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 Papotons peu, mais papotons bien [Pv Hermione]
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  • Lisbeth Mc Ferry
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MessageSujet: Papotons peu, mais papotons bien [Pv Hermione]   Jeu 3 Jan - 13:14:56

Londres, septembre 2000, début de l’année scolaire.

Depuis toujours, Lizzie aimait les livres. Il fallait dire que quand on n’avait pas beaucoup d’amis, ils devenaient de fidèles complices. Au moins eux ne vous contredisaient jamais. Et où trouvait-on le plus de livres quand on n’en avait jamais assez chez soi ? A la bibliothèque bien sûr ! La jolie brunette avait donc transplané depuis l’UMA jusqu’à la bibliothèque. Le bourreau de travail qu’elle était, pourrait ainsi assouvir sa soif de connaissances.

Arrivée à destination, la jeune femme marqua une pause. Malgré son aspect rapide et efficace, le transplanage n’avait rien d’agréable. Ou bien, il fallait fermer la bouche et arrêter de respirer quelques instants. Ce que Lisbeth oubliait une fois sur deux. Elle s’appuya contre un mur, la tête dirigée vers le sol. Elle devait avoir fière allure, vue de loin. Le petit malaise passé, elle reprit sa route. Bon, elle devait certainement être à mi-chemin entre le fantôme et le troll aux vues des couleurs de son visage. Mais, l’air frais de la rue s’arrangea pour faire passer les sensations de nausée qu’elle éprouvait.

Elle pénétra à l’intérieur de la bibliothèque. L’immense bâtisse avait ce côté rassurant qu’elle aimait tant. Qu’y avait-il de rassurant à se réfugier parmi les livres, me direz-vous ? Tout et rien finalement. Mais tout, pour Lizzie. Elle aimait ça.

A la regarder, on pouvait se demander si elle connaissait un petit quelque chose à la vie. Détrompez-vous … Elle en avait connu des vertes et des pas mûres. De son enfance partagée entre un père moldu et une mère sorcière jusqu’à la guerre de Poudlard où, contre toute attente, elle avait pris part au combat. Alors oui, l’écossaise était bien capable de sortir le nez de ses romans de temps à autre. Même si c’était pour se rendre simplement à la bibliothèque. Bon, j’avoue, quel intérêt, dans ce cas, me direz-vous ? Ben au moins, elle sortait le nez de chez elle quoi !

L’avantage de la grande bibliothèque magique, c’est qu’elle était grande justement. Assez pour pouvoir s’isoler tranquillement dans un coin et échapper aux regards indiscrets. Lizzie pourrait ainsi, aisément réfléchir à de nouveaux articles pour la gazette de l’université. Cela faisait un moment qu’elle n’avait pas écrit quoi que ce soit d’intéressant pour le journal. Bon, à vrai dire, l’inspiration venait quand ça l’arrangeait. Alors après tout, ce n’était pas sa faute.

Elle s’installa à une table, sortit sa plume à papote favorite, cadeau de sa mère pour ses dix-neuf ans, la posa sur le papier et enfoui son nez dans un bouquin. La plume se mit à bouger toute seule alors qu’elle réfléchissait encore.
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MessageSujet: Re: Papotons peu, mais papotons bien [Pv Hermione]   Mar 12 Fév - 0:43:41

Lorsque la guerre prit fin, Hermione s'était attendu à de nombreuses réformes, à la reconnaissance des fautes commises et à l'engagement solennel de tirer des leçons utiles pour l'avenir. Elle cru assister au procès des principaux criminels responsables de la déchéance ou de la mort de milliers d'innocents et avait espéré des mesures sociales afin que les familles les plus touchées aient de quoi vivre. Elle avait également appelé de ses voeux de profonds changements au sein du Ministère, dont le modèle s'avérait clairement dépassé, surtout en matière de Justice et d'éducation. Malheureusement, rien de tout ceci n'arriva. Non content d'avoir vécu sous le joug d'une tyrannie, régime d'oppression, le pays avait été saigné à blanc puis laisser à la merci de plusieurs mégalomanes assoiffés de pouvoir. Dès lors, la population magique se trouva plonger dans une crise identitaire, dans une misère abjecte et dans l'exploitation sans vergogne de leurs vices. L'économie elle-même était en ruine. Il avait fallu tout reprendre à zéro, mais les mesures d'urgence qui auraient dû être prises afin d'empêcher le pays de sombrer dans l'insécurité et dans les excès de toutes sortes ne vinrent jamais.

