de bal, le couple Weasley croisa un majordome qui venait de tendre les bras afin de prendre leurs manteaux. Puis, on les conduisit jusqu'à la salle de bal et à leurs hôtes, occupés à accueillir comme il se devait chacun de leurs invités.


"- Lord et Lady Bower, c'est un plaisir de vous rencontrer. Ronald et moi, nous vous remercions pour cette charmante invitation. Vos toilettes vous vont à ravir ", déclara-t-elle avec un charmant sourire avant de s'adresser aux deux jeunes filles de tenant un peu à l'écart (Liloo & Ambrine) : "- Bonsoir. Vous êtes toutes les deux très jolies et quelles belles robes. Ravie de vous rencontrer, jeunes demoiselles", conclut-elle avec le sourire avant de suivre son chéri vers la salle de bal.

Le manoir commençait à se remplir d'invités tandis que plusieurs personnes se pressaient déjà pour venir saluer Ronald et Hermione. Son chéri ne se débrouillait pas trop mal en dépit de son air mal à l'aise. Que vouliez-vous. Ce n'était pas sa tasse de thé. Elle en profita pour ajuster le noeud papillon et le plis du costume de son homme avant de lui accorder un petit bisou. Deux serveurs passèrent par là leur permettant ainsi de se servir en champagne et en petits fours. Eh bien, cela ne démarrait pas si mal !


« Mesdames, mesdemoiselles, messieurs. Ma sœur et moi – Aïlin tourna un rapide regard encourageant à l'adresse de sa soeur – tenons à vous remercier pour votre présence, ce soir. Votre nombre souligne l'importance de l'objectif qui nous rassemble ce soir, mais aussi de notre capacité à nous unir pour une cause juste, malgré les évènements qui ont troublé le Royaume-Uni. La presse tend à nous faire croire que nous vivons une époque de désunion, mais cette soirée est la preuve que notre communauté n'a pas encore perdu sa capacité à s'allier les uns avec les autres lorsqu'un mal la touche. Par ces mots, loin de moi l'idée de faire de la politique, cependant. Mais constater la diversité des personnes présentes, ce soir, rassemblées malgré leurs différences, est une chose qui me réconforte et me rassure quant à l'avenir de l'Irlande, de l'Écosse et de l'Angleterre. Et, à propos de différences, je tiens tout particulièrement à saluer Mrs Bailey et Mr O'Riordan, qui nous font tous deux l'honneur de leur présence. »

Voilà une belle preuve de démagogie et d'optimisme. Nous vivions bel et bien une époque de désunion. Nous étions peut-être réunis pour une cause juste, mais il ne devait pas y avoir beaucoup d'humanistes parmi la foule des invités. Cela revenait à mentir devant tout le monde et se mentir à soi-même que de prétendre que nous serions capables de nous entendre.Ce serait même de l'hypocrisie. Les divergences d'opinion, la suspicion et la rancune étaient si profondes qu'il ne fallait pas s'attendre à des miracles. Malgré ce constat, le discours ne la surpris pas plus que cela. C'était le jeu de la politique et des apparences au sein de la haute-bourgeoisie. Aïlin n'aurait jamais organisé cette collecte si vite s'il n'avait pas voulu laver son honneur. Rares auraient été les politiciens à répondre à son invitation si le Lord n'était pas un homme riche et si cette soirée ne leur avait pas permis d'en tirer profit d'une manière ou d'une autre. D'un air perplexe et en attendant la prise de parole de Lady Bower, Hermione jeta un regard vers son homme en haussant les sourcils sans accorder le moindre crédit à ce qu'elle venait d'entendre...
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  • Mona Mayfair
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MessageSujet: Re: Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]   Jeu 25 Juil - 21:36:10

Décembre. L'hiver s'était bien installé dans la ville de Londres, où il régnait un froid presque polaire ce jour là. Une brume glacée flottait paresseusement dans les rues de la Capitale britannique, et un verglas tenace recouvrait les trottoirs. Mais loin de décourager les citadins, ces températures semblaient au contraire les motiver pour sortir de chez eux, et profiter pour les plus jeunes de la mince couche de neige tombée la  veille.
    Mona posa sortit de la salle de bain. Exceptionnellement, la médicomage avait quitté son travail plus tôt. Et en plus, elle se payait le luxe de refiler sa garde du soir à un collègue conciliant. Le collègue étant en réalité son neveu, actuellement en stage sous la tutelle de sa tante à Sainte Mangouste, et qui se tiendrait ainsi éloigner de tout le beau monde que Mona allait rencontrer ce soir là. La sorcière avait-elle décidé de s'offrir un jour de repos? Que nenni! C'était par pure obligation mondaine que la blonde avait pris sa journée, ou plutôt sa soirée. Une invitation au Manoir Bower. La soirée avait pour but de récolter des fonds pour le centre de recherches créé tout récemment à l'U.M.A. La famille Mayfair n'était pas vraiment dans le besoin, aussi Mona comptait bien participer, et ce plus que généreusement, au financement des recherches. Ce serait l'occasion d'échanger de façon constructive (elle l'espérait) avec Vawdrey, un collègue médicomage qui était à l'origine de la création du groupe de recherches, ainsi que de tester de façon purement psychologique les élèves en médicosoins. Non pas qu'elle ne faisait pas confiance aux critères de sélection de l'Université Magique, c'était une simple curiosité de sa part.  Mona espérait que des membres du ministère se montreraient eux aussi à la soirée, histoire de leur passer un savon, de les questionner sur les mesures que les politiciens avaient en tête au sujet de ladite épidémie.
     La sorcière ouvrit le paquet soigneusement fermé qui trônait sur le lit. Le colis était arrivé le matin même de Paris. A l'interieur se trouvait une robe noire des plus élégantes, commandée spécialement pour l'occasion. Car même si ses placards étaient remplis à ras bord de pièces exceptionnelles, elle avait décidé de s'offrir ce caprice. Après tout, cette soirée était le seul événement mondain auquel la médicomage se permettrait d'assister, en ces temps où son savoir et celui de ses collègues avait du mal à venir à bout d'une maladie de plus en plus inquiétante. Quelle plaisir de porter une belle robe de temps en temps. Mona se regarda un instant dans le miroir. Pour elle c'était évident, cette robe avait été imaginé pour elle, et seulement pour elle. Afin de finaliser sa tenue, elle accrocha à ses oreilles des boucles en maille d'argent, et à son cou un collier fait de la même matière. Ainsi le métal semblait être aussi souple et délicat que la soie la plus précieuse. Sa chevelure épaisse était laissée libre, mais ramenée sur son épaule en « one-side-hair ». Le regard gris de la sorcière avait été soigneusement mis en valeur, et un rouge sombre ornait les lèvres de la sorcière. La saison étant ce qu'elle était, Mona sorti pour l'occasion un manteau de fourrure argentée, accompagné d'une paire de gants courts en cuir noir. En sortant de la chambre conjugale, elle saisit une pochette Fendi.
   Les talons des escarpins noirs et vernis (à semelle rouge) claquaient sur le parquet ancien de la maison Mayfair. L'heure fixée par ses soins pour le départ au manoir était proche. Arrivée en bas de l'escalier, la médicomage se dirigea vers le salon, où elle trouva son fils. Debout près de la grande fenêtre, il regardait dehors. Avec sa chemise d'un blanc éclatant, sa veste finement brodée et son nœud papillon, il avait tout l'air d'un dandy. Mona n'était pas peu fière de son fils unique, même si elle ne se comportait que très rarement en mère. La plupart du temps elle était même plus une dictatrice tyranique qu'une créature douce et protectrice. Tout le monde était près, il ne manquait rien. Enfin si...il manquait quelqu'un. Une troisième personne devait rejoindre les Mayfair. Mona avait en effet proposé à Sheena de se joindre à eux pour le départ au manoir, le transplanage n'étant pas la spécialité de la jeune fille. C'était la première fois que la sorcière invitait ainsi la fille de sa meilleure amie....et elle commençait à regretter de s'être montrée si généreuse. Sheena avait déjà cinq minutes de retards, inadmissible pour la médicomage.


-Elle ne devrait plus tarder à arriver...

Caïn la regardait. Mona vit dans le regard de son fils une légère supplication. Il avait certainement perçu le début d'énervement de sa mère, et ne souhaitait pas que la colère de cette dernière ne retombe d'un seul coup sur Sheena, lorsque celle ci serait enfin arrivée. Le regard bleu profond et doux de son fils chéri calma légèrement la sorcière. Qui sentie la colère remonter en elle dès qu'elle détourna le regard. Jamais personne n'avait eu le culot de la faire attendre. Le jeu auquel jouait la jeune Sheena était à ses risques et périls.
Elle s'assit sur le divan et croisa les jambes, attendant en tapotant nerveusement de ses doigts l'accoudoir, que l'amie de son rejeton décide de se montrer. Quelques minutes plus tard, enfin, quelqu'un frappa à la porte. Mona ne bougea pas d'un poil, attendant en faisant mine de vérifier sa manucure pourtant parfaite, que la jeune fille franchisse la porte du salon. Caïn, lui, alla ouvrir à son amie, et l'accompagna jusqu'au salon.


-Salut ! Dis donc, t'es presque à l'heure aujourd'hui !


La médicomage tourna la tête vers la nouvelle arrivante une fois que celle ci l'eu saluée fort poliment. Mona fut surprise face à l'élégance de la jeune fille. Elle devait bien l'avouer, mais Sheena pouvait toujours attendre de se faire complimenter par elle, la tenue de la poufsouffle lui allait vraiment à ravir. Elle était vêtue d'une combinaison or pâle, aux drapés splendides, et qui mettait en valeur la peau ébène de la jeune Stormcrow. La sorcière répondit d'un simple hochement de tête, le minimum syndical du salut, histoire de bien montrer qu'elle n'appréciait pas que l'on soit en retard à un rendez vous donné par madame Mayfair en personne. Après quoi la blonde se leva et, arrangeant son manteau argenté, se dirigea vers la porte d'entrée. Une fois à l'extérieur, Mona marcha d'un pas rapide et élégant, longeant les maisons bourgeoises du quartier huppé de Kensington, suivie de près par Caïn et Sheena. Il était hors de question de transplaner dans la demeure familiale. La bonne, Dorothy, n'était pas au courant de la véritable nature de madame Mayfair et de son fils. Elle avait mentit à la bonne femme, prétendant que la réception se déroulait en réalité chez un autre Lord, un peu plus moldu que celui qui les avait invité. Furtivement, la médicomage se glissa dans une minuscule ruelle, et s'arreta lorsqu'elle fut sure que personne ne les verrait. Elle pris la main de son fils, et tendit nonchalamment l'autre vers Sheena, refusant de faire l'effort de s'approcher d'elle.
Lorsque cette dernière saisit timidement sa main, la sorcière transplana, entraînant les deux élèves avec elle, direction le manoir Bower.

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  • Lynn Bower
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MessageSujet: Re: Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]   Ven 26 Juil - 13:28:32

Lynn se prêta au jeu des salutations avec ​son charme habituel. C'était un exercice familier, rassurant presque malgré la mascarade qu'il représentait. Au moins, la cause ici avait du sens, contrairement à toutes ces autres réceptions de l'aristocratie sorcière, vide de sens et d'intérêts.   Si la situation actuelle était terrible, Lynn était pourtant ravie de cette occasion de revoir certains visages et de retrouver les traits souriants de Lavande, par exemple. Elle rencontra la petite Ambrine, qui portait le bijoux qu'elle avait créé pour elle à la demande d'Aïlin, ainsi que son frère. Ils eurent le plaisir de la présence d'Hermione Granger et Ron Weasley, celle tant attendue d'O'riordan et beaucoup d'autres. La jeune enchanteresse tâchait d'appeler tous leurs invités par leur nom et titre et d'avoir un petit mot personnalisé pour chacun, un exercice auquel elle excellait. Lynn ne forçait pas ses sourires et ses petits commentaires à chacun étaient tous sincères. Elle complimenta unetelle sur sa robe, untel sur sa dernière promotion,  remercia tout le monde chaleureusement de sa présence.

Aïlin et elle montèrent finalement sur l'estrade et le Lord commença son discours d'ouverture. Elle lui sourit quand il la regarda et se laissa porter par l'espoir de ses propos. Assurément, Aïlin avait toujours été très doué avec les mots. Ce n'était pas pour rien qu'il était devenu un maître en manipulation. Il l'avait d'ailleurs plusieurs fois utilisé sur sa sœur. Mais il savait être tellement charmant, tellement convaincant. Elle se faisait avoir à chaque fois. Pas étonnant que son auditoire soit aussi hypnotisé qu'elle l'était elle-même par le jeune Lord. Elle l'écouta avec fierté expliquer la raison de leur présence ici et la façon dont la soirée allait se dérouler. A sa grande surprise, il recula pour lui laisser la parole et elle lui jeta un regard amusé quoi que légèrement embarrassé: elle n'avait pas prévu de faire de prendre la parole.

