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 [Conférence] L'alchimie, un art pluriel.
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  • Aïlin Bower
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MessageSujet: [Conférence] L'alchimie, un art pluriel.   Mer 3 Avr - 15:50:02

D'une expiration, Aïlin chassa la vague anxiété qui avait pris possession de lui à l'idée d'entrer dans l'amphithéâtre. C'était bien la première fois que le jeune homme s'apprêtait à vivre une telle expérience : celle d'être de l'autre côté du bureau, face à une centaine d'étudiants ou sorciers curieux, venus expressément pour l'écouter parler de son art. C'était un moment important, pour lui, assez pour qu'il en éprouve une certaine nervosité. Ce n'était plus le moment de douter, pourtant. Il fallait entrer. Après un coup d'oeil à sa montre à gousset, qui indiquait 18h30, le jeune homme ouvrit l'une des grandes portes et s'achemina jusqu'au pupitre, non sans adresser un sourire à l'assemblée.
L'amphi n'était pas vide. C'était déjà un bon point, pensa-t-il en déposant ses notes et ses documents sur le bureau qui lui était alloué. Lorsqu'il fut prêt, il se redressa et balaya la salle du regard, avant de prendre enfin la parole.


« Bonjour à toutes et à tous. Je suis Aïlin Bower, artisan alchimiste, et l'on m'a très aimablement convié à donner une conférence sur ma profession, en supplément au programme que vous suivez ici, à l'UMA. Je sais que la plupart d'entre vous avez au minimum la maîtrise des bases de cette matière, grâce au professionnalisme et à la dévotion de mon confrère, le professeur Achintya Sharma. Néanmoins, certains d'entre vous appréhendent tout juste cet art fastidieux, ou sont venus jusqu'ici par curiosité, ou désir d'apprendre. Je vais donc revenir, dans un premier temps, sur les fondements de l'alchimie, ainsi que sur son histoire, qui est bien plus complexe qu'on ne le croit.
J'essaierai d'être le plus complet qu'il me l'est possible en si peu de temps, mais je passerai assez rapidement sur cette première partie de la conférence, pour appréhender ensuite les différentes voies de l'alchimie. Elles mériteraient toutes, à elles seules, une conférence entière, voir même plusieurs, mais nous ne feront ici que les aborder afin de mettre au jour leurs forces, leurs vertus et leurs spécificités. Car il n'y a pas un seul alchimiste. Il y en a autant que le monde compte d'alchimistes. Chaque cheminement est personnel et en cela, unique. Et la voie dans laquelle s'inscrit les recherches de l'alchimiste influencera également son parcours. »


Aïlin passa devant le pupitre, sur lequel il fit courir ses doigts tout en prenant une inspiration. Il espérait avoir déjà accroché son auditoire et réussir à maintenir son attention jusqu'à la fin de la conférence. Au moins avait-il l'avantage d'être face à des sorciers sérieux, qui étaient venus ici par désir. Nul doute que ce qu'il s'apprêtait à raconter aurait endormi la plupart des élèves de Poudlard, en revanche. Un vague sourire passa sur ses lèvres, alors qu'il se décidait à entrer dans le vif du sujet.

« L'alchimie est un des rares arts magiques connus des moldus. Comme vous le savez, il fut un temps où sorciers et moldus vivaient en communauté, les uns avec les autres. Les plus anciennes traces de cette pratique, pour les moldus, viennent de Chine, au VIème siècle avant Jésus Christ. Néanmoins, l'alchimie telle que nous la connaissons aujourd'hui puise ses sources dans la culture arabe. Encore aujourd'hui, on ignore quels sorciers furent à l'origine de cet art, et on remonte encore les siècles à travers d'écrits remontant presque aux origines de la société.
Nous étions déjà capables de soigner et de prolonger la vie grâce à cette magie, en extrayant, notamment, le fluide magique des plantes et des éléments. La terre, le feu, l'eau et l'air étaient des constituants fondamentaux de l'alchimie, et c'est encore à travers leurs pouvoirs que nous sommes capables, dans le dépérissement ou l'altération de matières vivantes, d'extraire les pouvoirs de cette même matière et de les sublimer. C'est ce que l'on appelle, encore aujourd'hui, la voie humide.
Les moldus nous ont très vite envié cet art et ont tenté de reproduire ses effets, pensant les obtenir malgré leur absence de pouvoirs magiques. Contre toute attente, ils ont bel et bien obtenus des résultats, ce qui a stupéfait les sorciers de l'époque. Ils ont créé des alliages, des peintures, des parfums, ont découvert, en somme, ce qu'ils appellent aujourd'hui des réactions chimiques. C'est d'ailleurs sur la base de l'alchimie qu'ils ont développé leur science. Ils se sont approprié ce qui était à l'origine de la magie, pour la transformer en chimie. »


Comme quoi, l'alchimie elle-même était capable de se transformer.
Aïlin s'interrompit un instant, le temps de rassembler ses pensées. Parler tant lui demandait un grand effort, surtout pour ne pas s'écarter de la ligne qu'il s'était fixée et respecter le temps qu'il s'était donné pour chaque partie de son exposé. Il y avait tellement à dire que le jeune Bower avait l'impression de ne faire que survoler son sujet, mais il n'avait malheureusement pas le choix. Il espérait néanmoins que son introduction engendrerait des questions intéressantes, sur lesquelles il pourrait s'attarder.


« Pour les sorciers, l'alchimie était donc une médecine. Pour les moldus, un outil pratique afin d'obtenir ce que la nature ne leur offrait pas. Une théorie veut que ce soit la conciliation de ces deux points de vue qui ait donné l'alchimie actuelle. Ce serait grâce aux moldus, en partie, que l'alchimie est devenue si vaste et complexe. Il y a bataille d'experts à ce sujet, cela dit, c'est une approche de l'Histoire qui me semble tout à fait probable. Il est possible que les alchimistes se soient intéressés aux métaux et aux pierres grâce à l'influence des moldus. Il y a, en effet, une part de science dans le procédé de fonte des métaux. Quant à la pierre philosophale, ou Grand Œuvre, elle n'est mentionnée clairement comme autre chose qu'une pensée spirituelle qu'à partir du Moyen-Âge, époque où les moldus ont commencé à complexifier leurs méthodes. Les sorciers auraient compris, à travers les moldus, qu'il était peut-être possible d'obtenir cet objet miraculeux, sublimant les métaux vils par son élixir, offrant la Panacée et la vie éternelle, qui étaient, à l'époque, seulement des concepts issus d'une philosophie.
Ce serait ainsi que la voie humide aurait été peu à peu délaissée, au profit d'une grande quête autant magique que spirituelle : la compréhension des mystères de la vie, compréhension qui sera récompensée par l'accès à la vie éternelle. Ce dessein a pris tant d'importance, est devenu si nécessaire, que nombreux sont les alchimistes à avoir perdu le sens premier de cet objectif. N'oublions pas aussi les moldus, qui se sont lancés à corps perdus dans la recherche de la pierre philosophale. Ils ne sont parvenus à approcher le résultat de la pierre que bien des siècles plus tard, cependant... »


Un sourire malicieux passa sur le visage d'Aïlin. Il pariait que cette dernière phrase énigmatique éveillerait la curiosité de quelques-uns. Les moldus avaient donc aboutit à la pierre philosophale ? Et si oui, comment ? L'alchimiste profita de l'interlude jeter un regard à ses notes, avant de parcourir l'assemblée du regard.

« Avant de continuer, auriez-vous des questions ? »

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  • Megan Swann
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MessageSujet: Re: [Conférence] L'alchimie, un art pluriel.   Mer 3 Avr - 18:56:05

[J'essaye de me remettre dans le bain, pas terrible comme post mais z'avais cro envie de poster Yeux ]

L'éclat sombre au profond de ses iris d'azur avait gangrené avec gloutonnerie l'éclat enfantin qui autrefois donnait tout son charme à ce regard de saphir. Il ne restait plus que l'ombre d'une joie de vivre éteinte, et les traces d'un vécu bien trop lourd pour une jeune fille de quinze ans. Plus tant jeune fille que ça à vrai dire... Les traits de son visage de porcelaine s'était durcis et lui offrait une toute nouvelle assurance, tandis que ses yeux, véritables joyaux, dissimulaient à présent bien plus de mystère que jamais. Bien plus explicite, la métamorphose naturelle d'un corps en pleine croissance, offrait à la vue de tous une beauté toute nouvelle, plus sensuelle et désirable. Dans le miroir, Megan laissa son regard analyser ce corps qui était sien. Elle avait grandi, de deux ou trois centimètres au plus et désormais elle était à la même hauteur que sa génitrice. Ses formes s'étaient développées harmonieusement, et les entraînements intensifs de sa formation lui avait sculpté des muscles d'acier. Son ventre était aussi dur que l'écaille d'un magyar, et ses jambes longues et élancées prouvaient également la rude initiation de la jeune femme aux pratiques les plus primaires et sauvages de la lutte au corps à corps à laquelle elle s'était livrée pour parfaire sa formation. En réalité, lorsqu'elle observait ce reflet dans le miroir, c'était davantage une guerrière qu'elle voyait, au delà de l'adolescente perdue dont elle avait laissé l'image et le souvenir à Poudlard. Comprendraient-ils cette transformation ? L'accepteraient-ils ? Ses anciens amis pourraient-ils seulement envisager de revenir vers elle après tous ces mois sans nouvelles, toutes les rumeurs les plus folles qui s'étaient propagées dans le château ? Sans compter que le seul qui aurait pu la comprendre n'était plus là... Isaac était reparti vers Israel, la laissant là seule. Megan savait que s'il était parti c'était aussi en partie à cause d'elle. Il y avait les mauvais souvenirs bien sûr, trop de souffrances qui refaisaient surface en Angleterre, et puis aussi, elle en était persuadée, il craignait de retrouver une Megan bien trop différente. Avait-il eu raison de partir ? Certainement oui, car lorsqu'elle se regardait dans la glace, elle ne voyait plus que l'héritière de Xenophius. Elle ne voyait plus que le fruit de ses ambitions toujours plus folles les unes que les autres, toujours plus irréalisables. Elle n'était plus que l'arme du démon. Et la sombre marque encrée qui ornait sa peau d'albâtre au niveau de son poignet droit, ce sceau de la triade, ce signe d'appartenance ne le prouvait que davantage.

" Megan ?"

La voix familière de Dylan retentit derrière la porte entrouverte, et un soupir lasse traversa les lèvres de la jeune femme, tandis qu'elle ajustait vivement son chemisier en dentelle blanc, cachant les quelques stigmates qui demeuraient sur l'épiderme pâle de son corps. Rapidement, elle enfila agilement son pantalon noir et entreprit de fermer un à un les boutons de sa chemise.

"Tu peux entrer Dylan"


Le jeune homme s'avança dans la chambre de sa cousine, prenant soin de refermer la porte derrière lui. Il observa un moment Megan enfiler à présent ses longues bottes de cuir sombre.

"Tu es certaine d'être prête ? Une conférence je ne suis pas certain que ce soit le meilleur endroit pour refaire surface... Donne toi encore une semaine pour te reposer, puis tu retourneras à Poudlard.."

