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 [Thème 5] Just a matter of choices : Falling Down [MIS]
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  • Alan Desoya
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MessageSujet: [Thème 5] Just a matter of choices : Falling Down [MIS]   Jeu 5 Jan - 1:09:47

* Titre: Just a matter of choices : Falling Down
* Thème choisi : Thème 5, Etudiant
* Personnage(s) : Alan Desoya ; Lavande Brown ; Tomas Herz Honor Mac Tansey ; Patrick Blake , Ophélia Benson ; Kaelir Gammach et autres "secondaires"

* Résumé : La vie n'est qu'une question de choix, tout comme le destin. La vie n'est qu'une multitude de chemins dont la destination varie selon nos choix à des moments cruciaux de son existence. Une simple décision peut altérer totalement le cours des choses. Nous sommes en 2019, Alan est devenu un médicomage connu pour ses talents autant que ses recherches de remèdes en potions. Divorcé (veuf), une fille, Liadan, dont il a la charge. Tout va bien dans le meilleur des mondes ou presque ? Pas tout à fait : le monde sorcier est rendu très instable à cause des conflits vis à vis des relations avec le monde moldu. Et il suffirait d'une décision, bonne ou mauvaise, concernant un problème du passé, pour que son monde tombe dans le chaos et la mort, ou dans le renouveau et l'espoir. Ses amis arriveront-ils à temps pour l'empêcher de répéter les erreurs du passé et céder à d'affreuses tentations ? Ou ne pourront-ils qu'être témoins de sa chute dans les ténèbres trop tentatrices ?

* Cadre : Londres, Pré Au Lard, Allée des Embrumes, Chatham, Chemin de Traverse, Ecosse
* Année : 2019
* Complet : Oui (5/5)

Indications à lire =
Spoiler:
 

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Chapitre I : Rock my World, a faint glee on the darkness :

Décembre, la fin du mois. Pré-Au-Lard, charmant petit village écossais limitrophe à la majestueuse école de magie anglaise Poudlard. On approchait des fêtes de Noël, en cette année 2019. L'atmosphère était à la fête, la population, le village revivait et s'embrasait des lumières joyeuses des fêtes de fin d'année. Du monde, de la foule, de l'affluence. Des moutons humains répondant à l'appel de l'avarice et de la vanité. Des moutons... combien de temps cela faisait-il qu'il s'était trouvé en fuite, tout seul, suite à un malentendu ? Combien de temps qu'il avait du quitter en toute hâte son appartement Londonnien, changer d'identité et jouer avec les apparences diverses, couper les ponts pour protéger ses plus proches amis ? Et se retrouver tout seul, devant toujours changer de lieu pour ne pas être attraper et LA laisser toute seule face à un monde de plus en plus dangereux à chaque jour qui passe ?

- "Papa ? Pourquoi j'ai du changer d'école ? Pourquoi je ne peux pas prendre des nouvelles de mes amis ? Pourquoi ?"

Elle était là, sa seule lumière restante face à la Nuit qui allait tomber sans doute dans sa vie, dans son monde. Un sourire triste au visage, le jeune adulte d'un peu moins de trente ans baissa son regard sur la petite fille de quatre ans qui était le seul vestige restant de son bonheur passé. Adorable, avec les traits de sa hélas défunte mère - un trop court mariage de sept ans qui s'était terminé en une tragédie du quotidien, la mort étant toujours aussi égoïste avec ceux qu'elle arrachait vers son sein - une peau assez claire, un visage de fée, des cheveux blonds très clairs et des yeux aussi noirs que les siens. SA fille. Il ne la cèderait à personne, comme on lui avait à peu près tout arraché en l'espace de deux semaines. Il la protégerait. Crocs et griffes sortis au besoin. Il ne la lui prendrait pas, elle. Autant il détestait les gosses et avouait avoir été très difficile lors des toutes premières années de la fillette, là, c'était la chair de sa chair, le sang de son sang, le fruit d'un amour mort hélas précocément. Ce n'était pas pareil. Ce n'était pas une fillette comme les autres. C'était SA fée, son espoir. L'être qui lui donnait encore un semblant d'envie de se battre, alors que tout semblait contre lui. Son téléphone portable vibra. Enième appel de Lavande. Lavande... il leva les yeux au ciel alors couvert, avant de prendre la main de la petite, abandonnant le portable qui vibrait encore à regret, déclarant d'une voix basse et brisée, avec un faible sourire :

- "Viens, Lia. Nous rentrons chez nous. Là où personne ne pourra nous trouver. Là où tu ne seras pas en danger"

La petite fille semblaient affreusement déçue, avec de fines couettes - elle adorait cette coiffure étrangement puis elle était trop mignonne comme cela I love you quoi, il n'était pas objectif ? Et alors ? - tirant une moue totalement triste qui d'ordinaire aurait put le faire céder Sad avant de prendre à regret la main tendue de son père, arrachant avec peine son regard des boutiques pourvues de couleurs si vives, demandant avec toute l'innocence de son âge :

- "Papa, pourquoi tu es si triste ? Pourquoi tu veux pas répondre à mes questions ? Dis, papa... toi, tu ne partiras jamais, pas vrai ? Jamais tu ne me laisseras toute seule ?"

Le jeune adulte s'attendrit en regardant le regard inquiet et enfantin de Liadan Desoya, son visage aux traits secs s'adoucit quelque peu, avec des cheveux bruns plus disciplinés que dans ses années d'étudiant, conformés au monde du travail des adultes, coupés au niveau du cou, une légère barbe au menton, vêtu d'un chaud manteau à la coupe sorcière noir, par dessus ses vêtements plus moldus, c'est à dire un léger pul bleu en cachmire offert par son épouse il y a quelques années de cela, d'où dépassait le col d'une chemise blanche à manches courtes, et un jean sobre, passe-partout, chaussé de ces chaussures d'hommes en cuir si banales. Qui pourrait penser dans son apparence qu'il était un homme recherché à tord ? Pour un crime qu'il n'avait pas fait mais que le vrai tueur avait camouflé de telle manière qu'on puisse penser qu'il était l'auteur du crime ? Ophélia devait être furieuse et déçue, et la directrice des aurors qui avait été l'une de ses plus proches amies devait se sentir à tord affreusement trahie. De l'une de ses meilleurs amis... sa meilleure et pire ennemie. Juste à cause d'un malentendu... il soupira profondément, avant d'insister en ressentant un danger en
approche :


- "Lia... je n'ai pas le temps de répondre à toutes tes questions... mais sois assurée d'une chose. Quoiqu'il advienne, je reste ton père qui t'aime. I will be always by your side, watching over you. C'est une promesse, ne t'inquiète pas. Viens... il ne faut pas traîner. Ou ils pourraient nous séparer de force."

S'il n'avait pas sa fille sur laquelle il devait veiller, il se serait déjà rendu aux autorités pour éclaircir la situation. Mais le vrai criminel l'avait prévenu : s'il le balançait, il tuerait Lia. Comme il l'avait fait pour sa mère quelques mois plus tôt. Comme il avait envoyé sa cadette, désormais âgée de vingt deux ans et étudiante à l'UMA, à Sainte Mangouste. Comme il menaçait la vie de sa mère alors en maison de retraite moldue. Si Alan faisait le moindre faux-pas dans sa situation précaire, il perdrait le reste des êtres chers encore en vie. Il ne voulait pas finir sa vie en criminel. Il ne voulait pas perdre plus de proches. Alors, c'était un moindre mal en attendant de trouver une solution. Avec un dernier regard de regret sur le portable qui se noyait dans la neige de Décembre, il songea avant de transplaner avec sa fille, resserant sa prise sur la main de la fillette :

"Désolé Lav'... je ne peux pas décrocher, tu sais bien pourquoi. C'est trop tôt. Désolé de te laisser dans l'obscurité, mais c'est pour ton bien. Ophélia, Lav'... Attrapez-moi avant qu'il ne soit trop tard et que l'irréparable ne soit commit. Ce n'est pas ce que vous croyez, s'il vous plait, vous êtes celles qui me connaissent le mieux. Cherchez la vérité, je vous aiderais de loin. S'il vous plait... mais faites attention à vous. The game is afoot, mais il est périlleux. Une partie délicate à jouer avec peu d'atouts en main."

Pourquoi s'était-il lançé sur cette affaire trouble sans réfléchir ? Pourquoi n'avait-il pas senti le piège se refermer sur lui ? Pourquoi avait-il trop prit à la légère le "blackmail" depuis le décès de son épouse ? Il était au sommet de sa carrière, au sommet de sa vie familiale, de sa vie sociale et affective, et il avait tout perdu en l'espace de deux ans, suite à une "roulette russe" trop risquée au vu de sa perpétuelle malchance. Par Merlin, comment tout ce bonheur avait-il pu s'effondrer suite à une seule mauvaise décision en apparence si bénigne ?

[...]

Deux ans auparavant, il avait enfin réussi à compléter, après de longues années de recherches acharnées, et à faire breveter sa célèbre potion de "régénération mémorielle' - c'était Lavande qui l'avait supplié de la nommer ainsi - dont le succès n'était plus à prouver, qui comme remède aidait beaucoup certaines affaires où le Sort d'Oubliettes avait été lançé sur des victimes. Il restait toutefois humble en dépit de ce succès, gardant son métier de médicomage et dédiant sa vie à essayer d'en sauver le plus possible, et de guérir le plus de maux à sa portée, ainsi rendre des personnes heureuses et aider des familles à rester unies. Son autre potion restait encore en travail, mais il était déjà bien content que ce premier projet des années étudiantes ait pu trouver une réalisation, alors qu'il n'y croyait pas vraiment. Son épouse - très ironiquement, alors qu'il s'était juré de ne jamais retomber amoureux après deux plantages particulièrement difficiles à digérer dans ses années étudiantes, c'était advenu une troisième fois, heureusement la troisième fut la bonne - Elena Dansy travaillait comme journaliste à la Gazette des Sorciers et avait un revenu certes modeste, mais qui allié au sien leur permettait de mener une vie simple et confortable dans leur quatre pièces londonnien - et vu le prix des logements, même dans le monde sorcier, c'était déjà signe d'une certaine aisance sociale, modeste, mais présente . C'était une perle rare, une sorcière simple, adorable et élégante, dont le petit défaut était son amour des livres affolant, qui avait le même âge que lui. Elle ressemblait beaucoup à Lia, sa fille avait beaucoup hérité d'elle, tant en physique qu'en perspicacité. Bonne cuisinière - elle jugeait toujours la nourriture de son époux comme affreuse, et donc le condamnait au ménage - et le brin d'autorité de son caractère lui permettait de tenir tête à son entêté de fiancé, puis mari. S'étant rencontrés au cours de leur dernière année à l'UMA, ils s'étaient fiançés deux ans après, puis Alan alors âgé de 22 ans - un peu poussé de force par une Lavande désespérée qu'il ne se lance pas niarkhéhé - avait demandé en mariage Elena trois ans après leur départ dans la vie active, une fois qu'il fut sûr de la stabilité de cette relation. Il s'en souvenait avec mélancolie, cela avait été une fête magnifique à Brighton, simple mais grandiose dans sa simplicité-même. Il y avait eu beaucoup d'invités, des deux partis - bien que du côté d'Alan sur le plan familial cela se limitait à sa cadette, le petit copain de cette dernière et ses parents, vous comprendrez bien pourquoi il avait convié ses amis en priorité - et jamais il n'avait été plus heureux que ce jour là. Jamais. Ou quoique..."

Il nageait dans le bonheur le plus pur depuis ce jour, et quand au bout d'un an, au jour précis du réveillon de Noël, la petite demoiselle qui occupait le ventre de sa mère depuis quelques mois en avait eut assez d'attendre, et impatiente, n'avait pas été enclin à attendre la fin de la soirée de Noël pour venir au monde, boulversant toute la soirée avec les convives laissé aux bons soins de la future tante et les deux époux à l'hôpital en urgence, comme le bébé avait décidé de venir avec un mois d'avance sur le planning -bien les filles pour venir faire suer le monde na - mais en offrant à ses parents leur plus beau cadeau de Noël, lors de leur 25 ans. Liadan Anna Lavande Desoya - oui le petit dernier il avait insisté pour rendre hommage à sa meilleure amie, ce qui avait bien fait rire Elena - était alors la cerise sur le gâteau, bien que bébé difficile, affreusement bavard de nuit et qui semblait trouver un malin plaisir à faire tourner ses parents en bourique dès qu'ils avaient le dos tourné même pour quelques secondes, au désespoir du jeune père toujours aussi peu matinal. Oh, comme tous les couples, y avaient bien quelques scènes de ménage parfois, mais bon, cela indiquait la bonne santé du couple niarkhéhé et cela ne durait jamais longtemps. Il avait gardé contact avec ses amis d'université, organisait des réunions quand il le pouvait. Au baptème de la petite - tradition de famille - un proche ami de Elena fut promu parrain, tandis que, comme c'était attendu, Alan supplia Lavande d'accepter l'honneur d'être la marraine de la petite. Ce ne fut pas facile à négocier, mais il avait réussi après de très longues négociations Razz C'était l'âge d'or... jusqu'à ce qu'un détail vint perturber leur quotidien. Lors des deux ans de la petite, Elena enquêtait sur une affaire difficile, et Alan s'était prit une satané dispute pour essayer de la convaincre d'abandonner l'affaire, sentant quelque chose de trouble. Alors que présentement il était sur son vieux fauteuil en Ecosse, la petite Liadan sur ses genoux endormie, il soupira en se souvenant avec douleur de ne pas avoir insister assez :

"Mais, Alan ! C'est le pullitzer de ma vie ! Je ne serais pas la seule dessus, et nous devons, comme journalistes, relayer l'actualité dans son ensemble. Quelqu'un doit faire cette enquête, et comme je suis..."