- A tous les élèves de Poudlard qui veulent participer, vous êtes invités à rejoindre le chapiteau qui vous est dédié à l’extérieur. Vous y trouverez des balais qu'il vous faudra enfourcher pour partir à la chasse aux boules de Noël. Celles-ci sont numérotées et contiennent un indice qui vous mènera jusqu'à la petite surprise gourmande que nous vous avons préparées.

Elle croisa le regard de Lavande et se souvint qu'elle voulait ajouter quelque chose :

- Je me tiens à votre disposition pour m'assurer que vous passerez une excellente soirée, n'hésitez pas à venir me trouver si vous avez besoin de quoi que ce soit. A présent, avant de vous laisser profiter des festivités, j'aimerais vous demander à tous encore quelques minutes de votre temps pour accueillir une amie chère à mon cœur, qui est à l'origine de la création du groupe de recherche universitaire sur le SDM, j'ai nommé : Lavande Brown.

Lynn recula légèrement pour applaudir et laissa son amie prendre sa place pour expliquer leur projet. Elle rejoignit Aïlin aux côtés duquel elle se tint jusqu'à ce que son amie ait terminée. Puis elle posa sa main sur le bras de son frère, déposa un baiser sur sa joue et quitta l'estrade, avec un sourire pour tout à chacun, afin de rejoindre l’extérieure et superviser les jeux des poudlardiens.  En attendant, elle restait à la disposition des invités.

[Hj : les boules de noël sont en verre. On voit la neige tomber à l’intérieur et un chiffre qui se transforme en énigme sous la forme d'un texte ou d'une image. Il faut les attraper en volant, un peu comme un vif d'or, sauf qu'elles sont plutôt faciles à attraper et restent aux alentours du chapiteau. Envoyez-moi un MP avec votre chiffre de 1 à 5 et je vous enverrai l’énigme ^^ ]
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MessageSujet: Re: Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]   Ven 26 Juil - 15:08:57

Les ruelles du Chemin de traverse étaient désormais recouvertes d’une fine couche de neige tombée la veille, offrant la vision pittoresque des maisons qui semblaient avoir été saupoudrées de sucre glace. L’arrivée des flocons, tardive,  avait réveillé en chacun l’instinct et la joie de voir noël approcher, transportant les plus jeunes comme les plus âgés dans une sorte de jubilation attentive typique de cette période de l’année. En cette fin de soirée, les derniers rayons du soleil d’hiver caressaient la matière immaculée, la faisant scintiller de milliers de diamants et l’habillant d’une douce lueur rosée. Les rues, que les familles avaient parcouru inlassablement durant la journée pour investir dans des cadeaux de dernière minute (ou pour gouter les glaces Fortarôme « spécial noël » au goût de bûche ou même de foie gras) et dont les pas avaient piétiné le sol enneigé, étaient à présent quasi désertes. Tous les sorciers s’étaient dépêchés de rejoindre leurs réunions de famille autour des sapins enchantés, bien au chaud dans leurs foyers, avant la tombée de la nuit qui embrasserait bientôt tout le quartier dans ses bras sombres et glacés.

La jeune poufsouffle était à mille lieues de la douce torpeur qui avait envahi la ville, seulement bercée par la rumeur joyeuse des familles réunies autour du repas de fête.  Dans sa chambre sous les mansardes, elle se préparait à passer son premier noël séparée de ses parents, ce qui, malgré son excitation, lui laissait un pincement amer au cœur, comme si elle craignait d’avoir fait le mauvais choix en acceptant l’invitation. Quelques semaines plus tôt, Madame Mayfair lui avait proposé de l’accompagner, elle ainsi que son fils, à la soirée organisée par les Bower dans leur Manoir. Après quelques âpres discussions avec sa propre mère, Sheena avait finalement reçu sa bénédiction et elle trépignait depuis d’impatience à l’idée d’assister à sa toute première soirée mondaine. Mais il n’était pas seulement question de déguster du champagne tout en se régalant d’une dinde et des discussions avec le beau monde de la société magique ! Cette soirée au manoir de l’alchimiste avait pour but de collecter des fonds afin de soutenir la recherche médicomagique sur le SDM, syndrome qui faisait trembler le monde sorcier. Certes, Sheena ainsi que ses parents n’avaient pas de moyens suffisamment élevés pour se permettre de faire des dons vertigineux à cette noble cause, mais ils avaient à cœur de faire un geste.  La jeune sorcière était donc envoyée en tant qu’ambassadrice de la boutique de sa mère, « La Poudre Cimetière », qui offrirait généreusement  les ingrédients nécessaires aux laboratoires de recherche. La boutique de l’apothicaire regorgeait en effet des ingrédients de la meilleure qualité possible et dont la rareté faisait pâlir de jalousie leur concurrent direct sur le Chemin de Traverse.


-I don't want a lot for Christmas…There is just one thing I need…

Elle chantonnait, ne sachant pas bien si elle devait cet élan lyrique à la douce folie des fêtes, ou s’il ne s’agissait là que d’un moyen pour camoufler son appréhension. Bien qu’elle se savait déjà en retard, la jeune Stormcrow appliquait calmement du mascara sur ses longs cils, penchée sur la petite glace ronde de sa micro salle de bain, et dont les étagères étroites débordaient de produits de beauté en tout genre aux couleurs chatoyantes. Elle avait revêtu une tenue qui lui avait couté toutes ses économies, ainsi qu’une partie de celles de Caïn. Il s’agissait  d’une combinaison dont le tissus plissé et soyeux semblait couler tel de l’or fondu sur sa silhouette svelte et athlétique. Puis elle avait bataillé avec ses cheveux crépus pendant une bonne demi-heure avant de réussir à les lisser parfaitement et à les rassembler en une haute queue de cheval, ensuite, elle avait orné ses paupières d’un fard noir rehaussé par une touche de doré. Enfin, elle avait passé autour de son cou le collier que sa mère avait porté lors de son mariage, et qui passait de mère en fille dans la famille depuis des générations. On avait oublié depuis des siècles d’où provenait exactement ce bijou, mais un professionnel l’avait daté à la période de la grande Byzance et avait affirmé qu’il était imprégné d’un sortilège mais hélas n’avait jamais réussi à définir lequel exactement.

Après s’être mirée une dernière fois dans un miroir, elle referma sont tube de mascara, posa sur ses épaules  une veste smoking noire et descendit en trombe les escaliers de bois. Ses parents l’attendaient en bas, près de la porte d’entrée, et elle se sentit alors comme une de ces lycéennes moldues que l’on voyait dans les films que lui montraient Caïn et qui se rendaient à leur bal de promo. Pendant que sa mère lui donnait le parchemin, contrat magique infalsifiable autorisant les laboratoires de recherches à disposer sans limite des ressources de la boutique, tout en lui rappelant de bien se conduire, son père, affublé d’un bonnet de père noël, ne cessait de la mitrailler avec son vieil appareil photo sorcier qui grésillait à chaque flash. Elle les salua, leur souhaitant de passer une bonne soirée, la gorge quelque peu serré de les quitter en cette nuit de fête et sortit, faisant claquer la porte de la maison derrière elle.
La route jusque chez les Mayfair fut un véritable marathon pour la jeune sorcière, qui commençait à douter de la résistance de ses sandales à talons si elle continuait de courir ainsi dans la neige. Heureusement, elle arriva enfin dans le quartier de Kensington et prit le temps de reprendre sa respiration, histoire de ne pas débarquer en soufflant comme un bœuf, avant de finalement toquer à la porte. Profitant du peu de temps que l’on mit à lui ouvrir, la jeune fille fit de son mieux pour se redresser et se tenir droite et offrit son plus beau sourire à Caïn lorsque celui-ci parut dans l’entrebâillement de la porte.


-Salut ! Dis donc, t'es presque à l'heure aujourd'hui !

Elle lui répondit par un rire nerveux, jetant un regard légèrement inquiet et désolé à la mère de celui-ci. Madame Mayfair s’était mise sur son trente et un et malgré son âge, elle resplendissait. Même si la sorcière faisait tout pour paraître tout à fait neutre, ses yeux gris foudroyaient la jeune noire et or qui hésita un moment à faire demi-tour. Sheena la salua du mieux qu’elle put avant de suivre la médicomage au dehors. Alors que le trio s’éloignait de la bâtisse, Sheena profita du fait que Mona marchait quelques pas devant eux pour glisser quelques mots à Caïn tout en inspectant la tenue de son ami dans les moindres détails. Il était très chic, il fallait le dire, et la jeune fille remarqua qu’avec quelques points bien placés afin de la cintrer, cette veste pourrait lui allait à ravir. Après avoir passé plusieurs bâtiments enneigés, ils s’arrêtèrent enfin dans une ruelle sombre et se préparèrent à transplaner. A la façon hautaine dont la sorcière blonde lui présenta sa main, la poufsouffle comprit sans mal que celle-ci lui en voulait d’être arrivée en retard. Elle espérait juste qu’elle ne lui en garderait pas rancune trop longtemps. Elle tremblait légèrement lorsqu’elle prit la main de Mona dans la sienne, le stress de sentir le regard glacé de la sorcière la transpercer s’ajoutant à son angoisse perpétuelle de perdre un membre lors du transplanage.

Lorsque les trois sorciers arrivèrent enfin à destination, Sheena ne put retenir une exclamation à la vue de l’imposant manoir Bower.  L’édifice était splendide, et à lui seul résumait la noblesse et la stature de la famille Bower, il respirait la grandeur et l’histoire de la famille qui l’habitait. Ce n’était pas le premier manoir que la jeune sorcière avait le loisir d’admirer, mais celui-ci avait quelque chose de particulier, bien que la façade fut magnifique, quelque chose de sinistre et d’inquiétant s’en dégageait. Enfin, c’était un peu le lot de toutes les demeures anciennes, non ? La sorcière se tourna vers son ami et lui chuchota à l’oreille, sur un ton des plus sérieux :


-Je dois vraiment me trouver un bon parti, il me faut une maison comme celle-ci !

Elle resta aux côtés de Caïn pendant que sa mère répondait aux questions des journalistes avec la froideur hautaine qui la caractérisait ; tandis que les photographes prenaient des clichés de la médicomage et de son fils. Le trio se remit en route, Mona menant toujours la marche. Sheena ne pouvait détacher son regard des statues de glace qui ornaient le hall d’entrée. Mais sa distraction fut bien vite punie  puisqu’un de ses pieds buta sur le sol et elle se serait magnifiquement étalée si le serpentard blond ne l’avait pas retenu fermement par le bras. Elle le remercia d’un sourire désolé puis se ressaisit, traversant l’allée d’une démarche féline. Un valet vint à leur rencontre pour débarrasser Mme Mayfair puis elle-même de leurs vestes avant que le trio ne se dirige vers les hôtes de la soirée. Elle reconnut Ailin, ainsi que sa sœur, qu’elle était allée voir à sa boutique sur le Chemin de Traverse quelques mois plus tôt. Le frère et la sœur étaient superbes dans leurs tenues de soirée, élégantes et raffinées. Sheena attendit que la médicomage ait finit de saluer les Bower et de leur présenter son fils avant d’elle-même s’avancer pour présenter ses hommages. Elle leur expliqua qu’elle était venue pour accompagner Mme Mayfair et leur récita ce qui était écrit sur le contrat magique, car celui-ci avait été scellé d’un sort de de cire de clôture perpétuelle. Puis elle laissa la place aux autres invités qui venaient saluer les Bower et rejoignit les Mayfair.

Elle apprécia ensuite le discours du lord, et lorsqu’il eut fini ne put s’empêcher d’applaudir un peu avant d’arrêter soudainement, se rendant compte qu’elle était seule à avoir eu cet élan. Même si la taille de la pièce et donc sa capacité de résonnance ne l’aida pas à camoufler cet instant de solitude, la jeune fille fit de son mieux pour croiser ses bras le plus naturellement du monde, remerciant sa peau noire qui cacherait le rougissement soudain de ses joues. Elle remarqua cependant le sourire moqueur que son ami tentait de dissimuler, et qui semblait sur le point de lui lancer une pique histoire de l’enfoncer davantage dans son malaise. Mais avant qu’il ait pu prononcer un mot, elle se tourna vers lui et  lui dit sèchement :


- Toi, tu la ferme ou je te jette dans le coffre.