"Non Dylan. J'aurais du y retourner depuis déjà bien longtemps. Je me suis suffisamment reposée. J'en ai assez des cours à domicile et de toute cet atmosphère ! Et pour ce qui est de la conférence, j'ai vraiment envie d'y assister."

Fin du débat. D'un geste sec elle remonta complètement sa cuissarde et se redressa afin d'admirer le résultat dans le miroir. Parfait. Elle jeta un regard en biais à son cousin, avant de s'avancer vers lui et de lui tendre le bras. En un fragment de secondes, Dylan s'était emparé de son poignet et les deux jeunes McGregor s'étaient soudain éclipsés.

*************

Les deux silhouettes se matérialisèrent devant la prestigieuse université d'Angleterre à la réputation non moins glorieuse. Megan n'avait encore jamais eu l'occasion d'y venir, et elle se demandait si l'architecture, et la prestance du monument étaient comparables à celles de Poudlard. Toujours en se tenant le bras, les deux sorciers pénétrèrent dans l'école, suivant les autres arrivants.

Il y avait du monde pensa Megan. Cette conférence promettait d'être très éclairante, d'autant plus que d'après Xenophius le jeune Lord Bower était l'un des meilleur dans son domaine, et il était rare que le vieux chef de clan fasse autant d'éloges à quelqu'un d'autre que lui-même.

Alors qu'ils arrivaient dans la salle de conférence, Megan sentit son cousin la tirer légèrement vers lui quand une petite foule s'amassa vers elle. Les deux se faufilèrent entre les rangs et se dirigèrent vers des sièges en léger retrait. A ce rythme l'amphithéâtre serait bientôt plein. Il fallait bien reconnaître que l'alchimie était un domaine bien méconnu de la plupart du monde, et souvent victime de beaucoup de préjugés. Mais le semblant d'initiation à cet art que Megan avait connu durant ses mois de formation avec Xenophius lui avait laissé un bon souvenir et depuis elle s'était abandonnée à la lecture attentive et presque passionnée des ouvrages traitant du sujet et surtout des écrits de son arrière grand-père qui selon les trois frères avait été un excellent alchimiste en son temps. Les recherches inabouties de l'ancêtre Galimé avait également éveillé la curiosité de la jeune fille, ainsi c'était avec l'excitation d'une enfant qu'elle attendait patiemment que la conférence débute.

"Le voilà !" chuchota Meg à l'oreille de Dylan qui ne semblait pas partager le même enthousiasme qu'elle.

Se redressant légèrement afin d'avoir une meilleure vue sur Bower, Megan écouta avec la plus grande des attention le discours de Ailin. Buvant chacune de ses paroles avec curiosité, la jeune femme eut un sourire conquis à mesure que l'alchimiste progressait dans son discours. C'était avec réelle passion et connaissance qu'il parlait, et c'était tout à son honneur selon la Serpentard. Les dernières paroles du Lord eurent toutefois l'effet d'éveiller davantage la curiosité de la jeune femme. Etait-ce possible ? Les moldus avaient-ils pu reproduire eux aussi le travail de toute une vie d'un des plus grands alchimistes du monde sorcier ? Brûlant d'impatience d'en savoir plus avec tous les détails qui allaient avec bien sûr, Megan sauta sur l'occasion offerte par l'ancien serdaigle qui attendait des questions de la part de son public enchanté. Levant la main, la brune demanda d'une voix suffisamment forte pour être entendue de tous.

"Bonjour, je suis Megan Swann, étudiante en cinquième année à Poudlard. Ainsi donc vous dites que les moldus ont approché le résultat de la pierre ? Cela signifie-t-il qu'ils sont en mesure de reproduire le travail de Monsieur Flamel ? Ils peuvent obtenir les capacités extraordinaires de la pierre philosophale sans l'aide de la magie mais seulement grâce à l'Alchimie ?"


C'était assez incroyable en y pensant. Cela revenait à dire que les moldus pouvaient parvenir à des résultats similaires à ceux des sorciers, avec des propriétés aussi magiques mais sans user de magie ?
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  • Lavande Brown
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MessageSujet: Re: [Conférence] L'alchimie, un art pluriel.   Dim 7 Avr - 17:39:31

Une conférence présentée par Aïlin. C’était là tant la raison de s’y rendre que de la fuir. D’un côté, la curiosité la dévorait de l’intérieur à l’idée de voir le frère de Lynn sur scène, exposant l’art dont il était récemment devenu l’un des principaux maîtres en Grande-Bretagne. De l’autre, le fait même de connaître le séminariste rendait le tout quelque peu … étrange. Que se passerait-il si elle avait soudainement envie de poser une question ? Elle se voyait mal lever la main et se présenter de manière totalement artificielle sachant qu’Aïlin savait parfaitement qui elle était. Car si elle pouvait se faire à l’idée d’interroger publiquement le jeune Lord - il était après tout un expert de la question, il n’y avait donc aucune honte à en savoir moins que lui sur son art -, néanmoins, jouer la comédie en se moulant dans le « rôle » de l’étudiante anonyme, lui semblait totalement idiot. Bien entendu, vous vous direz, pourquoi se prendre la tête alors qu’il lui suffirait de ne pas poser de questions ? Eh bien, car l’alchimie l’intéressait réellement et qu’elle n’était pas sûre de revoir Aïlin de sitôt et donc la possibilité de lui poser les questions qui pouvaient la tarauder sur le sujet en privé était très mince.

En effet, depuis l’introduction à l’alchimie qu’elle avait eue en début d’année suite à la restructuration du programme de cours, elle s’était découvert un véritable intérêt pour l’art délicat de l’alchimie. Plus précisément, elle était convaincue que seul un combiné d’alchimie et de Soins Magiques à base de magie « conventionnelle » serait à même d’approcher d’une cure à la lycanthropie. Or, puisqu’il s’agissait de son but désormais proclamé dans la vie, elle accordait une attention toute particulière à ce cours. C’était par conséquent la raison pour laquelle elle tenait à suivre le séminaire d’Aïlin. Car l’alchimie était parfois très proche des Potions Avancées et assister à des leçons supplémentaires sur le sujet lui ferait le plus grand bien. Car elle avait beau trouver l’alchimie passionnante, cela ne signifiait pas pour autant qu’elle fut très douée en la matière. Pour réussir à obtenir des résultats passables, elle devait passer un temps fou à se remettre à niveau sur les bases. Ce qu’elle faisait sans rechigner – et avec une grande aide d’Hermione au passage – mais, force était de constater qu’assister à une conférence sur l’alchimie ne ferait pas de mal à son cursus. D’où sa décision finale de se rendre au séminaire présenté par Aïlin. Restait désormais à prier pour que le jeune Lord ne se moque pas trop d’elle après coup lorsqu’elle en viendrait à poser les inévitables questions qui surgiraient dans son esprit à un moment ou à un autre.

La conférence commença et elle fut impressionnée par l’aisance du plus jeune des frères Bower. Elle l’avait toujours connu beau parleur mais le voir s’exprimer ainsi devant un public fourni, non seulement sans difficultés mais, qui plus est, en sachant jouer sur leurs attentes était des plus instructifs. Pas étonnant après cela que les péripéties du dernier Lord en date défrayent la chronique s’il se débrouillait aussi bien en société que devant un public. Néanmoins, elle n’était pas venue pour admirer les qualités oratoires de son ami, elle se concentra donc sur le contenu de ses paroles et bien vite la première question se forma dans son esprit. Elle attendit donc qu’une jeune élève de Poudlard pose la question prévisible sur la réalité de la réussite des moldus dans la fabrication de la Pierre Philosophale puis prit la parole.


-Lavande Brown, étudiante en troisième année en Médicosoins.

Pff, il avait aussi le droit de ne pas avoir l’air tant amusé par la situation non mais oh ! Enfin, elle continua sans laisser paraître son agacement.

-Je m’interrogeais sur ce que vous avez dit concernant l’histoire de l’alchimie chez les sorciers.

Bonjour l’ironie de la situation lorsqu’elle en était à vouvoyer un garçon plus jeune qu’elle et qu’elle connaissait depuis des années, c’était tout bonnement ridicule !

-Si j’ai bien suivi, vous l’avez présentée comme une forme de médecine alternative sorcière. Est-elle donc l’avenir des avancées médicomagiques d’après vous ? Je pense en particulier au fameux Tonique Vitmagic qui fait la une de la Gazette ces temps-ci car il serait en mesure d’éveiller les pouvoirs dormants chez les Cracmols. Sa fabrication étant d’origine alchimique, est-ce là le premier pas vers des avancées inédites et jusqu’ici impossibles par l’usage exclusif de moyens magiques plus « conventionnels » ? Peut-on désormais espérer trouver, grâce à l’alchimie, des remèdes à d’autres affections magiques incurables de nos jours ?


La lycanthropie pour n’en nommer qu’une seule …
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  • Sheena Stormcrow
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MessageSujet: Re: [Conférence] L'alchimie, un art pluriel.   Sam 13 Avr - 13:50:46

Les talons de la jeune fille claquaient sur le sol dallé du couloir bondé de monde du premier étage. Son sac battait son flanc tandis qu'elle courrait en tentant tant bien que mal d'éviter de renverser des gens sur son passage. Encore une fois elle arriverait en retard. Elle ne saurait dire si c'était au temps qu'elle avait mis à se préparer ou alors au déreglement probable de sa montre qu'était du ce manque de ponctualité. Trop heureuse de pouvoir enfin porter des vêtements autres que l'uniforme de l'école de magie, elle avait revisité sa garde-robe et avait revétu une ample chemise de lin doré sur un slim noir imitation cuir. Elle était particulierement fière de ses nouvelles chaussures, des sandales à talon noires qui possédaient une élégante boucle de cheville. Hélas, ces escarpins ne faisaient pas office d'alliés lorsqu'il s'agissait de galoper à travers toute l'université pour trouver la salle. Mais que voulez vous, lorsqu'on aime la mode...Sheena avait demandé une bonne dizaine de fois son chemin à des éleves ou à des professeurs qui regardaient alors la pauvre essouflée avec un sourire amusé, à en croire qu'en plus de la ponctualité, le sens de l'orientation lui faisait défaut.

