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  Et Patatra ! [Scénario libre - TERMINÉ]
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  • Argus Rusard
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MessageSujet: Et Patatra ! [Scénario libre - TERMINÉ]   Dim 2 Juin - 19:52:18

« OOOAAKEN !! Qu'est ce que tu trafiques encore cette fois ? Reviens ici misérable ! »  S'époumona le vieux concierge, baguette magique brandie en se lançant à la poursuite du vaurien qui lui avait pourri la vie pendant 7 ans.

En réalité, Rusard n'avait pas la moindre idée de ce que ce sombre crétin était en train de trimballer si fièrement, mais cela n'avait aucune espèce d'importance, connaissant l'individu, cela ne pouvait être qu'un autre de ses mauvais coups qu'il était en train de préparer ! Ce petit morveux cherchait donc encore à lui nuire et à l'humilier ? Et bien il allait voir ! Par ailleurs, c'était l'occasion de se venger de ce maudit gamin en lui rendant la monnaie pour ce qu'il lui avait fait enduré ses dernières années. Et plus encore, il avait bien l'intention de lui faire amèrement regretter ce qu'il avait récemment osé faire à sa pauvre Miss Teigne, lui et sa bande de morveux.

Tandis qu'il coursait le fuyard, l'ancien cracmol serra le manche de sa récente baguette magique entre ses doigts rugueux et la fit tournoyer rageusement pour envoyer un sortilège de pétrifixion au jeune sorcier. Rien ne se produisit. Il n'y eut qu'un léger crépitement dans l'air mais le sortilège échoua et la main d'Argus se remit à trembloter. Ce dernier ragea et jura mais redoubla d'effort pour ne pas se faire distancer.

Depuis quelques temps, il ne faisait aucun doute que son état de santé s'était aggravé et voilà que ses tremblements lui reprenaient au plus mauvais moment. Il n'était toutefois pas question pour le vieil homme de passer à côté d'une si belle occasion de prendre ce petit crétin d'Oaken la main dans le sac pour le faire renvoyer. Sans cesser de presser le pas, il sortit une petite fiole de potion de sa poche et l'avala d'un trait. Il n'en fallut pas plus pour qu'il se sente tout de suite beaucoup plus vigoureux. Apollon n'allait pas comprendre ce qui allait lui arriver quand il lui aurait mis la main dessus !

Au moment où le rouge et or grimpait quatre à quatre les marches des grands escaliers, ceux ci se mirent soudainement en branle pour changer de configuration obligeant le concierge à se cramponner à la rampe pour ne pas perdre l'équilibre. Toutefois, cela ne pouvait mieux tomber, car pendant que les escaliers bougeaient, Apollon ne pouvait pas aller plus loin: il était pris au piège. L'heure de la vengeance avait sonné !


« Ah ah ! Tu fais moins le malin maintenant, hein ? J'en connais qui vont avoir des ennuis.. » Susurra l'ancien cracmol tout en s'approchant de l'élève avec un sourire mauvais.

« Si la directrice ne veut pas prendre les mesures qui s'imposent devant les petits délinquants dans ton genre, je vais ramener la discipline dans ce château, moi ! »

Rusard jubilait. Il avait enfin ce maudit gryffondor à sa merci. Le vieux concierge se sentait débordant de magie et de puissance, prêt à déverser toute sa rage sur ce petit imbécile arrogant. Oh que cela lui ferait le plus grand bien de passer un mois suspendu par les pieds dans les cachots !  Pour sur, ça lui donnerait le temps de la réflexion. Mais, alors qu'il réfléchissait au maléfice qu'il allait jeter sur le gamin, quelque chose alla de travers. Une nouvelle crise, comme il en faisait de plus en plus souvent. Son corps fut parcouru de spasmes et sa main, crispée sur sa baguette, tremblait violemment. Il serra les dents, focalisant toute sa fureur contre le jeune sorcier qui se trouvait en face de lui.

« INCARCEREM ! » hurla-t-il. Et ce fut l'explosion.

Sa baguette magique se désintégra dans une détonation, la magie qui s'en échappa se dispersa  comme une onde de choc en fracassant tous les tableaux et les chandeliers des murs alentours. La vision du concierge se troubla tandis qu'il se sentait sombrer. Rusard bascula à la renverse, dans le vide, tandis qu'un miaulement déchirant résonnait dans la cage d'escalier. Sa pauvre Miss Teigne... Qui allait s'occuper d'elle ?
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  • Apollon Oaken
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MessageSujet: Re: Et Patatra ! [Scénario libre - TERMINÉ]   Dim 2 Juin - 20:56:46

Ça, c'était du putain d'accident. Mais par le slibard souillé de Merlin, comment avait-il bien pu se mettre dans une merde pareille ? Affalé dans les escaliers, sa toile à ses pieds, déchiquetée, et se retenant d'une main sur la rambarde, Apollon observait le corps inanimé de Rusard.
Un quart d'heure auparavant, Oaken avait été persuadé qu'il venait de passer la meilleure journée de sa semaine. Et ce n'était pas peu dire ! En effet, en foirant magistralement le sortilège qui aurait dû animer la toile qu'il avait peinte quelques jours plus tôt, il avait obtenu un effet particulièrement intéressant. Ange, car c'était elle qu'avait peint Apollon à son insu (et en tenue sexy), se mouvait à présent en laissant à chacun de ses gestes une traînée de peinture aérienne, qui s'estompaient au fur et à mesure de la progression du geste. Cela donnait de la grâce au modèle ainsi qu'une touche artistique plus que bienvenue.
Tout fier, le préfet avait embarqué sa grosse toile en la soutenant au-dessus de sa tête et avait couru comme un dératé dans l'école, à la recherche d'Ange, beuglant allègrement son nom comme si elle allait soudain surgir du néant.