"Hors de question ! C'est trop risqué, Elena ! Je sais que tu es journaliste, mais tu es ma femme aussi, Lia et moi on a besoin de toi ! Je ne serais jamais tranquille à l'idée de te laisser aller sur une affaire bien trop dangereuse ! Surtout depuis ces lettres de menace que tu reçois et ne prends jamais au sérieux ! Ecoute, moi aussi cela m'énerve ces extrémistes de pro-sorciers comme de pro-moldus, moi aussi je voudrais que les choses s'arrangent entre les communautés, mais je ne veux pas que..."

"Non ! Je ne peux pas croire que même toi tu refuses de comprendre ! Je sais que tu es inquiet, my dear, mais j'ai de quoi les coincer, cette organisation criminelle terroriste anti-moldus ! Je n'ai pas envie qu'un jour ils se mettent à ta poursuite et puissent te tuer ! C'est mon devoir de journaliste, mais aussi et surtout d'épouse et de mère ! Je t'en prie, Alan, arrête d'être aussi paranoïaque, je sais bien que la situation n'est pas facile, mais on n'est plus dans les années noires ! C'est fini toute cette horreur !"

[...]

Au final, la dispute avait duré longtemps, avant qu'ils n'en viennent aux cris et aux pleurs, et qu'il ne cède devant la détermination de Elena à regret, dévoré par un sombre pressentiment. Le coeur serré il l'avait embrassé sans deviner que ce serait la dernière, vaincu par cette longue argumentation, et ne désirant par rompre leur ménage qui tenait si bien depuis sept années de vie commune. Ce fut sa faiblesse du moment. Il aurait dû insister. Il aurait dû... s'il avait suivi son instinct et deviné que quelque chose de plus mauvais était contre eux, et que ce n'était pas un si malheureux hasard, mais un coup monté contre eux. Contre sa femme qui en savait trop... contre lui qui en avait trop su dans le passé... contre eux... contre leur bonheur... Silencieux, il caressa les cheveux de sa fille, avant d'aller la porter dans la chambre limitrophe de la sienne qui lui était réservée, pour la mettre au lit, la recouvrir de chaudes couvertures. Leur répit ne durerait pas longtemps, les aurors finiraient par percer son charme de dissimulation sur leur refuge écossais, et le conduiraient à tord à la pire des sentences du système juridique anglais. Pour une faute qu'il n'avait pas commit, que diable ! Furieux, une fois rentré dans sa propre chambre, il frappa le mur le plus opposé de la chambre de la petite du poing pour soulager un pan de sa douleur. Damn it... il espérait que Lavande ne le lâche pas trop vite, elle était la gardienne du secret de cette dernière planque. Elle savait qu'elle devait prendre son mal en patience pour ne pas le trahir. Mais aurait-elle la patience ? Un toquement léger à sa fenêtre suivi d'un hululement finit par attirer son attention. Cal', morte de vieillesse depuis des années, lui manquait beaucoup, bien que son jeune hibou grand duc était d'une grande aide, il lui manquait ce petit truc qu'avait sa première chouette. Il s'appelait d'ailleurs Jiminy, un petit caprice de sa femme auquel il avait concédé. Le hibou, silencieux et discret, déposa la lettre rapidement, avala la récompense de son maître avant de se poser sur son bureau, ses yeux jaunes braqués sur le jeune adulte. Déprimé d'avance, Alan ouvrit la lettre, bien qu'elle lui réchauffa le coeur à la pensée qu'il n'était pas totalement abandonné à lui-même. Quelques mots simples, d'une écriture de femme bien connue et fréquente dans ses correspondances, inquiets et pressants, mais encore porteurs d'un mince trait d'espoir :

Spoiler:
 

Lavande ne l'avait pas abandonné... tout n'était pas encore perdu pour Lia... Les larmes étaient venues avant qu'il n'en ait conscience. Cela faisait des années qu'il n'avait pas pleuré. Il se contenait depuis deux ans, mais là, l'abcès avait crevé. Les souvenirs coulaient à flot dans sa mémoire, alors qu'il essayait de comprendre qui était le responsable. Il devrait fouiller les dossiers de son épouse, bien que cela le répugnait. Il devrait enquêter sous catimini. Il devrait trouver un moyen de contacter ses plus proches amis sans se faire repérer. Il était désespéré de se retrouver catalogué au même rang que Jay Mc Lee ou Araley. Il n'avait rien fait pour mériter cela... et il était récompensé comme cela après tous les coups de main qu'il avait offert ces douze dernières années ? La société était vraiment injuste...

(HJ mise en contexte, les autres personnages feront leur entrée au prochain chapitre. Pour l'heure 3093 mots, en espérant que cela vous plaise ! La suite, plus tard, au mieux semaine prochaine !)


Dernière édition par Alan Desoya le Jeu 12 Jan - 15:27:35, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: [Thème 5] Just a matter of choices : Falling Down [MIS]   Lun 9 Jan - 16:51:41

Chapitre II : These lights won't come back again. Putting the pieces of the mystery together.

Avant le décès de sa femme, il adorait la période de Noël. Tout d'abord parce que c'était celle qui avait vu la naissance de leur fille adorée, Liadan, mais aussi parce que ces fêtes permettaient des retrouvailles en famille et/ou entre amis pas des plus négligeables pour le moral et offraient un temps mort des plus appréciables dans ce monde ardu du travail. Deux semaines s'étaient écoulées depuis la lettre de Lavande, à laquelle il avait eu tant de mal à répondre, à trouver ses mots. Une lettre toujours en attente de réponse d'ailleurs, qui traînait sur son bureau de travail en bois de chêne. Tant de choses à dire, si peu d'espace et de temps pour le faire. Mais il restait ainsi vautré dans son canapé très usé, perdu, songeur dans cette situation qui le dépassait entièrement. Essayant de réfléchir sans parvenir à la moindre réflexion intelligible. La peur lui entravait la moindre pensée utile, alors qu'il se répétait, abasourdi comme au jour où il avait du prendre la fuite pour leur bien commun :

"The Devil ! Je n'ai plus vingt ans, j'en ai bientôt dix de plus. Je ne veux pas payer pour ce que j'ai pu faire des années auparavant ! En plus, ce n'était rien de bien méchant et toujours pour résoudre des énigmes... comment ai-je pu en arriver là ? Je sais que j'ai eu pas mal d'ennemis, mais lesquels pourraient répondre à tous les critères reçus jusque là ?"

Un tas de vieux "Sherlock Holmes" traînait sur la table du salon, usés par des années de lecture et leur fréquence de lecture fort intensive ces derniers temps. Mais même eux ne lui fournissaient ni le repos qu'il espérait en les parcourant, ni la moindre réponse, le moindre "hint" pour s'en tirer. Amer, il revint vers la lettre, ayant prit une décision fort difficile qu'il espérait ne pas avoir à regretter par la suite :


"Je suis comme Holmes sans son Boswel de Watson... je suis perdu. Sauf que je ne pourrais récupérer mon Boswel à moi : la mort me l'a déjà ravit..."

[...]

Il avait beaucoup pleuré à l'enterrement il y a deux ans. Il s'en souvenait comme si c'était hier : c'était lors d'un beau début de Décembre, alors que la neige commençait à s'écouler doucement et que les températures négatives faisaient leur apparition. La nouvelle de la mort de son épouse l'avait frappé de plein fouet, quand on le lui avait apprit la semaine dernière, le lendemain de leur dispute conjugale rapidement résorbée. Il était encore au travail, c'était un début d'après-midi. La secrétaire de son étage avait courut le chercher, un regard profondément désolé sur le visage, le rendant encore plus impatient de comprendre ce qui n'allait pas, avant qu'elle ne se décide enfin à prononcer les mots fatidiques après l'avoir convoqué dans son bureau :

- "C'est à propos de votre épouse, Monsieur Desoya... elle est... il y a eut une terrible attaque en centre-ville et... elle n'y a pas rechapée. Ils ont besoin de votre présence pour confirmer l'identification du corps. Je... je suis terriblement désolée de vous annoncer cela... toutes mes sincères condoléances..."

A cet instant, il avait eut l'impression que tout son monde s'effondrait en l'espace de quelques micro-secondes. Il était passé par l'étape du déni, du refus de la croire morte, et s'était précipité de son lieu de travail vers la morgue du même établissement qu'il commençait si bien à connaître. Non, c'était impossible, pas elle ! Son coeur battait à mille à l'heure, plus rapidement encore qu'un TGV au maximum de sa vitesse, et il se retenait difficilement de courir dans les couloirs de l'hôpital du monde sorcier. Impossible, cela ne pouvait pas être elle ! Mais ses illusions se brisèrent dès qu'il pénétra dans ladite morgue et souleva le drap blanc avec précipitation. Il lui sembla qu'à cet instant son coeur venait de se briser, mordu par des crocs plus glacés et perçants que les vents glacés d'un Hiver de sa vie qui s'annonçait bien précocement. C'était elle, le visage tordu par une étrange expression de douleur intense, alors que l'incident qu'on lui décrivit ensuite aurait voulu qu'elle terrasse sous le coup. Sans souffrance aussi prononcée que celle de son faciès délicat. Imperméable aux remarques qui fusaient autour de lui, le jeune médicomage avait caressé comme dans un état second de choc la joue de sa défunte bien-aimée. Impossible... et pourtant... ses yeux observaient, mémorisaient le moindre détail de l'apparence du... cadavre de sa femme, sans bien réfléchir sous le coup de l'émotion. Pourquoi la malchance continuait-elle à le poursuivre alors qu'il n'avait depuis des années plus rien fait pour la provoquer ? Saleté de vie injuste ! Saletés de réactionnaires extrémistes Mad ! Qu'avait fait sa femme pour mériter pareil traitement ? Pourquoi elle et pas une autre ? Pourquoi ! Elle cherchait juste à comprendre ce qu'il se passait réellement et un peu de paix dans ce monde de sauvages ! Un raclement de gorge le tira de ses pensées hargneuses alors qu'on l'éloignait du corps de sa femme à regret, il se laissa faire, totalement sous le choc, incapable de réfléchir et même de penser logiquement sur le moment. On lui posa beaucoup de questions, auxquelles il répondit machinalement sans obtenir la moindre réponse à ses questions à lui. Beaucoup de "condoléances" par çi, par là, la promesse de capturer les coupables... les journalistes aussi, qu'il chassa avec humeur dès que ces nuées de curieux venaient pour lui arracher quelques mots... ah quelles plaies ! Il l'avait toujours dit à sa femme, pourtant journaliste elle-même, mais elle en avait rit plus qu'autre chose niarkhéhé

"Elena... mon ange..."

Tout était arrivé très vite par la suite, comme au cours d'une mauvaise routine. Les procédures d'enterrement, d'autres interrogatoires, d'autres damnés curieux... il avait insisté toutefois pour que l'enterrement se déroule en un lieu secret, avec un comité restreint à ses plus proches amis, à ceux de sa défunte femme, et les membres les plus proches de leurs familles réciproques. Déprimé. Il était déprimé tout le long de la séance qui lui parut pareille à une torture. Ophélia lui avait promit de tout faire pour capturer le coupable, il l'avait écoutée avec une certaine distance, hochant sans trop y croire la tête. Il avait l'impression de n'avoir plus que de la bouillie dans le crâne, alors qu'il avait eu le droit à quelques temps de congés pour se remettre du drame. Il lui avait toutefois sourit avec l'ombre d'un sourire, en faisant quelques efforts. Elle n'y était pour rien, la pauvre. Il écouta avec douleur le discours du père de sa femme de commémoration de la défunte demoiselle, puis les autres, se retenant toujours de perdre sa consistance de dignité, ne réalisant même pas quand ce fut à lui de parler. Dans l'église, juste avant qu'on ne referme le cercueil. Prenant son courage à deux mains, il s'approcha, sa fille encore bébé dans ses bras, ne réalisant pas ce qu'il se passait, la veinarde. Mais il ne put que balbutier quelques mots, parler lui semblait difficile, très loin de sa verbe habituelle, posant un bouquet de roses blanches à la fin de ce pénible et long discours. Tout lui venait automatiquement, comme si le cerveau en mode automatique prenait le relai à son coeur dépassé par des émotions terrifiantes et incontrôlables. Il s'en voulait, mais c'était la seule manière qu'il avait pour s'exprimer sur le moment :

- "... c'est une perte tragique pour nous tous, et plus encore pour Lia et moi. Elena... était vraiment une mère et épouse aimante et exemplaire. Une femme merveilleuse, divine, de celles qu'on ne rencontre qu'une fois dans sa vie et dont la perte nous dévaste. Elle aimait la vie simple et tranquille, tout comme elle aimait se battre pour la paix et la vérité. Beaucoup a déjà été dit par vous tous, mais j'aurais tellement à dire que l'on s'attarderait jusqu'à demain. C'est une perte terrible, terrifiante, et sans remède que ce soit. Elena... était pour nous une fille, une amie, une conjointe inestimable. Un ange qui a été poussé à la chute à cause des travers de ces embrasements sociaux. Une victime innocente, une martyre... elle n'aimerait certainement pas que je radote ou que je me morfonde, mais jamais je ne pourrais oublier la perte d'une personne aussi merveilleuse, tout comme je ne pourrais jamais pardonner à ses meurtriers du crime qu'ils ont commit. Elena... puisse ton âme reposer en paix en des cieux meilleurs que les terres ici-bas, et sois assurée que jamais tu ne seras oubliée, et que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que Lia ait la vie heureuse que nous désirions pour elle... et pour que justice soit faite face au crime dont tu as été la malheureuse victime. Je t'ai aimée, je t'aime et je t'aimerais à jamais, mon ange. Je sais que tu nous attendras tous, là haut, et que quand mon temps ici bas sera révolu, je pourrais à nouveau te serrer dans mes bras. Je sais que tu veilleras sur notre fille, tu ne saurais jamais... ne pas te préoccuper de tes proches. So... rest in peace, dearest one. I will miss you but we cannot do anything against it. Go to heaven... my love."

