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 Week-end paradisiaque ? Du moins c'était le programme ... [Quelque part en Grande-Bretagne, PV Kael]
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MessageSujet: Week-end paradisiaque ? Du moins c'était le programme ... [Quelque part en Grande-Bretagne, PV Kael]   Lun 18 Mar - 18:07:07

Ça n’aurait pas dû se passer comme ça. Tout était censé être parfait, à leur image. C’était leur anniversaire, leur jour de célébration, leur moment rien qu’à deux, loin des tracas et soucis du quotidien. Aujourd’hui, ils fêtaient leurs retrouvailles, leur histoire recommencée, leur amour renouvelé. Rien ni personne n’aurait dû avoir le droit de s’immiscer entre eux et leur petite parcelle de bonheur partagé. Rien qu’aujourd’hui, tout aurait dû suivre leurs plans savamment concoctés. Leur recette pour un week-end de bonheur n’aurait pas dû rater. Ils avaient pourtant veillé à réunir tous les ingrédients nécessaires : deux jours de liberté, le coucher de soleil sur la plage, les plaisirs simples de Brighton et leur présence mutuelle. Mais, quelqu’un, là-haut, en avait apparemment décidé autrement et, très honnêtement, si Lavande lui mettait la main dessus, ça risquait fortement de très mal se terminer. Mais reprenons depuis le début voulez-vous ?

Deux heures plus tôt

Maillot de bain ? Check. Robe pour sortir le soir ? Check. Appareil photo ? Check. Cadeau de Kael ? Ch… Par la baguette de Viviane, mais où est-ce qu’elle l’avait mis ? Se mettant à farfouiller frénétiquement dans sa moitié de la chambre, la blonde ne mit pas longtemps à y créer une pagaille monstrueuse, sans pour autant retrouver le paquet qu’elle cherchait bien entendu. C’est donc dans la position plus que compromettante d’avoir la tête coincée sous son matelas et le postérieur bien évidence en l’air que Maureen la trouva en entrant dans leur chambre commune. Un rire cristallin se fit donc entendre et la jolie Irlandaise interrogea son aînée sur la raison de sa position peu commune.

-Tu as perdu quelque chose ?

Au lieu de rougir devant sa situation, Lavande se redressa, échevelée et de plus en plus paniquée, et répondit, d’une voix légèrement plus aigüe que la normale :

-Oui ! La cadeau de Kael ! Il va arriver dans moins d’un quart d’heure et je ne le trouve nulle part. On ne pas partir en week-end pour fêter nos un an si je n’ai pas son cadeau ! Il faut absolument que tu m’aides à le retrouver. S’il te plaît Maureen, c’est une question de vie ou de mort !

Le rire de la rousse reprit de plus belle et un sourire malicieux se dessina sur son joli minois.

-Le cadeau que tu avais laissé dans ton sac à main pour être sûr de ne pas l’oublier, tu veux dire ?

-Oui, ce cadeau-là, exacte…

La réalisation se fit progressivement dans son esprit jusqu’à ce que le rouge s’empare de ses joues totalement et qu’elle se sente comme la dernière des idiotes. Maureen avait raison, elle avait volontairement mis le paquet dans son sac à main pour éviter ce genre de stress de dernière minute et pourtant, voyez un peu le résultat. Les joues rivalisant toujours avec la couleur des tomates, elle se rendit donc jusqu’à son bureau et vérifia que le paquet reposait bien dans son sac. Une fois que ce fut fait, elle sortit sa baguette et lança un sort de rangement pour remettre un peu d’ordre dans la pièce -se demandant par la même occasion comment elle avait pu ne pas penser à lancer un simple sort de recherche pour retrouver le maudit cadeau tantôt. Puis, après avoir remercié sa colocataire encore largement amusée par la situation, elle arrangea sa coiffure et se maquilla légèrement. Elle voulait être parfaite pour ce week-end.

Elle avait d’ailleurs eu un mal fou à choisir quelles tenues emporter. En effet, il fallait être prête à parer à toute éventualité : dîner aux chandelles, soirée sur la plage, visite de musée et Merlin seul savait quoi d’autre, sauf qu’elle s’était promis de n’amener qu’une petite valise pour ne pas s’encombrer de choses inutiles, alors le choix s’était révélé cornélien. Finalement, elle s’était décidé pour trois tenues (une pour danser, une pour la plage, et une de soirée) sans compter celle qu’elle portait -collant épais, mini-short en velours côtelé marron, chemisier beige et veste noire-, plus casual, pour le reste du temps. C’est donc ainsi parée qu’elle ouvrit la porte dix minutes plus tard lorsque son petit ami y frappa. Elle l’embrassa pour lui souhaiter la bienvenue puis lui fit signe d’attendre, le temps qu’elle mette son manteau, son écharpe, son bonnet et ses gants et qu’elle fasse ses adieux à Maureen qui restait à l’université pour le week-end. Lorsque ce fut fait, elle attrapa sa valise et son sac à main et, un sourire d’oreille à oreille, se pendit au bras du superbe blond qui l’attendait à l’entrée. Ils avaient un Portoloin à attraper !

