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 Rencontre du troisième type [Edwin, Jason]
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  • Griffin Irons
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MessageSujet: Rencontre du troisième type [Edwin, Jason]   Lun 24 Déc - 13:41:07

Griffin descendit les dernières marches de l’escalier en achevant d’attacher ses boutons de manchette. Près de la porte du salon, Ash l’attendait, portant dans ses petits bras la veste noire et la canne de son maître. Il s’empressa de tendre la veste à Griffin qui l’enfila rapidement avant de se diriger vers le miroir de l’entrée pour vérifier son allure. Il n’était pas amateur de costume cravate, préférant largement jeans ou pantalons de cuir dans lesquels il se sentait plus à l’aise, mais il ne voulait pas faire honte à Edwin. Le jeune homme paraissait anxieux quand il lui avait annoncé le lieu et l’heure du rendez-vous. Griffin devinait que ce déjeuner était important pour son fils et il avait décidé de se montrer aussi civil et agréable que possible, quand bien même l’amant de son fils lui déplairait. Ce qui ne l’empêcherait pas de prendre ledit amant entre quatre yeux et de lui faire comprendre qu’il était de son intérêt de ne pas faire souffrir Edwin.

Ca faisait bizarre à Griffin, d’ailleurs. Il allait rencontrer l’amant de son fils. Il y avait encore six mois, il ignorait qu’il avait un fils et aujourd’hui il s’apprêtait à rencontrer l’amant de son rejeton. La vie réservait vraiment de sacrées surprises parfois. Si on lui avait prédit pareille année avant son retour en Angleterre, il n’y aurait certainement pas cru. Depuis son retour, les changements s’étaient succédés dans sa vie: une promotion, un fils, Izlaya ... Il commençait presque a penser que c’était une trop belle année et qu’il allait certainement se passer quelque chose pour mettre quelques nuages noirs dans ce ciel bleu. Mais tant que ça ne touchait ni Edwin ni Izlaya, tout irait bien.

Tandis que Ash s’appliquait à mettre les plis de la veste bien en place, Griffin vérifia son noeud de cravate. Bon sang, pourquoi il était sapé comme s’il allait à un mariage? Ah oui, parce que le restaurant que Edwin avait choisi pour la rencontre était l’un des plus chics du Londres Moldu. Griffin n’avait pas été surpris par le choix d’un restaurant pour la rencontre plutôt que l’un ou l’autre domicile: le jeune homme préférait que le déjeuner se déroule dans un endroit neutre, un endroit où les convives seraient moins susceptibles de se lancer des remarques blessantes à la figure en cas de désaccord. Intelligent le fiston! Ce que Griffin comprenait moins, en revanche, était le choix du restaurant en question. Edwin ne lui avait jamais donné l’impression d’avoir un quelconque goût pour le luxe et ce restaurant était l’un des plus luxueux de Londres. Peut-être son mystérieux amant lui avait-il conseillé? Il le saurait bien assez tôt.

Griffin se disait que quelque part, Edwin avait bien fait de lui en dire le moins possible sur son amant. Se connaissant, l’Auror n’aurait pas résisté à faire une enquête sur le jeune homme histoire de s’assurer que son fils ne risquait rien avec lui. Sur-protecteur? Non juste prudent! L’Auror savait trop ce dont étaient capables les Mages Noirs et, même s’il n’avait pas crié sur les toits que Edwin était son fils, afin de le protéger, il craignait toujours que l’un d’eux ne s’attaque au jeune homme pour essayer de l’atteindre, lui. Griffin ferait tout pour éviter ça, même si ça signifiait affronter le petit ami de son fils.

Ash s’écarta de son maître pour aller chercher la canne qu’il avait laissé près de l’escalier. Griffin en profita pour tirer sa montre de la poche de son gilet vérifier l’heure. C’était une belle montre gousset en argent, finement ciselée, qu’il tenait de son père. Midi et demi? Parfait, il avait une demi heure pour aller jusqu’au restaurant. Ce serait suffisant, même avec sa patte folle.

- Voilà monsieur, fit simplement l’elfe en lui tendant sa canne. Est-ce que monsieur sait à quel heure il pense rentrer?

- Pas du tout. Le mieux est de ne pas m’attendre.

- Très bien! Est-ce que le jeune monsieur rentrera avec vous?
Cette question fit sourire Griffin. L’elfe n’avait encore jamais rencontré Edwin, pourtant, il ne le considérait pas moins comme son maître. Bien qu’il ne l’exprimait pas ouvertement, Griffin savait que l’elfe était curieux de rencontrer Edwin et qu’il trouvait étrange, pour ne pas dire insultant, que le jeune homme ne soit jamais venu à la maison et n’ai pas encore voulu rencontrer le reste de la famille. Pour tout dire, il avait fallut à Griffin des efforts considérables pour empêcher sa mère et sa soeur de se jeter sur les traces d’Edwin, et toutes deux avaient pris ombrage de son refus de le leur présenter sur le champs. Griffin ne voulait pas que Edwin se sente piégé et il savait parfaitement à quel point sa mère et sa soeur pouvaient se montrer terrifiantes dans leur façon d’étouffer les autres sous leur amour. L’Auror voulait que le jeune homme s’habitue à l’idée de sa nouvelle famille avant d’avoir à faire à elle. C’était à Edwin de décider quand il voudrait les rencontrer.

- Je me pense pas qu’il viendra aujourd’hui, répondit-il finalement à l’elfe. Je pense qu’il aura des choses plus intéressantes à faire.
L’elfe leva les yeux aux ciel et regagna la cuisine sans rien rajouter, manquant le sourire en coin sur le visage de son maître.

Griffin laissa au placard ses capes sorcières pour en sortir un par-dessus moldu qui lui permettrait de passer plus aisément inaperçu, si tant est qu’un homme de sa stature, boiteux et ayant des cheveux blancs puisse passer inaperçu parmi les Moldus. Une fois fin prêt, l’Auror transplana vers un endroit sûr situé à quelques rues du restaurant. Il quitta l’impasse après s’être assuré qu’aucun Moldu ne l’avait remarqué et remonta la rue en claudiquant.

Il n’aimait pas particulièrement marcher dans une rue pleine de Moldus. Ceux-ci étaient toujours pressés, occupés à courir vers un rendez-vous, un métro, un travail, un appel, ou toute autre chose très urgente, comme si leur vie en dépendait. Sans compter les jeunes qui fonçaient droit devant eux sans faire attention à ce qui les entourait, leur musique hurlante fixés sur les oreilles. Un coup de pied était vite donné dans une canne sur ces trottoirs bondés où personne ne faisait attentions aux autre. Griffin se félicitait d’être un gaillard de son gabarit, on était moins enclin à bousculer un type de sa stature qu’une petite vieille à peine plus épaisse que son petit doigt.

