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 [Sept. 2000] Règlement de comptes à O.K. London. [PV Griffin]
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  • Izlaya Cummings
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MessageSujet: [Sept. 2000] Règlement de comptes à O.K. London. [PV Griffin]   Dim 2 Déc - 12:22:25

[hj : bien sûr si y'a un problème tu me dis et je change :) Sinon, oui, le titre est un jeu de mot pourri en référence à un vieux western XD]



Dans un pub de quartier londonien, se sifflant le sixième whisky de la soirée, Izlaya triturait son sous-verre de la main qui ne tenait pas le verre lui-même. Dans ce pub, le Leary’s finest, un mélange de tabac bon marché, d’alcool fort et d’instincts en ébullition flottait dans l’air, une effluve qui pouvait autant charmer la jeune femme que la dégoûter si elle appartenait à ces hommes, qui suintaient la grossièreté jusqu’à en déformer et affaisser leur traits. Bref, un pub miteux au sommet de son art. Bien sûr on pourrait la dire hautaine et prétentieuse de penser de la sorte, de venir dans un bar dans le seul but de rire de la populace au désespoir ou qui ne venait que par dépit de mieux. Oui, il y avait un peu de ça – mais seulement parce qu’elle était furieuse et avait besoin de se défouler l’esprit, qu’on se le dise – dans sa tête, mais un bar sorcier de la même trempe aurait parfaitement pu faire l’affaire, mais ce soir était exceptionnel, ce petit bar plein de moldus était une véritable terre de salut. La belle annihilait ainsi les risques de croiser une nouvelle fois un visage connu… enfin, presque connu.

En effet, au Chaudron Baveur, Izla avait fait la rencontre étonnante d’une version rajeunie de Griffin Irons et, après avoir écarté les hypothèses du clone échappé d’un labo top-secret ou d’une quelconque machine à retourner dans le temps, il fallut bien se rendre à l’évidence ; ce jeune homme – par ailleurs nommé Edwin – était la légitime progéniture de Griffin. Depuis quand avait-il une descendance lui, d’abord! Comment on pouvait garder un enfant secret?! S’il pouvait lui cacher une chose d’une telle ampleur, que lui cachait-il encore? Peut-être avait-il bien plus qu’un squelette dans son placard qu’elle n’était capable de s’imaginer! Peut-être même y avait-il une gentille petite épouse planqué dans le double-fond dudit placard, tant qu’on y était! Et il la range seulement quand sa petite élève sotte est dans les parages, qu’il puisse la draguer, tiens donc!

Elle avala son verre cul-sec, l’alcool provoquant une délicieuse chaleur dans sa gorge, mais qui ne faisait qu’attiser sa colère plus vraiment naissante. Elle le posa bruyamment, jeta un billet sur le bar juste à côté de ce qui contenait le whisky voilà à peine une minute et se leva d’un bond, prenant le chemin de la sortie, le pas assuré, mais un peu instable. Il lui fallait de l’air frais… enfin, de l’air qui n’était pas saturé par les hommes l’alcool et la tristesse. Dehors, elle marcha un petit moment jusqu’à atteindre une rue passante, d’où elle héla un taxi. À l’intérieur de celui-ci, elle entrouvrit la fenêtre, d’où la brise de Septembre pourrait se faufiler. Le paysage dehors défilait assez lentement pour qu’on voie, mais Izlaya était perdue. Plus loin que dans ses pensées. Elle était perdue dans une tempête d’émotions, de raisonnements étouffés et d’alcool. Et plus elle s’y engouffrait, moins elle comprenait. C’était intense, ça lui faisait serrer la mâchoire, lui brûlait les entrailles et lui fronçait les sourcils comme un vieil aigri mécontent de son pudding à la vanille. Toute cette tempête, pourquoi? Bien sûr, elle aurait dû se réjouir malgré s’être sentie un peu insultée de ne pas en avoir été informée, c’est comme ça que les amis réagissent – enfin, elle osait  croire qu’elle pouvait posséder au moins ce statut – mais pourquoi s’enrager pour une potentiel épouse? Pourquoi avait-elle eu une telle bouffée de haine pour une femme qui lui était absolument inconnue et qui, soi-dit en passant, n’était pas peut-être même pas existante? C’était absurde, il ne se passait rien de sérieux entre eux, non? Oui, mais en même temps, il ne s’était jamais montré réticent à des allusions de quelque chose de moins innocent, au grand jamais, même qu’il avait toujours été assez participatif dans ce jeu de séduction. Est-ce que la jeune femme aurait inconsciemment espéré plus? Était-ce possible? Mieux valait ne pas s’ajouter une source de confusion de plus pour le moment. Cette rage qui bouillonnait en elle brouillait ses raisonnements et elle n’osait pas se poser une telle question dans une telle circonstance, simplement. Ainsi, son ancien mentor, qu’elle avait cru être un honnête homme ne l’était pas. Dur coup pour l’Anglaise.

Ses yeux se mirent de ce fait à s’embuer et elle se maudit de se sentir blessée de la sorte. Le taxi s’arrêta et après deux secondes, Iz comprit qu’ils étaient à destination. Une fois le chauffeur payé et qu’elle fut rentrée dans le bâtiment, ce fut l’épreuve de la montée des escaliers, faute d’un ascenseur fonctionnel – cette chose devait dater de la deuxième guerre mondiale, sans une seule réparation. Ce fut ardu vu l’état de sobriété de la demoiselle et sa tentative idiote de monter les marches rapidement. Bien trop rapidement. La faute aux bottillons vous dira-t-elle, mais elle se prit les pieds une ou deux fois, passant près de débouler mais sans jamais vraiment tomber. Une fois devant sa porte – attendez : Oui, oui c’était bien sa porte – une vive et soudaine hésitation l’envahit. Le petit ange à sa gauche tentait de la convaincre de rentrer, de s’éclaircir les idées, qu’elle sautait aux conclusions sans même réfléchir, que ce n’était pas sa nature et que son habituel self-control n’était décidément pas au rendez-vous ce soir. La nuit porte conseil. Pourtant, il y avait ce petit démon à sa droite qui lui insufflait l’idée d’aller rendre une petite visite à son mentor, de le mettre au pied du mur, de cesser d’être rationnelle et écouter un peu ses instincts et sa colère, malgré l’alcool qui exacerbait tout. LA décision fut bien vite prise.

Ki-Cling.

Ceci était le bruit des clés qu’on remet dans son sac à main. Elle redescendit les escaliers, en faisant des efforts considérables de concentration. Le taxi était repartit, bien entendu. N’y avait-il pas un lapse de temps pour le changement d’idée? Non? Pas grave. Elle en rappela un et donna l’adresse de l’auror, bien assurée.

- Allez-y le plus rapidement possible et vous aurez le double de livres.

Il était hors de question de changer d’idée à ce stade-ci. Si elle avait le malheur de rencontrer un bouchon de circulation, elle aurait beaucoup trop de temps pour dessaouler et arriver chez Griffin sobre pour mettre les points sur les i n’était même pas une option. Le chauffeur passait donc par les petites rues, il avait clairement comprit le message. Aux yeux de la noiraude, ce fut d’une rapidité exceptionnelle qu’elle arriva devant la maison du sujet principal de ses pensées depuis le début de la soirée. Avant de sortir de taxi elle donna le double du prix au bon monsieur.

- Merci beaucoup miss.
- Merci à vous.

Cet homme avait réellement fait un très bon travail… à moins que ce ne fût sa notion du temps qui était distordue par le whisky. De toute manière, dans les deux cas elle avait fait un heureux et ça en ferait au moins un ce soir.

Elle était maintenant devant le porche de Griffin et malgré qu’elle n’eut pas prit le temps d’admirer la maison de ce dernier, elle porta une attention à ses propres vêtements. Un peu chic, vu qu’au tout départ de cette soirée, elle devait sortir avec des amis qui au final ne sont jamais venus, un haut assez clinquant, métallisé, sa veste de cuir et un jean moulant, rien d’excessif si ce n’était du tattoo sur sa poitrine bien en évidence. Ça ferait l’affaire… elle en avait pas vraiment le choix, en fait, le transplanage ne pardonnait pas sans toute ses facultés. Elle avança, cogna à la porte et attendit. La frustration la tordait comme un broyeur et tout ce que la jeune femme voulait à ce moment, c’était foutre le camp, mais alors que le doute essayait de s’insinuer, il fut interrompu et chassé par la porte qui s’ouvrit.
Au moins, ce n’était pas l’épouse de fond de placard qu’Izlaya s’imaginait, mais bien lui. Et avec cette gueule à faire tomber n’importe qui en pamoison. Il était désirable, c’était vrai. Mais il avait un fils. Avec elle ne savait qui. Il portait cet air d’un homme qui n’a rien à se reprocher et même si une bouffée de chaleur l’avait envahie lorsqu’elle avait vu son visage, un éclair de rage traversa l’esprit. Son visage ne portait pas de marque, mais arborait une expression des plus mécontentes, avec un restant de choc dans les yeux. En plus qu’elle sentait le whisky et la clope.

- Bonsoir.

Griffin lui répondit et l’invita à entrer, ce qu’elle fit, raide comme un piquet. LE décor intérieur avait de la classe, mais Izlaya n’avait pas le temps de penser à ça, pas plus qu’à se confondre en formalités classiques. Plus vite elle réglerait ça, plus vite elle partirait d’ici et mieux elle s’en porterait. Izla se retourna vers lui, l’émeraude de ses yeux lançant des éclairs et une vague de cynisme l’emportant.

- Alors, comme ça on envoie son sosie de 20 ans de moins gambader dans les rues lorsqu’on n’a pas envie de prendre de bain de foule?

Et Toc! Cynique, pas direct au but, mais c’était amplement assez pour qu’il comprenne où elle voulait en venir. Et que clairement, il allait devoir s’expliquer. En espérant que la prétendue Madame Irons ne se pointe pas pendant qu’elle cracherait au visage de son mari. Ou plutôt qu’elle se pointe, tiens, et qu’il paie en 2 pour 1. Ça allait être une vraie partie de plaisir.


Dernière édition par Izlaya Cummings le Dim 13 Oct - 13:15:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Sept. 2000] Règlement de comptes à O.K. London. [PV Griffin]   Mar 4 Déc - 22:04:42

[HJ]C'est pas génial, désolée. -_- [/HJ]



Le tic tac lancinant de la pendule, le grattement d’une plume et le craquement occasionnel du parchemin étaient les seuls bruits qui raisonnaient dans la pièce. Assis derrière son bureau, calé dans son siège à haut dossier, sa jambe estropiée étendue devant lui le pied posé sur un tabouret, Griffin parcourait les rapports remis par ses équipes plus tôt dans la journée. L’affaire de la fusillade de Pré-au-Lard commençait à s’éterniser et à prendre beaucoup de temps à beaucoup de monde et, de fait, son service avait amassé un retard conséquent dans le traitement de la paperasse. Après s’être fait remonter les bretelles par son supérieur concernant le-dit retard, Griffin n’avait pas eu d’autre choix que de ramener du travail chez lui, chose qu’il détestait au plus haut point.