Ils se dirigèrent donc vers la petite agence de voyages sorcière située à quelques rues seulement de l’UMA et spécialisée dans les week-ends à petits prix pour étudiants. Ils furent reçus par l’hôtesse d’accueil qui les amena jusqu’à la plateforme de départ et leur tendit une carte de visite de l’agence. A peine l’eurent-ils effleurée qu’ils ressentaient la sensation familière du transport par Portoloin. Cependant, au milieu du voyage, ils furent soudain ballotés plus que la norme et lorsqu’ils finirent par toucher de nouveau terre, l’atterrissage fut quelque peu brutal. Lavande tout du moins termina encastrée sur l’anse de sa valise. Elle se releva en retenant un juron : maintenant elle allait avoir un bleu au beau milieu de la cuisse ! Enfin, elle n’allait pas commencer à s’énerver maintenant alors que leur week-end paradisiaque commençait tout juste. Tout se passerait pour le mieux, pas la peine donc de se fâcher pour rien. Ils étaient à Brighton, leur hôtel les attendait et, juste après, ils iraient faire connaissance avec la plage ! Il restait seulement à déterminer la direction à prendre pour retrouver le centre-ville. En effet, la dame de l’agence leur avait bien expliqué que, pour des raisons de sécurité, ils allaient être transportés à l’extérieur de la ville et pas en son centre pour ne pas attirer l’attention des Moldus. Lavande se mit donc à observer les alentours et, soudain, elle fut prise d’un très mauvais pressentiment.

Pourquoi étaient-ils entourés de champs ? Brighton n’était pas une zone agricole. C’était une zone plutôt forestière*. Et pour quelle raison le ciel était-il couvert alors qu’elle avait vérifié la météo avant de partir et que cette dernière annonçait beau temps pour tout le week-end dans le Sussex ? Ouh la la, elle ne la sentait pas du tout celle-là. Echangeant un regard avec Kael, elle posa alors la question fatidique.


-C’est moi où ça ne ressemble pas du tout aux alentours de Brighton ?

*Dans la vraie vie, je n’en ai pas la moindre idée, il est donc très probable que je raconte n’importe quoi mais, c’est de la fiction alors voilà d’abord, je fais ce que je veux na
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MessageSujet: Re: Week-end paradisiaque ? Du moins c'était le programme ... [Quelque part en Grande-Bretagne, PV Kael]   Jeu 21 Mar - 22:25:00

Il y a environ un an, l'amour renaissait. Il y a environ un an, le passé ressurgissait, s'actualisait, et l'innocence de l'enfance laissait place à des considérations bien plus adultes... Il y a environ un an, Lavande et Kaelir se retrouvaient, étudiants aux hormones en ébullition, quelques années après s'être séparés simples écoliers insouciants. Et depuis ce jour, la vie avait fait surgir une grosse épreuve qu'il avait fallu surmonter avec courage. Les événements de Londres avait séparé le couple pendant trop longtemps, Lavande subissant les conséquences de ses actes. Mais ils n'avaient, ni l'un ni l'autre, perdu de vue le jour où ils pourraient de nouveau se serrer dans les bras, s'embrasser, et profiter tout simplement.

William n'était pas dans la chambre. Kael avait été ravi de pouvoir accueillir son vieux copain de Poudlard dans sa chambre sur le campus. Pas qu'il n'aimait pas Neville, mais ce dernier souffrait d'une maladie assez grave chez les étudiants : l'absentéisme. Aussi, on avait fini par libérer la seconde place de la chambre qu'ils partageaient. Et à la rentrée, le Celte avait trouvé le camarade de chambrée idéale. Et au moins, il avait des atomes crochus avec Will, ils s'étaient toujours bien entendus. La cohabitation se passait à merveille. Mais à cette heure où Kael achevait ses préparatifs, l'ancien Gryffondor n'était pas là. Mais il était au courant des projets de l'ex-Blaireau, donc pas besoin de lui laisser un mot ou quoi que ce soit.

Car oui, pour fêter cet anniversaire particulier, le couple avait prévu de passer un week end en amoureux, loin de tout. Deux jours à être juste ensemble, dans un lieu agréable. Ils avaient trouvé quelques jours auparavant une petite agence de voyages magique, qui proposait des séjours courts et pas chers pour les étudiants, justement. Ils avaient donc jeté leur dévolu sur Brighton, ville balnéaire qui se situait au sud de Londres, sur les côtes de la Manche. Il y avait une superbe plage et c'était une ville plutôt touristique, du moins pour les sorciers, ils ne s'y ennuieraient donc pas.

