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 Embauchez la famille qu'ils disaient! Pv Mona/Jaime
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  • Jaime Rosenbach
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MessageSujet: Embauchez la famille qu'ils disaient! Pv Mona/Jaime   Jeu 11 Juil - 17:44:48

Stratford Upon Avon, Cottage de Jaime Rosenbach

Jaime relit une nouvelle fois la lettre, la tenant près de la fenêtre afin de laisser les rayons du soleil éclairer l’encre noire et les phrases manuscrites. Un sourire excité et joyeux étirait ses lèvres tandis que ses yeux bleus glace, rendus encore plus clairs par la lumière matinale, repassaient sur les mots qu’il connaissait désormais par cœur. Cette lettre avait presque autant de valeur pour lui que celle qu’il avait reçue lors de son admission au collège de sorcellerie de Poudlard, à ses onze ans, et que d’ailleurs il avait précieusement gardée. Cette missive était marqué du sceau de l’Hôpital Sainte Mangouste, et l’appelait à venir aujourd’hui même prendre ses fonctions de médicomage interne pour la première fois. Faute d’encouragement de la part de ses professeurs qui, jugeant ses méthodes encore trop expérimentales et risquées, avaient tous cordialement refusé de lui écrire la moindre lettre de recommandation auprès de la célèbre instance magique ; Jaime avait bien crut que jamais il n’obtiendrait de réponse…et encore moins de réponse positive ! Mais voilà ! Il y avait bel et bien une justice dans ce monde et toutes ses années d’études et de travail se voyaient enfin récompensées !

Repliant la lettre et la fourrant dans la poche interne de sa veste le sorcier jeta un regard compatissant à Salazar. Posté sur le rebord de la fenêtre, le gecko le regardait, sa gueule édentée grande ouverte, clignant d’un œil puis de l’autre successivement à un rythme régulier, l’air absent. La pauvre bête souffrait de ce traumatisme depuis sa toute récente et spectaculaire chute depuis le premier étage du cottage. Alors que son propriétaire, dans un excès de colère du à la trop grande complexité d’un croquis, avait balayé d’un large mouvement de bras tous les parchemins se trouvant dans son bureau, le lézard s’était vu offrir le privilège d’être le premier de sa race à jouir des plaisirs du vol plané sur feuille de papier…ou du moins jusqu’à ce qu’il en tombe et atterrisse dans un buisson. C’était dans ces épreuves que Jaime se félicitait d’avoir choisi un compagnon aussi lent à la détente…il osait à peine imaginer le carnage qu’aurait fait Zaza, dans un élan de rancune féroce, s’il avait été un chat ou un hibou.
Il gratouilla doucement le menton du reptile qui referma sa gueule, puis il le prit doucement dans sa main et le replaça dans son vivarium flambant neuf, spécialement acheté à la ménagerie magique du Chemin de Traverse pour sa convalescence. S’éloignant, il se dirigea vers le miroir à pied du salon et alla jeter un dernier coup d’œil à son reflet. Il avait revêtu pour son premier jour de travail, une chemise blanche sur un jean foncé et des boots d’équitation noires, le tout avec une veste d’aviateur brune pour le tenir au chaud. Jetant son sac bandoulière sur son épaule, Jaime vérifia une dernière fois qu’il avait bien pris sa baguette puis il transplana, direction l’Hôpital Ste Mangouste.


Londres, Hôpital Ste Mangouste

Le jeune homme regarda autour de lui avec des yeux émerveillés, rajustant son sac sur son épaule. Le hall d’entrée, immaculé, fourmillait de patients entrant et sortant, de famille venant visiter leurs malades ainsi que de médicomages en robe verte. Jaime affichait un sourire conquis et malicieux. Il sentait qu’il était fait pour travailler ici, il savait qu’il s’y plairait et qu’il s’y épanouirait. Il avançait nonchalamment, presque le nez en l’air, regardant chaque détail de l’établissement et se permettant même au passage de jeter un coup d’œil aux diverses personnes qui attendaient, allongées sur des civières volantes. Une fois arrivé devant le bureau de l’accueil, il dut attendre que la sorcière blonde qui y siégeait finisse d’expliquer à une jeune mère que c’était bien son bébé, certes cracmol, mais que l’établissement ne l’avait pas échangé avec celui d’une autre. Pendant que les deux femmes s’égosillait, Jaime, accoudé sur le comptoir prit le temps de lire quelques prospectus, tous parlant des bons gestes à suivre afin d’éviter la pandémie de cette nouvelle et mystérieuse maladie qui faisait trembler le monde magique. Le public était si mal informé sur cette maladie que l’on essayait d’atténuer un maximum afin d’éviter une psychose généralisé, que le jeune sorcier n’était pas mécontent d’enfin passer derrière le rideau et il espérait en apprendre plus sur les recherches menées au sein de l’hôpital.