Après avoir marché de longues minutes, Griffin arriva enfin à l’adresse indiquée. La devanture du restaurant paraissait sobre pour un établissement de ce standing. De grandes fenêtres à petits carreaux se découpaient dans une façade de stuc couleur crème, une petite plaque de bronze près de la porte suffisait à indiquer le nom du restaurant. Des rideaux de velours, crème aussi, étaient visibles par les carreaux, tout comme les serveurs en veste blanche qui allaient et venaient entre les tables. Après un instant d’observation, Griffin poussa la porte et se retrouva dans une sorte de vestibule tapissé de moquette rouge sombre. Haussa un sourcils devant le changement avec les couleurs claires et neutres de la façade, il s’approcha du pupitre derrière lequel attendait une jeune femme qui semblait s’ennuyer ferme.

- Bonjour, accueilli-t-elle avec un sourire forcé. Que puis-je faire pour vous?
Griffin lui retourna son sourire et prit un malin plaisir à voir les joue de la fille rosir un peu.

- Une réservation a été effectué pour moi.

- Bien sûr, balbutia-t-elle. A quel nom?

- Irons ... Ou Marienni ... ou les deux ...
La jeune femme prit le temps de consulter le registre trônant sur le pupitre devant elle.

- Oui, voilà, Edwin Irons, table treize, vous avez de la chance c’est notre meilleure table.
Treize? Heureusement qu’il n’était pas supersticieux!

Il suivit la jeune femme dans le couloir, jusqu’à une double porte qui ouvrait sur une vaste salle. Là plus de moquette mais du parquet parfaitement ciré, et sur les murs, un papier peint crème rehaussé de frise au discret décors d’or. Des tableaux, des lithographies aux couleurs neutres ornaient les murs, et, aux fenêtre, les rideaux que l’Auror avait pu voir de l’extérieur limitaient la vue depuis la rue. Des serveurs en costume et veste blanche allaient et venaient entre les tables, portant des plateaux ou poussant des tables roulantes, en affichant une dignité toute professionnelle. Les tables étaient couvertes de plusieurs nappes de lin qui se chevauchaient élégamment, laissant voir des couleurs claires: crème ou saumon, une vaisselle simple et élégante de porcelaine blanche, simplement rehaussée d’un liseré doré, des couverts en vermeille portant le logo de l’établissement, quelques fleurs dans un petit vase de cristal, un linge de table assorti aux nappes, attendaient les clients. Une discrète musique planait dans la large pièce, assez basse pour ne pas gêner les conversations, mais suffisamment forte pour empêcher les tables voisines d’entendre ce qui se disait.

La jeune femme conduisit Griffin jusqu’à une table située non loin de l’une des fenêtre par laquelle on pouvait voir le magnifique jardin intérieur de l’établissement. D’inspiration zen, ce dernier faisait la part belle aux bambous, aux petites cascades courant sur des rochers artificiels et autres lanternes de pierre. Griffin trouvait le décalage entre le restaurant résolument occidental et le jardin zen assez étrange mais pas désagréable. A en croire les journaux moldus qu’il lisait parfois, le zen était à la mode en ce moment en Europe et il était très classe, pour les établissement se voulant "à la page" d’avoir au moins un jardin zen à proposer au regards de ses clients.

Tandis que la jeune femme retournait à l’accueil, Griffin s’installa sur l’un des sièges entourant la table ronde. Il prit le soin de se placer loin de la fenêtre et de ne surtout pas lui tourner le dos. La vue du petit jardin était plaisant, certes, mais ce n’était pas la raison de son choix. Il fallait être fou pour tourner le dos à une fenêtre. Un ennemi embusqué pouvait facilement tuer un Auror sans méfiance assis dos à une fenêtre! Griffin accrocha sa canne par son pommeau au bord de la table, comme il en avait l’habitude et lança un regard autour de lui, observant les autres clients. Il n’avait plus qu’à espérer que Edwin et son mystérieux amant arrivent rapidement. Il se sentait un peu ridicule assis là, endimanché comme un croque-mort dans un restaurant où la clientèle semblait sortir de l’opéra, à attendre l’arrivée de son fils et de l’amant de celui-ci pour des présentations officielles.

Parfois sa vie était vraiment étrange.
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  • Jason Lister
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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type [Edwin, Jason]   Jeu 27 Déc - 18:31:34

Jason jeta un coup d’œil rapide à sa montre et soupira. Si seulement Edwin ne lui avait pas adressé un sourire pareil au moment où il avait accepté cette rencontre. Bien sûr, il comprenait le besoin de son compagnon d'intégrer le père inconnu dans sa vie. Enfin pour être sincère il essayait de comprendre. Les relations père-fils n'étant pas du tout son point fort il s'était contenté de hocher la tête aux divers propos entendus. D'une certaine manière il aurait aimé aider mais ce n'était pas comme si il était parfaitement à l'aise. En y repensant la majorité de ses connaissances sang-pures avaient une relation particulière avec leur famille. D'un autre côté, il allait rencontrer le chef des aurors. Un métier bien ingrat à ses yeux et les études d'Edwin l'avaient fait tiquer car sur le coup il avait cru que ce dernier souhaitait suivre le chemin de son géniteur. Chose qui aurait été très mauvaise pour le cœur et le stress du bijoutier. Si ce dernier ne pouvait même plus continuer ses petits trafics en toute tranquillité.

Secouant la tête et se rappelant une dernière fois de se montrer sympathique mais prudent, il osa enfin regarder dans la glace. Ce qu'il vit lui plu et il sourit à son reflet qui lui fit un clin d’œil aguicheur. Tandis qu'il souriait avec amusement il se détailla pour être sûr de ne pas faire trop tâche. Il portait un costume en lin laqué perle et une chemise bleu noir dessous. Le costume était certes fait pour l'été mais il restait élégant avec sa coupe italienne, son col pointe surpiqué et deux boutons seulement sur la veste. Autant dire qu'il était parfaitement cintré. Il se retint d'ajouter une boucle d'oreille comme à son habitude et choisit de rester simple en portant simplement la chevalière de sa famille et des boutons de manchettes en argent. Après un dernier regard au reflet il rangea la chevalière et décida de transplanner pour ne pas se mettre en retard.

Alors qu'il apparaissait directement devant le restaurant il grimaça. Sérieusement il avait donné une liste de noms de restaurant et Edwin s'était arrêté sur le nom de celui-ci. Il avait quand même tenu à préciser qu'il s'agissait d'un restaurant moldu assez cher. ça lui rappelait maintenant le restaurant à Rome où l'italien l'avait invité, c'était un bon souvenir. De plus, il se voyait mal laisser quelqu'un d'autre payer l'addition cette fois-ci encore car après tout il était celui qui avait donné le nom de ce restaurant. Soupirant discrètement il regarda à nouveau l'heure et se décida à entrer dans le hall où il fut accueilli de manière un peu trop pompeuse à son goût.


- Aaaaah Lord Lister quel plaisir de vous revoir !! Tant de mois sans un seul signe de votre part je n'en pouvais plus. Vous nous avez grandement manqué !! Alors que le Lord en question jetait un regard vers la réceptionniste l'air de demander un peu d'aide, le patron de la jeune femme repartait déjà avec sa voix plus grave que la normale. À ce que je vois vous n'avez pas de réservation mais ne vous inquiétez pas je vais vous arranger le tout dans les plus brefs délais.