Ce qu'il avait aussi fallu trouver, c'était bien sûr un cadeau. La première idée qui était venue au Celte était un bijou. Classique mais efficace. Il lui avait déjà offert un pendentif. L'idée du bracelet ne lui plaisait pas. La bague avait quelque chose de bien trop officiel. Des boucles d'oreilles ? Ses considérations avaient été quelque peu tempérées par un aspect plus terre-à-terre : les finances. Il lui restait de l'argent reçu à son anniversaire, mais pas des quantités astronomiques. Ayant l'air de rien évoqué le sujet avec sa mère, il n'avait pas réussi à la tromper. Et elle lui avait fait une suggestion, tout en demandant si cela existait dans le monde sorcier : pourquoi ne pas lui offrir une sorte de coffret bien-être ? Avec des massages, des soins, des bains, tout ce genre de choses... Hey mais, c'était une excellente idée, ça ! En plus, elle pourrait y aller quand elle voudrait !

Mais il fallait autre chose. Pour marquer le coup. Une broche ? Un vêtement classe ? Une écharpe, peut-être ? Et puis, il avait eu un flash. Un charme d'Extension sur un joli petit sac, ça pouvait être super, non ? Le Celte s'était entraîné, sans grand succès. Et avait dû finalement faire appel à son parrain, qui le maîtrisait. Ne restait qu'à trouver le sac. Pourquoi ne pas aller le chercher chez les Moldus ? Sa première visite dans une galerie marchande n'avait eu qu'un seul résultat : il ne s'était jamais senti aussi embarrassé de sa vie. Et finalement, le lendemain, sa mère lui avait annoncé avoir trouvé. Et en voyant le sac, Kael avait réalisé une chose : Annaelle connaissait bien les goûts de Lavande. Parce que c'est fort probablement le genre de choses qu'elle aurait acheté. Un sac Emporio Armani fuchsia. Erwan acheva le processus en y jetant le sort. Ainsi, elle aurait un petit sac classe, mais grand à l'intérieur.

Le Celte réalisa par contre que prendre juste un sac à dos risquait d'être un peu short... Heureusement, il dénicha un sac plus grand, un sac de camping. Après avoir mis le sac pour Lavande, emballé, et le coffret, emballé aussi, dans le fond, il mit ses affaires, à peu près pliées. Et finalement, il constata qu'un sac à dos classique aurait suffi. Flûte. Il recommença donc, transférant le contenu d'un sac à l'autre. Ça faisait beaucoup de sacs, dans cette histoire. Paré, il s'assura qu'il n'oubliait rien, puis il changea d'étage, pour aller frapper à la porte de la chambre occupée par Lavande et sa colloc' Maureen.

Après des salutations en bonne et due forme, et quelques minutes d'attente, le couple put quitter l'UMA, direction l'agence de voyages. Là, on leur tendit une carte de visite. Au contact de l'objet, il fut aspiré par l'habituelle sensation causée par les Portoloins. Ils tournèrent un moment, comme happés par le nombril, et furent un peu plus secoués que la normale. Quand enfin ils atterrirent, ce ne fut pas particulièrement en douceur. Si le Celte parvint à rétablir son équilibre avant de se casser la figure, Lavande s'emmêla les pinceaux avec sa valise. Mais sans se faire trop mal. Après s'être assuré qu'elle allait bien, il fit comme elle : il observa les environs. Une chose le frappa : ils n'étaient pas comme prévu à proximité d'une forêt. Ils étaient au beau milieu d'un champ. Et ça ne sentait pas l'air marin. Au contraire, la campagne était bien, bien présente.


C’est moi où ça ne ressemble pas du tout aux alentours de Brighton ?

Il était en effet légitime de poser la question.

Ça ne ressemble pas du tout aux alentours de Brighton. fit le Celte, en tournant sur lui-même, à la recherche d'un signe de vie, même moldu.

Mais il n'y avait rien. Ah, si, plus loin, on apercevait une route. Mais aucune voiture, même pas à l'horizon. Ces champs devaient pourtant bien être cultivés par quelqu'un !


Ben j'crois qu'on va pas avoir le choix, là... On pourrait transplaner, mais on sait pas où on est... Doit bien y avoir un village quelque part, une bourgade, une ferme, j'en sais rien... On peut aller voir de là-haut ?

"Là-haut" était un peu exagéré, d'accord, mais il y avait une sorte de petite colline une centaine de mètres plus loin. Au moins, de là, ils pourraient avoir un meilleur aperçu des environs.

Allez, on y va ! s'exclama-t-il, en attrapant la valise de Lavande.

Ils n'allaient pas se décourager, quand même ! En une poignée de minutes, ils y seraient. Et une poignée de minutes plus tard, le Celte découvrit que la colline cachait... un village.


Ah ben tu vois. Bon d'accord, ça paye pas de mine, mais au moins, on va pouvoir savoir où on est...

Le petit week end en amoureux était franchement mal parti. Trouver des bons côtés allait probablement s'avérer compliqué, mais il fallait quand même le faire. Que ça ne soit pas si pourri que ça. Allez !
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  • Lavande Brown
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MessageSujet: Re: Week-end paradisiaque ? Du moins c'était le programme ... [Quelque part en Grande-Bretagne, PV Kael]   Dim 24 Mar - 13:12:10

-Ça ne ressemble pas du tout aux alentours de Brighton.

