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 [2000]Paris perdu, rendez-vous galant de mauvais goût [Izlaya/Alan/Maureen][Terminé]
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  • Tomas Herz
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MessageSujet: [2000]Paris perdu, rendez-vous galant de mauvais goût [Izlaya/Alan/Maureen][Terminé]   Ven 15 Mar - 22:49:04

[HJ : Lavande, si tu veux venir avec Maureen quand le moment sera venu tu peux! =D]

Mais qu'est-ce-que je fais là? Pourquoi elle? Pourquoi moi? Pourquoi j'ai lancé ce paris idiot?*

C'était la question qu'il se posait depuis longtemps. Mais à quoi pensait-il quand il avait lancé ce défis? Et ben, qu'il gagnerai facilement la course contre son meilleur ami et qu'ainsi il aurait une occasion de se marrer en plus de lui donner un coup de pied au cul pour trouver quelqu'un. Sans qu'on ne l'y pousse, Alan ne prendrait jamais la peine d'apprendre à connaître une personne de la gente féminine. Il avait pensé gagné facilement grâce à son entrainement à la course à pied durant les vacances. Voilà comment on se gourd! Résultat, c'était Tomas qui avait perdu. L'arroseur arrosé, carrément!

Ce foutu matin-là, après avoir perdu son paris, il avait été à l'endroit où le perdant devait trouver sa victime. Pour ceux qui ne suivent pas, le perdant devait monter au deuxième étage et inviter la première fille qu'il voyait à un rendez-vous chez Madame Pieddodu, le café pour niais. Sur le coup, Tomas avait été heureux d'avoir dit « fille » et pas « personne » car il avait déjà croisé un mec de première année qui avait des airs de ... Pas qu'il était homophobe, mais la simple idée d'avoir été lui proposé un rendez-vous l'avait mis mal à l'aise. Mais il devait bien avoué qu'il n'aurait jamais penser  croiser CETTE fille en si bon matin à cet étage! Utopiquement, il aurait souhaiter Maureen. De un, cela aurait été plus simple et agréable et de deux, Alan ne se serai pas foutu de sa gueule, n'y se rendre au lieu dit pour ne pas perdre une miette du spectacle. Mais pourquoi avait-il croisé Izlaya?! Izlaya son ex. Enfin, « ex » est un bien grand mot quand on reste avec cette personne seulement deux semaines. Enfin, le bon côté de la chose, c'est qu'il la connaissait et qu'il n'aurait pas besoin de faire connaissance avec une jeune femme qui se serai fait des idées... Si ça avait été le cas, il se serai fait passé pour quoi?!

Ce n'était Izlaya en elle-même qui le dérangeais, mais l'étiquette qu'elle avait pour lui et pour les autres personnes qui l'avait vu avec elle il y a de ça un an. Si (à part Alan) il y avait quelqu'un de l'UMA chez Pieddodu, il serai mal. Surtout si c'était une langue de vipère qui irait tout raconter. Au pire, il y avait la Plume Sagace pour réparer cette erreur... Quoi que... Qui lirait une niaiserie pareil? Un piètre torchon de gamin pré-pubère foulant laver son honneur ou garder l'image qu'il voulait avoir. Il avait quand même passé l'âge pour ce genre de bêtise, n'est-ce-pas?



Bref, avec tout cela, il était là devant ce foutu café-room un samedi après-midi. Cela avait été difficile pour lui de décliner l'offre de Maureen d'aller se promener avec elle sur le Chemin de Travers pour visiter la nouvelle boutique que Lavande lui avait recommander. Il aurait mille fois préféré d'y aller, quitte à trouver cette boutique ennuyeuse, que d'être ici à attendre Izlaya. Il était là comme un gentleman à attendre devant la porte d'entrée dans son beau costume. Ben quoi? Il n'allait quand même pas y aller en slip! Il y avait des dames d'un certain âge dans les habitués, autant ne pas les traumatiser. Bref, c'était encore un costume signé Engel Herz. Le dernier que cette dernière lui avait offert (pour leur anniversaire). Il avait une coupe sorcière, c'est-à-dire que la veste descendait jusqu'à ses chevilles et étaient d'un gris foncé aux reflets vert. La chemise qu'il portait en dessous était toute aussi simple et blanche, à son col, il avait attaché une cravate blanche discrète. Son pantalon, quand à lui, était assorti à la veste.

Dès qu'Izlaya fut arrivé, il la salua poliment et l'invita à entrer dans le coffee-room. Une fois à l'intérieur, il se laissèrent guidé par une serveuse vers une table de libre. En chemin, il remarqua – au loin – un Alan bien content de le voir arrivé et qui lui lança un clin d'oeil que seul Tomas remarqua.


Dernière édition par Tomas Herz le Mer 4 Déc - 22:43:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [2000]Paris perdu, rendez-vous galant de mauvais goût [Izlaya/Alan/Maureen][Terminé]   Ven 12 Avr - 21:27:28

(HJ : pendant que j'ai un trou de dispo, j'en profite aha ! MP moi si pb ! HJ)


Mais qu'est-ce-que je fais là ? Pourquoi moi ? Pourquoi j'ai lancé ce pari idiot ? Voilà bien des questions qu'il aurait pu se poser s'il avait perdu ce joyeux et si enrichissant défi. Mais, à sa grande joie, son entraînement quotidien aux States et son propre statut secret d'Animagus lui avaient été d'une grande aide, et résultat, n'avait pas trop perdu la main et remporté le challenge. Dont il n'était qu'à moitié à l'origine, d'ailleurs na Tomas aurait bien du savoir qu'il ne faut jamais, jamais lui lancer des défis pareils, dont le lot du perdant était de prendre un café dans un lieu "cheesy" au possible avec une représentante de la gente féminine. Qu'il ferait tout en son pouvoir pour gagner et ne pas avoir à le faire. Résultat, le trompeur avait été trompé, et le tout en beauté. En dépit des obstacles supplémentaires, apposés par jeu entre étudiants amateurs du footing et dans l'accord commun, qu'étaient les sortilèges et autres maléfices, il avait gagné le duel contre l'allemand et comptait bien savourer chaque seconde de sa victoire. Il s'était du coup levé de très bonne humeur ce matin-là, surprenant sans doute certaines personnes avec son immédiate et radieuse bonne humeur, pleine de fougue, de malice et d'énergie pourtant à une heure assez précoce de la journée. Le sourire aux lèvres, le pas ample et léger, il était allé faire ses quelques recherches à la BU pour son prochain projet, encore dans la phase première, et sifflotait joyeusement sans le moindre ronchon que ce ne soit. Son humeur était tellement, et inhabituellement, radieuse, qu'il n'avait même pas ronchonné un tant soit peu quand une si aimable responsable de l'administration de la faculté avait déversé son venin verbal et langagier sur sa pauvre personne quand il avait eu le malheur, dans un mouvement de foule, de la bousculer quelque peu. Une trop bonne humeur un peu suspecte sans doute... quand il avait croisé Tomas, à la pause du midi à la cafétéria, il s'était joyeusement installé à sa table et lui avait demandé dans un murmure facétieux :


- So, what's up ? J'espère que t'as pas oublié ce que tu devais faire... à propos de notre dernier footing. Qui est l'heureuse élue ?