Après cette menace, elle écouta attentivement ce que dit  la sœur du lord, et fut instantanément plongée dans le jeu, son esprit de compétition animé par la curiosité de savoir à quel était donc le trophée auquel aboutirait cette chasse au trésor. Lorsque la lady eut fini sa déclaration, la jeune fille se pressa d’aller jusqu’au fameux coffre qui recueillerait tous les dons de la soirée et y déposa le contrat magique de parchemin noir.  Elle se sentit soulagé de voir sa mission ainsi terminée, le parchemin si précieux avait été pour elle un véritable fardeau. Elle pouvait enfin profiter de la soirée et des festivités ! Sans attendre un instant de plus Sheena tourna les talons et parti comme une flèche vers la fameuse tonnelle dressée spécialement pour les élèves de Poudlard, zigzagant habilement entre les convives jusqu’à la sortie. Elle ne savait pas si Caïn l’avait suivi mais elle était sure qu’il ne tarderait pas à la rejoindre, lui-même étant concerné par ce jeu. Elle traversa le jardin d’un pas vif, son collier cliquetant à chacun de ses pas. Lorsqu’elle entra dans la tonnelle, elle remarqua qu’il n’y avait pour l’instant qu’un seul poudlardien. Un serpentard si elle se souvenait bien, moins âgé qu’elle, bien mis de sa personne. Tout en prenant un verre sur le buffet elle le salua d’un signe de tête avant de lui dire, un sourire de défi aux lèvres.

-Alors ? Prêt à en découdre ?
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MessageSujet: Re: Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]   Dim 28 Juil - 13:52:14

Si l’on se fiait seulement au nombre d’invités, la soirée avait toutes les chances d’être une réussite. A condition que chacun fasse don d’un peu de son argent, le sommes récoltées risquaient fort d’être conséquentes. Restait à savoir néanmoins si derrière les sourires de circonstance et l’occasion en or de se faire bien voir, les gens seraient aussi généreux dans l’intimité de l’urne qu’ils ne prétendaient l’être en public. Lavande avait cependant relativement confiance. Non pas tant en la nature humaine dont elle avait appris à se méfier grandement à force que des coups en pleine figure n’entament sa naïveté originelle, mais en l’instinct de survie de chacun. En effet, le Syndrome de Déficience Magique était encore trop « récent » pour que les chercheurs puissent déterminer une cause d’infection, ce qui faisait de tout un chacun une victime potentielle. Il était par conséquent dans l’intérêt de tous de s’assurer de la création rapide d’un remède. Et c’était d’ailleurs sur ce point qu’elle comptait insister lors de sa petite intervention publique.

En effet, il avait été considéré bienvenu qu’un des membres fondateurs du groupe de recherches pour lequel les fonds étaient soulevés fasse un petit discours, de manière tout au moins à justifier la collecte d’argent. Et c’était sur elle que la corvée était retombée, le Professeur Vawdrey bien vite appuyé par Adrien considérant qu’il était normal qu’elle soit le visage étudiant du projet qu’elle avait portée depuis le début aux côtés du jeune Médicomage. L’argument se tenait, elle n’avait donc pas pu refuser, surtout qu’une petite part d’elle était on ne peut plus fière de présenter ainsi publiquement « son bébé ». Bon bien sûr, le "bébé" en question n'était pas né uniquement de son esprit à elle, mais d'une idée qu'elle avait eu suite au transfert à l'UMA du groupe de recherches uniquement composé de Médicomages créé par le Professeur Vawdrey, idée ensuite longuement discutée et modifiée avec l'aide ce dernier jusqu'à aboutir au projet final. De plus, elle n’était pas complètement naïve et se rendait bien compte que sa plastique plutôt agréable à regarder ne ferait que donner plus de poids à ses paroles. Car, ce n’était pas un discours technique que les hôtes de la soirée allaient vouloir entendre, pour cela le Professeur aurait parfaitement fait l’affaire – bien mieux qu’elle soi-dit en passant – non ce que le public désirait c’était une belle histoire. Une « aventure » à laquelle s’identifier et qui leur donne envie d’accoler leur nom à ceux des chercheurs en finançant la recherche. Et qui mieux qu’une jeune fille passionnée pour vendre un tel projet ?

Elle avait ainsi préparé un petit speech très court pour aller droit à l’essentiel et marquer le plus possible les convives, speech qu’elle avait répété plus d’une fois devant son miroir et ses parents pour maîtriser son stress. Car, il s’agissait bien là de l’élément qu’elle craignait le plus. Si, d’un côté, cette soirée marquait le point culminant de sa reprise en main de son avenir, de l’autre, cela l’obligeait également à se mettre en avant en public alors que son nom était encore associé au fiasco de Trafalgar Square. Bien entendu, elle avait toute l’intention d’en profiter justement pour changer le regard des gens sur elle, mais cela ne signifiait pas pour autant que toutes ses appréhensions s’étaient envolées par la fenêtre dès le moment où elle avait pris sa décision.

Elle profita donc amplement du début de soirée pour se détendre auprès de ses connaissances et rougit même à profusion lorsque le Professeur Vawdrey la complimenta sur sa tenue. C’est que c’était une chose que vos parents vous disent que vous étiez jolie, une autre que de vieux amis comme l’étaient Lynn et Aïlin le fassent et encore une tout autre que votre enseignant préféré soit à l’origine de pareils compliments. Sans compter que cela faisait joyeusement remonter son niveau de stress concernant sa mini-prestation à venir. Heureusement, elle n’eut pas à répondre au Médicomage car Aïlin choisit ce moment exact – elle le bénit intérieurement pour cela – pour entamer son discours de bienvenue.

Elle se tourna donc vers lui comme le reste des invités et constata que le jeune Lord n’avait pas perdu son don pour manier les mots depuis son excellente conférence sur l’Alchimie. Si ses propos ne seraient peut-être pas du goût de tous – mais quand est-ce que quiconque réussissait jamais cet exploit ? – il était du moins certain qu’ils toucheraient la très grande majorité de la salle. Il avait su être précis et concis et elle espérait honnêtement être à la hauteur. Néanmoins, quoi qu’il en fut, Lynn servirait tout d’abord de transition donc elle bénéficiait encore de quelques minutes pour se reprendre en main.

Elle se désintéressa donc légèrement des explications sur le fonctionnement de la chasse au trésor mise en place par son amie et repassa mentalement son discours une dernière fois. Puis, lorsque son nom retentit dans la salle, elle se composa un sourire vendeur et se dirigea vers l’estrade d’un pas assuré qui ne dévoilait en rien son appréhension intérieure. Elle dut d’ailleurs se faire violence pour faire abstraction des différents regards qu’elle sentait posés sur elle et arriva au niveau de l’estrade sans laisser voir son stress grandissant – du moins l’espérait-elle.


-Merci Lynn pour cette brève mais précise introduction. Je m’appelle en effet Lavande Brown et suis élève en troisième année du CALMAR de Médicosoins. Dire que je suis à l’origine du groupe de recherches que nous sommes aujourd’hui réunis pour financer serait un bien grand mot. J’en suis certes une des deux instigatrices aux côtés du Professeur Vawdrey qui le premier créa un groupe de recherches médicomagiques sur le SDM, mais c’est grâce au soutien entre autres non seulement bien sûr du Professeur Vawdrey lui-même mais également de mon collègue Adrien O’Hagan et du Conseil d’Administration de l’UMA, que ce projet a pu voir le jour.


Elle désigna au fur et à mesure de la main les personnes qu’elle nommait, leur adressant un sourire, même si celui dirigé à Cornelius O’Riordan fut nettement plus réservé que celui qu’elle lança à Adrien dont elle avait remarqué la présence peu de temps avant de se rendre sur l’estrade.

-Un projet destiné à réunir nouvelle et future génération de chercheurs et Médicomages en vue de faire face à la crise sanitaire que traverse notre pays. Une façon de démontrer que la jeunesse sait également mettre ses talents à profit lorsque l’on a besoin d’elle, talents médicomagiques ou non soi-dit en passant puisque toutes les filières sont concernées. J’en profite d’ailleurs pour adresser un sincère remerciement à tous les étudiants bénévoles qui ont donné et continuent de donner de leur temps pour faire avancer ces recherches.

Elle adressa un nouveau sourire à l’assemblée et poursuivit, s’apprêtant à conclure.


-Et, désormais, Mesdames Messieurs, c’est grâce à vous si ce projet pourra aboutir au remède que nous souhaitons tous. En effet, le Syndrome de Déficience Magique peut toucher n’importe qui n’importe quand et c’est pour cette raison précise qu’il convient aujourd’hui que nous apportions tous notre pierre à l’édifice médicomagique qu’est la création d’un remède. Je vous remercie donc toutes et tous une fois de plus pour votre présence et votre générosité.


A ces mots, elle adressa un dernier sourire à son auditoire puis descendit de l’estrade et se dirigea vers l’urne indiquée précédemment par Aïlin pour montrer l’exemple. Elle était en effet venue avec un chèque – en devises magiques bien entendu – signé de ses parents pour participer tout au moins symboliquement à ce projet qui lui tenait tant à cœur. Elle le déposa donc à la vue de tous puis, tandis que les conversations reprenaient et que les jeunes se dirigeaient vers le jardin, elle rejoint son groupe d’amis.
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MessageSujet: Re: Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]   Dim 28 Juil - 18:55:32

-  Non, je sors pas de cette chambre! Pas avec ça! Cria une jeune fille au désemparée.
-  Arabella Waldon, cesse de faire le bébé! répondit un homme, la voix empreinte d'exaspération.
-  Papa! C’est une robe! ROSE! AVEC DES PAILLETTES! Pleura l’ado, au désespoir.
-  Bella, tu sais que ça compte pour ta mère cette soirée! Les Bower sont une famille sorcière Irlandaise et leur cause nous touche beaucoup. Alors tu ramènes tes fesses en bas, maintenant! Le ton du paternel s’était fait bien autoritaire et ferme, alors qu’ils étaient déjà en retard.

Ara soupira, se fixant dans le miroir. Sa robe, sur n’importe quelle autre fille, genre Akiko ou Ambrine, aurait été parfaite. C’était une robe qui allait à une jeune femme féminine, mignonne. Pas à Ara, avec sa réputation d’enfant frondeur, d’ado hyperactive. C’était rose. Ça avait des paillettes, du tulle. C’était pour une fille douce et… et… l’auburn soupira de nouveau, analysant toujours son reflet. À quelque part, cela s’avérait intéressant, de se voir dans le rôle d’une vraie fille, menue, rose et princesse. En plus, elle devait avouer que sa mère l'avait coiffée très joliment. Puis, c’était pour sa mère, justement : Elle avait toujours été si attachée à ce genre de soirées, vestiges de son enfance en tant que San-Pur McIntyre et n’avait que si peu demandé d’effort de la sorte de la part de sa famille dans les dernières années qu’Ara se serait sentie mal de ne pas respecter les désirs de sa mère. Puis elle aurait pu tomber sur ses robes en forme de cloches à gâteau absolument affreuses, d’une couleur criarde. La sorcière finit par enfiler ses chaussures, que sa mère avait par chance jugé bon de ne pas prendre avec un talon aussi haut que Big Ben. Lorsqu’elle descendit, Lewis siffla en applaudissant.

-  He ben regardez-moi ça, j’ai une sœur! Moi qui t’avais toujours pris pour un garçon efféminé!
-  Lewis Waldon, ne dit pas ça comme ça! Répondit leur mère, le ton découragé. Le pas aérien, elle avança vers sa fille, lui attrapant la main pour l’aider à descendre les dernières marches. Tu es magnifique ma chérie.

L’auburn n’en cru pas un seul mot. Surtout pas maintenant qu’elle avait vu sa mère. Sa chevelure blonde était parée de manière très fifties, impeccable, et puis il y avait sa robe... merlin, elle semblait avoir été caressée par une pluis de fils d’or. Elle était rayonnante. L’effet de revoir d’autres sang-purs Irlandais et la nostalgie semblait l’avoir inspirée et même son mari, dans une robe de sorcier sobre, mais agencée aux habits de son épouse semblait presque terne. Arabella retint un grognement, voir même une nouvelle complainte, elle ne voulait pas en faire trop, mais à côté de sa mère, si belle, Ara avait bien peur d’avoir l’air d’un petit cochon qui se serait roulé dans les paillettes. Elle arriva tout de même à lui adresser un petit sourire forcé, mais étrangement, ce qui l’assaillit fut de l'envie. Pour la première fois dans sa vie, Arabella était envieuse. Et elle se doutait bien que c’était parce que si il y avait bien une femme à qui elle voulait ressembler un jour, c’était sa mère, autant pour le métier que pour l’indéniable élégance et toute la grâce dont elle faisait preuve.

Sans plus de cérémonies, la famille transplana jusqu’au manoir et s’y dirigea. Alan vérifia sa montre et soupira.

-  Bon sang, on est déjà en retard! Dire que ma fille la moins féminine du monde sera celle qui nous aura mit en retard pour une robe!