Bon, au moins, comme ça, la question était réglée. Ce n’était pas juste son imagination, ils n’étaient pas arrivés à destination. Ils étaient … et bien c’était exactement ce qu’elle aurait voulu savoir. Car entre savoir où l’on ne se trouve pas et connaître sa position exacte, il y avait un monde. Réflexion que Kael sembla se faire également puisqu’il proposa de prendre de la hauteur pour tout du moins essayer de se repérer. Il prit d’ailleurs les choses en main en s’emparant de la valise de Lavande -qui remercia les cieux d’avoir pensé à lui lancer un sort d’Allègement, ne voulant pas que le Celte se fatigue à cause d’elle- et se dirigeant vers la colline qui se présentait face à eux.

Ainsi, après une ascension de quelques minutes, la vue se dégagea devant eux et ils purent apercevoir un village d’une petite douzaine de maisons. C’était trop grand pour être considéré comme un hameau, mais ce n’était probablement pas non plus le chef-lieu des alentours. Ou, si ça l’était, ils avaient vraiment atterri au beau milieu de nulle part …

Préférant ne pas s’attarder sur cette possibilité, elle adressa donc un sourire vaillant à Kael et ils entreprirent de redescendre en direction du village qui constituait ce qu’il y avait de plus ressemblant à de la civilisation dans les parages. Avec un peu de chance, quelqu’un pourrait leur expliquer où ils se trouvaient, voire même leur indiquer le moyen de rejoindre la grande ville la plus proche d’où ils pourraient ensuite transplaner jusqu’à Brighton. Car, quelque chose lui disait que transplaner à seulement quelques mètres d’un village à tous les coups moldu risquait de ne pas être envisageable. A moins, bien entendu, d’avoir envie de se prendre une amende pour magie devant Moldu. Mais, étonnement ce n’était pas vraiment son projet pour les semaines à venir. Déjà, il allait falloir trouver une excuse valable pour l’apparition soudaine de deux jeunes citadins clairement non préparés pour un week-end à la campagne alors elle préférait éviter de compliquer encore plus la situation.

Ils finirent néanmoins par entrer dans le village après une dizaine de minutes. Lavande n’étant pas du tout portée sur l’architecture régionale, elle était totalement incapable de déterminer leur position en se basant sur les maisons qui défilaient devant ses yeux. Tout ce qu’elle retint fut que ça manquait sérieusement de gens dans le coin. Ils avaient déjà traversé la moitié du village et pas une âme n’était venue à leur rencontre. De même, aucune maison n’avait eu l’air habitée : pas de lumière, ni de cheminée fumante, juste rien. C’était bien leur chance, ils étaient tombés sur le seul village abandonné du coin ou quoi ? Soudain, néanmoins, ils arrivèrent dans ce qui ressemblait fortement à la place du village puisqu’on pouvait y voir l’église, un bar-brasserie et une épicerie. La Gryffondor reprit donc un peu espoir et sourit à nouveau.

-On n’est peut-être pas si malchanceux que ça finalement. Il y aura sûrement quelqu’un au bar capable de nous renseigner.

Elle jeta ensuite un regard aux alentours pour s’assurer que personne ne risquait de surprendre brusquement leur conversation et continua.

-Par contre, avant de rentrer, on ferait peut-être mieux de se mettre d’accord : c’est quoi la raison de notre présence dans le coin ? Autrement dit, comment est-ce qu’on est censés expliquer aux gens qu’on n’a pas la moindre idée d’où on est et qu’on est arrivés des champs sans voiture ni autre moyen de transport ? Parce que, je ne sais pas toi mais, moi, si je me mettais à leur place, ça me semblerait des plus suspects comme histoire. Sans compter, elle désigna sa tenue d’un geste de la main, que je ne suis pas vraiment habillée pour l’occasion. Je vais faire tâche dès qu’on va rentrer. D’où mon idée de se mettre d’accord sur une histoire à leur faire gober avant que tout le monde ne commence à suspecter Merlin seul sait quoi. So des idées ?
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MessageSujet: Re: Week-end paradisiaque ? Du moins c'était le programme ... [Quelque part en Grande-Bretagne, PV Kael]   Sam 29 Juin - 10:37:46

Franchement, qui avait eu l'idée de construire un village ici ? Aucun signe de civilisation à des kilomètres à la ronde, l'endroit semblait quasi-désert, il ne devait pas y avoir plus d'une centaine d'habitants vivant là. C'était comme si quelqu'un avait bâti une église, et puis les maisons avaient poussé un peu autour, avant que quelqu'un s'exclame tout haut : "Hey, mais en fait, pourquoi on fait ça ?". Parce que l'expansion du village devait s'être arrêtée à peu près au moment où elle avait commencé... Et puis, pourquoi est-ce qu'on ne s'était pas dit : "Et si on s'installait plutôt sur la colline ? Histoire d'avoir au moins une vue sympathique ? Parce que là, dans le trou, non seulement le panorama est limité, mais en plus, personne va jamais nous trouver." Et ça avait dû en rester là. Depuis combien de temps ? Mystère et pâte à choux.