-Vous êtes malade ?

Au son de la voix sèche qui venait de lui adresser la parole, Jaime releva les yeux de la brochure, l'air surpris, pour les poser sur la sorcière de l’accueil qui le fixait d’un air irrité et impatient. Il lui répondit en souriant

-Non pas pour l’instant…mais je …

-Que fichez-vous ici dans ce cas ? J’ai des patients à placer moi, j’ai un poste et du travail ici !

-Plus pour longtemps…

-Je vous demande pardon ?

-Je n’en aurais pas pour longtemps. Ne vous inquiétez pas. Il sortit la missive pliée de sa poche.

-J’espère bien, je ne suis pas ici pour écouter gentiment vos palabres comme une statue !

-Une gargouille plutôt. Marmonna-t-il

-Pardon ?

-Non rien.Il lui montra la lettre qu’il avait reçue. Il est dit dans la lettre que je serais placé sous la tutelle d’un médicomage de l’hôpital pour une durée d’essai d’un an…Mais il n’est pas précisé de quel sorcier il s’agit…Pourriez- v…

-Troisième étage, premier couloir à droite, deuxième porte à gauche. Quelqu’un vous y recevra. Répondit-sèchement la bonne femme juste avant de retourner à ses liasses de papier.

-Trop aimable…

Il garda la lettre dans sa main et alla dans la direction indiquée par la harpie de l’accueil, optant pour les escaliers, les ascenseurs magiques étant débordés. Puis il arriva enfin devant la fameuse deuxième porte à gauche. Il était proche du but maintenant. Il allait enfin savoir qui allait le diriger pendant près d’une année et surtout, qui déciderait de son avenir dans le célèbre hôpital. Il prit une inspiration tout en passant sa main libre dans ses cheveux bouclés puis il tourna la poignée argentée et poussa la porte.

-Mais madame, puisque je vous dis que ce filtre me fait exhaler des vapeurs au goût étrange, qui plus est, parfois cela me pique même les yeux ! Vous devez faire quelque chose pour moi!

Avant même d’apercevoir le médicomage assis à son bureau au fond de la pièce et à qui s’adressait un vieux sorcier efflanqué à l’allure d’épouvantail, qui tapotait nerveusement le sol de ses pieds croisés et qui triturait son chapeau ; Jaime savait à qui il avait affaire. La décoration de la pièce parlait d’elle-même. Ce juste dosage d’objets follement baroques dorés et luisant, accompagnés de meubles en bois noir laqués, et des murs tapissés d’un papier peint dont les tons variaient du gris perle au gris foncé, lui-même orné de motifs baroques. Cette étrange impression que tout était exactement où il devait être, du lustre accroché au plafond au porte parapluie en passant par le bloc note sur le bureau du médicomage. Et surtout, cette odeur de parfum, le n°5 de Chanel plus précisément, qui flottait paresseusement dans l’air. Tout en refermant doucement la porte derrière lui, Jaime posa un regard insolent et ravi tout à la fois sur sa tante qui tentait désespérément de rassurer le patient. La sorcière n’avait rien perdu de sa superbe et de son port de reine, régnant dans son office comme s’il s’eut agi d’un petit royaume. Le jeune garçon fit quelques pas dans le bureau, et se mit à regarder les photos affichées sur les murs, tournant le dos aux deux autres sorciers.

-Je puis vous assurer que c’était d’une apparence proche du Whisky pur feu…mais ce poison n’est rien d’autre que de la magie noire ! Il va me bruler les entrailles et me consumer, j’en suis sûr!