Il s'était assuré que son murmure resta assez bas pour que personne ne les entende, mais un allemand quelque peu ronchon et mécontent de sa défaite refusa de lui soumettre le prénom de la jeune femme. Étonné et de plus en plus curieux, l'étudiant en médicomagie avait gentiment insisté, plus ou moins subtilement au fil de la discussion. Et s'il n'eut pas de réponse directe de l'allemand, la seule attitude de ce dernier lui donna la réponse qu'il attendait. Devant tant de gêne et tant de mauvaise volonté à lui soumettre le nom, un seul prénom lui venait à l'esprit. Et ne faisait que croître son sourire amusé et complice. Oh Merlin. Izlaya. Voilà qui allait promettre... si rien, bien entendu, si aucun imprévu que ce soit ne se mette en travers de la réalisation du deal du pari. Donc, par prudence, il fallait éloigner tant leur meilleure amie commune, Lavande Brown, que la colocataire de cette dernière, aussi petite amie de Tomas : Maureen Doherthy. Il ne voulait pas qu'un petit gage totalement innocent entre deux meilleurs amis ne vire au cauchemar par une imprudence...

Ce fut curieusement Elena, ne se doutant de rien cependant, qui vint lui offrir une potentielle solution au problème. En effet, peu après qu'il ait quitté Tomas pour reprendre sa journée de cours et de recherches potioniques, il avait croisé l'américaine qui l'attendait dans les couloirs. Bien qu'elle fut quelque peu méfiante de sa bonne humeur, elle ne s'en plaignit nullement et resta souriante au possible, lui demandant s'il était libre quelque part dans la journée - prévue du pari - et s'il pouvait l'accompagner sur le Chemin de Traverse pour quelques commissions. Et prendre un café avec elle au terme de la journée. Il trouva la solution - pas qu'il n'aurait pas voulu l'accompagner, mais là il tenait à vérifier si Tomas ferait bien le pari et savourer sa victoire - en lui proposant d'une voix chaleureuse, quoique embarrassée de ne pouvoir l'accompagner en raison de "recherches et expériences importantes et urgentes à faire", l'air de rien et aussi pour aider l'américaine à se sociabiliser et s'insérer dans l'université anglaise :

- Well, désolé, vraiment... on se refera Mercredi, si tu veux... D'accord, tout ce que tu voudras, oui. Je devrais être dispo je pense au moins pour quelques heures. En revanche, si tu y tiens à aller aujourd'hui, pourquoi ne pas demander à Lavande si elle veut t'accompagner ? Ou Maureen, sa colocataire ? Je suis sûr que vous vous entendrez comme larrons en foire, si elles sont disponibles. En tout cas, tu ne perds rien à demander. Je dis cela comme ça, hein, après tu fais ce que tu veux. On se voit ce soir au dîner, Len' !

Pour l'occasion, il avait daigné faire un tout petit effort d'habillage et d'apparence, au vu de la clientèle du café Pieddodu, de l'esprit de l'établissement et se doutant que Tomas risquerait d'en faire autant. Souriant, il arrangea après une bonne douche, par magie ses cheveux bruns qui avaient juste repoussés comme il les préférait actuellement, assez courts pour rester "domptables" un minimum mais assez longs pour rester classe, et non militaire. Ensuite, il attrapa la paire de jeans noir sobres, confortables mais élégants, que Elena avait insisté qu'il achète la dernière - et horrible ! - fois où les Darsy avaient estimé qu'il devrait changer sa garde-robe cet été. Mêlant décontraction, confort et un minimum d'attention, il prit un polo noir de bonne qualité avec un léger col en "V" et aux manches courtes recouvrant juste les épaules, mais assez épais pour ne pas craindre la rafale glaciale automnale imprévue. Prenant des chaussettes noires assortie à son habillement - le noir lui restait toujours favori ces derniers temps depuis le décès/deuil de son père - et enfila des chaussures "Converss" noires d'un modèle ancien, mais bien entretenues et cirées il y a peu. Redoutant un peu la rafale fraîche au possible, il avait hésité un petit moment avant d'attraper sa veste noire en jean, d'une coupe élégante et parfaite pour la mi-saison - son manteau long étant encore trop chaud pour ce début d'Automne.

Jetant un dernier regard dans la glace, il hésita encore quelques minutes. Un début de duvet de poils commençait à se former, courant discrètement depuis la partie inférieure de ses joues, son menton et légèrement au dessus de ses lèvres. Rien d’infamant, et rien d'alarmant. Ça ne piquait pas encore, ne datant que d'un jour ou deux, il pourrait le remettre à plus tard. Sinon il allait arriver en retard et refusait de perdre la moindre once du spectacle. Souriant de bonne humeur, il acheva ses préparations avec quelques gouttes d'un parfum frais, vif et discret qu'il mettait habituellement dans les "plus ou moins" grandes occasions, dont l'odeur pouvait rappeler le "Thé Vert". Présent de son vieux d'il y a deux trois ans, il s'en servait si peu fréquemment - et le flacon était si grand - que le niveau du produit baissait très lentement. Une fois satisfait, il laissa un mot sur son bureau, comme à son ordinaire comme il indiquait des absences à ses amis, attrapa sa sacoche habituelle avec le minimum syndical dedans. Es dire : son calepin à dessin, ses crayons de papier à dessin, sa trousse - arsenal de potions et remèdes en tout genre, ses papiers, son porte-feuille, et le dernier numéro quotidien de la "Gazette" qu'il n'avait eu encore le temps de parcourir. Attrapant enfin sa baguette magique, sagement rangée dans son étui, lequel il accrocha à sa ceinture, et son inséparable montre à gousset ouvragée qu'il glissa dans la poche avant de sa veste, il ferma à clef sa porte, vérifia qu'il était prêt et transplana directement pour éviter le risque de croiser quelqu'un et ainsi mettre à mal le plan.


Il arriva, pour une fois comme prévu, vers la place centrale affluente de Pré-Au-Lard. Certes, juste à quelques centimètres de la Statue de la Commémoration non présente lors de sa dernière visite du lieu, mais au moins pas "sur" la statue ou moins encore "sur" la route de quelqu'un, comme cela lui était si malheureusement coutumier dans sa maladresse habituelle, doublée d'une malchance presque pathologique le caractérisant si bien. Il jugea d'un oeil vif et acéré ses alentours, se rappelant les sombres événements qui étaient advenu en ce lieu au début de Mai dernier. Ceux-mêmes qui avaient tant hanté les cauchemars de sa cadette aux USA, et passablement réveillé l'étudiant lorsque sa frangine avait poussé dans son sommeil des cris stridents et aigus de terreur. Ben oui, la chambre de la petite lionne de troisième année avait été limitrophe à la sienne, puisque dans l'aile des invités de la ferme Darsy proche de Salem aux States. Difficilement, très lentement, il avait réussi à lui faire parler de ce qui était advenu, et avait apprit le reste des quelques élèves de Poudlard avec lesquels il correspondait, dont il s'enquérait souvent des nouvelles. Akiko Velon et Ambrine Illunia... toutes deux rencontrées en des situations aussi différentes l'une de l'autre que ne l'étaient le jour et la nuit, qui avaient réussi à "apprivoiser" l'étudiant en médicomagie, et qu'il traitait "presque" comme des petites soeurs à distance, de coeur, puisque proches de l'âge de sa propre frangine, il est vrai... et qu'il avait aidé, chacune à sa manière, dans un problème ou un autre. Pouffy dans l'âme...