La marche depuis le "sommet" de la "colline" jusqu'au bourg dura une petite dizaine de minutes. En y pénétrant, ils constatèrent qu'ils étaient bien dans ce qui était sans doute l'un des endroits les plus paumés de Grande-Bretagne. Il n'y avait même pas de nom, un panneau, à l'entrée. A moins que quelqu'un l'ait arraché. Très vite, le couple déboucha sur ce qui était sans doute la "place du village". Il y avait là l'église, bien sûr, mais aussi une épicerie, et un bar. Bar qui était sans doute le lieu de réunion favori de la plupart des villageois, l'endroit où on pouvait de façon conviviale se raconter les derniers ragots, débattre de l'actualité, tout ce genre de choses.

Lavande souligna alors un point important. Qu'est-ce qu'un couple de jeunes d'une vingtaine d'années faisait donc dans ce coin si paumé qu'il n'était peut-être même pas répertorié sur une carte ? Parler d'une erreur de parcours paraîtrait louche. Une voiture ne pouvait pas les avoir déposés ici au hasard. Ce qui pouvait également attirer la curiosité, voire la suspicion, et donc les questions, c'était aussi la tenue de Lavande. Ainsi vêtue, elle n'était pas particulièrement adapté aux conditions. La bourgade n'était pas un lieu de vacances privilégié, et la mer ne devait pas se situer à moins d'une centaine, voire plus, de kilomètres...


"Là, comme ça, non, aucune idée."

Et il allait pourtant falloir trouver... A cet instant, un homme sortit du bar, et son regard s'arrêta sur les deux jeunes. Il bloqua un moment, puis pivota sur lui-même pour retourner à l'intérieur, non sans avoir vacillé un instant sur place. Déjà bourré à cette heure-ci ? Ça devait être sympa, là-dedans. Peut-être qu'ils avaient tous forcé un peu sur la bibine, ils mettraient cette étrange rencontre avec le couple sur le compte de l'hallucination due à l'alcool...

"Oh... A mon avis, les voilà tous au courant qu'on est là... Alors, soit on se barre maintenant, soit on y va et on affronte les questions... En impro, ça peut marcher aussi, non ?"

Ouais, en impro, ça marcherait aussi. Décidé, et sans attendre l'avis de Lavande, le Celte se dirigea vers le bar. Parvenu devant la porte, il remarqua que tous les regards, à l'intérieur, étaient tournés vers lui. Allez, au bluff ! Il poussa la porte et entra.

"Salut la compagnie ! On peut boire un coup ?"

Ils le dévisageaient vraiment tous. En plus du barman, qui essuyait machinalement un verre derrière son comptoir, et de l'homme qui était sorti puis re-rentré et qui était sur le premier tabouret, il y avait six autres hommes. Les âges allaient de vingt-cinq à quatre-vingts ans, quelque chose comme ça. Et puis, les yeux se posèrent derrière Kael. Sur Lavande.

"Hey, mamoiselle, z'êtes bien charmante !" lâcha l'un des types, un quinquagénaire, avec un sifflement.

Il eut droit à un regard noir de la part de Kael. Mais y resta totalement indifférent, dans la mesure où il ne le vit même pas. Ce fut le barman qui prit la parole :


"Et on vous sert quoi, les touristes ?"

Ça, c'était quand même une sacrée bonne question. Vue l'heure, mieux valait rester prudent :

"Vous avez des jus de fruits ?"

Et hop, hilarité générale. Et dans tout ce brouhaha, personne ne répondit à la question. Le Celte se tourna vers sa chérie :

"Soit ils sont déjà cuits, soit ils sont vraiment cons. Dans les deux cas, on devrait pouvoir s'en sortir, non ?"
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  • Lavande Brown
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MessageSujet: Re: Week-end paradisiaque ? Du moins c'était le programme ... [Quelque part en Grande-Bretagne, PV Kael]   Mer 3 Juil - 19:22:29

Y aller à l’improvisation ? Après tout, pourquoi pas ? Ce n’était pas pire qu’autre chose et, étant donné qu’ils n’avaient pas d’autre solution dans leur manche, ça se tenait comme raisonnement alors impro ce serait. Lavande s’assura donc que sa valise tenait toujours la route – remerciant une énième fois les avantages de la magie qui lui permettaient dans le cas présent d’avoir une valise légère comme tout alors qu’elle était remplie à ras-bord – et suivit son petit ami en direction de l’entrée du pub. Elle eut néanmoins un moment d’incompréhension lorsqu’il demanda à boire. Il croyait vraiment que c’était le moment de s’intoxiquer l’esprit à l’alcool alors qu’ils étaient perdus au milieu de nulle part avec comme seule aide possible une bande de poivrots de village ? Elle allait peut-être devoir revoir sa perception des capacités de réflexions du Celte…