Il avait attendu que tout le monde s'en aille, confiant la petite qui s'était endormie à sa belle-mère le temps qu'il puisse réfléchir seul de sa nouvelle situation de veuf, et le laisse seul après de la tombe fraîche - du moins le croyait-il - pour laisser tomber les apparences de maîtrise de ses émotions, et s'effondrer à genoux auprès du marbre gris de la nouvelle tombe, devant le portrait souriant de sa dulcinée trop tôt partie. Les larmes finirent par forcer le chemin de ses paupières pour s'écouler sur son visage dévasté par la tristesse, avant de se faner sur la pierre froide et silencieuse. Un poing furieux et désespéré s'abattit sur le marbre, marquant sa fureur devant l'injustice du monde et ses travers. Il resta un long moment à pleurer, rongé par de violentes émotions, quand une main se posa sur son épaule, et que trois présences inattendues firent leur apparition. Surpris, il cessa un moment ses sanglots, sans trop oser sa tête de honte, avant de remarquer une présence féminine bien connue, toute de noir vêtue, compatissante. Lavande. Il se redressa brusquement, comme honteux de sa propre attitude devant les autres, essayant de sécher les larmes qui ne cessaient de couler, de reculer... mais en vain. Puisque sans laisser le choix, Lavande le prit dans une étreinte amicale et réconfortante. Il ne se défendit même pas, épuisé par les émotions et le drame à accuser. Il ne sut jamais ce qu'elle lui avait murmuré, mais il avait étanché son chagrin contre son épaule, un total renversement de leurs années étudiantes. Bien la seule fois où il n'avait pas décliner l'aide et le soutien de ses amis du premier coup. Dès qu'il fut un peu calmé, assez pour "regain his composture", il eut un sourire de remerciement vers Lavande, mais à peine avait-il reculé que son autre ami le plus proche s'était approché pour témoigner de son soutien, tout droit venu d'Allemagne pour la triste occasion. Tomas. Il y avait Kael aussi, en retrait, mais Alan apprécia leur soutien moral. Il se serait effondré sinon dès ce jour là. Mais Lia avait encore besoin de lui... il se battit pour conserver la garde de la petite, se donna un mal fou pour être le meilleur père possible pendant deux ans...

[...]

Naturellement, dès ce moment, il avait cherché à comprendre pourquoi un tel drame était advenu. Il avait le curieux instinct comme quoi tout n'était pas du au hasard. Il avait fait des recherches acharnées, contre l'avis de ses proches, une obscure idée l'obsédait depuis qu'un détail sur le cadavre de sa femme était revenu à ses yeux des mois après : un étrange tatouage presque effacé, qu'il était persuadé avoir déjà vu quelque part, appliqué douloureusement par la magie à la victime aux os brisés de l'intérieur. Il avait occupé le reste de son temps libre, outre ses moments avec sa fille, à chercher le moindre indice qui pourrait guider sa réflexion, s'était renseigné en reprenant mal grés ses travers d'autre fois, ses mauvais lieux de renseignements, ses alias, et tout ce qu'il avait abandonné depuis des années, et sa relation stable avec Elena. Une seule chose comptait dans son esprit alors qu'il traquait la moindre information véridique :

"Je trouverais le ou les coupables. Je les trainerais devant la justice. C'était pas un malheureux hasard : c'était un coup monté contre Elena, j'en suis persuadé ! Que diable recherchait-elle pour avoir attisé tant d'ennemis ? Elena, dear, je t'avais mise en garde pourtant..."

Rien n'avait été facile, mais plus il avait le sentiment de se rapprocher de la solution de cette sinistre équation d'une énigme sordide, plus les lettres de menace arrivaient en masse, d'abord uniquement à son domicile, puis au travail et même en pleine rue. Il vérifiait toujours qu'aucune substance toxique et mortelle ne soit renfermée en leur coeur, les ouvrait, les lisait rapidement sans grand intérêt, avant de les jeter au feu de la cheminée. Ce n'était pas sérieux, il avait vu pire que cela, du moins il le croyait. Aveuglé, il ne se doutait pas qu'un trafic plus sordide se préparait contre lui. Il avait promit à Lavande de prendre soin de lui avant tout, et ne pensait pas briser cette promesse un jour. Il s'était promit de veiller sur Lia le restant de sa misérable vie. Quel crétin avait-il été de croire qu'il pourrait les tenir tout en recherchant la clé du mystère ? Sourd aux appels à la vigilance de ses plus proches amis, il s'entêtait sans se douter que les mailles du pièges se refermaient doucement sur lui. Il ne comprenait pas bien au début le pourquoi du comment, mais, employant une pensine offerte lors de leurs fiançailles, il s'était replongé dans son passé et ses souvenirs pour voir si l'une de ses anciennes enquêtes ne pourrait pas lui donner un indice. De plus en plus frustré de ne rien trouver, les éléments finirent par s'emboiter au fur et à mesure des mois de recherche. Elementary ! C'était un coup monté contre lui qui se prolongeait à faire taire pour de bon sa femme qui en savait trop ! Ce tatouage... mais oui, il savait où il l'avait rencontré ! Glacé à l'idée d'avoir un profil possible pour le meurtrier - ou le commanditaire du crime - il s'était ravisé sur l'idée avant de prendre, dans son exil écossais un an après le drame, d'ouvrir les archives de son épouse. Et quelle fut son horreur quand il vit que ses pires peurs étaient confirmées les unes après les autres pale . Il s'était douté d'une duperie possible contre lui lorsque sa petite soeur fut agressée alors qu'elle revenait d'une petite visite chez lui, toujours avec cette signature du tatouage. Il avait intimé à ses parents de prendre des précautions de vigilance, poussé sa mère à aller en maison de retraite pour ne pas la laisser seule à la merci du moindre fou-furieux, et fortement influencé son père à accepter des systèmes de sécurité sorciers contre la moindre menace. Il avait dés lors commencé une guerre informative sans merci aux responsables, faisant jouer ses anciennes relations "de travail" dans la face noire de Londres sorcière pour recueillir de précieuses données. Jusqu'au jour où il avait été prit dans un traquenard, s'en était tiré de peu, mais par une sournoise malice de ses proies, s'était retrouvé poursuivi par les membres de la brigade de police sorcière et les aurors, accusé à tord de quelque chose qu'il n'avait pas fait.

[...]

Et il en était là. Avec toutes les clés du mystère en main, mais sans la possibilité de les utiliser en ne risquant pas sa vie, effondré sur son lit double désespérément vide depuis le décès de son épouse. Ils avaient coupé l'accès à son salaire, à ses comptes, et guettaient la moindre faute de sa part s'il quittait le territoire anglo-écossais. Comme un fuyard, il vivait sur les dernières économies lui restant, privilégiant la santé de sa fille à la sienne, offrant de temps à autres ses services en improvisé médecin de campagne pour survivre, mais il savait que cette situation de siège n'irait jamais à son avantage, il perdrait un jour ou l'autre, à la longue. Assiégé et poursuivi, avec sa très chère fille à veiller. Une situation désespérante et désespérée ? Pas qu'un peu... comment arriverait-il à parler sans risquer la vie d'un de ses proches ? Du genre celle de Lavande, de Tomas, de Lynn, des anciennes connaissances de l'UMA et de tous ceux lui étant relativement liés ? Et pis encore, comment ne pas risquer celle de SA Lia sans que les autorités ne le lui arrachent des mains ? Car il en était bien conscient : s'il était prit par les aurors, il serait emmené à l'échafaud sans attendre et serait séparé de force de sa fille. Sa pauvre fille qui serait remise entre les mains de n'importe qui à ce rythme ! Aux services sociaux, comble de l'horreur Mad ! A une famille adoptive qui ne prendrait jamais aussi bien soin d'elle que lui ! Non, il ne pouvait pas les laisser le séparer de sa file, jamais de la vie ! Plutôt...

Alors que les idées noires bouillonnaient dans sa tête, la lettre de Lavande lui revint à l'esprit. Elle attendait toujours une réponse d'ailleurs, et assez impatiemment sans nul doute. Il ne pouvait pas la laisser se faire du mauvais sang sur lui. Essayant de chercher à comment lui donner rendez vous par un message codé, il finit par avoir the solution en fouillant dans sa bibliothèque, dans les rangées de sa défunte femme, fouilla en vitesse le livre pour trouver la bonne page, prit un crayon à papier pour entourer les bonnes lettres du message, avant de glisser le tout dans une grande enveloppe. Le livre était un fameux nanar peu épais du monde moldu "By Father Name", d'un auteur anglais des plus médiocres de la littérature sentimentale, entoura le titre d'un très léger trait. Le message lisible à la destinataire pouvait se résumer en :

"Meet me at this place. We must meet the sooner the better. Talking 'bout i can not here.
Who you know"


Puis il entendit de légers pas derrière lui et referma le colis, apposant seulement le nom de la demoiselle, avant de regarder son hibou et de lui ordonner fermement tout en flattant son plumage :

- "Je compte sur toi, Jiminy ! Tu sais où tu dois aller, ne tarde pas ! Pas besoin de réponse, reviens là dès que tu as fais la commission. File !"

"Mmm... tu fais quoi papa ? Pourquoi tu ne dors pas ?"

Il se tourna vers la petite demoiselle de quatre ans en pyjama rose - caprice de sa femme - qui levait vers lui ses yeux noirs innocents et fatigués, avant de lui sourire tout en la prenant dans ses bras dans un câlin affectueux de père :

- "Pas grand chose d'intéressant, ma puce... j'ai une surprise pour toi. Que dirais-tu d'aller rendre visite à papy ? Je pense qu'il sera content de te voir !"

(HJ : fin de chapitre, probablement un chapitre supplémentaire à prévoir. Pour celui-ci = 3276 mots soit un total provisoire de 6369 mots)
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MessageSujet: Re: [Thème 5] Just a matter of choices : Falling Down [MIS]   Mar 10 Jan - 20:46:12

Chapitre III : Rought Truths, harsh reality. Just one more time all together. Bonds of a true Friendship.

Damn it ! Pourquoi les choses avaient-elles tourné ainsi ?! Kael avait beau lui dire d'arrêter de se ronger le sang, elle ne pouvait tout bonnement pas s'en empêcher ! Mer*** quoi, qu'est ce que Alan avait encore fait au bon Dieu pour mériter autant d'ennuis ! Qu'est ce qu'il avait encore fait ? Qu'est ce qu'il lui avait encore caché comme frasque ? Il lui avait assuré pourtant depuis le début de sa relation avec Elena d'avoir arrêté toutes ces choses là ! De se ranger enfin du côté de la raison et de l'acceptation des règles de la société, aussi sournoise qu'elle puisse être ! Elle se souvenait très bien de cette mauvaise journée, du regard sombre et déprimé de son homme devenu auror depuis les années alors qu'il rentrait du boulot et lui tendait le journal "La Gazette du Sorcier" du jour, en lui annonçant avec une tête d'enterrement qu'elle devait y jeter un coup d’œil. Rien que dans le regard de son homme, elle avait su que quelque chose n'allait pas, elle en avait eut le pressentiment, et s'était jetée sans plus attendre sur la revue, paniquée pour une obscure raison. Puis elle avait lu les gros titres. Elle n'y avait pas cru, était restée figée le temps de quelques secondes de stupeur apeurée, se demandant si tout ceci n'était qu'un mauvais rêve. Son meilleur ami... un criminel recherché pour meurtre ? Elle ne pouvait pas y croire ! Alan avait beau être sanguin à ses heures, imprévisible, mais elle savait qu'il s'était grandement calmé depuis sa rencontre avec Elena et surtout la naissance de leur fille, Liadan. Il ne pouvait tout bonnement pas avoir fait cela, il n'était pas aussi irresponsable, Lavande savait qu'il tenait au bonheur de sa fille plus que tout ! Alors faire un acte aussi insensé... c'était tout bonnement impossible. IMPOSSIBLE. Choquée, elle s'était effondrée dans le canapé, songeant avec une panique croissante :

"God, tell me it's just a joke ! Nothing is true, right ? Alan can't have... he just can't have..."

En outre juste quelques années après le décès de sa femme ! Il avait été effondré, certes, mais pas au point de devenir un fou furieux ne pensant qu'à tuer ! Elle le connaissait trop bien pour cela, elle savait qu'il n'était pas à ce point mauvais, même dans ses pires humeurs, tant bien que mal il se raccrochait à ses principes, même en temps de crise. Tuer n'était pas son genre. Surtout... tuer au bon hasard dans l'Allée des Embrumes ! Alan n'était pas de ce genre, n'était pas un "mass murder" ! Elle avait beau le répéter à tous, à Ophélia, mais personne ne semblait l'écouter ! Alan était innocent, blanc comme neige sur ce coup là, elle en était persuadée ! Alors pourquoi....

"It's just a bad dream ! Please, Alan, come on, answer ! Tell me they all are wrong, please ! Don't remain silent like this !"