Cette escapde mouvementée à travers les bâtiments universitaires, la découverte même de cet endroit ou elle étudierait l'an prochain, ne lui rappelait que trop qu'elle devrait choisir une orientation qui définirait son avenir professionnel. Mais l'esprit de Sheena était plein d'espoir et de possibilités, et elle ne pouvait se décider à choisir un seul domaine et laisser les autres de coté. En effet, de nombreux thèmes la passionaient et son souhait le plus cher était de pouvoir les étudier tous. Cependant, elle ignorait si cela était seulement envisageable étant donné la complexité et l'étendue des thèmes qui lui étaient chers. Son indécision avait, à plusieurs reprises, déclenché de violents débats avec ses parents, inquiets du manque d'assurance de leur fille. Ces disputes mémorables avaient failli décourager la jeune fille, mais c'était sans compter sur le soutien sans faille de son meilleur ami. Cain l'avait réconforté de nombreuses fois et la jeune fille avait pu lui faire part de son projet professionnel, qui semblait abracabrantesque aux yeux de ses parents. La Poufsouffle voulait plus que tout étudier les créatures magiques, mais aussi l'alchimie et les différentes magies du monde; Mais surtout, elle voulait étudier l'art de la fabrication des baguettes. Il était difficile de décrire comment cette passion lui était venue, sans doute dès qu'elle avait passé la porte de chez Ollivander's, lors de sa première rentrée à Poudlard. Toutes ces boîtes, toutes ces baguettes dont certaines devraient patienter des années avant de choisir le sorcier qui leur correspond, toutes ces combinaisons bois-contenu qui faisaient toute la complexité de la structure d'une baguette. La prolongation même du pouvoir d'un sorcier, son plus fidèle et plus important allié. Encore plus qu'une passion, Sheena était obsédée par ces objets magiques, et elle jugeait souvent les gens à la composition de leurs baguettes magiques. Moyen hâtif mais cependant efficace de visualiser la personnalité d'une personne.
Elle espérait pouvoir faire progresser la science des baguettes en fusionnant des domaines differents, mais qui avaient tant à apporter à cet art: les créatures magique, l'alchimie, les différentes formes de magie. Cain la soutenait dans son projet et elle sentait bien qu'il hesitait à la rejoindre sur cette voie.

Mais pour le moment ce n'était qu'un doux rêve et il lui faudrait énormement de patience, de travail et de volonté avant d'atteindre son but. Et cela passait par une écoute attentive des conférences qui pourraient l'aider, si tant est qu'elle arrivait à y assister sans trop de retard!
Elle poussa lentement le battant de la porte de bois de la salle de conférence qui grinça doucement.


-...au VIème siècle avant Jésus Christ. Néanmoins, l'alchimie telle que nous la connaissons aujourd'hui puise ses sources dans la culture arabe. Encore aujourd'hui, on ignore quels sorciers furent à l'origine de cet art, et on remonte encore les siècles à travers d'écrits remontant presque aux origines de la société.
Nous étions déjà capables de soigner et de prolonger la vie grâce à cette magie, en extrayant, notamment, le fluide magique des plantes et des éléments. La terre, le feu, l'eau et l'air étaient des constituants fondamentaux de l'alchimie, et c'est encore à travers leurs pouvoirs que nous sommes capables, dans le dépérissement ou l'altération de matières vivantes, d'extraire les pouvoirs de cette même matière et de les sublimer. C'est ce que l'on appelle, encore aujourd'hui, la voie humide.
Les moldus nous ont très vite envié cet art et ont tenté de reproduire ses effets...


Sheena ne put se retenir de regarder le maître de conférence avec des yeux ronds. Elle qui s'attendait à voir un sorcier croulant avec une barbe blanche spectaculaire, voila qu'elle découvrait un jeune et élégant alchimiste! Il devait être talentueux pour pouvoir donner une conférence sur un sujet aussi délicat et complexe à son âge. Voilà ce que pensait la jeune sorcière alors qu'elle grimpait discrètement les marches de l'amphithéatre ( qui était loin d'être vide ) pour rejoindre une place vers le milieu des gradins. Juste derrière elle se trouvait son serpentard d'ami, Cain Mayfair. Celui ci la salua d'un élégant signe de tête avant de reposer ses yeux bleus foncés attentifs sur l'alchimiste. Elle déposa son sac à ses pieds puis reprit l'écoute de la conférence.
Bower avait réussi à capter l'attention de son auditoire ainsi que celle de la jeune Sheena. Ses explications étaient claires et fluides et elle se doutait qu'il avait un certain sens du théatral car il stoppa son discours de façon à maintenir le suspens sur la suite de sa conférence. C'était assez frustrant mais diablement efficace.

La première question posée au conférencier soulagea l'esprit de la jeune fille, car elle se posait exactement la même. Mais la seconde personne qui prit la parole, une certaine Lavande Brown, posa une question beaucoup plus complexe et intéressante. L'alchimie offrait-elle donc tant de possibilités? Guérir jusqu'aux maladies incurables? Rendre sorciers ceux qui étaient nés cracmols? L'alchimie progressait lentement, mais sûrement; et est-ce que cela ne risquait-il pas de devenir dangereux dans un futur proche? Si les sorciers arrivaient un jour à contrôler l'alchimie, tout le monde souhaiterait avoir sa part du trésor, non? Qui ne souhaiterait pas acquérir la guérison, le pouvoir, voire même l'immortalité? Sheena se mordit les lèvres pour ne pas parler et poser la question qu'elle brûlait de dire. Car si une telle question était posée, que ça soit par une simple élève ou par un autre sorcier plus influent, cela remettrait en cause les recherches actuelles sur les possibilités de l'alchimie et en freinerait les évolutions; ce que ne souhaitait absolument pas la jeune sorcière.
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  • Lynn Bower
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MessageSujet: Re: [Conférence] L'alchimie, un art pluriel.   Sam 13 Avr - 14:41:40

Aujourd'hui était un grand jour pour Aïlin. Il était sans aucun doute l'un des alchimistes les plus doués et les plus prometteurs du moment, mais se voir proposer d'être maître de conférences sur son sujet de prédilection représentait un véritable honneur. Lynn espérait sincèrement que se replonger dans le travail serait bénéfique pour son frère. Depuis sa tentative de suicide, tous les prétextes étaient bons pour le sortir un peu du manoir et essayer de lui faire reprendre goût aux choses qu'il avait aimé auparavant. L'alchimie était sûrement l'une des rares choses qui l'aidait à tenir. Bien sûr, le départ de Clarisse n'avait fait qu'empirer les choses. Lynn ne pouvait s'empêcher de ressentir une colère viscérale envers l'ex-serdaigle. Aïlin avait eu besoin d'elle plus que jamais, et elle avait préféré prendre la fuite. Lynn n'oublierait jamais le visage de son frère quand elle lui avait donné la lettre de la rouquine. Elle était persuadée qu'il avait su, avant même de lire ses mots.
La jeune enchanteresse s'était donc installée au manoir et essayait tant bien que mal d'aider son frère. Il était délicat de lui apporter son soutien tout en restant suffisamment à l'écart pour qu'il ne sente pas surveillé. Aïlin vivait seul depuis des années et avoir Lynn dans ses pattes lui deviendrait vite pénible. Aussi, elle s'efforçait de rester discrète et de faire tout son possible, avec l'aide des fidèles domestiques du Manoir, pour rendre plus douce la vie de l'alchimiste. Elle ne voulait pas l'étouffer de son inquiétude et elle prenait beaucoup sur elle. Elle ne l'avait pas croisé ce matin-là, avant d'aller travailler, mais elle s'était arrangée pour se faire remplacer quelques heures. C'était la raison pour laquelle elle était à l'UMA à cette heure-ci. Elle s'installa tout au fond, au dernier rang, à la dernière place, et observa son frère avec fierté et bienveillance. C'était également l'occasion d'en apprendre plus sur son art. Si Aïlin était un passionné – elle pouvait le lire dans ses yeux quand il évoquait le sujet- il était loin d'être aussi diserte que sa sœur. Cela dit, au vu de ses affaires avec la Mafia, elle comprenait qu'il préfère garder le secret sur une partie de ses activités. Lynn s'était déjà demandé comment ses enchantements pourraient être combinés à l'alchimie. Peut-être aurait-elle un début de réponse aujourd'hui.
Lynn sourit, amusée, lorsque Lavande prit la parole en vouvoyant Aïlin et en se présentant. Voilà qui était cocasse. Elle écouta toutes les interventions avec attention, observant les différentes personnes qui assistaient à la conférence. Celle-ci promettait d'être très intéressante.
L'enchanteresse était contente d'être là, même si ce n'était que pour apporter un soutien muet à son grand frère adoré. Il méritait tout le succès du monde et elle espérait que cela lui ferait du bien.

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  • Caïn Mayfair
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MessageSujet: Re: [Conférence] L'alchimie, un art pluriel.   Sam 13 Avr - 21:06:54

Une jeune homme blond était assis sur un banc, dans le magnifique parc de l'Université de Magie. Il était arrivé sur le campus il y avait déjà plus d'une heure. Exceptionnellement, la directrice de Poudlard avait autorisé quelques élèves à quitter l'école pour se rendre à une conférence qui était donnée par un alchimiste dans la prestigieuse université. Aussi le serpentard avait décidé de venir y assister. L'alchimie l'interessait depuis toujours, mais son intérêt pour cette discipline avait grandit depuis qu'il avait discuté avec Sheena de la future carrière de la jeune fille. Elle avait en effet pour projet de se lancer dans la fabrication des baguettes magiques. Caïn été au courant que les parents de la poufsouffle de croyait pas vraiment en son objectif. Et pour cause, elle souhaitait contribuer au progrès de la science des baguette en mélangeant des domaines aussi différents que celui des créatures magiques, les différentes magie du monde, ainsi que l'alchimie. Un bien grand projet pour une jeune fille un peu trop impulsive et dont la curiosité l'empechait souvent de se concentrer sur ce qu'elle devait faire. Pourtant il avait été séduit par cette idée ambitieuse, et hésitait à y participer également. Il espérait que cette conférence sur l'alchimie lui permettrait de se décider.

Ladite Sheena et lui s'étaient mis d'accord pour se retrouver dans le campus une demi heure avant la conférence. Mais le jeune homme était venu plus tôt, certainement pas parce qu'il pensait que son amie arriverait vraiment en avance, elle ne l'était que lorsqu'il était question de soldes, et le reste du temps elle était d'une imponctualité légendaire. Non, il était venu pour tenter de se motiver pour ses futures études. Il souhaitait également se renseigner sur les possibles cours qu'il pourrait suivre ici. Aussi il s'était procuré un brochure où ces cours étaient répertoriés. Sur la couverture, sous le titre « U.M.A », on pouvait voir une photo du bâtiment principal à l'automne. Il avait parcouru le document pendant un certain temps. Mais le nombre impressionant de cours différents n'étaient pas vraiment l'idéal pour se décider. Caïn plia la brochure et la mis dans son sac. Il soupira avant de jeter un coup d'oeil sur les étudiants qui étaient dans le parc, où qui se dirigeaient vers un des bâtiments pour se rendre à un cour. Il remarqua quelques jeune filles absolument charmantes. Il se rappela alors avoir entendu parlé des confréries qui dirigeaient la vie étudiante de l'Université. Surtout celle de Kappa Fée, qui acceptait uniquement des jeunes filles dont l'élégance et la beauté étaient célèbre bien au delà de l'enceinte du campus.
L'heure de la conférence arrivait dangereusement vite, et toujours pas de trace de Sheena. Décidement, elle ne changerait jamais, et encore une fois, elle arriverait en retard. Après avoir jeté un dernier coup d'oeil à sa montre, le serpentard se leva et se dirigea vers la salle où devait se tenir la conférence. Arrivé à l'intétieur du bâtiment, il demanda son chemin à un groupe d'étudiantes qui l'accompagnèreent jusque devant l'amphitéatre. Le jeune homme les remercia puis entra dans la salle. Déjà beaucoup de personnes étaient installées dans les rangs, et Caïn se choisit une place dans ceux du milieu, en espérant que sa meilleure amie n'arriverait pas trop en retard à la conférence de l'alchimiste. Il posa son sac à ses pieds et en sorti une plume et un parchemin. Même si il avait une mémoire exceptionnelle, il notait toujours les cours avec soin et organisation, pour le plus grand bonheur de Sheena, qui elle passait les cours à dessiner en écoutant distraitement. Le conférencier entra alors que les dernier retardataires entraient précipitament dans la salle, et se dirigeaient vers le peu de places libres qu'il restaient. L'alchimiste était étonnament jeune pour mener ainsi une conférence dans une Université telle que l'U.M.A . Il déposa ses nombreuses notes sur le bureau avant de regarder son auditoire.