Evidemment, pour ne rien arranger à une situation déjà plutôt mauvaise à la base, ce fut ce moment que choisit un type quelconque parmi ceux présents dans le local pour faire une remarque ô combien originale sur son physique. A se demander si les phrases banales à souhait étaient enseignées aux garçons durant leur enfance pour qu’ils les ressortent avec une telle facilité ou bien alors c’était un défaut de naissance. D’abord, qu’est-ce qu’il en savait le bonhomme de si elle était charmante ou non ? Si ça se trouvait, elle était une pimbêche finie alors qu’il arrête de juger sur le physique par la barbe de Merlin, c’était sexiste et dégradant ! Bien entendu, elle garda son indignation pour elle-même, se contentant d’éviter de croiser le regard des nombreuses paires d’yeux qu’elle sentait la reluquer sans gêne. Pourtant ce n’était pas l’envie de leur gueuler qu’elle n’était pas un objet de foire qui lui manquait mais le bon sens l’en empêcha fort heureusement.

Elle tourna donc son attention vers le barman qui, remplissant son rôle, leur demanda ce qu’ils désiraient. La réponse de Kaelir la rassura d’ailleurs sur ses intentions, elle avait simplement mal compris la formulation de sa phrase introductive un peu plus tôt, il n’avait aucune intention de se mettre une mine, ce qui était un soulagement majeur. Et apparemment une source d’amusement de haut niveau également si on en croyait les rires gras et idiots qui suivirent immédiatement la commande du blond. Lavande dut par conséquent fortement réprimer l’envie de lever les yeux au ciel. Elle échangea néanmoins un sourire complice avec Kael en entendant la remarque de ce dernier.


-Ça tu l’as dit. D’ailleurs, ça me donne une idée. On va voir ce que ça donne, murmura-t-elle avec un air conspirateur.

Elle se composa alors une moue mi donzelle en détresse, mi touriste égarée et tourna son regard le plus innocemment perdu vers son auditoire à qui elle décida de jouer la carte « jeune femme paumée au beau milieu du bout du monde sans peeeeeeeersonne pour venir à sa rescousse », bien contente finalement d’avoir contenu sa langue précédemment car sinon tout son plan serait tombé à l’eau. Puis, choisissant d’utiliser l’artillerie lourde, elle s’accrocha subtilement au bras de Kael de manière à mettre « inconsciemment » sa poitrine en avant, tout en rappelant à tout entreprenant qu’elle était déjà prise, puis se lança dans la mission « éveiller le mâle protecteur enfoui chez les larves de comptoir assises face à eux ». Une mission difficile mais pas impossible. Elle s’affubla donc de son sourire Colgate et partit en chasse tandis que le barman sortait deux briques – une de jus d’orange et l’autre de jus de … goyave ! – semblant dater toutes deux de l’époque de Mathusalem, ce qui n’était pas des plus rassurants.


-Excusez-nous de vous déranger mais le chauffeur de taxi était intraitable sur le fait qu’il nous avait amené à destination mais il est clair qu’il s’est moqué de nous, alors si ce ne serait pas trop demander pourriez-vous nous expliquer où nous sommes ? Vous comprenez, nous sommes en voyage d’amoureux pour fêter nos un an et je ne voudrais pas gâcher notre week-end à cause d’un type désagréable et profiteur.

Et là, coup fatal, la tombée de cils maîtrisée à la perfection, censée leur rappeler qu’heureusement pour la «mamoiselle », eux étaient des chevaliers servants prêts à arranger tous ses soucis contre un joli sourire, pas comme l’autre c*** de chauffeur de taxi imaginaire.
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MessageSujet: Re: Week-end paradisiaque ? Du moins c'était le programme ... [Quelque part en Grande-Bretagne, PV Kael]   Jeu 8 Aoû - 10:31:52


Lavande avait approuvé. Au moins, s'ils étaient sur la même longueur d'ondes de ce côté-là, ils pourraient monter un numéro qui tiendrait à peu près la route. Et puis, ce n'était pas comme s'ils ne disposaient pas d'atouts. Au pire, vraiment au pire, s'il fallait en arriver là, il y avait la magie. Ils étaient majeurs, aucun risque de se faire repérer, surtout dans un coin aussi paumé, et si jamais ils abusaient un peu, ils pourraient toujours se retourner contre l'agence qui les avait envoyés à des lieues de leur destination initiale.

A l'intérieur, l'ambiance était étrange, mais l'attention de tous redoubla à l'entrée de cette jolie demoiselle qui savait plutôt bien jouer son rôle. Elle expliqua clairement leur situation, de façon très crédible, personne ne pouvait se douter en l'entendant qu'elle raconter des bobards. Il y avait bien sûr une part de vérité, mais le chauffeur de taxi remplaçait avantageusement tout le côté un peu trop sorcier de l'affaire. A la fin de sa tirade, elle en remit une couche sur le responsable de leurs malheurs, celui qui sortait tout droit de son imagination.


