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 Les problèmes n’arrivent jamais seuls [PV Ma maitresse N°1]
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  • Arsène Vawdrey
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MessageSujet: Les problèmes n’arrivent jamais seuls [PV Ma maitresse N°1]   Jeu 8 Sep - 13:30:25

Le matin pointait tout juste le bout de son nez, laissant filtrer à travers les épais rideaux de la chambre une lumière orangée. Le bruit de la circulation et les klaxons des automobilistes pressés montait en crescendo alors que le soleil entamait son ascension dans le ciel londonien. Il faisait plutôt beau malgré la température encore froide de ce mois de mai. Le printemps tardait à venir, l’hiver avait était atrocement froid et la nature avait quelque mal à reprendre le dessus cette année.

Le chauffage de l’hôtel produisait un ronronnement constant qui avait repris très tôt ce matin, remplissant la chambre d’une douce chaleur agréable, contredisant le froid extérieur. Les draps étaient emmêlés autour de deux corps qui dormaient encore profondément. Aucun réveil n’avait été prévu et la réception de l’hôtel Moldu ne proposait aucune offre de petit déjeuner dans la chambre. Seul un petit panneau « Ne pas déranger » indiquait aux éventuelles femmes de ménage que la chambre n’était pas encore à refaire. Il était de toute manière encore bien trop tôt pour cela, bien que certains voisins aient fichu le camp dès l’aube. Le bruit des pas pressés qui faisaient craquer le parquet du couloir ne vint pas réveiller nos deux tourtereaux qui dormaient encore bien profondément.

La nuit avait été longue et très sensuelle. Ce n’était pas la première fois que les deux amants se retrouvaient dans cet hôtel Moldu qui ne payait pas de mine. Il était bien plus discret pour les deux sorciers de se voir dans un univers où personne ne pouvait les reconnaitre. C’était plus prudent si la jeune duchesse ne voulait pas entacher sa réputation. Quant à celle d’Arsène, elle ne ferait que s’endurcir un peu plus et il s’en fichait royalement. Sa réputation n’étant plus à faire. Mais il comprenait le choix d’Ella. Et c’était sous cette unique condition que les deux jeunes gens pouvaient encore se rencontrer dans l’intimité. C’était peut-être mieux ainsi. Cette relation permettait à Arsène de rester un homme libre tout en continuant à voir Ella pour qui il entretenait un peu plus qu’une simple attirance physique. Toujours célibataire mais avec la femme que l’on aime ! Quel beau compromis. Ce n’est pas Ophélia qui aurait accepté de telles conditions, mais la duchesse lui correspondait peut-être finalement un peu plus que la jolie grecque.

Entre deux rêves, Arsène sentie les draps bouger et la porte de la salle de bain se refermer. L’anglais se retourna dans le lit pour se rendormir l’oreiller dans les bras, le visage du coté de la fenêtre. La lumière ne le gênait pas. Il avait l’habitude de la sentir se lever bien avant lui. Quelques minutes plus tard, le noiraud fut à nouveau réveillé par le bruit de l’eau qui coulait dans la salle de bain. Mais que pouvait bien fabriquer Ella ? Ce n’était pas dans ses habitudes d’être la première debout. En général c’était plutôt lui qui sautait sous la douche avant de secouer la rousse pour qu’ils puissent rendre la chambre.

Machinalement, le médicomage jeta un œil à sa montre Moldue posée sur la table de chevet : 6h57. Un froncement de sourcils vint barrer son front alors qu’il se redressait sur un coude pour mieux lire l’heure affiché sur la montre suisse. D’une main tremblante de sommeil, il la secoua avant de fixer l’aiguille des secondes qui semblait très bien se porter. D’une voix ensommeillée, il s’adressa à la porte de la salle de bain.

Ella ? Tu vas bien ?

Ils avaient bu, certes, mais pas plus que d’habitude et surtout pas assez pour être malade. Le champagne n’était pas un très bon allié s’il vous pesait dans l’estomac. Poussant un léger soupir, Arsène se laissa retomber sur le lit et referma les yeux. Tant pis pour elle si elle désirait écourter sa nuit. En ce qui le concernait, il avait congé toute la journée et comptait bien en profiter pour ne pas se presser.
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  • Ella Von Königsberg
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MessageSujet: Re: Les problèmes n’arrivent jamais seuls [PV Ma maitresse N°1]   Ven 9 Sep - 16:09:53

Alors que l'aube commençait tout juste à filtrer à travers les fenêtres vitrées de la chambre d'hôtel, la ténébreuse se retourna dans le lit, toujours plongée dans un demi sommeil. Tout son corps était engourdi par la fatigue et refusait à émerger de cette plénitude insouciante qui accompagne les rêves. Pourtant, elle se sentait mal. Une gêne persistante qu'elle ne pouvait identifier mais qui se précisait rapidement alors que le sommeil refluait. La ténébreuse se rehaussa l'oreiller pour se redresser un peu, espérant seulement que cette sensation de mal aise la quitte et qu'elle puisse terminer sa nuit. Mais rien à faire, ses nausées se prononçaient de plus en plus. Et merde.

S'extirpant rapidement des draps sans même prendre le temps de se rhabiller, la jeune femme fonça vers la salle de bain, tâchant de pas déranger Arsène. Elle eut tout juste le temps de verrouiller la porte derrière elle et de se pencher sur la cuvette des toilettes pour vider son estomac de tout ce qu'il pouvait contenir. Génial. Tout bonnement génial. Le plus inquiétant c'est que depuis quelques jours cela lui arrivait souvent or cela faisait bien longtemps qu'elle n'était pas tombée malade. Au départ, elle s'était dit que c'était sans doute du à un truc qu'elle avait mangé et s'était persuadée que ça passerait tout seul, mais visiblement ce n'était pas le cas.

Lorsque les spasmes furent passés, la duchesse retourna vers le lavabo et laissa couler l'eau histoire de se rincer la bouche et de se rafraichir le visage. Mais quelle horreur. L'espace d'un instant elle dévisagea son visage toujours trop blême qui la fixait dans le miroir, ses yeux étaient cernés et sa coiffure aurait fait pâlir de jalousie la fiancée de Frankenstein. Super. La voix ensommeillée d'Arsène lui parvint à cet instant à travers la porte close lui demandant si tout allait bien. L'espace d'un instant, elle fut tentée de répondre oui, bien trop fière pour se plaindre, mais de toute évidence ce n'était pas le cas et il faudrait bien qu'elle se décide à l'avouer un jour ou l'autre.


« Bof.. j'ai du choper un truc pas net.. »

Comme les nausées étaient temporairement passées, l'Allemande enfila l'une des robes de chambre en coton grossier que l'hôtel mettait à disposition des clients avant de retourner dans la chambre. Non pas qu'elle soit vraiment pudique mais elle ne se sentait franchement pas assez bien pour parader en tenue d'Eve plus longtemps. Lâchant un bâillement, la légilimens retourna vers le lit sur lequel elle se laissa tomber avant de s'assoir en se servant de l'oreiller pour en faire un dossier. Elle ferma les yeux quelques instants, priant Merlin pour que son mal aise cesse complètement afin de pouvoir terminer sa nuit.

« Pff.. J'ai envie de dormir.. »

Poussant un soupir, la belle baissa les yeux vers son amant qui était de toute évidence aussi mal réveillé qu'elle même. Au moins, ça pourrait lui être utile de fréquenter un médicomage.

« J'ai mal au coeur... Il y a pas un truc que j'peux prendre pour que ça passe ? »
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  • Arsène Vawdrey
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MessageSujet: Re: Les problèmes n’arrivent jamais seuls [PV Ma maitresse N°1]   Mar 11 Oct - 22:24:49

La porte de la salle de bain s’ouvrit et il entendit des pas sur la moquette usée du motel. Puis le lit s’affaissa à coté de lui, signe qu’Ella était de retour. Il lui tournait le dos, mais il sentait son corps se rapprocher du sien. Arsène s’était rendormit à moitié alors qu’Ella se plaignait de vouloir dormir. Lui aussi il voulait dormir. Mais ça devenait difficile si elle continuait à lui parler. Le médicomage se retourna sur le dos et installé son coussin sur sa tête quelques instants. Pourquoi ne se rendormait-elle pas simplement ?

Elle avait mal au cœur. Alors qu’il venait de la combler d’une nuit d’amour torride. Ça faisait mal aux oreilles – et à l’égo - d’entendre ça venant de la rousse. Vraiment, méritait-il aussi peu de considération alors qu’il donnait tout de lui-même pour se surpasser ? Certainement pas. Un rictus de satisfaction passa sur le visage d’Arsène alors qu’il repensait à la nuit qu’ils venaient de passer. La relation qu’ils entretenaient était des plus excitantes. La confidentialité de celle-ci lui donnait un gout du risque qu’Arsène appréciait particulièrement.