Kingsley Shakelbolt, pourtant Ministre de la magie, ne sembla jamais saisir la nécessité de combattre l'obscurantisme, lui qui fut autrefois chargé de la protection du Premier Ministre moldu en qualité de secrétaire particulier. Il se ridiculisa par des demi-mesures, par des décisions hasardeuses, par des abus de pouvoir et par une incompétence navrante. En permettant à des criminels de demeurer en poste, notamment Yed Yaxley ou Dolores Ombrage, l'ancien Ministre favorisa le retour de la corruption, l'émergence de certains groupes mafieux et d'ambitieux politiciens prêts à tout pour asseoir leurs ambitions. La sorcière vit son pays s'enfoncer dans les luttes intestines, entraînant dans son sillage une hausse massive de la criminalité et l'apparition de nouvelles menaces, comme celle du Maître du jeu. Elle constata certaines dérives inquiétantes et l'apparition de certains groupes d'intérêts tout aussi redoutables. Les valeurs de ce monde arriéré étaient en train de s'effriter, de se remettre en question, laissant à la lie de l'humanité la possibilité de conquérir un monde qui leur tendait les bras, avec la promesse d'établir les bases d'un esclavagisme moderne sur ce qui fut jadis le marché du travail.

Profitant aisément du chaos ambiant, les plus grosses fortunes attirèrent vers eux toujours plus de capitaux, jouant de méthodes peu orthodoxes afin d'étendre leurs activités au nom d'une nouvelle pensée globale, celle du crime organisé, ruinant au passage des vies qui auraient pu être sauvées. Quant aux petits commerces et aux honnêtes gens, ceux-ci étaient étrangler sous le coup d'une concurrence déloyale ou victimes de discrimination. L'égoïsme et l'appât du gain, l'aveuglement et l'ignorance, étaient à nouveau en train de mettre gravement en danger la démocratie au sein du Royaume-Uni. Malgré tout, après deux années d'errements, il était temps d'apercevoir des hommes et les femmes de courage sortir de leur léthargie afin de s'opposer aux menaces qui mettaient en péril les fondements même de leur beau pays. L'heure était venue de réaffirmer leur souveraineté, leur foi en un idéal commun, de fixer de nouvelles règles et de s'attaquer durement à la criminalité afin de restaurer la grandeur et l'esprit de leur nation.

Pendant que les uns tergiversaient et tandis que d'autres faisaient un peu n'importe quoi, la communauté magique assista impuissante à une prise de contrôle partielle de Gringotts, à divers assassinats, à un attentat et à une manifestation complètement ratée. La menace d'une mise sous tutelle et de sanctions économiques eurent tôt fait de convaincre les gens qu'une ouverture au monde moldu était impensable. En réalité, cette question avait surement été placée sur le devant de la scène afin de susciter les passions et semer la discorde. Il n'y avait rien de plus efficace pour détourner l'attention de la masse des véritables sujets de fond, tels que l'éducation, l'économie, la Justice, le fonctionnement des institutions, les aides sociales, les arts et la recherche scientifique, les inégalités, la lutte contre la criminalité ou les problèmes de santé publique. Il était évident que ni les moldus ni les sorciers n'étaient prêts pour ce genre d'évolution et ce n'était pas le problème principal du pays à l'heure actuelle. Non mais, réfléchissez ! Aviez-vous sincèrement cru que les autres nations laisseraient le Royaume-Uni enfreindre ce traité international sans réagir ? Aviez-vous réellement pensé que les moldus ne prendraient pas peur en découvrant l'existence d'un monde qu'ils croyaient issus tout droit de l'imaginaire collectif ? Les pouvoirs des sorciers n'inciteraient-ils pas la peur, la haine et la convoitise comme nous l'avions connu ces dernières années à cause de l'intolérance et du racisme ?