-ça fera l’incinération de moins à payer pour la famille.Lâcha soudainement Jaime qui se pinça les lèvres pour ne pas rire à sa propre remarque.
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  • Mona Mayfair
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MessageSujet: Re: Embauchez la famille qu'ils disaient! Pv Mona/Jaime   Jeu 11 Juil - 21:02:27

« Chère Miss Brown,

Laissez moi d'abord vous remercier pour la considération que vous portez à mon travail. 
La création de ce groupe de recherches par le professeur Vawdrey est une excellente initiative, le ministère tardant à se manifester avec des actes concrets face à la gravité de cette épidémie.
Je porte en haute estime les travaux réalisés par mon collègue de l'U.M.A, et votre place en tant qu'assistante de ce dernier démontre votre grand potentiel dans le domaine des magicosoins. Je ne peux qu'être admirative quant aux étudiants qui donneront de leur temps pour essayer ne serait-ce que de ralentir cette pandémie. Cependant je vous demanderez à vous et vos camarade de l'U.M.A de faire preuve de la plus grande prudence lors de vos travaux de recherches, avoir à vous soigner est la dernière chose que je souhaite. La participation de chaque médicomage ou étudiant sera indispensable pour aboutir à un résultat. 
J'accepte donc votre demande d'être le relais de votre groupe de recherches au sein de l'hôpital Sainte-Mangouste.
J'ai déjà eu affaire à la majorité des patients atteints par cette maladie, mais même si je leur consacre une majeur partie de mon travail, je ne peux me permettre de leur accorder la totalité de mon temps. Car si cette épidémie mérite une grande attention, je n'en oublie pas mes autres patients, qui continuent eux aussi à arriver en nombre.

Cordialement,

Mona Mayfair, Médicomage à Sainte-Mangouste

PS: Saluez le professeur Vawdrey de ma part.»




  Mona Mayfair remis sa plume dans l'encrier, et relu la lettre qu'elle venait d'écrire. Elle y repondait à la demande du groupe de recherche de l'U.M.A d'être leur relai au sein de l'hôpital Sainte-Mangouste. Ce groupe ayant pour objectif d'étudier la maladie qui s'était récemment déclarée, et qui faisait trembler le monde magique. La missive avait été écrite par une étudiante en médicosoin nommée Lavande Brown. Cette dernière avait été désignée par son collègue médicomage le professeur Vawdrey, pour être son assistante. Ce qui en disait long sur le potentiel de la jeune fille.
    Alors qu'elle finissait de relire sa réponse écrite avec une encre pourpre, quelqu'un toqua à la porte, et entra dans son bureau. Une jeune infirmière laissa passer un vieil homme, et dit d'une petite voix qui laissait transparaitre sa timidité, et même un peu de crainte
.

-C'est ...monsieur Percival.

-Je sais.

  L'infirmière s'éclipsa rapidement, refermant la porte derrière elle. La médicomage n'avait même pas levé les yeux de son parchemin. Ce patient n'avait pas pris rendez-vous, comme le faisaient tous les autres. Il ne prenait jamais rendez-vous. Pourtant, il était certainement le patient qu'elle avait le plus souvent vu en consultation de toute sa carrière à l'hôpital Sainte Mangouste. Monsieur Percival  avait été un des premiers patient de madame Mayfair, et son cas avait grandement participé à sa renommée en tant que médicomage. Un peu plus d'une vingtaine d'années auparavent, il était arrivé en urgence à l'hôpital par transplanage.
Le sorcier était alors en Roumanie, et faisant à cette époque partie de l'Office de recherche et de contrôle des dragons, il y effectuait un recensement des individus  présents dans la fameuse réserve de dragons. Il s'y était fait mordre par une femelle Dent-de-vipère du Pérou, pendant qu'il tentait d'estimer sa taille et son poids.  Le poison qui avait été libéré dans le corps du sorcier se propageait dans les veines à une vitesse si alarmante que tous les medicomages appelés pour le sauver jugèrent son cas désespéré. Tous, sauf une jeune femme blonde, alors tout juste sortie de l'Université. Mona avait alors réussi à stopper la progression du poison en effectuant une spectaculaire transfusion de sang accélérée. Par cette opération, une majeur partie du poison avait été retiré du corps de monsieur Percival, le reste ayant pu être facilement anihilé par un simple antidote.


