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 La vie n'est pas un long fleuve tranquille
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  • Caïn Mayfair
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MessageSujet: La vie n'est pas un long fleuve tranquille   Jeu 11 Juil - 15:21:42

Parfois, il y a des soirs où, en s'endormant, on sait que lorsque l'on se reveillera, ce sera pour vivre une journée idéale. C'était le cas de Caïn ce soir là. Le soleil qui avait toute la journée durant tapé sur la tête des londonniens, avait été détroné en fin d'après midi par un orage, qui avait eu la bonne idée d'emmener avec lui une fraicheur délicieuse. Le jeune sorcier s'était endormi en laissant les fenêtres de sa chambre grandes ouvertes, afin de mieux profiter du parfum des rosiers du jardins, amplifié par la pluie et l'humidité. Tout était réuni pour passer une nuit des plus reposantes. Il faisait bon. Les draps étaient frais. Les oreillers moelleux à souhait. Le tout dans la perspective d'un lendemain entièrement dédié à la détente, histoire de bien profiter une dernière fois de l'absence de devoirs et d'horaires, puisque c'était le dernier jour de vacances. Son père était à l'étranger, donc pas de risque que ce dernier ne vienne le reveiller pour n'importe quelle activité qu'il avait  le don d'organiser à la dernière minute. Quant à sa mère, elle était de garde ce soir là à l'hopital Sainte-Mangouste, et lorsqu'elle rentrerait, ce serait pour manger le plat préparé pour elle par la bonne, avant d'aller directement se coucher.
Qui a dit que la vie était dure ?


        C'était sans compter sur l'Imprévu avec un grand «I». Car lorsque tout va bien, vous pouvez toujours compter sur une personne pour venir gacher votre sérénité. Le hasard avait voulu que ce jour là, une visite impromptue vienne littéralement pulvériser la tranquilité qui regnait dans la maison des Mayfair. Le réveil fut des plus brutal pour le serpentard, puisqu'une masse qui lui paru gigantesque vint s'abattre sur son dos avec une violence considérable. Son bonheur fut complet lorsqu'il senti venir jusqu'à son nez délicat un puissant fumé de vieille vinasse, dans lequel il pu percevoir une pointe de vomi. Etouffé sous le poids de la chose qui lui était tombé dessus, et qui à présent se tortillait, Caïn donna un grand coup de coude qui envoya le perturbateur dire bonjour au plancher. A ce moment là, l'expression «être de mauvais poil» était bien faiblarde à coté de la réalité. Le jeune homme furieux se dirigea à quatre pattes jusqu'au bord de son lit, histoire d'avoir une preuve que celui à qui allaient en ce moment même toutes ses mauvaises pensées était bien la personne qu'il pensait.


  -Saluuut cousin.  
 

Jaime Rosenbach, son cousin, étalé sur le planché, le regardais en souriant. Plissant les yeux et essayant de contenir la rage et la rancune qu'il ressentait pour son cousin, il observa la gourde à Whisky.

-T'es chiant sérieux tu pouvais pas aller décuver ailleurs non?!

  Tout en grommelant un flot d'injures continu, toutes destinées à son cousin, Caïn attrapa la montre qui se trouvait sur sa table de nuit. Il était 7h35. Adieu la grasse matinée. Surtout que le temps leur était compté.

 -Putain faut surtout pas que ma mère te vois...

     Laissant son cousin profiter des bienfaits du plancher pour sa colonne vertébrale, il sortit de sa chambre, non sans donner un coup de pied vengeur dans la jambe de ce dernier. La maison était parfaitement silencieuse. Descendant jusqu'à la cuisine, il vit son chat blottit sur une des chaises, attendant que lui soit apporté son repas. L'animal regarda son maître et miaula avec espoir.

-Ah non! Là j'ai un truc plus urgent...tu vas attendre un peu.

Après avoir fouillé dans les placard, il trouva enfin ce qu'il voulait: une bassine, qui servirait de receptacle à tout ce que pourrait avoir envie de vomir son cousin. Il soupira, exaspéré. Passer le dernier jour de vacances à gérer la cuite d'un abruti, on a déjà vu plus agréable. Il remonta les escalier, mais fut interrompu dans son ascension par la bonne.

-J'ai entendu un grand bruit, j'ai cru que vous étiez tombé...vous ne vous sentez pas bien ?