Et tandis que certains illuminés rêvaient de la paix dans le monde, à se conformer à la pensée du "tout le monde il est gentil, tout le monde il est content", nous risquions des sanctions économiques qui empêcheraient toute idée de progrès social. Pis, nous vivions même sous la menace d'une guerre de coalition. Impensable ? Cela ne serait jamais allé jusque là ? Pourtant, il s'agissait d'une suite logique lorsque l'on voulait forcer les autres peuples de la Coopération Magique Internationale à faire quelque-chose de totalement déraisonnable et de contraire à leur volonté souveraine ! Nous ne vivions certainement pas dans un monde de bisounours où il suffisait de compter sur la bonne volonté des gens pour résoudre automatiquement tous nos problèmes et faire de notre planète un havre de paix. Avoir un idéal n'était pas une tare, mais ces choses-là exigeaient beaucoup de patience et de sagesse. Les rêves ne devaient jamais nous faire oublier la triste réalité. Non, ce qu'il manquait au pays c'était un groupe d'hommes et de femmes conscients des réalités, capables d'unir toutes les bonnes volontés dans un projet commun qui ne donneraient pas l'impression de vivre au moyen-âge ou dans le monde merveilleux du conte de fée.

De son côté, Hermione en avait assez de rester dans son coin à étudier en attendant d'être diplômée, alors que c'était justement maintenant qu'il fallait prendre une part plus active dans la politique. Au moins pourrait-elle faire entendre sa voix et inciter d'autres personnes à restaurer la confiance, l'état de droit et une certaine qualité de vie au sein du Royaume-Uni. Il fallait bien commencer un jour, n'est-ce pas ? Ce fut d'ailleurs à cause de la situation catastrophique dans laquelle se trouvait empêtrée le gouvernement que l'étudiante songea sérieusement à adhérer au Mouvement Centriste Raisonné (MCR) de Margaret Bailey, la seule personnalité politique qui semblait disposer, selon elle, d'un réel programme et d'une stature de chef d'état. L'étudiante aurait aimé la rencontrer, lui exprimer son admiration et lui proposer de devenir son apprenti. Seulement, elle ne voulait en aucune manière se servir de sa notoriété pour brûler les étapes et paraître beaucoup trop ambitieuse. Quant à la question d'une éventuelle candidature au Congrès, la sorcière estimait que ce serait un bon terrain pour apprendre son métier, mais aussi pour défendre ses idées et les intérêts de ses administrés, car il s'agissait déjà en soi d'une énorme responsabilité. A dire vrai, la question ne se posait pas encore. Cela dépendait surtout du leader de son parti et du soutien de la population.

Depuis la fin de ses examens, Hermione passa certaines de ses nuits à travailler sur un vaste programme de réformes, un plan qui était censé apporter des solutions concrètes à bon nombre de problèmes, bien qu'elle ignorait encore l'ampleur de la corruption au Ministère ainsi que certaines informations détenues par le cabinet du Ministre. La belle anglaise avait passé des heures à réfléchir, en réalisant des simulations de contre-arguments, pour tenter de définir les réactions de l'opposition. Evidemment, quelques sondages d'opinion auraient été les bienvenues, mais ces choses là coûtaient de l'argent. Et puis, c'était pour ainsi dire du populisme dans de telles circonstances. Il fallait donc faire très attention. Au final, l'étudiante réalisa qu'il lui faudrait consulter certains livres afin de vérifier ou confronter plusieurs informations et peut-être trouver de nouvelles pistes. La question du financement s'avérait un sujet épineux, mais guère insurmontable. Son projet comportait diverses aides et même des réductions d'impôts. Autant dire qu'il lui restait encore beaucoup de pain sur la planche.