Cependant si il y avait bien une chose que le blond détestait c'était qu'on l'empêche de parler et donc d'exprimer son opinion. Le simple fait de claquer la langue avec un air plus ou moins impatient suffit à remettre l'homme dans le droit chemin. D'une certaine manière qu'un jeune homme de 20 ans seulement puisse avoir une telle ascendance grâce à un titre ça lui laissait toujours un sentiment songeur. Clignant des yeux il se reprit et s'adressa à la jeune.

- Une réservation a été faite au nom de Irons si je ne me trompe. Finalement il adressa un regard à l'homme. N'ayez aucune inquiétude je suis certain que cette jeune femme pourra m'amener à la table.

Avec un geste de la tête il le salua et avança calmement dans le restaurant. Il avait conseillé la table numéro treize mais n'étant pas là lorsque Edwin avait fait la réservation il demanda confirmation. Bien au moins sur ce coup là il était certain de ne pas s'être trompé. Ou pas se dit-il en observant le jardin zen qui avait remplacé le magnifique jardin dont il se souvenait. À force de ne pas aller du côté moldu, ou seulement pour ses affaires, il avait droit à ce genre de surprise. Mais en voyant dos à lui un homme aux cheveux blancs assis à la table treize il congédia la jeune femme d'un geste de la main. Quelle horreur, voilà maintenant qu'il se sentait nerveux. Un peu comme si il allait passer un test et l'envie de sortir un ricanement nerveux le prit. Enfin, c'était dans ce genre de moments qu'il fumait. Mettant la main à sa poche il toucha du bout des doigts son briquet et son paquet de cigarettes.

Sans vouloir être paranoïaque il préférait ne pas être dos à la fenêtre. Comment faire face à une attaque venant de ce côté là. C'était laisser une trop grande ouverture à ses possibles ennemis. Heureusement, il s'agissait d'une table ronde par conséquent donc il ne ferait pas entièrement dos à la fenêtre et ne montrerait que son profil. Cependant restait un problème bien plus important !! Edwin n'était pas encore arrivé donc le chef des aurors et lui-même devrait attendre assis à la même table. Comment allait-il donc se présenter ? Mais où était donc passé le troisième larron ? C'était une très mauvaise idée d'être en retard !!

Jason résigné s'approcha finalement de la table et s'assit à la gauche du fameux chef des aurors qui avait décidé de s'habiller tout en noir. Rencontrer l'amant de son fils était-il donc synonyme d'enterrement pour le plus âgé ? Au moins, possédait-il une certaine classe dans ce costume et en observant les traits de son visage il pouvait voir la ressemblance avec son amant. Mais ce dernier avait les traits plus fins et un regard plus joyeux. La guerre avait changé un certain nombre de personnes. D'ailleurs il avait lu très attentivement l’interview de ce Griffin Irons et avait apprécié son esprit serpentard visible dans ses réponses.

Il n'espérait qu'une seule chose : que Edwin n'ait pas donné son nom et son titre. Sinon Griffin aurait tôt fait de faire le lien entre l'amant de son fils et le père mangemort. Plus tout ce qu'on pouvait entendre sur cette famille. Bref toutes ces pensées se bousculèrent rapidement dans sa tête alors qu'il s'installait.


- Enchanté, je suis Jason Lister. Et voilà qu'il sourit aimablement à l'homme à ses côtés.

Il avait préféré ne pas donner son titre même si il se doutait que son comportement et le choix du restaurant indiquerait au limier qu'il était dans une position plutôt confortable. Son costume dans les tons blancs devraient confirmer cette hypothèse. Sans le montrer il observa plus sérieusement son vis-à-vis et sortit finalement son briquet et son paquet de sa poche.


- Il ne devrait plus tarder... Une cigarette ? Proposa-t-il en tendant son paquet.

Il prit lui-même une cigarette et l'alluma tranquillement avec son briquet en argent. Jetant un regard à l'ensemble du restaurant il repéra que les tons automnales étaient en fête ici. Plutôt normal vu qu'on était en septembre. D'ailleurs ce serait bientôt son anniversaire et il avait déjà un plat tout prêt en tête. Bon au moins, a priori il n'y aurait pas de grosses surprises lors de ce déjeuner. Après tout, il était évident que Edwin avait tout dit à son père, y compris concernant son emménagent n'est-ce-pas ? Après tout c'est qu'il se passait normalement, non ? Il prit une bouffée et relâcha la fumée sur le côté pour ne pas gêner son compagnon de table du moment.
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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type [Edwin, Jason]   Sam 29 Déc - 14:51:53

Edwin se regarda dans le miroir de sa chambre d'adolescent. Pourquoi sa mère l'avait invité la veille de la fameuse rencontre entre son père et Jason? Il soupira, ne trouvant que la cravate qu'il portait allait avec la veste. Pourquoi avait-il suivi la liste de restaurants que son blond favori lui avait remis et qu'il était obligé de porter un costume? Il détestait en porter, quoiqu'il haïssait plus les robes de sorciers. Quel était ce délire que les sorciers de tout horizon avaient de porter des robes avec des vêtements en-dessous? Non seulement ce n'était pas beau, mais, d'autant plus, ce n'était vraiment pas pratique. Un jean et une chemise était, de toute évidence, plus pratique et plus séduisant. Surtout quand c'était Jason qui la portait. Il ricana en finissant de nouer la cravate qu'il avait finalement choisi, se rappelant son visage outré quand il avait, sous le coup de l'émotion, légèrement déchiré une de ses chemises. C'était hallucinant à quel point son amant chérissait ses vêtements. C'est peut-être le prix qu'il y mettait qui changeait la donne…

Il espérait que son petit-ami ne lui en voudrait pas d'être allé chez ses parents hier soir, mais sa mère avait insisté, en soulignant le fait que c'était Griffin, et non elle qui avait le droit de voir Jason. La pauvre chérie. Sachant qu'il ne pouvait rien, ou presque refuser à sa mère, il était venu de bonne grâce dîner avec elle et son beau-père, comme avant et ce même avec un certain plaisir. Être dans sa seconde maison, car Sperone resterait pour lui sa vraie et première maison, lui faisait du bien. Pour lui, sa famille avait toujours été très importante, et c'est pour cela qu'il avait accordé une très grande importance à retrouver son père, et à impliquer son père dans sa vie. Il avait une fâcheuse tendance quand le sujet était personnel, d'agir puis de réfléchir à sa bêtise. Peut-être serait-ce le cas aujourd'hui encore. La veille, Chiara, comme elle savait qu'il n'aimait pas particulièrement être harcelé concernant sa vie amoureuse, avait abandonné le sujet "Jason" rapidement après avoir fait promettre à son fils, évidemment, de rencontrer sous peu le "remplaçant à Elisabeth". Edwin n'avait largement pas apprécié cette qualification, mais avait laissé couler pour une fois, se disant qu'il lui fallait beaucoup d'effort pour ne pas débarquer dans le restaurant pour voir à quoi ressemblait l'anglais qui avait ravi le coeurde son fils.