"L'honnêteté est de plus en plus rare, de nos jours... Heureusement que nous sommes tombés sur vous." ajouta le Celte, histoire de brosser l'assemblée de poivrots dans le sens du poil.

Si avec ça ils ne marchaient pas, alors on pouvait définitivement perdre foi en l'humanité. Ou pas loin. Tous se regardèrent, et ce fut finalement le plus jeune, qui devait avoir vingt-cinq ans environ, qui répondit, après s'être levé pour venir vers le couple.


"Bien sûr, nous pouvons vous renseigner ! fit-il à voix haute, avant de parler beaucoup plus bas, de façon à n'être entendu que d'eux. "Abusez pas trop des flatteries, ils sont trop cons pour comprendre. Venez avec moi."

Le jeune passa devant eux, prit la valise et sortit. Il marcha une vingtaine de mètres et s'arrêta plus loin. Kael, surpris au départ, se dit que ce type était sympa, et que s'il ne l'était pas, mieux valait éviter de le laisser se barrer avec les affaires de sa chérie. Il prit donc la main de Lavande et lança à la cantonade :

"Bonne journée messieurs !"

Ils se retrouvèrent alors tous les deux aux côtés du jeune homme. A bien y regarder, il semblait un peu déplacé dans cet environnement campagnard. Il n'avait pas l'allure d'un paysan.

"Vous êtes à Amberley." dit-il, en désignant d'un large geste du bras les bâtiments autour. "Je sais pas comment vous avez atterri ici, mais j'ai un doute sur l'histoire du taxi."

Kael fronça alors les sourcils. Est-ce qu'il allait les interroger plus avant sur leur situation ? Si on en arrivait là, il faudrait employer les grands moyens. Le sortilège d'Oubliettes faisait partie de la liste des sorts que le Celte connaissait sans jamais les avoir utilisés, mais il fallait bien y arriver un jour, non ?

"Au fait, moi, c'est Steve. C'est tellement rare de voir débarquer des jeunes, ici, je voulais pas vous laisser avec eux... On dirait que vous venez de la ville... Je rêve d'aller dans un truc un plus grand que ça... Vous êtes d'où ?"

La conversation s'engageait. Mais là, comme ça, ça n'allait mener nulle part... En même temps, s'ils ne répondaient pas, l'autre allait peut-être se montrer moins coopératif.

"On va à Brighton..." dit Kael, tout en faisant le calcul.

Dire qu'ils venaient de Londres serait suspect : pourquoi faire le trajet Londres-Brighton en taxi ? Surtout qu'il n'avait aucune idée de l'endroit où se trouvait Amberley...


"Brighton ? C'est pas si loin. Le taxi s'est vraiment foutu de votre gueule."

Non, sans blague ? Il y avait sans doute eu un petit dérèglement avec le portoloin, ou une infime erreur de calcul. Mais si Brighton n'était pas si loin, il y avait peut-être un espoir de s'y retrouver.

"Hey, Steve ! Parle pas aux étrangers, comme ça ! Crois pas que tu vas me fausser compagnie, t'as pas payé ton verre !"

C'était le barman. Kael réalisa alors qu'il tenait un fusil de chasse. Mais qu'est-ce qui lui prenait ? Il n'allait quand même pas les menacer ?

"Va te faire foutre !"

Un coup de feu répliqua à cette insulte. Kael eut le réflexe de prendre Lavande dans ses bras et de s'accroupir avec elle. Il eut alors la surprise de voir Steve sortir de sa poche... un pistolet.

"Wow ! Mais c'est quoi ce bled !"

Si une fusillade s'engageait maintenant, il allait falloir sortir les baguettes. Paye tes vacances tranquilles au bord de la mer !
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MessageSujet: Re: Week-end paradisiaque ? Du moins c'était le programme ... [Quelque part en Grande-Bretagne, PV Kael]   Sam 10 Aoû - 9:42:15

Tout espoir n’était pas perdu. Ils n’étaient apparemment pas si loin de Brighton que ça et, ô miracle, ils avaient réussi à susciter la compassion d’un jeune qui serait probablement plus à même de les aider à se sortir de ce guêpier que n’importe laquelle des autres épaves de comptoir présentes dans le bar. Le seul point négatif ce fut l’aisance avec laquelle le type s’empara de sa valise ; c’est que la galanterie et tout le trintouin c’était très bien, mais sa méfiance naturelle l’incitait néanmoins à se méfier d’un homme aussi prompt à embarquer les affaires des autres. Après tout, qu’est-ce qui l’assurait qu’il ne jouait pas les bons samaritains simplement pour s’emparer de leurs bagages et disparaître aussitôt ? Enfin, elle avait confiance en sa magie, si le besoin venait à s’en faire sentir, elle saurait en faire un usage calculé pour faire passer l’envie au petit malin de leur jouer un mauvais tour sans qu’il en garde aucun traumatisme pour autant. Bah quoi il s’agissait de ses affaires mine de rien et elle y tenait drôlement mince à la fin !