Secouant sa tête pour se reprendre, il se remit en route, et se mêla à la foule d'adultes - pas de sorties Poudlard prévues de ce qu'il se souvenait vaguement du planning donné par sa cadette -, foule nettement plus supportable que celle concentrée et oppressante du Chemin de Traverse aux trop nombreuses heures d'affluence. Ici, au moins, il respirait un peu plus. Prenant sur lui pour ne pas perdre sa bonne humeur, il parvint jusqu'au lieu de rendez-vous, et ne voyant ni Tomas ni l'heureuse élue, le jeune homme hésita : devrait-il les attendre, ou bien rentrer directement, discrètement, pour ne pas plus indisposer le pauvre allemand ? La seconde solution, aussi tentante et facétieuse que soit la première, lui parut la plus sage, et l'étudiant ouvrit la porte du "oh combien niais au possible" café si connu...

Juste assez rempli sans trop l'être. Il repéra une table libre à l'emplacement stratégique vis-à-vis des tables encore inoccupées et celles pouvant être promptement libérées : ni trop loin, ni trop proche, elle offrait un large champs de vision en retrait sur le café, et donc lui permettrait d'observer avec une facétie enjouée et amusée la réalisation du gage. Souriant poliment et cordialement quand une serveuse vint en sa direction, il la laissa le conduire jusqu'à la table qu'il avait repéré au préalable, et toujours inoccupée. Il avait un quart d'heure d'avance sur l'heure du rendez-vous, il pourrait s'installer à son aise. Alan, tout en restant conscient des quelques regards dans sa direction et autres murmures, fit un effort pour les ignorer et ne pas poser de dégâts comme lors de sa dernière... et très ancienne visite dans le lieu. Presque il en était méconnaissable, dans son attitude du moins, dans sa maturité de cette dernière année, et plus encore de ces derniers mois. Il passa commande d'un thé de très bonne facture - bien une des rares choses qu'il admettait uniques à l'établissement - typé "noir", mêlant la douceur du sucré à la pique raffinée de l'épicée, un "chai" délicatement parfumé à la pomme. Çà le tiendrait éveillé tout en le changeant un peu de ses habitudes - accompagné des quelques scones que Lavande avait tant apprécié lors de leur dernière visite dans le lieu. Il consulta l'heure de sa montre à gousset, avant de sortir la "Gazette" et commencer à la parcourir avec plus ou moins d'intérêt selon les articles. Jusqu'à ce qu'une odeur familière ne vint tâter son odorat légèrement affiné, peu après qu'on ne lui ait servi sa commande, et qu'il leva les yeux pour voir le "couple" attendu. Un sourire volontairement malicieux se faufila sur ses lèvres lors du bref échange de regards partagé avec Tomas - venu sur son 31 - et achevé par un clin d'oeil discret.

Il resterait discret, il se l'était promis. Il n'importunerait pas Tomas plus que cela, mais savourerait chaque minute du spectacle. La partie encore "adolescente" facétieuse qui vivait encore au coeur du jeune adulte en construction progressive. Le rebelle plaisantin et amateur des défis et autres mauvais coups n'était pas encore mort, il revenait par moments briser la trop sérieuse parfois façade du jeune homme, assurer un équilibre sain entre sa raison, et assurer son statut d'étudiant de troisième année dans tous les sens du terme. N'allez pas penser que depuis son brevet il s'était totalement assagi, détrompez vous. On ne le changerait pas entièrement. Ainsi dissimulé par les autres clients, les autres tables, il tendit les oreilles et observa discrètement l'échange et leurs alentours, tout en faisant mine de manière convaincante d'être plongé dans la lecture de son périodique. Normalement, tout devrait bien se passer, mais connaissant sa malchance, on savait jamais...
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MessageSujet: Re: [2000]Paris perdu, rendez-vous galant de mauvais goût [Izlaya/Alan/Maureen][Terminé]   Mer 1 Mai - 3:34:53

[HJ : Mon dieu, pardon pour ma lenteur aberrante! J'espère que malgré ce rp un peu pauvre, il s'avère au moins satisfaisant! Very Happy]



Madame Pieddodu. Une femme pleine de vie, propriétaire d’un salon de thé pour le moins coloré. Izlaya y venait parfois. Tout d’abord parce que c’était un endroit où personne ne songerait à venir la chercher, étant plutôt pour les grand-mères et les jeunes amoureux transis, mais aussi pour le thé, qui était à l’humble avis de la sorcière, l’un des meilleurs de Grande-Bretagne. C’était donc un merveilleux endroit pour venir réfléchir à l’abri des regards et des curieux de son entourage, qui ne fréquentaient pas vraiment l’endroit. Enfin, c’était un bon endroit à tout moment, sauf la saint-valentin, jour où Madame Pieddodu semblait péter une durite. La boutique devenait alors un empire du rose et d’où le niais coulait de chaque particule de bois des tables, de chaque décorations. Avec cette quantité de chérubin, cela devenait nocif pour la santé de l’Anglaise.

Un beau matin, la jeune femme y était justement dans l’attente d’un rendez-vous important, rapportant à des informations sur son adoption. C’était un petit fonctionnaire Italien avec qui des liens s’étaient tissés, qui avait accepté moyennant une gracieuse somme d’argent – qui avait coûté plusieurs semaines de salaire à Izla et Azriel – de venir lui porter des documents censés être top-secrets. Mais voilà, cela faisait une heure que la belle Anglaise l’attendait et elle en était à un stade où tous les thés à la lavande du monde ne suffiraient à calmer la frustration qui montait en elle. Ce matin aurait dû être un moment décisif de sa vie, au lieu de ça, c’était un nouveau cul-de-sac. C’était après un autre quart d’heure de vaine patience qu’Izlaya avait reçu une missive de son frère, annonçant que la venue de son informateur de fortune était annulée. Il n’avait pu se déplacer pour une raison encore à déterminer et n’avait même pas été en état de prendre l’avion et que toute l’entreprise devrait être remise à la fin de Novembre. C’était donc en un état de frustration contenue qu’en s’apprêtant à sortir de l’endroit, Tomas l’avait abordée pour un rendez-vous. Il avait eu l’air si mal à l’aise qu’Izlaya avait accepté, d’une part pour la curiosité, l’autre parce qu’elle connaissait plutôt bien Tomas, chacun étaient pris désormais et n’avaient plus de sentiments l’un pour l’autre. En fait, ce serait peut-être même le bon moment pour parler de la nouvelle relation d’Izlaya. Tomas était un jeune homme gentil, compréhensif et avec un côté assez émotif, aux yeux de la noiraude.

Griffin Irons était le genre d’homme dont on entendait parler comme le directeur du bureau des aurors, comme une figure connue du monde magique, comme un ancien de l’ordre du phénix. Bref, comme tout sauf comme l’homme qui sortait avec une jeune femme de plus de 15 ans sa cadette. C’était donc bien normal que la jeune femme ne révèle pas cela à tout un chacun, mais éventuellement c’était dur de ne pas le dire à tout va, de ne pas partager son bonheur, de ne pas avoir le support d’une personne.

Ainsi donc, Izlaya se retrouvait aujourd’hui là, à Pré-au-Lard, pour un autre rendez-vous au fameux salon de thé, néanmoins d’un autre genre cette fois. Pour l’occasion – un rendez-vous reste un rendez-vous – la jeune femme avait mis une robe légère, dans les tons de crème avec quelque papillons imprimés dessus et des bottillons à talons moyen, quelque chose qui paraissait bien doux et innocent, si ce n’était de sa veste de cuir courte, qui apportait une dimension très edgy qui la caractérisait tant. Féminin mais avec du caractère.