Après avoir soigneusement lu le rapport, et rempli la paperasse exigée, Griffin glissa les feuillets dans la chemise, contre-signa le rapport en question puis déposa le tout sur un coin de son bureau. Soupirant, il lança un regard las vers la pile de dossiers qui attendaient d’être ouverts. Tout en massant son genoux, l’Auror posa sa plume et tendit une main vers la tasse de thé froid posée devant lui. Il but une gorgé du liquide ambré avant de reprendre sa tache, attirant vers lui un nouveau dossier. Il en parcouru une bonne partie avant de devoir s’arrêter. Posant à nouveau sa plume, il plaqua les deux mains sur son genoux et entreprit de masser sa cuisse en serrant les dents. La douleur dans sa jambe blessée se faisait de plus en plus cruelle ces derniers temps, à tel point qu’elle l’empêchait parfois de dormir. Il essayait de ne pas y penser, mais elle prenait une place grandissante dans son esprit, l’empêchant de travailler efficacement.

Agacé, Griffin abandonna son travail. Il savait parfaitement qu’il n’arriverai à rien ce soir et mieux valait ne pas bâcler sa tâche. Il était fatigué et avait envie d’une douche bien chaude, peut-être suivit d’un bon thé et, s’il se sentait mieux, il pourrait reprendre sa tâche. Il rangea soigneusement sa paperasserie puis se leva en prenant appui sur le bord du bureau. Laissant sa canne de coté, il se dirigea en claudiquant vers la porte et fit quelques pas dans le couloir. Il poussa de la main la porte qui se trouvait directement sur sa droite et se retrouva dans la salle de bain. Les lampes s’allumèrent toutes seules à son approche et il n’eut qu’a ouvrir l’un des placards placés au dessus des lavabos. Il passa rapidement en revue les fioles emmagasinées là, les poussant du bout des doigts pour voir celles qui se cachaient au fond. Il ne tarda pas à mettre la main sur ce qu’il cherchait: une fiole ovale, de verre bleu, surmontée d’un bouchon en argent. Il la posa sur le bord du lavabo puis commença à déboutonner sa chemise.

- Ash! Appela-t-il.
Un craquement sonore et l’elfe apparu aussitôt.

- Monsieur désire quelque chose, couina la petite créature.

- Apporte moi des vêtements propres.
L’elfe acquiesça d’un signe de tête et disparu.

Sans attendre son retour, Griffin acheva de se déshabiller et entra sous la douche en abandonnant ses vêtements sur le carrelage. L’eau chaude sur ses muscles ankylosés lui fit du bien. Le jet, massant ses épaules et sa nuque, l’aida à se décontracter, mais ne fut d’aucun secours pour sa jambe qui protestait douloureusement contre la station debout, tout comme elle protestait contre la position assise ou couchée. Il arrivait souvent que Griffin se tourne et se retourne pendant des heures avant de trouver le sommeil, le plus souvent après avoir dû ingurgiter une potion somnifère.

Las, il poussa un soupir et appuya la tête contre le mur de la cabine. Il essayait de cacher tant qu’il pouvait à sa famille que sa blessure le faisait à nouveau souffrir. Il savait que sa mère se ferait un sang d’encre, et aggraverait certainement son ulcère, et que Rosalynn le traînerait à l’hosto par la peau du dos avant qu’il ai eu le temps de comprendre. Il ne voulait pas les inquiéter, et encore moins qu’elles se mêlent encore de sa vie. Mais il savait parfaitement que si ça continuait comme ça, il allait certainement devoir prendre rendez-vous à Ste Mangouste. Mais pour dire la vérité, il craignait le verdict des médecins. Il savait parfaitement que tous lui avait conseillé d’accepter l’amputation, quand il avait été blessé, et qu’ils n’y avaient renoncé que parce qu’il l’avait refusé avec l’énergie du désespoir. Mais il devait avouer qu’ils avaient raison sur un point: la douleur ne lui laissait que rarement le temps de souffler.

Il ne quitta la cabine qu’un long moment plus tard, après s’être lavé et avoir lavé ses cheveux à l’aide d’un shampoing spécial pour cheveux blancs, oui parce que sinon ça jaunit et c’est moche!. L’air saturé de vapeur d’eau avait permis à la vapeur de se déposer sur les murs carrelés, sur le sol et sur les miroirs, obligeant Griffin à en essuyer un de la main. Les serviettes étaient légèrement humides, ce qui n’empêcha pas Griffin de s’en servir pour se frictionner vigoureusement et essuyer ses cheveux. Il entrouvrit ensuite la porte afin de faire entrer un peu de fraîcheur et entreprit enfin ce pour quoi il était venu.

Posant le pied gauche sur le bord de la baignoire, il déboucha la fiole bleue et fit couler le liquide qu’elle contenait dans le creux de sa paume. Il appliqua le liquide glacial sur sa cuisse mutilée et poussa un léger soupir de soulagement. Il s’agissait d’une simple potion anti-douleur, mais pour quelqu’un qui souffrait c’était presque le Graal. Griffin savait parfaitement qu’avalée, la potion avait un effet plus long et plus apaisant, mais elle avait aussi l’énorme inconvénient de provoquer des dépendances dont il était difficile de se débarrasser. En lotion appliquée sur la peau, au moins, aucun risque de dépendance même si la contrepartie était un effet amoindri. Pour pallier à ça, il lui arrivait de porter des bandages imprégnés de potion pendant la nuit.

La vue de sa jambe mutilée le mettait toujours de mauvaise humeur, lui rappelant son manque d’attention. S’il avait été sur ses gardes, ce Mangemort n’aurait jamais pu le surprendre de la sorte et il n’aurait pas à supporter cette vision. Une immense cicatrice rougeâtre parcourait toute sa cuisse de sa hanche à son genoux, qu’elle contournait et soulignait comme un crochet. Un trou hideux creusait sa cuisse à l’endroit où il lui manquait une bonne partie du muscle et un réseau de cicatrices plus fines et plus pales s’étalait comme une toile d’araignée à partir de ce point pour s’étendre vers la face antérieure de sa jambe et son genoux. En plus du muscle mutilé, son genoux avait été réduit en miette et son fémur brisé en deux endroit. Il se souvenait vaguement des fragments d’os qui transperçaient sa chair à son arrivée à Ste Mangouste.

Griffin acheva sa tâche en retenant un frisson de dégoût puis se lava les mains et jeta le flacon vide dans la corbeille. Il enfila la chemise et le pantalon de toile que Ash que lui avait apporté pendant qu’il était sous la douche et quitta la salle de bain, les cheveux encore légèrement humide. Il se sentait mieux, non pas plus reposé mais plus frais, comme si la douche avait réussi à le débarrasser des ennuis de sa journée.

Pieds nus, il gagna le rez-de-chaussée, s’appuyant lourdement sur la rampe des escaliers, et claudiqua vers la cuisine. Il y trouva Ash occupé à achever le ménage. La petite créature le regarda entrer et sauta du tabouret sur lequel elle se tenait.

- Monsieur a besoin de quelque chose?

- Non, non, ça va Ash, je me débrouille.

- Très bien, fit l’elfe en remontant sur son tabouret, mais si Monsieur a besoin de quoique ce soit, il n’a qu’à demander, Ash sera heureux de l’aider.

- Je n’en doute pas, répondit l’Auror en retenant un sourire amusé.
Sous le regard de l’elfe, Griffin ouvrit un placard et en tira une assiette de biscuits fait maison que l’elfe avait confectionné le matin même. Tant qu’à se remettre au boulot autant avoir de quoi grignoter sous la main.

- Je vous monte du thé monsieur, annonça Ash.
Griffin accepta d’un signe de tête et traversa le salon en direction du couloir. Il avait à peine posé le pied sur la première marche que la porte sonna. Griffin s’arrêta et se tourna vers la porte d’entrée, à l’autre bout du couloir, un air surpris sur le visage. Il était tard et il n’attendait personne. Sur le coup, il fut tenté de laisser l’importun dehors, mais quelque chose lui disait que s’il n’ouvrait pas, il risquait de le regretter.

- J’y suis Ash, cria-t-il avant que l’elfe ne se précipite.
Après avoir posé les biscuits sur la commode près de la porte, il se saisit de sa baguette, prudence étant mère de sûreté, puis ouvrit le battant ... et resta pétrifié devant ce qu’il vit.

- I ... Izlaya?
Oui Izlaya, sa protégée, se tenait devant lui après plusieurs semaines de silence. Et elle avait tout l’air d’être de fort mauvaise humeur.

- Mais Qu’est-ce que tu ...

- Bonsoir, interrompit la demoiselle.

- Oui bonsoir, répondit Griffin en se ressaisissant.
Il s’effaça pour l’inviter à entrer et ferma la porte derrière elle.

- Qu’est-ce qui se passe, Izlaya? Il s’est produit quelque chose de grave?
Mais au lieu de répondre, la demoiselle le foudroya du regard comme s’il l’avait insulté et lança une remarque à laquelle Griffin ne comprit rien.

- Qu’est-ce que tu racontes? Un sosie? Où? Quand?
La crainte d’un complot contre lui se forma immédiatement dans l’esprit légèrement paranoïaque de l’Auror. Certains sorciers craignaient-ils tellement qu’il découvre la vérité sur la fusillade de Pré-au-Lard et la disparition des archives de son bureau pour essayer de le discréditer en employant un sosie, ou du polynectar?

- Viens, fit-il en invitant Izlaya à le suivre. Raconte moi ça.
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MessageSujet: Re: [Sept. 2000] Règlement de comptes à O.K. London. [PV Griffin]   Mar 11 Déc - 14:10:21

[hj : J'suis désolée, j'trouve ça moi-même assez pauvre, j'espère tout de même que ça t'iras!]
***


- Qu’est-ce que tu racontes? Un sosie? Où? Quand?

Quoi?!? Il faisait celui qui ne comprenait rien en plus? C’était purement aberrant. La prenait-il à ce point pour une cruche? Griffin n’aidait en rien à la colère d’Izlaya en ce moment, il semblait même faire des efforts pour l’attiser. Comment pouvait-il arriver à garder un air aussi ingénu! C’était révoltant qu’il tente de gagner du temps de la sorte et si la jeune femme avait été juste un peu plus saoule, elle lui aurait crié dessus, mais elle ne voulait que parler. Alors qu’elle s’apprêtait à rétorquer à son hôte – si c’était bien le mot à employer alors que l’invité s’imposait ainsi, son ancien mentor ajouta.