« Bonjour à toutes et à tous. Je suis Aïlin Bower, artisan alchimiste, et l'on m'a très aimablement convié à donner une conférence sur ma profession, en supplément au programme que vous suivez ici, à l'UMA. Je sais que la plupart d'entre vous avez au minimum la maîtrise des bases de cette matière, grâce au professionnalisme et à la dévotion de mon confrère, le professeur Achintya Sharma. Néanmoins, certains d'entre vous appréhendent tout juste cet art fastidieux, ou sont venus jusqu'ici par curiosité, ou désir d'apprendre. Je vais donc revenir, dans un premier temps, sur les fondements de l'alchimie, ainsi que sur son histoire, qui est bien plus complexe qu'on ne le croit.... »

Le Serpentard reconnu que malgré son jeune âge, l'alchimiste avait un véritable talent d'orateur, du moins pour disserter sur sa profession. Dans l'amphithéatre, on entendait que sa voix, ainsi que le grattement de quelques plumes sur des parchemins. Le discours de Bower était bien construit, et tout à fait interessant. La concentration de Caïn se trouva perturbée lorsqu'il vit la porte de la salle s'entrouvrir lentement. Il ne put retenir un sourire en coin en voyant Sheena entrer le plus discretement possible. Elle était particulièrement élégante, mais le jeune homme se doutait bien que la faute de son retard ne pouvait pas être mis que sur le dos des escarpins flambants neufs de la poufsouffle. Il la salua d'un léger signe de la tête lorsqu'elle vint s'assoir juste devant lui. Alors qu'il evoquait le cas de la pierre philosophale chez les moldus, le jeune alchimiste s'arreta et demanda à son auditoire attentif si il y avait déjà des questions en attente. Une élève se leva dans les gradins. C'était une jeune fille de Serpentard, que Caïn avait déjà aperçu, Megan Swan.La question de l'élève de Poudlard porta bien evidament sur cette capacité de l'alchimie de permettre aux moldu de pratiquer une forme de magie. Une étudiante se leva à son tour et le jeune homme la regarda. Elle déclara être étudiante en médicosoins. Cela rappela au vert et argent sa mère, une célèbre médicomage. Une voie professionnelle interressante, mais au vue du peu de fois où il avait eu l'occasion de dinner avec ses deux parents, il ne souhaitait en aucun cas étudier les soins magiques.
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  • Emilien Dawster
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MessageSujet: Re: [Conférence] L'alchimie, un art pluriel.   Ven 19 Avr - 11:39:16

Un délégué de la Plume Sagace était envoyé à chaque conférence qu’un intervenant externe donnait à l’UMA. Le but était d’en faire ensuite un petit article dans la Plume Sagace et ainsi promouvoir ces conférences. Ça avait aussi pour but d’avoir un regard critique sur les intervenants qui se présentaient. Emilien se souvenait qu’au tout début où les conférences avaient eu lieu, certains énergumènes avaient fait perdre leur temps à beaucoup de monde. Depuis ce temps la PS se devait de donner un retour objectif sur le contenu de la Conférence dans le but d’éviter que le CA ne fasse venir des abrutis de première. Enfin ça, c’était les termes employés par Ann-Charlotte, présidente du BDE qui leur avait à l’époque assigné cette tâche.

Depuis ce jour, Emilien venait participer à quasi toutes les conférences pour ensuite en faire un retour dans le précieux journal de l’UMA. Dans l’ensemble il aimait bien y participer. Etant quelqu’un de nature très théorique et très peu porté sur la pratique, suivre une conférence ne pouvait qu’apporter de l’eau à son moulin. Ce qui était le plus intéressant, c’était la variété d’intervenants qu’il était amené à croiser et qui – chacun à sa manière – permettait à l’assemblé de se projeter dans un univers très différent de ce qui était proposé par les professeurs de l’UMA.

C’est donc armé de sa plume et de ses parchemins que le jeune Dawster s’installa à proximité du premier rang pour ne pas perdre une miette de ce qui allait se raconter durant cette soirée. L’Alchimie, il risquait d’en apprendre un rayon ce soir, il n’avait jusqu’ici suivit aucun des cours du professeur Sharma qui demandait beaucoup trop de connaissance pratique en métamorphose et en potion, ce qu’il était très loin d’avoir. Il n’avait pas prévu de poser de questions, du moins dans un premier temps, mais en fonction de la tournure des événements peut être participera-t-il activement.

Aïlin Bower commença et il présenta brièvement les bases du contenu de la Conférence. Cela s’annonçait fort intéressant et Emilien commença à prendre quelques notes. Le jeune homme – probablement pas plus vieux que lui – commença à parler des origines de l’Alchimie et notamment du fait que les Moldus en connaissaient l’existence. L’étudiant s’accrocha aux lèvres de l’alchimiste, passionné par l’aspect historique des informations qu’il fournissait. Il n’avait aucune idée de ce qu’était la chimie avant de venir mais voilà que certaines choses commençaient à devenir plus claires. Ainsi les médicaments moldus sont issus de l’alchimie ? Était-ce bien cela qu’il voulait dire ? Fasciné, il en retourna à ses notes. La pierre philosophale fit son apparition assez rapidement et cela ne surpris guère Emilien qui s’était déjà un peu informé sur le sujet par simple curiosité lorsque le scandale de Poudlard avait explosé bien des années auparavant.

Une jeune fille installée vers l’arrière de la salle prit la parole. Emilien prit note des questions qu’elle posa avant de reporter son attention sur Lavande Brown, assise non loin de lui et nota également ses questions. La réponse de l'intervenant ne tarda pas à arriver…
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  • Alan Desoya
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MessageSujet: Re: [Conférence] L'alchimie, un art pluriel.   Ven 19 Avr - 18:24:53

« Bonjour à toutes et à tous. Je suis Aïlin Bower, artisan alchimiste, et l'on m'a très aimablement convié à donner une conférence sur ma profession, en supplément au programme que vous suivez ici, à l'UMA. Je sais que la plupart d'entre vous avez au minimum la maîtrise des bases de cette matière, grâce au professionnalisme et à la dévotion de mon confrère, le professeur Achintya Sharma. Néanmoins, certains d'entre vous appréhendent tout juste cet art fastidieux, ou sont venus jusqu'ici par curiosité, ou désir d'apprendre. Je vais donc revenir, dans un premier temps, sur les fondements de l'alchimie, ainsi que sur son histoire, qui est bien plus complexe qu'on ne le croit... »

Assis à côté de sa meilleure amie, Alan était resté jusque lors plutôt silencieux. Mais pas silencieux dans le genre "je m'en foutiste" mais putôt dans le genre intéressé et assez curieux. Il avait bien entendu parler de cette conférence qui allait être dispensé au sein de l'UMA, et c'était non seulement parce que Lavande s'y rendait aussi, mais surtout parce qu'il ne connaissait que fort peu de choses concrètes sur l'Alchimie. Alors que c'était un art aussi délicat que celui des potions, et que peut-être il pourrait trouver des approches intéressantes pour ses propres recherches. Après tout, ce n'était pas en fermant son horizon d'approche des liens les plus immédiats que l'on était sur la route de la découverte, il l'avait comprit avec son premier projet. Alors bon, cela valait nettement la peine de "sacrifier" une après-midi de boulot, de recherches ou encore de détente et de s'y rendre. Comme cela y aura pas de regrets de l'avoir manquée postérieurs. Et tout le monde était content.

Le jeune étudiant, d'abord peu motivé par une longue lecture d'histoire de l'alchimie "à travers les âges" , fut agréablement surpris de ne pas décrocher, et un mince sourire se glissa sur ses lèvres comme il prenait de temps à autres quelques brefs fragments de notes qui lui serviront ensuite à retracer le plus important de la conférence. Mais c'est qu'il est plutôt bon conférencier le jeune homme. Éloquent - quoi qu'il n'en doutait pas de sa part, du peu qu'il ne connaisse de l'ami de Lavande - et visiblement très connaisseur de son sujet. Nul doute, cela donnerait très logiquement une conférence d'intérêt. L'étudiant resta silencieux dans les premiers temps, écoutant d'une oreille attentive les questions ne tardant pas à fuser. La première, à l'initiative d'une élève de Poudlard des verts et argent :

"Bonjour, je suis Megan Swann, étudiante en cinquième année à Poudlard. Ainsi donc vous dites que les moldus ont approché le résultat de la pierre ? Cela signifie-t-il qu'ils sont en mesure de reproduire le travail de Monsieur Flamel ? Ils peuvent obtenir les capacités extraordinaires de la pierre philosophale sans l'aide de la magie mais seulement grâce à l'Alchimie ?"

Hum... question attendue, mais bon logique à poser. Même si Aïlin avait en partie déjà fournit de bons éléments de réponse dans sa précédente intervention, s'il en croyait ses notes. Il est vrai que les moldus s'étaient un temps intéressé à l'Alchimie, même dans l'éducation historique et culturelle moldue du primaire le sujet était évoqué, bien qu'en effet foule de spécialiste et amateurs de fiction se disputaient sur le thème. Vérité, ou simple élément de fiction ? Abstraction, ou quelque chose de plus concret ? Nombreux étaient ceux qui, sans nier entièrement l'Alchimie, la désignaient davantage comme de la charlatanerie, ou certains un peu plus conciliants comme des bases premières et hasardeuses de la chimie et physique moldues. Une autre question fut bientôt posée, cette fois venant de Lavande même :

"Je m’interrogeais sur ce que vous avez dit concernant l’histoire de l’alchimie chez les sorciers. Si j’ai bien suivi, vous l’avez présentée comme une forme de médecine alternative sorcière. Est-elle donc l’avenir des avancées médicomagiques d’après vous ? Je pense en particulier au fameux Tonique Vitmagic qui fait la une de la Gazette ces temps-ci car il serait en mesure d’éveiller les pouvoirs dormants chez les Cracmols. Sa fabrication étant d’origine alchimique, est-ce là le premier pas vers des avancées inédites et jusqu’ici impossibles par l’usage exclusif de moyens magiques plus « conventionnels » ? Peut-on désormais espérer trouver, grâce à l’alchimie, des remèdes à d’autres affections magiques incurables de nos jours ?"