Lentement, le médicomage descendit le coussin sur son torse pour libérer son visage qu’il tourna en direction d’Ella, allongée à ses cotés. Elle était belle, mais une pâleur mortelle se dessinait sur son visage ténébreux. Elle avait vraiment mauvaise mine. Et il n’était probablement pas responsable de son état.


Tu as vraiment mauvaise mine…

Réinstallant le coussin sous sa tête, Arsène se tourna du coté d’Ella. Il posa délicatement sa main sur le front de la future duchesse. Aucun signe de fièvre à l’horizon. Ce n’était probablement pas aussi grave que la mine tragique de la rousse le laissait présager. Après tout, on n’était jamais très frais le matin.

Tu as dû manger un truc pas clair. Ça va passer.


A vrai dire, il n’avait pas envie de se lever pour aller récupérer les éventuelles potions qu’il avait sur lui à tout moment. Comme tout médicomage qui se respecte, il avait en permanence sur lui tout un attirail diversifié qui pouvait aller des simples potions de soins, aux livres de sortilèges de reconstitution osseuse, en passant par divers ingrédients multi-usages. C’était inévitable, il lui arrivait d’aller faire des consultations à domicile chez les sorciers qui ne souhaitaient pas être hospitalisés à Ste-Mangouste ou qui ne nécessitait pas d’être présent dans l’établissement pour recevoir des soins. Cette pratique ne se faisait que peu couramment dans le monde magique, mais depuis que les barrières avec le monde Moldu s’amincissaient, Arsène en profitait pour innover en la matière. Et les soins à domiciles n’étaient pas connus pour être fréquent chez les sorciers. Pourtant, il avait réussi à imposer cette pratique à l’institution.

Mais là il n’avait pas tout à fait envie de se lever. Si sa nuit semblait définitivement terminée, se retrouver de si bon matin dans le même lit que sa maitresse lui donnait des envies basiques. Ses doigts glissèrent du front d’Ella sur sa joue qu’il caressa tendrement. La rousse s’était emballée dans un peignoir de l’hotel qui dissimulait les parties les plus intéressantes de son corps.

J’ai d’ailleurs un excellent moyen pour faire disparaitre les symptômes au plus vite…


Se dégageant du drap qui recouvrait son corps, le médicomage enjamba le corps pâle de son ancienne étudiante pour se percher sur elle. Ses mains commencèrent alors à défaire le nœud du peignoir et à se glisser sous le tissu pour caresser le corps encore endormit de la rousse.



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MessageSujet: Re: Les problèmes n’arrivent jamais seuls [PV Ma maitresse N°1]   Mer 12 Oct - 17:50:23

C'est beau d'avoir autant de soutien, n'est ce pas ? Elle était malade comme un chien et l'autre ne pensait qu'à dormir, allant jusqu'à se foutre son oreiller sur la tronche pour ne pas l'entendre. Ben voyons. Quand il daigna finalement s'intéresser un peu à elle, ce fut simplement pour lui confirmer ce qu'elle avait elle même pu constater dans le miroir de la salle de bain, à savoir qu'elle avait une mine affreuse. Sur un ton partagé entre l'ironie et l'amertume, elle répliqua un morne « Merci.. » qui en disait long sur le fond de sa pensée. C'était une chose de savoir qu'on ressemblait à rien, une autre que votre partenaire vous le confirme sans plus de tact. Elle n'était pas vraiment vexée, tout au plus faisait-elle semblant de l'être pour pouvoir bouder, m'enfin c'était pas une raison.

Finalement, pour tout diagnostic, après avoir sa main sur son front, le médicomage déclara qu'elle avait sans doute mangé un truc qui la rendait malade et que ça passerait. C'était aussi ce qu'elle s'était dit au début, pas besoin d'avoir fait des études de médicomagie pour faire une telle supposition sauf qu'une intoxication alimentaire en général ça s'étend pas sur plus d'une semaine. Du moins pour ce qu'elle en savait en tout cas. Le point rassurant était que peut importe ce que c'était, ça ne devait pas être bien grave vu qu'elle n'avait pas de fièvre.

La ténébreuse inspira longuement, ça lui faisait du bien. Sa nausée allait un peu mieux maintenant qu'elle avait vomi, mais quand même, mieux valait éviter de la brusquer ou la secouer. En parlant de remuer, la jeune femme tourna la tête vers Arsène comme celui ci faisait bouger le lit pour changer de position. L'espace d'un instant, la duchesse se demanda se qu'il trafiquait alors qu'il se plaçait au dessus d'elle avant que ces intentions ne deviennent assez évidentes. Vraiment elle était pas contre les câlins mais là tout de suite ce n'était absolument pas ce qu'il lui fallait. Avant qu'elle ait eu le temps de protester, son médicomage avait déjà ouvert son peignoir pour reprendre leur activités de la veille, bloquant par la même occasion son corps avec le sien. Pratique si elle avait besoin de se lever brusquement pour aller vomir.


« Attends.. Arsène.. non arrête.. Je suis sérieuse, je me sens pas bien.. »

Protesta-t-elle en s'efforçant de se dégager doucement ,ou plutôt de l'écarter lui d'ailleurs, sans trop bouger pour ne pas aggraver son envie de vomir. Autant dire que c'était totalement vain. « En plus tu me fais mal là. » gémit elle alors qu'il venait d'appuyer un peu trop sur sa poitrine déjà douloureuse. Bien sur, c'était pas sa faute puisqu'il ne pouvait pas savoir, mais bon ça changeait rien. Elle se sentait un peu coupable de repousser son amant ainsi, d'autant qu'ils ne pouvaient pas se voir aussi souvent qu'ils le voudraient et le fait de l'avoir nu sur au dessus d'elle dans une position aussi révélatrice n'arrangeait rien. Mais tant qu'elle ne se sentait pas mieux, c'était juste inenvisageable. Elle n'en avait même pas envie, s'il insistait elle allait juste finir par lui vomir dessus.

« Je suis désolée, c'est pas ta faute, mais là ça m'aide vraiment pas.»

Elle prit plusieurs inspirations, comme si cela pouvait chasser son mal mystérieux. Le fait d'avoir Arsène près d'elle était en soit rassurant et apaisant mais il fallait juste qu'il évite de trop la secouer.

« Je sais pas ce que j'ai.. Je pensais que ça passerait mais.. »
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MessageSujet: Re: Les problèmes n’arrivent jamais seuls [PV Ma maitresse N°1]   Mer 12 Oct - 18:32:48

Non seulement elle boudait alors qu’il n’était même pas 7h du matin et qu’elle l’avait réveillée, mais en plus elle le rembarrait en lui disant que soi-disant il lui faisait mal. Soit elle avait ses règles – ce qui était peu probable vu qu’ils venaient de passer la nuit entière à faire des choses censurées – soit, elle était vraiment malade. Déjà qu’à la base Ella n’avait pas une personnalité facile, mais si en plus elle était malade, ça sentait le roussi à plein nez. D’autant plus qu’il ne pourrait pas se défiler, impossible de prétendre ne pas être utile en la matière lorsque vous avez dans votre lit un des médicomages les plus en vue du moment. C’était bien le comble. Lui qui n’avait pas la causette facile au lit, c’était souvent que ses coups d’un soir en profitent pour consulter : « Tu crois pas que je devrais me refaire le nez ? Tu ne trouve pas que mes seins sont trop petits ? ». Sauf Ella. Ça ce n’était pas son genre, ce qui ne présageait rien de bon.

Sans mot dire, Arsène se reposa de son coté du lit, dans la même position qu’avant sa tentative d’ascension de sa belle. C’était étrange. Elle ne semblait absolument pas dans son assiette, ce qui était un fait relativement rare chez la rousse qui n’était pas du genre à se faire porter pâle pour le moindre petit mal. Pourtant sa respiration superficielle indiquait clairement que ça n’allait pas très fort.

Ok ! Qu’est-ce qu’il se passe Ella ?

« Je sais pas ce que j'ai.. Je pensais que ça passerait mais.. »

Le front d’Arsène se barra, signe d’une intense réflexion. Fallait dire que si tôt le matin il n’avait pas spécialement envie de poser un diagnostique sur ce qui arrivait à sa maitresse. Pourtant il se devait d’être à l’écoute de ce qui lui arrivait. Depuis qu’il l’avait retrouvé en piteux état dans son manoir, il s’inquiétait de la voir partir en dépression. Son état s’était clairement amélioré suite à leur reprise de leur relation et à son mariage, pourtant il ne cessait de craindre le pire. Ça l’avait marqué, il tenait à elle plus qu’il ne l’avait pensé et la perdre une fois lui avait suffit pour ne pas avoir envie que ça recommence.

T’as quoi ? La nausée ? T’as vomit ? Ça dur depuis quand ?

Oui ça ressemblait à un interrogatoire d’auror, en même temps il n’était pas assez réveillé pour y mettre les formes. Après tout, elle savait aussi bien décrire ce qu’elle avait si elle souhaitait qu’il l’aide.