- Viens. Raconte moi ça.

Izlaya resta interdite, ses sourcils se fronçant légèrement. Griffin aurait-donc prit ses paroles au pied de la lettre? Il n’avait rien vu du cynisme que l’Anglaise avait employé? Ce serait bien triste qu’elle eut perdu la main dans son domaine de prédilection. Alors, ou bien Griffin était seulement un sacré paranoïaque, ou même, il ne faisait que tenter de jouer au plus fin avec elle. C’est vrai, Griffin avait toujours été très très méfiant, mais il était im-pos-sible qu’il pu l’être au point de croire dans un sens littéral ce qu’elle avait pu dire!

La jeune femme finit quand même par suivre l’auror, parce qu’à tenter d’entamer une telle discussion dans l’état d’ébriété ans lequel elle se trouvait était une mauvaise idée à faire debout. Arrivée dans le salon, elle prit place dans un fauteuil, plutôt qu’un sofa. Elle attendit que Griffin prenne place aussi et qu’il lui semble attentif. Le regard de la noiraude était intense de reproches et lorsque sa voix s’éleva dans l’air, on pu la percevoir cassante comme du verre lancé sur un mur.

- Maintenant, cesse de faire semblant, Griffin. Cesse de faire l’innocent comme ça. Tu as un fils. La jeune femme sentit aussitôt l'air s'alourdit autour d'eux. Tu as un fils et tu n’as même pas cru bon de m’en informer, bon sang.

Voilà. Le chat était sortit du sac avec une telle facilité qu’elle-même en était déconcertée. Izla croisa ses jambes et fixa attentivement l’expression de son interlocuteur changer. Et malgré cette certaine satisfaction, des mots bouillonnaient encore dans sa gorge. Tout n’avait pas été dit. Le point central du sujet, oui, mais pas ce qu’elle avait sur le cœur. Ces mots tentaient de se frayer un chemin jusqu’à l’air libre et de tourner le fer dans la plaie, pour mieux en extirper le venin qui lui infectait le cerveau. Franchement, rien ne l’en empêchait. Ni ses inhibitions, diluées dans le whisky, ni sa logique, qui lui disait de ne pas en rajouter maintenant. Non, rien de ça. Et au moins, il ne lui serait certainement pas reproché d’avoir provoqué des non-dits. La belle serait franche, trop sans aucun doute, mais elle serait honnête. Ainsi, avant qu’il pu lui répondre, elle ajouta.

- Il est presque de mon âge pour l’amour de la sorcellerie! Que peux-tu bien cacher d’autre si tu n’ose même pas me parler que tu as une descendance! Je croyais quand même que…

Wow, elle avait vraiment perdu son contrôle ce coup-ci. Sa voix s’était faite tremblante, furieuse, mais aussi pleine de tristesse. Son regard aussi était triste, il dévoilait ce qu’elle cachait. Ce sentiment si douloureux qu’elle avait au fond de la poitrine, cette déchirure qu’une amitié ambigüe provoque toujours. Et cette boule, dans sa gorge qui ne faisait que confirmer le tout, qui chatouillait ses glandes lacrymales et lui donnait l’envie de pleurer pour de bon. La jeune femme se résigna à ne pas terminer sa phrase comme elle l’avait voulu. Un « …que je comptais vraiment pour toi. » Lui paraissait trop sentimental et révélateur. Elle ne pouvait se permettre de terminer et d’être ainsi embarrassée par la vulnérabilité que ses propres paroles lui confèreraient. Depuis qu’ils avaient recommencé à se parler, à tisser des liens depuis Février, la jeune femme avait sincèrement cru compter pour lui, peut-être d’une manière un peu plus importante que ce qu’elle-même croyait, qui plus est, elle lui avait fait une totale confiance. Jusqu'à maintenant. La jeune femme ne savait plus ou se mettre, ni d’ailleurs comment terminer sa phrase, ce que Griffin semblait attendre, justement.

- …Que tu étais quelqu’un d’honnête, mais je me trompais. Trancha l'étudiante.

Ouch. C’était blessant, ça. Il n’y avait aucun doute qu’elle y était allée trop fort et à la tristesse de son regard s’ajouta une pointe de regret. Mais bien sûr, il était trop tard pour regretter amèrement. Trop tard pour retirer ses paroles, pour foutre le camp en vitesse et revenir un autre jour. Un jour sans alcool d’impliqué, où ses émotions ne prendraient pas le pas sur elle où la jeune femme pourrait se garder au moins un semblant de calme. Mais non, Izlaya ne pouvait pas décemment partir maintenant qu’elle avait enclenché l’engrenage. De un parce que ce serait inacceptable et lâche de venir, foutre le bordel et fuir comme une voleuse et de Deux, elle voulait savoir – non, il fallait qu’elle sache, plutôt – ce qu’il aurait à répondre à tout cela, si il pourrait au moins faire preuve d’un peu de sincérité et enfin faire cesser cet ouragan de questions dans son esprit qui l’assaillait depuis une heure et lui flanquait des maux de tête.
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MessageSujet: Re: [Sept. 2000] Règlement de comptes à O.K. London. [PV Griffin]   Sam 22 Déc - 0:13:06

Oubliant les biscuits dans le couloir, Griffin ferma la porte d’entrée derrière Izlaya avant de la guider vers la porte la plus proche des escaliers sur leur gauche. Elle ouvrait sur le salon, enfin sur une pièce qui servait à la fois de salon et de salle à manger, puisque la véritable salle à manger de la maison n’était utilisée que les jours de fête, Griffin estimant que la longue table était plus propice aux dîners de famille qu’à ses repas en solitaire.

La pièce était fonctionnelle mais confortable: un canapé, des fauteuils, une table basse, contre un mur une télévision moldue, de la moquette agréable sous les pieds nus de l’Auror. Contre le mur du fond, près de la porte de la cuisine, un buffet croulant sous les photos dont les sujets s’agitaient dans leur cadre pour attirer leur attention, une table ronde et quatre chaises complétaient le mobilier. Étant donné que la nuit était tombée, les grand rideaux étaient tirés sur les portes-fenêtres donnant sur la terrasse. Les lieux baignaient dans une lumière dorée agréable produite par plusieurs lampes placées à coté du canapé, sur le buffet et près de la télévision. L’ambiance chaleureuse des lieux, cependant n’eut pas le moindre effet sur l’humeur massacrante de la visiteuse.

Izlaya s’assit dans l’un des fauteuils, laissant Griffin le soin de s’installer où il voulait. Avec un soupir qui tenait d’avantage du gémissement, l’Auror s’assit sur le bord du canapé, face au fauteuil dans lequel trônait son invitée, et étendit lentement sa jambe blessée devant lui, en serrant les dents. Le regard noir, lourd de colère et de reproche que Izlaya lui adressa le mit mal à l’aise et un instant, Griffin se demanda s’il n’avait pas fait quelque chose de grave, ou pire, si son "clone" n’avait pas fait quelque chose pour offenser la jeune femme en se faisant passer pour lui. Instantanément, son imagination fit la liste de tout ce qui aurait pu se passer dans son dos et le moins qu’il put dire c’est que certaines images qui lui apparurent lui déplurent profondément. Izlaya ... Son Izlaya ... nue ... en train de ... avec son double ... Pour une raison inexplicable une colère sourde s’empara de lui à cette pensée, et seules les violentes douleurs dans sa jambe l’empêchèrent de se lever brusquement pour se mettre à faire furieusement les cent pas dans la pièce.

Depuis quand il réagissait comme un ado enamouré? Et depuis quand la jeune femme était devenue son Izlaya? Aux dernières nouvelle la jeune femme était une femme libre de faire ce qu’elle voulait avec qui elle voulait sans avoir de compte à lui rendre! ... Oui mais le problème était cette pointe de jalousie qui le taraudait à chaque fois qu’il songeait à ce que la jeune femme pouvait faire avec d’autre que lui. Il fallait vraiment qu’il prenne un peu de recul, Izlaya ne lui appartenait pas.

Ce n’est que quand la voix de la jeune femme raisonna dans la pièce que l’Auror sortit de ses pensées tortueuses. Izlaya semblait furieuse et sa voix claqua dans le silence de la pièce comme un fouet. Si Griffin ne rentra pas la tête dans les épaules sous le poids de ce regard accusateur et de ce ton tranchant comme du verre, ce fut bien parce qu’il ne comprenait toujours pas ce que la jeune femme lui reprochait. Et soudain, la réponse tomba, comme une lame prête à trancher les têtes. Et en un instant, la lumière se fit dans l’esprit de l’Auror. Un fils! Voilà ce qu’elle lui reprochait. L’espace d’un instant, un soulagement sans borne s’empara de Griffin, débarrassé du spectre d’une conspiration contre lui. En fait de clone, la demoiselle parlait juste d’Edwin. Il aurait dû comprendre pourtant, le jeune homme lui ressemblait comme deux goutte d’eau.

Mais le soulagement qu’il ressentit en découvrant le fin mot de l’histoire ne dura guère que le temps d’un battement de coeur, car Izlaya, qui semblait se forcer à garder un calme de façade, n’en avait visiblement pas terminé. Plutôt que de se lancer dans des explications hasardeuses, Griffin attendit calmement qu’elle en vienne à ce qui lui tenait le plus à coeur. Elle semblait choquée, furieuse, incertaine. Mais Griffin ne pouvait dire ce qui mettait vraiment la jeune femme dans cette colère: le fait qu’il ait un fils? qu’il ne lui en ai pas parlé? que Edwin ai presque le même âge qu’elle? ou ... ou qu’il ai pu aimer une autre femme? A moins que ce ne soit tout ça à la fois?

Alors qu’elle lui adressait ses reproches, la jeune femme sembla se laisser emporter par sa colère et par l’alcool qu’elle avait bu avant de venir le trouver. L’espace d’un instant, elle perdit sa maîtrise d’elle même et sembla sur le point de lâcher une bombe puis, elle reprit le contrôle de ses paroles tout aussi vite qu’elle l’avait perdu, comme si elle réalisait qu’elle en disait trop. Il y eut un instant de silence pendant lequel elle resta les yeux fixés sur lui.

- … Que tu étais quelqu’un d’honnête, mais je me trompais, acheva-t-elle d’une voix tranchante.
Jusque là les accusations et les reproches de la jeune femme n’avaient pas vraiment ébranlés Griffin, mais cette dernière remarque parvint à traverser ses défenses et l’atteignit avec plus de dureté que Izlaya semblait avoir prévu.