Le lendemain, vêtue d'une paire de ballerine couleur léopard, d'un pantacourt blanc et d'un top noir munis d'un gros noeud papillon, Hermione se rendit à la bibliothèque magique nationale de Londres. Accompagnée d'un grand sac contenant un assortiment de livres et tout un tas de choses utiles, la sorcière se rendit jusqu'à l'accueil afin de rendre quelques ouvrages qu'elle avait empruntées quelques jours plus tôt. A l'extérieur, il faisait un temps particulièrement radieux. La température était même très agréable pour la saison. Pour l'occasion, la jeune femme avait voulu changer pour une tenue un peu plus féminine, mais toujours aussi décontractée. Elle s'était contentée d'agrémenter sa tenue de quelques bracelets, d'attacher ses cheveux en queue de cheval et de vernir ses ongles de couleur noire afin de casser un peu son image de garçon manqué.

Miss Granger se sentait à son aise et d'excellente humeur tandis qu'elle traversait le grand hall en direction des étages supérieurs. Les yeux pétillants, la jeune femme fixa l'étendue des rayonnages avec avidité. Toutes ces connaissances à portée de la main excitèrent son imagination et décuplèrent son envie d'en apprendre toujours davantage. Alors... Qu'allait-elle donc bien choisir comme livres de chevet pour la semaine à venir ? Un peu de philosophie, un roman d'aventure, quelque-chose d'un peu plus coquin ? Lorsque son choix fut fait, la sorcière se dirigea vers d'autres rayonnages où elle se servit en textes de lois : droit fiscal, du travail, de la santé, le fameux code pénal... bref... que du lourd ! Et tandis que deux piles de livres la suivait en lévitant près d'elle, Hermione arpenta l'étage à la recherche d'un endroit où prendre place et tomba nez à nez, pour ainsi dire, avec la rédactrice-en-chef de la Plume Sagace, le journal de son université. Elle se rappela alors sa rencontre avec cette jeune femme lors de la fête étudiante de février dernier. Hermione l'avait trouvé sympathique. Alors, au risque de se faire envoyer sur les roses, la jeune femme interrompit le cours de ces pensées.


"- Bonjour Lisbeth", fit-elle en murmurant, le sourire aux lèvres. " Pardonne-moi de te déranger. Je cherchais un endroit où m'installer. Comment vas-tu ? Tes vacances se sont bien déroulées ? ", lui demanda-t-elle avec intérêt. Very Happy
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  • Lisbeth Mc Ferry
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MessageSujet: Re: Papotons peu, mais papotons bien [Pv Hermione]   Mer 27 Mar - 21:14:22

« Bonjour Lisbeth »

La plume à papote qui courrait sur le papier se stoppa net alors que, ayant entendu prononcer son nom, la jeune femme relevait la tête. En face d’elle, Hermione Granger. Ancienne élève de Gryffondor, membre de la SALE, membre de l’AD, étudiante plus que studieuse … Beaucoup de qualificatifs se rejoignaient pour décrire la jeune femme.

Si Lizzie connaissait Hermione de réputation, elle ne l’avait pas tellement fréquentée pour autant. Comme beaucoup d’élèves, elle avait surtout entendu parler d’Hermione pour ses prouesses passées en tant qu’élève à Poudlard mais aussi auprès d’Harry. Elle avait même entendu murmurer dans son dortoir que si le choixpeau en avait décidé autrement, elles auraient sans doute fréquenté le même dortoir pendant les sept longues années passées à l’école de Magie.

Elles partageaient la même filière, à présent. Ce qui leur permettrait certainement de rattraper le temps perdu. Et cela commencerait sans doute maintenant.


« Pardonne-moi de te déranger. Je cherchais un endroit où m'installer ».

La jeune Mc Ferry était loin d’être une sauvage. Plutôt solitaire, c’est vrai. Disons qu’elle appréciait s’entourer des bonnes personnes. Elle comptait peu d’amis, mais savait qu’elle pouvait toujours compter sur eux.

Elle sourit à sa camarade. Sa présence ne l’indisposait en aucun cas.


« Tu ne me déranges absolument pas. Je prenais juste quelques notes pour le journal. J’ai pas mal d’articles en attente, mais l’inspiration n’est pas vraiment au rendez-vous, ces jours-ci ! »

Il fallait dire qu’elle ne trouvait pas vraiment le temps. Pourtant, son moral était au beau-fixe, malgré les derniers évènements. Elle s’en était sortie indemne et avait même porté secours à ceux qui en avaient eu le plus besoin. Du coup, elle se sentait bien.