Elle suivit donc Steve jusqu’à la place du village, toujours accrochée au bras de Kael, légèrement inquiète néanmoins du trop-plein de questions que le jeune campagnard leur posait. Il n’aurait pas pu être naïf en plus de gentil, parce que ça aurait drôlement arrangé leurs affaires dis donc. Seulement, il fallait croire que la chance n’était définitivement pas de leur côté ce week-end-là. Non parce que déjà le coup du Portoloin c’était incroyable, ils étaient sûrement les deux premiers pauvres malchanceux à qui ça arrivait depuis des plombes. En effet, normalement, le Portoloin était le moyen de transport magique le plus sûr, puisqu’il n’y avait qu’à trouver l’objet le représentant et à se laisser emporter. Pas de risque de mal prononcer comme avec la Poudre de Cheminette, pas de membres égarés comme avec le Transplanage, rien, et puis c’était tellement plus rapide que le vol sur balai. N’empêche que si elle avait su les ennuis que choisir le Portoloin allait leur causer, ils seraient partis en balai sans aucun doute, voire même en tapis volant s’il avait fallu !

D’ailleurs, en parlant d’ennuis, Lavande vit soudain le barman ressortir avec un fusil de chasse à la main dans la plus totale incompréhension. Ce machin n’était pas chargé tout de même ? Boum ! Eh bien si, il l’était. Et pour ne rien arranger à la situation, leur guide sortir alors un revolver de la poche de son pantalon. Mais où diable avaient-ils atterri ? Au bout milieu d’un western ou bien ? Par la longue barbe de Merlin, qui en ce début de vingt-et-unième siècle en recourrait aux armes pour régler un conflit d’impayé ? Et puis, d’abord, d’où sortait le pistolet de Steve ? Un fusil de chasse passe encore, le permis devait être assez simple à obtenir dans un bled aussi paumé mais une arme de poing, c’était une toute autre histoire.

Ainsi, protégée par les réflexes de Kael qui les avaient immédiatement accroupis, ses pensées tournaient à toute allure dans son esprit, cherchant à donner un minimum de sens à ce qu’elle voyait, trouvant par la même occasion que l’exclamation de surprise qui échappe à l’ex-Poufy correspondait parfaitement à son état d’esprit actuel. D’autant plus lorsqu’elle constata que Steve avait lâché sa valise pour tenir son viseur des deux mains, parfaitement pointé sur les bijoux de famille du barman à la gâchette facile.


-Jack, si tu veux encore être capable de satisfaire ta grosse vache de femme ce soir, retourne d’où tu viens. Avec le nombre d’heures que tu m’as pas payé quand je bossais pour toi, un verre y changera rien.

Ah la politesse, une valeur qui vous remontait toujours le moral en situation de crise. D’ailleurs, comme pour prouver ses dires, un nouveau coup de feu se fit entendre qui souleva la poussière à quelques centimètres d’eux, plus précisément juste aux pieds de leur guide improvisé.

-Insulte encore ma femme et sa tête que j’explose, on sait tous les deux que tu tires pire que ma grand-mère.

Et voilà, insultes de machiste à souhait impliquant toujours les femmes comme si elles avaient demandé quoi que ce soit à qui que ce fut. D’ailleurs, elle ne sut si ce fut ce dernier détail qui la poussa à prendre les choses en main ou la certitude que les heures d’entraînement passées après la bataille de Poudlard à perfectionner sa maîtrise informulée du Charme du Bouclier lui permettrait d’éviter une balle ou deux tant que personne ne sortait de fusil automatique. Comme quoi finalement apprendre à se protéger pouvait être utile dans les circonstances les plus étranges. Elle se remit donc debout mais sans bouger de place – elle n’était pas non plus suicidaire merci bien – et s’écria :

-C’est pas un peu fini vos démonstrations de force ? Vous allez finir par blesser quelqu’un avec vos conneries ! Tout ça pour un fichu verre, je vous le paye moi ce verre de malheur si ça vous fait ranger vos joujoux.

Et elle fit mine de sortir son portefeuille. Action qui ne dut pas plaire à Steve car il tenta de le lui retirer, mais au dernier moment elle écarta son sac de la trajectoire de la main de l’homme tandis que sa main gauche à elle plongeait dans ledit sac pour attraper sa baguette. Elle ne savait pas encore si elle allait en avoir besoin puisqu’à partir de là, selon la réaction des deux protagonistes armés, tout allait pouvoir s’arranger ou dégénérer, mais par précaution, elle se sentait plus en sécurité avec le toucher apaisant du bois contre ses doigts. Sans compter que Kael s’entraîner pour devenir Auror, elle savait donc que si le pire venait à arriver, elle était entre d’excellentes mains.
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MessageSujet: Re: Week-end paradisiaque ? Du moins c'était le programme ... [Quelque part en Grande-Bretagne, PV Kael]   

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