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 Harriet P. Love
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  • Harriet Love
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    • Date d'inscription : 12/09/2012

    • Pensine
      Statut sanguin: Sang-Mêlée
      Baguette magique: 29 cm en bois de Sycomore, plume de Phénix, souple et extrêmement sifflante.
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MessageSujet: Harriet P. Love   Mer 12 Sep - 0:16:02

Nom : Love
Prénom : Harriet, Penelope
Poste souhaité : Mafia, corruptrice de bonnes mœurs. Comprendre : voleuse et exécutante de divers travaux liés à ses charmes sous couvert de son profil d'escort girl.
Statut sanguin : Sang-mêlée
Age de votre personnage : 26 ans
Age du posteur (en HJ) : 22 ans
Comment avez vous connu le forum ? J'ai craqué du slip ! DC : C'est mal, mais il faut que je la fasse, sinon je le regretterai toute ma vie. I love you




Un souffle d'air frais glissait sur les draps froissés, apporté par la brise au-dehors. Le voilage des rideaux dansait paresseusement et révélait parfois l'éclat scintillant d'une étoile. Harriet ouvrit les yeux et tourna le visage en direction de la silhouette qui respirait paisiblement à ses côtés. L'homme auprès d'elle dormait du sommeil du brave, celui du devoir accompli, empreint de la fierté de l'homme viril venant de s'accomplir dans ses instincts les plus archaïques. Un sourire vermeil étira les lèvres pulpeuses de la jeune femme, et elle se glissa en toute discrétion hors du lit. Seul le souffle apaisant du vent caressait son corps nu, tandis qu'elle se dirigeait à pas de chatte vers le bureau. Elle s'y assit, jeta un coup d'oeil à son amant d'un soir, et ouvrit en toute discrétion le tiroir, pour attraper une petite clef étincelante, qu'elle enferma entre ses doigts délicats. Harriet se leva et parcourut la vaste chambre d'hôtel. Où Diable l'avait-il mise, déjà ? Ah, oui, elle se souvenait. Alors qu'ils étaient rentrés du cocktail chez McDouglas, Wilson s'était éclipsé dans la salle de bain avec sa mallette, persuadé d'échapper au regard de son escort girl tandis qu'elle servait deux coupes de champagne au bar. Mais son regard ne l'avait pas quitté, et elle n'avait pas ignoré que le collaborateur du tenor des Partisans de l'Ouverture était sorti de ses soit disant ablutions sans son précieux bagage.
De sa démarche langoureuse, Harriet se dirigea jusqu'à la salle d'eau sans refermer la porte derrière elle, afin de garder une oreille sur le sommeil de Wilson. Elle prit le temps d'enfiler sa longue robe de soirée brune, détacha ses cheveux décoiffés par les ébats charnels d'un peu plus tôt et rajusta consciencieusement son maquillage. L'élégante accompagnatrice – c'était, pour désigner ce qu'elle faisait, le terme qu'elle préférait – se sourit à travers la glace puis virevolta sur elle même, cherchant de ses yeux vifs et clairs un indice sur la cachette qu'avait déniché le politicien. Il ne lui fallut pas longtemps pour débusquer une dalle de carrelage, sur le rebord de la baignoire, qui semblait incrusté différemment que les autres carreaux. La félonne attrapa dans son petit sac, qui gisait encore sur le bord du lavabo, sa belle baguette de sycomore. Celle-ci siffla tandis que la sorcière la braquait en direction de la cachette, tout en s'approchant sur la pointe des pieds. Elle ferma les yeux, cherchant l'onde magique qui trahirait un sortilège de protection. Rien. Quelle déception.


*Ta maman ne t'a jamais dit, mon cher Wilson, qu'il fallait se méfier des jolies femmes ?*