Une main posé sous sa tête pour la soutenir, Arsène fixait la rousse d’un œil interrogateur. Sa main libre se baladait sur le bras le plus proche d’Ella. Il allait falloir qu’elle s’active s’il espérait pouvoir faire l’amour encore une fois avant de quitter la chambre. Et vu la lumière qui commençait à filtrer en nette accentuation dans la chambre, l’heure tournait.

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MessageSujet: Re: Les problèmes n’arrivent jamais seuls [PV Ma maitresse N°1]   Mer 12 Oct - 20:21:24

T’as quoi ? La nausée ? T’as vomit ? Ça dure depuis quand ?

La ténébreuse poussa un soupir. Franchement elle en avait marre d'être dans cet état. Au lieu de profiter de cette matinée pour être dans les bras d'Arsène et faire des choses des plus agréables, la voilà réduite à subir un interrogatoire médical à cause d'un mal au coeur persistant. Ça lui donnait presque envie de pleurer. Elle glissa ses pieds sous les draps avant de tirer la couverture sur elle autant qu'elle le pouvait. La seule qu'elle avait envie de faire dans ces cas là était de se cacher sous la couette jusqu'à ce que ça aille mieux.

« Oui. Je sais pas exactement ça fait quelques jours que ça a commencé, j'y ai pas vraiment prêté attention.. une dizaine de jours peut être.. »

Elle marqua une pause histoire de ressasser dans sa tête les derniers jours. C'est pas comme si elle avait jamais eu de nausées à cause d'un truc qu'elle digérait mal par exemple, aussi les premières fois elle s'était dit que ça passerait tout seul rapidement. Elle allait pas aller voir un médicomage pour une stupide intoxication alimentaire ou un virus idiot qui flottait dans l'air. Merlin savait qu'elle avait une sainte horreur des hôpitaux, aussi à moins d'être vraiment à l'agonie, il était hors de question qu'elle y aille. Et si elle commençait à envisager la possibilité qu'il lui faille un traitement, elle était encore loin d'être mourante. Or ça tombait bien, elle pouvait s'en remettre à Arsène pour être soignée sans avoir besoin de passer par la case Ste Mangouste. Cela dit avoir un traitement adéquat impliquait décrire les symptômes qu'elle avait aussi précisément que possible, et elle n'avait jamais été très douée pour jouer les victimes et les plaignantes. Vraiment c'était pas son truc, mais il fallait qu'elle fasse un effort.

« Là, je me sens juste barbouillée.. Et je suis souvent fatiguée.. »

Franchement elle voyait rien d'autre à ajouter qui puisse avoir un lien. Ouai bon, elle avait les seins lourds, mais ça c'était toujours le cas juste avant les menstruations, rien de vraiment significatif.

« Bon, ça doit pas être bien grave, c'est juste chiant parce que ça persiste et j'ai pas envie de m'empoisonner en prenant n'importe quelle potion pour faire passer le truc. »
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MessageSujet: Re: Les problèmes n’arrivent jamais seuls [PV Ma maitresse N°1]   Jeu 13 Oct - 19:37:27

Arsène observa sa maitresse remonter la couette jusque sous son menton. C’était pas très bon signe, vraiment pas bon signe. Une nausée qui durait depuis une dizaine de jours c’était long pour une gastro ou pour une intoxication alimentaire. Arsène passa en revue la liste des animaux pouvant provoquer des symptômes semblables. C’était courant dans les maladies magiques de souffrir de nausées suite par exemple à l’ingestion de salive de gnome ou de goule, mais Arsène voyait mal Ella abriter une quelconque créature de ce type dans sa maison et d’en avoir avalé de la salive. Dur à imaginer d’ailleurs. Les sombrals pouvaient déclencher des vomissements suite à une allergie à leur peau, mais ça ne collait pas non plus. Et la fatigue. C’était un mystère. Ça pouvait être plein de choses tellement différentes. Trop difficile de poser un diagnostique dans ces conditions. Elle devait forcément avoir d’autres symptômes.

Bon, il était temps de se bouger. Si la nausée persistait depuis dix jours c’est qu’elle n’allait probablement pas passer toute seule. Dans un élan de motivation, Arsène s’assis au bord du lit, attrapa son caleçon et l’enfila.

Tu as d’autres symptômes ? Maux de têtes ? Rougeurs ? Mal de gorge ? Douleurs à un endroit précis ?

Puis le médicomage traversa la pièce pour aller chercher sa baguette posée sur la table basse où une vieille télévision laissait tout juste un espace d’une dizaine de centimètres pour y poser des bibelots divers. La baguette enfin dans sa main gauche, il s’approcha du lit pour s’asseoir du coté d’Ella.

Avec plus de précision je pourrais mieux savoir ce qu’il t’arrive et éviter de t’empoisonner avec la mauvaise potion…

Il agrémenta sa dernière réplique d’un clin d’œil complice à la rousse. La nuit qu’il venait de passer le rendait d’excellente humeur, même ce réveil matinal ne pouvait entacher sa gaieté. Et puis, il aimait bien jouer au docteur avec Ella, ça lui rappelait ses années d’études à l’UMA où il multipliait les conquêtes amoureuses à l’aide de ses talents de médicomage. Quoi que ce fût surement pour sa belle gueule que les filles le suivaient dans sa chambre.

On va voir d’un peu plus près ce qu’il se passe. Ça fait pas mal, mais la sensation n’est pas terrible.

Sa baguette étant son principal instrument de travail, Arsène pouvait pratiquer sans problème où qu’il soit. C’était très pratique par ailleurs. L’examen consistait à passer la baguette sur l’endroit en question – l’estomac en l’occurrence, pour déterminer ce qui pouvait cloquer. Bien que pour une nausée ça risquait d’être un peu difficile de déterminer son origine. Ça valait quand même le coup d’essayer.

Ecartant la couette, Arsène défit le nœud de la robe de chambre. Ses intentions étaient bien différente que quelques minutes auparavant mais ça ne l’empêcha pas de le faire avec une certaine douceur. Délicatement, il positionna sa baguette à la base des cotes, juste sur l’estomac et prononça une formule à voix basse. Le médicomage ne décelant rien de bien inquiétant au niveau de l’estomac, il passa sa baguette de l’autre coté sur le foie qui semblait parfaitement sain après quelques secondes d’examen.


Tu as vomit, mais tu n’as pas de diarrhée c’est ça ?

Très glamour au réveil de parler de la forme des selles de sa compagne, y’avait plus romantique comme sujet de conversation. Mais si Ella voulait une consultation et un espoir de guérison, il faudrait malheureusement qu’elle réponde à ses questions avec précision.
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  • Ella Von Königsberg
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MessageSujet: Re: Les problèmes n’arrivent jamais seuls [PV Ma maitresse N°1]   Jeu 13 Oct - 22:35:18

C'était assez perturbant de se retrouver ainsi, dans une position aussi exposée et passive. Ce n'était pas son truc de se laisser ainsi faire dans une attitude soumise et docile qui pourtant n'avait rien de sexuelle. Ce n'était pas sans lui donner des idées d'ailleurs, mais passons. Le but de la manoeuvre était d'établir un diagnostic, pas servir de préliminaires. En attendant, la belle se sentait honteusement vulnérable et offerte, c'était gênant. Même si Arsène l'avait déjà vu entièrement nue à de multiples reprises, là c'était très différent. D'habitude elle n'était pas dans une telle position de faiblesse affichée. Que peut on ressentir d'autre d'ailleurs, lorsqu'on est ainsi en bonne partie dénudé devant quelqu'un qui peut vous détailler et vous étudier en toute liberté sous toutes les coutures ?

Ce n'était pas pour rien si elle avait les hôpitaux en horreur, se retrouver confiner dans un lit sans pouvoir bouger si ce n'est pour aller aux toilettes en attendant qu'un toubib veuille bien vous examiner comme si vous étiez simplement un corps inerte, avait quelque chose de franchement flippant. Le fait que ce soit Arsène n'y changeait strictement rien. Peut être aussi que quand on a joué les bourreaux pendant une bonne partie de sa vie, se retrouver dans la position de la victime est d'autant plus traumatisant. Ce n'était pourtant pas comme si elle allait subir une autopsie. La seule chose qu'elle avait à faire était de se laisser totalement faire en répondant oui ou non à chacune de ses questions. Ça semblait pourtant simple présenté comme ça. En fait c'était à la fois excitant et angoissant. On inspire, on expire, on avale sa salive et on se détend.

Alors, est ce qu'elle avait d'autres symptômes ? On en revenait toujours au même point, elle n'avait rien remarqué de vraiment anormal chez elle à part ce qu'elle avait déjà énoncé. Non pas de rougeurs, ni de maux de tête, pas de maux de gorge non plus.. douleurs ? Non, pas vraiment de douleurs..