« AAAANGE ! HÉ ! AAAANGE ! VIENS VOIR C'EST MORTEEEEL ! »

Sa discrétion naturelle doublée de sa réputation qui n'était plus à refaire n'avait cependant pas attiré la préfète des Serpentard, mais une toute autre espèce d'énergumènes particulièrement indésirables. Rusard. En pestant, Apollon avait engagé un demi-tour et s'était élancé en sens inverse, sans chercher à comprendre.
C'était ainsi qu'il s'était retrouvé coincé à la merci du vieux concierge, tandis que les escaliers engageaient un demi-tour vers Merlin savait où.

« Ah ah ! Tu fais moins le malin maintenant, hein ? J'en connais qui vont avoir des ennuis... Si la directrice ne veut pas prendre les mesures qui s'imposent devant les petits délinquants dans ton genre, je vais ramener la discipline dans ce château, moi !
— Quoi ? C'est interdit de marcher dans le château, maintenant ? Déclara Apollon, en faisant face à Rusard, provocateur.

De rage – c'était du moins ce qu'avait cru Apollon – Rusard s'était alors mis à trembler comme la vieille carcasse qu'il était, et un beuglement sordide s'était échappé de ses lèvres décharnées.

Apollon avait fermé les yeux. Réflexe couillon, il était vrai, mais il avait les mains prise par son tableau imposant et ne pouvait sortir sa baguette pour parer à temps. Mais, au lieu de se faire ligoter comme il le pensait, le Rouge et Or n'entendit qu'une détonation tonitruante, dont le souffle l'avait balayé vers le haut des escaliers, sur le dos. C'était dans cette position qu'il était encore, alors qu'un tableau carbonisé se balançait mollement sur son clou, avant de chuter. Les marches se stabilisèrent, et le regard du jeune homme descendit sur sa propre toile. Elle était complètement détruite.

« Putain, mon œuvre d'art ! »

S'écria Apollon en se redressant précipitamment. Puis son regard bifurqua sur Rusard, toujours immobile. Il n'avait même pas l'air de respirer. Sa gorge et son ventre se nouèrent tandis qu'un horrible pressentiment le traversait. Et s'il était mort ? C'était possible, de mourir d'une telle façon ? Et pourquoi, par Merlin ? Pourquoi c'était tombé sur lui ?
Prudemment, il s'approcha du corps du concierge tandis que sa chatte, au bas des escaliers, miaulait à s'en fendre l'âme. Non sans répugnance, il posa ses doigts sur le cou du vieux cracmol, en espérant sentir son pouls. Et aussitôt, Miss Teigne lui bondit au visage, toutes griffes dehors, bien décidée à ne pas laisser le jeune homme souiller de ses doigts de vaurien le corps de son défunt maître.
Apollon eut le temps d'apercevoir des élèves s'arrêter et se rassembler avant de se protéger le visage en s'écriant, autant pour se rassurer lui-même que pour écarter tout malentendu :


« J'ai rien fait, j'vous jure ! Aaaaiiie ! Mais dégage saleté de vieille carpette de mes deux ! »

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  • Aely Strange
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MessageSujet: Re: Et Patatra ! [Scénario libre - TERMINÉ]   Lun 3 Juin - 17:03:59


Il y avait des jours où, parfois, on savait qu'il allait se passer une catastrophe avant qu'elle n'arrive. C'est ce qui était arrivé ce matin pour Aely. Instinct ou paranoïa, elle était certaine que quelque chose allait lui tomber dessus. La gamine avait bien fait attention pour éviter tous les ennuis depuis le matin. Pas de commentaires mal placés, pas de devoirs perdus, pas de plans foireux...
C'est du moins ce qu'elle croyait. Elle avait encore perdu son chat ! Ce sala animal avait la fâcheuse habitude de sortir de la Salle Commune les jours où les préfets chargés de faire les rondes du soir n'étaient justement pas des Serpentards... Tomber sur un Gryffondor alors qu'elle débordait un peu sur le couvre-feu, même pour cause de recherche de chat, n'était pas vraiment une bonne idée...

La rouquine sortit donc du dortoir, la mine accablée. Il fallait qu'elle retrouve sa boule de poil avant le repas où elle serait obligée de partir à sa recherche après, ce qui, le connaissant, l'entraînerait forcément dans les pires ennuis possibles.

Aely croisa Nikolaï qui surveillait d'un œil sombre Cendres, le chartreux qui était presque devenu la mascotte des Serpentards, sauf lorsque Salazar lui volait la vedette. Elle soupira et lui adressa un petit sourire contrit.


« Second round ! Souhaites moi bonne chance... Et s'il y a des paris, tu es obligé de miser sur moi ! … Même si tu risques de perdre un peu... Solidarité sera le maître mot de la soirée ! », acheva-t-elle sur un ton faussement solennel avant de sortir d'un pas martial, la tête haute.

La fillette remonta les escaliers en maugréant. Il commençait à faire vraiment froid, puisque nous étions à la mi-novembre, et elle n'avait même pas prit de quoi se couvrir. Même à l’intérieur du château, les élèves semblaient frissonner. Il fallait dire aussi, que les murs de pierre n'étaient pas vraiment chaleureux... La rouquine continua de déambuler au troisième étage sans apercevoir le moindre matou, mais elle croisa Akiko qui lui apprit en riant que leurs deux chats avaient été récemment poursuivit par Miss Teigne. Cela désespéra encore un peu plus la gamine qui descendit en trombe après avoir remercié son amie.