La jeune femme arriva finalement au niveau de la devanture de la boutique et remarqua que Tomas était déjà là, tout beau tout propre. C’est vrai qu’elle avait peut-être deux minutes de retard, mais c’était bien tout, pas de quoi paraitre nerveux comme Tomas semblait l’être. Quoiqu’elle-même ne pouvait pas dire grand-chose. Elle ne le montrait guère, mais elle redoutait un certain malaise entre eux, encore plus depuis qu’elle était devant l’Allemand. Des appréhensions faisaient leur bout de chemin dans sa tête, de toute évidence. Après tout, ils avaient eu une brève idylle et malgré qu’elle se fut bien terminée et sans aucune rancœur, cela pouvait installer un froid au sein d’une rencontre. De toute façon, avec tout le respect et la gentillesse qu’elle portait à son ex, c’était peu probable que cela se passe mal…non?

L’Anglaise, tâchant de paraitre totalement à son aise s’approcha du châtain et lui adressa un sourire rayonnant. Il la salua poliment et elle répondit, faisant effort de jovialité.

- Salut!

Et bien entendu, la gêne installée précédemment ne se dissipa point, s’épaississant même alors qu’ils entrèrent dans et se firent désigner une table, où ils prirent place. Izlaya parcouru alors la pièce du regard, pour avoir un aperçu des clients présents. Presque tout de suite, une tête connue sembla pointer au-dessus d’un journal un bref instant. Alan? Que faisait-il ici? D’autant que la noiraude savait, il n’était pas plus du genre que son ami Allemand à visiter cet endroit. Et si tous les deux étaient là au même moment, ça n’était que peu probable que ce fut un pur hasard. Oui, le temps au sein de L’Ordre du Phénix avait vite fait d’elle une déductive. Et cette situation commençait à sentir légèrement le coup-fourré. Finalement elle reposa son regard sur son principal interlocuteur et fit un sourire entendu.

- Dis-moi donc, Alan là-bas, c’est ton support moral?

Bien sûr, c’était une manière subtile et humoristique de demander une explication, vu qu’il n’y avait rien qui laissait penser que Tomas eu besoin d’un support moral quelconque. Après, que celui-ci dise la vérité ou non, il n’y avait pas de problème, Izlaya n’avait pas peur de Desoya et Desoya n’avait rien qui puisse faire peur. Il avait même paru plus curieux que suspicieux.

Lorsque la serveuse revint enfin prendre leur commande, Izla commanda un earl grey, un classique Anglais. Ensuite de quoi elle laissa son rendez-vous commander à son tour, attendant toujours la réponse.
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  • Tomas Herz
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MessageSujet: Re: [2000]Paris perdu, rendez-vous galant de mauvais goût [Izlaya/Alan/Maureen][Terminé]   Lun 17 Juin - 10:38:33

[HJ: T'inquiète pas Iz, comme tu as pu le remarquer, j'ai été absente un moment ^^. Bien contente de voir une réponse ici, ça ma donné envie de revenir]

Après avoir lancer un regard, discret mais noir, à Alan, Tomas s'installa et attendit qu'une serveuse vienne prendre leur commande. Pour les quelques fois où il était venu, il n'avais pas besoin de lire le menu. Il n'était pas énorme et était très simple. Quelque variété de thé, de café et de douceur. Facile à retenir. La serveuse arriva enfin, Izlaya passa sa commande et Tomas en fit de même. Un simple café au lait.

Changeant de position, il remarqua que le café disposait d'une musique d'ambiance. C'était la première fois qu'il remarquait cela. De la musique anglaise douce, assez romantique en soit. Ironique quand l'on voit le nombre de couple présent. La plupart des tables n'avaient que des groupes de vieilles sorcières sorties entre copine. Et eux... Une fille et un garçon du même âges bien habillés. Peut-être que la propriétaire du coffe-room avait pris l'initiative de détendre l'atmosphère entre-eux pour les aider à ... MAIS NON! Ce n'est pas du tout cela! M'enfin... Il était déjà caser, et même bien caser! Il n'avait pas l'attention de renouer avec son ex.


- Dis-moi donc, Alan là-bas, c’est ton support moral?

Tomas leva subitement la tête vers son rendez-vous. Comment elle l'avait remarqué? Jetant un bref coup d’œil autour de lui, l'allemand ce dit que ce n'était pas vraiment difficile de remarquer un jeune homme seul parmi des clientes âgées. Il regarda une nouvelle fois Izlaya. Devait-il lui inventer une excuse ou lui dire la vérité? Même avec seulement deux semaines de couple, elle le connaissait assez pour savoir quand il lui racontait une baliverne.

- Oui et non. C'est une bête histoire que tu vas trouver puérile... Et, elle l'est...

Le jeune homme soupira d'agacement avant de remarquer le regard d'Izlaya qui l'invitait à poursuivre son explication.

- En fait, je lui ai lancé un pari. Celui qui perdait la course devait se rendre, le mercredi suivant, au deuxième étage et inviter la première fille qu'il rencontrait ici... Comme tu t'en doute, j'ai perdu.

Et là, il se sentait terriblement honteux et idiot. Mais au moins, il avait été sincère. Avec un peu de chance, elle ne lui en voudrait pas.
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MessageSujet: Re: [2000]Paris perdu, rendez-vous galant de mauvais goût [Izlaya/Alan/Maureen][Terminé]   Sam 6 Juil - 14:25:21

(HJ Je suis horriblement désolé de l'absence et du temps de réponse, je m'y remets tout juste et tout doucement >< Je fais entrer la furie au prochain tour Razz HJ)

Curieux, c'était le mot. Bah il était connu, sur le sol de l'UMA, que l'allemand et l'anglais réunis en de certaines circonstances pouvaient donner naissance, quelques fois, à un des quatre cent coups possiblement réalisables dans le cadre universitaire. En général assez sages et respectables, très proches amis, ils pouvaient autant se charrier que s'embêter comme deux véritables frères de sang, bien qu'ils ne fussent unis par tout sauf par le sang. Et, il était clair que le britannique avait bien été décidé à aller vérifier par lui-même si Tomas réaliserait ou pas son pari, comme il avait perdu le défi qui avait été lancé entre eux deux - trois si on ajoutait la jeune femme blonde qui s'était plus ou moins joint à la compétition en invitée - et il n'était pas déçu du spectacle, pas le moins du monde. S'il avait été étonné de voir que celle que le malheureux avait croisé dans ledit couloir du paris n'était autre que son ancienne copine d'une brève période, Izlaya, il s'était dit que cela ne ferait qu'ajouter du piment dans ce qui n'était qu'une petite plaisanterie entre amis masculins, et pouvait dans tous les cas donner lieu à un moment amusant pour les deux partis, même si cette forme d'humour n'était pas toujours très bien comprise selon les personnes... parfois pas du tout, même. Et c'était souvent là que les choses se compliquaient sacrément bien trop...

- Dis-moi donc, Alan là-bas, c’est ton support moral ?

Intrigué de ce renversement de situation - quoiqu'il ne fut pas si étonné que cela des capacités d'observation de la demoiselle après cette fameuse fois, au précédent bal d'Halloween avec l'histoire d'Ophélia détenue et menacée par un mage noir fou, Valère Araley, dans laquelle tous deux et quelques autres pairs de l'université s'étaient retrouvés plongés avec deux aurors suite à un maléfice du responsable de tout ce bazar. Après tout, Izlaya avait beaucoup aidé à comprendre des énigmes en observant et remarquant certains détails, comme celle des lions par exemple si son souvenir était encore bon et bien frais dans sa mémoire - il redressa la tête pour observer la table qui l'intéressait, et avec un sourire bon enfant replia et referma avec soin le journal sorcier qu'il "lisait". Ignorant superbement certains regards à son attention, sans rien perdre de sa bonne humeur, il se décida à venir au secours du pauvre Tomas dans une situation bien délicate, alors que ce dernier répondait avec une gêne et un agacement perceptibles :


- Oui et non. C'est une bête histoire que tu vas trouver puérile... Et, elle l'est... En fait, je lui ai lancé un pari. Celui qui perdait la course devait se rendre, le mercredi suivant, au deuxième étage et inviter la première fille qu'il rencontrait ici... Comme tu t'en doute, j'ai perdu.