Pensa-t-elle en retirant très délicatement la dalle, qu'elle posa de côté. Il y avait bien des avantages à faire partie du sexe faible, et Harriet en avait parfaitement conscience. Les hommes, surtout face à une femme aussi belle, délicate et d'apparence fragile qu'elle, aimaient à se montrer protecteurs, virils, sûrs d'eux-mêmes, de leur savoir, leur importance et leur intelligence. Au risque de rabaisser au rang d'objet sensible et un peu naïf la femme que l'on avait payée pour éprouver ces sentiments de puissance. C'était un atout considérable, duquel elle jouait à la perfection.
Harriet savait en effet se montrer sous un tel jour. Elle n'avait pas de fierté ou d'orgueil déplacé. Le visage de la jeune femme sans défense, souriante, charmante et crédule la satisfaisait bien, lorsque la situation l'exigeait. Elle se fichait bien d'aiguiser le sexisme latent de ses proies, puisqu'elle savait que, lorsque les paupières se fermeraient et les corps sombreraient dans une douce léthargie, elle s'extrairait de sa parure d'agneau pour mieux duper le loup endormi. C'était exactement ce qu'elle faisait là, en cette fraîche nuit de février, alors qu'elle ouvrait la mallette de cuir noir du membre des Partisans de l'Ouverture, pour en extraire le papier compromettant, objet de pouvoir ultime, prochaine source de toutes les corruptions et drames politiques des prochains mois. Elle ne le regarda pas, se fichant bien des détails qu'il pouvait contenir. Elle ne s'intéressa pas non plus au reste du contenu de la valise, même si elle avait parfaitement conscience que chaque feuille de parchemin était d'une extrême importance. Son rôle, dans cette histoire dont elle ne connaissait pas la finalité, s'arrêtait là. Harriet se fichait des raisons, des motivations, et d'acquérir un quelconque pouvoir supplémentaire au cours de sa mission. Elle était la discrétion incarnée, créature de mystères qui agissait pour le pari, le défi, l'adrénaline et le goût du vilain péché. Il y eut un petit claquement lorsqu'elle referma la mallette, un bruit de terre cuite lorsqu'elle replaça le carré de carrelage, et un énième sifflement lorsque d'un sort, elle envoya le rouleau de parchemin dans son petit sac à main. Elle traversa une dernière fois la salle de bain, s'empara de ses dernières affaires puis revint au bureau, où elle laissa un mot sur une carte blanche.
« Merci pour tout. »
D'un sort, elle fit apparaître une fleur de tubéreuse du bout de sa baguette, qu'elle déposa avec une sorte de tendresse amusée sur le rebord de la carte. Harriet adressa un dernier sourire au politicien assoupi et disparu sur le pas de la porte, ses chaussures, son sac et sa baguette dans les mains.


Ses talons claquaient dans la pellicule d'eau qui submergeait le trottoir, et sa longue robe s'alourdissait sous le poids de la bruine qu'elle accumulait à mesure que la sorcière marchait. Sereine et souriante, Harriet déambulait dans les rues moldues de Londres, prête à retrouver son coquet appartement qu'un proche protecteur et client lui avait offert, tout récemment.
Son travail ne lui posait aucun souci d'ordre moral. Elle était trop aventureuse, trop marginale pour se soucier des codes éthiques qui régissaient la société. Elle avait un corps, que la nature lui avait fait beau et gracieux. Elle s'en servait comme d'un bien pratique, utile.
Elle se plaisait à se qualifier de « corruptrice de bonnes mœurs ». D'aventures en aventures, de relations en relations, Harriet s'était composé un carnet d'adresse, était passée du stade de simple escort girl à courtisane espionne et voleuse pour le compte de la mafia. C'était son unique attache, la seule régularité dans sa vie continuellement secouée et métamorphosée par le changement et la nouveauté. La beauté rousse n'avait plus ni famille, ni, d'ailleurs, vraiment d'amis. Le champ privé de sa vie était quasi inexistant. Tout comme, d'ailleurs, le champ public. Elle était une ombre, sans accroche, sans laisse, mais il n'y avait là aucune source de malheur, pour elle. Parfois, la mélancolie la prenait tout de même. Parfois, elle s'entichait d'un bel homme, ou d'une jolie femme, qu'elle que fusse leur âge, leur caractère ou leur morale. Elle aimait les belles choses, elle aimait se laisser fasciner, et elle était, en quelques sortes, exactement cette femme fragile et tendre qu'elle laissait apercevoir à ceux qu'elle dupait. Une femme comme elle, cependant, ne pouvait aimer longtemps, car sa vie de mystères et de complots, toujours, la rattrapait. Non, tout ce qui lui importait vraiment, même si elle souffrait des dommages collatéraux que sa vie libertine entraînait sur son passage, c'était de se savoir libre, libre certes, mais protégée. Et la mafia offrait une parfaite protection, tant qu'elle leur était utile, tant qu'elle gardait en elle ce goût du défi et du danger. Après tout, elle avait perdu la protection de son foyer lorsque celui-ci avait découvert ses activités d'accompagnatrice. Même l'âme la plus solitaire aspirait à l'aura sécurisante d'une famille, qu'elle soit, ou non, de substitution.