Il regarda une dernière fois son reflet, ne sachant pas réellement comment juger sa tenue. Comme une tenue correcte était exigée au restaurant, il avait pris un de ses costumes italiens évidemment, dans leur maison près de Pré-au-Lard. Il n'était pas du genre à porter du clair, puisque combiné à sa couleur de cheveux, le costume le faisait plus ressembler à un déguisement d'ange qu'autre chose. Il avait toujours trouvé que le noir faisait ressortir un aspect froid. Et l'Italien en lui préférait largement les couleurs chaudes. Il avait donc opté pour son costume chocolat à rayures et une cravate bleu. Au moins il était classe et sexy. IL n'était pas prétentieux voyons, mais il fallait l'avouer. Il était beau. Il mit sa paire de lunettes, plus une vieille habitude qui revenait dès qu'un rayon de soleil pointait le bout de son nez, ses yeux clairs étant assez sensible.

Sa mère et son beau-père étaient déjà partis travailler à l'élevage, Edwin transplana donc directement au Chaudron Baveur. Il connaissait l'adresse du restaurant, il décida de prendre un taxi. Cela l'amusait parfois de faire comme n'importe quel moldu. Il avouait que ça avait parfois même son charme. Ne pas utiliser de magie de temps en temps le mettait dans une position … exotique. Enfin, son jeu préféré, qu'il n'avait pas vraiment pu faire ces derniers temps, étaient de faire les bars du Londres moldus. Il rentra dans le taxi et donna l'adresse au taxi, lui indiquant par quel chemin il voulait arriver à destination. Ilavait la désagréable impression que cela faisait une éternité qu'il n'avait pas mis les pieds dans le Londres moldu. Cette impression était peut-être dûe au fait que le Sicilien passait plus de temps à copuler dans l'appartement de Jason qu'à faire autre chose. Maintenant que la rentrée était arrivée, ils allaient se voir mon souvent. Aurait-ce une conséquence dans leur jeune relation? Et ce repas allait-il bien se passer?

Il était au courant que Jason ne se sentait pas tellement à l'aise de rencontrer son père, surtout qu'il était le chef des Aurors. Il ne savait pas pourquoi Jason le craignait tant, enfin il avait certes sa petite idée, mais il ne souhaitait pas savoir ce qu'il ou sa famille pouvait ou avait pu trafiquer par le passé. Pour l'instant il était certain d'une chose, ou presque. Il aimait Jason et c'était un homme bon, enfin avec lui. Cela lui suffisait, pour le moment. Le taxi s'arrêta devant un restaurant à la devanture sobre et l'Italien paya le taxi. Il se demanda si son père et Jason étaient déjà à l'intérieur. Avaient-ils réussi à parler de quelque chose? Il en doutait. Son père ne lui semblait pas avoir une discussion ouverte, et était assez paranoïaque. Et Jason… était toujours un peu plus froid en public. Enfin un peu plus, c'était un euphémisme. Honnêtement, le jeune homme s'attendait à une vraie catastrophe. Il passa une de ses mains dans ses cheveux et remit sa veste de costume correctement, s'attirant quelques regards curieux, pour ses cheveux blancs, et appréciateurs, pour tout le reste de sa personne. On lui ouvrit la porte et l'Italien se dirigea vers l'hôtesse d'accueil avec un sourire charmeur. Cela avait toujours l'avantage de faire fonctionner tout plus vite, même les hôtesses qui auraient souhaité faire autre chose de leur midi.

-"Bonjour… J'ai fait une réservation au nom d'Edwin Irons. Peut-être que les invités sont déjà arrivés, bien que la circulation soit folle à cette heure-ci. »

La jeune femme rit, compatissante et vérifia sur sa liste, avant de lui répondre.

- « Effectivement Mr. Lister et une autre homme sont déjà présents… Y aura-t-il un invité supplémentaire? »

Le Sicilien nia de la tête en suivant l'hôtesse. Oh great. Alors ils étaient déjà là tous les deux. Rien qu'en les apercevant au loin, son père était aussi facilement reconnaissable par sa chevelure blanche que lui l'était et il avait la prétention de reconnaître Jason de loin, la discussion ne semblait pas particulièrement… existante. L'hôtesse l'amena jusqu'à la table, et Edwin la remercia d'un sourire de son cru, factice, comme ceux qu'il avait l'habitude de distribuer au Leym avant de connaître Jason. Il fit une accolade à son père avant de s'asseoir près de Jason. Il ne faisait, quasiment, jamais aucune effusion en public, parce que principalement sa seule relation "longue" fut avec Elisabeth, et qu'elle s'accrochait à elle tout le temps,il n'avait donc rien à faire. Il savait Jason assez stressé, les quelques jours avant ce déjeuner furent tendus, et Edwin prit l'initiative de l'embrasser tendrement, mais chastement, dans la salle du restaurant. Il ne savait si c'était plus pour se donner du courage ou pour en donner à Jason, mais cela lui fit du bien. Ils n'avaient pas dormi ensemble la nuit dernière et le Sicilien devait avouer que cela lui avait manqué. Il lui fit un sourire, celui qui lui avait valu l'acceptation de cette rencontre et se tourna vers le chef des aurors.

-"Je vois que vous vous êtes rencontrés…" Edwin passa sa main droite dans ses cheveux, faisant cliqueter son bracelet et les breloques." -"Avez-vous déjà commandé quoique ce soit…? "
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  • Griffin Irons
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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type [Edwin, Jason]   Dim 30 Déc - 22:45:29

Un serveur en costume s’approcha de la table d’un air guindé. Il avait l’air du type qui souffre en silence dans ses chaussures vernies, trop petites et ça amena un sourire moqueur sur le visage de Griffin. Le type s’arrêta à sa hauteur et lui souhaita la bienvenue avec tel air sérieux que l’Auror se demanda comment il faisait pour ne pas rire. C’était tout juste si le serveur ne s’inclina pas devant lui, comme le faisait les asiatiques. Griffin n’en aurait pas été étonné, ça allait bien avec le jardin zen après tout.

- Monsieur souhaite commander quelque chose? Nous préparons de merveilleux cocktails et notre carte des apéritifs comprend des alcools venant du monde entier.
Griffin eut un ricanement intérieur en se demandant quelle tête ferait ce type s’il lui commandait un whisky pur-feu, une bièraubeurre ou un verre d’hydromel.

- Certainement, répondit-il en s’efforçant de ne pas sourire. Je prendrais volontiers un Martini Dry.

- Bien monsieur.
Le serveur s’éloigna d’un pas raide, comme s’il avait un balai coincé quelque part.

Griffin consulta sa montre et constata qu’il était l’heure du rendez vous. Il ne s’attendait pas vraiment à ce que Edwin et son compagnon soient à l’heure, les jeunes aimaient arriver en retard, ça faisait plus rebelle. Du reste, il ne leur en tiendrait pas rigueur, c’était une rencontre pas un déjeuner de travail. Il espérait cependant qu’ils ne le feraient pas attendre trop longtemps, il ne se sentait pas à sa place et les regards que les voisines ne cessaient de lancer dans sa direction commençaient à l’agacer. Toutefois, il prit sur lui et fit celui qui ne voyait ni n’entendait rien. Si ces pintades endimanchées voulaient faire les pipelettes sans éducations, c’était elles que ça regardait!