Tous accélérèrent le pas alors que Alan lâchait un rire franc et que sa fille se renfrognait. À l’entrée, ils prirent à peine le temps de regarder les magnifiques sculptures scintillantes, sauf Ara et sa distraction légendaire, qui se faisait trainer par le poignet. Juste avant d’entrer, a pris leurs manteaux. L’auburn ôta le sien à contrecœur. Ça aurait peut-être été mieux de garder sa bonne vieille cape d’hiver bleue que de devoir se pavaner ainsi. Toujours fut-il que lorsqu’ils pénétrèrent dans la pièce, les Bower allaient commencer leur discours. Les Waldon se mêlèrent à la foule, autant que faire se pu. Après tous, Melinda était si belle qu’il était clair que quelques têtes allaient se retourner, Ara elle préféra fixer ses pieds, bien trop apeurée à l’idée de rencontrer une tête connue qui pourrait se foutre de son accoutrement.

Aïlin parla, énonçant la cause de la collecte de fond. Dans tout le quatuor, le silence devint tendu. Ara savait que son grand-père paternel en était atteint. Et vu l’âge de celui-ci, cela était source d’inquiétude pour Alan, même si ces deux-là ne s’étaient pas parlés depuis des lustres. Malgré tout, on aime toujours un peu ses parents, supposa la jeune femme, tête toujours baissée. Sa main vint attraper celle de son frère. C’était un réflexe, chaque fois qu’elle avait peur. Celui-ci la regarda et se penchant pour lui murmurer.


-  Qu’est-ce qu’il y a, p’tit monstre?
-  Rien… juste ce fichu syndrome, tu le sais bien.

Ce truc, ça avait le don de lui ficher une sacrée trouille. Une maladie qui affectait les pouvoirs? Ne plus pouvoir contrôler ce qui est une partie intégrante d’elle-même? L’auburn en devenait hypocondriaque à sa seule pensée. C’était pire si quelqu’un ne semblait pas bien aller à côté d’elle. Bien sûr, l’auburn était une gryffone, courageuse et tout et si quelqu’un toussait elle ne pétait pas une crise de panique, mais c’était vachement flippant, tout de même. Arabella souffla et se reconcentra sur le discours, maintenant prononcé par Lynn, qui parlait d’activité pour les poudlardiens et de balais. L’auburn se mordit la lèvre inférieure, encore plus en colère contre sa robe qu’elle n’avait pu l’être plus tôt. Comment allait-elle faire du balai accoutrée de la sorte! Une plainte passa ses lèvres alors qu’elle adressa un regard hautement frustré à sa mère, qui lui en rendit un désolé. Lynn conclut avec l’introduction de Lavande Brown, qui faisait des recherches pour le fameux syndrome. Non, non là ça suffit. Arabella lâche la main de son frère et lui fit un maigre sourire avant d’aller trouver le chapiteau le plus vite possible. Celui-ci la rattrapa quand même. Il était en septième à Poudlard, et donc majeur, mais il n’en restait pas moins un poudlardien. En arrivant, peu de personnes y étaient. Seulement deux en fait. Sheena, qui était absolument superbe, le brun chocolat de sa peau et le doré de sa combi’ faisant un gracieux mélange, et… oh merde. Niko. Bien sûr, il allait être là! Et elle devrait se montrer avec cette putain de robe! Le Père-noël semblait lui avoir trouvé pire que le charbon cette année, comme punition… Néanmoins, l’étudiante se dirigea quand même vers eux, son frère à côté d’elle, remarquant au passage que Nikolaï ne manquait pas d’élégance.

-  Hey, salut vous deux! Lança la jeune fille, le ton un peu incertain alors que Lewis, qui devait sans doute connaître Sheena, faisait un grand sourire à cette dernière. J’vous présente mon frère, Lewis.

Ça allait être bizarre comme soirée, surement bizarre et frustrante, même. Mais si Niko ne la trouvait pas trop ridicule, ça allégerait un peu le fardeau. Elle tritura son collier en leur souriant, un peu mal à l’aise, son regard passa de Niko à Lewis et vice versa. Est-ce qu’ils s’étaient déjà rencontrés, au moins? Oh putain… aaaaawkwaaaaard.
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MessageSujet: Re: Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]   Dim 28 Juil - 21:40:56

Caïn écoutait attentivement le discours de la sœur du Lord, qui en plus d'être tout à fait charmante, était annonciatrice d'une bonne nouvelle. Les Bower savaient prendre soin de leurs hôtes! Un espace avait été créé spécialement pour les poudlariens présents, théatre d'une véritable chasse au trésor. Motivation ultime pour le vert et argent, la «surprise gourmande», récompense de cette chasse au trésor. Pas besoin de plus pour le convaincre de faire le maximum pour trouver cette fameuse surprise. Le jeune homme jeta un coup d'oeil à sa mère. Cette dernière, après avoir écouté le discours du Lord, s'était un peu désinteressée de se que disait la sœur de ce dernier. Après tout, cela ne la concernait pas. A présent, elle scrutait l'assemblée de ses yeux gris perçants, tout en sirotant sa coupe de champagne. La médicomage était probablement à la recherche de têtes connues. Puis la Bower vétue de bleu laissa place à une non moins jolie demoiselle. La jeune femme était une des instigatrices du groupe de recherche pour le financement duquel la soirée avait été organisée. Dans son discours, elle mentionna le nom d'un certain professeur Vawdrey. Le nom sonnait étrangement familier dans la tête du serpentard, mais il ne se souvint pas de suite où est ce qu'il en avait entendu parlé. Il fronça les sourcils, et en se creusant un peu la cervelle, exercice difficile à effectuer en plein milieu des congés de noël, il se rappela enfin. Vawdrey était un médicomage, ainsi qu'un des professeur de l'U.M.A. Si le jeune poudlarien le connaissait, c'était parce que le sorcier avait été sous la tutelle de sa mère lors d'un stage à Sainte-Mangouste. Même si la façon dont sa mère traitait ses stagiaire restait floue aux yeux du vert et argent, le peu qu'il savait ne donnait pas vraiment envie de se jeter dans les griffes de madame Mayfair. Les pensées de Caïn allèrent alors à son cousin Jaime, qui avait été désigné pour passer son reveillon à soigner les malades de Noël, dans le cas présent les patients de Mona. Une tâche qui pouvait paraître ingrate en cette période de fête, mais qui pour le tout nouveau médicomage qu'était son cousin, représentait avant tout une marque de confiance de la part de la sorcière. Le vert et argent ne pouvait s'empécher de penser que cette « confiance » était aussi une façon pour sa mère de tenir Jaime éloigner de cette réception, et d'éviter ainsi tout scandale de sa part.

Lorsque Lavande eût finit son discours, Caïn se tourna vers Sheena pour qu'ils aillent tous deux rejoindre le chapiteau dédié aux poudlariens. Mais la jeune fille n'était plus là. Il la chercha des yeux parmis les personnes présentes, et qui se dirigeaient vers les buffets ou bien parlaient en petits groupes. Pas la moindre trace de sa meilleure amie. Le jeune homme se fraya un chemin parmis les sorciers et sorcières, premier voyage jusqu'au buffet, où il prit un petit four, qu'il mangea tout en continuant de chercher la poufsouffle, ou tout autre poudlarien. Mais il ne vit que des têtes inconnues, et tout le monde s'étant mis sur son trente-et-un, il était moins facile de reconnaître les visages.
C'est donc seul que le serpentard quitta la salle pour se rendre à l'exterieur de la demeure. Arrivé dehors, il s'arreta un instant pour respirer un peu, avant d'entrer dans le chapiteau. Il fut un peu déçue d'y voir si peu de monde. En comparaison avec la salle de bal, le chapiteau des poudlariens était désert. Il reconnu immédiatement Sheena, en même temps, il était difficile de la rater, avec sa peau chocolat et sa combinaison dorée. En entrant il vit également un camarade serpentard, Dmitriev. Deux autres personnes tournaient le dos à Caïn. Un garçon, et une jeune fille à la chute de rein fort sympathique. Lorsqu'il eut rejoint le petit groupe, le vert et argent fut légèrement désarçonné lorsqu'il reconnu la préfète de gryffondor. Il la dévisagea un instant en allant se mettre à coté de Sheena, le temps que son cerveau imprime que c'était bien Arabella qu'il voyait là. A poudlard, la jeune fille était loin d'avoir le qualificatif de «féminine», mais là, étrangement, cette robe lui allait à ravir. A ses côtès se trouvait Lewis. Caïn le connaissait, il était lui aussi en septième année. Lewis était...comment dire ? Une sorte de gros lourd qui aimait venir déranger les gens. Il avait un certain goût pour titiller les serpentards, et le Mayfair n'y avait pas échappé. Aussi il salua Nikolaï et Arabella, en souriant à cette dernière, mais en ignorant délibérément Lewis. C'était Noël mais fallait pas abuser.


-Vous savez s'il y a d'autres élèves de Poudlard qui doivent venir?


Au moins il y avait Sheena, il n'était pas vraiment proche des autres poudlariens présents. Ce n'était pas qu'il ne les appréciait pas, mais il aurait aimé voir d'autres des ses amis. Secrètement il espérait que Kelsey se montrerait. La rédactrice aurait là de quoi faire un bel article pour la gazette de Poudlard. Et puis, il n'osait pas vraiment se l'avouer, mais il commençait à vraiment l'aimer, peut être plus qu'il ne le voudrait.
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MessageSujet: Re: Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]   Dim 28 Juil - 22:07:36



Se dévissant vainement le cou pour savoir si, oui ou non, sa robe n'était pas trop courte, Heva tira une nouvelle fois sur le tissu avec un soupir d'appréhension. C'était bien la première fois qu'elle se souciait de savoir si une de ses robes n'était pas trop courte... Mais c'était aussi la première fois qu'on l'envoyait faire de la représentation à un gala de charité. Et la première fois qu'elle allait laisser son père en compagnie d'une autre femme... John Schmit avait été promu Directeur du Bureau des Brevets Saugrenus et avec cette nouvelle responsabilité était arrivée une nouvelle relation. Si sa fille ne le voyait absolument pas prendre la charge de n'importe quel service, elle le voyait encore moins au bras d'une femme ! Et pourtant...

« Rocket ! Dépêche toi chérie ! Kate dit qu'il va falloir partir ! »

La jeune femme jeta un coup d’œil désespéré à la porte de la salle de bain qui ne survivrait pas si son père s’entêtait à tambouriner dessus toutes les cinq minutes. Salle de bain qui, d'ailleurs, lui semblait totalement dénuée d'âme. Aucun tube de maquillage n'était visible sur le lavabo en marbre de Kate, comme aucun autre objet personnel dans l'ensemble de sa maison... La nouvelle amie de son père vivait dans une belle villa au cœur de Londres, héritage d'un de ses oncles de sa famille.

« Descend ! Vas la voir ! J'arrive dans cinq minutes ! »

A qui était donc venue l'idée qu'ils devaient tous les trois transplaner en même temps de chez Kate ? Mystère... Mais c'était bien cette personne qui l'avait condamné à venir se préparer ici. Pour se rendre seule au gala. John emmenait sa douce à elle ne savait quel ballet russe en représentation ce soir dans la capitale anglaise et l'obligeait à le remplacer. Comme si elle n'avait pas d'autres choses à faire ! Comme revoir les derniers détails de son dossier par exemple... En effet, si son père n'avait désormais plus aucun problème financier, Heva était engagée pour une mission auprès de Xénophius McGregor, qui la conduirait en France pour les prochains mois...

Un appel sonore retenti et la jolie blonde ouvrit la porte pour rejoindre le couple qui l'attendait. Elle descendit les marches de l'escalier en marbre rose en se tenant à la rambarde et en gardant les yeux baissés. Heva tenait vraiment à faire bonne impression ce soir-là, puisqu'elle représentait son père. Lorsqu'elle arriva enfin au bas des marche et releva les yeux, Kate, magnifique dans sa robe prune, ne pu retenir un soupir admiratif.


« Heva ! Tu es magnifique ! N'est-ce pas John ? Ta fille est une beauté... »

Son père hocha la tête et après quelques salutations d'usages, transplana avec sa compagne tandis qu'Heva faisait de même, direction le Manoir Bower. Elle atterrit au milieu d'une grande allée bordée de statues de glace absolument sublimes. La jeune femme prit son temps pour remonter jusqu'à la grande bâtisse pleine de lumière. Les têtes se retournaient sur son passage, sans doute parce qu'elle était un membre important d'une des équipes de Quidditch les plus célèbres du pays. Mais elle ne venait pas pour ça. Pour une fois, la blonde allait faire preuve de grâce et de distinction.