-Bonjour monsieur Percival, qu'est ce qui vous amène aujourd'hui ?

-Je je ..j'ai bu une boisson moldue...et depuis, je ne me sens pas bien. Je suis balloné et je ne cesse d'éructer ...je suis sur que c'est un empoisonnement ! Ces moldus, ils m'ont regardé d'un œil mauvais vous savez quand je leur ai acheté cette étrange boisson, ils ont voulu me tuer je vous dis !

-Bonjour monsieur Percival, qu'est ce qui vous amène aujourd'hui ?


-hein ?...oh pardon bonjour madame Mayfair.
Mais madame, puisque je vous dis que ce filtre me fait exhaler des vapeurs au goût étrange, qui plus est, parfois cela me pique même les yeux ! Vous devez faire quelque chose pour moi!



La sorcière resta silencieuse, se contentant de plier la lettre qu'elle venait de rédiger. Elle la mis dans un enveloppe qu'elle referma avant de la poser sur son sous main en cuir de dragon.

-Qu'est ce que vous avez bu exactement?

-Du...comment les moldus appelent-t-ils cela déjà ?...le...ah ! Le cocatris colla !

- Vous n'avez pas bu de poison monsieur, mais du Coca cola, cette boisson est très célèbre chez les moldus.

La médicomage leva les yeux vers son patient. Elle avait sauvé la vie du sorcier, et gagné la considération de ses confrères par la même occasion. Seulement, à la suite de son accident, le sorcier développa une psychose telle que le moindre verre d'eau pouvais lui déclencher une crise d'angoisse. Si bien qu'au moindre symptôme suspect, il se précipitait à Sainte-Mangouste, persuadé d'avoir ingéré un poison. Au moins quatre fois par semaine, il débarquait à l'impromptue et réclamait une consultation avec madame Mayfair jusqu'à ce que les infirmières cèdent. L'homme n'était pas fou, juste atteind d'une maladie de l'esprit qui n'était pas du ressort d'une médicomage comme elle. Cette présence envahissante et permanente ne réussissait tout de même pas à venir à bout du profesionnalisme et de la patience de la sorcière, qui malgré tout continuait à le recevoir courtoisement. La médicomage appuya son dos sur le dossier de son fauteuil et croisa les jambes, histoire d'optimiser le confort pour le temps que pourrait demander ce patient difficile. Elle remarqua alors le jeune homme qui venait d'entrer dans son bureau. Elle le scruta de ses yeux gris et le trouva fort élégant. En observant attentivement le visage de ce nouvel arrivant, elle reconnu son neveu. Si elle ne l'avait pas de suite fait le lien entre ce jeune homme bien mis de sa personne et le fils de son frère, c'est que la dernière fois qu'elle l'avait vu, aucun cheveux n'était visible sur sa tête, résultat d'une expérience qui avait mal tourné.

-Je puis vous assurer que c’était d’une apparence proche du Whisky pur feu…mais ce poison n’est rien d’autre que de la magie noire ! Il va me bruler les entrailles et me consumer, j’en suis sûr!

-ça fera l’incinération de moins à payer pour la famille

Mona foudroya son neveu du regard. Il n'avait jamais eu sa langue dans sa poche, et cela l'avait toujours insupportée. Monsieur Percival tourna alors la tête vers Jaime, en fronçant légèrement les sourcils et une lueur d'inquiétude brillant dans ses yeux.

-Je vous demande pardon ..?

-Ne faites pas attention à lui monsieur Percival, si il y a quelqu'un ici qui risque de finir en friture, ce n'est certainement pas vous.

 Jetant un coup d'oeil appuyé à son neveu, la médicomage ouvrit un tiroir, en sortit une petite boite, avant de se lever de son fauteuil.

-Bien monsieur Percival, je vous donne ces gellules, cela devrait calmer vos maux de ventre. Prenez en une le matin et une le soir, pendant une semaine.

Elle tendit la boite au vieux sorcier, qui s'empressa de la prendre. L'homme se leva à son tour, le visage illuminé de reconnaissance.

-Merci madame Mayfair ! ...une le matin, une le soir, je ferais bien attention à les prendre je vous le promet. Aurevoir madame Mayfair !