Le serveur ne tarda pas à revenir, lui apportant son cocktail dans un verre à Martini givré posé sur un plateau d’argent lui même couvert d’une serviette de table à la blancheur immaculé. Le type annonça inutilement l’arrivée du cocktail puis posa soigneusement le verre devant Griffin. Il s’en alla ensuite sans rien ajouter. Griffin tira l’olive de l’alcool et constata que même le pique sur lequel elle était planté n’était pas un vulgaire cure-dent comme c’était souvent le cas. L’Auror croqua l’olive avant de boire une gorgée d’alcool. Le fait d’avoir quelque chose devant lui, même s’il ne s’agissait que d’un simple verre, lui donna l’impression de mieux se fondre dans son environnement, de ne plus faire aussi décalé que quand il avait les mains vides.

Il reposait son verre sur la table quand il entendit un froissement de tissus derrière lui. Un instant plus tard un jeune homme blond dans un superbe costume s’assit à la place libre sur la gauche de l’Auror. Griffin haussa un sourcil, fixant son regard de glace sur l’étranger qui semblait un peu nerveux. Il le détailla un instant, plutôt bien fait de sa personne, avec un visage attrayant, des manières agréables et, visiblement, une bonne éducation, l’Auror comprenait que ce jeune homme puisse plaire à son fils.

-Enchanté, annonça alors le nouveau venu, je suis Jason Lister.
Le nom évoqua vaguement quelque chose dans la mémoire de l’Auror, mais celui-ci préféra ne pas s’attarder dessus afin de ne pas paraître discourtois envers le jeune homme.

- Griffin Irons, annonça-t-il, certainement inutilement, Ed avait probablement mis son amant au courant de sa parenté. Vous êtes donc le mystérieux ami d’Edwin. Pas étonnant qu’il cherche à vous cacher!
Mieux valait ne pas utiliser le mot "amant" dans ce genre d’endroit. Griffin était prêt à parier sa baguette que personne ici n’était assez tolérant pour accepter un comming-out, même de parfaits inconnus.

- Edwin n’est pas avec vous?
Quel drôle d’idée que de venir séparément à ce rendez-vous! Mais au moins ça expliquait pourquoi Jason était nerveux. Qui ne le serait pas en allant seul à la rencontre du père de son amant? Le blond confirma que Edwin n’allait pas tarder à arriver et offrit une cigarette à Griffin. L’Auror refusa poliment d’un signe de tête.

- Merci non, j’ai arrêté il y a quelques années.
Bon il fallait avouer qu’il lui arrivait encore d’en griller une de temps à autres, surtout quand il était nerveux, agacé ou furieux et qu’il ne pouvait pas se défouler sur l’origine de son mécontentement. Buvant une autre gorgée de son cocktail, il regarda le blondinet allumer sa clope avec un briquet qui semblait valoir son poids en or. Les bonnes manières, le costard hors de prix, le briquet de luxe ... Griffin avait enfin mis une réponse sur le mystère du choix du restaurant. Ça le fit sourire.

Un silence un peu gêné s’abattit sur la table. Ni l’Auror ni le jeune homme qui l’accompagnait semblait avoir quoique ce soit à dire. Difficile de trouver un sujet de conversation quand on ne se connaissait pas et que le seul lien vous unissant jouait l’arlésienne. Griffin n’était pas particulièrement sociable, inutile de compter sur lui pour discuter le bout de gras avec des inconnus. C’était la raison pour laquelle il détestait tant les soirées de bal au Ministère. Surtout qu’avec sa patte folle, il ne pouvait pas prétendre gagner un prix de danse.

Heureusement pour eux, Edwin ne tarda pas à faire son apparition, arrivant de lui seul savait d’où. Griffin se leva en prenant appui sur la table et serra brièvement son fils contre lui avant de le laisser rejoindre sa moitié. Particulièrement élégant, dans son costume chocolat, le jeune homme avait déjà attiré le regard de leurs voisines, celles-là même qui reluquaient Griffin quelques minutes auparavant. Les yeux de merlan frit qu’elles firent quand elles virent Edwin embrasser Jason faillit faire rire l’Auror. Tant pis pour la discrétion, se dit-il en buvant encore une gorgé du contenu de son verre. Quelque chose lui disait que ces indiscrètes allaient les laisser en paix à présent.

- Comme tu le vois, répondit Griffin à la remarque de son fils. Nous nous sommes rencontrés, et nous ne nous sommes pas entre-tués.
Pas encore en tout cas!

- Et non, nous n’avons rien commandé. Enfin presque rien.
Il désigna son verre vide d’un geste de la main.

- Commandez ce qui vous fais plaisir, j’en reste là, pour ma part, ajouta-t-il avec un clin d’oeil.
Mieux valait rester sobre. Non pas qu’il ait l’habitude de se soûler, mais il préférait garder les idées bien claires pour cette rencontre. Un apéritif était suffisant de son point de vue, d’autant plus que le repas serait certainement accompagner de bon vin.

- Mais parlons de choses sérieuses, fit-il avec un sourire en coin. Vous me racontez tout? Comment vous êtes vous rencontré?
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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type [Edwin, Jason]   Dim 6 Jan - 0:34:24

Que les choses soient claires Jason n'était pas nerveux et le regard de glace du directeur des aurors sur lui ne changeait rien. La vérité c'était qu'il ne voyait pas de quoi ils pourraient bien parler. Le seul lien les unissant était Edwin. Mais que dire au père de la personne avec qui vous couchiez. Bien le bonjour et votre fils est un excellent coup ? Oui c'était le meilleur moyen de s'en prendre une en public. Par ailleurs ce manque de classe, et de tact, frisait la stupidité. Le blond avait la prétention de ne pas l'être et de ne pas le paraître du moins en public. Il avait bien dû faire une ou deux fois une petite danse de la joie sous les yeux d'Edwin. Il avait sans doute perdu de sa crédibilité m'enfin ça n'avait jamais tué personne. Pas tout de suite en tout cas...

Allumant sa clope il afficha cependant un sourire en entendant que Griffin avait fumé en son temps. La formulation en son temps n'était peut-être pas la plus judicieuse. Surtout que ce dernier, le chef des aurors, était plutôt jeune sachant que les sorciers vivaient plus de 100 ans et les plus puissants sorciers vivaient plus de 150 ans. Autant dire que Griffin restait très jeune dans le monde sorcier. Oui dans le monde sorcier parce que dans le monde moldu hein... De plus un ancien membre de l'ordre du phénix dans sa position actuelle devait être couvert de cicatrices. Ce qui devait le vieillir encore plus. Au moins les traits fins de son fils l'empêcherait de paraître aussi vieux.

Le terme mystérieux fit sourire le Lord. Vraiment il n'avait rien de mystérieux et le fait d'être caché le flattait. Bah quoi ça donnait l'impression que Edwin souhaitait le garder précieusement pour lui. Il se contenta donc de sourire flatté et de pencher la tête sur la gauche. Cependant le rappel de l'absence d'Edwin amoindrit son sourire. Devait-il dire au père que le fils était allé voir la mère. Mère qui avait caché l'existence du fils au père et qui aurait sans doute continué si Edwin n'avait pas trouvé des lettres et voulu rencontrer son père. Il était évident que ce type d'information plomberait l'ambiance. Ne disant rien un silence un peu gêné s'installe entre eux deux. Il ne voulait en rien du mal à son voisin donc ce n'était pas une cause de la gêne c'était juste qu'il n'y avait rien à se dire. Dans un autre contexte peut-être se seraient-ils très bien entendus.