Mais ses peurs étaient infondées puisque, arrivée au rez-de-chaussée, sa peluche lui sauta dans les bras et frotta contre son coup son museau couvert de poils sombres, comme s'il avait quelque chose à se faire pardonner.


« Zary ! Où étais-tu encore ? Je vais finir par t'attacher à Cendres si tu continu ! »

La menace resta vaine, le chat sachant très bien que jamais sa maîtresse ne le forcerait à accepter la compagnie de son ennemi juré, ce chat sans élégance, toujours à courir partout comme un andouille, ce vaurien, ce...

Aely, inconsciente des pensées de Salazar, s’apprêtait à regagner les cachots lorsqu'un mouvement de troupe l'attira. Une petite dizaine d'élève s'était regroupé à côté d'un escalier et se murmurait des choses entre eux d'un air horrifié. Ne cherchant même à se battre contre sa curiosité, Aely joua de sa petite taille pour se trouver une place au premier rang.

Et là, elle songea que les véritables ennuis venaient tout juste de lui tomber dessus.

Allongé sur le sol, Rusard était inanimé, gisant sur ce qui ressemblait étrangement à un champs de bataille. Les tableaux semblaient avoir explosés et des débris de bois jonchaient ça et là au milieu du couloir... Mais il y avait pire. Apollon Oaken. Juste là, à côté du corps. Pour une fois, le petit sourire prétentieux et horripilant qui le caractérisait avait disparu de son visage. Il paraissait même un peu effrayé lorsqu'il tourna la tête vers le groupe et se rendit compte de sa présence.


« J'ai rien fait, j'vous jure ! Aaaaiiie ! Mais dégage saleté de vieille carpette de mes deux ! »

Miss Teigne venait de lui sauter dessus alors qu'il essayait de prendre le pouls du concierge. Aely lâcha son chat qui partit en courant et, par un regain de courage insoupçonné alors que cela faisait quelques instants qu'elle était là à regarder la bouche ouverte, elle s'approcha à grands pas et empoigna la chatte par la peau du cou pour la laisser cracher sa fureur ailleurs. Le tout, en lançant d'une voix un peu trop forte et trop mordante pour faire vrai une petite pique à Oaken, histoire qu'il ne croit pas qu'elle voulait vraiment l'aider.

« On sait bien que t'as rien fait, tête de blatte ! T'es à peine capable de faire sauter des chiottes correctement ! »

Chez Aely, la peur attisait le langage fleurit... Rien de mieux que quelques jurons pour se détendre. Parce que maintenant qu'elle y réfléchissait, elle était vraiment dans la bouse de dragon jusqu'au cou... Elle venait de prendre position sur l'innocence d'un mec qui se trouvait juste à côté d'un corps inanimé... Et qui semblait y être pour quelque chose !

« Allez chercher quelqu'un vous !, lança-t-elle au groupe qui se trouvait derrière elle. McGo, un prof ou un préfet, je sais pas moi, mais restez pas là comme des débiles avec vos yeux en couilles d'alouette ! »

Et voilà... Elle allait devenir championne du langage imagé... Mais loin de s'en préoccuper, la rouquine s’accroupit près de Oaken, qu'elle n'appréciait pourtant pas, et demanda à voix basse.

« Je crois qu'on est dans la merde… Qu'est-ce qu'il s'est passé ? … Il est mort ? »



[HJ : J'ai pas pu m'en empêcher !! niarkhéhé ]

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  • Ambrine Illunia
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MessageSujet: Re: Et Patatra ! [Scénario libre - TERMINÉ]   Jeu 13 Juin - 1:03:02

[Aujourd’hui, pas d’introduction trop longue, j’suis fatiguée. Passons les préliminaires et entrons dans le vif du sujet ! (si vous voyez ce que je veux dire … )]

La ronde d’avant repas était toujours la plus calme. C’en était même un proverbe dans la vie trépidante de la préfète des Poufsouffles. Elle aimait bien se balader à ce moment, souvent seule, parfois accompagnée, à travers le château, saluant ses amis tout au long de sa ronde et pensant avec appétit à toute la nourriture qui allait lui être servie le soir même. Avec tout ce qu’elle pouvait engloutir, elle avait une folle chance d’être aussi mince. Il fallait d’ailleurs qu’elle pense à faire attention, vu qu’elle ne faisait plus de sport depuis quelques temps. Oui, elle y penserait. Plus tard.

« Allez chercher quelqu'un vous ! McGo, un prof ou un préfet, je sais pas moi, mais restez pas là comme des débiles avec vos yeux en couilles d'alouette ! »

Ambrine, sortie subitement de ses pensées, ouvra des yeux ronds. Ses pas se pressèrent. Elle tourna l’angle du couloir, s’avançant vers la source de ce hurlement vulgaire qu’elle comptait bien sermonner, tout en supposant tomber sur Aely, connaissant la voix. Mais elle fut étonnée de ne pas la voir tout de suite, puisqu’une foule s’était rassemblée autour d’un point précis, qu’Ambrine ne voyait pas encore. Seule, face à des dizaines de dos et de mollets, elle fit la moue, grimaça, retroussa ses manches et se lança à la conquête de l’information, jouant des coudes en précisant bien qu’elle était préfète, histoire de forcer plus facilement le mur d’élèves qui s’était dressé face à elle. Pauvres fous.

Une fois qu’elle s’extirpa de ce tas d’adolescents agités, elle se retrouva en haut de l’escalier, au dessus d’Apollon et Aely. Un regard presque sévère se posa sur cette dernière, avant de bifurquer naturellement vers la masse informe que formait le corps.