On prit sa veste à l'entrée et elle retrouva son aplomb habituel face à la foule et aux photographes. Vêtue d'une robe courte à manches longues blanche, Heva attirait autant voir plus les regards que lorsqu'elle avait l'uniforme vert des Harpies de Holyhead. Elle ramena sa pochette contre sa poitrine pour se frayer un chemin parmi les invités, cherchant à se rapprocher des hôtes commençant leur discours.

Ses yeux argentés maquillés de sombres prirent un éclat métallique concentré tandis que la jeune femme écoutait avec attention. Elle était d'autant plus ravissante avec cette moue, ses lèvres vermeilles rehaussant son teint pâle et son regard clair. Pour la soirée, Heva avait attaché cheveux blonds en un chignon simple qui dégageait sa nuque et son port altier.

Lynn et Aïlin Bower passèrent la parole à une jeune étudiante pleine de charme dont le nom laissa perplexe Heva. Outre le fait qu'elle avait dû passer ses premières années à Poudlard en compagnie de ces trois personnes, il lui semblait avoir entendu parler de Lavande Brown peu de temps auparavant. Rangeant l'information dans un coin de sa tête, la blonde reconnu de loin Monsieur Dmitriev qu'elle avait vu sur une photo de McGregor. Il serait sans doute mal vu d'aller se présenter à lui comme étant la Renarde du sombre Xénophius... Information censée rester secrète...

Après le discours, la jeune femme s'approcha pour aller saluer ses hôtes et se présenter, non pas comme joueuse de Quidditch, mais comme remplaçante de son père. Elle tandis une main vers la jolie Lady Bower puis vers son lord de frère avec un sourire.


« Miss Bower, Monsieur Bower. Je suis Heva Schmit, la fille de John Schmit. Elle ne s'embarrassa pas de donner la nouvelle fonction de son père, songeant qu'ils devaient savoir qui figurait parmi leurs invités. Il s'excuse de ne pas pouvoir être présent ce soir et vous remercie de l'invitation... »

La demoiselle ne s'attarda pas plus longtemps auprès d'eux, ils étaient pour l'instant très sollicités. Il serait toujours bon de revenir les voir au cours de la soirée. En s'éloignant, elle aperçu la dénommée Lavande et, enfin, la lumière se faisant dans son esprit, se dirigea vers elle.

« Bonsoir, excusez-moi... Vous devez être Lavande Brown ? Votre robe vous va à ravir ! Alan m'a parlé de vous en très bons termes ! Votre discours était très instructif, j'espère que vous parviendrez à récolter un maximum de fonds... Et oh, pardon, je ne me suis pas présentée... Heva Schmit, enchantée ! »


[HJ : Lav' désolée, je te saute dessus ! aha ]



Dernière édition par Heva Schmit le Lun 29 Juil - 10:03:12, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]   Dim 28 Juil - 23:24:29


"A la bourre, à la bourre, à la bourre, vite, vite, vite !"*

Kael est en retard à la soirée chez les Bower, ou comment ruiner une organisation bien huilée en faisant une sieste imprévue un peu trop longue. Un petit tour à la piscine du quartier en fin d'après-midi avait permis au Celte de bien se défouler. Il avait dû y passer une bonne heure et avait enchaîné les longueurs, tout ça pour entretenir sa forme et son corps de rêve. La douche au retour, chez ses parents, avait duré un bon moment, et c'est nu comme au premier jour qu'il s'était étalé sur son lit, sur le ventre, pour n'ouvrir les yeux que bien plus tard, bien trop tard... Ce qui l'avait réveillé, c'était des coups frappés à la porte de sa chambre. Anaelle, sa mère, n'était pas rentrée, et d'ailleurs Kael remerciait Merlin, parce qu'elle aurait découvert son fils sous un jour... incongru, mais avait appelé à travers la porte, ce qui avait suffi à le tirer de sa torpeur. Pourtant, son costume était prêt. Il n'aurait eu qu'à l'enfiler, à transplaner, et à retrouver Lavande juste devant les grilles du Manoir. Sauf que son beau programme était décalé. Il devait absolument s'habiller dans la minute. Ce qu'il fit presque. Cinq minutes. Ce qui n'était déjà pas si mal, si l'on précise que ce temps comprend aussi la coiffure. Pas mal, hein ?

Kael eut à peine le temps de saluer ses parents avant de sortir. Il devait aller dans un endroit discret pour transplaner, et vu le quartier, ça n'était pas évident. Heureusement qu'il connaissait l'endroit idéal. Parvenu là, il disparut. Pour se matérialiser à l'entrée du domaine de la famille Bower. Et là, il réalisa qu'il n'avait pas vu Lynn depuis... très longtemps. Pourtant, c'était une amie de Lavande, aussi. Mais elle n'était pas à l'UMA, alors ils n'avaient pas eu l'occasion de se recroiser... Le Celte esquiva les journalistes et remonta jusqu'à l'entrée. Il entendit quelqu'un qui prononçait un discours. Etait-ce Lynn ? Il arriva dans la salle au moment où elle laissait la parole à... Lavande. Ouf, il était juste dans les temps pour écouter sa chérie. Il se joignit aux applaudissements à la fin et tâcha de se frayer un chemin jusqu'à elle.

Il la retrouva alors qu'elle s'éloignait de l'urne, dans laquelle les dons pouvaient être déposés. Les dons... Mince, c'est ça, qu'il avait oublié ! Kael se maudit intérieurement, tout en se promettant de retourner à un moment de la soirée chez lui pour récupérer l'argent laissé pour l'occasion par son parrain, qui s'était chargé de la conversion des devises. Sa main passa entre deux personnes pour parvenir à se glisser sur la hanche de Lavande, qu'il arrêta ainsi dans sa course. Il attendit de s'être placé devant elle, et d'avoir mis l'autre main sur l'autre hanche, pour prendre la parole :


"Hello, mademoiselle, vous êtes une illumination en cette soirée de Noël."

Lui-même était plutôt aux couleurs de l'occasion. C'est à ce moment qu'il réalisa que Lavande était avec quelqu'un, une femme, qu'il n'avait pas remarqué tant il était obnubilé par sa copine.

"Oh, excusez-moi, je vous la rends tout de suite."

Mais avant ça, il l'embrassa, passionnément, fougueusement, du moins, autant que les circonstances le permettaient. Et quand ce fut fait, il resta près d'elle, histoire d'écouter un peu ce que cette demoiselle avait à lui dire. Il irait saluer les maîtres des lieux après.



* en français dans le texte
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  • Ella Von Königsberg
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MessageSujet: Re: Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]   Lun 29 Juil - 23:42:03

« Tu es très élégant comme ça. »

Commenta la ténébreuse en déposant un baiser furtif sur la joue de son époux tandis que ce dernier achever de nouer sa cravate devant le miroir de leur chambre. Si le couple était un habitué des réception mondaine, celle à laquelle ils devaient assister ce soir avait le mérite de sortir un peu de l'ordinaire. Ailin Bower avait vu les choses en grand et il fallait reconnaître que dans le contexte actuel organiser une collecte de fond pour le réveillon de Noël était une bien riche idée. Il y aurait naturellement tout le gratin du ministère, mais également des gens tout à fait ordinaires, des étudiants et même les sorciers de premier cycle de l'école de magie étaient invités. Visiblement Ailin Bower avait décide de faire dans le social. Il était par ailleurs tout à fait ironique de savoir qu'il organisait cette collecte de fond pour financer les recherches du traitement pour le Syndrome de Déficience magique  quand on savait que c'était lui même qui fournissait au Maitre du Jeu le moyen d'inoculer la maladie à toute la population. Peut être tentait il de contrebalancer son mauvais karma ?

Toujours est il que cette soirée de Noël ravissait la sulfureuse sorcière. Ce serait l'occasion de voir du monde et cela changeait des réceptions mondaines habituelles. Suite à la dernière entrevue que la tueuse à gage avait eu avec le Lord Bower, elle en était arrivé à apprécier réellement leur hôte qui par certain aspect était tout aussi sombre et tourmenté qu'elle même. Elle avait également l'espoir de pouvoir  passer quelques instants avec Arsène qu'elle n'avait pas revu depuis des semaines, si tant est qu'ils puissent avoir une véritable conversation au milieu des autres convives.  


« J'ai l'air tout juste présentable à côté de toi, ma douce. » répliqua le duc au compliment adressé de son épouse.

Pour l'occasion, elle avait en effet revêtue une somptueuse robe émeraude brodée d'or qui faisait ressortir comme nulle autre la couleur de ses yeux. La coupe était fluide et épousait à la perfection les courbes de son corps tout en mettant subtilement en avant son décolleté aguicheur. Le regard intense du Duc la fixa un bref instant tandis qu'il passait une main caressante sur sa joue avant de l'embrasser.


« Nous allons être en retard. Je vais voir comment s'en sort Elda avec Alexander. » susurra l'Allemande tout en se dérobant à l'étreinte de son homme.

Leur fils avait tout juste 14 mois, ce serait son deuxième Noël et bien qu'il soit encore très jeune, Ella ne pouvait pas se résoudre à l'abandonner pour cette soirée de réveillon, d'ailleurs, la Duchesse avait invité la nourrice à se joindre à la réception. La vieille femme n'avait pas de famille avec qui passer Noël, donc elle en était ravie, et elle serait présente pour s'occuper du gamin au besoin de façon à ce qu'Ella et Klaus ne soient pas trop accaparés.

Elda avait terminé de préparer le petit. Il portait désormais portait un ensemble Noël pour bébé absolument adorable . Alors certes, c'était kitsch au possible mais sa bouille était tellement craquante habillé comme ça que même Ella avait fini par céder. Comme il la réclamait, la ténébreuse prit son fils dans les bras, sa baguette magique accrochée à sa taille. En cette veillée de Noël tout le monde semblait enthousiaste et même si Alexander ne pouvait pas tout comprendre, il percevait l'agitation ambiance et était lui aussi tout excité. Seul Diener, le fidèle elfe de maison de l'héritière Schwarz,  faisait exception. Et pour cause, depuis quelques semaines à présent, il avait montré des signes de faiblesse, fatigue et il s'était mis à faire des crises qui ressemblait à s'y tromper à de l'épilepsie.  De nombreux petits incidents survenaient autour de lui, et si au départ, Ella avait mis cela sur le compte de la magie instinctive d'Alexander, très elle s'était rendu compte que son serviteur présentait tous les signes de la maladie qui faisait rage. L'elfe était donc obligé de rester en quarantaine pour ne pas  contaminer toute la famille ou blesser quelqu'un à cause d'une crise un peu plus violente..
Klaus avait d'ailleurs insisté pour qu'ils se débarrassent de l'elfe mais Ella n'avait rien voulu entendre. A ses yeux, Diener comptait à part entière pour un membre de la famille et elle n'allait certainement pas le jeter dehors parce qu'il était malade. Au fond, elle était très affectée par l'état de la créature qui a bien des égards était son plus vieil et son plus fidèle ami, c'était d'ailleurs la raison pour laquelle, elle avait un don très particulier à faire ce soir, en plus des donations ordinaires.



Au moment où les Von Königsberg posèrent le pied devant l'immense portail de la propriété Bower, ils ne tardèrent pas à être accueilli par une foule de journalistes qui voulaient saisir l'occasion de prendre en photo toutes les personnalités importantes et peut être glaner quelques informations de première main concernant l'événement. Ella se maudit de n'avoir pas anticipé la chose, mais faire parti du grand monde demande quelques sacrifices. La ténébreuse adopta son sourire de façade habituel et se força à répondre aimablement aux personnes qui venaient les saluer tout en se faisant escorter vers le manoir aux côtés de Klaus; Elda les suivait un peu gauchement. La vieille femme faisait un peu tâche dans le paysage, mais elle semblait ravie d'être ici.

Ils étaient un peu en retard, et la quasi totalité des invités étaient déjà présents. En parfaite épouse de diplomate, la belle resta aux côtés de son mari tandis qu'il saluait individuellement toutes les personnes qu'il connaissait, ou du moins, qu'il fallait connaître.


« Enchantée, Monsieur O'Riordan. Vous avez l'air en pleine forme. » déclara chaleureusement la jeune femme  pour saluer à son tour le Vice-président de l'AVC tandis que Klaus faisait les présentations.

« Je vous présente ma sublime épouse, Ella, ainsi que notre fils, Alexander. Cette soirée s'annonce être une véritable réussite.  Monsieur Bower n'a visiblement pas lésiné sur les moyens. »

« Il n'y a qu'à espérer que la récolte de fonds rapporte au moins autant que la somme de Gallions investie. » Ne put s'empêcher d'ajouter la Duchesse sur la ton de la plaisanterie avec une ironie plus qu'évidente. Naturellement, eux-mêmes s'apprêtaient à faire un don des plus généreux, donc il n'y avait pas d'inquiétude à avoir à ce sujet.