Heureusement Edwin arriva en mode héros, je suis le sauveur de lumièèèère. Et dire que Jason n'avait pas encore bu une seule goutte d'alcool ça promettait pour le reste du déjeuner. Admirant le sicilien dans son costume chocolat il sourit plus sincèrement. Mais il remarqua tout de même les gloussements et regards des donzelles d'une table proche. Il haussa un sourcil peu intéressé et reprit une bouffée. Cependant le baiser qu'il reçut avant que Edwin ne s'assoit à table... Il ne savait pas vraiment comment expliquer le sentiment qui avait étreint son coeur un court instant. Ce n'était pas du soulagement mais en tout cas il posa un regard tendre sur son compagnon avant de se reprendre. Il ne devait pas afficher ce genre de regard en public, cela pourrait être pris pour une faiblesse.C'est à ce moment là qu'il se rappela qu'il y avait Griffin avec eux - oui il l'avait oublié - et qu'il pouvait balancer les préceptes de son père.

Le blond secoua la tête à la question d'Edwin, il n'avait rien commandé. D'ailleurs, le serveur n'était pas venu demander si il souhaitait quelque chose. Ce restautrrant méritait de perdre une étoile pour ce genre de comportement rebelle vis-à-vis de leurs clients. Finissant sa cigarette et vérifiant qu'il avait bien rangé briquet et paquet de cigarettes il prit finalement la parole.


- Effectivement nous ne nous sommes pas encore entre-tués et aucune guerre n'a été déclenchée en t'attendant. Que des bonnes nouvelles en somme. Finit-il avec un sourire amusé.

Oui parce que même si le père de son amant lui semblait sympathique cela ne voulait pas dire qu'ils s'entendraient parfaitement. Les quelques mots échangés n'avaient pas été suffisants pour que les deux puissent savoir à quoi s'attendre avec l'autre.

Le serveur arrivant enfin, ils purent prendre des commandes d'apéritifs. Griffin lui s''arrêtait là et ne les accompagnait pas. En réalité n'ayant pas très envie d'alcool avant de déjeuner il déclina poliment l'invitation et entendit Edwin commander un whisky. Il jeta un regard à ce dernier et afficha un air entendu : Alcolo ! Pour une fois il serait certainement le plus sain(t) des deux sur le plan de l'alcoolémie. Bon il disait ça mais en réalité il attendait le vin du déjeuner qui vaudrait sans doute le détour de une ou deux ou trois bouteilles ? Bon juste deux pour ne pas paraître lui-même trop imbibé.

Cependant la question de Griffin sur leur rencontre le surprit et lui fit regretter quelque peu l'absence d'alcool à portée de main. Que pouvait-il donc bien répondre ? Lui et moi, nous nous sommes rencontrés dans un bar LGBT on a eu une soirée agréable et on a remis ça jusqu'à ce que finalement on se mette en couple ? C'est vrai que ça faisait très mature comme rencontre. À la limite dire dans un bar serait plus politiquement correct.


- Oh ! Nous nous sommes rencontrés dans un lieu réunissant certaines de nos activités. Non, il ne parlait pas du tout la langue de bois voyons ! Il allait être plus clair quand même. Plus sérieusement et limpidement c'était dans un bar. Endroit coutumier pour les jeunes de notre âge. Enfin de tout âge, j'espère bien pouvoir toujours aller dans un bar à 70 ans. Fit-il en se référant à l'âge des sorciers, enfin il aurait pu dire après 100 ans mais dans un restaurant moldu c'était déconseillé.

D'un air particulièrement détendu il déplia la serviette en face de lui et l'installa sur une de ses jambes et d'une main discrète flatta la jambe d'Edwin qui était à sa portée et tout aussi discrètement remonta sa main à la surface. Son but n'était pas de gêner son amant face au vieux loup de mer qu'était le chef des aurors mais il avait juste eu envie de le toucher. Et comme il pouvait être égoïste à certains moments il ne s'en était pas privé. Et puis Edwin était diablement sexy vêtu ainsi.

S'emparant de la carte du menu déposée par le serveur en avance il se décida pour du bar grillé et du vin blanc. Reposant le tout il observa d'un oeil curieux la famille Irons réunie. Père et fils ensembles. Au moins les deux étaient détendus et cela ne ressemblait à rien à l'image que lui et son père renvoyaient lorsqu'ils étaient ensembles. Il croisa les doigts tout en prenant soin de ne pas mettre les coudes sur la table comme le voulait la politesse la plus élémentaire.


- Et vous deux ? Edwin ne m'a jamais dit comment vous vous étiez rencontrés ?

Ses lèvres s'étirèrent en un pâle sourire de politesse tandis que ses yeux riaient de la question posée. Malheureusement un nouveau serveur arriva pour prendre les commandes des plats. Edwin ayant déjà fini son verre de whisky cela était compréhensible.

- Lord auriez vous déjà choisi ? Fit ce dernier en commençant par lui.

Soupirant intérieurement il hocha la tête et passa commande. Cependant le fait que ce dernier l'ait appelé par son titre ne le réjouissait pas tant que ça. Si Griffin n'avait pas fait le rapprochement entre lui et son père mangemort c'était chose faite à présent. Surtout qu'il y avait peu de Lord, de plus son père avait fui x années les aurors les ridiculisant et son procès où il avait revendiqué son statut de mangemort n'avait eu pour conséquence qu'un petit allé à Azkaban. Le statut et le titre de Lord ouvraient toutes les portes y compris celles des cellules d'Azkaban. Le simple fait de penser à cet homme avait assombri les traits de son visage. Aussi se força-t-il à sourire joyeusement tandis que le serveur prenait les autres commandes.
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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type [Edwin, Jason]   Sam 26 Jan - 20:03:53

Edwin observa rapidement deux des hommes les plus importants dans sa vie et se fit la remarque que les faire se rencontrer n'était peut-être pas exactement l'idée du siècle. Il sentait que le repas allait être rempli de merveilleux blancs qui ne le feraient sentir que plus mal à l'aise. Autant il était maintenant à l'aise avec son père et plus qu'à l'aise avec Jason, mais les deux réunis ne semblaient une situation naturelle. C'est surtout qu'il avait maintenant l'habitude d'avoir Jason pour lui et lui seul.

Quant à son père… dire que l'étudiant n'avait pas tout à fait dit à son père qu'il avait déménager avec Jason… Il ne s'était pas encore décidé s'il devait lui annoncer maintenant ou après le repas et avait oublié de le dire à son petit-ami. C'était de sa faute aussi, lorsqu'il l'aurait pu lui en toucher un mot, Jason lui avait fait clairement comprendre qu'il avait envie de lui et toute pensée concernant l'annonce de l'emménagement ne lui était même pas venu à l'esprit; l'ancien Serpentard avait toujours été très convaincant quand il s'agissait de faire oublier quelque chose à Edwin, même sans le savoir. Et cela avait une nouvelle fois le cas.