« … Il est mort ? »

Un coup de chaud frappa l’enfant qui s’avança d’un pas dans les escaliers. Elle regarda plus attentivement le concierge, qu’elle n’avait pas tout de suite reconnu, et s’exclama :

« Oh putain, c’est Rusard ?! Qu’est-ce que vous avez fait ? »

Le mot lui avait échappé sous le coup du stress. Ambrine resta un instant immobile, son regard fixant tantôt Aely, tantôt Apollon. Le brouhaha s’était intensifié autour d’eux et l’air était devenu pesant. Elle prit quinze secondes pour se calmer, et cinq de plus pour analyser la situation. Rusard à terre, des débris partout, un lion et un serpent dans le même escalier que le corps immobile du concierge, et surtout, une nuée d’insectes tout autour. Elle se retourna donc et hurla à la foule :

« Ne restez pas là, retournez dans vos dortoirs immédiatement ! Vous deux, allez chercher la directrice, et vous, Madame Pomfresh ! … Rangez cet appareil photo ! ».

C’était bien la première fois qu’elle réussissait à garder son sang froid dans une situation de crise. Mais après tout, c’était sa deuxième année en tant que préfète, quelque part, il fallait qu’elle assure. Elle s’approcha alors des deux élèves et s’imagina le pire des scénarios.

« J’vous en supplie, dites-moi que vous y êtes pour rien. Comment on fait pour savoir si quelqu’un est vivant ? Vous … Vous avez rien, vous ? »

Sa voix exprimait la peur qu'elle tentait de contenir. Elle n’osa pas s’approcher du corps de Rusard, car s’il lui faisait déjà peur en étant vivant, c’était encore pire en étant mort !

[Une spéciale à Kelsou qui va venir nous embêter avec son appareil Cool Ps Aely : J'ai adoré ta réponse ! Very Happy ]

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  • Liloo Marvich
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MessageSujet: Re: Et Patatra ! [Scénario libre - TERMINÉ]   Sam 15 Juin - 22:06:16

Ahhhh mais qu'est ce que c'est que ça ?

Rouge, de plus en plus gros à vue d'oeil, et en plus ça la démangeait : un bouton d'une taille inimaginable venait de faire son apparition sur le menton de Liloo. Une main sur la bouche, la fillette était sortie en courant des toilettes des filles, direction son dortoir dans la tour de Gryffons. Sa mère un jour lui avait sorti un discours des plus terrifiants sur les malheurs de l'adolescence : acné, cheveux gras, poils qui poussent, mauvaise haleine, hormones en furie.
Jusqu'à maintenant Liloo n'avait pas eu à se plaindre, mais l'apparition de ce premier syndrome du passage (long, très long..) à l'âge adulte la bouleversait.
Un main sur le menton, elle avait couru à travers le château, jetant des regards courroucés au premier qui osait la regardait.
Elle arriva enfin dans son dortoir et se jeta sur sa pile de livres :


Bon où est ce que je l'ai fourré ?

La fillette était devenue à moitié hystérique, hors de question de sortir avec ce truc sur la figure. Franchement impossible. Tout le monde se moquerait d'elle, et la lionne ne se contiendrait pas.
Elle fouillait à travers ses bouquins, les envoyant l'un après l'autre à travers la pièce. Enfin, au bout de quelques minutes, le souffle court, la respiration haletante, elle le trouva :


« Mystère de l'adolescence, en combattre les souffrances. »

En nage, Liloo se dépêcha alors de feuilleter le bouquin à la recherche de la formule qui lui permettrait d'ôter cette vilaine pustule.

Changements d'humeur... Non c'était pas ça, quoi que là elle en aurait peut être bien besoin aussi. Combattre la pousse des poils. Ouai, non plus, à ce niveau là rien à signaler. Encore imberbe. C'était grave ??
Transformer vos rougeurs en tâches de rousseur. Euh pourquoi pas. Paniquée à l'idée que le bouton continue sa croissance, elle décida de tester cette formule : Pustilentia.
La fillette prit alors son sac et là : un drame, plus de baguette magique. La panique s'empara d'elle. Où avait-elle bien pu la laisser ?

Argh, les toilettes ! Quel Boursouf je fais !

Hop, une main sur le menton à nouveau, son livre dans le sac, Liloo fit alors le chemin inverse direction les toilettes...
Elle passa alors par le rez-de-chaussée (était ce le chemin le plus court ? La fillette ne maitrisait plus vraiment ce qu'elle faisait, toute son attention était tournée ce truc qui allait bientôt lui recouvrir le visage. Exagération ? Peut être, mais c'était bien la pire chose ou presque qui lui était jamais arrivée, parole de fille!)

En voulant prendre les escaliers, Liloo se heurta alors à un petit regroupement.


Pouchez-vous ! Faut que che pache ! bougonna la Rouge et Or, sa main empêchant le son de bien sortir de sa bouche.

Mais personne ne bougeait. La voix d'Ambrine, plus élevée que d'habitude attira alors son attention.
Elle monta tant bien que mal en haut des escaliers où elle se trouvait, malgré une foule de curieux qui chuchotaient de plus en plus forts.


Rusard, mort !

Oaken est un assassin !

De quoi ? Mais qu'est ce qui s'était passé ? Au terme d'une ascension plus qu'athlétique, Liloo arriva enfin sur les lieux du... du crime ??? Rusard était étalé au milieu d'un tas de débris. Apollon et une Serpentard se tenaient à côté, l'air étrange, perdu.