Harriet n'avait rien d'une de ces sorcières froides et puissantes que l'organisation cachait en son sein. Ses pouvoirs magiques n'avaient rien d'extraordinaires, et elle savait pertinemment qu'elle ne donnerait pas cher de sa peau, en duel. Elle trompait, elle volait, elle jouait avec les corps et les cœurs, effectuait des travaux variés, mais jamais elle ne tuerait. C'était contre ses principes. Elle aimait trop la vie pour l'ôter, et même si elle l'avait essayé, elle savait pertinemment que jamais sa baguette ne lui aurait obéi. Peut-être pas même pour sauver sa propre vie.
Elle était douée en métamorphose comme elle était douée pour changer de visage. Mais ses talents s'arrêtaient là. Ses savoirs étaient théoriques, parce qu'elle était une passionnée, attachée à la connaissance pour l'intérêt tout social que cela représentait. Savoir parler, connaître certaines choses était un outil utile dans le métier qu'elle exerçait. La pratique ne lui était d'aucune utilité. Les potions était des entreprises trop longues et incommodantes, les duels demandaient trop de violence et de puissance, les enchantements une technicité qu'elle n'avait pas eu la patience d'acquérir pour cette matière.

Harriet entra dans un bâtiment au style typiquement anglais, et gravit les quatre étages qui la séparait de son appartement. Elle tourna la clef dans la serrure, leva les quelques sortilèges de protection sommaires et referma la porte derrière elle.
Elle vivait dans un appartement plutôt spacieux, au dernier étage d'un bâtiment d'un quartier cossu de Londres. Elle y invitait rarement, et seulement les personnages les plus importants, ou les plus proches – qui s'avéraient fort rares. Elle n'avait pas encore terminé de le décorer à son goût, et les pièces, bien aérées et lumineuses, conservaient pour l'instant un style assez épuré, bien que chaque meuble, chaque menue décoration, reflétait le goût du raffinement et du luxe de sa propriétaire. Harriet avait été habituée à un train de vie princier, grâce à l'important poste de son père au sein d'une entreprise moldue. Celle-ci avait cependant fait faillite alors que la jeune sorcière approchait de ses dix-huit ans, et la disette avait rattrapé la tranquille opulence de la famille Love. Même si Harriet était persuadée d'avoir été destinée à prendre un tel chemin, elle sentait au fond d'elle que cet incident avait été l'élément déclencheur qui l'avait mené à embrasser l'immoral métier qu'elle exerçait.
La courtisane déposa son sac à main dans l'un de ses coffres, dans sa chambre, et ouvrit la fenêtre pour contempler Big Ben et ses environs, tout illuminés de dorures. Demain soir, elle se rendrait à l'adresse que lui avait fournie son contact, et donnerait le parchemin à celui qui l'avait commandé. Elle avait exigé 500 gallions, dont 100 payés d'avance. Et le dernier produit de son parfumeur préféré, celui qui fleurait bon la bergamote, le jasmin, la rose et un doux soupçon de vanille. Elle le respirait déjà, ce parfum, et en resserrant ses mains tout contre ses épaules pour se protéger du froid, elle s'appuya contre le garde-fou et laissa son esprit vagabonder vers les prochaines richesses qu'elle aurait le caprice de convoiter.

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Harriet Love
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MessageSujet: Re: Harriet P. Love   Mer 12 Sep - 11:16:42

Copiiiine titeuple
Validée I love you
par contre je te mets quoi comme rang ? mxm
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  • Harriet Love
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  • Courtisane
MessageSujet: Re: Harriet P. Love   Mer 12 Sep - 11:20:12

mxm

Bah.... Corruptrice de moeurs, puisqu'elle aime se faire appeler comme ça. titeuple Ses activités sont variées et dépendent de ce qu'on lui demandent, ça reste dans le secret, donc.... Voilà. Very Happy

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MessageSujet: Re: Harriet P. Love   

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