Les jours suivants, elle avait essayé de réfléchir, alors que les rumeurs fourmillaient autour du présumé assassin, démolissant son image d'excellent médecin et chercheur d'élite, à un point tellement scandaleux qu'elle devait se mordre les lèvres pour ne pas hurler sur les imbéciles qui véhiculaient ces rumeurs ! Darn it ! Elle avait bien entendu était interrogée par les aurors, comme l'une des plus proches si ce n'est la plus proche amie d'Alan, elle leur avait dit la stricte vérité sans avoir été entendue, et elle avait cherché à tous les moyens pour le contacter. Elle voulait entendre la vérité de sa bouche même ! Alan ne savait pas lui mentir, à elle, elle saurait vite la vérité derrière toute cette situation ! Lavande l'avait cherché partout où elle pouvait, sans jamais le trouver. Comme s'il avait tout bonnement disparu de la circulation, alors qu'il ne pouvait pas quitter le territoire anglo-écossais, traqué comme il était ! Elle s'était retenue à grand mal d'aller vérifier à sa résidence secondaire en Ecosse, se doutant être surveillée par les aurors, qui devaient savoir que si le jeune homme devait contacter quelqu'un, ce serait vers elle qu'il se tournerait en premier, elle, sa personne de confiance par excellence. Cela l'indignait d'être traitée comme une complice sans l'être Mad ! Dans quoi Alan s'était-il encore fourré ? Elle lui avait bien dit d'arrêter de poursuivre la vérité sur la mort de sa femme ! Mais l'idiot de service ne l'avait bien entendu pas écouté, là dessus il n'avait changé en rien depuis ses années étudiantes !

"Ne t'inquiète pas autant, j'irais bien ! Ce ne sont pas quelques simples recherches qui vont me porter préjudice... mais oui je serais prudent, comme d'hab ! Raaah pourquoi tu t'en fais toujours autant, n'as-tu pas confiance en moi, Lav' ?"

Et le bougre lui disait cela tout sourire en plus, surveillant d'un oeil attentif et bienveillant Lia qui s'amusait à l'une des attractions du parc d'enfants londonien, la dernière fois qu'elle l'avait vu, deux semaines après l'enterrement. Elle avait appelé chacun de leurs amis communs, ou des amis de l'idiot de Desoya, mais personne ne savait où le trouver, ni ce qu'il était devenu, et beaucoup s'inquiétaient à raison...Deux semaines qu'il était en fuite, les fêtes de Noël s'annonçaient amèrement lugubres en cette année 2019... Lavande se faisait toujours un sang d'encre, il n'avait même pas daigné lui répondre à son pressant courrier ! Maudissant Desoya dès que possible, la jeune femme attendait la réponse seule dans sa maison, son homme au travail - peut-être à traquer son meilleur ami, terrible idée ! - et ses enfants à l'école. Elle commençait à désespérer d'une réponse quand un hululement connu fut chanté derrière la fenêtre du salon. L'espoir la gagnant de nouveau; la jeune mère bondit du canapé en s'écriant :

- "Ce hibou... Jiminy ! Un peu plus et j'allais devenir folle ! Alan s'est enfin décidé à cesser de me laisser dans le noir et en proie à mes inquiétudes !"

Elle ne pouvait pas se tromper, le hibou grand duc de son meilleur ami lui était bien connu, comme ils correspondaient régulièrement depuis la fin de leurs années étudiantes, ne travaillant pas dans le même service à Sainte Mangouste et étant aussi débordés l'un que l'autre. Il devait être frigorifié, le pauvre rapace ! Alan n'était pas très gentil avec son coursier volant parfois franchement na mais cela devait sans doute être une missive urgente ! Elle ouvrit avec précipitation au hibou, qui la laissa prendre le paquet avant de s'envoler en un tourbillon de plumes sans demander son reste, la laissant patois devant cette réaction. Alan avait du lui demander de se comporter ainsi... étrange quand même... elle posa ses yeux bleus sur le colis d'enveloppe brune en apparence normale, seulement annoté par son prénom et son nom d'une écriture de saleté de gaucher inimitable signée made by Desoya. Enfin !

- "Et bien, il aime me faire poireauter, ce satané goujat de première ! Pas trop tôt ! J'espère que tu vas enfin m'expliquer ce qu'il se passe, mister Desoya, ou je ne sais pas ce que je vais faire de toi !"

Une vraie source de tracas, vraiment na que son meilleur ami ! Mais aussi un homme de valeur, de bonne humeur et plaisantin, chaleureux, de confiance duquel elle ne pourrait totalement se séparer. Sur ces pensées, elle ouvrit sans plus attendre le colis, étrangement lourd, avant de tomber sur l'étrange objet qui tomba entre ses mains. Hein ? Un livre Suspect ? Desoya avait prit tous ces risques pour lui envoyer un livre Shocked ? Hum... cela ne collait pas à la logique Alanienne, lui qui méprisait tant la lecture de bas étage comme ce représentant livresque qu'il lui avait envoyé. Un livre de la bibliothèque d'Elena ? Il ne s'en séparerait jamais sans une excellente raison, il chérissait trop sa défunte épouse pour commettre un tel sacrilège ! Alors pourquoi ? mxm Elle fouilla le colis dans l'espoir de trouver une note explicative, mais non, rien ! Rah Alan je vais te tuer ! Pourquoi jouait-il encore aux devinettes avec elle, elle n'avait pas de temps pour cela damn it Mad ! Puis lui revint à l'esprit un souvenir dans lequel, lors de leur première année commune, Alan avait essayé de lui faire deviner la forme de son Animae sous la forme d'une énigme. Son regard se posa ensuite sur une photo traînant dans le salon, parmi toutes celles de sa famille à elle et de tendres moments avec son homme à elle I love you . Elle datait d'il y a quatre ans, aux 25 ans de son meilleur ami, où avait été réalisée une soirée déguisée sur un thème libre. Il avait trouvé amusant de se déguiser en Sherlock Holmes, tandis qu'en parfait tandem Elena avait revêtu l'apparence de la mythique alter égo du détective fictif du XIX ème, Irène Adler. Son regard s'attarda un moment sur la photo, délicieux souvenir d'heureuses années insouciantes, avant que la révélation du siècle ne se fasse dans son esprit sunny Of course ! cheers Alan venait indirectement de lui donner une clé à l'énigme qu'il lui proposait ! Il serait sans doute fier d'elle s'il avait pu commenter Cool , limite elle imaginait fort bien son sourire légèrement taquin s'il était témoin de la scène danseuse Il l'avait tellement bassinée avec ces fichus romans policiers dont il raffolait tant ! Il lui semblait bien se souvenir d'une aventure où un truc avait été fait avec un livre ! Elle essaya tous les moyens possibles, avant de découvrir qu'à la lumière d'un Lumos des lettres avaient été entourées d'un fin trait de crayon de papier. Elle s'interrogea sur le titre Suspect avant de passer à la suite dans l'espoir de trouver un éclaircissement - allons Alan lui donnait toujours des indices quand il jouait aux devinettes avec elle pour qu'elle ne perde pas patience trop tôt siflote - et tomba sur une page notée par un marque page de base, et avec patience elle put remettre en ordre les lettres pour recomposer le message codé. Ici ? D'où voulait-il parler ? Elle revint sur le titre, et la lumière se fit dans son esprit capricieux parfois niarkhéhé Trouvé ! Enfantin, dirait sans doute doute Alan, mais elle restait fière d'elle du message recomposé de cette manière. Lavande, sans perdre un instant de plus, envoya un hibou en urgence à Tomas, puis s'empressa de prendre son sac à main. Elle prit son manteau, se prépara à partir en transplanant, visualisant sa destination tout en songeant pour s'aider :

" 25 bis Summer park Street, Chatham !"

[...]

"Tu es certaine qu'on le trouvera là, Lavande ? N'est ce pas... un peu trop simple ?"

Évidemment, Tomas n'était jamais allé chez les parents du damoiseau, et connaissait fort mal la ville navale de Chatham, le jeune journaliste allemand vivant souvent en ses terres natales, mais Lavande elle par contre connaissait bien le chemin, Alan lui avait donné l'adresse postale des années auparavant, bien qu'elle n'ait jamais pu voir de près le fameux paternel. Bien emmitouflée dans son manteau, la jeune femme répliqua à leur ami commun allemand avec une détermination qu'elle n'avait pas eu avant, serrant toujours le livre dans l'une de ses mains :

- "J'en suis certaine, Il n'aurait pas pu être plus clair ! Il bénéficie du fait de la localisation en terre moldue, ils ne le chercheraient certainement pas là en premier. Et c'est un lieu sûr pour Lia, donc cela ne peut qu'être ici. Viens, suis-moi ! Je crois que quelqu'un nous doit des explications au plus tôt !"

Les deux jeunes gens se frayaient un chemin en une ville anglaise plutôt animée en centre ville, dissimulés dans la foule moldue pressée par les courses de Noël de dernière minute, avant de se diriger vers les quartiers les plus proches des anciens entrepôts navals, où se trouvait la modeste maison du doyen Desoya. La fréquentation humaine décroissait au fur et à mesure de leur progression difficile contre le verglas et la neige, avant de tomber sur ladite maison, qui était visiblement allumée, ce qui était fort bon signe. Ils s'assurèrent de la bonne destination, avant de se concerter du regard et de presser le bouton de la sonnette, priant pour ne pas s'être trompés pour l'adresse - elle avait une bonne excuse pour cela, l'écriture de cochon de médecin de son meilleur ami était presque illisible na - et lorsque la porte s'entrouvrit...

Ils se retrouvèrent nez à nez avec un solide fusil de chasse moldu, devant un colosse qui n'était plus dans la force de l'âge, ayant prit de l'embonpoint, mais dont la carrure laissait entendre qu'il valait mieux pas chercher des crosses avec lui. Légèrement plus petit que leur ami comment - probablement tassé par les années - les cheveux blancs comme neige, extrêmement ridé de visage, les yeux noirs brillants de fureur et de méfiance., dans un état de nervosité peu commun :

- "Who's there ? For what business ? Si j'étais vous, je parlerais rapidement, j'suis pas patient et j'ai pas de temps à perdre avec des charlatans comme vous !"

Bon, la question d'où venait la sanguinité d'Alan était désormais résolue. Mis sous pression Lavande et Tomas essayèrent d'expliquer subtilement la raison de leur visite, mais le vieux à la vision défaillante - cataracte sans doute et sonotone défaillant potentiellement selon un diagnostic rapide de Lavande - et le jeune homme allemand essaya de prendre la parole, un tantinet intimidé mais pas décidé à se laisser faire devant son amie :

- "Nous ne somme par des charlatans, c'est à propos de votre fils, nous..."

Le vieux sembla prendre mal cette réponse puisqu'il rapprocha son doigt dodu de la mise à feu du fusil de chasse, répliquant d'un ton cinglant que lui permettait sa voix éraillée - ancien fumeur et gros buveur probablement selon la seconde analyse guère difficile de Lavande :

- "Encore ces plaies de journalistes ! Qu'est ce que vous voulez encore ragoter, bande d'ignares inutiles ! A part ruiner la vie des bonnes gens, vous servez à rien ! Décampez tout de suite ou je tire !"

La situation allait s'envenimer quand Lavande eut la bonne idée de lui présenter le livre, mettant en valeur le titre et la page marquée. Le vieux monsieur, méfiant mais intrigué, baissa son arme le temps de vérifier, avant d'éclater d'un rire tonitruant qui ne rassura guère les deux jeunes gens, se rapprocha d'eux avant de se détendre totalement :

- "Aha ah ha ! Je r'connais bien mon fils dans ce genre de combines ! D'solé, j'vous avez pas reconnus, miss Brown, mister Herz ! Vous comprendrez, avec la situation du moment... ah le salopiaud, je vais lui tirer les oreilles moi ! Il aurait pu me prévenir qu'il avait des invités de prévu ! Ah le..."

Très gênés, les deux jeunes gens n'osèrent pas répliquer alors que le vieillard refermait la porte derrière eux tout en remettant des sécurités magiques préconisées par son fils. Un bon feu de cheminée était allumé dans le petit salon-hall d'entrée donnant sur une cuisine petite et modeste, et une salle manger avec des meubles anciens en vois. Alors que le vieillard les invitait à s'asseoir près du feu, se disant qu'ils devaient être glacés, une petite voix juvénile aussi délicate que le carillon d'un rossignol vint chanter délicatement dans les oreilles de Lavande :

- "TATA LAVANDE !!!!'

Une petite bouille encadré de cheveux blond clair apparut au détour d'un couloir menant à une petite chambre du rez de chaussée, avant de foncer de toute la vitesse que lui permit ses petites jambes, haute comme trois pommes, pour bondir comme un lionceau vers Lavande, un immense sourire ravi aux lèvres. Cette dernière se baissa pour réceptionner la bombe blonde dans ses bras, tout aussi ravie de la voir en pleine forme et rayonnante de santé :

- "Lia ! Hello ma belle... tu as l'air en pleine forme dis-moi ! C'est un plaisir de te voir !"

Bon c'était déjà cela de prit : si Lia était là, son père logiquement ne devait guère rôder bien loin, comme un loup protègerait sa progéniture des attaques des hordes ennemies ou des prédateurs. Rassurée sur deux points, la jeune femme eut un regard bienveillant sur la petite fée en pyjama rose qui s'accrochait à ses vêtements, lui offrant un câlin ravi à une marraine non vue depuis trop longtemps. Puis elle tourna ses regards curieux vers l'autre invité, un peu intimidée, avant de demander avec la voix d'un ange :

- "Dis, tata.... c'est qui lui ? Je ne le connais pas... c'est un ami de papa ?"