Ne restez pas là, retournez dans vos dortoirs immédiatement ! Vous deux, allez chercher la directrice, et vous, Madame Pomfresh ! … Rangez cet appareil photo ! 

Non mais qui pouvait prendre des photos dans un moment comme celui là ? Oubliant alors son nouveau compagnon facial, elle s'approcha les mains sur sa tête des trois élèves, les yeux écarquillés.

Rusard, mort ? Vous rigolez ou quoi ? Il est bien trop corriace !

Ce vieux débris ne pouvait pas avoir rendu l'âme, c'était impossible !

Voyant les têtes déconfites de ses trois camarades, le sang se glaça alors dans les veines de la lionçonne.

Heu... Je crois qu'il faut mettre sa main sur son cou et prendre son pouls !

Regardant l'état du vieillard, la fillette se rendit alors compte de l'âge avancé de Rusard. Une chute dans l'escalier aurait effectivement pu lui être fatale.
Un peu dégoutée à l'idée de mettre les mains sur le corps du concierge, la fillette prit son courage à deux mains et s'avança à son chevet. Miss Teigne, que la jeune fille de Serpentard maintenait, avait les yeux révulsés à la vue de Liloo qui approchait son maitre.
La lionçonne se baissa alors vers le corps inerte du vieil homme et observa l'étrange scène une nouvelle fois. Devant elle, le vieux concierge inanimé. A ses côtés, deux élèves que tout accusait, mais leur culpabilité lui paraissait absurde. Comment Oaken faisait-il pour se mettre dans des situations pareilles ? On apercevait ensuite Ambrine, très sérieuse dans son rôle de préfète, et en arrière plan une foule d'élèves qui débarquaient, se mettaient sur la pointe des pieds pour mieux voir le spectacle, certains prenaient même des photos.

Les deux doigts de main sur le cou décharné de Rusard, la Rouge et Or sentait perler des gouttes de sueur sur son front, et ce bouton qui la démangeait, n'aurait-il pas pu disparaître en ce moment sinistre ?


Je... Je ne sens rien... Mais c'est la première fois que je fais ça ! Apollon tu veux pas essayer à ton tour ? Il ne peut pas être mort c'est impossible ! Il était.. euh pardon il est costaud le vieux !!

Mais au fond d'elle même, la fillette n'était pas rassurée. Elle regarda alors ses deux camarades et espéra très sincèrement, pour la Serpentard et surtout pour son préfet Gryffon, que le concierge allait se réveiller et redevenir aussi sarcastique et démoniaque qu'ils l'avaient connu...







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  • Caïn Mayfair
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MessageSujet: Re: Et Patatra ! [Scénario libre - TERMINÉ]   Lun 8 Juil - 22:28:35

Le serpentard jeta un coup d'oeil à sa montre. C'était bientôt l'heure du repas. Il se leva de son fauteuil, éternellement le même depuis maintenant 7 ans qu'il était à Poudlard, et quitta la salle commune. Pour une fois son chat, qui lui collait toujours aux basques sauf pendant les heures de cours, avait préféré rester près de la cheminée, où le felin profitait avec délice de la chaleur du feu qui brulait dans l'âtre. S' il se donnait la peine de se rendre à la Grande Salle ce soir, c'était bien parce que ses amis l'attendaient devant les portes monumentales, car il était loin d'avoir faim. Les couloirs du rez de chaussez grouillaient d'élèves affamés, qui se dirigeaient tous par petits groupes vers le même point.

    Caïn retroussa les manche de son pull. C'était une sorte de toc. Il ne supportait les manches jusqu'aux poignets que lorque le froid le contraignait à les garder ainsi. Finissant d'arranger sa manche gauche, il ne vit pas le groupe de troisièmes années qui s'avançait vers lui, et qu'il faillit percuter de plein fouet. Le groupe de Poufsouffle ne fit même pas attention à lui, ils étaient visiblement passionnés par le sujet de leur conversation. Le vert et argent s'arreta et les regarda s'éloigner. La première pensée qui lui vint fut que cette bande de morveux auraient au moins pu s'excuser. Mais il se rendit compte que quelque chose n'était pas comme d'habitude. Son regard parcouru le couloir. Il n'y avait pas vraiment fait attention, mais en se rapprochant de la Grande Salle, un nombre croissant d'élèves se dirigeaient dans la direction opposée. Un trafic bien inhabituel pour une heure de repas.
    Il continua son chemin, remontant la piste jusqu' à la réponse à cet étrange phénomène. Il accelera le pas lorsqu'il entendit des bribes de conversations, pour le moins inquiétantes. Que se passait il ?

    Tournant à l'angle d'un couloir, il ne fut pas difficile de repérer les quatre seules silhouettes immobiles, qui désignaient surement la source de cette agitation. En s'approchant, le serpentard reconnue la préfète de Poufsouffle, qui était dos à lui, ainsi que le célèbre cancre Oaken. Avec eux se trouvait Aely, une camarade de la maison de Salazar. L'identité de la quatrième personne lui était inconnue. Cette dernière était agenouillée, et il ne pouvait voir son visage. C'est en regardant la jeune fille qu'il se rendit compte que le groupe se trouvait autour d'une silhouette inanimée, qui se trouvait être Rusard, le concierge. Miss Teigne, crachait sa fureur en direction du Gryffondor, maintenue fermement par la petite Aely.


-Je... Je ne sens rien... Mais c'est la première fois que je fais ça! Apollon tu veux pas essayer à ton tour? Il ne peut pas être mort c'est impossible! Il était.. euh pardon il est costaud le vieux!!