- A bientôt monsieur Percival, prenez soin de vous.

La sorcière regarda Percival qui sortait à reculont de la pièce, en ne cessant de remercier la médicomage jusqu'à ce que la porte se referme. Une fois le patient parti, elle profita de cette pause pour marcher jusqu'à la fenètre de son bureau, faisant claquer les talons de ses escarpins sur le plancher.

-Ainsi c'est toi que je devrais chapotter toute cette année? J'espère que tu te rends compte de la chance que tu as, normalement tu ne devrais pas être avec quelqu'un de ta famille. Enfin, j'imagine qu'ils se sont rendu compte que je serais la seule à savoir te canaliser.

Elle se tourna vers son neveu et croisa les bras. Elle devait l'admettre, elle était surprise de le voir ici. Un dossier comme le sien ne serait jamais passé à l'époque où Mona était entrée à Sainte-Mangouste. Cependant elle savait que son neveu avait un grand potentiel dans les médicosoins, il fallait juste trouver comment maitriser sa fougue. Après tout, il était un Rosenbach.

-Ne t'attend pas à un traitement de faveur de ma part. Tu seras traité à l'égal de tes prédécesseurs.
Et pour commencer, je vais instaurer quelques règles, afin d'éviter tout malentendu.
Tout d'abord, à partir de maintenant, quand tu te trouveras dans l'enceinte de cet hôpital, tu me vouvoieras. Quand tu t'adresseras à moi ce sera madame Mayfair, et rien d'autre compris? Tout sobriquet du genre «Tante Mona» ou autre sont prohibés. Tu ne prend la parole que si je t'y invite. Pour demander à parler, c'est très simple tu lève la main. Bien evidemment tu feras tout, absolument tout ce que je te demanderai de faire, entendu ?
Et ces règles prennent effet à partir de maintenant.
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  • Jaime Rosenbach
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MessageSujet: Re: Embauchez la famille qu'ils disaient! Pv Mona/Jaime   Jeu 25 Juil - 22:44:50

-Je vous demande pardon ..?
 
 
Lorsque le vieil homme se tourna, peu rassuré, vers lui, Jaime lui répondit par un sourire malicieux et par un clin d’œil tout aussi insolent. Son envie de mimer dans un geste évocateur de son pouce passant devant sa gorge la mort supposée du vieux sorcier avait été refreinée par le regard lourd de menaces de la médicomage.
 
Ah…Comme il le connaissait bien ce regard ! Depuis sa plus tendre enfance et ses premières rencontres avec sa tante, il lui semblait qu’elle n’avait cessé de le regarder de ces yeux gris  pleins de reproches  et de méfiance. Comme si elle lui reprochait déjà la bêtise qu’il prévoyait seulement de faire, comme si elle le soupçonnait d’être perpétuellement à la recherche de la meilleure blague, de la pique la plus fine ou de la boutade la plus drôle  et qui, bien évidemment, dérangerait le plus. Jaime avait toujours détonné par rapport aux autres membres de sa famille, et seule sa mère, ancienne artiste dompteuse de chimère dans un cirque magique reconvertie dans le secrétariat ministériel, rendait le contraste moins brutal. Depuis qu’il avait fait ses premiers pas, le jeune médicomage avait développé une psychologie contraire quelque peu envahissante face  à l’image redoutablement lisse et noble des Rosenbach ; famille qui faisait autorité dans le monde magique par son éducation et par ses membres qui embrassaient tous sans exception des carrières brillantes.
 