Pas Honnête? Lui? ... On pouvait dire beaucoup de chose sur son compte, qu’il était paranoïaque, indélicat, hargneux, parfois irrespectueux, trop brusque en mission ou encore qu’il tirait avant de parler, mais certainement pas qu’il n’était pas honnête. Son honnêteté et son intégrité étaient ce dont il était le plus fier. Il ne permettait à personne de la mettre en doute. Pas même à la jeune femme qui se tenait face à lui. Agacé, furieux, il serra les poings prêt à se lever pour la mettre dehors sans lui donner la moindre explication quand la porte de la cuisine s’ouvrit.

- Le thé, monsieur, annonça Ash en posant un plateau sur la table entre l’Auror et la jeune femme. Ash en a aussi fait pour l’invitée de monsieur, mais Ash peut aussi lui servir quelque chose de plus fort si elle le désire.
Le coup d’oeil que l’elfe adressa à la jeune femme indiquait clairement qu’il trouvait outrageant qu’une femme ivre vienne faire une scène à son maître chez lui, pour quelle raison que ce soit.

- Ca ira, Ash, merci, fit simplement Griffin en retenant un sourire moqueur.
L’elfe claqua des doigts, faisant apparaître une assiette de biscuits, puis il s’inclina.

- Si vous avez besoin de quoique ce soit, appelez Ash, monsieur. Ash sera ravi de vous aider.
Il lança un dernier regard à Izlaya avec l’air de vouloir dire qu’il serait ravie de la jeter dehors si elle devenait trop gênante, puis il s’en retourna à la cuisine sans un bruit.

L’intervention de l’elfe eut au moins le don de calmer Griffin. Il prit une longue inspiration et tendit une main un peu tremblante pour servir deux tasses de thé, profitant de la diversion pour se concentrer sur autre chose que sur Izlaya pendant quelques instant, le temps d’achever de retrouver son calme. Ce serait bête de tout foutre en l’air pour une remarque déplacée. Il en avait entendu tellement, et de personnes qui avaient bien moins d’importance à ses yeux que la jeune femme assise face à lui.

- Lait sans sucre c’est ça?
Sans attendre la confirmation, il tendit la tasse à Izlaya avant de s’en servir une pour lui même. Il prit le temps d’en boire une longue gorgée, prenant un malin plaisir à faire attendre la jeune femme puis, reposant la tasse dans sa soucoupe, il prit une longue inspiration.

- J’ai un fils c’est vrai, admit-il enfin. Il s’appelle Edwin et a dix-neuf ans. Mais je n’ai jamais voulu te le cacher. Quand on s’est vu la dernière fois, je ne savais pas encore qu’Ed existait.
Une petite remarque sur sa fâcheuse tendance à disparaître sans rien dire au passage, histoire qu’il ne soit pas le seul à essuyer des reproches.

- Je n’ai découvert son existence qu’en Mai dernier, quand il s’est présenté à moi. Tu peux penser le contraire, mais je ne suis pas du genre à cacher ce genre de "détails".
Il appuya sur le mot détails pour signifier que Edwin n’en était clairement pas un.

- Si tu veux tout savoir, j’étais éperdument amoureux d’une femme quand j’étais jeune. On s’est rencontré à Poudlard et on a vécu plusieurs années ensemble à la sortie de l’école. Mais elle m’a quitté, quelques mois avant la fin de la première Guerre contre Voldemort. Elle a eu peur pour elle et pour son enfant ... notre enfant ... J’étais un jeune Auror à l’époque, à peine sorti de l’UMA, et pas encore boiteux.
Sur ces mots, il tapota sa jambe mutilée du plat de la main.

- Mais les Mangemorts faisait des ravages dans nos rangs, d’autant plus que j’appartenais aussi à l’Ordre. Double raison d’être inquiet. Donc elle est partie pour se protéger et protéger l’enfant qu’elle portait. Mais elle est partie sans me dire qu’elle était enceinte. Je lui ai écris pendant des mois, mais elle ne m’a jamais répondu. Il m’a fallut du temps avant de renoncer et passer à autre chose. Je n’ai plus entendu parler d’elle, jusqu’à ce que Edwin débarque dans mon bureau un matin. Tu as vu Edwin, je suppose, sinon tu ne serais pas venue m’en parler. Je ne pouvais pas renier ma paternité: mon portrait craché à son âge.
Il fit une pause, le temps de finir sa tasse de thé, qu’il posa sur l’accoudoir du canapé, à sa droite.

- Pour répondre à ta question, je ne te cache rien. J’ai aimé cette femme, c’est vrai, mais c’était il y a vingt ans. Elle est mariée à un autre et très heureuse de sa vie. Quand à moi, je lui en veux de m’avoir caché l’existence d’Edwin pendant toutes ces années, elle est la mère de mon fils, peut-être deviendra-t-elle une amie, mais elle n’est plus la femme que j’ai aimé.
Il se pencha pour prendre un biscuit sur la table et en profita pour planter son regard de glace dans les yeux d’émeraude de son invitée.

- Rassurée? Demanda-t-il avec un sourire en coin.
Bon sang, il aurait donné n’importe quoi pour savoir ce qui se passait derrière ce visage charmant, savoir quel genre de pensées confuses se bousculaient dans le crâne de la demoiselle, mais il se refusa à employer la légilimancie sur elle comme il l’avait fait avec Ed. Il maîtrisait mal son don et ne voulait pas envahir les souvenirs d’Izlaya comme il l’avait maladroitement fait avec Ed. Il savait que l’esprit était l’endroit le plus intime qu’un être humain puisse avoir et qu’on ne l’envahissait pas pour le plaisir.

Mais surtout, il ne voulait pas envenimer la situation avec une fausse manoeuvre de ce genre. Il devinait sans mal que Izlaya ne lui pardonnerait pas aussi aisément qu’Edwin.
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MessageSujet: Re: [Sept. 2000] Règlement de comptes à O.K. London. [PV Griffin]   Mer 9 Jan - 19:49:01

Griffin semblait furieux. En fait, il n’y avait même pas de doute, il l’était. Elle avait rendu Griffin Irons furieux. Izlaya pouvait aisément remarquer les jointures blanchies des mains de celui qui fut son mentor. Elle savait pertinemment qu’attaquer son honnêteté était une des pires choses qu’elle aurait pu faire. Et c’était pile ce qu’elle avait fait. Comme il avait su lui inculquer au moins un peu de sa paranoïa, la jeune femme prit peur une demie seconde que l’auror, sous une soudaine impulsivité, pusse faire une bêtise quelconque, mais la réalité revint bien vite lui assurer qu’il n’était pas de ce genre… enfin, si c’était bien la réalité, pour ce qu’elle savait de lui au final…

- Le thé, monsieur. Ash en a aussi fait pour l’invitée de monsieur, mais Ash peut aussi lui servir quelque chose de plus fort si elle le désire.

Elle lui voulait quoi la petite chose qui la dévisageait ainsi d’abord? Izlaya ne connaissait pas cet elfe que l’idée lui venait déjà de lui mettre son pied au cul. Ce n’était pas une question d’infériorité ou de supériorité hiérarchique, Izlaya n’était pas vile et ne croyait pas que ces créatures avaient moins de droit qu’elle-même et était tout à fait contre cette manière hypocrite que certaines personnes avaient de les mettre en esclavagisme et de tout rabattre sur leur loyauté… mais ce Ash, il lui donnait l’envie de le baffer à grand coup de batte de cricket avec ce petit air fourbe qu’il arborait.

- Ca ira, Ash, merci.
- Si vous avez besoin de quoique ce soit, appelez Ash, monsieur. Ash sera ravi de vous aider.

Et il en rajoutait en plus le p’tit salaud. Izlaya aurait déjà envoyé un sort bien sentit à cette petite mocheté sortie de nulle part, mais il y avait cette sensation qu’elle avait au moins un peu mérité ce traitement. De toute manière, Ash venait de disparaitre, anéantissant toute opportunité d’au moins l’envoyer merder. Lorsque son attention se reporta sur Griffin, celui-ci focusait sur le service du thé et la jeune femme préféra le laisser faire, vu que ça semblait lui changer les idées. À la manière d’une question rhétorique, il énonça avec exactitude la manière dont elle prenait son thé. Ou bien il avait une mémoire excellente ou il la connaissait bien mieux qu’elle ne l’aurait cru.

Ce détail eut l’effet d’une boule de chaleur qui se diffusa dans son corps alors qu’elle hochait la tête lentement. La sorcière se sentit stupide de ressentir cette pointe de joie quasi-adolescente à l’idée qu’il pût porter attention à un si petit détail que celui de la façon dont elle prenait son thé. C’était peu dire que cela l’avait prise de court et alors qu’il levait la tasse dans sa direction, une pointe de timidité la piqua. Izla prit la tasse qui lui était tendue en plus de reprendre sa contenance, mettant de côté ses pensées niaises.

S’ensuivit un discours, commençant par l’aveu formel qu’il avait un fils, faisant concorder les informations qu’elle avait reçues plus tôt dans la soirée d’Edwin, ajoutant au passage – de la manière la plus subtile qui fut – qu’elle avait encore disparue. Oui, c’était vrai, mais cette fois il y avait eu des lettres, de l’interaction. Il fallait dire qu’entre les coups d’épées dans l’eau au ministère de la magie Italien pour de l’information sur son adoption et tout ce qu’il y avait à découvrir dans ce pays, les lettres avaient été maigres, faites à la va-vite, mais elle en avait écrite s’assurant qu’il puisse toujours la contacter, au cas où. Bon sang elle avait presque plus écrit à cet homme qu’à son propre jumeau! Izlaya s’était encore perdue dans ses pensées, mais pas assez pour ne pas écouter le reste de ce que Griffin avait à dire. Il expliquait entre lui et la mère d’Edwin et de dire qu’il faisait la lumière sur ce brouillard qui s’était installé devant Izlaya s’avérait être un euphémisme. En termes d’analogies, il y braquait littéralement un lumos maxima, ne laissant aucune place à quelque zone d’ombres que ce fut. Et c’était parfait ainsi, la nature légèrement méfiante d’Izlaya ne pouvait donc pas prendre le pas. La belle noiraude avait analysé l’expression de Griffin lorsqu’il avait parlé et, malgré qu’un auror ne soit jamais à sous-estimer, il semblait sincère et honnête, doublé d’une tele simplicité que sans même en avoir conscience, l’étudiante baissa sa garde, étant déjà bien moins méfiante.

- Rassurée?