« Non.. non rien d'anormal.. »

L'enseignant ne lui laissa pas le temps de réfléchir davantage, vu qu'il vint s'assoir de son côté du lit baguette en main pour l'examiner. Arsène était probablement le seul médicomage qu'elle accepterait de voir s'approcher d'elle ainsi sans céder à la panique. Le seul en qui elle avait confiance en fait. Quand on est à la merci de quelqu'un on sait jamais ce qui peut traverser l'esprit de l'intéressé. Elle avait simplement un excellent instinct de préservation.

En fait, la répliqua du sorcier lui arracha même un léger sourire, empli de cette complicité qu'ils partageaient parfois. Elle se contenta de froncer un peu les sourcils en ce demandant ce qui l'attendait quand son amant la prévint que la sensation de ce qu'il allait faire n'était pas des plus agréables. Tant qu'il avait pas l'intention de lui lancer un videntraille tout irait pour le mieux. Ecartant un peu les pans du peignoir, il passa sa baguette sur son estomac sans grand résultat, de même sur son foi, avant de demander si elle n'avait pas de diarrhée. Franchement ça craignait comme conversation. L'Allemande se contenta de secouer négativement la tête pour nier cette dernière question tout en répondant.

« Non...pas de diarrhée. »

La ténébreuse se redressa légèrement en position assise, ne supportant plus de rester allongée comme si elle était en phase terminale. La jeune femme porta ses doigts à sa bouche, se caressant distraitement les lèvres, signe qu'elle était nerveuse ou mal à l'aise. Même si les deux allaient un peu de pair.

« Après j'ai les seins un peu gonflés mais c'est toujours le cas juste avant les règles. »
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  • Arsène Vawdrey
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MessageSujet: Re: Les problèmes n’arrivent jamais seuls [PV Ma maitresse N°1]   Mer 19 Oct - 20:39:40

Ella restait très vague sur les symptômes qu’elle avait rencontrés en lien avec ses nausées. C’était agaçant ces patients qui ne savaient pas de quoi ils souffraient. Il lui était arrivé une fois de rencontrer un patient qui se plaignait de douleur au genou gauche depuis plusieurs jours, sans pour autant avoir remarqué que son teint était orangé. Il était atteint d’une infection généralisée qui se transmettait par le contact avec un Fangieux. Le pauvre avait faillit y rester, sauvé par sa douleur au genou. Tragique de pensée que le pauvre sorcier ne se regardait même plus dans la glace. Quoi qu’il en soit Ella semblait ne souffrir que d’une nausée passagère et de rien d’autre. Impossible, il y avait forcément d’autres symptômes quels qu’ils soient. Les patients étaient tous les mêmes et ne se fiaient qu’à la douleur ou dans le cas présent à la nausée.

Arsène se retint d’accuser Ella de faire preuve de mauvaise foi. Il ne voulait pas la brusquer si tôt le matin et son air sincère ne lui indiquait pas qu’il pourrait être utile de la pousser dans ses retranchements pour lui faire cracher le morceau. Elle en savait simplement pas ce qu’il y avait pu y avoir d’autre de changé qui pouvait être en lien avec une nausée apparut il y a une dizaine de jours.

« Après j'ai les seins un peu gonflés mais c'est toujours le cas juste avant les règles. »

Effectivement, ce n’était en général pas une donnée très fiable. Le problème avec les femmes c’est qu’il y avait un monticule de petits problèmes qui accompagnait toujours les règles. Les nausées pouvaient en faire partie d’ailleurs.

Le médicomage avait terminé de faire le tour du foie et ne savait plus guère où chercher. A Sainte Mangouste, il aurait probablement demandé des examens d’urines, mais coincé dans ce motel, il se voyait mal demander à sa maitresse d’uriner dans un gobelet pour qu’il puisse observer son contenu de prêt. Indécis, Arsène décida finalement d’examiner les seins d’Ella d’un peu plus près, par simple acquis de conscience. Après tout, il fallait bien qu’il cherche avec les maigres indices qu’il pouvait avoir à sa disposition.

Sa baguette remonta le long du sternum de son ancienne étudiante et se figea. Etrange. Difficile de dire si les seins étaient gonflés, mais ceux-ci étaient radicalement différents de la dernière fois où il les avait vu à la lumière du jour.

*Tilt*

Arsène retira la baguette du corps d’Ella pour la tapoter dans sa main droite. La nausée, les seins gonflés… Evidement c’était loin d’être son domaine de prédilection, enfin il fallait tout de même admettre que c’était un peu flagrant.

Hum… Tu prends toujours ta potion contraceptive ?

Tout en essayant de garder son sérieux, le médicomage posa cette question avec le plus grand naturel. Machinalement, il pointa discrètement sa baguette en bois de noisetier en direction du bas ventre de la duchesse. Son examen au niveau de l’estomac et du foie se situait trop haut pour qu’il puisse percevoir une quelconque anormalité à ce niveau-là. Et quand on parlait d’anormalité, elle était énorme maintenant qu’il sentait les frémissements de sa baguette dans sa main. Il percevait très nettement des battements réguliers et rapide et un très net changement hormonal.

Ne tenant plus, Arsène laissa un sourire moqueur apparaitre sur son visage alors qu’il éclata de rire ouvertement. S'il avait un jour pensée voir Ella avec un polichinelle dans le tiroir, il n'aurait jamais cru ça possible.
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MessageSujet: Re: Les problèmes n’arrivent jamais seuls [PV Ma maitresse N°1]   Jeu 20 Oct - 16:59:17

Ça prenait plus de temps qu'elle ne l'aurait pensé d'établir un diagnostic, elle avait pourtant pas attrapé une maladie exotique rarissime, non mais. Pourquoi c'était si long ? Une brève analyse de ses organes internes aurait du suffir, encore fallait il viser les bons. La ténébreuse ne broncha pas lorsqu'Arsène entreprit d'examiner sa poitrine et réussit même l'exploit de ne faire aucun commentaire. Elle voulait juste en finir avec ses examens à la con. Néanmoins, quelque chose dans l'expression du médicomage éveilla en elle un curieux sentiment d'incertitude et d'insécurité. Il n'en fallait pas moins pour qu'elle plonge dans la paranoïa en proie aux inquiétudes les plus farfelues. Quoi qu'est ce qu'ils avaient ses seins ?

La question de son amant concernant sa prise de potion contraceptive la laissa perplexe quelques secondes. Le fait est que son inconscient faisait sans doute obstacle à ses facultés de raisonnements en refusant volontairement de percevoir le lien logique qui reliait l'interrogation sur la prise de potions contraceptives à ses symptômes actuels. Après tout on pouvait supposer qu'il n'y avait rien d'implicite à comprendre derrière cette question, mais qu'Arsène la posait seulement parce que les dites potions pouvaient avoir comme effets secondaires les symptômes qu'elle décrivait. Ou pas. En tout cas c'était une belle mise en application de la politique de l'autruche.


« Ben non, tu sais bien que j'ai arrêté. »

Sa propre voix lui semblait hésitante et guère convaincue. ça sonnait faux et même si elle faisait de gros efforts pour ne pas affronter la dure réalité en cherchant des explications douteuses, en fond d'elle, elle savait qu'elle n'y croyait pas une seconde. A travers les yeux d'Arsène, elle pouvait d'ailleurs voir la vérité se refléter de plus en plus nettement comme une inquiétante épée de Damocles sur le point de s'abattre. Même si elle voulait croire dur comme fer que ce qu'elle commençait à entrevoir était infondé, le simple fait d'en prendre conscience la forçait à envisager malgré elle cette dérangeante possibilité.. Ou l'art d'avoir l'esprit embrouillé.

« Non.. non... dis moi que c'est pas ce que tu penses que c'est.. » Supplia-t-elle d'une voix à demi éteinte ou on sentait poindre un début de panique.

Non mais c'était pas possible ça.. ça pouvait pas lui arriver, pas maintenant ! L'expression moqueuse, puis franchement hilare qui se peignait sur les traits de l'enseignant ne fit que confirmer la triste vérité qui s'était imposé à elle une fraction de seconde plus tôt. Enceinte. Mais quel enfer ! C'était juste inenvisageable !Le mélange d'horreur et d'effroi qui se dessinait progressivement sur ses traits rompait nettement avec le sourire odieusement ironique d'Arsène. Ça n'avait mais alors RIEN de comique. Elle était en train de vivre un vrai cauchemar et aucune sonnerie de réveil pour la sortir de là. Pire encore, il lui était impossible de fuir loin de cette abomination parce qu'à moins de réussir à se séparer de son propre corps, ce qui risquait d'être potentiellement problématique, elle n'avait pas vraiment d'échappatoire.

Livide, la légilimens plaqua une main contre son ventre, qui bien qu'il soit encore merveilleusement plat comme si de rien n'était, lui était soudain devenu étranger et hostile.


« Non, sérieux pas ça..  J'veux pas.. » pleurnicha-t-elle de façon très peu adulte comme si ça pouvait y changer quoi que ce soit.