Il était donc le contre-exemple parfait de ce que représentait  la famille de sorcier. Jaime était aussi turbulent que ses cousins étaient calmes, aussi imprévisible et je m’en-foutiste que ses proches parents étaient bien élevés et travailleurs. Le contraste le plus fragrant que l’on pouvait trouver parmi ses proches résidait en la personne de son cousin, Caïn. Ils entretenaient une relation de camaraderie chaleureuse entrecoupée de taquineries, ce qui n’empêchait pas les deux garçons d’être totalement différents, la seule ressemblance que l’on put trouver était sans doute leur chevelure bouclée.  D’ailleurs, leur grand-père, Karl Rosenbach,  n’avait jamais cherché à cacher sa préférence et son affection pour le blondinet, en qui il se retrouvait (ayant lui-même été à Serpentard), rassuré de ne pas avoir à léguer son cher manoir à un « chien fou », comme il disait pour parler de Jaime.
En effet, le jeune sorcier avait le don d’animer le plus solennel des instants. C’était devenu pour lui une sorte de jeu. Durant les grandes réunions de famille, principalement celles de noël et celles organisées pour l’anniversaire du patriarche, le jeune homme titillait ainsi les nerfs et la patience de son entourage ( et surtout ceux de sa tante) jusqu’à ce qu’il soit « excusé » par ses parents pour quitter la table, voire pour qu’il sorte faire un tour dans le jardin de la demeure pour «  s’aérer l’esprit, le pauvre, avec ses HARPIES, il est tendu et ne sait plus ce qu’il dit ».

 
 
-Ainsi c'est toi que je devrais chapotter toute cette année? J'espère que tu te rends compte de la chance que tu as, normalement tu ne devrais pas être avec quelqu'un de ta famille. Enfin, j'imagine qu'ils se sont rendu compte que je serais la seule à savoir te canaliser.
 
Jaime se retourne vers Mona,  la gratifiant d’un demi-sourire rieur et haussant les épaules en lachant un insolent :
 
-On dirait bien !
 
Mais la terrible Mayfair n’en n'avait pas fini et elle reprit la parole de plus belle.
 
-Ne t'attend pas à un traitement de faveur de ma part. Tu seras traité à l'égal de tes prédécesseurs.
Et pour commencer, je vais instaurer quelques règles, afin d'éviter tout malentendu.
Tout d'abord, à partir de maintenant, quand tu te trouveras dans l'enceinte de cet hôpital, tu me vouvoieras. Quand tu t'adresseras à moi ce sera madame Mayfair, et rien d'autre compris? Tout sobriquet du genre «Tante Mona» ou autre sont prohibés. Tu ne prend la parole que si je t'y invite. Pour demander à parler, c'est très simple tu lève la main. Bien evidemment tu feras tout, absolument tout ce que je te demanderai de faire, entendu ?
Et ces règles prennent effet à partir de maintenant.

 
Jaime n’avait pas bougé d’un poil depuis que le patient hypochondriaque était parti. Une épaule nonchalamment appuyée contre le mur tapissé du bureau, les mains dans les poches de son manteau, il fixait sa tante avec un regard ou se mêlaient  l’amusement, la surprise et surtout l’effort de bien enregistrer tout ce qu’elle disait…bien qu’il ne fut pas sur de s’en souvenir parfaitement. Il avait écouté ce sermon digne d’un discours d’entrée à la légion étrangère avec un étonnement amusé, bien qu’il n’en attendait pas moins de Mona. Elle n’avait jamais été du genre mamie gâteau et ne le serais sans doute jamais…quoique…avec une petite potion bien dosée, peut-être. Une fois cette réflexion faite, il ouvrit la bouche, puis se rappela et sourit en levant les yeux au ciel avant de  lever sa main gauche, toujours dans sa poche elle souleva un pan de son blouson avec elle. Lorsque le général Mayfair lui donna enfin la parole d’un geste hautain de la tête, il prit la parole.
 
 
-Mon…hum…Madame Mayfair. Je suis tout simplement ravi et honoré de la lourde tâche qui m’incombe d’être un stagiaire digne de votre  réputation et de votre talent. Je travaillerais aussi dur que vous me le demanderez et je tenterais d’être digne de votre tutelle et de l’envergure de la tache de médicomage qui m’attend.
 
 
Il soupira, ayant déclamé ses mots de façon exagérément pompeuse d’un seul trait, puis il posa de nouveau ses yeux bleu glace sur sa tante. Il se redressa et fit quelques pas vers le bureau de celle-ci, avant de s’arrêter, s’accordant une distance de sécurité de deux mètres par rapport à la médicomage. Voyant que la sorcière restait muette, il en profita pour continuer sur sa lancée, histoire de pouvoir dire tout ce qui le turlupinait avant que Mona ne décide de lui retirer le droit à la parole.
 