L'innocence de la petite fille amusait toujours Lavande. Pourtant elle était passée par bien des moments difficiles, et elle souriait toujours autant, elle comprenait pourquoi Al' ne pouvait plus se passer de la présence de sa fille bien-aimée. De toute manière la petite refusait avec obstination d'être séparée de son père de quelque manière que ce soit. Ils s'entraidaient inconsciemment à tenir bon même en temps de crise, et elle savait que la petite était l'une des principales raisons à l'absence de chute du jeune père dans le côté obscure de Londres sorcière. Alors que Tomas se levait pour saluer la petite timide, un sourire bienveillant aux lèvres en reconnaissant le tout petit bébé à l'enterrement de Elena :

- "Hello toi ! Qu'est ce que tu as grandis en l'espace de deux ans ! Je suis un ami de ton père en effet, Tomas... enchanté de te revoir !"

La petite le dévora de ses yeux curieux, si proches de ceux de son père, avant de rire doucement, des étoiles dans les yeux Yeux de sa mine réjouie et enthousiaste :

- "Il est drôle à parler ainsi ! Il ne parle pas comme nous... comment il fait, tata ? Pourquoi il ne parle pas comme nous ?"

Le pauvre Tomas rendu tout gêné devant une telle introduction Embarassed alors que le vieillard avait un léger sourire et que Lavande se retenait de rire tout en reposant la petite au sol à la demande de cette dernière :

- "Il vient d'un autre pays que nous... d'Allemagne ! il a ce que l'on appelle un accent, ma puce !"

- "Ooooh.... il parle plusieurs langues alors ? Dis, c'est vrai ? Hein ?"

Totalement admirative Yeux la petite fille se déplaça d'une démarche un peu hésitante, curieuse, sans lâcher la main de sa chère tata, vers l'étrange monsieur inconnu, le dévisageant un peu plus ange avant de se laisser attendrir par le curieux monsieur, débordante d'affection à donner love avant de se mettre à lui poser des tas de questions de son âge, ce qui amusa le reste des tiers, avant que Lavande ne profite du répit pour porter son regard vers monsieur Desoya Sénior pour revenir au sujet principal de leur venue à Chatham :

- "Alan est là je suppose ?"

Le vieillard, comme s'il venait de se souvenir de cela, se traîna jusqu'en bas de l'escalier menant au grenier, et héla d'une voix puissante bien que éraillée :

- "ALAN ! SATANE GAMIN ! RAMÈNE TOI IMMÉDIATEMENT !"

Tout en attendant avec inquiétude, Lavande et Tomas tournèrent leurs regards vers l'escalier de bois grinçant, tandis que des pas étouffés se faisaient entendre là haut, d'une démarche relativement rapide d'un adulte, et que Lavande remarqua sur une des premières marches visibles un torchon mal rangé qui trônait au beau milieu. Allons, Alan allait s'en rendre compte ou il serait alors vraiment...

"Coming, coming ! Damn it, useless to shout like this ! I am coming ! Hell what the... !"

SBAM !

Forcément, on parlait de Desoya là, donc maladroit et malchanceux comme il l'avait toujours été... Rolling Eyes L'individu en haut dégringola le reste de l'escalier sur le dos, grommelant tout en se massant le dos endolori. Lavande ne put retenir un sourire amusé de fendre ses lèvres alors que Desoya sénior éclatait de rire et que Tomas se donnait tout le mal du monde pour ne pas éclater de rire. Là, elle était sûre que c'était bel et bien son meilleur ami, surtout quand il leva ses yeux noirs mécontents d'être moqué vers eux :

- "Et ça vous fait rire vous ? Sympa ! Vous pourriez compatir un peu, non ? Bande d'ingrats ! Ah... heu... Lav' ? Tomas ? Punaise, je ne vous attendais pas si tôt... et encore moins les deux ensemble ! Pour une surprise, c'en est une !"

Alors que le jeune ex médicomage se redressait rapidement, vêtu de son éternel pull en cachemire bleu ciel et d'un de ses jeans courants en camouflage chez les moldus, elle put remarquer qu'il avait drastiquement maigri, mais semblait encore en relative bonne santé, bien que visiblement fatigué. Elle lui laissa à peine le temps de se relever qu'elle ne put plus attendre, et s'approcha d'un pas rapide, imprévisible bien que tremblante de toute la nervosité accumulée durant ces interminables journées sans la moindre nouvelle de sa part, et alors que son meilleur ami retrouvé esquissait un mouvement de parade face à une baffe redoutée et annoncée, elle le surprit en le prenant dans ses bras et se mettant tout d'un coup à pleurer.

- "Heu... Lav' ? Tout va bien ? J'en ai pas..."

Un poing furieux vint frapper la poitrine du jeune homme, sans grand dégât, mais à portée fortement symbolique, alors que Lavande continuait de pleurer de fureur et de soulagement mêlés tout en s'écriant en pleurant contre son épaule :

- "Course not ! You stupid jerk ! Comment cela peut aller après ces semaines d'épouvante sans savoir si tu étais en vie ou pas dans tout ce merdier ! Aucune nouvelle, rien ! Rien ! Je me suis fait un sang d'encre, Alan Desoya ! Un sang d'encre pour ta stupide personne, alors course not ! Stupid, stupid..."

Un temps étonné, il se laissa finalement sourire tout en laissant faire, la rassurant qu'il était bien là et vivant, avant de se tourner vers Tomas et de lui serrer la main de sa main disponible, prit de surprise par le regard concerné de ce dernier :

- "Sorry 'bout all of this... je vous dois des explications, je sais... je peux vous assurer que je n'ai rien à voir avec tout ce dont on m'accuse. Et je vais vous le prouver, là, maintenant, tout de suite... Papa, tu peux nous préparer un apéro ? La discussion risque d'être longue..."

(HJ : Désolée, mais cette fiction m'inspire plus que prévu aha je me surprend moi-même ! Pas d'égarement toutefois de ma part, je vous assure que l'on se dirige doucement vers la conclusion. Dernier chapitre ou avant dernier grand max ce week end ou la semaine prochaine je pense Very Happy ! Pour cette partie 3793 mots, total provisoire de 10162 mots)


Dernière édition par Alan Desoya le Mar 24 Jan - 15:03:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Thème 5] Just a matter of choices : Falling Down [MIS]   Mer 11 Jan - 21:24:50

Chapitre IV : Sorry, I'm so sorry. Broken promises. I'll miss you all... climax of the crisis. Dark and rainy days to come...

Il savait qu'il devrait passer un jour ou l'autre par cette confrontation avec les rares amis et alliés qu'il lui restait en des ténèbres aussi sournoises et profondes. Passage obligé. Il remarquait bien leurs mines soucieuses devant ses traits tirés, son teint un peu trop pâle pour être tout en fait en forme. L'atmosphère était lourde alors que papy s'activait en cuisine pour préparer un apéro dans les règles de l'art. Il n'avait pas besoin de savoir, il savait déjà tout, et avait prit des risques pour l'accueillir sous son toit. Mais ce qui lui avait redonné courage, c'était la foi en lui qu'avait son père. Il en avait presque pleuré de soulagement et s'était un peu remplumé depuis l'état presque cadavérique dans lequel il était à leur arrivée. Avoir un loup comme Animagus n'avait pas que des désavantages en pareilles occasions question endurance de la diète pour assurer la pleine santé de Lia. Mince. Il n'aimait pas ce silence, mais ne savait pas par où commencer, jouant avec sa légère barbe alors que Lia était de nouveau sur ses genoux, prenant son torse comme un oreiller. Ce fut Lavande, sans grande surprise, qui ouvrit les hostilités avec fermeté et inquiétude :

- "J'imagine que tu n'es pas retrouvé dans ce pétrin tout seul. J'ai horreur de la théorie du complot, je trouve cela ridicule d'ordinaire, mais te connaissant..."

- "Tu as de sérieux ennemis alors ! Je me demande ce que tu leur a fait pour qu'ils veuillent autant pourrir ta vie et te tuer... était-ce à cause du pullitzer que devait faire ta femme ?"

Il prit une profonde inspiration après avoir quelque peu soupiré, rassuré que Lia dorme déjà, rassemblant ses idées en cette complexe situation tout en répondant d'une voix basse et blasée :

- "En partie... mais c'est plus compliqué que cela. A l'origine, seule Elena me semblait visée. Mais en cherchant un peu, la vérité est bien plus sordide... et je ne peux que m'inquiéter pour Lia."

Lavande posa les mains sur ses hanches tout en rétorquant, les sourcils froncés sans bien comprendre en quoi la situation était aussi compliquée :

- "Et bien, il te suffit juste de chercher le vrai coupable, n'est ce pas ? Je sais que t'en as les moyens, pour une fois qu'ils te serviraient en bien !"

Il serra le poing sur le dossier du vieux canapé tandis que Desoya sénior revenait avec un apéro d'alcools légers et des biscuits apéritifs, murmurant tout en hochant négativement la tête, une lueur paniquée inquiétante dans son regard noir :

- "Là n'est pas le problème Lavande... chercher n'est pas le problème. En fait je sais déjà qui c'est, et ce depuis un bout de temps."

Il avait cru que ses deux amis se dresseraient immédiatement de surprise, au point de lâcher leurs verres de surprise, il leur fit le geste de rester assis, il n'avait pas terminé :

- "Mais j'ai les mains liées. Sinon j'en aurais déjà parlé à Ophélia, vous me prenez pour qui ? Je ne suis pas le dernier des imbéciles tout de même ! Le coupable et ses complices sont très bien organisés. D'abord ma femme, puis ils réalisent que j'approche la vérité et qui je suis. Alors ils me menacent. Et quand les lettres de menaces ne suffisent pas à me faire taire et arrêter de chercher... ils en passent aux proches de la famille. De ma famille. Vous ne pouvez pas imaginer le cauchemar..."

Il n'eut pas besoin de continuer, comme Tomas et Lavande, qui suivaient l'actualité depuis, avaient deviné la suite : le pseudo accident grave de Miss Honor Desoya, Mme Desoya sous garde rapprochée, Mr Desoya sous sécurité magique... Lavande n'avait pas envie d'en entendre davantage, sentant l'horreur de la situation, alors qu'elle demanda d'une voix blanche :

- "Et... si tu parles, qui est la prochaine...? Oh my god... such monsters !"

Alan avait baissé son regard en réponse vers la petite fée en pyjama rose endormie contre lui, accrochée à son pull, qu'il serra protectivement dans ses bras pour montrer qu'il n'avait nulle intention de mettre en péril la vie de l'innocente enfant. Alan se remit difficilement à parler, disant qu'eux aussi pourraient être en danger, mais Lavande n'écoutait plus que d'une oreille, et Tomas était tout aussi secoué, prenant une gorgée de bière pour essayer de se détendre. Jamais il ne lui parut que la vie de quelqu'un ne tenait qu'à un fil, ou seulement une fois, une seule et unique fois, en de si rares fois. Alan restait silencieux, presque impassible face à tout cela. Lavande allait lui hurler dessus quand elle se rendit compte qu'il était derrière les apparences aussi apeuré qu'eux, il le masquait seulement un peu mieux. Elle ne voulait pas réaliser l'aspect critique de la situation, car Alan ne pourrait pas leur donner tous les détails tant que les bandits ne seraient pas sous contrôle, mais hélas, comme Alan reprit la parole, elle sut qu'ils ne pourraient y échapper longtemps :

- "Je suis dans une impasse. Quoique je fasse, c'est la case mise à mort. Si je ne fais rien, ils me trouveront, mettront vos vies et ceux de mes proches en danger et me tueront. Si je parle, ils tueront mes proches puis me tueront. Si les aurors me trouvent, vu la situation et le quiproquo, ce seront eux qui me tueront. Quoiqu'il en soit, il semblerait que je puisse déjà préparer mon testament..."

- "JE T'INTERDIS DE DIRE CELA !"

Surpris et blasé, Alan tourna son regard vers Lavande qui était d'un rouge furieux pas des rassurants. Mais il fallait regarder la vérité en face. Il avait fait un faux-pas involontaire qu'il payerait cher. Elle le fusillait du regard alors que Tomas essayait de la garder calme :

- "Par Merlin, Desoya ! T'as intérêt à me dire que tu as un plan génial dans la seconde qui suit pour te tirer d'embarras ou c'est moi qui te tues ici et maintenant !"

Lavande semblait désespérée et le suppliait sous le ton de l'injonction. Il baissa le regard, se mordit la lèvre, hésitant. Il avait un plan, mais il était quasiment sûr qu'il ne marcherait pas. Un plan du désespoir. Mais au moins, cela allait la rassurer un petit moment... il ne voulait pas avoir comme dernière image d'elle une Lavande triste :

- "Et bien... j'ai un plan, effectivement. Un peu risqué, mais vu au point où j'en suis, ce n'est guère important. Je ne peux ni vous en parler, ni vous impliquer dedans. Ce serait trop de risques pour vous, et s'il vous arrivait quelque chose, Tomas, Lavande, j'en serais inconsolable. Lavande... je ne veux pas que cela se passe comme il y a onze ans. Essayez de me comprendre, s'il vous plait. Sachez seulement que je vais les prendre à leur propre jeu. Ne vous inquiétez pas..."