Cette question là attisait nettement plus son intérêt. A vrai dire, elle rassemblait l'une des raisons qui l'avait amené à se joindre à l'assemblée des auditeurs de la conférence. L'utilisation potentielle de l'Alchimie dans le domaine médical. Il serait tout particulièrement attentif à la réponse qui serait proposée à cette question intéressante de Lavande. Alchimie et chimie, hum... il est vrai que lui-même s'en était servi, de la chimie, pour parvenir à ses fins sur le délicat protocole de la potion de régénération mémorielle, pour obtenir l'essence de certaines plantes rares, du moins méconnues, du monde sorcier comme moldue. Ce dernier point, encore non évoqué, attisa naturellement sa curiosité éveillée au contact de sujets l'intéressant un minimum. Il ne connaissait pas très bien le jeune Bower, donc avait moins de mal que Lavande à vouvoyer dans le cadre d'une conférence ou tout cadre "officiel". Une fois que personne d'autre ne fit mine d'ajouter quoi que ce soit, après qu'une réponse ait été apportée, le jeune homme prit la parole et demanda d'une voix calme, posée et cordiale :

- Alan Desoya, aussi étudiant en troisième année Magico-soins. J'aimerais revenir sur le rapprochement que vous avez opéré entre l'alchimie et la science moldue, plus particulièrement la chimie souvent considérée comme l'une des plus "rationnelles" des sciences par les sceptiques. Pourriez-vous développer un peu plus sur la manière dont les moldus, supposément non-capables de magie, aient pu s'approcher par la science, les expériences et l'électronique de résultats normalement atteignables par le biais de la magie par les sorciers et l'alchimie à l'origine ? Je veux dire, pourriez-vous illustrer concrètement ce rapprochement des produits de "réactions naturelles" chimiques aux résultats d'opérations à l'origine magique ?

Bon, pas sûr qu'il ait été très clair. Mais il aurait essayé. Surtout que la question lui semblait intéressante, et qu'il essayait dans ses propres recherches de mêler les connaissances de la science moldue - qu'elle soit la biologie, la chimie voire même dans certains cas très précis la physique - au savoir de la science sorcière, dans le domaine tant "potionique" que plus particulièrement le domaine médical. Alchimie sorcière et chimie moldue étaient elles encore compatibles à l'heure actuelle pour espérer, envisager, idéaliser des avancées médicales possibles ? L'avis de l'alchimiste - conférencier l'intéressait, ainsi que sur les autres points, sur ce sujet en particulier. Il était toujours bon de connaître l'avis d'autrui, plus encore de quelqu'un plus connaisseur d'un domaine dans lequel vous veniez tout juste d'être initié. En espérant juste qu'on ait comprit sa question, certes un peu complexe, mais logique quand vous associez deux arts naturellement compliqués à la base.
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MessageSujet: Re: [Conférence] L'alchimie, un art pluriel.   Mar 23 Avr - 12:55:40

Comme Aïlin l'avait désiré, la réaction que suscita sa phrase en suspens s'étonnait de la capacité des moldus à reproduire au moins l'un des pouvoirs de la pierre philosophale. Aïlin observa la jeune Swann avec un sourire, et attendit qu'elle eut terminé pour lui répondre et la corriger.

« Par la physique, plus exactement. Il s'agit d'une autre branche de la science moldue. Pour l'instant, on ne peut pas considérer qu'ils ont reproduit les travaux de Nicolas Flamel, néanmoins, un moldu en particulier est parvenu à réussir une Chrysopée, soit la transformation d'un métal en un autre. Après que les moldus aient abandonné l'idée de fabriquer de l'or via la chimie, au 18e siècle, un physicien s'est intéressé à la Chrysopée au début du 20e. Il s'agit du japonais Hantaro Nagaoka. En 1924, il est parvenu à transformer du mercure en or grâce à un réacteur nucléaire.
Le procédé est le suivant. Selon la science moldue, le mercure a une composition assez proche de l'or. Nagaoka a donc utilisé le réacteur pour frapper à très grande vitesse le mercure et lui détacher une de ses particules, un proton. En expulsant seulement un proton, le mercure se transforme en or. Ce n'était pas un or stable, cependant, et il a fini par se dégrader. Aujourd'hui, les moldus américains sont capables de produire de l'or qui ne se dégrade pas dans le temps. »


Aïlin laissa le temps à son public de digérer cette information pour le moins surprenante. Il s'appuya légèrement contre son pupitre, un sourire aux lèvres, satisfait du petit effet que suscitait une telle information.

« Il faut tout de même mettre un bémol à cette découverte. Contrairement à la pierre philosophale, les quantités d'or produites par ce procédé sont infimes, et absolument pas rentables. L'argent dépensé dans ces expériences est énorme comparé à la quantité d'or obtenue. Il faut aussi savoir qu'à l'heure actuelle, des scientifiques moldus travaillent sur les cellules qui composent un corps vivant pour déterminer ce qui, en elles, conduit au processus de vieillissement. S'ils parviennent à contrôler ce qui pousse un corps à grandir, vieillir puis dépérir, ils auront certainement mis le doigt sur l'un des plus grands secrets de la vie. Bien que les expériences approchant l'ésotérisme soient définitivement révolues, le rêve de la jeunesse éternelle et de la richesse demeure encore autant chez les moldus que chez les sorciers. »

Pour le moment, Aïlin en resta là. Il comptait bien rebondir sur la question de l'élève un peu plus tard, mais pour l'instant, une autre main se levait. L'alchimiste reconnut le visage de Lavande sous cette même main et un sourire franchement amusé étira ses lèvres lorsque l'étudiante se présenta et le vouvoya comme s'ils ne se connaissaient pas. La situation était particulièrement cocasse, mais Aïlin s'efforça de garder son sérieux.

« C'est une question fort intéressante, Miss Brown. » ne put s'empêcher de rétorquer Aïlin, avec un regard malicieux à l'adresse de la jeune femme. « Je dois avouer que pour ma part, j'ai été assez incrédule face au projet de Mr Flemming, puis sceptique lorsqu'il a annoncé avoir trouvé un moyen de donner des pouvoirs magiques aux cracmols. À l'évidence, son tonique est réellement efficace. Néanmoins, il ne faut pas oublier que les alchimistes se font rares, aujourd'hui, et que malheureusement, les sorciers s'intéressant à cet art n'ont pas toujours des ambitions altruistes. Beaucoup pensent que l'alchimie est une pratique de magie noire justement à cause de ces sorciers là. Comme toute magie, l'alchimie peut aboutir à des résultats très noirs, voir particulièrement dévastateur. C'est une magie qui a toujours des conséquences, qu'on ne mesure pas forcément au premier abord. Avancer que l'alchimie sera la médecine de demain serait aller bien vite en besogne, quoi que mes recherches tendent à ce but. Cela demeure un art complexe, qui ne peut s'improviser au pied levé, grâce à un four et trois alambics. Alors oui, l'alchimie permettrait d'ouvrir bien des portes, à condition que ce domaine soulève de nouvelles vocations parmi notre génération et les futures. »

Aïlin eut l'air d'hésiter un instant, mais ne put s'empêcher de déclarer quelque chose qui, il le savait, pouvait être pris pour de la jalousie. Pourtant, ce n'était pas le cas.

« Je n'ai pas une très grande confiance en le VitMagic, car je pense que nous n'avons pas assez de recul sur ses effets à long terme, à échelle humaine en tout cas. Suivre un traitement à vie pour utiliser la magie me paraît aberrant. On voit déjà des sorciers utiliser l'élixir pour augmenter leurs pouvoirs, et cette solution de facilité me déplaît, à titre personnel. Néanmoins, j'espère que son succès, qui part d'une intention tout à fait louable, offrira un nouveau tremplin aux recherches. »

Un autre étudiant, qu'Aïlin avait une fois croisé, pris la parole et l'alchimiste, tout en écoutant les propos du jeune homme, profita de l'interlude pour retourner derrière son bureau afin de boire quelques gorgées d'eau. La question était intelligente et plus que bienvenue. C'était exactement ce dont il avait besoin pour rebondir sur le dernier point qu'il comptait aborder concernant l'alchimie sorcière et moldue. Tout en reposant son verre, Aïlin acquiesça en adressant un regard à Desoya.

« Je vous remercie pour cette question tout à fait pertinente, Mr Desoya. On pourrait, en quelques sortes, considérer les sorciers et les moldus comme deux faces d'une même pièce. En règle générale, un sorcier agira sur son environnement par le biais de l'énergie, du pouvoir dont il est le canal. On ne peut déterminer avec exactitude ce qu'est exactement la magie, mais on peut avancer sans peur de se tromper qu'il s'agit d'un fluide, d'une source que nous captons grâce à notre sensibilité particulière et dans laquelle nous puisons. À moins que celle-ci nous pénètre, selon le moment et notre degré de maîtrise. La magie est immatérielle. Elle est énergie pure. Les sciences moldues, quant à elles, trouvent leur puissance dans la matière. Mais la matière, elle, est directement subordonnée à l'énergie. Même les moldus le savent. À jouer avec la matière, les atomes, les réactions chimiques diverses et variées, les moldus jouent également avec l'énergie. Néanmoins, un moldu ne maîtrise pas les énergies comme nous les maîtrisons. »

Aïlin s'interrompit un instant, le temps de vérifier si ses propos avaient bien été compris par la majorité. Cela faisait un bon moment qu'il ne prêtait plus la moindre attention à ses notes, et il ne s'y intéressa pas davantage avant de continuer.

« Les moldus sont ancrés dans la matière, et nous sommes, quant à nous, davantage sensible à ce fluide invisible qui régit le monde. Voilà où l'alchimie intervient. À la différence de la plupart des domaines magiques, c'est une pratique qui manipule autant la magie que la matière. Le terme de « Grand Œuvre » n'a pas été choisi au hasard. Il y a une dimension philosophique et même spirituelle dans ces deux mots. Une erreur courante de langage, que nous faisons tous, est de parler de « monde sorcier » et de « monde moldu ». C'est une erreur franchement regrettable, car au fil des siècles, elle a fini par nous induire en erreur sur notre conception de notre environnement. Il n'y a pas deux mondes. Il n'y en a qu'un seul et unique, qui forme un tout cohérent. On peut considérer que nous avons un sens supplémentaire par rapport aux moldus, néanmoins, nous sommes tous la somme des mêmes énergies. La différence entre la science et la magie, selon mon hypothèse, réside dans ce vers quoi le regard est tourné, et par conséquent, dans les procédés employés. Tout naturellement, il y a donc des choses que nous sommes incapables de faire car nous ne modelons pas directement la matière, et des choses que les moldus ne seront jamais capables de produire à travers la magie, qu'ils ne maîtrisent pas. »

Ce n'était pas un discours de tolérance que faisait là Aïlin, bien que ses propos, étonnants pour un sang-pur, pouvaient passer pour tels. C'était un fait indéniable selon lui, un fait qu'il avait découvert via l'alchimie. À son sens, la différence, notamment entre sorciers et moldus, était au moins autant une illusion que l'était la matière. Ce qui régissait la vie était bien plus vaste et complexe, et l'humain s'approchait de la vérité en catégorisant, pour mieux comprendre le flot gigantesque de données auxquelles il avait accès. Et, paradoxalement, ce faisant, il s'en éloignait tout autant. Il tut néanmoins cette pensée, qui n'aurait eu sa place que dans une conférence ayant pour seul sujet le point sur lequel il avait dû s'attarder.
D'autant que le temps lui manquait, et qu'il s'était davantage étalé sur cette partie de la conférence qu'il ne l'avait prévu. Si les questions lui avaient fait dépasser son sujet de base, il n'en était pas mécontent pour autant. Ses propos n'en avaient que plus de profondeur, et l'alchimiste espérait que ceux-ci étaient autant enrichissants pour son public que pour lui-même.