   La bonne femme était déjà habillée et pomponnée, et elle regardait avec inquiétude la bassine que portait Caïn. Elle n'avait donc pas vu le cousin. Et c'était tant mieux. Personne ne devait savoir qui se trouvait en ce moment dans sa chambre. La mère du jeune homme était...très stricte, dans tout ce qui concernait le domaine des convenances et de la politesse. Déjà qu'elle avait du mal à supporter la conduite de son neveu, le trouver ainsi ivre mort dans la chambre de son fils adoré, alors qu'il n'avait pas été invité, c'etait l'exil assuré pour le cousin Jaime. Quoique, un petit séjour au pôle Sud ne lui ferait pas de mal, se dit-il.


   -Je.... oui, c'est ça, ..je me sentais mal, alors je suis venu chercher ..ça

    -Oh mon pauvre petit..., avec cette épidémie de gastro qu'il y a dans les écoles, ce n'est pas étonnant, ...tout le monde l'attrape en ce moment.

     -Hein, quoi?....euuuh non! J'ai...j'ai juste attrapé froid, j'ai dormi les fenêtres ouvertes et j'aurais pas du...

    La bonne soupira, avant de sourire tendrement.

    -Ce n'est pas grave voyons! Tout le monde a déjà eu la gastro, il ne faut pas vous en faire!
Je vais juste appeler votre mère pour lui demander quel médicament vous donner, et vous verrez vous irez mieux après


    -NON !...hm pardon, je veux dire...ce n'est pas la peine de la déranger pour ça, en plus, elle va bientôt rentrer alors...

    Dorothy le regarda un instant en fronçant légèrement les sourcils, avant de hausser les épaules et de se diriger vers la cuisine. Caïn attendit d'entendre le bruit de la poèle posée sur le feu pour rejoindre sa chambre en courant. Il entra et manqua de trébucher sur son maudit cousin, qui avait entamé une migration vers la porte, toujours sur le dos.
Jetant la bassine au pied du lit, le serpentard le fit lever de force, et le laissa tomber piteusement sur le lit.


  -Si jamais il te prend l'envie de vomir, tu vise ça, ok ?


   Il montra la bassine du doigt, mais son cousin semblait plus s'interesser à ce qui se trouvait sur sa table de nuit, et dans le tiroir de celle ci.
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  • Jaime Rosenbach
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MessageSujet: Re: La vie n'est pas un long fleuve tranquille   Jeu 11 Juil - 21:32:12

Lorsque le pied de Caïn vint se ficher dans son tibia, Jaime ramena sa jambe contre son torse, l’entourant de ses bras, tout en poussant un petit cri de douleur qui, grâce à l’alcool, se transforma un petit rire nerveux. Grommelant et riant tour à tour, le sorcier entendit son cousin sortir discrètement de la chambre comme un voleur dans un but assez mystérieux. Il eut envie de lui lancer un « hé ! Où tu vas cousin ? » Mais la migraine qui s’immisçait dans son cerveau et qui lui enserrait la tête lui déconseillait de prononcer le moindre mot. Relâchant sa jambe, il s’étira de tout son long sur le parquet en maudissant la fraicheur de celui-ci, lui qui ne rêvait que d’un bon bain chaud. Ce n’était pas la première fois qu’il venait ici légèrement imbibé, et il finissait vraiment par croire que si ce n’était pas par habitude, c’était parce que c’était devenu chez lui un véritable automatisme qui se déclenchait dans son cerveau lorsqu’il atteignait le point de non-retour.

Il soupira et se força à ouvrir les yeux, tenant ses paupières légèrement closes et fixa le plafond en bois sculpté qui le surplombait. Son esprit était encore engourdi par les quatre...cinq...Sept…il ne se souvenait plus… verres de Whisky pur feu qu’il avait ingurgité ; mais petit à petit il « reprenait conscience », quoiqu’ ayant l’impression d’être toujours dans le brouillard de l’allée des embrumes. Un sourire en coin se dessina sur son visage et il haussa les sourcils. C’est vrai qu’il devait être pitoyable, étalé ainsi par terre à demi saoul ! Il devait créer un beau contraste avec la décoration impeccable de la chambre de Caïn, surement agencée par un œil expert. Mais bon, le ridicule ne tue pas, alors à quoi bon se restreindre ? Une fois cette réflexion philosophique faite, il se mit à répondre mentalement aux questions que Caïn lui avait posé avant de quitter la pièce.