« Comment vas-tu ? Tes vacances se sont bien déroulées ? »

Le genre de questions auxquelles on peinait souvent à trouver réponse …

Qu’avait-elle fait d’intéressant pendant les vacances ?

Elle avait posé des demandes pour un nouveau logement. Elle se tâtait à s’installer en ville, dans un petit appartement éloigné de l’université. Sa chambre lui plaisait bien mais elle avait envie de se rapprocher de l’animation du centre. En plus, si sa relation avec Gregory persistait, ils auraient sans doute besoin d’un peu plus d’intimité.


« On va dire que je n’ai pas chômé ! », répondit-elle en souriant.

Elle avait également rendu visite à sa mère. Cette dernière venait de se remarier et son nouveau ménage comptait deux adorables pré-ados dont on ne savait encore s’ils présenteraient ou non des dons magiques.

« J’ai fait la connaissance des nouveaux enfants de ma mère, c’était réjouissant ! Ce qui veut dire que la gazette n’a pas avancé d’un poil ! »

Au final, ce petit break lui avait fait du bien. Mais la reprise, d’avantage encore.

« Et toi ? Tu as pu te détendre un peu ? »
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MessageSujet: Re: Papotons peu, mais papotons bien [Pv Hermione]   Dim 25 Aoû - 8:25:09

(HRP : Pardon pour cet énorme retard) Embarassed 

La bibliothèque magique nationale était un endroit très précieux aux yeux de la célèbre anglaise qui appréciait son énorme collection d'ouvrages concentrer en un seul et même lieu. Hermione la fréquentait régulièrement, allant même jusqu'à se rendre dans les différentes bibliothèques d'Oxford, du côté moldu. Tiens, saviez-vous que la Divinity school et la Duke Humphrey's library ressemblaient à l'infirmerie et à la bibliothèque de Poudlard ? Mais qui se souciait de connaître ce genre de détails, sinon une étudiante aussi cultivée et intelligente que notre Miss je-sais-tout nationale ? Après tout, découvrir l'histoire d'un lieu ne le rendait-il pas plus intéressant et prestigieux ? C'était la même chose avec les livres !

Aujourd'hui, la jolie anglaise souhaitait collecter des renseignements, creuser quelques hypothèses et mettre au point une série d'idées visant à réformer la politique générale mise en oeuvre au Ministère. Ce travail, Miss Granger l'estimait utile pour prendre position sur tous les sujets d'actualité, pour creuser son avenir politique et définir ce qu'il serait utile de changer ou de concevoir afin d'engager son pays vers un possible nouvel âge d'or. Seulement voilà, pour l'heure l'étudiante s'interrogeait sur une série d'évènements qu'elle trouvait étrange, surtout s'il était possible d'établir un recoupement entre eux.

Pour l'instant, Hermione n'avait que des soupçons et des hypothèses, mais ces perturbations et assassinats politiques, y compris ces histoires sur l'ouverture au monde moldu lui donnaient l'impression de faire les affaires d'Armando Léoni, le dirigeant de Léoni Corporation, qui était justement en train d'établir un monopole dangereux au sein du Royaume-Uni. En outre, d'autres malversations financières dissimulées sous des actions opportunistes, mais "légales", semblait indiquer que quelque-chose de grave était en train de se produire, similaire au système Octogon Nazi, d'autant qu'Armando était l'un des plus gros contributeurs de campagne d'Alastaïr Richardson, l'actuel Ministre de la magie et dirigeant de l'AVC, le parti Conservateur, allié de l'ATP, c'est-à-dire les fascistes et racistes en tout genre. Serais-ce une des sources de la corruption et du crime organisé ?