« Le domaine alchimique qui illustre le mieux mes propos est la voie sèche, en cela qu'elle tire la magie d'un objet à priori inerte, tel qu'une pierre ou un métal. C'est le fait de faire chauffer, fondre et transmuter qui éveille la magie, que l'alchimiste conduit ensuite vers le but qu'il souhaite accomplir. Il y a dissolution de la matière, ou au moins transformation. Pour obtenir des résultats, l'artisan doit tenir compte autant de la composition de l'objet qu'il travaille que des forces en jeu autour de lui. Ainsi, le cycle solaire et lunaire ont leur influence sur ses travaux. Une méthode, que je ne détaillerai pas ici, consiste à puiser la magie d'une pierre sous forme d'élixir, notamment. On ne peut travailler n'importe quelle pierre, n'importe quand. Certaines doivent être manipulées la nuit, parfois sous un emplacement particulier des astres, tandis que d'autres sont des pierres solaires, qui perdent de leur puissance au crépuscule. Leur couleur, qui indique de quoi elles sont constituées, sont aussi à prendre en compte. Il en va de même pour les métaux, qui ne sont rien d'autres que la forme originelle de bon nombre de pierres comme le quartz, mélange d'aluminium, de fer, de calcium et autres. C'est une voie fortement ancrée dans la terre, la matière, bien que la magie, à travers certains sorts notamment, reste absolument nécessaire. Le but n'est pas seulement de transformer un métal vil en or, mais de permettre à ce qui s'est agrégé dans la matière de retrouver sa forme originelle et sa pleine puissance. »

Aïlin s'arrêta là pour le moment. Il avait conscience d'avoir donné beaucoup d'informations, et les moins initiés à cette pratique devaient peut-être se poser nombre de questions. Aussi attendit-il une réaction de quelques-uns, en balayant l'assemblée du regard.



HJ : Je m'arrête là avant de vous mettre le cerveau en bouillie. Fou Si vous avez des questions ou des points que vous voudriez voir explicité, n'hésitez pas!

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MessageSujet: Re: [Conférence] L'alchimie, un art pluriel.   Ven 26 Avr - 17:34:05

Bien que la question posée par la jeune Poudlardienne était attendue, quasiment extraite des paroles d’Aïlin, la réponse qu’il fournit fut néanmoins, quant à elle, bien surprenante. Que les moldus s’étaient approchés du niveau de Flamel, tout le monde l’avait déduit des propos du conférencier mais ce fut la manière dont ils s’y étaient pris pour arriver au même résultat qui laissa Lavande pantoise. Elle n’avait que très peu de notions de physique, encore moins moléculaire, mais elle en savait suffisamment sur le fonctionnement d’une fission nucléaire pour comprendre ce qu’avait tenté de faire le japonais dont Aïlin leur parlait. Ce qu’elle ne comprenait pas c’était comment quelqu’un pouvait à tel point désirer atteindre le rêve alchimique pour en venir à gaspiller des ressources pareilles. C’est que ça coûtait une blinde d’entretenir un réacteur nucléaire ! Elle n’en voyait par conséquent pas l’utilité. Ce n’était tout bonnement pas rentable. Au contraire, la recherche sur le vieillissement des cellules avait un sens, elle au moins. En effet, bien que l’ambition qui se cachait derrière démontrât parfaitement l’orgueil de la race humaine qui s’était toujours voulue au-dessus des règles de la nature, le désir de surpasser la vieillesse et les maladies qu’elle entraînait était quelque part basé sur une volonté qui sans être nécessairement altruiste, tout au moins concernait tout le monde. Une avancée dans le domaine médical bénéficiait à tous, contrairement au désir enfantin d’obtenir de l’or d’un claquement de doigts. Par conséquent, elle pouvait donc mieux le comprendre.

Elle ne laissa pourtant pas ses pensées divaguer plus longtemps sur ce type de questionnements métaphysiques, elle était venue dans un autre but que celui de comparer les voies moldues et sorcières. Elle était avant tout venue s’informer de ce que pensait Aïlin des capacités réelles de l’alchimie à participer aux avancées médicomagiques du futur, à commencer par l’affaire du fameux tonique Vitmagic qui ne cessait de défrayer la chronique depuis sa sortie quelques mois auparavant. Et autant dire que son avis semblait pour le moins mitigé. D’aucuns iraient même jusqu’à dire qu’il y avait une certaine amertume dans ses paroles lorsqu’il parlait de la réussite de Flemming. Néanmoins, Lavande préférait ne pas s’avancer sur ce genre de spéculations qui de toute façon ne lui servaient à rien. Peu lui importait de savoir si, oui ou non, l’ego d’Aïlin avait souffert de n’être pas le héros du jour – comme si à son âge, il n’avait pas tout le temps du monde pour révolutionner son champ de toute façon ! – ce qu’elle désirait savoir était s’il existait une possibilité d’user de certaines techniques issues de la discipline alchimique pour faire avancer les Soins Magiques. Et elle avait eu sa réponse, c’était envisageable mais à condition de prendre toutes les précautions qui s’imposaient. Et, en premier lieu, user de dix mille tests avant de lancer un produit sur le marché. C’est vrai que, pour un produit tout récent, personne ne semblait avoir voulu exiger de tests de fiabilité de la part des créateurs du Vitmagic avant de se jeter dessus sur les étagères de tous les apothicaires du pays. Fallait-il voir là un attrait pour la facilité qu’il offrait ou l’influence du nom associé à la marque : les chaque jour plus puissants laboratoires magico-pharmaceutiques de la Leoni Corporation ? En tous les cas, elle était désormais certaine qu’elle ne serait plus tentée de céder à l’envie de profiter d’un petit boost un jour de faiblesse. Parce qu’à choisir entre les recommandations d’un inconnu et celles d’un ami, la question ne se posait même pas.

Elle se reconcentra donc ensuite sur la question suivante qui vint de rien de moins qu’Alan lui-même et qui se trouva être des plus intéressantes. Essayer de comprendre un peu mieux ce qui liait science moldue et magie, quel sorcier né-moldu digne de ce nom n’en rêvait pas ? Elle écouta donc avec une attention toute particulière la réponse fournie par Aïlin et, lorsqu’il eut terminé de parler, elle ne put s’empêcher de lever à nouveau la main. En même temps, pour une fois qu’elle était vraiment passionnée par un sujet, il aurait été bête de se priver d’assouvir sa curiosité. Surtout qu’en plus c’était dans un cadre universitaire donc on ne pouvait même pas lui reprocher de perdre son temps de manière idiote.


-Excusez-moi de revenir là-dessus mais pourriez-vous vous attardez un peu plus sur la façon dont les propriétés alchimiques d’un élément sont découvertes ? Agissez-vous comme les scientifiques moldus selon un raisonnement hypothétique. Autrement dit, vous supposez une possible capacité et vous tester votre théorie à travers des expériences contrôlées en laboratoire ou bien existe-t-il des sorts de détection ou quelque chose du même type. En gros, étant donné le relatif secret dans lequel le champ de l’alchimie a été jusqu’à récemment, tout reste-il encore à inventer ou existe-t-il néanmoins d’autres grands maîtres du type Nicolas Flamel inconnus du grand public mais utiles à l’apprenti alchimiste ?

Non parce que, d’un point de vue purement pratique, si elle pouvait profiter du séminaire pour chopper un ou deux conseils pour le cours d’Alchimie pendant qu’on y était hein. Que vouvoyer Aïlin lui serve à quelque chose quoi ! Même si, apparemment, force était de constater que la deuxième fois l’utilisation du « vous » se révélait bien moins difficile que la première.
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MessageSujet: Re: [Conférence] L'alchimie, un art pluriel.   Dim 2 Juin - 15:25:26

[HJ : Pardon si le post parait un peu médiocre, je l'ai écrit sur le coup parce que c'est Dimanche et c'estl a Date limite avant que M'sieur Bower ne réponde me semble-t-il Fou]



Ce matin-là, le réveil avait été dur. Deux heures de sommeil en tout et pour tout. C'était très peu, deux heures. Très très peu. La jeune femme avait pris un café rapide, fumer trois clopes coup sur coup et tenter de faire la journée, mais après le premier cours, il fallut se rendre à l'évidence : Les insomnies des derniers jours l'avait claquée. Et surtout, les cours de la journée ne l'intéressait guère. Izlaya avait entendu parler de cette conférence d'Alchimie et devait se l'avouer, cela lui avait paru des plus intéressant, du coup, déjà qu'elle avait du mal à s'intéresser à ses cours ces derniers temps. Il lui était bien difficile de garder son attention maintenant que quelque chose l'intéressait. La jeune femme prit rapidement sa décision et à la fin de son cours, retourna chez elle et s'affala sur le lit. Ce ne fut pas le sommeil qui la rattrapa de suite, mais bien ce certain enthousiasme. L'Alchimie avait un mystère, une force et un pouvoir qui l'entourait. La jeune femme n'avait découvert cet intérêt que l'an passé et n'allait pas se targuer de tout connaitre sur la chose, mais elle adorait, sans le moindre doute. Et l'idée d'en percer peut-être quelque mystères au détour d'une conférence paraissait surréaliste comme opportunité. Ainsi donc avant que le sommeil ne la rattrape, une brume épaisse faite de questions et d'appréhensions s'empara d'elle et la tarauda une bonne heure avant que finalement, morphée ne la rattrape.
***
Des bruits stridents, affreux et dignes d'une Banshee émergèrent de l'obscurité. La jeune femme était dans une forêt, en pleine nuit, des ombres la suivait, des créatures et un environnement qu'elle tentait de comprendre, et maintenant une Banshee? De l'ombre émergea une forme.... comme un rectangle, aux formes arrondies. Des dizaines d'yeux rouges. Elle tenta d'attraper sa baguette, mais il n'y avait rien. On la lui avait ôtée. La jeune femme se recula, méfiante, assourdie par les bruits. Puis sans crier gare, la chose bondit sur elle. C'était... un réveil-matin.
...
WHAT?
***
Izlaya se réveilla en sursaut, sa main cherchant toujours sa baguette. Elle mit du temps à comprendre qu'elle n'était pas dans une forêt, attaquée par un objet moldu maléfique, mais bien dans sa chambre, ses tympans seuls étant agressés par le terrible réveil-matin moldu. La jeune femme se frotta les yeux, toujours pas sûre d'être réveillée. Elle regarda son réveil. Sa baguette était sur sa table de chevet, saine et sauve et la bête maudite affichait 18h16... D'un bond, la belle se leva en panique et martela rapidement l'horrible réveil-matin pour qu'il ferme sa gueule avant de courir à la salle de bain. 18h16! Et avec le rêve qu'elle avait fait, elle était dans l'état d'un marathonien post-course! À peine le temps de prendre une douche! Il faudrait qu'elle transplane, malgré qu'elle ne vivait pas loin de l'UMA et qu'elle détestait la sensation! MERDE. Elle prit une douche éclair, battant son record personnel de vitesse(8minutes 9 secondes), se sécha à l'aide d'un sort, échangea les livres de son cours du matin pour du parchemin et une plume pour prendre des notes, s'habilla en 26ème vitesse et après avoir prit une bonne inspiration, transplana dans un CRAC.