Ce simple mot fit sortir la jeune femme de sa torpeur, la faisant relever la tête vers Griffin et planter son regard encore un peu embrumé d’alcool dans celui de son interlocuteur. Oui, bien sûr qu’elle était rassurée, bien sûr qu’elle préférait croire ce qu’il disait ce qui n’était pas une histoire tirée par les cheveux, plus d’un enfant avait vécu cette situation, plus d’un avait dû vivre sans père ou sans mère et parfois, cela était irréversible. Izlaya devait même avouer qu’elle espérait sincèrement que le jour où elle-même retrouverait ses parents, ils feraient preuve du même courage et du même sens des responsabilités Pourtant, elle n’arrivait pas à complètement faire son mea culpa, la faute à l’orgueil. Elle ne voulait simplement pas tout lui pardonner d’un coup. Il fallait rendre à césar ce qui appartenait à césar, certes, mais le lui donner tout cuit dans la bouche? Non.
La jeune femme prit une grande inspiration, ses mains tremblèrent légèrement, provoquant une onde dans le liquide chaud que contenait sa tasse. Elle fronça les sourcils devant se réflexe qui trahissait toute sa nervosité, Griffin ne manquerait pas de le voir, qui plus est. Saleté.

- Écoute, je… je suis désolée d’être arrivée ainsi, d’accord? elle prit une gorgée de thé, C’était brutal et inhabituel de ma part. Avec le whisky et, et la confusion, j’ai cru que tu m’avais tout simplement caché que tu avais un fils… et peut-être même une femme.

Elle baissa la tête, embarrassée. C’était bien joli de dire ça, mais la demoiselle ne voulait toujours pas s’avouer vaincue. Pourtant avec ses dernières paroles, cela semblait être le cas… il fallait y remédier. C’était peut-être égocentrique de se dire qu’il n’aurait pas dû lui cacher ça, mais Izlaya s’en fichait bien, rendue à ce point. Elle n’était plus vraiment en position de cacher qu’elle appréciait Griffin d’une manière ambiguë et n’en avait plus l’envie non plus, d’ailleurs. La seule chose qui comptait en fait, c’était qu’il n’ait pas le dernier mot si facilement. Une manière de pensée enfantine, stupide et bornée, mais sur le moment prioritaire. Buvant une autre gorgée de thé, la jeune femme fixa une nouvelle fois griffin, sa ferveur renouvelée.

- Tu sais, nous avons correspondu cette été, tu aurais quand même pu m’écrire une lettre, tu savais où j’étais.

Cette rétorque fut peu convaincante. Izlaya ne se serait donné que 5 sur 10. Il n’y avait pas eu ce ressentiment perçant comme des aiguilles qui était pourtant là avant les explications de son ami. La colère semblait lentement s’éteindre dans sa gorge et pour la première fois depuis leur retrouvailles de Février, l’Anglaise ressentit la peur de perdre Griffin. Une peur qu’elle avait déjà ressentie par le passé, mais qui, vu les circonstances, était exacerbée. La jeune femme avait l’envie de disparaître dans son fauteuil, mais l’orgueil lui sommait de rester plantée là épaules droites, vulnérable dans le regard, mais nullement dans la posture. Ça lui sauvait un peu la face… au moins une chose de sauvée ce soir.
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MessageSujet: Re: [Sept. 2000] Règlement de comptes à O.K. London. [PV Griffin]   Jeu 17 Jan - 22:50:00

Tandis qu’il débitait son discours, Griffin n’avait pas quitté Izlaya des yeux, à l'affût de la moindre réaction. La jeune femme essayait de se maîtriser de son mieux, et y parvenait plutôt bien, Griffin pouvait être fier d’elle, elle avait bien retenu ses leçons. Cependant l’Auror ne manqua pas de remarquer les quelques détails qui traduisaient la nervosité de sa visiteuse: ses mains tremblaient légèrement et sa respiration était une peu trop précipité. Certes, il aurait pu mettre ça sur le compte de l’alcool, mais les effets semblaient s’estomper, même si le regard d’émeraude de Izlaya semblait encore légèrement vitreux. Elle resta un instant silencieuse, comme si elle cherchait quelque chose à dire. Enfin, après une hésitation, elle se lança et présenta ce qui ressemblait le plus à des excuses venant d’elle. Griffin n’en demandait pas plus.

- Je ne suis pas ce genre d’homme, répondit simplement l’Auror sans cacher un petit sourire légèrement moqueur. Et non, pas de femme cachée dans mes placards, mais tu peux vérifier, si tu veux.
Il fit suivre sa boutade d’un petit rire. Mais que ferait-il si Izlaya le prenait au sérieux et commençait à fouiller la maison? Rien certainement. Il la laisserait faire et se contenterait de la regarder en sirotant son thé. Du reste, il n’avait rien à cacher. En tout cas, rien sur ce plan là.

- Mais, en quoi le fait que je puisse avoir une femme te perturbe tellement?
La jeune femme semblait déjà gênée de son comportement, rajouter de l’huile sur le feu aurait pu être amusant. Mais pour une fois, ce n’était pas le but de l’Auror. Griffin était réellement curieux de savoir ce qui avait pu lui passer par la tête. L’alcool faisait faire des choses exagérées qu’on ne ferait pas en étant sobre, c’était vrai, mais il devait y avoir autre chose sous-jacent. Quelque chose que Griffin aurait aimé comprendre.

C’est sûr, depuis qu’il connaissait Izlaya, la jeune femme l’avait surpris à plusieurs reprises avec son caractère farouche et fragile à la fois. Il ne pouvait nier qu’ils entretenaient une relation étrange, à mi-chemin entre amitié et séduction, et que parfois, il ne savait plus très bien de quel coté ils se trouvaient. C’est sûr que parfois, il avait un peu flirter avec Izlaya mais rien de sérieux n’en était jamais sorti. Et il ne lui avait fait aucune promesse. Alors pourquoi cette réaction? Ce n’était pas comme s’il avait menti pour pouvoir profiter d’elle, ou quoique ce soit. Bon, il ne pouvait nier que l’idée ne l’avait pas traversé quelques fois. Izlaya était jeune, belle et désirable, et lui ... Et bien, il n’était qu’un homme après tout. Avec ses faiblesses et ses défauts. Et Izlaya était bien en train de devenir, doucement mais sûrement, presque malgré sa volonté, son principale faiblesse.

Griffin se refusait à le faire savoir à qui que ce soit, pas même à la jeune femme, mais elle occupait une place croissante dans son esprit. Il s’en était rendu compte pendant que la demoiselle courrait les infos en Italie. Il se surprenait souvent à se demander ce qu’elle faisait, où elle était et surtout, si elle allait bien. Plus d’une fois, Ash l’avait surpris à fixer le ciel pendant le petit déjeuner, attendant l’arrivée de son hiboux avec une lettre de Izlaya. Et quand il en recevait une, il se sentait comme un gamin qui vient de recevoir son cadeau de Noël. Il avait un peu honte de l’avouer. Il se donnait parfois l’impression d’être un vieux pervers qui attend la sortie des écoles. Combien de fois s’était-il répété que Izlaya était une jeune femme qui méritait mieux qu’un vieil Auror estropié comme lui. Elle avait besoin d’un jeune homme de son âge, qui avait la vie devant lui et qui pourrait lui offrir autre chose qu’une vie à s’inquiéter en se demandant s’il allait revenir ou non. Izlaya n’avait pas besoin de lui. Même si ça le peinait de le reconnaître.

Un court instant, le silence régna entre eux. Griffin essayait de remettre de l’ordre dans ses pensées tandis que Izlaya semblait avoir enfin rendu les armes. Ça ne dura guère plus de quelques secondes puis la jeune femme décida de revenir à la charge avec un nouvel argument à lui reprocher. Ça sembla ranimer la petit flamme rebelle dans son coeur.

- Tu sais, nous avons correspondu cette été, tu aurais quand même pu m’écrire une lettre, tu savais où j’étais.
A ces mots, Griffin sentit un instant la gêne monter en lui.

- C’est vrai, admit-il, en passant nerveusement la main dans ses cheveux encore humides. Tu vois, j’ai essayé de le faire. Plusieurs fois. Mais à chaque fois j’ai déchiré la lettre pour en écrire une autre. Je n’arrivais pas à trouver une bonne façon de te l’annoncer, ça me paraissait trop brutal, trop maladroit.
Abandonnant ses cheveux ébouriffé, il se passa la main sur le visage.

- La vérité, c’est que je ne pensais pas que c’est le genre d’information qu’on se donne dans une lettre.
"Comment vas-tu, tes recherche ont donné quelque chose? Il fait beau au moins là bas? Fais bien attention à toi. Répond moi vite. Post-scriptum: Ah oui j’oubliais de te dire: j’ai un fils de dix neuf ans". Je trouvais ça un peu cavalier, comme si je profitais que tu étais loin pour éviter ta réaction.
Et vu la réaction, il se disait qu’il aurait peut-être dû opter pour la lettre. Mais Griffin n’était pas un lâche et il assumait les conséquences de ses actes, même si ça signifiait perdre la confiance de Izlaya. Ce serait certainement un rude coup mais il finirait par s’en remettre.

- J’attendais de te voire face à face pour en parler tranquillement, mais on a fait que se croiser depuis que tu es revenue. Le Bureau me prend tout mon temps et toi tu as tes cours. Les choses ne se sont vraiment pas accordées pour nous permettre de nous voir.
Non, non, il n’y avait aucune amertume dans cette constatation, pas du tout. Griffin espéra que la jeune femme ne s’en rendrait pas compte.

- Dommage! Ajouta-t-il avec un petit sourire provocateur.
Il ne pouvait décidément pas s’empêcher d’essayer de la faire réagir, de la charmer. Cette jeune femme avait vraiment un don pour faire ressortir son petit coté séducteur et protecteur. Et même s’il ne se pensait pas assez bien pour elle, une partie de lui espérait toujours qu’elle y réponde.
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MessageSujet: Re: [Sept. 2000] Règlement de comptes à O.K. London. [PV Griffin]   Ven 15 Fév - 23:02:40

[HJ : Je suis sincèrement désoée pour ce post qui n'est sincèrement pas à la hauteur de l'attente que je t'ai fais subir, mais j'espère tout de même qu'il te satisfera Very Happy ]

***

Izlaya aurait dû s’attendre à la question que l’auror venait de poser. C’était d’une telle évidence qu’il la poserait, pourtant Izlaya était complètement passée à côté. C’était digne de faire exploser de colère un champion d’échec. Ainsi, la noiraude se retrouva complètement prise au dépouvu, hésitant sur quoi répondre et sur quel ton le dire. C’était un dilemme auquel elle ne savait absolument pas quoi dire, la jeune femme ne se sentait clairement pas prête à balancer direct : «Parce que ça m’aurait blessée.» mais n’en pouvait plus de détourner les réponses ou de simplement faire comme si de rien était. Pour une fois, elle était complètement paumée.
Izla ressentit le vif beosin de directement changer le sujet et de se sortir de cette impasse, dernière tentative de ne pas ressortir complètement humiliée de toute cette histoire. Elle lui sortit donc son dernier argument – la possibilité de lui révéler par leur correspondance – et espéra pour le mieux. Ce fut peine perdue.