Sans rien perdre de son sourire, il avait rangé ses affaires tout en écoutant la réponse de l'allemand, dans un grand silence discret, en même temps il n'en avait pas sorti autant que cela. Terminant ainsi sa tasse de thé et le dernier scone qu'il lui restait alors qu'il avait attendu le "duo" espéré, il s'était redressé sans un bruit, besace à l'épaule, et s'était faufilé à pas de loup juste derrière Tomas, sans se faire remarquer par les concernés en dépit de sa grande taille de sportif régulier qui s'entretient avec soin. Sur un ton enjoué et bon enfant, il répliqua alors tout en posant une main amicale sur l'épaule de l'allemand, un immense sourire malicieux aux lèvres et une lueur vive, pétillante et facétieuse dans son regard d'un bleu-noir si propre à celui d'une belle nuit d'été sans la moindre étoile ou le moindre éclat de la Lune :

- En même temps, le duel a été loyal, et on sait bien tous les deux qui avait proposé la nature du défi du perdant, pas vrai old chap ? Tu aurais du te douter que je ne te laisserais pas une victoire facile, voyons ! Mais soit, je plaide coupable pour la proposition du challenge amical à l'origine !

Sans perdre une once de son sourire chaleureux et éclatant de bonne humeur, il tourna son regard sombre aux nuances bleutées si particulières selon la lumière droit vers Izlaya. Relâchant alors sa prise affectueuse sur l'épaule de son allemand préféré, il se dirigea vers la jeune femme pour la saluer avec chaleur amicale et respectueuse :

- Bien que je ne m'attendais franchement pas à ce que cela soit sur toi qu'il tombe, j'ai été tout aussi surpris que lui quand je l'ai appris... d'une manière ou d'une autre. Salut Izlaya, la forme ? Quoi de neuf depuis la dernière fois ? Ah, et dîtes le moi surtout si je vous dérange, je n'oserais pas vraiment pas m'imposer ou interrompre quelque chose. Je retournerais à ma table sans plus attendre.

Se reculant un peu de quelques pas, il resta ainsi debout sur la droite de leur table, bras croisés et une bonne humeur malicieuse persistant sur son visage. Ah ça, il avait bien ses moments sérieux quand il travaillait ses recherches en potions avancées ou traitait de sujet graves avec ses amis, mais aussi ses instants lutins et plaisantins à ses heures, comme en ce moment. Après tout, l'ancien pouffy spécialiste des quatre cent coups de Poudlard qui avait été séparé de ses complices de toujours n'était pas totalement mort dans son coeur, il revenait par moment rappeler sa présence. D'humeur totalement détendue et chaleureuse - il appréciait assez bien Izlaya, et Tomas était son meilleur pote avec Lavande, et surtout son "presque-frère" - il attendit ainsi leur réponse en observant d'une attitude posée, assurée et tranquille leurs alentours. Bah, le gage restait purement innocent et amical entre les deux dadais, il n'y avait aucune mauvaise intention derrière. Alan était conscient que Tomas vivait une idylle avec son Irlandaise, Maureen Doherthy, mais elle n'allait quand même pas se prendre le choux avec une blague aussi innocente entre meilleurs amis gars quand même ? Ce serait bien triste dans le cas contraire... quoique Lavande pourrait aussi très mal interpréter la situation, ayant tendance parfois, comme lui, à parler avant de réfléchir quelques secondes et de s'emporter pour un rien avant de se calmer très vite. Maureen étant en plus sa colocataire, il était possible qu'elle ne le prenne pas très bien non plus, et une ou des prises de tête n'étaient absolument pas ce qu'ils avaient à l'esprit. Cela dit, il compatissait avec Tomas même s'il se marrait par principe : dans sa situation, il aurait prié pour que sa possessive et sanguine amie d'enfance ne se monte pas tout un pataquès en risquant de débarquer ici. Mais normalement, les filles - Maureen, Lavande et Elena - étaient en train de faire du magasinage quelque part sur le Chemin de Traverse à Londres, donc normalement pas de souci à avoir sur ce point. Après, comme dans toute équation, il y avait toujours quelques facteurs inconnus et totalement imprévisibles sur lesquels on ne pouvait rien... sauf prier pour la bénévolence et la bienveillance de Viviane et Merlin. Pourvu que ça dure, néanmoins...
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MessageSujet: Re: [2000]Paris perdu, rendez-vous galant de mauvais goût [Izlaya/Alan/Maureen][Terminé]   Dim 1 Déc - 21:10:28

[HJ : Bon, petit changement de couleur dans mes dialogues, j'avertis pour ne confondre personne! ^^ Si je dois changer quelque chose, dites! ^^ ]



- Oui et non. C'est une bête histoire que tu vas trouver puérile... Et, elle l'est... En fait, je lui ai lancé un pari. Celui qui perdait la course devait se rendre, le mercredi suivant, au deuxième étage et inviter la première fille qu'il rencontrait ici... Comme tu t'en doute, j'ai perdu.

Izlaya manqua éclater de rire chose qu’elle évita de justesse arrivant à camoufler son rire franc dans sa main. Par merlin, ce pauvre Tomas avait le don de s’embarquer dans des galères… pas possibles! Déjà, même si elle ne l’avait pas parfaitement connu, elle s’imaginait mal Tomas du type sprinteur olympique, tandis qu’Alan… disons qu’Alan avait plus l’air du type qui pouvait tenir tête à bien d’autres en sports. Et puis franchement, Tomas proposer un tel pari? Elle ne l’aurait pas vraiment cru si elle n’avait pas été mêlée à tout ça. Alors qu’elle s’apprêtait à répondre, ce fut Alan qui arriva derrière Tomas, posant sa main sur l’épaule de ce dernier. Alan avait l’air en pleine forme et très satisfait de la situation. Après tout, s’ils avaient fait un pari, c’était évident qu’éventuellement il serait là. À quoi servait de faire un gage si on ne pouvait assister à la défaite de son adversaire?  Gardant un sourire amusé aux lèvres, Izla s’accouda  sur la table en écoutant Alan expliquer un peu plus en détail leur fameux pari. Elle les regarda tous les deux et eut un faux soupir découragé

- Vraiment Tomas, tu as un don inné pour les idées saugrenues! J’aurais sûrement mal réagit si ce n’avait été que je connais tous les deux!

Oui bon, c’était rendre Tomas un peu plus coupable, mais Iz n’osait pas imaginer la réaction qu’une autre jeune fille aurait eu d’apprendre qu’elle n’était qu’un pari perdu en ayant cru se rendre à un rencard. La noiraude au contraire savait très bien à quoi s’en tenir. Tomas était en couple et si qu’il puisse avoir proposé un pari de la sorte était surprenant de sa part, c’était littéralement impossible que le jeune homme ait pu tromper sa bien-aimée et lorsqu’il l’avait invité, elle s’était bien douté qu’il y avait quelque chose là-dessous, d’où son inspection du salon de thé et son observation de la présence d’Alan qui en avait suivi. Au final, mieux valait que Tomas se prenne une ou deux tirades de la part de ses amis, qu’une claque en pleine face d’une jeune femme blessée dans son orgueil. Alan vint vers elle et la salua d’un câlin cordial, qu’elle lui rendit.