Devant elle s'élevait maintenant l'UMA. 18h33. DOUBLE MERDE. La jeune femme couru à moitié. À près tout, c'était une conférence, les gens pouvaient aller et venir un peu plus qu'un cours, mais il fallait bien comprendre, elle ne voulait pas en perdre une miette, tout simplement. Elle ne savait pas si elle participerais, ou même poserais des questions, tout dépendrait du niveau de curiosité du public, mais elle voulait être là et en apprendre plus. Les escaliers furent gravis en moins de deux et finalement, l'entrée de la Salle de Séminaire se profila. Avec l'agilité d'un faucon en vol, elle bifurqua pour entrer, puis s'assied au fond de la salle d'un mouvement fluide. Ni vu, ni connu. La conférence venait de commencer, par chance et la jeune femme entreprit d'être simple auditeur, comme prévu, buvant les paroles de ce Bower. Il semblait connaitre son affaire et sincèrement, l'Aînée Cummings n'avait pas entendu une seule ânerie sortir de sa bouche, comparé à d'autres experts en d'autres matières qui étaient capable de déformer les fait pour le seul but de se donner en spectacle. Lui, il ne faisait pas ça, et cela fit du bien. Puis vint la discussion sur les types d'alchimie.

- J'avais une question, par rapport à ce que je sais de l'alchimie Moldue. Auriez-vous des indices à donner sur cette fameuse Matière aux milles noms, dont ils parlent? Ou bien est-ce une matière magique, qui a été manipulée par des moldus et mène ainsi à son peu de résultats chez eux? Il semblait avoir été question de substance mercurielle dans un état plutôt avancé, mais ce n'était que théorie.

Izlaya avait toujours été fascinée par la Matière aux milles noms. Ils n'avaient semble-t-il pas encore couvert le sujet en cours et la jeune femme restait perturbée, perchée sur le bout de sa chaise, attentive.
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MessageSujet: Re: [Conférence] L'alchimie, un art pluriel.   Dim 2 Juin - 18:31:30

La question de Lavande détourna Aïlin du sujet qu'il venait énoncé. Il écouta la jeune femme, les sourcils légèrement froncés tandis qu'il décortiquait la teneur exacte de ses interrogations. L'alchimiste n'avait pas une réponse particulièrement précise à lui fournir, à moins d'entrer longuement dans les détails. Un temps de silence passa, pendant lequel Aïlin s'appuya sur le pupitre en réfléchissant à la meilleure façon de tourner sa réponse, afin qu'elle puisse être dite rapidement tout en demeurant claire.

« En fait, cela dépend. Comme je le disais plus tôt, l'alchimie est à la fois une magie et une quête spirituelle. D'une certaine manière, on trouve en elle bien des points communs avec les différentes religions moldues. Les symboles, les planètes et les métaux qui y sont associés sont autant d'imageries que l'on retrouve dans les croyances moldues, aussi loin que l'on remonte. C'est par la compréhension de ces symboles que l'on s'initie à l'alchimie. La particularité, c'est qu'il n'y a pas forcément une seule et unique réponse, mais de nombreuses portes ouvertes. À l'initié de choisir laquelle il prendra. Ou plutôt, de trouver celle qu'il doit prendre.
Lorsque l'on accède à cette première compréhension, nous avons acquis des bases solides. Et, plus important encore, notre propre conception de ce que l'on est en train de faire, en épousant la voie alchimique. C'est l'occasion de jouer avec ces symboles, d'y réfléchir et de les associer. Pour ma part, je pose toujours ma théorie sur parchemin et la vérifie par des calculs à la fois alchimiques et logiques. C'est ma méthode, et ce n'est pas la seule qui existe. Je peux entrevoir, alors, s'il est possible que ma théorie atteigne ou non le but recherché. Mais je ne peux pas me passer de l'expérimentation, qui est la seule façon valable de vérifier la cohérence de ma pensée. C'est alors que je peaufine ma théorie, selon les résultats que j'ai pu observer. »


Aïlin n'était pas certain d'avoir véritablement répondu à la question de Lavande, qu'il observa d'un œil interrogateur. Après un court silence, il reprit la parole :

« Quant à votre deuxième question... Je vous répondrai que tout reste toujours à découvrir. Mais il y a des maîtres à penser, en effet. Néanmoins, ils ont la fâcheuse tendance à s'exprimer par énigmes. » déclara-t-il avec un sourire. « Associer le symbole de Vénus au cuivre et en conclure que nous parlons bien du cuivre est aller trop vite en besogne. »
Son sourire s'élargit à la réflexion qu'il venait de faire.
« Et parfois, c'est aussi chercher midi à quatorze heures que de se donner du mal sur une série de symboles qui décrivent au métal près la recette nécessaire. Tout dépend de la nature de ce que vous êtes en train d'observer, ainsi que de l'auteur. Certains secrets n'en sont pas en réalité.
En vérité, le secret le plus sérieusement gardé est celui du Magnum Opus. Le grand-oeuvre. Personne ne saurait dire comment Nicolas Flamel a conçu la pierre philosophale. Et, pourtant, les théories sont nombreuses. Cela dit, si vous souhaitez enrichir votre culture, je vous conseille de lire Albert le Grand. Il y décrit, d'ailleurs, les préceptes que devraient respecter tout alchimiste. On peut aussi citer Bolos de Mendès et Zosime de Panopolis, qui ont tous deux contribué à poser les fondements de cette voie magique. Plus récemment, au XIIème siècle, Roger Bacon, qui a produit quelques ouvrages et qui est le découvreur de l'élixir de shungite. ...Néanmoins, si vous parliez, Miss Brown, de maîtres encore parmi nous aujourd'hui, je n'en connais pas le moindre. »

Conclut Aïlin. Cela pouvait bien ressembler à de la provocation, une pique qu'il adressait à ses confrères bien vivants, et cela n'était pas totalement faux. Certains se targuaient d'être de véritables maîtres, alors qu'ils n'avaient jamais atteint le but ultime de la voie qu'ils avaient embrassé. C'était de la présomption, de l'orgueil déplacé qui les classait, pour le jeune Bower, inévitablement, dans la liste des mauvais. Si de grands alchimistes, qu'on lisait encore aujourd'hui, n'avaient pas aboutit dans leur quête du Grand-Oeuvre, ils avaient, pour la plupart, fait de grandes découvertes ou avaient posé des bases si essentielles que sans elles, jamais Nicolas Flamel n'aurait pu réussir la transmutation suprême.

Avant que le jeune homme n'ait pu reprendre, une autre étudiante se manifesta pour poser une question, qui n'était pas sans lien, lorsqu'on la creusait, avec la réponse qu'Aïlin avait fourni à Lavande. Un nouveau sourire, cette fois un peu mystérieux, ourla ses lèvres. Cette question là lui plaisait particulièrement. Elle était, d'ailleurs, l'un des sujets qu'il avait traité dans son début de thèse à propos de la Panacée, celle qu'il avait dû, pour un temps indéterminé, mettre de côté au profit de son contrat avec McGregor.

« Vous commettez une erreur, Mademoiselle, en déclarant qu'il s'agit là d'alchimie moldue. La matière aux mille noms concerne tout autant les sorciers. On l'a en effet associée au mercure ou même au plomb. Néanmoins, c'est une vision restrictive. Vous pouvez le constater, je pense, par rapport à ce que je disais plus tôt sur les symboles et appellations qu'emploient les alchimistes. Il y a en elle un grand mystère que chacun peut résoudre à sa façon, à condition d'y travailler sérieusement. Plus qu'un indice, j'ai ma théorie... mais je vais vous laisser y réfléchir. »

Très à l'aise, Bower laissa sa dernière phrase faire son petit effet. Le regard brillant, il se détourna alors des auditeurs pour se placer devant le tableau noir. Il prit en main sa baguette magique, et la craie s'éleva d'elle-même pour écrire à toute vitesse.


Lorsque la craie retomba en douceur à sa place, Aïlin fit de nouveau face à son auditoire.

« Ceci est une citation du livre de Synésius. Je vous invite à réfléchir aux propos tenus et à me faire part de ce que vous en déduisez. »

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MessageSujet: Re: [Conférence] L'alchimie, un art pluriel.   Ven 14 Juin - 15:25:18

Sérieusement était-ce vraiment trop demander au professeur Sharma que de tenter d’être aussi clair qu’Aïlin ? Parce qu’à l’exception du livre de le Grand que l’Indien avait exigé que ses étudiants aient lu pour la fin du semestre de manière à suivre son cours correctement, à aucun autre moment il n’avait considéré utile de leur fournir une bibliographie indicative pour se faire une culture alchimique. C’était comme si l’Ambassadeur considérait que ses élèves savaient déjà tout avant d’entrer dans sa salle de cours alors que l’Alchimie avait été ajoutée au cursus scolaire des étudiants depuis septembre seulement. Moins de trois mois pour s’y faire donc et, même avec beaucoup de bonne volonté, s’ils n’étaient pas guidés un peu, c’était tout bonnement impossible de ne pas se perdre parmi les vieux grimoires poussiéreux d’alchimie. Il était après tout si facile de tomber sur un charlatan que l’on se retrouvait ensuite à citer en dissertation pour finir avec un zéro pointé pour source faussée. Lavande apprécia donc grandement les conseils de lecture qui lui furent fournis par l’héritier Bower et nota consciencieusement les noms qu’il lui cita.

Concernant les Antiques, elle y jetterait un coup d’œil plus tard, car elle était certaine d’être rapidement ensevelie sous les termes en grec et si elle adorait les langues étrangères, il y avait une très nette différence entre langues vivantes et mortes. Sans compter que sa maîtrise de l’alphabet grec laissait encore à désirer et que la plupart des livres de la Bibliothèque de l’UMA n’étaient apparemment pas fans de donner des transcriptions en langage romain. Fichus élitistes d’éditeurs ! Bref tout ça pour dire que Roger Bacon lui semblait une excellente façon de commencer ses lectures pour tenter d’être un peu plus à jour au prochain cours de Sharma.


-Néanmoins, si vous parliez, Miss Brown, de maîtres encore parmi nous aujourd'hui, je n'en connais pas le moindre.

Et vlan dans les dents. La blonde ne put retenir un sourire ironique devant la pique à peine voilée du jeune conférencier vis-à-vis de ses collègues plus âgés et probablement relativement imbus d’eux-mêmes. Enfin, le simple fait qu’un jeune homme ayant tout juste la majorité ait été celui que l’université avait invité en disait déjà suffisamment sur ses capacités, pas la peine d’en rajouter. Et s’il y avait encore des doutes sur ses capacités la réponse qu’il fournit à la jeune femme qui prit la parole après Lavande finit de convaincre cette dernière que son ami savait de quoi il parlait – non pas qu’elle en ait jamais douté – ou du moins s’y prenait très bien pour le faire croire si l’on voulait être cynique.