Le regard bleu profond du serpentard observa un instant le corps immobile du veillard. A coté de lui, la fille dont il pouvait maintenant voir qu'elle était une Gryffondor était visiblement angoissée, à l'instar des autres personnes présentes. L'évènement était tellement inattendu, il y avait de quoi être choqué.
Après avoir pris une lente inspiration, histoire de se calmer et de garder l'esprit clair, Caïn s'agenouilla à son tour près du concierge.
Il était temps de mettre en pratique ce que sa médicomage de mère lui avait maintes fois répété au cour de son enfance. L'art de la magie des soins étant une discipline plutot difficile, elle lui avait tenu à lui enseigner une serie de gestes simples, utilisés même par les moldus.
Il avança sa main jusqu'au nez de Rusard. Rien. Pas un souffle d'air. L'homme ne respirait plus. Il répéta alors le geste exécuté plus tôt par la gryffonne, et posa deux doigt sur le cou du concierge. Il attendit, mais il ne sentit rien là non plus. La situation était grave.
Sans hésiter il dechira le tissus du vêtement qui recouvrait le torse du vieil homme. Il n'eut aucun mal à repérer le sternum sur le corps décharné de Rusard, et plaça la paume de sa main dessus. Plaçant son autre main au dessus de la première, le serpentard commença le massage cardiaque. Cinq compressions..dix...vingts.. Le poul ne revenait pas. Mais c'était tout ce qu'il pouvait faire.
Le temps semblait s'être ralenti, chaque compression semblait durer une éternité. Tout ce que Caïn espérait, c'était que l'infirmière de l'école, ou au moins un professeur, allait vite se montrer.
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  • Apollon Oaken
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MessageSujet: Re: Et Patatra ! [Scénario libre - TERMINÉ]   Mar 9 Juil - 14:05:24

HJ : Intervention de McGo incluse dans mon post ^^




La situation était tellement surréaliste qu'Apollon n'eut même pas fermeté nécessaire pour se débarrasser de Miss Teigne, qui lui lacérait le visage en feulant et grondant comme un petit diable. Il lui fallut l'intervention d'Aely pour être libéré de la fureur hystérique de la chatte, désormais orpheline. Le préfet posa une main sur sa gorge ensanglantée, tout en tournant un regard incrédule à la jeune fille, qui lui beuglait maintenant dessus.

« Allez chercher quelqu'un vous ! McGo, un prof ou un préfet, je sais pas moi, mais restez pas là comme des débiles avec vos yeux en couilles d'alouette ! »

Il y eut du mouvement parmi les élèves. Certains partirent chercher de l'aide, tandis que d'autres, au contraire, se pressaient et bousculaient les jeunes sorciers agglutinés pour mieux se trouver au cœur de l'action. Apollon n'y prêta pas attention, le regard rivé sur Aely, et, pour la première fois de sa vie, l'air totalement perdu.

« Je... J'crois... Il m'a poursuivi sans raison et d'un coup... »

Comment dire cela ? Il a explosé ? Le terme n'était pas tout à fait approprié, mais pourtant, c'était ainsi que l'aurait décrit Oaken. Le vieux concierge avait été la source d'une onde de choc qu'Apollon n'aurait jamais crue possible. Jamais il n'avait entendu parler d'une chose pareille, et la décrire se révélait un exercice difficile.

« Oh putain, c’est Rusard ?! Qu’est-ce que vous avez fait ? »

Et voilà, le mot était dit. À tous les coups, la folie du concierge allait lui retomber sur le dos. C'était inévitable. Une angoisse terrible s'empara du ventre du Gryffondor, à la simple pensée de McGonagall, qui le jaugerait de son regard inquisiteur. Allait-il se faire renvoyer ? Pire, le croirait-on vraiment coupable de ce qui venait de se produire et serait-il envoyé à Azkaban ? La vision cauchemardesque de la prison sorcière s'imposa dans son esprit, et Oaken eut la nausée.

« Putain, mais non j'y suis pour rien ! Si ce taré n'avait pas... »

Apollon ravala la fin de sa phrase, les lèvres pincées. Insulter un mort n'était certainement pas la meilleure idée, dans sa situation. La rumeur enfla derrière lui, et le nœud qu'il avait dans l'estomac grossit. Il était vraiment dans la merde. Et les élèves les plus audacieux s'approchaient à tour de rôle pour prendre part à l'action, comme s'ils avaient une chance de réparer l'horreur qui avait été commise. Parmi eux, Mayfair pris la suite de la jeune Marvich et tenta de donner les soins d'urgence à Rusard, avec une maîtrise tout à fait admirable. 
Cependant, Apollon ne croyait pas un instant que cela puisse être d'une quelconque utilité. Le Gryffondor avait entendu le râle s'échapper d'entre les lèvres de l'ancien cracmol, comme si son âme, soudain, s'échappait de son corps. Il frissonna, tout en observant Caïn faire un massage cardiaque sur le torse inanimé.

« Ça sert à rien, Mayfair... »

Soupira-t-il d'abord, mais le Serpentard ne semblait pas l'entendre.

« Putain, Mayfair ! Arrête ! Il est mort, bordel ! »

S'écria alors Apollon, en adressant un regard qui tanguait entre une colère irrationnelle et de la panique. La peur commençait à grimper en lui, et l'agressivité qu'il venait de manifester était le seul moyen de la canaliser. On chuchota de plus belle, et Apollon entendit, avec horreur, le mot « assassin » se prononcer dans son dos.