Et voilà qu’il avait une réponse pour ça aussi! Et une bonne en plus! C’était la fin des haricots pour l’orgueil de la jeune femme, qui devait même avouer être d’accord avec les dires de son ex-mentor. C’était frustrant, mais somme toute soulageant. Il avait raison, partager une telle nouvelle par lettre n’était pas facile, impersonnel et donnait cette vilaine sensation que le destinateur était un peu lâche, d’autant plus qu’il était tout aussi vrai qu’ils n’avaient pas eu le temps de se voir depuis le retour de la noiraude d’Italie. L’Anglaise baissa donc les yeux une fois pour toute. Voilà, il avait gagné.

- Dommage!

Griffin lui adressa ce petit sourire distinctif qui annonçait toujours un flirt imminent, mais quelque chose semblait différent cette fois. Quelque chose dans sa façon de la regarder, peut-être? Ou c’était seulement Izlaya qui ne prenait plus le flirt de la même manière après tout ce brassage d’émotion. Qu’importe, Izlaya avait ce sentiment au fond des tripes que cette soirée n’allait pas se terminer comme d’habitude. Un sentiment… ou une envie, parce qu’elle ne pouvait se cacher cette furieuse envie de l’embrasser maintenant qu’elle était rassuré sur le fait qu’il ne fut pas marié.

- En effet, ceci est des plus dommage, mais peut-être serait-ce une bonne idée de rattraper le temps perdu ce soir, n’est-ce pas? dit-elle en prenant une gorgée de son thé.

Les lèvres d’Izlaya s’étirèrent en un sourire séducteur alors que sa posture sur le sofa changeait subtilement pour quelque chose de plus confiant et félin qu’un peu plus tôt. Griffin savait qu’il n’avait qu’à faire ce sourire pour qu’elle s’immerge entièrement dans le jeu, et vice-versa, qui plus est qu’elle n’avait plus de quoi se garder une retenue. Elle était à moitié saoule, ses questions avaient eues des réponses satisfaisantes et bon dieu, maintenant qu’elle observait Griffin sans le démoniser d’une certaine manière, il était sexy à s’en damner ce soir-là. Enfin, tel était l’avis d’Iz’. Une pensée, d’abord sans importance mais qui fit rapidement son bout de chemin, se mit à hanter son esprit. Que pouvait-il bien penser d’elle de son côté? La sorcière décida de mener cette question à bien et au passage, le prendre au dépourvu à son tour.

- Pour en revenir à ta question de plus tôt, hé bien tu as deux choix, elle s'arrêta un instant, se penchant en direction de la table basse pour déposer sa tasse maintenant vide, ce qui offrit une bref vision sur son décolleté. Sois c’était parce qu’en tant qu’amie, cela m’importait que tu me dises la vérité, soit j’étais jalouse parce que je n’envisage peut-être pas que la simple amitié.

Non seulement serait-il pris de court, mais il serait gourré sur celle-là, pas de doute. Premièrement, Izlaya n’avait pas pour habitude d’être aussi directe. Honnête, elle le pouvait, mais elle n’était pas une Gryffondor, elle ne lançait pas les choses comme des bombes. Deuxièmement, ce n’était pas là une tournure de phrase qu’on s’attendait à entendre lorsqu’il s’agissait d’une réponse. Finalement, il n’y avait pas de bon choix, car il n’y en avait pas de mauvais, les deux cas de figures étant véridiques. L’espace d’un instant, l’ex-Serdaigle ressentit une fierté mal placée de ce petit coup de maître, mais reprit bien vite ses moyens, se rappelant le but premier : Savoir ce que Griffin Irons pensait d’elle. Qui plus est, Griffin n’était pas à sous-estimer, passé le moment de surprise, il pouvait bien se reprendre, il était intelligent et bien plus sobre qu’elle à ce moment.

La balle était maintenant dans le camp de l’auror. La jeune femme le fixant intensément, souhaitant intérieurement pour une réponse qui serait à la hauteur de ses espérances et, avouons-le, qui lui enverrait des frissons dans le corps comme seul Griff’ savait le faire.
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MessageSujet: Re: [Sept. 2000] Règlement de comptes à O.K. London. [PV Griffin]   Ven 12 Avr - 18:38:31

[HJ]Enfin! cheers
Ce n'est même plus du retard à ce niveau là!
J'espère que ça ira, je ne trouve pas ça formidable, j'ai eu du mal à me remettre dans le bain. [/HJ]
Bananiv' cadeau



Au moins, Izlaya semblait prendre ses arguments en considération. Griffin était persuadé qu’effectivement, la jeune femme n’aurait pas plus aimé qu’il lui annonce l’existence de Edwin dans une lettre que de le rencontrer comme elle venait de le faire. Il se sentait un peu coupable de ne pas avoir réussi à trouver un peu de temps pour en parler à la jeune femme, il aurait nettement préféré le lui annoncer lui même avant qu’elle ne le découvre. Mais bon, les choses étaient faites et il ne pouvait plus les changer, il devait faire avec.

Il ne fut pas non plus déçu de la réaction de Izlaya à sa petite provocation. La jeune femme semblait toujours partante pour ce petit jeu de séductions auquel ils se livraient tous les deux depuis qu’ils se connaissaient. Sa réponse arracha un sourire amusé à Griffin qui n’en attendait pas moins d’elle. Elle savait toujours tenter la provocation tout en prenant le soin de rester juste à la limite entre le jeu et la drague, comme une illusion qu’on ne pouvait atteindre.

- Rattraper le temps perdu? Fit-il sans cacher son sourire. Si tu veux. De quelle manière veux-tu t’y prendre? Allons nous simplement discuter ou faire autre chose de plus ... intéressant.
S’il avait été un animal, à ce moment Griffin aurait probablement été un chat. Un gros chat lascif, étendu sur un canapé, ronronnant à la promesse des caresses de sa maîtresse.

D’ailleurs, il n’était pas le seul qui se faisait plus félin. Izlaya changea de posture dans son fauteuil, pour prendre une pause alanguie, plus sensuelle. Calé au fond de son siège, Griffin ne put s’empêcher d’admirer le corps qui s’offrait ainsi à son regard. Ses vêtement voilaient les détails à sa vue, mais il savait laisser son imagination faire le reste. Il devinait chaque courbe, chaque rondeur comme s’il avait déjà eu l’occasion de les voir. Il imaginait une petite cicatrice ici, un grain de beauté par là. Laisser divaguer son imagination était presque aussi bon que de la caresser du regard. Depuis combien de temps s’amusait-il ainsi à la déshabiller du regard quand elle était ainsi devant lui? Il ne se souvenait pas vraiment. Depuis leur retrouvailles peut-être. Il aurait probablement dû s’en sentir gêné, après tout il n’était qu’un vieux pervers bavant sur une pauvre jeune fille. Mais quelque chose en elle, son comportement, sa façon de le regarder peut-être, suffisait à lui faire oublier ses doutes.

Retenant un petit rire, Griffin se pencha vers la petite table pour se resservir une tasse de thé. Il n’en avait pas particulièrement envie mais c’était une bonne occasion de s’occuper les mains. Cependant, alors qu’il se redressait, sa tasse entre les mains, Izlaya repris la parole:

- ... soit j’étais jalouse parce que je n’envisage peut-être pas que la simple amitié.
Hein?

Sous le coup de la surprise, sa tasse lui échappa des mains et tomba sur ses genoux, répandant son contenu sur ses cuisses et sur le tapis. L’Auror bondit sur ses pieds, avec autant de dextérité qu’il pouvait en avoir avec sa patte folle, et s’empressa d’éponger le liquide brûlant imbibant son pantalon à l’aide d’une serviette. Il était tellement stupéfait qu’il ne pensa même pas à utiliser sa baguette magique.

- Iz, si c’est une plaisanterie ce n’est pas drôle, protesta-t-il.
Il aurait éventuellement pu se mettre en colère s’il avait pensé que la jeune femme avait dit ça par méchanceté, juste pour le plaisir de le voir se ridiculiser en réaction. Mais il savait qu’elle ne lui voulait rien de mal. Son coeur manqua un battement quand il se souvint qu’elle était ivre, ce qui expliquait certainement qu’elle se permettait de dire des choses qu’elle n’oserait pas dire en temps normal.

Oubliant le thé qui lui cuisait la peau, Griffin boita jusqu’au fauteuil de la jeune femme avant de s’accroupir pour être à sa hauteur. Elle était peut-être ivre, mais elle avait cette petite étincelle dans le fond des yeux qui hurlait à l’Auror qu’elle était sérieuse. Il hésita un instant, se demandant s’il pouvait profiter de son état pour prendre avantage d’elle sans s’en vouloir tout le reste de sa vie pour ça. Il ne voulait vraiment pas la perdre, mais il craignait qu'elle ne finisse par regretter son geste, ou par découvrir un jour qu'elle s'ennuyait avec lui et gâchait sa vie au lieu de s'amuser avec un jeune étalon de son âge. Pourtant, il ne pouvait s'empêcher de penser égoïstement que, s'il avait une chance, il lui fallait la saisir sans se soucier des conséquences.

- Iz, fit-il d’une voix douce mais sérieuse. Tu as bu, tu ne voudrais certainement pas qu’il se passe quelque chose ce soir.
Mais quel imbécile! Saute lui dessus, elle ne demande que ça, hurlait une partie de son esprit qu’il essayait d’ignorer. En vain!

- Je ne veux pas que tu regrettes quoi que ce soit, soupira-t-il.
Inconsciemment, il s’approcha doucement d’elle.

- Que tu te mettes à me détester.
Il ferma les yeux.

- Que tu refuse de me revoir.
Ses lèvres frôlèrent celles de la jeune femme.

- Trop tard!
Il accentua le contacte et donna à Izlaya un long et tendre baiser.
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  • Izlaya Cummings
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MessageSujet: Re: [Sept. 2000] Règlement de comptes à O.K. London. [PV Griffin]   Lun 15 Avr - 20:22:17

Lorsque Griffin échappa sa tasse lui, Izlaya eu un réflexe d’aide envers sa personne, mais eut aussitôt un mouvement de recul. La jeune femme venait tout juste d’exposer ses sentiments de manière directe – ce qui avait d’ailleurs provoqué l’accident du thé – son geste d’assistance aurait pu passer pour une avance mal placée de sa part et malgré son taux d’alcoolémie – constamment en baisse aux vues des fortes émotions – un rejet était un peu enthousiasmant, voire inadmissible. Elle se contenta seulement de lui tendre un mouchoir avec un air désolé. Était-il en colère contre elle? Peut-être rirait-il d’elle. Izlaya se trouvait pathétique. Il devait la prendre pour une jeunette écervelée qui brillait tant par sa naïveté que par sa naïveté que par son manque d’expérience. L’espace d’un instant, toute confiance qui habitait la jeune femme auparavant disparut. Elle se sentit inintéressante et même un brin désespérée.