- Ça va très bien, et toi-même, Alan? Quoi de neuf? Heum… tu sais, j’ai… rencontré quelqu’un, disons! Mais bien sûr que non tu déranges pas! Je crois que ça ne dérange pas du tout Tomas non plus, n’est-ce pas?

Iz avait habilement choisit ses mots. Après avoir avoué à demi-mot qu’elle était avec quelqu’un, se frottant légèrement la nuque, elle avait de suite repassé le sujet à Tomas et tenté de leur éviter un faux-rencard où il y aurait sans doute plusieurs malaises. L’Allemand paraissait si gêné, la noiraude n’avait pas le cœur de le laisser comme ça. Si Alan restait, le rendez-vous prendrait surement un tournant qui s’apparenterait plus à un rendez-vous entre amis qu’un pari perdu. Ce qui n’était pas pour déranger la sorcière. Elle prenait peut-être bien ce qui lui arrivait, mais ce n’était pas non plus la chose la plus merveilleuse qui lui arrivait non plus, quoi. Encore moins pendant que Maureen entrait…

QUOI?!? Izlaya se sentit soudainement très mal à l’aise. Tomas était sur son 31, elle aussi d’une certaine manière et même si Alan était là, ils étaient dans le salon de thé le plus Kitsch de tout le monde sorcier. Non, non non, c’était TOUT sauf bon. Izla perdit aussitôt son sourire et regarda Tomas, l’air un peu désolée pour lui. Elle ne pouvait pas rester, vraiment. Loin d’elle l’envie d’abandonner Tomas, mais tout ça ce n’était pas de ses affaires et elle n’avait pas envie d’être coincée dans un tel quiproquo. Maureen venait de les remarquer et prestement, l’Anglaise retourna la tête, n’ayant pas envie de savoir si elle était en colère ou triste.

- Hem… Tomas? Iz fit un subtil signe de tête vers l’entrée. Je-je crois que je vais y aller, hein! Ce, ce serait mieux, ouais! Ça a été un plaisir de vous revoir, j’espère qu’on pourra se retrouver autrement bientôt! Et si besoin, je serai au trois-balais!

Elle prit son sac et après un bref baiser sur la joue pour dire au revoir à Alan et un signe de tête à Tomas, elle prit la direction de la sortie. En passant, Izla tenta d’exprimer d’un regard un peu maladroit un malentendu flagrant, regardant Lavande à la suite avant de sortir rapidement. Par merlin, ce n’était PAS ce qu’elle avait voulu comme journée. Sans plus attendre, elle décida d’aller là où elle leur avait dit, question de boire une pinte de Bièreaubeurre, ce serait un petit remontant pour se remettre de cet imposant malaise.
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MessageSujet: Re: [2000]Paris perdu, rendez-vous galant de mauvais goût [Izlaya/Alan/Maureen][Terminé]   Mer 4 Déc - 3:59:55

(HJ Court, c'est la reprise et j'espère qu'on va vite enchaîner sur le nouveau contexte Wink HJ)


Comment cette journée avait-elle pu si mal finir alors qu'elle avait si bien commencé ? C'était ce que se demandait une belle étudiante de dix-neuf ans, ses boucles d'un roux flamboyant cascadant sur ses épaules impuissantes, de grosses larmes de tristesse et fureur mêlées serpentant sur ses joues délicates. Les traitresses ! Elles arrivaient encore à échapper à la prison de ses doigts serrés, ceux de ses mains fines alors recouvrant ses yeux d'un bleu tropical embué de tristesse et paupières rougies de pleurs. Oh, bien entendu, elle avait attendu d'être rentrée dans sa chambre, après avoir transplanté aussi sec de la terrible découverte qu'elle venait faire et avoir hurlé sa furie contre celui qui l'avait engendré, pour laisser couler le flot de gouttes salines et transparentes comme l'eau la plus purifiée et la plus fraîche. Elle sanglotait ainsi en douceur dans la chambre qu'elle partageait avec Lavande, repliée sur son lit. Et dire que tout avait si bien débuté… comment les choses avaient pu tourner ainsi ?


- Is fuath liom leat! Bhí mé mícheart faoi tú !

"Je te déteste ! Je me trompais sur toi !"


Oh ça oui, elle le détestait. Oh que oui elle estimait s'être rudement trompée sur son compte. Quel imbécile elle avait été, combien elle avait été naïve ! Et combien elle donnerait pour que sa chère colocataire et amie aux cheveux blonds soit présente sur le moment… elle avait le coeur gros de larmes et la rage dévorait encore son esprit. Et seul la langue natale de sa chère Irlande semblait capable de refléter clairement son état d'esprit et véhiculer avec le plus de fidélité ses émotions dévorantes. Dans un cri du coeur, pourtant d'une voix étouffée par purgeur, elle s'écria dans le silence d'alors de la chambre partagée, à un destinataire absent, présence invisible :


- Conas is féidir leat é seo a dhéanamh dom, liom? Huh? Tomas !

"Comment tu as pu me faire cela, à moi ? Hein ? Tomas !"


Qu'est-ce qui s'était donc passé pour rendre l'ordinairement paisible et douce irlandaise dans cet état de furie et de chagrin prononcés ? Je m'en vais de ce pas vous faire un petit retour en arrière. En effet, il y a déjà quelques heures de cela...


[Un peu plus tôt dans l'après-midi, Septembre 2000]


En effet, la journée en soit avait plutôt bien commencé, même si elle n'avait pas pris la direction à laquelle la jeune femme s'attendait. Maureen, qui avait plutôt envisagé de la remplir de longues périodes d'étude assidue à la Bibliothèque Universitaire de l'UMA afin de se libérer la soirée pour passer cette dernière en compagnie de son amoureux allemand, avait reçu une proposition alléchante à laquelle elle n'avait su résister. Et donc qu'elle avait accepté de très bon coeur, surtout avec l'immense politesse employée par celle qui en était à l'origine : l'étudiante américaine arrivée un peu plus tôt dans l'année, Elena, visiblement une proche amie d'enfance du meilleur ami, Alan Desoya, de son petit ami Tomas Herz.

Ainsi, alors que la jolie irlandaise, une pile impressionnante de livres entre les bras, arpentait les couloirs de l'université pour gagner le havre de savoir et d'étude de l'établissement d'enseignement supérieur sorcier, l'étudiante blonde au curieux accent s'était présentée à elle, une lueur implorante dans son regard de tire d'érable clair. En effet, cette dernière lui avait formulé la requête de l'accompagner, si elle le souhaitait bien sûr, sur le Chemin de Traverse. Étonnée de la voir sans son habituel comparse britannique, Maureen n'avait toutefois su - et voulu - décliné l'invitation, confirmant avec un délicat sourire :



- Bien sûr ! Ce sera avec plaisir, Elena ! J'avais prévu d'étudier un peu, mais ce n'est pas grave. Lavande te confirmerait que je ne dis jamais non à une sortie shopping, et je serais ravie de te montrer un peu plus les boutiques ! Laisse-moi juste le temps de reposer tout ceci, de me recoiffer un peu et on y va ! Attends-moi à l'entrée du campus, je te rejoins rapidement !