Dans l’ordre : Non, il ne pouvait pas aller décuver ailleurs. Enfin si, il aurait pu aller dans le salon, mais bon, il n’avait pas eu envie de salir les fauteuils de collection qui y trônait. Et puis il était obligé de rester maintenant. Si son cousin le relâchait seul dans la rue dans son état, cela pourrait facilement être étiqueté de « non-assistance à personne en danger ». Ce qu’un jeune sorcier de bonne famille ne pouvait se permettre de faire. Ensuite, non, se dit-il dans sa tête en riant dans sa barbe. Oh que non. Il ne fallait surtout pas que sa tante le voit maintenant, ainsi imbibé et avachi. Déjà qu’elle le supportait, enfin le supportait…le tolérait oui plutôt, à peine lorsqu’il était sobre…Il n’osait pas imaginait quel moyen elle trouverait de le faire disparaitre de la maison, voire même de l’arbre généalogique familial. Non. Il exagérait un peu sur ce dernier point…quoique ?
Soupirant une nouvelle fois, le sorcier, toujours allongé sur le dos, commença à ramper vers la porte ; évitant consciencieusement de tenter de se relever. Il avait encore une chance de sortir juste avant que Mona ne revienne et qu’elle ne le jette dehors. Ce qu’il ne souhaitait pas, dans sa fierté toute masculine et mal placée. Mais alors qu’il avait presque atteint son but, tendant avec espoir sa main vers le bois de la porte, celle-ci s’ouvrit brusquement, laissant apparaitre un Caïn équipé d’une bassine en plastique et dont la fonction échappait encore à Jaime.


-Mais qu’est ce…qu’est-ce que tu fais… ? Arrête, laisse-moi… Grommela-t-il lorsque le sorcier blond le souleva pour le jeter sans plus de cérémonie sur le lit douillet. En fait, non, j’ai rien dit…c’est très bien. Rajouta Jaime tout en se lovant dans les draps.

-Si jamais il te prend l'envie de vomir, tu vise ça, ok ?

-mmh mmh… Répondit-il distraitement tout en farfouillant dans le tiroir de la table de chevet du Mayfair.


Il ne cherchait rien en particulier dans ce petit bazar, passant sa main parmi les objets divers qui s’y trouvaient, se fiant à son toucher. La baguette de Caïn, quelques pendentifs marqués aux armoiries de la famille, un minuscule carnet dont il fit tourner les pages sans porter de réelle attention à ce qu’il contenait, puis il retourna les petites feuilles qui s’y trouvaient. La plupart étaient des photos de famille, certaines, plutôt anciennes, étaient des portraits « gentille famille bien propre sur elle » que l’on avait fait faire aux deux cousins dans leur jeunesse. Caïn, bien que seulement âgé de six ou sept ans était toujours impeccable, noble et élégant comme un duc, ses boucles blondes lui donnant l’air d’un ange ; tandis que son diable de cousin dévisageait le photographe d’un air renfrogné et plutôt agressif (lorsqu’il ne faisait pas de grimace) alors qu’une mystérieuse main (celle de son grand père) le maintenant fermement devant l’objectif. Jaime sourit au souvenir de ces séances photos chaotiques et souvent suivies d’une corvée ou d’une punition quelconque. Il souleva une autre photographie pour en voir le sujet, et regarda d’un air indéchiffrable le jeune garçon aux cheveux lisses et noirs, et aux yeux aussi pâles que les siens, qui regardait l’objectif, tout en esquissant un sourire timide. Le sourire de Jaime s’évanouit lentement et il reposa le cliché, puis referma le tiroir sans un mot. Il se rallongea sur le dos et se massa les tempes, tentant de faire partir ses maux de têtes.

-Alors Mayfair, comment tu l’envisage cette dernière année à Poudlard ?
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  • Caïn Mayfair
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MessageSujet: Re: La vie n'est pas un long fleuve tranquille   Dim 28 Juil - 13:11:32