 
-Si vous le permettez j’aimerais vous poser quelques questions. J’aimerais savoir si j’aurais le droit d’ausculter des patients, si j’aurais accès à un laboratoire ainsi qu’aux produits s’y trouvant afin de poursuivre mes recherches et expérimentations, quel sera mon rôle auprès de vous lors de vos interventions, si j’aurais moi aussi une robe de médicomage, si j’aurais le droit de faire des ordonnances, si je participerais aux recherches sur le Syndrome de Déficience Magique  et surtout…j’aurais droit à combien de pauses par jour ?
 
 
Il reprit sa respiration, soulagé d’avoir dit tout ce qu’il avait à cœur de savoir sur sa nouvelle situation. Il la regardait toujours, se balançant d’avant en arrière sur ses pieds, s’appuyant tour à tour sur les pointes et sur les talons ; et la fixant d’un demi-sourire satisfait. Bien évidemment, ses derniers mots avaient été teintés de l’insolence qu’il s’amusait souvent à transformer en une petite blague doucement ironique car il était certain que sous les ordres de Mayfair, le mot « pause » était prohibé et que la devise de travail se rapprochait plus du « marche ou crève » que de « la nuit porte conseil ».
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  • Mona Mayfair
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MessageSujet: Re: Embauchez la famille qu'ils disaient! Pv Mona/Jaime   Mer 31 Juil - 11:02:17

La sorcière jeta un coup d' oeil par la fenêtre. Vue de l'extérieur, cette même fenêtre était couverte de poussière, et ne laissait rien paraître de se qui se trouvait en réalité à l'intérieur. Dans la rue de nombreuses voitures et taxis étaient maintenant ralentis par les premiers bouchons de la journée. Après avoir légèrement baissé le store de ladite fenêtre, Mona retourna s' assoir à son bureau. Elle rangea un dossier dans le tiroir dans lequel la medicomage avait pris les pilules de monsieur Percival. En vérité, ces gélules n'étaient que du bluff, elles ne contenaient rien. Bien que Mona detestait tricher, pour le cas de son plus ancien patient, elle avait été forcée de le faire. Cette médecine « psychologique » avait un grand succès chez les médecins moldus.
 Relevant les yeux vers Jaime, elle remarqua alors qu'il avait levé la main, afin de prendre la parole comme elle le lui avait indiqué dans son petit discours d'ouverture. D'un léger mouvement de tête, la medicomage autorisa son neveu à s'exprimer
.

-Mon…hum…Madame Mayfair. Je suis tout simplement ravi et honoré de la lourde tâche qui m’incombe d’être un stagiaire digne de votre réputation et de votre talent. Je travaillerais aussi dur que vous me le demanderez et je tenterais d’être digne de votre tutelle et de l’envergure de la tache de médicomage qui m’attend.

La sorcière plongea son regard dans les yeux bleu glace du jeune medicomage. Malgré le ton d'aristocrate sur le retour que Jaime avait employé pour dire ces quelques mots, Mona apprécia ce début. Ainsi il pouvait très bien ne pas dire de sottises pendant plus de cinq minutes, et s'exprimer avec une certaine élégance, sans doute un héritage de King, qui en sa qualité d'avocat, n'avait pas son pareil dans la maitrise des mots. Mona se risqua même à afficher un très léger sourire d'approbation face aux propos de Jaime, alors que celui ci se rapprochait de son bureau. Ce dernier la regardait en attendant visiblement qu'elle prenne la parole, mais la medicomage resta silencieuse. Ving-cinq années passées à cotoyer le Rosenbach pendant les réunions de familles, à subir littéralement ses bétises la rendait perpétuellement mefiante à son égard.

-Si vous le permettez j’aimerais vous poser quelques questions. J’aimerais savoir si j’aurais le droit d’ausculter des patients, si j’aurais accès à un laboratoire ainsi qu’aux produits s’y trouvant afin de poursuivre mes recherches et expérimentations, quel sera mon rôle auprès de vous lors de vos interventions, si j’aurais moi aussi une robe de médicomage, si j’aurais le droit de faire des ordonnances, si je participerais aux recherches sur le Syndrome de Déficience Magique  et surtout…j’aurais droit à combien de pauses par jour ?