«  D'ailleurs, savez vous où est passé notre hôte que nous puissions le saluer ?  »  

[Cornelius avait l'air de s'emmerder tout seul dans son coin sans personne à qui parler Razz]
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MessageSujet: Re: Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]   Jeu 1 Aoû - 14:42:43

Il semblait que son empressement à mettre le plus de distance possible entre lui et le reste des Dmitriev présents l’avait amené à se rendre sous le chapiteau destiné aux Poudlardiens avec quelque peu d’avance sur l’horaire prévu. En effet, lorsqu’il arriva sur place, il put constater non seulement qu’il était le premier sur place, mais également que sa hâte à quitter la pièce principale lui avait sûrement coûté les explications sur le fonctionnement de la chasse au trésor. Il ne put néanmoins se résoudre à regretter ses actes. Peu lui importait en réalité de participer au jeu de pistes tant qu’il évitait de côtoyer les membres de sa famille. Il préférait de loin observer les autres participer, quitte à s’ennuyer quelque peu, que de s’ennuyer à coup sûr à devoir sourire à toutes les connaissances de ses parents. Il avait déjà donné en plus d’une occasion et, pour une fois qu’on lui offrait la possibilité d’y échapper, il ne comptait pas laisser passer sa chance.

Il se contenta donc de se servir un verre de jus de citrouille et d’observer les environs, cherchant à deviner ce qui pourrait bien leur être demandé en fonction des éléments à leur disposition. Il remarqua bien vite la jolie collection de balais rangés dans un coin ainsi que les boules de Noël virevoltant de l’autre côté de la tonnelle et en déduit sans difficultés qu’il leur serait demandé à un moment donné d’user des premiers pour récupérer les secondes. Néanmoins, cela ne l’éclairait pas réellement sur le but du jeu puisqu’il ne voyait pas en quoi être en possession d’un chiffre quelconque – fusse-t-il de neige et enfermé dans une boule volante – le rapprocherait du « trésor ». Il ne s’inquiétait néanmoins pas réellement, les autres arriveraient bien vite qui l’informeraient sur la marche à suivre. Et, s’ils ne désiraient pas plus de compétition, cela lui convenait également. Tant qu’il pouvait manger et discuter en paix, il saurait tenir son esprit de compétition en laisse. Du moins il en était presque certain.


-Alors ? Prêt à en découdre ?

Une voix féminine le tira de ses pensées et il se tourna pour voir s’approcher une jeune femme tout d’or vêtue, ce qui s’accordait à merveille avec sa peau d’ébène. Il crut reconnaître une Poufsouffle des années supérieures qu’il avait déjà croisé plus d’une fois en cours. Il était presque sûr qu’elle était amie avec Mayfair. Stormquelquechose. Mais si, elle faisait partie du CRAC, il avait son nom sur le bout de la langue. Storm… Storm… Stormcrow ! Voilà c’était ça ! Sheena Stormcrow, une Sixième ou Septième année, sûrement la deuxième solution si elle traînait avec Caïn. Enfin, en tous les cas, la politesse consistait à lui répondre, il lui adressa donc un sourire poli.

-Toujours. Il me reste seulement à savoir comment. Tu es au courant des règles ?


Elle n’eut malheureusement pas le temps de répondre à ses interrogations car deux nouveaux arrivants se joignirent à leur groupe et le Russe dut se retenir d’ouvrir la bouche comme un crétin fini. C’était bien Ara dans cette robe superbe ? Oui, aucun doute, ce regard lavande ne pouvait appartenir qu’à une seule personne. Il remercia alors les cieux de lui offrir un cadeau de Noël pareil. Parce que sa petite amie était absolument magnifique dans sa robe qui mettait en valeur les formes qu’il avait déjà pu admirer lors de leur soirée en amoureux dans la Salle de Bains des Préfets. Il dut d’ailleurs se faire violence pour détacher son regard de la belle Gryffondor lorsque cette dernière leur présenta son frère. Il leva donc les yeux pour croiser le regard de l’aîné Waldon et faillit se figer sur place.

Mais, comment avait-il pu passer à côté de l’évidence ? Waldon par la barbe de Merlin, Waldon ! Combien d’élèves portaient ce nom au château ? Il aurait dû tilter plus tôt que le fameux Gryffondor était apparenté à Arabella. Pour sa défense, il avait beau être préfet, ses interactions avec Lewis étaient limitées. Il connaissait bien entendu sa réputation mais c’était habituellement Ange qui héritait de la tâche de lui « faire la leçon » quand il s'en était encore pris à une vipère car crier sur un Griffon lui rendait toujours le sourire, il ne s’était donc jamais arrêté à réfléchir sur la question de cette étrange coïncidence qu’était le nom de famille du garçon. Il se reprit néanmoins, trouvant pour une fois une véritable utilité à son éducation qui lui permettait de cacher de manière plutôt réussie les surprises qu’il subissait. Il tendit donc la main à Lewis et décida de se présenter officiellement au frère d’Ara, il n’aurait après tout pas de meilleure occasion. L’esprit de Noël et toutes ces bêtises vous savez ? Peut-être qu'il éviterait ainsi de subir de remarques trop désagréables sur sa maison. Et puis, pour Ara, il pouvait bien faire un effort.


-Bonsoir Lewis. Nikolaï Dmitriev, on se connaît pas je pense mais il était temps que je me présente comme il se doit. Je sors avec ta sœur.

Il se tourna ensuite vers ladite sœur et lui adressa un énorme sourire avant de déposer un baiser sur sa joue et de déclarer :

-Tu es absolument magnifique.


Puis, il rajouta dans un murmure à son oreille.

-Je regrette seulement de ne pas être le seul à pouvoir profiter de pareil spectacle.


Et, comme pour confirmer la justesse de ses dires, il remarqua le regard de Caïn qui venait de faire son entrée tomber sur la chute de reins d’Ara et réprima l’envie de grogner « Pas touche », avant de se rappeler qu’une telle réaction serait fort malvenue, surtout en présence de Lewis. Il se contenta donc de rendre son hochement de tête à son camarade de chambrée et de répondre à sa question.


-Aucune idée, je suis arrivé dans les premiers. D’ailleurs, quelqu’un s’est informé des règles du jeu de pistes ? Parce que, personnellement, je les ai loupées.
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MessageSujet: Re: Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]   Dim 4 Aoû - 13:56:24

A peine avait-elle rejoint le commun des mortels, ou plus prosaïquement le gros des invités qu’elle fut soudain abordée par ni plus ni moins qu’Eva Schmit, une des stars des Harpies de Holyhead. Elle dut d’ailleurs se faire violence pour ne pas lui exiger un autographe sur le champ car elle avait une image à tenir ce soir. Pourtant, s’entendre complimenter par une de ses idoles était tellement invraisemblable qu’il lui fallut un peu de temps pour réagir, se contentant de sourire en hochant la tête face aux paroles de la jeune poursuiveuse. Et Alan qui l’avait rencontrée et ne lui avait rien dit ! Ah ça pour sûr, celui-là quand elle le chopperait, elle allait lui faire sa fête. Il savait pourtant qu’elle était une fan inconditionnelle de la seule équipe exclusivement féminine de Grande-Bretagne ! Enfin, déjà il semblait avoir eu l’idée brillante de parler d’elle à la numéro deux de l’équipe et, rien que pour ça, elle était prête à lui pardonner son oubli. Enfin, peut-être pas totalement, mais disons qu’elle serait plus clémente au moment de le lui faire payer.

Heureusement, elle fut sauvée par l’arrivée impromptue de Kaelir d’avoir immédiatement à aligner trois mots en présence de la jeune femme qui, selon elle, incarnait la perfection de la jeune adulte ayant réussi dans la vie puisqu’elle combinait un poste de première main chez les Harpies avec une carrière florissante de mannequin pour différents magazines sorciers, le tout alors qu’elle n’avait même pas atteint les vingt ans. Elle adressa donc un léger sourire d’excuse à Heva avant de se laisser entraîner par son petit ami dans un baiser fougueux. Elle avait bien conscience d’être dans un endroit public et d’avoir pour une fois un véritable rôle à jouer mais, pour être totalement honnête, cela lui était complètement égal. Les paparazzi pouvaient bien faire leur travail et lancer toutes les rumeurs qu’ils voulaient, elle n’avait rien à cacher et s’il y avait un mot pour définir sa relation avec Kael c’était bien parfaite alors plutôt que d’en avoir honte, elle en était on ne pouvait plus orgueilleuse. Qu’ils les photographient donc, s’ils en avaient envie, elle n’en serait que plus heureuse.

Ainsi, lorsqu’ils se séparèrent enfin, pour cause de lois de physique plus que d’envie, elle cala sa main bien au chaud dans celle du Celte et lui rendit ses compliments sur sa propre tenue avec un sourire d’oreille à oreille sur le visage. En effet, c’était presque automatique, dès que le blond était à proximité, sa bonne humeur avait tendance à atteindre des sommets et, en cette belle soirée de Noël, la règle ne lui avait pas fait défaut. Elle entreprit donc ensuite de présenter officiellement Heva et Kael l’un à l’autre, heureuse au possible d’être ainsi entre deux personnes qu’elle respectait et aimait respectivement du fond du cœur.

-Mademoiselle Schmit, tout l’honneur est pour moi. Vous ne savez pas à quel point vous rencontrez ici me fait plaisir parce que Kaelir ici présent, elle souleva la main toujours attachée à la sienne du garçon pour bien laisser clair de qui elle parlait, pourra vous confirmer que je suis une partisane des Harpies de la première heure. Savoir donc que des célébrités associent leur nom à cette collecte de fonds me va droit au cœur. C’est grâce à des noms comme le vôtre que notre projet a des chances d’aboutir dans le délai le plus court possible. Je vous remercie donc, termina-t-elle avec un nouveau sourire.

Puis, soudain, alors qu’elle considérait qu’elle pouvait désormais décemment demander un autographe à la jeune femme sans passer pour une folle de service puisqu’elle avait commencé par répondre de manière civilisée à ses remarques, elle eut une idée qu’honnêtement elle aurait bien appelée brillante si elle n’avait eu peur de passer pour une personne bouffie d’orgueil. Enfin, quoiqu’il en fût, elle se décida bien vite à la mettre en œuvre et, faisant apparaître un bout de parchemin et une plume d’un coup de baguette, les tendant à Heva et lui demandant :

-Pourriez-vous me signer un autographe ? Parce que je viens de me faire la remarque que – seulement si vous acceptez bien sûr – il serait parfaitement possible de faire plus tard une petite vente aux enchères avec les autographes des quelques célébrités présentes pour poursuivre la collecte de fonds. Si je ne me trompe pas j’ai également aperçu Logan Illunia dans la foule, il sera peut-être également partant, qu’en pensez-vous ?, finit-elle en se tournant également vers Kael pour obtenir aussi son avis.

Puis, comme une petite fille prise en flagrant délit, elle rougit un peu et fit apparaître un deuxième bout de parchemin qu’elle tendit de nouveau à Heva et lui demanda, cette fois-ci, avec un air légèrement coupable.


-Sinon, en tous les cas, est-ce que je pourrais avoir mon propre autographe ?
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MessageSujet: Re: Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]   Dim 4 Aoû - 15:38:17

Un défilé de personnes s'était effectué devant les yeux ébahis de la petite sorcière depuis son arrivée ici, au manoir de la famille Bower. Elle se sentait si petite, et avait l'impression d'être un extra-terrestre au milieu de cette population. Paillettes, robes plus magnifiques les unes que les autres, regards croisés, politesses : tout était au rendez-vous de cette magnifique soirée.
Elle avait même aperçu quelques célébrités, comme Hermione Granger, ou Lavande Brown dont son père lui avait beaucoup parlé et dont il avait vanté les mérites : elle était à la tête du fameux groupe de recherche médicomagiques sur le SDM à l'UMA.
Plusieurs têtes connues avaient heureusement fait leur apparition, comme celle d'Ambrine. Mais cette dernière affichait une mine que la Gryffone ne lui connaissait pas : que signifiaient ce regard hébété et ces joues rosissantes ? L'attention de la Pouffy ne se portait que sur leur hôte, Lord Aïlin Bower. Etrange comportement que celui de son amie, qui ne l'avait même pas remarqué. La petite Marvich se jura de la questionner.
D'autres élèves de Poudlard étaient ensuite arrivés, mais ils étaient bien plus vieux. Elle reconnut la très énergique Arabella, magnifiquement vêtue, la jolie Sheena qui faisait partie du CRAC, et deux autres Serpentard. Tous étaient accompagnés, et Liloo maudit son père pour l'avoir abandonnée au milieu de cette jungle où elle allait se perdre à coup sûr.