Le serpentard regardait son hôte fouiller sans aucune gène le contenu de sa table de nuit. Si sa baguette, ses médaillons, ou bien encore le carnet où le jeune sorcier notait le nom de toutes ses ex-petites amies ne semblèrent pas intéresser Jaime, les photos éparpillées dans ledit carnet retinrent son attention. C'était des photos de famille, où on pouvait voir les nombreux membres du clan Rosenbach poser sur l'escalier monumental de la demeure du patriarche. Les plus jeunes se trouvaient en bas des marches, tandis que Karl Rosenbach trônait tout en haut, adressant à l'objectif le regard autoritaire et un peu moqueur qui le caractérisait. La seule personne à échapper à cet ordre qui définissait la hiérarchie de la famille était Jaime, qui avait le privilège de poser une marche en dessous de son grand-père. Cette entorse n'était bien évidemment pas due à du favoritisme, mais plutôt à une nécessité, puisqu'il était très difficile de maintenir le cousin Jaime immobile devant l'objectif. Heureusement, la fameuse séance photo ne se déroulait qu'une fois par an, à l'occasion de la réunion de famille qu'était l'anniversaire du patriarche. Caïn savait bien que leur grand-père ne cachait pas sa préférence parmi ses petits enfants, et le vert et argent remportait haut la main la première place dans le classement de Karl.
Le jeune sorcier fronça légèrement les sourcils lorsque le tout nouveau médicomage posa une de ces nombreuses photos de familles pour en saisir une autre, avec pour seul sujet un jeune garçon avec le même regard bleu glace que Jaime. Il s'agissait de la dernière photo prise du petit frère de ce dernier. On voyait le jeune Rosenbach poser dans son uniforme de serdaigle, juste avant sa quatrième rentrée à l'école de sorcellerie. Marian était mort lors de la bataille de Poudlard. Sa disparition lors de ce tragique événement avait été un choc pour toute la famille. Du même âge que Caïn, les deux garçons avaient grandit ensemble, plus frères que cousins. Infiniment plus calme et sérieux que son aîné, Marian faisait partie à l'instar de son cousin blond, des petits enfants bénéficiant du privilège des faveurs du patriarche. Son seul défaut était sa trop grande timidité, qui lui rendait insupportable ces grandes réunions de famille, ou tout autre événement mondain où le nombre de personnes dépassait le nombre critique de dix.



-Alors Mayfair, comment tu l’envisage cette dernière année à Poudlard ?

Jaime avait reposé la photographie, et se massait à présent les tempes, dans un geste manifestement savament travaillé lors de ses dernières cuites, et qui avait pour objectif de calmer un probable mal de tête. Le serpentard se dirigea vers ses fenêtres et fit mine de regarder dehors, histoire de ne pas croiser le regard de son cousin. Parler de Poudlard avec lui était toujours difficile, car il était impossible pour le Mayfair de se sortir de la tête que Marian, s'il était encore en vie, aurait sans doute eu un cursus aussi brillant que lui au sein de l'école. Poudlard allait lui manquer, pour sûr, comme c'était le cas pour tous les élèves qui avaient fait leur scolarité là
bas. Mais pour le serpentard, cette dernière année avait aussi un léger goût de délivrance. Enfin il pourrait tourner la page de l'école, et ne plus penser au vide qu'était l'absence de son cousin depuis la bataille de Poudlard.


-Je ne sais pas trop...comme toutes les autres j'imagine? Enfin ma priorité c'est de trouver vers quoi me diriger pour l'an prochain.

Un léger grattement accompagné d'un petit miaulement se fit entendre à la porte. Caïn tourna la tête vers l'entrée de sa chambre, avant d'aller ouvrir à son chat. Byron entra dans la pièce, s'assit sur le tapis, et commença à se faire une petite toilette, comme il le faisait après chaque repas. Le serpentard se dirigea vers le fauteuil qui trônait près de la bibliothèque juste à côté de la fenêtre et s'y installa confortablement, appuyant ses jambes sur l'accoudoir moletonné. Aussitôt le chat rejoint son maître et se roula en boule sur le ventre de ce dernier en ronronnant généreusement. Tout en caressant le dos de son matou, le jeune homme regardait la masse qui était étendue sur son lit.

- Et toi? Tu vas faire quoi cette année? Maintenant que t'es diplômé, va falloir te trouver un poste non ?
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  • Jaime Rosenbach
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MessageSujet: Re: La vie n'est pas un long fleuve tranquille   Mer 31 Juil - 11:08:32