C'est ainsi qu'elles s'étaient toutes deux retrouvées à cheminer sur le sol pavé et usé par le temps et la fréquentation du Chemin de Traverse. D'excellente humeur et d'un caractère aussi doux et serein que toujours, l'irlandaise écoutait avec curiosité et indulgence l'exubérante et bavarde "cousine" anglophone du Nouveau-Monde parler encore et encore. Lui prêtant une oreille attentive et intriguée, les deux filles rirent de bon coeur nombre de voix, le filet de voix cristallin de la fille d'Irlande se faisant entendre plus que sa réserve la laissant faire d'ordinaire. Néanmoins curieuse d'un petit point ayant conduit sa compagne à être seule, elle demanda d'une voix douce, alors que toutes deux quittaient une énième boutique de vêtements pour se rendre vers celle la plus connue, la plus prestigieuse… et aussi la plus chère, bien hélas :


- Mais dis-moi, Elena. Je suis surprise d'apprendre que tu n'aies pas été plus souvent sur le Chemin pour flâner un peu. Alan ne t'y as pas conduit au moins une fois ?

- Si, bien entendu ! Deux-trois fois  ! Mais monsieur n'aime pas plus l'affluence humaine que faire les boutiques. Je ne te raconte pas comment cela a été toute une histoire pour qu'une fois il m'accompagne magasiner un peu ! Par l'Oncle Sam, il est obnubilé dans ses recherches, cela lui aurait fait du bien de prendre l'air un peu ! Et pas plus tard que tout à l'heure, il m'a gentiment décliné la proposition. Enfin, avec autant de tact qu'il le puisse… un truc de prévu, je crois.

- Ah, les garçons sont un peu rudes parfois, mais je suppose que c'est dans leur manière d'être. Mais vois le bon côté des choses : nous pouvons mieux faire connaissance ainsi ! En tout cas, je suis ravie de partager la compagnie d'une autre accro du shopping et du bon goût, bien que Lavande soit aussi une référence !


C'est ainsi que tout naturellement, la bienveillante irlandaise lui avait proposé de la conduire sur Pré-Au-Lard, si elle voulait voir à quoi cela ressemblait. Après tout, l'irlandaise avait du temps devant elle, sa camarade aussi, et Maureen pour avoir été à Poudlard pendant sept ans connaissait très bien les lieux. Et puis, par Saint Patrick, c'était quand même une des place "To be" de l'Angleterre Sorcière ! Le cadre était absolument charmant en plus, et elles pourraient apprécier l'air pur et frais de la fin du mois. Elle ne fut que plus enjouée et enchantée de rendre ce service en voyant la mine radieuse et éclatante de l'américaine, et répliqua :


- Dans ce cas, ne trainons pas ! Sinon nous n'aurons pas assez de temps pour tout bien voir ! Tiens mon bras, et ne me lâche pas surtout, je vais te transplanter avec moi !


Ainsi, elles s'étaient retrouvées dans Pré-Au-Lard. Maureen lui fit faire le tour du connaisseur, gardant le meilleur pour la fin, tout du moins à ses yeux. Le petit café chic comme tout et raffiné, celui de Pieddodu, pour qu'elles couronnent comme il se doit cette magnifique journée. Bah, des demoiselles comme elles ne vont pas se rendre au café des Trois Balais, elles sont entre filles et donc se rendront en un lieu raffiné. Cela dit, elle ne s'attendait pas du tout au spectacle qui se présenta à ses yeux, alors qu'elle ouvrait la porte en discutant joyeusement avec Elena, qui se figea aussitôt. L'Irlandaise, s'étonnant de son immobilité soudaine, perçut alors des voix bien connues :


- Ça va très bien, et toi-même, Alan? Quoi de neuf? Heum… tu sais, j’ai… rencontré quelqu’un, disons! Mais bien sûr que non tu déranges pas! Je crois que ça ne dérange pas du tout Tomas non plus, n’est-ce pas?

- Ça va bien aussi ! Oh, à part cet histoire de brevet en potions, pas grand chose de neuf, la routine quoi. Métro - boulot - recherches - sport - dodo, en somme. Dans bah dans ce cas, je me joins à vous avec plaisir ! Et toi, quoi de beau Iz…laya ?


La voix britannique de l'étudiant bien connu sur le campus s'était brusquement noyée dans le silence, alors que les yeux bleus-verts de l'irlandaise étaient ronds de mauvaise surprise, observant sans mot dire le triolet d'individus bien connus. Alan racla légèrement sa gorge avec nervosité contenue, alors qu'Izlaya elle-même semblait vouloir partir au plus vite après avoir alerté le concerné. A ses côtés, Elena avait les mains posées sur ses hanches, dardant un regard contrarié envers son ami d'enfance, ses rouages mentaux faisant sans doute plus aisément le lien de la situation de bien mauvais goût. Mais Maureen resta quelques secondes pétrifiée, jetant un regard brûlant d'un feu glacé envers la - belle en plus, et ex de Thomas - noiraude qui s'en allait jusqu'à ce qu'elle disparaisse de son champs de vue.

Puis elle porta un regard furieux, blessé et incompréhensif vers Tomas, l'observant de la tête aux bottes. Bien habillé et en charmante compagnie en un lieu très connu pour ce genre de… choses. S'imaginant tout de suite les pires scénarios possibles dans sa tête, une pointe bien prononcée de jalousie et de colère mêlées grimpa en son coeur d'ordinaire posé, mais possessif un peu. Son sang et sa fierté irlandais brûlaient comme un incendie vivant et intérieur en elle, le rouge de la fureur fardant ses joues délicates. Visiblement, Alan se redressa dans l'idée, peut-être, de calmer le jeu comme médiateur, mais un regard sec d'Elena le cloua sur place.

Toute intervention serait mal venue au vu de la situation, et aucune explication extérieure au fautif acceptée, l'américaine le savait, même en de bonnes intentions. Sentant l'orage gronder, et par solidarité féminine, Elena s'approcha à grands pas d'Alan, attrapa le sac de ce dernier au vol et lui intima d'une voix ferme et sans réciproque de l'accompagner pour quelques explications en une discussion privée un peu plus loin. Couper Thomas de son allié et sans doute complice de cette situation, et s'éloigner de la furie. L'anglais protesta bien entendu, mais elle lui cloua le bec et le traîna presque hors du café sans lui laisser, à vrai dire, le moindre choix.


Alors laissés seuls, enfin sinon les autres invités, Maureen inspira un grand coup pour ne pas provoquer - dans l'immédiat en tout cas - de scandale. D'une démarche volontairement sèche et lente, savamment mesurée et dosée, elle s'assit très temporairement en face de lui, sur la chaise précédemment occupée par cette… Izlaya. Elle attendit volontairement de très longues minutes, lui dardant un regard bleu-vert perçant, vif et déstabilisant de sa fureur inhabituelle, avant de demander d'une voix dépourvue de toute douceur et de toute chaleur, d'un timbre très faussement de velours quoique trahi par une inhabituelle sécheresse et frigidité mordante:


- Je peux savoir à quoi ça rime, tout cela ? Cé chomh fada ? Depuis combien de temps ça dure, ce petit jeu avec elle ? Un petit vent de nostalgie, b'fhéidir ? Je suis très déçue, Tomas. Je ne m'attendais pas à ce genre de… líonadh go tobann de ta part...