Sur quoi basait-elle ces remarques ? Eh bien, tout bêtement, surle fait qu’il avait réussi à la perdre complètement dès qu’il avait évoqué l’énigme de la matière aux milles noms. Parce que, très sincèrement, le blabla sur Synésius c’était du charabia pur et dur, du moins de son point de vue. Elle avait bien tenté d’y réfléchir un peu et en avait déduit que le mercure des philosophes était probablement la façon que les alchimistes avaient de nommer une matière pure, non corrompue, peu importât sa nature première (lait virginal, eau minérale, âme du monde, etc…), mais, étant donné qu’elle n’avait aucun moyen de vérifier ses dires, il était hors de question qu’elle prenne le risque de dire une bêtise en public. Elle resta donc muette, attendant que quelqu’un d’un peu plus courageux ou tout simplement d’un peu moins ignorant sur la question ose donner son avis.


[HJ : Un peu court, je m’en excuse mais bon je ne pouvais décemment pas faire répondre Lav’ à un truc pareil]
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MessageSujet: Re: [Conférence] L'alchimie, un art pluriel.   Sam 3 Aoû - 5:36:15

L'Alchimie ! Si cette discipline figurait parmi les arts occultes de la magie, cette quête fascinante permettait à l'esprit de s'ouvrir à des réalités cachées, à des connaissances qui devaient amener les initiés à faire preuve d'introspection, à poursuivre un cheminement intellectuel qui autorisait une certaine progression en terme de sagesse, à comprendre et à manipuler les éléments constitutifs de la vie ainsi que de la matière. Hermione en avait fait son nouveau violon d'Ingres, car ce qui la fascinait c'était cette quête initiatique, à la fois philosophique et spirituelle qui lui permettait d'apprendre toujours plus de choses, y compris sur elle-même, mais aussi sur une conception ancestrale des "sciences élémentaires", sur les origines de toute chose, y compris de l'univers. A travers ces recettes cachées dans des poèmes, des symboles mythologiques, cosmogoniques ou mathématiques, dans des traités et autres ouvrages que seuls les initiés étaient en mesure de déchiffrer, il était possible d'apprendre la réalisation de certaines oeuvres, des étapes très difficiles et très dangereuses offrant la possibilité de manipuler et de transmuter les éléments ainsi que les métaux afin d'obtenir de l'or, de l'argent, des pierres précieuses, mais aussi de parvenir au Grand Oeuvre, cette pierre philosophale qui produisait l'élixir de longue-vie, la panacée, le remède à tous les maux.

Selon les croyances primitives, notre univers était régit par des lois immuables et complexes où chaque astre, planète, débris cosmique ou forme de vie influençait les forces en présence. Selon un adage alchimique : "ce qui était en haut était comme ce qui était en bas", il était question d'une relation d'inter-dépendance, de symbiose. Par le biais des sciences, des religions et de ses propres analyses, l'humanité - sorcière ou moldue, avait essayé d'explorer le monde afin d'en comprendre la signification, pour tenter un retour aux origines de la création, pour réussir la transmutation des métaux et maîtriser les forces de la Nature. L'Alchimie était un sujet d'étude très délicat, car si elle pouvait vous permettre d'en apprendre plus sur l'univers, l'origine de toute chose, y compris vous-même, il était possible de commettre des erreurs, de perdre son esprit, de s'égarer vers d'autres formes de magie, y compris la pire d'entre toutes. Souvent, pour les esprits peu affûtés, insuffisamment disciplinés, c'était l'accident, la folie déliquescente ou la mort qui les attendaient. Rien à voir avec cette science des potions qui exigeait nettement moins sur le plan des capacités physiques et intellectuelles. Maîtriser l'art subtil de la préparation des potions n'était déjà pas chose aisée pour le commun des mortels, alors n'importe qui ne pouvait pas se lancer au petit bonheur la chance, à moins de vouloir connaître un sort funeste.

A la fin de l'un de ses cours, le professeur Ashinta Sharma, Ambassadeur d'Inde et Alchimiste de renommée mondiale annonça à ses étudiants la venue d'un séminariste qu'Hermione avait déjà eu le plaisir de rencontrer lors d'une fête étudiante en février dernier. Le professeur insista sur la nécessité de suivre ce genre d'exercice, ne serais-ce que pour soigner son cursus, compléter ses notes ou faire preuve de curiosité. La venue d'Aïlin Bower promettait d'être passionnante et ce fut donc sans surprise que Miss je-sais-tout nota à l'encre rouge dans son agenda la date et l'heure de son rendez-vous culturel. Souvenons-nous qu'en tant que connaissance ésotérique, les textes qui permettaient d'en apprendre davantage sur cet art étaient codés. Le langage poétique était volontairement obscur afin de réserver l'accès aux connaissances à ceux qui disposaient des qualités intellectuelles et la sagesse pour les déchiffrer et ne pas se laisser abuser. Il était donc indispensable de recueillir un maximum d'informations et de s'entraîner !

Le jour venu, Hermione se présenta avec les premiers arrivants et s'installa rapidement au tout premier rang. Sortant de son grand sac un calepin et un stylo bille (l'utilisation d'une plume se serait avérée peu aisée), l'étudiante semblait prête à en apprendre davantage sur sa nouvelle matière fétiche. De nombreux étudiants, élèves de Poudlard, adultes curieux se préssèrent à l'intérieur de la salle de séminaire jusqu'à ce que les portes menant vers l'extérieur se referment dans un bruit sourd. Puis, elle vit Aïlin faire son apparition près du pupitre et d'un bureau où il déposa ses documents avant de balayer la salle du regard et de prendre la parole avec un léger sourire qui se voulait sympathique et rassurant. Le séminaire débuta sur les fondements de l'Alchimie, ses origines à travers l'histoire. Hermione ne prit aucune note puisqu'elle connaissait déjà bien le sujet, mais ce qui eut pour mérite de retenir son attention d'emblée ce fut lorsque Aïlin déclara : " (...) Car il n'y a pas un seul alchimiste. Il y en a autant que le monde compte d'alchimistes. Chaque cheminement est personnel et en cela, unique. Et la voie dans laquelle s'inscrit les recherches de l'alchimiste influencera également son parcours". Voilà qui confirmait ses impressions et qui expliquait pourquoi elle trouvait cette étude fascinante. Elle ne recherchait ni la fortune, le pouvoir ni même la pierre philosophale pour l'immortalité, même si l'elixir de longue-vie la tentait afin de pouvoir soigner les autres. Ce qu'elle recherchait c'était la connaissance et la sagesse, la compréhension du monde qui l'entourait ainsi que la compréhension de sa propre individualité.

Ensuite, Miss Granger écouta le séminariste parler des moldus, de l'émergence de la chimie et de ses corrélations avec l'alchimie utilisée par les sorciers. Concernant sa théorie, celle qui voulait que les deux points de vue aient pu s'associer afin de donner naissance à cet art dans sa forme moderne, Hermione n'avait aucun avis arrêté sur la question à cause de l'absence de preuves concrètes et irréfutables, mais elle ne manquait pas de crédibilité. L'ex Gryffondor trouva toutes les questions et avis vraiment très intéressants, notamment lorsque l'un d'eux mentionna le Vitmagic. Bien que le produit lui-même produisait des effets concrets, la jeune femme déplorait l'absence d'expertises, de publication de tests capables de rassurer le public sur de possibles effets secondaires, même s'il était possible de les trafiquer. L'ennui, c'était que la publicité vantant ses mérites ressemblait à une boisson énergisante alors que l'on présentait le produit comme "un médicament". C'était assez étrange. Désapprouvant la consommation de tout ce qui approchait de près ou de loin Léoni Corps ou Vitmagic, Hermione ne put qu'être de l'avis de Aïlin Bower lorsqu'il parla d'incrédulité, d'abérration et de méfiance à l'égard du projet du professeur Flemming.

Notant scrupuleusement les ouvrages mentionnés par l'Alchimiste, à savoir Albert le Grand, Bolos de Mendès, Zosime de Panopolis et Roger Bacon, l'étudiante en sciences politiques ne trouva rien à redire, mais elle finit par hausser un sourcil de surprise et de perplexité lorsque Aïlin déclara : "Néanmoins, si vous parliez, Miss Brown, de maîtres encore parmi nous aujourd'hui, je n'en connais pas le moindre". Eh bien, voilà qui ferait plaisir à tous les alchimistes du monde entier, à commencer par Ashinta Sharma qui devait surement apprécié cette remarque. D'un autre côté, Aïlin n'avait pas tout à fait tort, à condition de l'inclure dans le lot puisque pour prétendre au titre de Maître encore fallait-il avoir fait le tour de la question et réaliser le Grand Oeuvre. Enfin, quelle importance...

Soudain, l'attention d'Hermione fut attirée par la dernière question, celle d'Izlaya Cummings, surtout à cause de l'allégorie que l'Alchimiste fit apparaître sur le tableau noir. Il était question de la matière aux mille noms. Ses neurones se mirent aussitôt au travail afin de repérer d'où provenait cet extrait, quel chapitre et page afin de le restituer dans son contexte et éventuellement dénicher de précieux indices. Analysant la structure des phrases et le champ lexical en le recoupant avec ses maigres connaissances alchimiques, elle finit par lever la main avec une légère hésitation. Affichant un grand sérieux et une certaine perplexité, la concentration se lisait sur les traits de son visage. La possibilité d'une erreur ne lui plaisait guère...


"- Hermione Granger, étudiante en filière générale. Vous disiez tout à l'heure qu'il n'existait pas qu'une seule et unique réponse lorsqu'il était question de déchiffrer ces allégories, que cela dépendait du choix de l'initié et de son cheminement intellectuel. Je sais qu'un même mot peut qualifier deux objets ou sujets totalement différents, mais aussi qu'il est possible d'avoir plusieurs noms pour n'en définir qu'un seul.

Les traités alchimiques sont très difficiles à déchiffrer, car ils n'ont pas souvent de logique. Les expressions sont sibyllines et l'on tombe souvent sur de longs chapitres sur des sujets très différents, sur des digressions qui existent afin de dérouter le lecteur. Je me demandais donc si cet extrait issu du livre 182 intitulé "pratique" ne faisait pas référence au Mercure philosophal comme la "quintessence", l'essence de toute chose, une forme de perfection et de grande pureté ?
, fit-elle en marquant une courte pause.

" Dans cet extrait est-il possible de l'associer à une allégorie de l'âme humaine, de son intelligence et de sa sagesse ? Après tout, dans cet art qu'est l'alchimie, la quintessence n'est-elle pas un résultat, une vertu, qui assure la cohérence des quatre éléments et qui permet de jongler entre les substances ainsi que les métaux ? Je me demandais donc si Synésius n'incitait pas son fils à affûter son esprit, à se découvrir une méthode afin d'extraire la matière première de ses neurones pour se mettre en condition avant d'envisager de se lancer dans cette quête initiatique ?

Je sais aussi que le Mercure philosophique est utilisé dans la voie humide et se symbolise parfois par le dragon. C'est la liquidité, l'humidité, la froideur de la matière. Le champ lexical utilisé dans cet extrait en est la parfaite démonstration. La pensée peut-elle être associée à cela ?"


Sa conclusion s'avérait personnelle et surement erronée, mais puisque cet art était censé être une quête initiatique...

[HRP : Je me suis surement trompé de conclusion, mais sait-on jamais ! ^^']

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