Lavande se remettait à pleurer. Punaise, il détestait cela... il posa gentiment Lia sur le canapé avant de se lever, un regard désolé dans les yeux noirs de sa brutalité verbale, et la prit dans ses bras, essayant de lui procurer du réconfort et de s'excuser. Il les regarda tous deux avec un sourire rassurant, et un clin d'oeil un peu forcé pour essayer de les détendre :

- "Allons, les amis, ne m'enterrez pas trop vite ! Je suis le roi de la débrouille en personne ! Allez, Lavande, s'il te plait calme toi... je vais pas m'envoler à la moindre brise. Je suis là, calme toi... je suis toujours revenu en vie jusque là, non ?"

- "Snif... promet... promet alors ! Promet moi Alan que tu seras prudent et que tu reviendras ici en vie dès que tout sera terminé ! Tu n'as pas intérêt à mourir, Desoya, c'est compris ?"

Il essaya de tourner son regard vers Tomas, qui ajouta simplement mais avec le même sérieux et la même demande informulée :

- "On y tient, Al'. Donne nous ta parole. Tu n'es pas obligé de tout nous dire tout de suite mais... assure nous au moins de cela, s'il te plait. On ne te demande que cela."

Il n'aimait pas faire des promesses qu'il ne pourrait sans doute pas tenir. Il hésita devant les regards insistants de ses deux amis et de son père, avant de concéder dans un murmure :

- "Je... je promets... vous avez ma parole... je vous reviendrais..."

[...]

Quelques jours étaient passé, et jamais la présence de ses amis ne lui manquait autant. Il était revenu avec Lia dans sa cache à Londres, persuadé d'avoir encore un peu de temps pour s'organiser depuis qu'il avait envoyé un messager magique à Ophélia qui se résumait à "Catch me before it is too late. I will bring the real criminal. Meet up at that point." en ajoutant le mot de passe de sa cache. Oui, il feignait de se rendre pour faire réaliser aux aurors leur erreur de criminel et faire capturer ces derniers en un même coup.

"So lonely... I feel so lonely..."

Il devait prendre son courage à deux mains. Il avait prévu de passer chez Lavande confier Lia sous bonne garde un peu plus tard dans la soirée, avant le dangereux rendez-vous avec le destin. Il avait peur, et Lia le sentait, refusant de le lâcher ne serait-ce qu'une seconde. Lia ne disait rien, mais elle était terrifiée, comme prise d'un mauvais pressentiment. Il avait beaucoup parlé avec Lia avant, se préparant au pire connaissant sa malchance habituelle, lui cachant les faits sans les lui cacher avec une subtilité langagière dont il était passé maître. Il la prenait encore dans ses bras, profitant de sa chaleur, de son innocence, du seul être de sa famille qu'il lui restait, avant qu'une voix inquiétante ne finisse par retentir :

- "Oh comme c'est touchant... tu pensais vraiment pouvoir me berner, Desoya ?"

Cette voix... son sang se glaça. Adler venait de ressurgir des limbes de son passé. Mettant sa fille directement derrière lui, se posant en bouclier tout en dégainant sa baguette, il masqua son inquiétude et gronda à la silhouette grande et fine qui approchait avec lenteur, suivie par un nombre impressionnant de pairs qui restaient dehors comme pour retenir quelqu'un... les aurors probablement. Shit :

- "Je savais que c'était toi. Ton odeur épouvantable ne peut pas me tromper... Vipère noire. Pourquoi veux-tu tant continuer à ruiner ma vie ? Je ne voulais plus te voir il me semble. Arrête ton cinéma. C'est moi que tu veux, laisse Liadan en dehors de tout cela. Elena... puis moi... n'est ce pas ? Nous réduire au silence à cause d'une vérité dérangeante ?"

Il fallait qu'il la fasse parler pour gagner du temps. Elle avait coupé ses cheveux blonds et ne reflétait alors que la pure cruauté. Ses yeux étaient plus froids et cruels que la glace. Merdum, il s'en doutait qu'elle était montée en grade depuis les années, mais pas que la vengeance serait un plat qui se mangerait aussi froid, après tant d'années....

- "Non, elle est en partie responsable... une petite peste incarnant tout ce que je déteste ! Tout ce que tu m'as refusée... à cause d'opinions divergentes. Tu te souviens, Alan, il y a dix ans ? Douze ans ? Tu me dois la vie... et je veux te la reprendre. Cette stupide journaliste trop curieuse m'a été utile pour te retrouver et te blesser comme tu m'as blessée. Pourquoi... mais c'est normal, tu n'es qu'un sale moldu après tout..."

- "Papa ?"

- "Lia... prends cela, va-t'en, vite. Prends cela, Lia ! Je te l'ordonne !"

Il la regarda avec insistance, une panique qu'il essayait difficilement de refouler tout en glissant dans les mains de la petite l'un de ses plus précieux objets, lui intimant alors qu'elle disparaissait en un tourbillon de couleurs :

- "Je t'aime ma puce... n'oublie pas... et donne cela à tata Lavande quand tu seras arrivée... elle comprendra... elle prendra soin de toi... au revoir mon ange..."

- "PA..."

Elle avait disparue. Elle était en sécurité désormais. Le coeur à la fois plus léger et plus lourd, Alan prit le peu de courage lui restant. C'était quitte ou double maintenant. Les joies d'une délicieuse et mortelle roulette russe version sorcière dans les règles de l'art...

[...]

Aucune possibilité de négocier visiblement. Il se posta en position de défense de duel de sorcier, résigné, tout en ayant sa solution B s'il était capturé et non écouté par les aurors en une petite fiole de poison pour éviter l'humiliation d'une mort en public. Eviter cela à Lia. C'est alors qu'une voix qu'il n'espérait plus surgit, une voix qu'il n'avait pas entendu depuis un bout de temps et qui lui arracha un pâle sourire alors que La Vipère était immobilisée par la directrice des aurors :

- "Ophélia... just on time. Heu..."

La jeune femme qui était son aînée lui assura avoir tout entendu et avoir de quoi lui éviter la condamnation à mort s'il acceptait de parler une fois que la situation serait au contrôle et sans rien lui cacher. Naturellement, il accepta, il fallait qu'il donne un peu du sien aussi pour recouvrer un jour la liberté. Finalement les choses s'arrangeaient mieux que... son regard acéré perçut un mouvement derrière Ophélia, alors que la Vipère s'était délivrée on ne sait comment, tendant sa baguette dans le dos de Ophélia tout en commençant à incanter un sort qu'il connaissait trop bien. Pas une minute à perdre. Pas de temps pour les regrets. Juste l'instinct. Et les réflexes. S'amender. Il hurla tout en repoussant violemment Ophélia sur le côté, tandis que les aurors avaient seulement réussi à maîtriser le reste du gang, mais trop tard :

- "Damn it... Ophélia ! ATTENTION !!!"

[...]

Les heures passaient, Alan n'était toujours pas là. Lavande croyait devenir folle, faisant les cent pas, tout en jurant contre Desoya, mue par un étrange mauvais pressentiment. C'est alors qu'un choc et un craquement de verre brisé retentit sans prévenir, la faisant sursauter. Oh... un cadre photo était tombé par terre. Intriguée et inquiète, pas superstitieuse pour un sou mais quand même en pareil contexte... elle s'avança pour voir laquelle avait chut et se figea. C'était une ancienne photo, de leurs années étudiantes, à Pré Au Lard. En Deuxième année à l'UMA. Tomas, Alan et elle. Le cadre avait légèrement éraflé la photographie. Non, c'était juste une illusion.... mais pourquoi était-elle aussi stressée alors ? Un craquement caractéristique et soudain retentit dans l'entrée, et pleine d'espoir elle dressa immédiatement les yeux, reposant le cadre brisé sur la table, avant de se précipiter dans le couloir d'entrée. Son coeur battait à mille à l'heure, des larmes de soulagement, prête à engueuler son meilleur ami comme toujours... mais elle se figea quand une toute petite silhouette s'approchait. Haute comme trois pommes, titubant et envahie par des sanglots. Inquiète, elle appela d'une voix un peu hésitante :

- "Alan ? Liadan ? C'est vous ? Al' ! Lia !!!"

Les sanglots cessèrent un bref moment à l'écoute du surnom affectueux. Oh my god, pourquoi cette horrible impression lui meurtrissant les entrailles... elle se figea sur le porche entre le living et l'entrée en découvrant la silhouette, les yeux ronds d'une peur noire et mordante, redoublée de profonde inquiétude :

- "LIA !!!"

La petite était tétanisée, n'osait plus avancée. Terrorisée sans l'ombre d'une hésitation, l'adorable visage ravagé par de grosses larmes salées qui étaient comme des coups de poignard préliminaires pour sa marraine. Que faisait-elle toute seule, aussi apeurée ? Ou était son diable de père ? La peur grimpait de minutes en minutes, même si elle devait se forcer à rester calme pour le bien de la petite, ses mains tremblaient de terreur d'un terrible verdict.

- "Lia, Lia ! Tout va bien ma belle, que s'est-il passé ? Lia, s'il te plait, parle, parle-moi ! C'est moi, tata Lavande ! Que se passe-t-il ? Où est... ?"

L'enfant bondit dans ses bras sans parler, sans y parvenir, continuant de pleurer en abondance contre son épaule, comme si elle avait peur de quelque chose qu'elle refusait de voir. Puis elle regarda l'enfant pour voir si elle n'avait aucune blessure physique, la reculant légèrement pour l'ausculter tout en demandant de plus en plus paniquée :

- "Tu as mal quelque part ? Tu es blessée où ? Où-as-tu mal ?"

La petite resta muette un long et pénible moment avant de réussir à articuler entre deux sanglots :

- "Mal... là. Mal... au coeur..."

Un éclat doré attira le regard attentif de Lavande, qui brillait entre les mains de la petite, serré entre ses petites mains. Intriguée, elle se concentra pour voir que c'était une chaîne en or d'un certain âge. Elle connaissait cette chaine... elle l'avait déjà vue quelque part... une horrible réalisation finit par percer son esprit alors que Lia avait suivi son regard et parla de son mieux en dépit de son choc évident, dévoilant l'objet qu'elle tenait entre ses mains :

- "Papa... a dit de te... donner cela. Il... il a dit... que... que tu comprendrais... que..."

Son monde et ses illusions se brisèrent dès que ses yeux d'azur se posèrent sur l'objet et le reconnurent, contenant difficilement des larmes de venir tout en murmurant d'une voix brisée :

- "Non... ce n'est pas possible..."

La petite lui tendait une montre à gousset de modèle adulte sorcier en or, d'une très bonne facture; dont le tic tac régulier emplissait le silence de l'effroi de la réalisation. Une montre à gousset qui avait été soigneusement entretenue pendant des années. Refusant d'y croire, elle garda Lia près d'elle tout en prenant d'un geste lent l'objet, comme s'il allait brûler entre ses mains. Tremblante, elle ouvrit le mécanisme. Elle ne voulait pas y croire... mais dans le clapet, étaient gravées deux initiales immanquables, anciennes de plus de 14 ans.

Pour A. D
De P. B


Les larmes revinrent malgré elle, alors qu'elle serrait Lia d'une main contre elle, l'autre comprimée sur le solide objet émissaire du temps qui passe et ne revient jamais, elle hurla tout en éclatant en sanglot :

- "DAMN IT... Alan... you liar... you... stupid jerk.... pourquoi... Pourquoi ?! ALAN !!!"

(Fin de cette partie, l'avant dernière, parce que vous croyez que j'allais vous laisser là dessus ? Non je vais vous donner la solution complète de l'énigme... et parce que je ne suis pas complètement sadique... the end next time ! Mots de la partie : 3069 mots, total provisoire de 13231 mots)
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MessageSujet: Re: [Thème 5] Just a matter of choices : Falling Down [MIS]   Jeu 12 Jan - 15:24:55

Chapitre V : Falling Down. Resting in peace ? Certainly not ! Truth for a bitter future :

Jamais elle n'avait cru qu'en l'espace de deux ans, elle aurait un deuxième décès d'un proche et d'un deuxième enterrement à endurer. Une semaine après les faits, elle ne s'en remettait toujours pas, et ne tenait que par le soutien constant de son cher et tendre Kael et par le seul Tomas, tout aussi secoué qu'elle. Elle s'était battue bec et ongles, avec l'accord de son homme, pour obtenir la garde de Lia, la petite fille avait été si perturbée par tout cela qu'elle ne parlait presque plus, semblait terriblement absente, comme si elle cherchait désespérement quelqu'un sans jamais le trouver. Car Lavande savait qui elle cherchait, quelqu'un qui ne reviendrait jamais, quelqu'un qui n'avait pas tenu sa promesse, ou qui n'avait pas pu la tenir... qu'importe, cela revenait au même, la promesse était brisée ! Lia cherchait son père en vain. Alan était... Alan était parti. Et pourtant il n'avait cessé de lui assurer au cours des années qu'il ne la laisserait jamais vivre ce qu'il avait vécu quand il avait perdu son meilleur ami et son ex meilleure amie à la Bataille de Poudlard. Furieuse, elle s'arrêta devant la fameuse photo des 25 ans d'Alan et s'écria pour soulager un trop léger pan de la douleur qu'elle ressentait :

- "Et tu trouves cela drôle, toi ? Imbécile ! Arrête de rire comme cela ou cela va mal aller pour toi, foi de Lavande Melinda Brown, tu as pris un désolant raccourci mais je peux te promettre que je n'en ai pas terminé avec toi, Desoya !"