Se fondant autant que possible dans le lit, la ténébreuse s'efforça de disparaître entièrement sous la couverture en la ramenant par dessus son visage, toujours dans une parfaite analogie des autruches qui enfouissant la tête dans le sable pensent faire disparaître tous leurs problèmes. Et d'ailleurs, elle comptait bien rester la dessous jusqu'à ce que l'embryon se dématérialise de lui même. Même que ouai.

HJ: ça doit pas beaucoup t'aider pour la suite désolée aha
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MessageSujet: Re: Les problèmes n’arrivent jamais seuls [PV Ma maitresse N°1]   Dim 30 Oct - 17:39:46

Ah bon ? Non il ne savait pas. Quoi que si peut être qu’à la réflexion il était au courant. Enfin bref quoi qu’il en soit Arsène était bien trop hilare pour répondre à la réplique d’Ella sur son éventuelle connaissance de son arrêt de sa contraception. Surtout que très honnêtement ce n’était pas le genre de choses qui l’intéressait. Au contraire, l’information lui avait très probablement glissé dessus comme s’il avait été enduit d’une couche de protection contre tout ce qui à trait aux enfants.

Ella commença à pâlir en comprenant ce qui lui arrivait. C’était pitoyable mais Arsène n’arrivait plus à s’arrêter de rire. C’était nerveux, vous savez comme lorsqu’il vous arrive un truc choquant et que votre seule réaction est d’hurler de rire. Parce que dans toute situation il y a un coté coquasse et c’est typiquement ce qui donne envie d’en rire quand on repense à la situation. Sauf que là il n’y avait pas franchement de quoi rire. Ce n’était drôle pour aucune femme d’être enceinte et d’avoir la nausée. Mais enfin là c’était quand même un choix. Une femme ne pouvait pas nier qu’elle souhaitait tomber enceinte lorsque ça lui arrivait.


Mais tu as choisis ! Tu viens de me dire toi-même que tu avais arrêté tes contraceptifs !

Arsène réussit à répondre à la tirade déprimante d’Ella entre deux fou-rires. C’était quand même assez hilarant d’imaginer Ella enceinte. Jamais, à l’époque où il l’a connu, il n’aurait pensé qu’elle se marierait. Déjà ça c’était un grand pas dans la tête du médicomage que de penser qu’elle avait épousé Klaus, un type qu’elle n’aimait même pas. Mais là… Non là c’était vraiment trop amusant. Ella Schwarz, ancien Mangemort, était à présent enceinte.

Le médicomage était toujours assis à coté de sa maitresse qui venait de dissimuler son visage sous la couverture du motel. Vraiment, dans quel pétrin elle s’était fourrée. Une chose est sûre, ce n’était pas le problème d’Arsène et il ne voyait pas concrètement ce qu’il pouvait faire. Elle était enceinte, elle n’était par conséquent pas malade. Bien que cet aspect soit tout à fait discutable, mais aux yeux de la médicomagie une femme enceinte n’était pas malade jusqu’à preuve du contraire.

Son fou-rire se calmait gentiment et Arsène décida d’avoir pitié d’Ella. Il se leva et alla chercher sa veste dans laquelle il ressortit une potion contre les nausées. Au moins, il pourrait l’aider à calmer les aspects négatifs de la grossesse. Bien qu’aux yeux d’Arsène le plus gros aspect négatif de la grossesse c’était… la grossesse en elle-même et l’embryon – corps étranger et hostile – qui grandissait dans l’utérus de la dite-femme.


Tiens prends ça, tu te sentiras déjà mieux. Je vais t’en prescrire à prendre tous les matins si nécessaire. A savoir que c’est malheureusement sans risques pour le… pour le bébé.

Arsène retira la couverture de la tête de la future maman et lui tendit la potion et sourire large sur le visage. Oui, il se moquait ouvertement d’elle. En même temps elle savait pertinemment qu’il n’était pas réellement favorable à ce genre de choses. Enfin, ce n’était pas son problème. Et il connaissait un type qui serait ravis d’apprendre la nouvelle.

Je vais te donner les coordonnées d’une collègue médicomage qui s’occupe de… ce genre de choses. A moins que tu tiennes absolument à ce que je m’en charge moi !

Encore qu’Arsène s’en passerait volontiers et qu’il finirait quand même par refiler le cas à un collègue. Vraiment mais avait-elle idée dans quel foutoir elle s’était mise ? Bien que pour l’instant il focalisait ses idées sur Ella, le médicomage commençait à percevoir assez nettement les problèmes que ça allait lui occasionner à lui-même. Mais il n’était pas temps d’en parler. Il avait encore le temps avant qu’elle ne ressemble à un Bandimon. Atroce. Rien que d’y penser, Arsène avait envie de pâlir.

Tu aimerais que je te dise quand il a été conçu ? Ça te permettra de savoir quand il va naitre !

Et surtout ça lui servira à savoir à partir de quand il lui faudrait éviter de trainer avec Ella. De peur qu’elle enfante sur ses chaussures.

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MessageSujet: Re: Les problèmes n’arrivent jamais seuls [PV Ma maitresse N°1]   Dim 30 Oct - 21:35:03

Peut être qu'en fermant les yeux et en y croyant suffisamment fort, elle finirait par se rendre compte que tout ceci n'était qu'un odieux cauchemar et par se réveiller dans les bras d'Arsène sans l'ombre d'un embryon en vue. La ténébreuse respira lentement, elle avait une conscience aigüe de son corps, de son torse qui se dilatait et s'affaissait à chaque respiration, de son coeur qui battait, trop vite lui semblait-il en cet instant et de cet être dans son ventre. Ce n'était encore, si ce n'est qu'un amas de cellule étranger qui se développait comme un cancer et pourtant c'était un être humain qui grandissait. Toujours sous la couverture, elle ouvrit les yeux, muette, figée, mais alerte et consciente de tout. Arsène disait qu'elle l'avait décidé, qu'elle l'avait choisi et il s'amusait de la situation grotesque qui était la sienne. Certes, en arrêtant ces potions contraceptives, elle savait qu'elle courrait le risque que ça arrive, mais pourtant, elle avait toujours tout fait pour réduire cette probabilité au minimum, évitant les rapports dans les périodes où elle avait le plus de chance de tomber enceinte. Remarquez comme c'est étranger la façon dont on parler de la grossesse, on dit « tomber » enceinte, comme on dit tomber malade ou encore tomber amoureux. On pouvait bien faire ce qu'on voulait, c'était une chose qu'on ne choisissait pas.

Que faire maintenant ? Comment gérer ça ? On pourrait dire qu'elle avait encore le choix, qu'elle était libre de se débarrasser de cet enfant sans rien dire à Klaus. Mais c'était un choix bien égoïste. Quoi qu'on en dise, elle avait changé. Et quelque part, si tuer des inconnus la laissait froide et indifférente, tuer son propre enfant, c'était.. inconcevable. Elle avait déjà bien assez de crime à son actif pour ne pas aller ajouter celui là. D'autant que celui ci, elle le savait lui pèserait à jamais sur la conscience. Donc non, au fond, elle n'avait pas le choix. Maintenant qu'elle était enceinte, elle n'avait plus qu'à prendre ses responsabilités et assumer. L'angoisse en somme. Il ne lui restait plus qu'à prier Merlin, Salazar ou qui voudra l'entendre pour que ce soit un garçon. Ainsi, Klaus aurait son héritier et elle ne serait plus tenu à rien. En attendant, elle devrait être assez forte pour supporter tout ça, à commencer par les moqueries d'Arsène. Et ce dernier point était sans aucun doute le plus dur.

Le médicomage ôta le drap de son visage, découvrant ainsi le regard fixe et grave de l'Allemande. Grave de tout ce que cette grossesse allait impliquer. Fatigue, prise de poids, douleurs, etc etc.. elle ne pourrait plus remplir ses contrats, elle serait diminuée, son ventre allait ressembler à un ballon de baudruche et, ce qu'elle sentait se profiler dans le regard d'Arsène, il ne voudrait même plus la voir ou la toucher. Ça faisait beaucoup d'un seul coup. Vraiment beaucoup. Et pour être honnête, là tout de suite, elle avait envie de pleurer. Elle aurait eu besoin d'être rassurée, cajolée, prise dans les bras mais elle ne pouvait guère compter trouver ce réconfort chez Arsène. La pillule était amère. Le visage dur et fermé, elle protégea ses pensées et ses sentiments douloureux derrière un mur de froideur et d'indifférence. Elle redressa, assise dans le lit dans une position inconfortable et attrapa sans un mot la potion que le médicomage lui tendait. Elle la but d'un trait, ignorant le goût, et hocha la tête en signe de consentement pour les prescriptions et accepter de prendre les coordonnées de la collègue à contre coeur. Si ça ne l'avait pas dérangé de s'occuper d'elle lui même, il n'en aurait rien dit et jamais ô grand jamais elle n'irait supplier quelqu'un ou essayer d'être prise en pitié. D'ailleurs, sa réponse fut emplie de toute l'amertume qu'elle pouvait éprouver en cet instant.