Depuis que la jeune femme savait que la manifestation de Trafalgar square avait fait l'objet d'une manipulation politique, il était indubitable dans son esprit qu'un haut-fonctionnaire du Ministère avait commis d'innombrables crimes et délits, comme la trahison, le terrorisme, le trafic d'influence, la dissimulation et destruction de preuves, l'infraction grave au code international du secret magique, le complot, l'association de malfaiteurs et la liste risquait encore d'être longue. Etrange également de constater à quel point Margaret Bailey bénéficiait elle aussi des conséquences de ces complots à l'égard du peuple Britannique. C'était aussi ce qui rendait méfiante l'ex sang et or lorsqu'il s'agissait de déterminer où se trouvait ses hypothétiques alliés politiques.

Pour peu, en étant vêtue de manière aussi féminine et décontractée, Hermione aurait pu donner l'impression d'être épanouie depuis la fin du dernier conflit. Et c'était le cas puisque sa relation avec Ronald Weasley la comblait de bonheur. Seulement, loin d'être égoïste et narcissique, la brunette se préoccupait de l'avenir de son pays et de ses compatriotes. Si une candidature au Congrès n'était pas encore d'actualité (septembre 2000), elle ne voyait aucun intérêt à manipuler et à mentir pour obtenir un vote puis à oublier la souffrance des gens et ses promesses une fois l'élection dans sa poche. Rien d'étonnant lorsque l'on constatait que la majeure partie des politiciens ne suscitaient que mépris et méfiance parmi la population abusée et désabusée puisqu'ils contribuaient à alimenter eux-mêmes la corruption et ce jeu de dupe afin de faire valoir des intérêts privés au détriment de l'intérêt général, en allant jusqu'à franchir les interdits - quitte à aller de la trahison jusqu'au meurtre - pour défendre leurs privilèges. C'était ignoble...

En souhaitant le bonjour à la Rédactrice-en-chef de la Plume Sagace, le journal de son université, Miss Granger n'avait pas voulu déranger la jolie brunette en plein travail, alors qu'elle-même détestait ce genre d'attitude. Elle n'avait jamais vraiment été à l'aise avec les journalistes en sachant qu'elle n'avait rarement eu l'occasion de rencontrer des gens honnêtes dans ce milieu professionnel. Des propos calomnieux, des rumeurs infondées, des atteintes à la vie privée sans justification, des moqueries gratuites, de la propagande, des attaques médiatiques, de la censure et des menaces de mort, voilà de quoi ternir l'image d'une presse magique qui n'avait rien d'un contre-pouvoir indépendant, dirigé avec éthique. "Dénoncer les abus de pouvoir et les trahisons s'avéraient le meilleur antiseptique pour la Démocratie", mais les jeunes générations en avaient-elles conscience ? (ça fonctionne aussi avec anti septique XD).

Lisbeth McFerry bénéficiait jusqu'ici de la sympathie et du respect de l'étudiante en sciences politiques. Elle se demandait comment la journaliste entrevoyait sa future carrière, quel était son rapport à l'éthique et ce qu'elle envisagerait de faire pour servir son ambition. En somme, la fin justifiait-elle les moyens ou pas ? Rita Skeeter ou Bob Woodward ? A l'inverse, la rédactrice pouvait légitimement se poser les mêmes questions à l'encontre de la future politicienne. Voilà où débutait toute relation humaine : la confiance, une chose difficile à acquérir dans le monde adulte et cela depuis la nuit des temps. Nous n'étions plus à l'âge de l'innocence et de Poudlard. Parfois, cela revenait à remettre sa vie et celle de sa famille entre les mains de quelqu'un d'autre. Désormais, il était question d'esclavage et de libertés, de démocratie et de fascisme, de vie et de mort. La guerre avait été pour beaucoup un traumatisme qui nous avait propulsé dans le monde réel, un univers violent et chaotique ou le mensonge et la manipulation luttaient contre l'honnêteté et la confiance, ou l'égoïsme faisait face à la solidarité.