« Cela suffit ! Écartez-vous, tous ! »

Apollon sursauta en reconnaissant le ton sévère de la directrice. Il se releva dans un bond et s'écarta, dos contre la rambarde, en jetant un regard effaré à la sorcière. Celle-ci observa, choquée, le corps de Rusard. Madame Pomfresh, qui l'avait suivi, se précipita pour prendre le relai auprès de Caïn et Minerva tourna la tête vers Apollon, puis le reste de l'assemblée réunie autour du cadavre.

« Rentrez tous immédiatement dans vos salles communes ! Les préfets ont interdiction de laisser sortir les élèves jusqu'à nouvel ordre. ...Vous cinq, vous restez ici. »

Ordonna-t-elle en pointant du doigt les cinq élèves qui s'étaient massés autour du concierge. La directrice tourna alors la tête vers Mme Pomfresh, qui hocha tristement la tête. S'en était fini de Rusard. 

Lorsque les élèves se furent dispersés, l'infirmière fit apparaître un brancard, dans lequel elle déposa le corps de Rusard. Elle le recouvrit d'un linge blanc et le fit léviter jusqu'au bas des escaliers, pour l'y déposer en attendant les ordres de la directrice. Celle-ci, cependant, s'adressa d'abord aux élèves présents.

« J'aimerais entendre vos explications, jeunes gens. »

Exigea-t-elle d'une voix tranchante, quoi que tremblant légèrement.

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  • Liloo Marvich
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MessageSujet: Re: Et Patatra ! [Scénario libre - TERMINÉ]   Sam 20 Juil - 16:41:20

Putain, Mayfair ! Arrête ! Il est mort, bordel !

Les mots qui étaient sorti de la bouche d'Oaken résonnaient dans la tête de Liloo. Rusard, ce vieil ancêtre acariâtre avait-il réellement rendu l'âme et passé l'arme à gauche ? Cela signifiait-il qu'elle ne le verrait plus arpenter les couloirs, s'époumonant contre tous les élèves qui selon lui étaient en faute ? Ce n'est pas que la fillette tenait particulièrement à lui, comment pouvait il d'ailleurs en être de la sorte, mais tout de même, c'était la première fois qu'elle se trouvait devant un cadavre. Quel spectacle macabre. Rusard était blanc comme un linge, la bouche légèrement ouverte : son âme, sous forme d'un fantôme, allait elle à son tour terroriser les élèves ? Inconsciemment, la petite Gryffondor regarda alors autour d'elle à la recherche d'un nouveau spectre.
Son regard croisa celui de Miss Teigne, qui pour la première fois qu'elle la connaissait, arborait une mine déconfite, peu fière, et tellement triste. Avait-elle compris ? Sentait elle que l'esprit de son maitre s'en était allé ? Elle ne bougeait plus, les yeux fixés sur le cadavre du vieux concierge.

L'attention de la gamine se reporta ensuite sur Apollon. Ce dernier était agressif, sur ses gardes, et frissonnait à l'entente de mots terribles prononcés derrière son dos.


Fermez la !, s'écria Liloo à l'encontre de la foule en arrière plan. Et puis arrêtez donc de prendre des photos !  Ca vous fait marrer d'être de ce côté là de la scène, hein ? Dégagez !

La colère de la Rouge et Or s'était emparée d'elle avant qu'elle n'ait pu s'en rendre compte. C'était bien la première fois qu'elle sortait de ses gonds ainsi, en public, devant ses camarades. Actuellement en première année, elle s'était toujours efforcée de faire profil bas, et d'observer ses congénères. Elle n'avait pour le moment jamais dévoilé son caractère bien trempé, mais sur ce coup là, les mots lui avaient échappé, elle n'avait pu les retenir. Rouge de colère, les poils hérissés sur ses bras, des larmes lui coulaient sur les joues. Apollon était certes arrogant et peu aimable notamment avec les gamines qui comme elle, étaient à peine sorties du ventre de leur mère (ça aurait pu être une réplique du jeune homme d'ailleurs...), mais il était un Gryffondor et un élève de cette école. Il ne pouvait pas être coupable, la jeune Marvich en était certaine. Comment les autres pouvaient ils ainsi l'accuser et en être réjouis de la sorte ? 

Soudain, une voix sévère retentit et les bruits cessèrent immédiatement :


Cela suffit ! Écartez-vous, tous !

McGonagall avait fait son appartition au milieu de la scène, suivie de très près par Madame Pomfresh, infirmière de l'école. Toutes les deux dévoilaient un visage sinistre à la vue du corps sans vie de leur collègue et le regard de la directrice de l'école de déposa irrémédiablement sur les cinq élèves qui se trouvaient autour du vieux concierge.

Rentrez tous immédiatement dans vos salles communes ! Les préfets ont interdiction de laisser sortir les élèves jusqu'à nouvel ordre. ...Vous cinq, vous restez ici.

Madame Pomfresh emporta le corps sans vie sur un brancard et disparut. La foule d'élèves il y a si peu de temps surexcités se dissipaient presque en silence. Les dernières forces de Liloo l'abandonnèrent. Elle se sentait étrangement vide, elle ne savait plus que penser. Elle n'osa pas lever le regard sur ses quatre compagnons. Livide, elle n'avait plus qu'une envie, s'enfuir de ses escaliers les jambes à son coup et sortir du château pour prendre un bon bol d'air. Mais il n'en fut pas ainsi.

J'aimerais entendre vos explications, jeunes gens.