« Et bien, maintenant que je viens d'entrer dans la catégorie des pestiférées, je ne voudrais pas que tu te sente obligé de me fréquenter. On sait jamais, ça pourrait être contagieux. »

L'humour noir, elle maîtrisait. Quand à si elle voulait savoir la date de la conception et l'estimation pour la naissance ? Non, elle ne voulait rien savoir de tout ceci et elle voulait encore moins être enceinte. Le simple fait de songer à l'accouchement la faisait pâlir. Pour toute réponse, elle lâcha d'une voix morne et résignée:

« Dis toujours.. »
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MessageSujet: Re: Les problèmes n’arrivent jamais seuls [PV Ma maitresse N°1]   Dim 30 Oct - 22:09:01

La tête d’Ella lorsqu’il retira le drap de sa tête lui en dit long sur son état d’esprit. Et c’était quand même ce qui faisait le plus rire Arsène ; elle n’avait pas eu le choix de se mettre dans cette situation. En épousant Klaus, elle savait à quoi elle s’engageait et elle savait qu’un jour ou l’autre il lui faudrait lui donner des enfants. Quoi qu’Arsène pensait quand même qu’elle attendrait un peu avant de tomber enceinte. Ce n’est pas rare que cela prenne deux ou trois ans. Là c’était du rapide. Même pas une année de mariage, y avait de quoi être hilare non ?

Elle avala la potion sans demander son reste et prit note du nom de son collègue à Ste Mangouste. Le médicomage prit soin de lui conseiller le meilleur spécialiste de l’hôpital, celui dont il avait pleinement confiance même s’il ne pensait pas qu’un jour ce contact lui servirait. Comme quoi tout peut arriver.

La moue qu’affichait sa maitresse montrait clairement qu’elle n’appréciait pas du tout l’air moqueur qu’il n’avait pu dissimuler. M’enfin fallait quand même pas s’attendre à ce qu’il l’encourage dans ce sens là. Surtout pas sur ce sujet. Si mettre tout en place pour qu’Ella épouse Klaus, un bon parti, dans le but de la rendre le plus heureux possible semblait assez simple pour Arsène, lui donner des conseils quant à sa grossesse était juste impossible. Il lui faudra se débrouiller seule avec ce fardeau. Quoi que pour le moment il voulait bien jouer les obstétriciens pour lui faire plaisir. C’était sa manière à lui de la rassurer et de lui montrer que non, elle n’était pas une pestiférée. Enfin pas encore.

Sa main vint caresser la joue d’Ella. Il n’aimait pas la voir faire cette tête-là même si ça la rendait irrésistible il ne voulait pas la voir hurler contre lui. Après tout, ce n’était pas de sa faute si elle était tombée enceinte quand même… Il déposa un baiser très chaste sur ses lèvres avant de tendre une nouvelle fois sa baguette sur son bas ventre.


Rallonge toi quelques instants, c’est mieux.

Une fois fait, Arsène commença à déplacer la baguette au niveau de l’utérus de la duchesse et marmonna quelques formules.


Alors. Laisse-moi réfléchir…

Après quelques instants de réflexion, Arsène fut en mesure d’annoncer la date de la conception. L’avancée de la médicomagie permettait d’être assez précis en la matière, il paraissait même que l’obstétrique actuelle rendait les accouchements pratique indolore et sans aucun effet secondaire néfaste. Les femmes moldues accouchaient encore comme à l’âge de pierre en comparaison des femmes sorcières. Enfin, ce n’était pas son domaine de prédilection, mais travaillant régulièrement aux urgences magiques la nuit, il maitrisait assez bien le sortilège du jour de la conception.

Alors ça fait trois semaines et deux jours. Félicitation Madame Von Königsberg, vous êtes enceinte ! Encore trop pour déterminer le sexe de l’enfant. Il faudra attendre encore quelques semaines ! Mais je peux te dire que pour l’instant il est en bonne santé.

Le médicomage rangea sa baguette une fois son devoir fait. Ella semblait moins pâle qu’avant, signe que la potion avait fait effet. Très bien, ils allaient pouvoir reprendre les choses sérieuses. Délicatement, Arsène vint se placer au dessus d’Ella et se pencha au dessus de son visage.


Bien ! Puisque je peux constater que vos nausées ont disparus, me permettez-vous de vous faire l’amour ma chère duchesse ?

Un énorme sourire s’affichait sur les lèvres du professeur de soins magiques alors qu’il se pencha pour embrasser sa maitresse. Peut importait pour l’instant qu’elle soit enceinte. La seule chose importante était qu’il fallait qu’il profite avant que son ventre ne prenne trop de place. Après, ça risquait de devenir compliqué pour leurs torrides nuits d’amour.

Ses mains se remirent à se balader sur le corps tendre de sa belle duchesse lorsque subitement il sentit une sueur froide lui descendre le long du dos. Klaus n’était revenu d’un voyage d’affaire que trois semaines auparavant. Ce qui voulait dire qu’il était impossible qu’Ella ait eu une relation sexuelle avec son mari… D’un mouvement un peu raide, Arsène se redressa et jeta un regard effaré à Ella.

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MessageSujet: Re: Les problèmes n’arrivent jamais seuls [PV Ma maitresse N°1]   Lun 31 Oct - 19:13:29

Même si elle savait que c'était exagéré, la ténébreuse ne se serait pas sentie plus abattue si elle venait d'apprendre qu'elle avait une maladie mortelle incurable. Vraiment, elle se sentait aussi finie et peu désirable que si elle avait attrapé la lèpre. D'ailleurs Arsène sembla s'en apercevoir et son geste pour la rassurer malgré tout, lui apporta plus de baume au coeur qu'elle n'aurait pu le dire. Elle savait la hantise et le dégoût profond que tout ce qui touche aux enfants, en particuliers aux bébés pouvait inspirer à son amant. Or elle même se voyait désormais de matière tellement négative, qu'elle s'attendait vraiment à être rejetée comme on jette un fruit pourri. Autant dire qu'elle fut positivement surprise et touchée de constater que ce n'était pas le cas. Peut être que lorsque son ventre commencerait à s'arrondir ce serait différent, mais à cet instant il avait fait exactement ce qu'il fallait pour la réconforter. Quand elle y songeait, c'était incroyable et inquiétant le pouvoir qu'il avait pris sur elle. Aimer quelqu'un s'était lui donner le pouvoir de vous détruire et on ne pouvait pas lutter contre.

Elle se laissa embrasser avec la joie retrouvée de quelqu'un qui avait perdu tout espoir. Cela ne résolvait pas le problème, mais ça le rendait moins pénible à surmonter. Maintenant qu'elle était à peu près réconfortée dans son amour propre, elle pourrait faire face. Le médicomage lui demanda de se rallonger, ce qu'elle fit mais non sans pousser un léger soupir. Elle en avait marre de rester allongée à subir des examens. Comment se convaincre qu'on allait bien et que la grossesse n'était pas une maladie quand on vous traitait comme si vous étiez malade ? La duchesse se laissa néanmoins faire sans rechigner, plutôt heureuse en fait de songer qu'elle pourrait encore vivre normalement pendant quelques mois avant que son ventre ne devienne énorme. Si elle ne s'accrochait pas aux rares points positifs de sa pitoyable situation, en évitant de trop penser à se qui arriverait à moyen-long terme, elle était fichue.

Après plusieurs minutes, Arsène mis fin au sortilège pour lui annoncer ce que le bébé allait bien et qu'il avait été conçu 3 semaines et 2 jours plus tôt, en adoptant un ton professionnel parfaitement détaché. C'était sidérant qu'il arrive à adopter un air si neutre compte tenu de la situation. Drôle de caricature. Il était tellement ironique d'entendre ces félicitations dans la bouche d'Arsène. Elle même aurait bien voulu se prêter au jeu, mais au fond la situation l'amusait tellement peu qu'elle ne parvint qu'à esquisser une vague grimace, franchement pas convaincue qu'on puisse considérer la grossesse comme une bonne nouvelle.

Quoi qu'il en soit son attention fut vite détournée du sujet en question à l'instant où son amant se repositionna au dessus en formulant une demande des plus alléchantes. Et d'ailleurs, maintenant qu'il ne mentionnait elle réalisa qu'elle avait en effet oublié ses fameuses nausées et que celles ci avaient disparu. Bien que ce brusque revirement la prit un peu de court, difficile de ne pas se laisser tenter par une proposition si séduisante. Un sourire étira ses lèvres alors qu'elle rendait volontiers son baiser au médicomage tout en l'attirant contre elle. C'était une réponse suffisamment explicite.

Ella s'efforça de se dégager du drap pour être plus libre de ses mouvements tout en guidant Arsène au dessus d'elle. Il n'y avait probablement pas de meilleur remède pour ne plus penser à toutes ses emmerdes que de se laisser dans ses bras et lui faire passionnément l'amour. Cela dit, il y a avait quelque chose dans un coin de son esprit qui la préoccupait sans qu'elle ne parvienne à mettre le doigt dessus faute de vraiment essayer d'y réfléchir. Cela faisait bien 3 semaines qu'elle avait passé ce week-end en tête à tête avec Arsène... juste avant que Klaus ne rentre de voyage...