Des discours vinrent ensuite, auxquels la Rouge et Or ne comprit pas tout l'enjeu, mais la maitresse de maison, Lynn Bower, lança ensuite les festivités Poudlardiennes. Jusqu'à présent blanc, le teint de la petite Marvich se réchauffa un peu quant à la perspective d'un jeu avec ses camarades, à l'écart de ces festivités mondaines, qui franchement, la dépassaient au plus haut point. 

A tous les élèves de Poudlard qui veulent participer, vous êtes invités à rejoindre le chapiteau qui vous est dédié à l’extérieur. Vous y trouverez des balais qu'il vous faudra enfourcher pour partir à la chasse aux boules de Noël. Celles-ci sont numérotées et contiennent un indice qui vous mènera jusqu'à la petite surprise gourmande que nous vous avons préparées.

Bien décidée à profiter de cette soirée en espérant que son père fasse lui aussi son apparition, elle s'apprêtait à se diriger vers le chapiteau mais fut arrêtée dans son élan à la vue de...

Heva Schmit !, s'écria Liloo, sans se rendre compte de la puissance du son qui était sortie de son petit corps. 

Elle et tous les membres féminins de sa famille étaient de grands admirateurs et surtout supporters de la célèbre équipe des Harpies de Holyhead. Elles se rendaient le plus souvent possible à tous leurs matchs, et la gamine connaissait parfaitement tous les membres de l'équipe. Heva Schmit en était l'une des Poursuiveuses. Bouche bée devant l'une de ses idoles, elle ne put s'en approcher plus car déjà Lavande Brown conversait avec elle. Face à cette autre star de la soirée, la jeune Marvich ne consentit pas à s'imposer et décida de reporter à plus tard sa rencontre avec la jolie blonde. Elle ne pouvait pas repartir sans son autographe et sans avoir eu le plaisir de faire sa connaissance, ne serait-ce qu'un instant.


Se souvenant alors des festivités organisées pour les plus jeunes, Liloo décrocha son regard de la joueuse de Quidditch et se dirigea enfin vers les chapiteaux à l'extérieur. Sa gorge continuait à la gratter, de plus en plus même, et alors qu'elle marchait rapidement, elle se rendit compte qu'un mal de tête s'était emparée d'elle, et elle ressentait des frissons de plus en plus réguliers. Elle avait pourtant toujours pris soin de se couvrir depuis le début de la saison hivernale, et elle ne tombait jamais malade. Peut être la fatigue, ou l'angoisse de cette soirée mondaine...
Se massant la tête et grimaçant un peu, elle arriva enfin devant les chapiteaux élevés dans les magnifiques jardins du Manoir. Plusieurs de ses camarades étaient présents, mais Ambrine, elle, devait toujours se trouver à l'intérieur. Nikolaï semblait ravie d'être aux côtés de sa petite amie Arabella, elle même aux côtés d'un autre garçon plus vieux mais que Liloo ne connaissait pas. Caïn et Sheena étaient eux aussi présents. 

Salut tout le monde ! Je pense qu'on peut y aller, si d'autres arrivent, ils nous rejoindront là haut, non ?

Tous ne semblaient pas avoir assisté au discours de Lynn Bower ; elle se permit donc de leur faire un petit récapitulatif des règles du jeu :

Ils ont lâché des petites boules de Noël dans le ciel environnant le manoir. Il faut enfourcher nos balais, et chacun doit en attraper une afin d'y découvrir un indice. Alors, on est parti ?

Sans plus attendre, Liloo sauta sur un balai, donna un petit coup sur le sol et s'envola rapidement sur les hauteurs du domaine. Elle remercia intérieurement sa mère de lui avoir si judicieusement conseillé de prendre son plus chaud manteau. Un air glacial vint engourdir le corps de la fillette, et ses maux de tête empirèrent, descendant même dans sa nuque et dans son dos. Elle essaya de se concentrer sur son vol, et sur le jeu. Elle fit alors signe à ses camarades de la rejoindre, car les petits boules scintillaient à quelques mètres de là. C'était un jeu facile et convivial, pas vraiment un match de Quidditch, mais cela suffisait à la gamine : le plaisir de voler était sans égal. 
Elle accéléra un peu, tendit la main vers l'avant, et s'empara d'une jolie petite boule avant de se diriger vers le sol où elle atterrit lentement et non sans une certaine élégance.
Elle prit alors le temps d'observer l'intérieur de la boule, dans laquelle on pouvait voir la neige scintillante tomber. A travers la pluie de flocons, la lionçonne aperçut alors un chiffre...
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MessageSujet: Re: Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]   Jeu 8 Aoû - 15:44:19

« Vous êtes ravissante. »

Si le rouge était une couleur qui seyait bien à la jeune Ambrine lorsqu’elle avait l’occasion d’en porter, elle aurait tout de même préféré que, ce soir, cette couleur disparaisse de ses joues. Mais il n’en était rien, et sa pâle peau ne faisait qu’accentuer le carmin qui lui maquillait désormais les pommettes sous le compliment ravageur d’Aïlin. Elle l’avait regardé se pencher vers elle et lui prendre la main, sans que son cerveau ne comprenne ce qu’il était en train de faire. Elle avait juste eu le temps de lancer un regard en coin à Logan, qui était trop occupé à fixer la beauté qu’était Lynn et à parler de sa mutation pour prêter attention à sa jeune sœur. Et c’était tant mieux. Lorsque le Lord se redressa, elle lui sourit timidement et ses yeux se baissèrent un instant sous le poids de la gêne avant de remonter en une lente course pour retrouver les siens. Elle le regardait avec une certaine douceur, une pointe de reconnaissance filtrant à travers le bleu de ses pupilles, surmontée par l’admiration qu’elle lui vouait. Elle aurait aimé rester là, à ses côtés, seule face à lui, à parler comme ils l’avaient fait sur le chemin de Traverse. Mais très vite, la jeune fille dû à nouveau quitter son si admirable sauveur pour retrouver l’anonymat et l’air ô combien plus respirable que lui offrait la foule vers laquelle son frère l’emmenait.

Après cette rencontre à la fois tant espérée et troublante, la jeune fille, qui s’approchait à présent plus de la femme que de la fille, se laissait entrainer vers le buffet, accrochée au bras de son frère, sans prêter aucune attention aux convives, connus ou non. Elle stoppait régulièrement sa marche pour que son aîné puisse saluer ses connaissances et amis, mais elle, inconsciente, ne percevait pas le monde alentour, ses pensées l’emportant loin dans son esprit, laissant son regard vide et un léger sourire sur ses lèvres. Elle était ravissante. Pas mignonne ou choupi, comme on gratifiait les enfants. Non, ravissante. Un compliment qui était réservé aux dames, aux grandes. Il ne lui en fallait pas plus pour la rendre heureuse. Elle atteignit finalement le buffet et s’apprêta à s’emparer d’un petit four au hasard, quand son frère l’attira brusquement vers lui avant de lui indiquer, par un signe de la tête, l’estrade au fond de la salle, sur laquelle étaient montés Lynn et Aïlin. Un silence aimable s’installa dans la pièce pour laisser Lord Bower faire son discours. A la fin de celui-ci, avant que Lynn ne prenne la parole, des applaudissements enthousiastes résonnèrent un court instant avant de stopper aussi rapidement qu’ils étaient arrivés. Ambrine chercha un instant l’auteur de cette bourde, pouffant de rire intérieurement en imaginant la solitude de la personne qui avait applaudi au mauvais moment. Mais elle ne vit pas qui était-ce et se reconcentra rapidement sur Lynn et son projet pour les jeunes.  

Des balais, une chasse, un froid hivernal, de la neige, et une robe. C’était le combo parfait pour faire chuter l’humeur de l’enfant. Mais il en fallait plus pour l’empêcher de participer. Surtout en la présence de son grand-frère. Elle ne voulait pas le mettre mal à l’aise en refusant de participer à un jeu sur balai. Qu’allait-on penser d’elle après ? Qu’elle n’était pas l’héritière légitime des Illunia ? Une adoptée ? Un handicap ? Une sorte de Cracmol du balai ? Alors là, il en était hors de question. Le discours n’était pas encore terminé que déjà, elle faisait demi-tour pour se rendre à l’extérieur. Ou du moins, elle l’aurait souhaité. Mais Logan la retenait encore par le bras, chuchotant que ce n’était pas terminé, accompagné d’un regard sévère. En effet, Lynn appelait maintenant Lavande Brown à monter sur l’estrade pour faire un autre discours. Déjà des élèves se dirigeaient librement vers l’extérieur, tandis qu’elle était enchaînée au bras de l’aîné Illunia. Elle écouta donc distraitement la demoiselle parler du groupe de recherches, son pied s’agitant à cause de l’agacement. Il dura trop longtemps au goût de la jeune sorcière, mais il se termina enfin, et Ambrine renouvela sa tentative de s’enfuir.

« Tu n’y comptes pas, j’espère ? »

« Quoi ? »

Un regard sérieux se posa sur Ambrine, qui s’apprêtait déjà à faire sa moue timide et ses petits yeux de biche.

« Monter sur un balai en robe par ce temps. Ton épaule n’est même pas couverte. »

Logan faisait allusion à la blessure et à l’interdiction formelle de pratiquer du sport qu’avait hérité Ambrine lors de la commémoration de mai. Sans compter que son épaule lui faisait atrocement mal quand il faisait froid. Elle leva un instant les yeux au ciel et commenta.

« C’est juste histoire d’attraper une stupide boule de noël. Ca va me prendre une minute à tout casser. Et puis, arrête de parler comme ça, on dirait maman… J’vais pas rester là à ne rien faire quand même. Surtout que t’es là, toi … J’veux pas avoir la honte … »

Le visage de Logan se détendit en entendant les dernières paroles de sa jeune sœur. Un sourire amusé remplaça même son regard sérieux et il tira sur la joue d’Ambrine, qui le repoussa très rapidement.

« Parce que je suis un joueur pro,  tu dois forcement être douée sur un balai ? C’est ça que tu sous-entend ?»

« Je suis douée sur un balai ! » protesta-t-elle sans élever la voix. « Tout le monde pense que j’ai ça dans le sang à Poudlard, bien entendu qu’ils croient tous que si toi tu es doué, alors la petite sœur doit l’être aussi. »

« Peut-être, mais tu restes une handicapée. » dit-il en croisant les bras.

Ambrine prit une profonde inspiration par le nez pour refreiner sa colère grandissante avant de soupirer longuement. Elle prit ensuite un petit air piteux et fixa son frère, la tête légèrement penchée sur le côté.


« Steuplait ? Promis je ferais attention, on étouffe ici avec tous ces inconnus … Steuplait, steuplait, steuplait ! »

Après la petite sœur, ce fut au tour du grand frère de soupirer. Il resta un instant immobile, à la fixer, avant de décroiser les bras et de lui indiquer, par un geste las de la main, qu’il capitulait. Elle le remercia d’un grand sourire avant de faire enfin demi-tour pour fendre la foule et se diriger vers l’extérieur.

Des brides de conversations lui arrivaient aux oreilles, sans qu’elle n’y fasse attention. Elle s’excusa à de nombreuses reprises pour se frayer un chemin sans jouer des coudes et s’en sortait plutôt bien. Jusqu’à ce qu’une voix, qu’elle aurait reconnue entre mille, lui arrive aux oreilles.


« Il n'y a qu'à espérer que la récolte de fonds rapporte au moins autant que la somme de Gallions investie. »

Ambrine se stoppa net dans sa course, ses yeux s’agrandissant dans un élan de peur et de surprise. Elle tourna légèrement son visage vers la dame Rouge, qui se soir se révélait être une dame du Monde. Elle aurait juré que cette voix appartenait à  celle qui lui avait fait passer un sale quart d’heure sur le chemin de Traverse, mais en voyant le visage si beau de la maman qui se tenait à quelques mètres d’elle, son cœur hésita. Comment cette femme, si gracieuse, pouvait être cette tueuse effrayante surnommée Dame Rouge ? Elle la fixa un instant, elle et sa chevelure de feu, attendait qu’elle se remette à parler. Oui, c’était bien cette voix-là qui l’avait traumatisé.  Elle resta un instant bouche-bée face à cette étrangeté avant de faufiler avec plus d’empressement vers l’extérieur, prenant soin de bien contourner la dame et de faire en sorte qu’elle ne la voit pas.