Mona croisa les bras et appuya son dos contre le dossier du fauteuil. Elle détailla le tout jeune diplomé qui se tenait devant elle des pieds à la tête. Jaime serait toujours Jaime. Si le jeune homme avait hérité de l'intelligence de son Rosenbach de père, en revanche niveau tempérament, c'était bien de sa mère qu'il tenait. La médicomage avait mis beaucoup de temps avant d'autoriser l'ancienne artiste de cirque à véritablement intégrer la famille. Enfin,  tout comme à son fils, l'attitude de Mona envers Erzebeth se limitait à de la tolérance. Perdant son sourire, la medicomage en chef qu'elle était repris tout son sérieux et sa gravité.

-Bien, je vais tenter, à mon humble niveau, de répondre à toutes tes questions. Pour commencer, oui tu ausculteras des patients, c'est même l'exercice que je te ferais le plus pratiquer pendant la durée de ton stage. Cependant, tu ne le feras qu'en ma présence. Hors de question que tu donne un traitement à un patient si je n'ai pas validé ton diagnostic. Même chose pour le laboratoire et les nombreux produits précieux qui s'y trouvent, seulement en ma présence, sauf autorisation exceptionnelle de ma part, dans lequel cas je veillerai à ce que tu ne sois pas seul. Laisse moi tout de même t'avertir que tu n'auras certainement pas autant de temps que tu ne l'espérais pour faire tes recherches. Tu es avant tout ici pour te confronter aux patients et à leurs symptômes, ainsi qu'à toutes les contraintes qu'impose le métier de medicomage.
Lors de mes interventions au début tu seras principalement un observateur, mais petit à petit je t'impliquerai dans le suivit de mes patients. Et qui sait, peut être qu'un jour je t'offrirai le privilège de te laisser mes patients pour quelques temps, et ainsi je pourrai profiter de quelques vacances. Je te ferai remarquer que parmi les nombreux novices qui ont profité de ma tutelle, seul un d'entre eux s'est vu ainsi accorder de me remplacer. A présent il est professeur à l'U.M.A, tu as dû l'y croiser.
Oui tu auras ta propre robe de médicomage, mais comme tes prédécesseurs tu en auras une vert émeraude, afin de pouvoir te distinguer des médicomages confirmés. Tu n'auras le plaisir de te promener dans ces couloirs avec une robe de velours d'un somptueux vert bouteille que si je décide de valider ton stage.
Pour ce qui est du sujet sensible qu'est ce Syndrôme, sache que je le groupe de recherches qui lui est dédié à l'U.M.A m'a contacté pour que je sois leur relaie au sein de cet hôpital. Pour l'instant mon rôle se résume à diagnostiquer le syndrôme, observer les symptômes sur les individus hospitalisés, tout cela dans un rapport que je leur enverrai régulièrement. Tu te contenteras donc de me regarder faire jusqu'à ce que je te demande de participer.


La medicomage marqua une pose. Elle ne voulait pas lui dire, mais si elle limitait pour l'instant l'implication de son neveu dans les recherches sur le S.D.M, c'était avant tout pour  le protéger . Voir un des membres de sa famille atteind de cette maladie était la dernière chose qu'elle souhaitait. Mona se leva de son fauteuil et contourna son bureau afin de se retrouver face à face avec son neveu. Elle leva les yeux vers lui, et un sourire chaleureux s'étira sur son visage alors qu'elle penchait légèrement la tête sur le coté, faisant onduler sa chevelure dorée.

-Ici, tu auras les mêmes horaires que moi. Autrement dit tu seras dans cet hôpital de 6h du matin à minuit en semaine, et le week end tu auras le plaisir de me suivre dans mes gardes de 9h, du matin bien entendu, à 7hle lendemain. La matinée du lundi est offerte. Tu arrives en ayant mangé, alors veille à te nourrir comme il faut.
Quant aux pauses, saches qu'ici elles sont aussi inexistantes que des gobelins transformistes danseurs de chacha. On ne peut pas dire stop à une infection qui se propage ou bien demander à la mort d'attendre. Quand tu es dans cet hôpital, tu ne vis plus pour toi, mais pour les patients.

Ai je été assez claire dans mes réponses ou est ce que je dois me répéter?
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