Elle sentit Arsène se raidir au dessus d'elle _ et non pas dans le sens auquel un esprit mal tourné pourrait penser_ avant de lui lancer un regard effaré. Alors que la lumière se faisait dans son esprit, elle lui rendit son regard. Ils se dévisagèrent un instant, partageant un instant de parfaite compréhension mutuelle sans avoir besoin du recours des mots. Et merde.

Partageant l'effroi que pouvait éprouver le médicomage, la Duchesse demeura hébétée plusieurs secondes, la bouche entrouverte sans parvenir à formuler le moindre mot. C'était pas possible... Ils étaient quand même pas aussi cons. Elle se redressa, de manière à être assise en face d'Arsène.


« Attends... tu t'es toujours protégé toi, pas vrai ? »

Question rhétorique, sachant que la réponse ne pouvait qu'être non. Elle commençait doucement à mesurer l'ampleur du bousier sans nom dans lequel elle était. Elle se sentait prise au piège, incapable de trouver une solution. Que devait-elle faire ? Elle n'avait pas voulu tomber enceinte, mais maintenant que c'était fait, elle ne pouvait simplement pas revenir en arrière et se débarrasser du bébé comme si cela n'avait jamais été. Même si elle décidait d'avorter, elle ne pourrait jamais oublié qu'elle avait porté l'enfant d'Arsène. Par tous les jupons de Morgane, elle portait leur enfant ! C'était juste tellement ahurissant comme idée ! Klaus ne devrait jamais savoir, jamais. Ni personne d'ailleurs. Retrouvant l'usage de la parole, elle ne put s'empêcher de relever en reprenant le même ton qu'Arsène précédemment, la manière ironique dont les moqueries du sorcier lui retombaient dessus.

«Et bien, Félicitations Monsieur Vawdrey, il semblerait que vous êtes le père.»

Franchement quand on est à ce point dans la merde, il vaut mieux en rire. Reprenant finalement son sérieux, elle commença à raisonner à voix haute, bien qu'elle ne sache pas vraiment si ces paroles étaient plus destinées à Arsène ou à elle même.

« Okay, pas besoin de paniquer.  De toute façon, ça change rien. Et puis Klaus a pas besoin de le savoir...   Dans tous les cas, rassure toi, tu n'auras pas à endosser la moindre responsabilité...  Et puis tu as très bien pu te planter dans ton estimation...»
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MessageSujet: Re: Les problèmes n’arrivent jamais seuls [PV Ma maitresse N°1]   Jeu 3 Nov - 14:50:31

S’il s’était senti l’envie de faire l’amour quelques secondes auparavant, c’était du passé. Comme s’il y avait pensé la semaine d’avant et que depuis il s’était écoulé de longs et très longs jours douloureux. Arsène se sentait tout mou, et ce n’était pas peu dire à quel point il était mal. Il avait dégonflé aussi vite qu’un ballon gonflé à l’hélium qu’on avait lâché avant d’avoir eu le temps de faire un nœud. C’était horrible. Complètement irréel.

Le reflexe était plus fort que lui, Arsène se retrouva debout sur le lit avant même qu’Ella ait terminé de lui demander si lui-même se protégeait. Cette question était complètement insensée. Biensûr qu’il se protégeait, il ne voulait pas stupidement se retrouver père dans neuf mois ! Du moins c’est la réponse qu’il aurait donné à n’importe laquelle de ses maitresses d’un soir, sauf qu’avec Ella ils avaient convenus que c’était elle qui se protégerait. D’autant plus que pour l’instant il n’était pas d’actualité qu’elle tombe enceinte de Klaus. A croire que la situation avait changé et qu’elle avait oublié de l’en informer. C’était horrible ! Complètement irréel !


Mais non je ne me protège pas ! Tu étais censée prendre ta potion contraceptive !

C’était impossible ! La situation ne pouvait pas être celle qui se déroulait sous ses yeux. Arsène se senti prit de panique. Le médicomage se mit à se passer les mains dans ses cheveux de manière maniaque, malmenant son cuir chevelu. Ceux-ci se retrouvèrent bientôt en épis et complètement décoiffés. Il avait envie de se les arracher, si seulement ça pouvait lui faire trouver un sens à ce qu’Ella venait de lui annoncer. Se retournant sur le lit pour tourner le dos à Ella, Arsène se mit à réfléchir à deux cents à l’heure, retournant le problème dans sa tête. Respirant profondément, le médicomage commença à s’énerver lorsqu’Ella se moqua de lui, employant le même ton que lui-même précédemment. Ce n’était pas le moment de rire, ne voyait-elle pas que le problème était juste considérable ? Ils étaient dans de beaux draps maintenant. Voilà qu’ils allaient devoir se débarrasser d’un embryon, c’était vraiment une perte de temps toute cette histoire.

Ella se n’est pas le moment de plaisanter ! Il faut qu’on réagisse là !

Apparemment la jeune femme sembla remarquer l’état de panique dans lequel se trouvait son amant car elle tenta de le rassurer. Malheureusement ses paroles ne firent qu’aggraver les choses. Arsène se retourna sur le lit de manière assez maladroite et se prit les pieds dans le duvet. Juste avant de tomber, il réussit à articuler :

Non je ne me suis pas trompé….


BOUM

Le choc de la chut sur le tapis fut plus douloureuse qu’il n’aurait pu le penser. Ça le surprit et sa tête vint heurter légèrement le tiroir de la commode. Arsène ne tomba pas dans les pommes mais il se trouva suffisamment sonné pour ne pas terminer sa phrase. Il ne calcula pas tout de suite que ses pieds s’étaient pris dans la couette et que ça l’avait déséquilibré. Sa baguette avait volé à travers la chambre pour terminer sa course on ne sait pas trop où. Sa tête lui faisait mal, mais Arsène tenta de se lever tant bien que mal et sans grand succès. C’est donc assis sur son derrière, appuyé contre la commode avec les poignets qui s’enfonçaient dans son dos que le brun annonça :

Mais t’es folle !!! Tu ne compte quand même pas le garder ?! C’est complètement ridicule !!
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MessageSujet: Re: Les problèmes n’arrivent jamais seuls [PV Ma maitresse N°1]   Jeu 3 Nov - 18:51:06

La jeune femme resta figée mais moins en raison de ce qu'elle venait d'apprendre qu'à cause de la brusquerie de la réaction d'Arsène. Perdre à ce point les pédales sous le coup de la panique était une chose qui la dépassait et donc qu'elle ne savait pas du tout gérer. Voir le médicomage dans un tel état était presque plus stressant que se savoir enceinte, d'autant qu'une telle panique avait tendance à être contagieuse. La différence c'est qu'elle ne réagissait pas au choc de la même manière et si elle avait les nerfs à vif, elle avait assez de self contrôle pour ne pas péter un câble. Perdre son sang froid n'avait jamais arrangé quoi que ce soit, bien au contraire.

La ténébreuse ne releva pas l'accusation évidente que contenait la réplique du sorcier concernant le fait qu'elle était censé prendre des potions contraceptives. Il lui semblait pourtant bien avoir informé Arsène qu'elle avait arrêté, mais l'heure n'était pas à rechercher un coupable. Elle était même prête à endosser l'entière responsabilité si cela pouvait apaiser la conscience du professeur de soin magique. Il était presque comique de remarquer comment lui s'autorisait à se moquer de ses emmerdes du moment qu'il était pas concerné mais alors dès que monsieur était impliqué, là en revanche, plus personne avait le droit de rire. La légilimens se sentit par contre obligée de revenir sur l'implication contenue dans le « il faut qu'on réagisse » parce que jusqu'à preuve du contraire c'était uniquement son corps qui était mêlé au problème et au risque de paraître froide et insensible, s'il était le géniteur du bébé et bien ça s'arrêtait là. En fait de son point de vue, Klaus aurait beaucoup plus eu son mot à dire que lui, dans la mesure où si elle allait jusqu'au terme, ce serait lui qui élèverait un enfant qui n'était pas le sien. L'ennui c'est qu'il n'était pas question d'avouer son infidélité et donc de confesser qu'elle était enceinte mais pas de lui.


« Il n'y a pas de on, Arsène, c'est moi celle ici qui ait un bébé dans le ventre je te signale. Et donc c'est moi la seule qui devrait paniquer. »

Alors que le médicomage s'arrachait les cheveux sous ses yeux, en affirmant qu'il n'y avait pas d'erreur sur la date de conception, elle le vit se prendre les pieds dans la couette et perdre l'équilibre. Comme au ralenti, la ténébreuse le regarda basculer à la renverse avec un sentiment d'impuissance. En s'exclamant « Arsène ! » , elle eut le réflexe de bondir hors du lit pour tenter de le rattraper avant qu'il se fracasse le crâne, mais en dépit de sa vivacité, il était déjà à terre avant qu'elle n'ait eu le moindre espoir de l'atteindre.