- "Génial." Répondit l'Italien avec un rire jaune. "Si vous pouviez continuer comme ça, ce serait parfait." Il se tourna vers son père. "Mamma te passe le bonjour P'pa. Elle est aussi dégoûtée que tu rencontres Jason en premier, va comprendre pourquoi."

C'est vrai que pour Edwin, c'était une gentille petite vengeance, vengeance était un bien grand mot, au fait qu'il n'ait pas connu son père jusqu'à récemment. Et "l'impliquer" en premier dans sa rencontre lui semblait important. Il commanda un whisky, principalement parce qu'il ne comptait pas vraiment boire du vin. Question d'éducation, le vin ne se buvait qu'en Italie. Le meilleur des vins serait bien moins bon bu en Angleterre qu'en Italie, il en était certain. Le jeune homme avait un étrange patriotisme, tout persuadé qu'il était que l'Italie était bien mieux que l'Angleterre. C'était évident.

Il ne regrettait pas le fait que sa mère l'ait emmené en Angleterre pour faire ses études à Poudlard, parce que cela lui avait permis, notamment, de retrouver son père. Et de rencontrer Jason. Il espérait vraiment que son histoire avec le beau Lord anglais allait durer. Il ne lui restait plus qu'à espérer et de profiter de l'instant. Le voilà qu'il parlait comme un vieux. Son whisky arrivé il but une gorgée du liquide ambrée et toussa à sa question. Ce n'est pas qu'il trouvait cela déplacé de leur demander cela, mais il laissa à son serpentard de petit-ami, curieux de savoir comme il allait tourner un coup d'un soir en quelque chose de plus sérieux.

Il écouta attentivement la réponse de Jason. Manquant de s'étouffer la première fois puisqu'il pensa plus au but de ses sorties que l'endroit en lui-même. Et son but était bien moins honorable que le bar, ce qui n'était pas peu dire vu le bar en question. Edwin se contenta de sourire sans donner plus de détails. Si son père en voulait, qu'il les pose car il avait peur de faire un impair ou de dire quelque chose qui embêterait Jason. Il avait compris qu'il pouvait avoir des choses qu'il préférait cacher au chef des aurors, qui n'en avait pas?, et Edwin ne voulait pas faire quoique ce soit pour gêner son amant. Il aurait bien le temps de voir ce qu'il faisait et de lui en parler, alors autant ne pas gâcher cette première rencontre qu'il espérait ne pas être la dernière.

Edwin sentit la main de Jason sur sa cuisse et il l'attrapa et la serra avant qu'elle ne s'échappe. Il caressa le dos de sa main de son pouce et arbora un sourire. Il ne voulait plus quitter Jason pour une nuit. Il était devenu son doudou, pas question de ne plus dormir! Il lança une œillade un peu courroucée à son amant. Comment lui expliquer sans passer pour un être dérangé qu'il avait débarqué dans le bureau de son père lui annonçant qu'il était père. L'Italien toussota et finit son verre. Quelques secondes plus tard, comme si le serveur avait lu dans ses pensées, il débarqua pour prendre la commande.

Jason prit sa commande et Edwin encouragea son père à prendre la commande avant lui et il vit le visage de son petit-ami s'assombrir sans en comprendre la raison. Il fronça les sourcils , mais ne dit rien et prit sa commande pour répondre ensuite à la question de la rencontre entre son père et lui.

- "Jusqu'en Avril dernier, je ne connaissais que son prénom et la couleur de ses cheveux dont j'ai hérité. Quand j'ai vu un article sur sa promotion en tant que chef des Aurors, j'ai hésité quelques temps. Je ne voulais pas annoncer mon existence par lettre, j'ai donc… débarqué dans son bureau lui annonçant que j'étais son fils. J'ai eu de la chance de ne pas me faire dégager directement du bureau."
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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type [Edwin, Jason]   Lun 25 Fév - 13:58:28

C’est avec un certain amusement que Griffin remarqua la légère gène que sa question, pas si innocente que ça, provoqua chez les deux jeunes hommes. Edwin, visiblement pris par surprise, toussa, menaçant de recracher son whisky. Griffin laissa un sourire mi amusé mi moqueur s’étaler sur son visage en se demandant si les circonstances de leur rencontre étaient si choquantes que ça. Au moins ça changerait un peu. A en croire les statistiques du Ministère plus de la moitié des couples de sorciers se rencontraient à Poudlard, l’autre moitié des rencontres se faisant sur le lieu de travail des concernés. A croire que les sorciers anglais ne savaient pas s’amuser. L’amusement de l’Auror s’accentua lorsqu’il entendit la réponse de Jason.

- Un bar? Répéta-t-il sans perdre son sourire. Je vous demanderais bien quelles sont vos activités, mais je n’irai pas jusque là. Tous couple à droit à sa part d’intimité.
De toutes façons, Jason s’était emparé de la carte, comme pour signifier que le sujet était clos. Toujours amusé, Griffin en fit autant et parcouru du regard la longue liste de plats proposés aux noms pompeux: "Quenelle de brochet à la mode St André", "Foie gras des trois Empereurs", "Caneton Marco Polo" ou encore "Filet de boeuf Grand Monarque" ... A quelle page aller pour trouver un bon cassoulet? Soupirant, Griffin opta pour la "lote façon ancienne et ses petites croquettes de la mer" avant de poser la carte sur la table, près de lui. Jason, semblait avoir attendu ce moment pour prendre sa revanche et lui retourner sa question.

- Comment on s’est rencontré? Répéta lentement l’Auror en souriant à ce souvenir. Ça non plus c’est pas banal! Un matin je suis allé au boulot, comme tous les jours, et en sortant pour le déjeuner, j’avais un fils de 19 ans que je n’avais jamais rencontré.
Il éclata d’un petit rire indulgent tandis que Edwin donnait plus de précisions sur la façon dont les choses s’étaient déroulées.

A ce moment, un serveur en costume arriva près de leur table pour prendre leur commande, un sourire obséquieux aux lèvres. Il se précipita auprès de Jason, choisissant visiblement d’ignorer les deux autres pour le moment. Le titre "Lord", qu’il attribua à Jason ne manqua pas de faire tilter l’Auror, pas plus que l’air agacé que ledit Lord arbora aussitôt. Aucune remarque ne fut faite cependant et les trois hommes passèrent commande au serveur qui s’éloigna d’un pas étrange, semblant lisser sur des patins.

- Lord Lister, fit alors Griffin avec un sourire carnassier. Je savais bien que ce nom me disait quelque chose. J’ai beaucoup entendu parler de votre père à une époque.
Il n’en dit pas plus, inutile de prononcer des mots que les filles moldues de la table voisine, toujours occupées à les épier, ne comprendraient pas. Jason comprendrait le message, c’était l’essentiel.

- J’ose espérer que les activités dont vous parliez à l’instant n’ont rien à voir avec celles de votre père, fit-il d’une voix plus basse pour que les espionnes ne puissent pas l’entendre. Je ne voudrais pas être obligé de priver mon fils de son petit ami.