Elle attendit quelques minutes sa réponse, qui ne lui plut guère et qu'elle n'écouta, à vrai dire, pas vraiment, trop furieuse. Elle ne tint que quelques minutes en place, avant de se redresser sèchement à peine eut-il le temps de finir, et lui lança d'une voix froide et vibrante de colère contenue, les larmes scintillant dans ses paupières :


- C'est donc à ça que tu passes le reste de ton temps libre. Et bien, comhghairdeas. Elle en fait rêver plus d'un garçon hein… tout cela pour elle… cette… cailín ! Je ne perdrais pas une minute de plus avec un traître comme toi. Is fuath liom tú, Tomas ! Je te déteste !!!


Et sans même attendre la réponse, elle détourna son visage, les larmes ayant déjà fait coulé son mascara noir et les yeux étincelants de colère et de larmes, tremblante d'un violent chagrin. Sans même se retourner une fois dehors, elle avait transplanté dans un craquement sec droit dans sa chambre, qu'elle ferma aussitôt à clé. Et depuis de longues heures, elle pleurait sans trêve, persuadée que Tomas la trompait vraiment avec Izlaya. Même les esprits d'ordinaire les plus doux et plus réfléchis pouvaient agir de manière impulsive une fois que la passion s'embrase et que la rage les dévore, obscurcit leur jugement de ses noires nuées et sa brume safranée. Elle pensait que Tomas valait mieux que cela… elle se trompait, visiblement… Idiot de Tomas !
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MessageSujet: Re: [2000]Paris perdu, rendez-vous galant de mauvais goût [Izlaya/Alan/Maureen][Terminé]   Mer 4 Déc - 22:30:21

- Vraiment Tomas, tu as un don inné pour les idées saugrenues! J’aurais sûrement mal réagit si ce n’avait été que je connais tous les deux!



Elle n'avait pas tord. Il le savait. Ce pari avait certainement été la plus mauvaise idée qu'il n'avait jamais eu. Mais quand il l'avait lancé, il pensait avoir toutes ses chances de réussir et ainsi refiler cette comédie à Alan. Histoire de l'ennuyer un peu vu qu'il n'appréciait pas trop la compagnie féminine... A part quelques rares exception. Cependant, il devait bien avouer qu'il aurait pu tomber plus bas. Si ça n'avait pas été Izlaya dans ce fichu couloir et qu'il serait tombé sur une minette de première... Il imaginait déjà le tableau... Une poupée bien maquillée à souhait qui aurait minauder pendant tout le rendez-vous en espérant pêcher un bon gros poisson ! Et tout cela en début d'année. Rien que ça, lui donnait des frissons.

Pendant qu'Alan se rapprochait pour saluer sa compagne, Tomas en profita pour boire une gorgée de sa commande. D'ailleurs, il n'était pas assez sucré ce café... Pendant les échanges de politesses, le jeune homme fit un mouvement vers la sucrière pour y déloger plusieurs morceaux de sucre candy. C'est alors qu'il avait encore la main plongé dans le récipient qu'il remarqua une chevelure flamboyante qu'il connaissait par coeur. Ce dernier fit un bon vertigineux. La peur monta. Et si cette chevelure appartenait bien à ...


- Ça va bien aussi ! Oh, à part cet histoire de brevet en potions, pas grand chose de neuf, la routine quoi. Métro - boulot - recherches - sport - dodo, en somme. Dans bah dans ce cas, je me joins à vous avec plaisir ! Et toi, quoi de beau Iz…laya ?

Et entendre la voix d'Alan baissée n'aida pas Tomas à ce sentir rassurer. S'il devenait aussi silencieux dans son moment de gloire, c'est que gloire il n'y avait plus ! Lentement, l'allemand tourna la tête vers la porte pour mieux voir les personnes qui venait d'entrer. Et là, il su qu'il était mort. Cette chevelure de feu appartenait belle et bien à celle qu'il pensait. Maureen. Il était sûr, en cet instant, il n'avait plus aucune couleur sur le visage. Comment expliquer ? Comment lui faire comprendre qu'il ne s'agissait que d'un vulgaire paris ? Une blague stupide sans importance ?

- Hem… Tomas? Je-je crois que je vais y aller, hein! Ce, ce serait mieux, ouais! Ça a été un plaisir de vous revoir, j’espère qu’on pourra se retrouver autrement bientôt! Et si besoin, je serai au trois-balais!

Tomas n'avait entendu que la moité de ce qu'Izlaya venait de dire. Toute son attention était focalisé sur sa belle Irlandaise et sur l'explication qu'il allait pouvoir fournir. Même si pour eux trois, la situation était bien claire, elle n'allait certainement pas l'être pour sa belle. Et a voir comment Alan s'était fait jeter dehors par son amie américaine, ça n'allait pas du tout être facile.

Quand Maureen fut en face de lui, il ne vit rien d'autre à dire que la vérité. Il savait que toute cette histoire était idiote, mais il ne pouvait s'empêcher d'avoir peur. Il n'avait jamais vu son Feu Follet dans cet état. C'était effrayant.


- Je peux savoir à quoi ça rime, tout cela ? Cé chomh fada ? Depuis combien de temps ça dure, ce petit jeu avec elle ? Un petit vent de nostalgie, b'fhéidir ? Je suis très déçue, Tomas. Je ne m'attendais pas à ce genre de… líonadh go tobann de ta part...

Ouch !

Il comprenait pas tout, mais savait ce qui se passait. Lui-même partait dans un discours dans sa langue maternelle quand il perdait le contrôle de ses émotions. Tomas prit une profonde respiration et tenta de se faire comprendre.


-Et bien en faite... C'est juste un pari que j'ai perdu... Un pari avec Alan... Je devait l'invité ici, si je perdait... Il n'y a pas de nostalgie dans tout ça... Et puis, une nostalgie pour quoi ? On n'est resté qu'une semaine ensemble.

Et en une semaine, il ne s'était pas passé grand chose...

- C'est donc à ça que tu passes le reste de ton temps libre.

-Mais, mon coeur, c'est pas nouveau qu'Alan et moi faisons des paris à la con et...

- Et bien, comhghairdeas. Elle en fait rêver plus d'un garçon hein… tout cela pour elle… cette… cailín ! Je ne perdrais pas une minute de plus avec un traître comme toi. Is fuath liom tú, Tomas ! Je te déteste !!!

HEIN ?!

-Que... Was ?!

S'il n'était pas déjà blanc comme un linge, maintenant, il l'était certainement ! Dash a son concurrent ! Ce qui l'avait le plus pâlir c'était cette phrase qu'il ne comprenait pas. Est-ce-que ça voulait dire « c'est fini entre nous » ?

Tomas se leva d'un bon et partit à la suite de Maureen en criant après elle.

Non, pas ça !

Une fois à l'extérieur, sa belle avait déjà transplaner avant même qu'il n'ai eu le temps de faire ou dire quoi que ce soit. Il se trouvait seul dans cette rue. Seul et apeurer. Comment une histoire aussi idiote pouvait-elle faire autant de dégâts ?


- Maureen...
, murmura Tomas

Sans s'en rendre compte, le jeune homme tomba à genoux. Le regard dans le vide, il se demanda comment il avait pu être aussi idiot pour tomber dans ce genre de connerie. Il avait presque l'impression de revivre sa dernière rupture. Celle avec Amélia. Sauf qu'ici, ça faisait encore plus mal. Mais pas question de laisser Maureen partir !

- Keine Frage. Das ist noch nicht vorbei!

"Pas question. Ce n'est pas fini!"
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MessageSujet: Re: [2000]Paris perdu, rendez-vous galant de mauvais goût [Izlaya/Alan/Maureen][Terminé]   

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