La lionçonne leva alors légèrement la tête. Elle aurait voulu prendre la parole, lui dire qu'aucun d'entre eux n'y était pour rien, mais elle ne pouvait lui donner des explications correctes et prouvées. Elle était arrivée sur la scène quelques minutes après le drame, et ce qui s'était passé avant, elle n'en savait rien. Les autres ne semblaient pas décidés à prendre la parole, alors elle se lança :

Professeur, j'ai entendu du bruit et aperçut la foule dans les escaliers. Je me suis approchée et   Rusard était au sol, inanimé. Mais c'est un accident ! Nous n'y sommes pour rien, on a même essayé de le réanimer mais rien... rien n'y a fait, finit elle par lâcher.

Elle implora du regard les autres de suivre sa démarche et d'expliquer ce qu'il s'était passé... Elle était certes paniquée mais assez courageuse pour relever la tête et croiser le regard de sa directrice ; cette dernière était impassible et observait fermement la gamine. Cette dernière ne cilla pas. Ils s'étaient tous trouvés là au mauvais moment : il s'agissait d'un concours fâcheux de circonstances mais ils étaient innocents...
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MessageSujet: Re: Et Patatra ! [Scénario libre - TERMINÉ]   Jeu 25 Juil - 13:06:58


Rusard était mort. Avant même que la petite Gryffondor ne prenne son pouls, avant que Caïn ne cherche sa respiration et qu'Apollon ne le beugle à l'ensemble du groupe. Elle le savait. Aely le savait parce que le vieux concierge, inanimé sur le sol, sentait le mort. Son odorat ne pouvait pas la tromper, la louve tapie en elle ne pouvait mentir : là, devant elle, c'était de la viande morte. La rouquine frissonna de la tête aux pieds et son regard croisa celui de Oaken. Elle ne l'avait jamais vu dans cet état, il avait l'air terrifié, perdu.

La gamine lâcha Miss Teigne qui lui griffait les bras. La chatte s'installa sur la poitrine de feu son maître en crachant d'un air furieux. Ambrine semblait peiner à disperser les élèves agglutinés autour du cadavre pendant que la petite rouge et or, Liloo ( si ses souvenirs de la répartition étaient exacts ) pleurait à chaudes larmes en essayant vainement de trouver une solution. Caïn affichait une mine désolée et Aely espéra un instant que quelqu'un, n'importe qui, vienne les sortir tous les cinq de cette situation délicate. Ange ? Elle donnait toujours l'impression de tout contrôler. Ou alors Gabriel, il était préfet-en-chef et rien ne l'atteignait. Il aurait sûrement fait quelque chose d'intelligent avec le corps de Rusard... Finalement, la personne qui se porta plus ou moins à leur secours fût McGonagall. Comme quoi, quelqu'un avait sans doute écouté les ordres qu'elle avait aboyé...

Maintenant, une personne responsable allait prendre en main la situation et ils allaient tous pouvoir regagner leurs dortoirs. Ils se coucheraient et lorsqu'ils se réveilleraient le lendemain, tout cela serait fini et oublié !


« Rentrez tous immédiatement dans vos salles communes ! Les préfets ont interdiction de laisser sortir les élèves jusqu'à nouvel ordre. ...Vous cinq, vous restez ici. »

Si la première partie de la phrase de la directrice la conforta dans ses certitudes, la seconde lui fit l'effet d'une douche froide. Quoi ? Elle n'allait tout de même pas les accuser d'avoir tué Rusard, si ? Le teint verdâtre d'Apollon indiquait qu'il venait de penser la même chose qu'elle...

« J'aimerais entendre vos explications, jeunes gens. »

Aely chercha ses mots sans que rien d'intelligent ne vienne. Elle était arrivée la première. Et Oaken était déjà là avant elle, penché sur le corps. Elle n'allait tout de même pas sortir ça ? Cela condamnait immédiatement le Préfet des Gryffondor. Ne leur rabâchait-on pas à longueur d'année de se serrer les coudes entre maisons ? De ne pas toujours se mettre de bâton dans les roues ?

Liloo s'avança et commença à parler.


« Professeur, j'ai entendu du bruit et aperçut la foule dans les escaliers. Je me suis approchée et Rusard était au sol, inanimé. Mais c'est un accident ! Nous n'y sommes pour rien, on a même essayé de le réanimer mais rien... rien n'y a fait. »

Voilà qui allait jouer en leur faveur. L'innocence d'une première année était toujours bonne à prendre... Parce que, oui, c'était décidé, Aely allait mentir. Inventer une histoire pour les protéger tous. La directrice avait dit, dans son discours de début d'année, qu'il fallait toujours être solidaire dans les moments difficiles, et bien, c'était ce qu'ils allaient faire. La rouquine s'avança et regarda McGonagall droit dans les yeux.

« C'est nous qui sommes arrivés les premiers. Apollon et moi. On cherchait Salazar, mon chat, avant le couvre feu, pour que je puisse retourner dans ma Salle Commune... On a descendu les escaliers et..., la petite vipère chercha ses mots pour que l'histoire soit crédible. Elle avisa rapidement les tableaux et les chandeliers fracassés par terre et prit son inspiration. Il fallait que son récit colle avec celui de Oaken. On a entendu une détonation. On s'est baissé parce que tout est tombé, vous voyez ? Les tableaux là-bas, et les chandeliers. On a attendu un peu pour redescendre et... il était comme ça. On savait pas quoi faire... Et après les autres sont arrivés. Hein, Ambrine et Caïn ? »

Elle se recula un peu pour laisser parler les autres. Il fallait simplement pour elle et Apollon que ce dernier s'en tienne à sa version des faits. Ils étaient les seuls à savoir la vérité...
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MessageSujet: Re: Et Patatra ! [Scénario libre - TERMINÉ]   

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