- Iz, tu as bu, tu ne voudrais certainement pas qu’il se passe quelque chose ce soir.

Non mais qu’est-ce qu’il disait, bien sûr qu’elle voulait qu’il se passe quelque chose, elle voulait qu’il s’en passe beaucoup, même! Tout à coup, l’évidence s’imposa à elle. Il n’y avait pas seulement que l’abondance de désir qui la faisait frémir, mais la durée de ce désir. La tentation de la belle pour son ancien mentor était née dès leurs premières rencontres. Au fil du temps et de ses aléas, bon gré mal gré, ce désir avait pris de l’ampleur, coincé dans une latence douloureuse. Finalement, le désir s’était mué en autre chose, quelque chose de bien plus complexe et profond. Et voilà que soudainement, ce soir boum, tout éclatait. Ses émotions étaient enfin dévoilées au grand jour. Ainsi, non seulement un désir ardent la possédait dorénavant, mais c’était aussi un désir imprégné en elle de par le temps.

La noiraude était un peu penaude, intimidée par ses propres sentiments, dit spontanément.

- Ce n’est pas l’alcool qui me fait agir ainsi.
- Je ne veux pas que tu regrettes quoi que ce soit.

Griffin commença une approche et instinctivement, Izlaya se sentit se rapprocher du bord du fauteuil, attirée tel un aimant. Un pôle positif face à un pôle négatif. C’était irrémédiable, une loi de la nature, quelque chose d’inexplicable.

- Que tu te mettes à me détester.
- Jamais. Murmura-t-elle, déterminée.

Ils n’étaient plus qu’à une pincée de volonté l’un et l’autre d’être enchaînés dans un baiser. C’était dur de ne pas succomber à son instinct animal.

- Que tu refuses de me revoir.
- Ça n’arrivera pas.

Leurs lèvres étaient à quelque petits millimètres, si faciles à briser. Absolument chaque terminaison nerveuse du corps de la jeune femme était en alerte. À cette distance, la proximité devint insupportablement appétissante.

- Trop tard!

La belle Anglaise eut un sourire avide juste avant que leurs lèvres ne se joignent dans un baiser langoureux. C’était…. Long, tendre, exquis. Izla entoura le cou de Griffin, comme si elle avait peur qu’il lui prenne un amer regret. Elle redoubla de passion, transformant la tendresse en ardeur. Après un moment de ce partage puissant en émotions, elle sépara ses lèvres de celles de l’auror.

- Griffin, tu pourrais regretter ce qui va suivre ce soir… elle vint poser un premier baiser dans son cou, mais j’ai envie de ça. Je te veux et si toi aussi tu me désires… un deuxième baiser se posa un peu plus haut, de grâce… mènes-moi à ta chambre ou même… un dernière baiser, venant chatouiller le lobe de l’homme. N’importe où.

Izlaya lui adressa un regard profondément aguicheur. C’était tout ce qu’elle désirait. Ou plutôt, il était tout ce qu’elle désirait. Déjà, réussir à résister 3 ans à un désir quasi-insoutenable chaque fois qu’elle avait vu son ancien mentor était des plus difficiles, mais maintenant qu’ils y étaient, la belle avait beaucoup de mal à ne pas faire l’amour avec lui là, sur la table à café.

La jeune femme décida plutôt de parachever sa tentative de persuasion, de prouver sa sincérité. Elle s’éloigna un peu vers le fond de son fauteuil et adressant un sourire emplit de charme à celui qui faisait vibrer son être de la sorte et ôta sa veste lascivement, sans briser le regard. Ce fut sa manière d’alcoolique de lui montrer qu’elle était sérieuse. Diantre, si là ça ne s’avérait pas clair, ses mains passèrent sous le vêtement de Griffin alors qu’elle revint tout près de lui, celles-ci caressant le haut du dos de ce qui – elle l’espérait du plus profond de son âme – deviendrait son amant.

- À moins que tu n’en aies pas la force, peut-être?

L’Anglaise émit ce qui était un mélange entre le rire moqueur et le gémissement d’impatience. Cette simple phrase aurait la capacité d’animer le déchaînement de Griffin et l’amener à être bien plus fougueux si il advenait à ce qu’il se passe quelque chose de supérieur aux baisers… et merlin seul savait à quel point elle le souhaitait…. Oh oui.
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MessageSujet: Re: [Sept. 2000] Règlement de comptes à O.K. London. [PV Griffin]   Mer 5 Juin - 18:30:27

Ce n'est pas fameux, désolée.


Dès que ses lèvres touchèrent celles d'Izlaya, Griffin se sentit comme électrisé. Une vague de chaleur le traversa de la tête aux pieds. Une foule de sentiments se bousculaient en lui, joie, espoir, euphorie, amour et beaucoup d’autres encore. Mais curieusement la seule chose qu’il enregistrait à ce moment était la douceur des lèvres de la jeune femme contre les siennes. C’était étrange, velouté, agréable ... Très agréable.

L’Auror se maudit de ne pas avoir essayé plus tôt. A force de penser qu’il était incapable de la rendre heureuse, il avait bien failli passer à coté de ce moment fantastique. Bien sûr il avait déjà embrassé des femmes dans sa vie, et pas qu’une seule, mais avec Izlaya c’était différent, ce n’était pas ... froid, artificiel, mécanique comme avec les autres. C’était naturel, enflammé, chargé de sentiments dans lesquels il faillit se perdre.

Il ne rouvrit les yeux que lorsqu’il sentit Izlaya se séparer de lui. Un instant la panique monta en lui, croyant qu’elle était furieuse contre son audace et qu’elle allait partir en claquant la porte. Mais contrairement à ce qu’il pensait, les yeux de la jeune femme ne portaient aucune colère. Juste un profond désir qui arracha un frisson d’anticipation à Griffin. Frisson qui se mua en quelque chose de plus profond et de bien moins innocent quand il entendit ce que la jeune femme avait à dire. Regretter? Comment pouvait-il regretter quelque chose qu’il souhaitait sans oser se l’avouer depuis leur rencontre. Il sentit un nouveau frisson parcourir sa peau quand les lèvres de la jeune femmes se posèrent dans son cou.

- Iz, commença-t-il d’une voix rauque qu’il eut peine à reconnaître.
Voix qui défaillit légèrement quand la jeune femme titilla le lobe de son oreille. Il prit une lente inspiration un peu tremblante. Il ne savait plus vraiment ce qu’il voulait dire, son cerveau fonctionnait étrangement, comme au ralenti. La seule chose qu’il voyait à présent était les lèvres accueillantes tendues vers lui, ce corps chaud et sensuel si près du sien. La supplication d'Izlaya cependant parvint à lui faire reprendre ses esprits et lui arracha un sourire.

- N’importe où, ce ne serait pas suffisant pour toi, taquina-t-il.
Elle lui lança un regard provocateur, qui faillit presque lui faire perdre toute retenue avant de reculer sur son siège, comme pour se rendre inaccessible, puis elle retira lascivement sa veste, aguicheuse, féline. Il lui fallut que Griffin fasse un effort pour ne pas sauter sur la jeune femme sur le champ. Tendant les bras, il la saisit par la taille et la plaqua contre lui, la serrant possessivement contre son corps musclé.

- Tu me rend complètement fou! Murmura-t-il, laissant ses lèvres frôler l’oreille d’Izlaya.
Il sentit les mains de la jeune femme se glisser sous sa chemise et grogna en sentant la fièvre monter en lui. Il se mordit la lèvre honteux de s’être laissé aller et plongea vers le cou d’Izlaya qu’il parsema de baisers tandis que ses mains s’aventuraient, elles aussi, sous le haut de la jeune femme, caressant sa peau de pêche du bout de ses doigts fiévreux.

- Tu vas voir si je n’ai pas la force, répondit-il à la pique. Je parie que je pourrais faire pâlir d’envie tous ces blancs-becs de l’UMA.
Sans prévenir, l’Auror transplana et tous les deux se retrouvèrent devant la porte de sa chambre. Il l’ouvrit du pied et entraîna Izlaya dans la pièce obscure.
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MessageSujet: Re: [Sept. 2000] Règlement de comptes à O.K. London. [PV Griffin]   Jeu 1 Aoû - 21:08:21

- Tu me rends complètement fou! Lui adressa-t-il dans un murmure contre l’oreille de la noiraude.

Izlaya entendait cette phrase en boucle dans sa tête alors que Griffin caressait son cou de multiples baisers. C’était une phrase courte, qui nécessitait le ton de voix approprié pour être démêlée du positif ou du négatif. Et son souffle chaud, accompagné de ce tremblement de désir dans sa gorge lui laissait percevoir que c’était très positif. Et surtout très satisfaisant, pour l’Anglaise. Jamais même n’avait-elle imaginé pouvoir créer un tel effet en son ancien mentor. Il était séduisant, mature et expérimenté, Izla avait toujours été décrite comme jeune et volage, rien d’intéressant  pour un homme de sa trempe, s’était-elle toujours dit. Pourtant, ce soir elle le rendait fou. Cela la fit sourire comme une enfant, alors qu’une de ses mains quitta le dos de l’auror pour aller s’accrocher aux cheveux de Griffin, les laissant glisser entre ses doigts, profitant de leur texture. Son sourire se mua vite en moue appréciatrice sous l’expertise des baisers et des mains de son amant et un soupir s’échappa de ses lèvres.

- Je parie que je pourrais faire pâlir d’envie tous ces blancs-becs de l’UMA.

Ça, la noiraude n’en avait même pas de doutes. Les étudiants avaient souvent cette fougue, qui leur faisait oublier qu’ils pratiquaient un art et non un rite barbare. Certains devaient même en oublier qu’ils avaient une partenaire. Izla ne mettait pas tous les hommes dans le même panier, après tout, elle était loin d’avoir couché ne serait-ce qu’avec la moitié des hommes qui s’y trouvaient, mais parmi ceux avec qui elle avait partagé une nuit, voire plus, peu d’entre eux étaient entré dans sa mémoire. Griffin, tout au contraire, était la plupart du temps dans son esprit. Pas une journée ne passait sans qu’elle n’ait une pensée pour l’homme et c’est dire, ils n’avaient encore jamais couchés ensemble! Chacun des mouvements que l’Anglais avait accompli jusqu’à maintenant ne lui laissait présager que le meilleur. En fait, elle s’attendait même à ce que ces trois années soient rattrapée, ou du moins en partie.