La plume à papotte de Lisbeth s'arrêta net lorsque Hermione ouvrit la bouche. Hm... fallait-il craindre que la moindre parole prononcée de manière innocente allait finir dans un article de son journal ? Comment ne pas comprendre les craintes de la jeune femme lorsque l'on avait vécu d'aussi mauvaises expériences par le passé ? Malgré tout, n'étais-ce pas une occasion de faire plus ample connaissance, de confirmer tout le bien qu'elle pensait de la journaliste et peut-être se faire une nouvelle amie ? C'était ce que le Choixpeau avait souvent répété, y compris le professeur Dumbledore lors de l'assassinat du pauvre Diggory : "les liens que nous tissons aujourd'hui seront plus importants que jamais".


« Pardonne-moi de te déranger. Je cherchais un endroit où m'installer » « Comment vas-tu ? Tes vacances se sont bien déroulées ? », fit 'Mione avec prudence, sans parler trop fort.

Le sourire de Lisbeth la rassura.


« Tu ne me déranges absolument pas. Je prenais juste quelques notes pour le journal. J’ai pas mal d’articles en attente, mais l’inspiration n’est pas vraiment au rendez-vous, ces jours-ci ! », déclara Lizzie avec le sourire.

Ajustant certaines mèches de ses cheveux, Hermione esquissa un sourire. Toujours aussi sympathique et de bonne humeur. Malheureusement, l'ancienne Gryffondor éprouvait toujours des difficultés pour se socialiser. Ses craintes d'être rejetée ou d'avoir à se défendre face aux insultes la rendaient maladroite lorsqu'il était question de faire la connaissance de quelqu'un. Parfois, lors de stress intense, elle s'avérait n'être qu'une pipelette qui noyait son interlocuteur sous un flot continu d'informations. Oh, une fois l'anonymat surmonté, la brune se montrait très gentille, généreuse et ouverte d'esprit, mais encore fallait-il réussir à la mettre en confiance et à dépasser le voile étrange des apparences.

Des notes pour son journal ? Pas d'inspiration ? Hm... s'il n'était question de l'actualité estudiantine, Lisbeth allait-elle parler de la journée portes-ouvertes, du retour des fraternités/sororités, de l'étonnante collusion entre le Conseil d'Administration de l'UMA et le Ministère ou encore de l'absence de commission parlementaire pour exiger des comptes et déterminer la responsabilité du CA dans la manifestation ratée de Trafalgar square ? Eh bien oui ! Fermer l'université, taper sur les étudiants et leur faire peur ne suffisaient pas à les dédouaner de leur incompétence puisque l'université avait abrité des réunions et de nombreuses affiches qui annonçaient tout cela. Après ça, si Lisbeth s'intéressait à Hermione, elle pouvait très bien lui proposer une interview ou demander pourquoi elle avait refusé d'intégrer les Kappa Fées malgré les quatre tentatives pour la recruter, à condition d'en avoir entendu parler, ce qui était quasiment certain vu l'importance de l'information et sa réputation. Ensuite, pour rédiger un article, il fallait des informations et les recouper avec des sources fiables, à moins d'agir comme ce vieux cancrelat de Skeeter ou comme la Gazette du sorcier version propagandiste.


« On va dire que je n’ai pas chômé ! » « J’ai fait la connaissance des nouveaux enfants de ma mère, c’était réjouissant ! Ce qui veut dire que la gazette n’a pas avancé d’un poil ! » « Et toi ? Tu as pu te détendre un peu ? », répondit Lisbeth en souriant.

Malheureusement, Hermione n'avait plus trop l'occasion de côtoyer ses parents puisqu'après la dernière guerre magique, ceux-ci étaient resté en Australie. Sa chambre d'une douzaine de mètres carrés à l'U.M.A. était toujours payé par eux tout comme son argent de poche. Justement, elle songeait à changer cela en se trouvant un petit emploi quelque part, peut être chez Fleury & Bott, à la Poste de Pré-au-Lard, chez Gringotts ou ailleurs afin de gagner son indépendance et pourquoi pas se trouver un petit appartement afin d'y vivre avec son chéri. Lui travaillait déjà à mi-temps dans la boutique de farces et attrapes Weasley sur le chemin de traverse, ce qui lui permettait de s'offrir quelques extras et faire plaisir à l'Amour de sa vie. Bien-sûr, elle ignorait que les événements futurs et son patriotisme allait la conduire dans les mois à venir à une candidature au Congrès.