La dernière année à Poudlard…Même si la plupart des élèves se donnaient des grands airs aventuriers en faisant l’éloge de l’université, tandis que d’autres, aspirant vivement à plus de liberté, et qui piaffaient tels des abraxans coincés dans l’écurie, se languissaient de leur sortie définitive du collège magique ; pas un n’échappait à la mélancolie de vivre leurs derniers jours au sein du château. Pour le Rosenbach,  cette dernière année avait été un véritable paradis. En effet, son grand-père, craignant que son petit-fils ne rate ses ASPICS, avait préconisé un traitement de choc, autrement dit l’enfermer à Poudlard, et ce, même durant les vacances scolaires.  Ce que le patriarche n’avait pas prévu c’était que les amis de Jaime, le soutenant généreusement dans cette épreuve à but éducatif, avaient eux aussi fait le choix de rester pendant les congés. La joyeuse assemblée, formée de Serdaigles, de Poufsouffles comme de Gryffondors, avait multiplié les excursions dans les couloirs du château, ainsi qu’à Pré-au-lard, faisant de la tête de Sanglier leur QG et du château leur terrain de jeu favori. Que de souvenirs ! Le groupe avait même hésité un moment à redoubler expressément leur septième année dans le seul but de revivre pareille aventure, mais un rappel à l’ordre brutal de leurs familles respectives les en avait dissuadé.

-Je ne sais pas trop...comme toutes les autres j'imagine? Enfin ma priorité c'est de trouver vers quoi me diriger pour l'an prochain.

Paradoxalement, Jaime avait toujours à la fois regretté et béni le fait que son cousin et lui ne se soient jamais croisés dans les couloirs de l’école de Magie. Plus jeune que lui de quelques années, Caïn avait fait sa rentrée à Poudlard en même temps que son cousin découvrait les bancs de l’université magique pour la première fois. Le brun regrettait de ne pas avoir pu bizuter convenablement son cadet, alors que ses idées sur le sujet étaient quasiment intarissables. Mais il ne pouvait s’empêcher de remercier le sort  de cette séparation. Etant donné le génie qu’était Mayfair, à qui il suffisait d’une lecture pour se souvenir d’un sortilège et de ses propriétés ou encore pour se rappeler parfaitement la recette d’une potion aux effets peu enviables, il se doutait que les rôles de bizuteurs/bizuté n’eussent été inversés très rapidement. Enfin. Le petit finissait ses études à Poudlard, il était donc trop tard pour se plaindre. Prenant la montre à gousset en argent qui reposait nonchalamment sur la table de chevet, il s’amusa distraitement à l’envoyer vers le plafond et à la rattraper habilement, la chaine cliquetant à chaque fois que l’objet retombait dans sa main. La lumière du matin faisait jouer des reflets immaculés éblouissant sur la surface lisse du bijou, les maillons étincelant reflétant les rayons du soleil matinal, jusque-là caché par des nuages grisâtres.

-Rentier ça te tente ? Ironisa-t-il.

Il avait toujours aimé charrier son cousin sur son succès auprès de la gente féminine, ainsi que son talent de leur faire faire tout ce qu’il désirait.

-Ou bien avocat, Chef du bureau des Aurors, Juge, ministre ou…comment dit le vioc déjà ? Ah oui : « Toutes les portes de la grandeur s’ouvrent à toi Caïn, l’honneur de la famille repose sur tes épaules, ne l’oublie pas. » dit-il en imitant la voix grave et autoritaire de Karl Rosenbach.

- Et toi? Tu vas faire quoi cette année? Maintenant que t'es diplômé, va falloir te trouver un poste non ?

Jaime tourna la tête vers le sorcier blond, tout en continuant de jouer avec la montre, posant un regard indifférent sur le chat qui ronronnait, installé sur le ventre de son maître. Puis il eut un rire narquois lorsque son cousin lui parla de sa future carrière et dit :

-Tu es d’une perspicacité Mayfair ! Ton génie m’étonnera toujours.

Il se retourna sur le lit, fixant le plafond d’un air absent tout en réfléchissant à haute voix avec une pointe d’amusement.

-Un poste ? Alors attends voir…étant donné qu’aucun professeur n’a souhaité m’écrire une lettre de recommandation…et que ta mère a dû lancer des tracts dans toute l’Angleterre pour prévenir les hôpitaux magiques de mon arrivée dans le monde du travail et de mon incompétence…mmh…oui. Je n’ai reçu aucune réponse à mes candidatures pour le moment. Le domaine public ne veut pas de moi on dirait. Rajouta-t-il en haussant les épaules.

Il fit semblant de réfléchir un instant, puis proposa innocemment :

-Tu crois que je devrais tenter ma chance sur le marché noir ? La mafia doit bien payer pour faire des opérations fallacieuses ou interdites…
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MessageSujet: Re: La vie n'est pas un long fleuve tranquille   

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