L’Anglaise aurait bien répondu un résumé de ses pensées à Griffin, mais elle n’avait plus la voix pour répondre, ni l’envie. Elle ne désirait que lui, maintenant. Et comme une réponse à ses supplications, Griffin les fit transplaner. La sensation d’écrasement désagréable freinant à peine ses pulsions. Il la tenait, une main sous les fesses, l’autre encore dans son dos, tandis qu’elle lui avait agrippé le bassin avec les jambes. Lorsqu’il passa la porte, Izlaya retourna la tête et perçu l’obscurité. Une fois ses yeux habitués, elle put discerner une lampe de chevet, qu’elle ouvrit d’un sort sans baguette. Ce devait être l’un des seuls qu’elle arrivait à accomplir parfaitement sans l’aide d’une baguette. La noiraude retourna la tête et planta ses yeux émeraudes dans les azurs de Griff’. Son regard et son fin sourire se firent clairs. Elle voulait pouvoir le voir cette nuit. Et surtout, elle le voulait lui. Sans plus attendre.


***



Izlaya se réveilla, couvrant un bâillement de sa bouche. Elle ne désira point ouvrir les yeux maintenant, le peu de lumière passant au travers le filtre de ses paupières suffisant déjà à lui arracher un léger mal de tête. Ma foi, elle avait bu bien plus qu’elle ne l’avait cru. Déjà, pour commencer, la veille lui semblait floue, comme un rêve. Puis elle se rappelait d’avoir… embrassé Griffin? Mélangeait-elle les songes et la réalité? Instinctivement elle se redressa dans son lit, pensive et les yeux encore clos. Parlant de son lit, il semblait particulièrement moelleux, ce matin. Izlaya passa sa main dans sa courte chevelure en bataille, ses sensations commençant à lui revenir. Ses joues étaient chaudes d’une nuit de sommeil courte mais réparatrice. Elle se sentait en fait particulièrement en forme et de bonne humeur pour un mini lendemain de veille. Aussi, sa peau nue frottait sur la couette, qui alors qu’elle ouvrit les yeux, s’avéra ne pas être d’un violet foncé, comme les siennes. Aussitôt, la noiraude plaqua sa main sur sa bouche, retenant un cri. Tout prenant son sens, elle n’était PAS chez elle. Et elle avait couché avec quelqu’un, à coup sûr. Ses yeux s’ouvrir désormais en grand alors qu’elle observa la chambre, baignée du soleil matinal. Cette lumière naturelle, habituellement du plus bel effet lorsqu’elle frappe les carreaux de la chambre de deux amants endormis, n’arriva pas à dissiper la confusion et les maux de tête de l’Anglaise.

Qui pouvait bien être à côté d’elle en ce moment? Izlaya laissant sa main droite, posée sur le matelas, glisser un peu plus loin de son corps, pour frôler une autre peau, chaude et encore légèrement moite. Aussitôt, elle ramena sa main contre elle, l’air presque affolé. Avait-elle rêvé que c’était Griffin et fini avec un plouc du Pub moldu? Izla enfouit son visage dans ses mains, soupirant légèrement. Et si encore, c’était Griffin? Si c’était lui? Il regretterait, la mettrait dehors comme une malpropre? Elle prit une grande inspiration, tentant d’éradiquer la brume d’alcool et de confusion qui bloquait l’accès aux souvenirs de la veille. Après un instant, quelques bribes ressortirent. Elle, qui semblait en colère contre lui. Lui qui laissait transparaitre un certain attachement. Elle qui était directe pour une fois … Ses mains quittèrent son visage, laissant apparaitre un regard étonné. Cette phrase de lui, chaude, tremblante de désir, « Tu me rends complètement fou! » lui revint en tête, sonnant l’alerte à tout le reste de sa mémoire de remonter. Leur baiser, qui la faisait encore vibrer de par l’émotion qui en transparu, tout le reste de cette nuit où ils n’avait fait plus qu’un, laissant libre cours à 3 ans de tensions sexuelles. Izlaya sourit. Elle était heureuse, comme elle ne l’avait pas été depuis des années.

Elle tourna doucement la tête, remarquant un Griffin qui paraissait encore endormi, de côté, mais lui faisant face. Des mèches argentées couvraient en partie son visage et son torse musclé n’était pas couvert par les draps. L’Anglaise se permit de le contempler, une nouvelle vague de désir la prenant. Elle se devait de renouveler leur expérience en état de sobriété. Mais rapidement, son cœur se serra à l’idée que cette nuit eut été la seule et dernière fois. Alors qu’elle était là, nue, les seins à découvert, il lui était un peu impossible de nier. Elle avait fait l’amour avec lui comme avec personne d’autre dans sa vie. Et elle l’aimait. Pour l’une des rares fois dans sa vie, Izla était amoureuse. Mais elle devait essayer. Savoir s’il voulait bien d’elle. Si il était possible qu’un jour elle redorme dans ce lit, en sa compagnie. Si elle pouvait l’aimer ou si mieux valait s’affairer dès maintenant à oublier toute cette histoire.

La mine moins guillerette, la noiraude se recoucha et se mit aussi de côté, pour faire face à Griffin. Les mains hésitantes, elle vint ôter du visage de Griffin les mèches argent, finissant une nouvelle fois les doigts dans sa chevelure. Alors qu’elle le cru encore endormi, la noiraude murmura.

- Par Merlin, faites que je ne sois pas la seule amoureuse ici…

Elle se reprit et l’embrassa pour l’aider à se réveiller. Après, elle lança d’un ton doux et d’un léger sourire aux lèvres, pour ne pas réveiller Griffin comme un troll des montagnes :

- He bien bon matin, Mr Irons.
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MessageSujet: Re: [Sept. 2000] Règlement de comptes à O.K. London. [PV Griffin]   Dim 8 Déc - 19:27:22

L’esprit de Griffin, encore engourdi de sommeil, semblait flotter dans un nuage de brume tandis qu’il commençait à émerger. Plongé dans un état à mi chemin entre sommeil et éveil, il n’était pas encore conscient de ce qui l’entourait. La seule chose qu’il ressentait pour l’instant était la chaleur qui l’enveloppait presque entièrement. S’il avait été un peu mieux éveillé, il s’en serait certainement étonné, étant donné que cette chaleur n’était pas quelque chose d’habituel. Pour l’instant cependant, il profitait tranquillement de cette chaleur agréable tout en se reprenant lentement conscience.

Il avait encore rêvé de Izlaya, de ce qu’il aimerait faire avec elle sans oser l’avouer. Ces rêves se faisaient de plus en plus fréquents. Depuis qu’il était revenu en Angleterre et avait revu la jeune femme, en fait. Elle n’avait pas tellement changé mais Griffin ne pouvait s’empêcher de remarquer le moindre petit détail qui lui avait échappé jusque là. Elle était toujours aussi désirable, belle et forte à sa façon, avec un caractère bien trempé qui ne gâchait rien. Tout ce qui plaisait à Griffin.

Ça ne cessait de le hanter, jusque dans son sommeil. La nuit, son contrôle sur son imagination s’atténuait et son esprit en profitait pour lui montrer tout ce dont il se privait avec ses stupides principes. Et le matin, il se réveillait frustré et de mauvaise humeur. Mauvaise humeur qu’il passait sur ses collègues la plupart du temps. Oui on pouvait dire que depuis quelque mois, Griffin était littéralement devenu imbuvable.

Pourtant ce rêve ne ressemblait pas à tous ceux qui le torturaient jusque là. Il était bien plus réaliste à tel point que Griffin avait encore l’impression de sentir le parfum de la jeune femme flotter autour de lui. Il retint un grognement agacé et allait se retourner pour se rendormir lorsque quelque chose le frôla. Quelque chose de chaud, doux, délicat. Des doigts de femme à n’en pas douter. Mais sitôt frôlé, les doigt se retirèrent vivement comme si le simple contact de sa peau les avait brûlé.

L’esprit soudain plus clair, Griffin ouvrit un oeil et sentit son coeur s’emballer dans son torse quand il vit Izlaya étendu près de lui. Elle était réveillée mais ne le regardait pas. L’Auror referma l’oeil tandis que les souvenirs de la nuit précédente lui revenaient enfin. Izlaya arrivant chez lui, ivre et furieuse. Izlaya croyant qu’il lui avait caché l’existence de son fils et, peut-être d’une épouse. Izlaya exaltée, provocatrice. Et lui plus que content de répondre. Et ensuite ...

Woha! Il devait avouer qu’il avait rarement vécu nuit plus torride que celle qui venait de s’écouler. Pour dire la vérité, c’était même la meilleure nuit de sa vie. Ce qu’ils avaient fait tous les deux, c’était juste ... woha!

Il ne dirait pas non à une autre autre nuit comme celle-là! Enfin, à condition que la jeune femme étendue près de lui n’en vienne pas à regretter cet instant d’égarement dû à l’alcool. Griffin devait avouer qu’il ne savait pas ce qu’il ferait si Izlaya refusait d’assumer ce qui c’était passé et refusait de le revoir. Après avoir enfin goûté à sa peau, Griffin ne voulait plus s’en passer.

La jeune femme remua à ses coté, se retournant, l’arrachant à ses pensées. Il sentit bientôt ses doigts délicat sur son visage, occupés à chasser les mèches de cheveux tombant sur ses yeux. La voix de la jeune femme se fit entendre, à peine un murmure, et il fallut à Griffin tendre l’oreille pour saisir ce qu’elle disait.

− Par Merlin, faites que je ne sois pas la seule amoureuse, ici ...
Le coeur de l’Auror rata un battement. Elle l’aimait? Elle l’aimait, lui? Ce qui s’était passé durant la nuit n’était donc pas uniquement le résultat d’un verre de trop. Lui qui se demandait justement si elle n’allait pas regretter son geste. Il laissa échapper un soupir de soulagement, juste comme les douces lèvres de la jeune femme se posaient sur les siennes. Un sourire en coin aux lèvres, il ouvrit les yeux tandis qu’elle lui disait bonjour.

− Alors comme ça tu es amoureuse, fit-il avec son sourire en coin, mélange d’ironie et de tendresse.
Avant qu’elle puisse bouger, il tendit un bras vers elle et la saisit par la taille pour l’attirer contre lui. Il la serra contre son torse et déposa un baiser sur ses cheveux.

− Je pensais pas que toi aussi, murmura-t-il dans les cheveux de la jeune femme.
Il laissa passer un instant avant d’avouer d’une voix presque inaudible:

− Je t’aime.
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MessageSujet: Re: [Sept. 2000] Règlement de comptes à O.K. London. [PV Griffin]   

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