La vérité, c'est qu'en dépit de sa famille à elle, elle ne pouvait pas s'empêcher de se sentir seule d'un côté. Surtout quand elle voyait Lia aussi triste et silencieuse, totalement perdue et introvertie en des songes qu'ils ne pouvaient pas comprendre, et de si rares sourires timides en réponse à l'amour qu'ils essayaient de lui donner pour "compenser" la perte du père suivant de près celle de la mère. Pauvre Lia... les funérailles allaient survenir sous peu, mais elle avait toujours à l'image les derniers mots de son ami vivant et son cadavre comme elle l'avait hélas trop bien vu....

- "C'est malin cela ! Maintenant tu ne peux plus parler et tu rends ta fille et tes amis malheureux comme pas possible ! Très bien Alan, tu as comme d'habitude magnifiquement raté ton objectif de plusieurs miles. Tu disais que tu détestais me voir pleurer... et ben tu ne t'es pas loupé, idiot... je fais quoi moi maintenant... Ophélia se bat pour prouver ton innocence avec le peu qu'elle a, mais il en faudrait plus... il aurait juste suffit que tu puisses parler..."

Elle tourna son regard triste vers la photographie, alors qu'il était déguisé en Sherlock Holmes, elle présentement assise dans l'un des sièges. Acerbe car furieuse et sans possibilité d'étancher sa colère sur le responsable, elle s'écria :

- "Oh hé, Sherlock des temps modernes ! C'est à toi que je parle ! Et je sais que tu peux m'entendre d'où tu es maintenant ! Je ne crois pas aux miracles, mais si tu pouvais nous filer un coup de main, ce ne serait pas trop ! Ben non, parce que tu ne croyais quand même que j'allais te laisser comme l'ingrat que tu es dans ce bourbier ? Tomas s'active aussi de son côté, on sait que tu as été innocent, et on va le prouver. C'est la moindre des choses qu'on puisse faire pour toi... alors si tu pouvais remuer un peu ton derrière, fainéant, et nous donner quelques pistes, ce serait vachement bien ! Comment, j'en sais rien, démerde toi, mais bouge toi ! Tu vas nous laisser tomber, maintenant, Al' ?"

Cela faisait mal autant que cela soulageait un peu. Mais une chose était terriblement sûre : son meilleur ami n'était plus parmi eux à cause d'une satanée peste qui refusait de le laisser aller... avait-elle été trop tendre avec cette Horror dans le passé ? En tout cas, si elle avait su ce qu'elle ferait des années après, elle n'aurait pas été si indulgente ! Elle attendait avec impatience la Gazette pour connaitre le verdict du jugement de la peste, en espérant qu'un semblant de justice serait fait pour le meilleur ami qu'on leur avait arraché bien trop tôt...

[...]

Lavande se souvenait bien de ce terrible jour où elle avait récupéré une Lia dévastée et le funeste signe en la montre à gousset d'Alan, celle que de son vivant il ne se séparait jamais et qui était la deuxième prunelle de ses yeux. Elle avait comprit le sinistre message du simple fait qu'il le lui avait donnée indirectement en même temps que Lia. Il avait perdu, il était perdu. Elle avait refusé d'y croire tout de suite, et avait directement transplanée sur place, espérant y récupérer un Alan blessé peut être, mais vivant, sur un brancard des employés du même établissement où il officiait avec elle. Un Alan vivant... mais le fourmillement qu'elle vit autout de l'endroit ne fut guère un bon signe : les aurors s'activaient comme les fourmis d'une fourmillière. On lui refusa l'entrée dans la baraque, elle pleurait, insistait, Lia muette qui lui tenait la main. Finalement, Ophélia arriva, mais le peu d'espoir qu'avait la jeune médicomage s'effondrait de minute en minute en voyant la mine désolée et attristée de la directrice des aurors... les mots s'enchainaient confusément dans sa tête paniquée :

"Jamais cela n'aurait du se passer ainsi [...] un imprévu [...] un accident..."

- "Par Vivianne, laissez moi passez ! Laissez moi le voir ! Où est Alan ? Laissez moi passer ! Je suis sa meilleure amie, je veux savoir ce qu'il se passe par mes propres yeux !"

Il falllut batailler un peu, mais elle eut l'autorisation et confia temporairement Lia à Ophélia, toujours la montre à gousset dans sa main droite. Elle pénétra rapidement dans la pièce, le coeur battant furieusement. Un frisson. Cette pièce lui donnait le frisson. Alan l'avait déjà emmenée une fois ici, lui avait confié le code. C'était là où élève à Poudlard et étudiant à l'UMA il faisait ses recherches multiples, sa confection de potions et ses expériences. Où il se réfugiait quand il se sentait oppressé ou en danger. Le lieu complice de toutes les recherches pas des plus légales qu'il avait menées ici. Brr, elle détestait cet endroit depuis des lustres, et encore plus maintenant qu'il lui rappelait son ami perdu. Le désordre était Alanien, la file de fioles était alanienne, la bibliothèque de manuels de potions aussi... enpoussiéré puisqu'il n'y était pas revenu depuis des années, au moins une bonne dizaine, depuis qu'il sortait avec Elena en fait. Il avait laissé tout cela derrière lui... et avait été obligé de les reprendre pour sa stupide quête de justice et de vérité...

Il y avait un corps étendu, plus loin, sous un drap blanc. Un corps d'adulte, assez grand, mais elle ne pouvait deviner ses traits. Elle ne voulait pas les deviner tout au fond d'elle. Elle voulait encore garder espoir. La pièce était en désordre, avec des objets détruits et tout. La pièce était glacée et silencieuse. Trop silencieuse. Le corps était entouré par deux médicomages qui discutaient entre eux, un air grave et funeste sur leurs visages. Oh God, not that... elle resta figée sur place alors que leurs regards se tournèrent vers elle. L'un d'entre eux virent la montre à gousset qu'elle tenait et glissa quelque chose à son collègue. Peut être des collègues d'Alan, si c'était le cas ils avaient du souvent voir son meilleur ami consulter cette montre. Cela devait être le cas, puisqu'ils semblèrent comprendre rapidement ce qu'il retournait puisqu'ils reculèrent après lui avoir demandé si elle voulait vraiment voir. Elle aurait du dire non, elle n'avait pas pu. Elle voulait être fixée. La baguette qui avait été laissée au sol, elle ne la reconnaissait que trop. Choquée, elle la prit entre ses doigts, de plus en plus horrifiée. Vingt sept centimètres et demi de longueur, fine, peu souple, d'un bois très fin et délicat, celui de mimosa. Elle avait bien trop vu cette baguette magique dans le passé pour ne pas la reconnaître. La glissant dans la main qui tenait la montre, elle s'approcha et se mit à genoux devant le corps recouvert d'un drap blanc. Devait-elle... ne devait-elle pas...

"Ne m'enterrez pas trop vite ! Je reviendrais.... je promets... "

Ces paroles récentes d'Alan revinrent à sa mémoire tournoyaient dans son esprit avec frénésie, comme un rappel de la promesse qu'il n'avait pu tenir envers eux. Celle qu'il n'avait pu tenir à Elena. Celle qu'il n'avait pu tenir à Lia. Le lâche... elle repoussa cette pensée avec tristesse avant de prendre son courage à deux main et de repousser le drap blanc. Les larmes revinrent toutes seules se frayer un chemin. Sa main tremblait, tenant encore un pan du drap blanc, aussi blanc que l'était le visage du défunt à ce moment. Un visage non serein, un visage tiré par l'inquiétude, dont on avait fermé les yeux par décence. Sans mal elle les imaginait terrifiés sous les paupières closes. Tout était tétanisé, figé. Elle ne reconnaissait que trop bien cette posture depuis les années noires au paroxysme de la guerre contre Vous Savez Qui. Le sortilège de mort. Le putain de bordel de foutu sortilège de mort. Il revenait encore lui arracher un proche ! Les bras croisés sur la poitrine... hésitante, elle dirigea sa main libre pour frôler la main de son meilleur ami, sous le choc. La main était glacée, très loin de sa chaleur d'autrefois. Elle recula aussitôt, secouant la tête, pleurant, refusant d'y croire. Elle crut sentir une main compatissante sur son épaule, mais l'ignora superbement et pleura de plus belle. Les médicomages remirent le drap sur le cadavre, alors que gentiment Ophélia la conduisait vers l'extérieur. Une horrible journée... et dehors, le temps était à la pluie neigeuse. Une horrible journée...

[...]

L'enterrement avait été un horrible moment. Il lui semblait que l'enterrement d'Elena n'était arrivé pas plus tard qu'hier. Que ce n'était qu'un souvenir, qu'elle allait se réveiller, qu'elle appellerait Alan, qu'il lui assurerait qu'il allait bien, qu'ils plaisanteraient tous les trois, Tomas, Alan, et elle comme dans le passé. Qu'elle s'amuserait à le voir en père poule sur-protecteur envers Lia. Qu'après une soirée elle les reverrait, l'un paisiblement assoupi dans le canapé, avec la petite fée en salopettes accrochée à son pull, endormie elle aussi. Qu'il y aurait encore des rires, des engueulades, du soutien mutuel. Encore des discussions sans fin sur les matchs de Quidditch entre les hommes. Qu'il serait encore....

Appuyée contre Kael, silencieuse, toute de noir vêtue, elle écouta quelques personnes faire des discours sur le défunt. Elle saurait que ce serait bientôt son tour. Il n'y avait pas grand monde, mais presque les mêmes personnes qu'à l'enterrement de Elena. Honor, la jeune étudiante récemment sortie de l'hôpital, qui fondait en larmes contre l'épaule de son petit ami... et d'autres... elle ne dit pas grand chose, seulement qu'il était parti trop tôt et qu'ils feraient tout ce qui était en leur pouvoir pour laver l'injustice commise sur le nom de leur ami commun, cette injustice qui l'avait conduit lentement à sa propre fin. Tous avaient approuvé d'un même accord silencieux et déterminé. Même si ce serait une libération et une justice post-mortem, c'était déjà cela... elle voulait encore croire, imaginer qu'il était devenant elle, effondré sur la tombe voisine, mais vivant. Elle revoyait son légendaire sourire rayonnant et malicieux. Son rire facile et chaleureux. Sa bonne humeur et ses taquineries perpétuelles... tout cela... arraché à cause de stupides conflits et d'une histoire empoisonnée qui s'était réveillée. Tout cela... qu'elle avait perdu en si peu de temps... entre deux sanglots, enlacée par son homme, elle jeta un regard sur une photo qui avait été ajoutée aux deux tombes mises en commun, entre celle à gauche de la dernière connue d'Alan, mort à ses 29 ans, à droite celle de Elena morte à 27 ans. Dans la fleur de l'âge... une photo d'une de leur dernières soirée ensembles, tendrement enlacés, la tête de Elena reposant contre l'épaule du jeune homme. Photo animés, les deux jeunes gens souriants alors qu'ils n'avaient que 27 ans. Deux jeunes gens partis trop tôt, donc elle allait laver l'injustice qui leur avait été commise. Elle le lui ferait payer à la vipère. Oh oui, elle allait prendre cher...

[...]

L'inattendu advint deux mois après, après une joyeuse nouvelle année assez amère de 2020. L'absence d'Alan se faisait cruellement sentir, tant par les testaments qu'il avait, sans doute mu par un mauvais pressentiment, rédigés peu avant le désastre que par l'absence du jeune couple Elena/Alan aux fêtes. Il y avait toujours une minute de silence pour eux, victimes des travers de la société, la journaliste et le médicomage qui en savaient trop. Qui avaient été arrachés brutalement à leur si jeune fille Liadan, qui s'acclimatait doucement à sa nouvelle vie, mais qui jamais plus ne parla, sinon toute seule. Dont le regard noir rappelant douloureusement celui de son père était toujours triste et perdu tout au fond. Qui les aimait en dépit de sa solitude interne et émotionnelle évidente. La petite fille avait fait preuve il y a peu de quelques dons de magie, la prédestinant à rejoindre quand elle aurait l'âge Poudlard. Là où ses deux parents avaient été, le premier à Poufsouffle, la seconde à Serdaigle. Rejoindrait-elle l'une de ces deux maison ? Créerait-elle la surprise en allant à Griffondor ou moins probablement Serpentard ? Lavande ne voulait pas y être, car cela rammènerait bien trop de douloureux souvenirs. Comme prévu, Alan avait légué la plus grande part de ses biens à Lia, pour la majorité de cette dernière et sous la surveillance de sa tutrice en attendant. Il lui donnait également sa baguette magique et son correspondant ailé, pour l'instant sous la garde de Lavande. Il avait aussi formulé le désir que Lia soit confiée à quelqu'un de ses proches si possible, et écrit que pour les frais de Lia, scolaires et extrascolaires, il faudrait puiser dans son compte à Gringotts et dans celui de Elena. Prévoyant, il avait confié les clés à la tutrice, Lavande présentement. Il ne voulait pas que sa mort soit synonime d'ennuis pour ses amis, et voulait que la richesse qu'il avait patiemment réussi à établit puisse servir au futur de Lia, en "remplacement" de l'absence de ses parents dans sa vie. Il y avait d'autres points aussi, comme celui où il donnait officiellement sa montre à Lavande. Qui avait servi quand on y pensait de sinistre présent d'amitié, de Patrick à Alan, puis de Alan à elle. Un objet de souvenir. Mais dont elle refusait de se séparer, comme dernier témoin de son ami vivant. Le temps était un tyran, et la mort sa fidèle et cruelle servante qui arrachait les proches bien trop tôt...

[...]