L’air frais qui la frappa au visage réussit à calmer les ardeurs de son cœur. Maintenant libre de ses mouvements, elle se dirigea vers le chapiteau pour y retrouver un nombre correct de Poudlardiens déjà présents. Nikolaï, Arabella , Sheena, Caïn, Liloo et d’autres qu’elle ne connaissait que de vue. Elle salua donc ses amis avec un drôle d’air sur le visage. La petite gryffone était d’ors et déjà sur son balai et commençait lentement à s’élever. La Poufsouffle souriait comme si on la forçait, mais ne resta pas longtemps plantée là, se dirigeant déjà vers les balais pour rejoindre son amie qui lui donnait une très bonne excuse. Elle passa une main au-dessus de l’un des bouts de bois, lança un « debout » ferme, s’empara du balai qui s’était élevé avec délicatesse dans la main de l’enfant, puis s’assit dessus comme une princesse s’assied sur un cheval : les deux jambes du même côté. C’était peu pratique pour le vol, mais plus approprié pour une robe. Elle s’éleva de quelques centimètres au dessus du sol et passa prêt du groupe qui s’était formé.


« Vous avez peur de la neige ? Elle ne risque pas de vous mangez, hein ! »

Un rire d’enfant réchauffa l’air tandis que la petite Ambrine s’élevait doucement dans les airs, frissonnant du froid de décembre. Mais elle ne s'en plaignit pas, bien trop heureuse d'avoir une si bonne raison de ne pas rester à l'intérieur. Après son frère et Monsieur Bower, voilà qu'une dame qu'elle n'avait pas du tout envie de croiser s'ajoutait à l'équation. Elle arriva rapidement près des boules et s’en saisit d’une, avant de redescendre aussitôt, rejoignant Liloo. Elle avait fait une promesse, après tout.

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MessageSujet: Re: Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]   Sam 10 Aoû - 21:21:17

Crac ! Margaret se matérialisa dans le craquement sonore caractéristique du transplanage au beau milieu de son salon. Le temps de s’habituer à l’univers familier de son appartement cossu, elle alla s’asseoir dans un fauteuil. Il lui restait un peu de temps pour souffler avant de se rendre à la réception de Noël organisée par les Bower. Tout ce qu’il y avait de personnalités richissimes ou de grosses légumes du pays s’y rendait ; ne pas y faire au moins une apparition aurait été une erreur stratégique de débutant. Elle venait de rentrer de Calcutta où son fils aîné, Alexander, l’avait invitée, ainsi que son second fils, Nicholas, et son père à elle, David, pour fêter Noël en famille. Etant séparée de son mari, celui-ci avait brillé par son absence. Alexander habitait en Inde depuis la fin de ses études d’Herbologie, où il avait étudié les soins magiques de manière approfondie. A cette occasion, il lui avait révélé son désir de revenir vivre en Angleterre prochainement, ce qui l’avait profondément réjouie.

Selon ses calculs, le décalage horaire lui permettait de se reposer un bref moment avant de partir pour le manoir des Bower. Le regard de Margaret navigua au gré du hasard dans la pièce tandis qu’elle rêvassait distraitement, se posant sur la large baie vitrée donnant sur le parc en face de la rue, les photos familiales posées sur la commode, l’horloge de style contemporain qu’elle avait achetée dans un magasin moldu quelques semaines plus tôt… L’horloge ! Bigre/Diantre/Fichtre/Sacrebleu (biffer les mentions inutiles) ! Il était une heure plus tard que prévu ! Sautant de son fauteuil comme un diablotin qui sort de sa boîte, la Sous-Secrétaire se maudit intérieurement de ne pas savoir calculer correctement le décalage horaire. Elle était déjà presque une heure en retard !

Fonçant dans la salle de bain, elle se dépêcha de se dépêcher de changer sa simple robe de soirée par une robe de bal bustier d’un bleu tirant sur l’azur, sans défaire la véritable sculpture ornementale que son coiffeur avait réalisée dans sa chevelure blonde. Rapidement, elle enfila ses escarpins assortis et posa sur son buste le collier composé d'une véritable rivière de saphirs scintillants que ses proches lui avaient offert collectivement, connaissant son goût prononcé pour les bijoux. S’étudiant en vitesse en face de son miroir, elle couvrit ses épaules d’un manteau de fourrure et transplana sans tarder.

Arrivée devant les grilles de la demeure des Bower, elle remarqua immédiatement les journalistes encore en faction, sans doute à l’affût des potins de la fin de la fête, lorsque certains invités sous l’influence de la boisson laisseraient échapper des indiscrétions. Rôdée à ce jeu, elle se contenta d’un bref commentaire en offrant son sourire aux photos, sachant bien qu’elle serait de toute façon boycottée par les médias officiels. « L’initiative de Monsieur Bower témoigne des valeurs qu’il défend, preuve que chacun, quelle que soit sa place ou son passé, a le droit de défendre la justice et le bien en ce monde. »

Sans attendre une question dérangeante qu’elle sentait poindre, Margaret franchit les grilles et s’engagea le long de l’allée qui menait jusqu’à la résidence. Bien que pressée, elle prit le temps de profiter du ravissement des yeux que procuraient les statues de glace en enfilade. Arrivée sur le parvis du manoir, elle s’arrêta ébahie. Certes, elle vivait dans le confort et le luxe raisonnable, mais la bâtisse faisait montre d’une richesse d’un autre niveau, qui s’étalait avec raffinement dans la décoration choisie avec soin et élégance. Elle n’avait jamais eu l’occasion de personnellement rencontrer le jeune lord Bower et sa sœur, mais savait néanmoins qu’il s’agissait d’un homme de savoir plein de finesse, bien que la réputation de sa famille soit des plus ternies. Cette soirée serait l’occasion d’en savoir un peu plus. Au moment où la politicienne entra discrètement dans la salle de bal, tous les regards étaient tournés vers une jeune femme qu’elle identifia comme étant Lavande Brown, manifestement en train de conclure son discours. Cette étudiante avait eu l’idée du siècle. Alors que la société magique se délitait sous leurs yeux, les jeunes s’activaient pour sauver la mise !


« Et, désormais, Mesdames Messieurs, c’est grâce à vous si ce projet pourra aboutir au remède que nous souhaitons tous. En effet, le Syndrome de Déficience Magique peut toucher n’importe qui n’importe quand et c’est pour cette raison précise qu’il convient aujourd’hui que nous apportions tous notre pierre à l’édifice médicomagique qu’est la création d’un remède. Je vous remercie donc toutes et tous une fois de plus pour votre présence et votre générosité. »

Profitant de cet instant de calme, elle étudia la salle du regard, tâcha de se souvenir des personnes à éviter, notamment son Cornélius, son collègue. Nul besoin de provoquer un scandale en se chamaillant entre politiciens au beau milieu de la réception ! Lorsque le discours fut terminé, Margaret applaudit chaleureusement avant de slalomer dans la salle, saluant bon nombre de personnalités, avant d’arriver jusqu’aux hôtes. Cependant, déjà la sœur s’éloignait.

« Bonsoir, Monsieur Bower. Ou peut-être Aïlin serait-il plus adapté ? Je tenais à vous rencontrer personnellement, ainsi que votre sœur, même si je la vois se diriger vers le chapiteau… Vous lui adresserez mes félicitations ; elle est ravissante. Tout comme votre manoir d’ailleurs, j’ai rarement pu apprécier un endroit d’un si bon goût. Mais je ne venais pas parler de matières si triviales, je souhaitais vous féliciter chaudement pour votre initiative qui, comme celle de Miss Brown, montre que l’espoir n’a pas dit son dernier mot. »
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MessageSujet: Re: Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]   Sam 24 Aoû - 17:06:52

Et voilà que les salutations cérémonieuses reprenaient. C'était à croire que, ce soir, elles n'allaient jamais finir. En surface, Aïlin n'avait pas l'air de se lasser, d'autant que la jeune femme qui venait se présenter à lui était particulièrement jolie et élégante, dans sa robe blanche, aussi moderne que semblait être la créature qui la portait. Lorsque celle-ci lui tendit la main, Aïlin la retourna galamment pour y déposer un baise-main, inclinant les yeux vers le bas tandis qu'il se demandait à qui il pouvait bien avoir à faire. Heureusement, la sorcière ne tarda pas à actualiser les connaissances de son hôte, qui fit mentalement la liste de ses invités pour retrouver le rang et la fonction de John Shmit. Il se félicitait d'avoir appris tous ces noms, aussi nombreux étaient-ils, par cœur. Autrement, il aurait dû passer sa soirée avec un second derrière l'épaule lui chuchotant les informations à connaître à chaque approche d'inconnus. Cela n'aurait été amusant que les cinq premières minutes, seulement.

« Très heureux de faire votre connaissance, Miss Schmit. Sans vouloir manquer de respect à votre père, c'est un véritable honneur de voir une aussi jolie femme le représenter. » déclara-t-il, charmeur. « Vous lui transmettrez mes félicitations, c'est une très belle promotion, qu'il vient d'obtenir. N'hésitez pas à venir me voir s'il vous manque quoi que ce soit, quand bien même cela serait un cavalier. »

Avec un sourire, Aïlin prit congé d'Heva. Il la suivit une courte seconde du regard, puis il revint à sa sœur, à laquelle il adressa un air innocent. Le jeune homme ne sut dire si sa sœur avait l'air exaspérée, blasée ou amusée, mais il pouvait bien se distraire un peu, entre deux ronds de jambes. Tant qu'il ne faisait rien de déplacé en public, tout irait bien. Il la laissa partir en souriant pour lui-même, mais n'eut pas le temps d'aller se chercher un verre qu'une autre personne arriva jusqu'à lui, au moment où sa sœur disparaissait dans la foule. Mrs Bailey s'arrêta devant lui, vêtue et coiffée avec une recherche et un goût qui la mettait en valeur. Margaret avait dû être une très jolie femme, dans sa jeunesse, ne put s'empêcher de penser Aïlin. Encore aujourd'hui, alors qu'elle approchait la cinquantaine, elle conservait les preuves de sa grande beauté dans les traits de son visage. Prendre de l'âge pouvait pourtant être une malédiction. Le père d'Aïlin en avait été la preuve. Sa cruauté s'était incrustée sur son faciès, et il était devenu, en très peu de temps, aussi laid que son cœur avait été pauvre. Le nouveau lord ressemblait tellement à son père... Pourrait-il, lui aussi, voir son visage se mutiler, se scarifier sous le scalpel tranchant du temps ? Une ombre passa dans ses yeux, mais il la camoufla en inclinant le regard, ainsi que le menton, esquissant ainsi une inclination vers la présidente du MCR.
La sorcière avait autant d'éducation que de bouteille. Elle était parvenue à alléger les devoirs de son hôte à son égard en ne lui laissant pas la possibilité d'énumérer les politesses d'usage à la suite des siennes. Ainsi, le jeune homme pu répondre directement sans avoir à s'épancher sur la splendeur de la toilette de Mrs Bailey, et ô à quel point Lynn aurait envié un collier aussi recherché que celui qui couvrait le poitrail de son interlocutrice.


« Bonsoir, Mrs Bailey. J'espère sincèrement que nous n'ayons pas été les seuls à croire en mon discours. »
Un serveur passa près d'eux, et Aïlin l'apostropha d'un signe de la main. Le jeune homme pila devant son employeur et tendit le plateau devant lui, afin que celui-ci puisse s'emparer de deux coupes de champagne. Tout naturellement, l'alchimiste en tendit une à Margaret, avant de reprendre sur le ton de la conversation :
« Pardonnez mon pessimisme, c'est dans ma nature. Cependant, je pense que c'est un état esprit nécessaire à éprouver, pour mieux le dépasser et, ainsi, agir pour le mieux tout en restant lucide. Je crois vraiment chacun capable d'agir à son propre niveau pour rétablir l'équilibre et la mesure au Royaume-Uni, si l'on est sincère en faisant le bilan de ces dernières années. L'équilibre et la sincérité sont deux choses qui commencent à manquer. Hélas, ce manque ne touche pas seulement le milieu politique. »

La preuve en était qu'il se mentait lui-même en cet instant. Cela faisait de sa déclaration un joli paradoxe, sur lequel il ne prit pas le temps de s'arrêter, cependant. Il se mentait d'ailleurs depuis trop longtemps pour ne pas croire en ce qu'il disait. Il leva son verre en adressant à la femme politique un sourire plus chaleureux, malgré la mélancolie contenue dans ses mots.
« Mais certaines mauvaises langues diront simplement que mon initiative n'a qu'une visée politique et que j'y vois mon seul intérêt. Nous vivons dans un monde cruel, et je vous suis reconnaissant d'avoir vu la sincérité de ma démarche. Nous avons en commun le désir de changer notre société, ou du moins, faire du terreau sur lequel nous nous agitons un champ fertile, propice à l’élévation morale. Santé, Margaret. »
Sur ce, Aïlin trinqua.

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MessageSujet: Re: Un Noël chez les Bower ? En voilà, une drôle d'idée ! [Collecte de fonds]   

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