Hm... Quoi ? Se détendre un peu ? C'était justement un problème chez elle puisqu'elle se comportait comme une véritable geek et une nerd lorsqu'il était question d'augmenter ses connaissances dans presque tous les domaines. Si ce n'était pas cela, elle s'occupait de Harry et Ron, des Weasley, de ses ami(e)s, de son chat Pattenrond et tout un tas de sujets très sérieux. Il lui arrivait tout de même de sortir, de pratiquer certains sports, de faire un peu de peinture sur toile, d'aller au théâtre ou de faire un peu de camping. Heureusement, ses proches arrivaient à lui faire découvrir de nouvelles formes de détente, y compris Ginny qui l'entraînait parfois jusqu'à Londres ou Pré-au-lard pour des après-midi shopping entre filles.

Lorsque Lizzie parla des enfants de sa mère, Hermione comprit qu'il s'agissait d'une famille recomposée, de demi-frères et soeurs à cause des termes employés. Ses parents étaient-ils divorcés ou l'un d'eux était-il mort ?


"- Oui et non", déclara-t-elle en poussant un léger soupir.

"A cause de la fermeture de l'université et de la session de rattrapage, nous avons dû revoir nos projets. Enfin, disons que j'ai insisté pour qu'aucun de nous n'ait à oublier qu'il ne fallait pas rater nos études, surtout pour trouver un véritable travail. Mais, ça ne nous a pas empêché de faire un peu de camping, quelques barbecues et balades par ci par là. Ginny a même réussi à me convaincre de faire un peu évolué mon style. Et voilà le résultat !", fit-elle en écartant les bras afin d'attirer l'attention de Lizzie sur ce qu'elle portait. "Je ne sais pas trop quoi en penser, mais cela plaît beaucoup à Ron", conclût-elle pouffant de rire avant de retrouver son sérieux habituel après un raclement de gorge un peu gêné.

"Ces temps-ci, je me demande si je ne dois pas m'investir davantage en politique. Je me disais qu'il s'agissait avant tout d'une vocation et qu'il n'y avait pas d'âge pour défendre certaines causes étant donné que j'ai créé la S.A.L.E. sans argent ni le moindre soutien à quatorze ans, sans parler du reste. Ca n'aurait aucun sens d'attendre un diplôme pour se dire : "bon et bien je peux enfin me préoccuper de l'avenir de mon pays et de ceux qui aspirent de leur gouvernement autre-chose que trafics et mensonges en tout genre." Je défends certaines valeurs, celle d'une véritable démocratie, ainsi qu'une nouvelle approche de la politique. Je sais que je risque de me heurter à un mur et cela ne me fait pas peur. J'ai connu pire, mais j'admets que l'on peut se demander si moi aussi je ne vais pas finir par devenir comme les autres, hypocrite et corrompu. Les gens ont tellement été abusés que j'aimerais le redonner un peu d'espoir et les inciter à m'aider pour changer les choses. Pour faire ce métier, il faut avoir une haute opinion de soi, ce qui tend souvent à la mégalomanie. Seulement, contrairement aux autres, ça n'est pas mon cas. A toi de me croire ou non. Sinon, il faut croire en quelque-chose, en bien ou en mal. Enfin bon...", conclût-elle en soupirant.

L'étudiante pointa sa baguette sur les piles de livres qui lévitaient toujours près d'elle et leur intima l'ordre de se poser à portée de main et avec délicatesse à côté de la table. D'ici quelques minutes, la jolie anglaise allait avoir du pain sur la planche.


"Je suis navrée de t'ennuyer avec ça. Je ne t'ai même pas demandé... quel âge ont tes demi-frères et soeurs ? Moi, je suis fille unique, le petit génie de la famille. Ah ! Si tu m'avais vu le jour où trois employés du Ministère sont venus expliquer à mes parents que j'étais une sorcière ! Les pauvres... je les ai littéralement bombardé de questions. hihihi !", fis-je riant après avoir levée un instant les yeux au plafond avec amusement. Rolling Eyes
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