Elle n'aurait jamais cru que sa prière serait entendue un jour, alors qu'ils galéraient à réunir des preuves matérielles pour l'accusation contre la meurtrière, sauf Tomas qui en Allemagne trouvait des éléments solides. Pourtant... un jour, alors que ses enfants et Lia étaient à l'école, elle avait eu l'envie d'aller une dernière fois au refuge écossais de son meilleur ami. Elle alluma douloureusement la lumière. Rien n'avait bougé, tout était à sa place, pas encore empoussiéré. Trop soigneusement rangé d'ailleurs. Mort. Chaque photo rappelait des souvenirs, chaque meuble, chaque objet était le porteur du souvenir d'une époque joyeuse. Elle ne pouvait pas le supporter, c'était une mauvaise idée finalement ! Elle allait sortir quand un souffle de voix immatérielle glissa vers elle, d'un ton à la foix décu et malicieux qui n'avait appartenu qu'à une seule personne de sa connaissance :

- "So you are leaving, you are quiting ? Too bad... the game isn't finished, you know ? The game is just afoot !"

Elle se tétanisa, songeant tout début à une hallucination de sa part due au deuil, mais tout au fond d'elle quelque chose lui disait qu'Alan ne les aurait jamais laisser tombés en plein milieu d'une affaire aussi importante. C'est alors qu'un rire joyeux inconnu d'elle s'invita dans la discussion :

- "Told ya, old chap ! Told ya she wont believe you, you old man !"

- "Old man ?! Who are you calling an old man ? Damn it, I am not that old, pal ! You better respect the eldest, naughty boy !"

De plus en plus appeurée de tomber dans la folie pure et dure, les deux voix se disputèrent un bon moment, mais l'une lui était douloureusement familière. Cette manière de râler, cette accentuation sur le "Damn it" caractéristique, cette malice outrée de se faire insulter... le coeur serré elle se retourna, et là elle avait trop fréquenté les fantômes de Poudlard pour que son esprit rationnel de moldue de sang refuse le spectacle qu'elle voyait devant ses yeux. Deux fantômes étaient en pleine joute verbale, à un des endroits les plus improbables du monde sorcier, mais elle ne distinguait pas encore bien leurs traits. Ils cessèrent un moment d'argumenter l'un contre l'autre, tandis que la voix plus jeune et inconnue fit remarquer :

- "Hey... I think she actually hears us, eldest. You better take this chance, Al' before she runs out of here ! After all, you still have some things to do here, right ?"

- "Really ? You think ? Should I be lucky for once ? This condition is so... weird for me now... but... Hey, what did you say, boyish ? Patrick, come back here right now ! Kss... coward..."

Un sourire désabusé et incrédule se dessinait sur les lèvres de la jeune femme tétanisée. En d'autres circonstances, elle aurait probablement éclatée de rire, là elle était tordue entre l'envie de rester pour savoir si son impression se confirmait ou de prendre ses jambes à son cou. Mais des éléments de conversations l'ancrait sur place. Surtout ce nom... Patrick ? Etait ce le Patrick dont lui avait tout le temps parlé son défunt meilleur ami ? Et ce surnom... Al'... les yeux pleins d'espoir encore un peu désabusé, elle allait en placer une quand l'un des spectres laissa ses traits se préciser pour prendre l'aspect d'un jeune homme de dix sept ans, assez grand et de forte ossature, des cheveux clairs - impossibles de préciser la couleur avec ce halo bleuté - assez courts, des yeux qui devaient être assez clairs sans trop l'être, mais à l'éclat particulier. Ce qui la choqua le plus était qu'il avait encore sur lui l'unirforme de Poudlard, avec un écusson qu'elle pouvait deviner sans les couleurs être des disciples de Helga Poufsouffle. La bouche ouverte de stupéfaction Peur - elle n'avait jamais prit au sérieux Alan quand il lui jurait avoir vu le spectre de Patrick - elle ne put pas bouger alors qu'il s'approchait tout en lui soufflant avec malice et un léger clin d'oeil facétieux Wink :

- "'You're... Lavande, right ? He tell me alot of good of you, you know ! S'cuse him, he is just a little shy now. I think he fears a little your encounter. But, I guess now you know him better than I do, right ? So I leave him to you for now ! Good Luck then, take care of you !"

Puis il s'évapora sans demander son reste, laissant une dernière présence fantomatique toute seule, qui jurait encore entre ses dents, paufinant sa première impression emplie d'espoir. Il y eut un long silence sans qu'aucun n'ose bouger ou parler, avant un raclement de gorge et la voix qui revint :

- "Well... un peu embarassant, mais vu où nous en sommes actuellement... qu'est ce que je devrais dire pour commencer ? Hum... revenons en aux basiques.... heu... He... Hello Lavande ! La... forme ?"

Son constat, aussi fou qu'il puisse être, se précisait de plus en plus. Un chouilla soulagée, contente et furieuse tout à la fois, les émotions contraires grondaient en elle. Il n'y en avait qu'un qui... elle inspira profondément avant de planter un regard bleuté blasé et légèrement vexé vers l'apparition encore imprécise :

- "Par Merlin Alan, si c'est toi, tu ferais mieux de cesser de te planquer, de te conduire comme un gamin de six ans et de déballer ton sac rapidement, avant que je ne pète un câble dans les secondes qui suivent, foi de..."

- "Oh là, doucement Lav' ! Ne monte pas sur tes grands chevaux tout de suite ! D'accord, d'accord, voilà... t'es contente maintenant ? Punaise t'as vraiment changée en rien..."

Un mince sourire resta emprisonné entre ses lèvres, alors qu'un brin d'espoir revenait légèrement, comme une maigre compensation des pertes reçues, alors que les traits se précisaient pour dévoiler le - fantôme ? - de son meilleur ami comme à son décès, plus tétanisé toutefois, un air légèrement bougon sur le visage, mais un sourire timidement amusé aux lèvres. Il était affreusement gêné, visiblement, vêtu comme à sa mort. Ok, la situation était bizarre. Lavande prit la liberté de prendre un des sièges proches et de s'y asseoir, un air sérieux sur le visage :

- "Ok... alors je vais résumer cela en quelques questions. Un, es-tu une hallucination ou pas ?"

- "Hell not ! J'peux t'assurer que c'est bien moi ! J't'aurais laissée en paix si j'avais pu, j'suis pas fou moi ! Je suis Alan Desoya, fils ainé de Susan Desoya, frère de Honor Desoya, né à Chatham le 15 Juillet 1978, nationalité anglaise, de sang moldu, médicomage de son vivant, et optionnellement ton meilleur ami. 'Fin, si c'est toujours le cas. Et..."

- "Ca va, j'ai compris. Deux : Qu'est ce que tu fous là ? A ce que je me souviens de toi, t'es pas vraiment du genre à vouloir devenir..."

- "Mais j'en sais rien moi ! Tu m'en poses de ces questions ! Pas de certitudes, mais comme Patrick me disait, si je peux pas reposer en paix, c'est probablement parce que j'ai des regrets. Des choses inaccomplies que j'ai laissé derrière moi. Un truc de ce genre je crois... j'ai jamais eu envie de devenir comme le Moine Gras ou Nick-quasi-sans-tête !"

- "Comme des promesses non tenues, Alan ?"

Il y avait un ton de reproche évident dans la voix de Lavande. Elle ne cherchait pas à lui cacher sa déception de ce moment, elle lui en voulait toujours d'avoir refusé leur aide sous peur de les perdre et d'être mort tout simplement. D'avoir brisé ses promesses les unes après les autres alors qu'il se démenait pour être un homme de parole. Il y eut un long et pesant silence, une gêne affreuse de la part du spectre qui finit par admettre à contrecoeur qu'il y avait de cela et qu'il était désolé. Il voulut repartir sur ce sujet mais Lavande le coupa d'un geste. Ils auraient le temps de parler de cela plus tard. Elle y comptait bien, d'ailleurs, et le lui signala avec sévérité :

- "T'as pas intérêt à te volatiliser sans raison avant très longtemps, ou je te jure, Desoya, que tu m'entendras jusqu'aux enfers si besoin est ! C'est bien noté ? Cela me suffit de te perdre une fois, je ne compte pas te laisser t'envoler, fantôme ou pas fantôme !"

Il y eut un gros soupir exaspéré en réponse, qui se mua très vite en un léger éclat de rire qui rendit un pan de sourire à Lavande :

- "Tu me ferais presque peur des fois... nan, t'en fais pas, j'ai pas l'intention de plier bagage si vite, Elena est patiente, et j'ai comme deux trois trucs à faire encore ici, comme je te disais... alors je peux t'assurer que je ne suis pas prêt de partir sous peu. Du moins, si tu veux encore de moi, et que Tomas... j'compte pas me montrer à tout le monde, je pense que tu comprends pourquoi, je préfère que cela reste un secret. C'est pas toujours bon de traîner avec un fantôme..."

Il avait l'air presque déprimé à cette idée là, ce qui adoucit un peu la colère de Lavande. Cela ne devait pas être facile pour lui non plus, il fallait qu'elle soit légèrement plus conciliante. Au moins, il était là, d'une manière ou d'une autre. Elle essaya de lui remonter le moral tout en changeant le sujet, essayant de faire sans le tactile dont ils étaient interdit désormais :

- "Je suis désolée, Al', je ne voulais pas te blesser... ne t'en fais pas, je ne dirais rien. Mais seulement sous quelques conditions : d'un je vais faire mon égoiste, que Elena me pardonne, mais tu restes LA quelques temps supplémentaires. De deux, je veux que tu nous aides. Que tu parles de ce que tu n'as pas eu le temps la... dernière fois. On ne t'a pas abandonné, Al'... on a seulement besoin d'un coup de pouce de ta part. Et mon petit doigt me dit que ta présence n'est pas totalement étrangère à cela, je me trompes ?"

Elle réussit enfin à soutirer un léger sourire amusé au visage triste de son ami, dans une condition qu'il n'avait pas vraiment souhaité de plein grès, et se détendant un peu, il fit comme s'il s'asseyait dans son ancien fauteuil préféré - naturellement il ne le pouvait pas, mais en donner l'impression si - et reprit avec meilleure humeur :

- "Ton petit doigt n'a pas tout à fait tord. Si on suit les postulats de Patrick, les seules choses qui pourraient me faire rester serait de résoudre enfin cette affaire en vous livrant qu'il vous manque à vos inconnues, aussi l'occasion de veiller un peu plus longtemps sur Lia bien qu'à distance et que vous vous occupiez bien d'elle, et... essayer de partager un peu plus de temps avec vous deux, Tomas et toi. Pour me faire pardonner en partie de mon imprudence... bref. Tu sais, Lavande, je me doutais que cela tournerait mal. Alors j'ai pris mes précautions au cas où l'on m'aurait rendu au silence. Suis-moi. C'est ici-même et tu es la seule désormais qui ait la possibilité d'y accéder."

Jusque là, c'était logique. Elle était la gardienne du secret des lieux, et la seule personne vivante du moment, donc... elle se laissa guider par l'esprit, suivant ses instructions pour activer des mécanismes soigneusement dissimulés, abattre des barrières magiques, et finalement une cantine en bois finit par apparaître. Sans rien pour l'ouvrir alors qu'elle restait fermée. Elle jeta un regard interrogateur à Alan, qui lui souffla alors de poser sa main sur le couvercle de la cantine et d'étranges mots qu'elle répéta fidèlement avant que le mécanisme ne se débloque. Elle l'ouvrit avec curiosité avant... de tomber sur un fourre-tout étrange, débordant de documents, certains de la plume d'Alan, d'autres de celle d'Elena, plus nombreux. Les explications du fantôme de son ami ne tardèrent pas :

- "Il y a de quoi vous amuser dedans. Des archives de Elena que j'ai trié et commenté de son enquête, enrichies de quelques notes de mes propres recherches. C'est du gros gibier : certes seulement une branche d'une organisation bien plus grande et organisée, spécialisée dans le terrorrisme contre les moldus et nés-moldus, et le traffic d'objets liés à la magie noire. Elena enquêtait sur le premier aspect, j'ai trouvé des éléments du second... en recherchant et en faisant appel à mes souvenirs. Je pense que vous avez tout ce que vous cherchiez, non ?"

Lavande referma la cantine, la rendit légère sous l'effet d'un enchantement, et se tourna vers Alan tout en refermant la maison, inquiète tout en redemandant alors qu'il s'évaporait :

- "Tu ne nous abandonnes pas cette fois, pas vrai ? Alan ! Sois sérieux cette fois, tu me promets ?"

Un dernier murmure lui parvint alors qu'il s'évaporait on-ne-sait-où en l'espace de quelques instants, promesse dirigée vers l'éternité :

- "Just call... and I will come right away. Je ne reste pas loin, ne t'inquiète pas. Je vous attendrais avant de monter là-haut... Elena n'aimerait pas me voir triste tout seul ! Nous ne sommes pas pressés après tout, n'est ce pas ? Nous avons tout le temps devant nous..."

Lavande le regarda s'effacer avec un léger sourire aux lèvres. Gardant la cantine d'une main, elle sortit de son sac la montre à gousset, qui continuait de tourner inlassablement. Comme illustration non plus de temps passé, mais de temps qui s'écoulait encore et continuerait de s'écouler sans arriver à sa fin avant des années. L'écho d'une promesse renouvelée...

(FINI pour éviter des redites sur la fiction jumelle. J'espère que cela vous a plu, en tout cas je me suis bien amusé moi ! Very Happy Mots de la partie : 4791 mots, total sur un prochain post !)
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MessageSujet: Re: [Thème 5] Just a matter of choices : Falling Down [MIS]   Jeu 12 Jan - 15:26:31

TOTAL général et définitif de mots de la fiction : 18022 mots !
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MessageSujet: Re: [Thème 5] Just a matter of choices : Falling Down [MIS]   

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