Il va sans dire que certain de ses collègues au sang chaud auraient certainement quitté la table à ce moment, en faisant un scandale et en interdisant leur fils, ou fille, de revoir le rejeton de l’ennemi. Griffin, cependant, resta tranquillement à sa place, se contentant de fixer Jason de son regard de glace, sans hostilité aucune. L’Auror n’était pas de ceux qui jugent à la hâte, ou du moins l’espérait-il. Il pensait qu’il fallait laisser aux autres une chance de prouver leur bonne foi et c’est ce qu’il avait l’intention de faire. Jason semblait être un bon garçon qui s’efforçait de faire preuve de ses bonnes manières dans ce restaurant chic. Et, plus important que tout, il aimait sincèrement Edwin, comme tendait à le prouver leurs mains jointes sous la table. Griffin était prêt à laisser une chance à Jason de prouver qu’il n’avait hérité de son père que d’un nom et d’un titre. Mais s’il faisait souffrir Edwin d’une quelconque façon, Griffin était prêt à le crucifier au premier mur venu.

Quand au fait que son propre fils sorte avec le fils d’un Mangemort reconnu, il devait bien avouer que ça le gênait un peu. Pas au point de provoquer un nouveau Roméo et Juliette, cependant. Il y avait fort à parier que ça finirait par attirer l’attention d’un quelconque fouille merde de la Gazette, mais il s’en moquait. Ces abrutis de gratte-papier à deux noises cherchaient toujours un peu de merde avec laquelle asperger le Bureau des Aurors. Un petit scandale mettant en cause le fils homo du directeur et le fils, non moins homo, d’un ancien Mangemort, ne pouvait que leur plaire. Un instant, Griffin pensa aux papiers qu’il transportait dans la poche intérieure de sa veste et, l’espace d’une seconde, se demanda si c’était vraiment le moment de les sortir. Ça ne dura qu’un battement de coeur, puis il balança cette pensée aux orties. Même la perspective d’un scandale ne l’empêcherait pas de reconnaître officiellement Edwin comme son fils.

Enfin, si Edwin le désirait, lui aussi.
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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type [Edwin, Jason]   Dim 5 Mai - 13:51:50

[Hrp : On a prévu de le finir quand même ce topic donc banzaï !!]

L’œillade noire qu'il venait de récolter de la part d'Edwin en posant la question lui tira un sourire moqueur et un clin d’œil. Bah quoi ? Lui-même avait dû répondre à une question dérangeante plus tôt. Chacun son tour très cher. Et puis même si il savait comment la rencontre entre les deux Irons avait eu lieu, il était toujours amusant de reposer la question l'air de rien pour les voir s'embourber. Et se mit à rire de façon légère face à la description faite. À la place de Griffin il aurait sorti une fiole de veritaserum et n'aurait pas hésiter à en verser discrètement dans le thé de son soi-disant fils. Et au cas où la personne en face de lui puisse contrer les effets de cette potion il aurait attendu quelques heures pour que le polynectar ou les sorts utilisés s'estompent.

Retenant un regard moqueur il serra la main d'Edwin à son tour un court instant sous la table avant de la lâcher. Cependant bien qu'amusé il toussota en entendant les commentaires du père de son amant. Oh oui il était certain qu'il valait mieux ne pas s'étendre sur les activités du bar et les activités qu'eux-mêmes pratiquaient. Quoique, le blond doutait sérieusement que quelque soit leurs dires ils ne pourraient pas choquer le chef des aurors.

Cependant en voyant le sourire carnassier de Griffin, il comprit immédiatement que le titre de "Lord" n'était pas tombé dans l'oreille d'un sourd et surtout que le lien indésirable avait été fait. Sa première réaction aurait été de montrer les dents et de grogner. Pas très 'noble' comme réaction mais instinctive oui et il croyait en son instinct. Un sourire poli fut adressé à Griffin tandis que celui-ci évoquait son père. Évidemment que ce dernier en avait entendu parler, bon disons que son père s'était plus ou moins racheté en vendant des informations au ministère mais William Lister restait celui qui avait tâché leur nom de famille. Redorer ce nom avait toujours été le but de Jason mais il était encore trop tôt pour que certaines mémoires effacent ce nom de leurs souvenirs. Son sourire devint légèrement plus froid face aux insinuations du plus vieux.


- Je suis bijoutier. Se contenta-t-il de dire.

Cela arrêterait sans doute les divagations hasardeuses (et peut-être un poil séniles) énoncées plus tôt. Sauf que voilà, maintenant il avait un doute. Il n'avait jamais dit à Edwin qui était son père et le passé de sa famille. Le blond avait automatiquement supposé que ce dernier était au courant, il espérait sincèrement que c'était le cas ou que si il l'apprenait maintenant cela ne ferait aucune différence pour lui. Après tout ayant rencontré Arès qui était de sang-mêlé il devait se douter que Jason pensait différemment. Edwin lui même n'étant pas un sang-pur cela aiderait certainement Griffin à faire le lien avec l'indifférence quasie-totale de Jason pour la pureté du sang.

Heureusement pour lui les plats arrivèrent très rapidement et la bouteille aussi. Non vraiment il en avait besoin aussi prit-il son verre le plus lentement du monde et but enfin de l'alcool. Quelle rencontre stressante ! Pas qu'il soit déstabilisé par le regard de Griffin, lui-même était capable de ce genre de regard, mais il avait oublié de prendre en compte certains paramètres et il ne s'en rendait compte que maintenant. Affichant un sourire plus attrayant il ré-engagea la discussion qui semblait s'être momentanément interrompu.


- Eh bien Edwin ne m'a pas dit ce que vous comptiez faire cet après-midi mais peut-être pourrions-nous vous inviter à l'appartement à la fin de ce repas. Au moins pour le café car sans vouloir médire ce n'est pas l'endroit le plus adapté pour en boire un. Finit-il dans un sourire en dépliant délicatement la serviette pour la poser sur le haut d'une cuisse.

Bon il aimait le café sucré mais Edwin avait réussi à remplir une étagère de café italien. Quelle horreur, il préférait encore farfouiller dans sa collection de thés que de boire ce breuvage plus qu'amer.


- Ou bien un thé. Lady Wyncall m'a offert un Lapsang Souchong excellent... Heu désolé je parle beaucoup et je ne voudrais pas vous imposer un emploi du temps quelconque . Par ailleurs, j'ai lu votre interview dans le torchon qu'ils appellent la Gazette... Vous avez été plutôt cinglant et réaliste. Il le va son verre comme pour saluer Griffin.

Faut dire que ce genre de comportement plaisait au Lord. Fallait pas se laisser faire hein, pas moyen de se laisser marcher sur les pieds par ces substituts de journalistes. Le seul intérêt de ces bêtes là était qu'avec de l'argent on pouvait les faire taire ou leur faire écrire l'article qu'on souhaitait, à part ça... Disons simplement qu'il y avait des cas désespérés partout hein...

Agissant de manière des plus polis il finit son verre et se resservit, le verre des deux Irons n'étant pas vides il ne proposa pas de les resservir. Là maintenant il avait besoin que Edwin parle, il ne savait pas vraiment quoi dire, même les banalités lui semblaient déplacées. Il tourna donc son visage vers l'italien cherchant un peu de soutien.
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