Inquiète, la Duchesse s'était précipitée vers lui, craignant qu'il se soit fait mal. Elle appuya sa paume fraiche sur sa joue , puis posa ses mains sur les épaules du médicomage pour tenter de l'apaiser. C'était décontenançant et perturbant de voir son amant dans un tel état, il lui était impossible de rester indifférente, mais elle ne savait vraiment pas comment gérer ça. La légilimens voulait le réconforter mais étant en même temps un peu responsable de sa réaction c'était loin d'être évident. Les dernières paroles du médicomage où l'on sentait poindre colère et reproche lui contractèrent un peu plus l'estomac, mais que pouvait-elle bien faire ? Un instinct protecteur la poussait simplement à cajoler Arsène pour effacer tout ce qui le torturait comme on aurait pu le faire pour un enfant. Elle se sentait incapable de réagir à son agression verbale aussi, elle laissa passer. Il ne servait à rien d'envenimer les choses et quelque part elle était effrayé à l'idée de se disputer avec lui. Accroupie à ses côtés, elle s'efforça malgré tout de le calmer par ses gestes tendre et ses mots rassurants bien qu'en réalité elle était tout aussi perdue que lui et ne savait pas vraiment quoi dire.

«  C'est bon, écoute.. calme toi, d'accord.. S'il te plait... »

Elle se sentait mal et horriblement tiraillée. Elle commençait à accepter l'idée qu'elle était enceinte mais craignait qu'Arsène ne lui pardonne jamais si elle le gardait. Au fond, cela se comprenait. Avec de gros efforts pour rester posée et empêcher sa voix de trembler, elle déclara:

« Je... Je sais pas ce que je vais faire, okay. J'en sais rien. Je peux pas prendre ce genre de décision comme ça... »

Arsène devait bien comprendre qu'il n'était pas le seul à devoir encaisser le choc, qui d'ailleurs était double dans son cas. Elle venait d'apprendre qu'elle était enceinte, que l'enfant était même pas de son mari, elle se sentait aussi fragile et tremblante qu'une feuille morte et pourtant c'était à elle de chercher à rassurer son ancien professeur. Comme si elle avait pas assez de son bébé dans le ventre sans qu'en plus son amant se mette à jouer les gosses. Il ne l'aidait vraiment pas.

« Aller.. viens, relève toi.. »

Prenant le sorcier par les bras, la jeune femme s'efforça de le soulever pour l'aider à se redresser, mais néanmoins avec une certaine retenue comme si elle craignait qu'il ne la repousse brusquement.
Avec une grosse boule à l'estomac, la jeune femme s'écarta finalement de lui. Elle avait froid, bien que ce n'était pas un froid physique. Machinalement, elle resserra les pans de sa robe de chambre qu'elle maintient en s'entourant de ses propres bras dans un geste auto-protecteur. Sans qu'elle sache vraiment l'expliquer, elle se sentit subitement envahie d'une curieuse envie de pleurer. Sans un mot, elle se rassit sur le lit de la chambre d'hôtel, éprouvant comme une nausée mais qui n'était pas du à la grossesse. Elle se sentait livrée à elle même, submergée par des problèmes qu'elle ne pouvait ni fuir, ni résoudre. C'était des sensations qu'elle connaissait mal. Depuis quand était-elle devenue si émotive ? Dans son silence, elle repensa à ce que venait de dire Arsène, à la possibilité de ne pas le garder. Pourquoi ne pas choisir simplement cette solution, oublier cet incident et ne plus en parler ? Sa mauvaise conscience ne serait-elle pas pire en cachant à Klaus que son enfant n'est pas de lui plutôt qu'en lui cachant une grossesse avortée ? Pas si évident que ça. Relevant le menton, elle lança un regard suppliant à son amant, comme pour lui demander muettement de lui venir en aide.



« Je ne veux pas te faire du tord... ou que tu te sente pris en traitre.. Seulement.. par rapport à Klaus, je... je ne vois pas comment je pourrais faire.. »
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MessageSujet: Re: Les problèmes n’arrivent jamais seuls [PV Ma maitresse N°1]   Jeu 17 Nov - 22:04:54

Comment pouvait-elle lui faire une chose pareille ? Venant de tout autre femme Arsène l’aurait bien moins mal prit. Quoi qu’il n’apprécie absolument pas qu’on lui fasse un enfant comme ça sans lui demander son avis. Mercerdes l’avait bien mené en bateau avec Lou et le peu de temps où il avait cru être son géniteur l’avait plongé dans un embarras très profond. Les enfants, ce n’était pas son truc. Et loin de là. Il était à des années lumières de tout être de moins de 17ans. Il avait toujours eu une sainte horreur de se retrouver dans la même pièce que ces êtres inférieurs, manipulateurs et immondes. A la naissance ils ne faisaient que hurler à vous en briser les tympans, à faire dans leur couches-culottes à longueur de journée, à vous régurgiter dessus et j’en passe. Et avec l’âge on pensait être débarrassé de plein de désagréments, mais c’était pour en trouver de nouveaux. Les gosses qui remplissaient les bancs de poudlard étaient tous plus terribles les uns que les autres, vous guettant avec des yeux de fauves, près à vous sauter à la gorge et à faire les 400 coups.

Non, les enfants ça n’était pas son domaine et ça ne le serait jamais. Tout le monde le savait, y compris Ella qui était même très bien placée pour savoir qu’il les avait en horreur depuis toujours. Et voilà qu’elle lui faisait la chose la pire qu’elle puisse lui faire. Tout cela en lui annonçant que vis-à-vis de Klaus elle ne voyait pas comment réagir.

Mais depuis quand l’avis de Klaus compte ? Il ne s’agit absolument pas de lui !

Depuis quand prenait-elle en compte ce que pensait les autres ? Surtout que là on parlait quand même quasiment d’un mariage blanc dénué de sentiments. Alors l’avis de Klaus, on s’en fichait comme de l’œuf des hippogriffes du zoomagique.

Arsène était toujours assis par terre. L’émotion l’empêchait de se relever. Apprendre qu’elle portait son enfant était une chose, mais découvrir que « l’avis de Klaus » comptait même si ça ne le concernait absolument pas. Elle n’était pas sérieuse là ? Elle n’avait qu’une seule chose à faire : avorter. Et c’est tout. Klaus n’était pas obligé de l’apprendre.

Je vais t’emmener à Ste-Mangouste et tu vas te débarrasser de ce…. De ce…. Bref ! Tu vas t’en débarrasser c’est aussi simple que ça. Je ne vois pas ce que Klaus vient faire là-dedans.

Le médicomage tenta de se relever avec l’aide d’Ella et il s’assit immédiatement sur le lit, à distance de la rousse et de son fœtus de l’enfer. Comment pouvait-elle hésiter, parler en tremblant. Le mariage ne lui allait décidément pas du tout. Elle avait changé. Depuis que Klaus était entré dans sa vie, elle semblait donner de l’importance à des choses complètement futiles. Comme la présence d’un enfant dans son ventre. Depuis quand rêvait-elle d’élever des enfants ? Si encore elle en voulait avec cet allemand, autant lui en faire un qui soit de lui !

Sincèrement je ne vois pas où est le problème. Klaus n’est pas là. Il te suffit de venir à Ste Mangouste maintenant, d’avorter et de rentrer chez toi.

Arsène se rapprocha d’Ella. C’était toujours délicat de convaincre une femme de se faire enlever son enfant avant qu’il ne naisse. Il fallait avouer que ça ne lui arrivait pas souvent et qu’en général il prenait toujours ses précautions. Raison de plus pour reprendre les vieilles habitudes avec qui que ce soit. Les femmes ne sont décidément pas fiable pour un sous et étaient toutes pareilles. Le médicomage passa un bras autour des épaules de sa maitresse. Un mal de tête venait lui exploser le crâne, mais celui-ci devrait passer au second plan encore quelques instants, jusqu’à ce qu’elle craque et accepte sa suggestion.

Si je ne veux pas d’enfants Ella, je ne veux pas non plus qu’il soit élevé par un étranger. Si tu veux faire un enfant à ton allemand, c’est ton choix. Mais si un jour il découvre qu’il élève l’enfant d’un autre, il ne faudra pas que tu reviennes vers moi en pleurant, parce que je ne serais pas là pour t’aider.

Il était catégorique, mais elle savait à quoi s’attendre. Il avait le mérite d’être clair, très clair. Peut-être trop. Mais peu importait. Son avenir était en jeu. Néanmoins, le médicomage se voulait réconfortant, c’est pourquoi il caressait l’épaule de la rousse, la serrant contre lui. Il ne voulait pas la perdre, mais le choix était suffisamment cruel pour qu’il n’ait pas envie d’en faire un. Si elle se débarrassait de cette chose qui poussait dans son utérus, tout rentrerait dans l’ordre. Autrement…
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MessageSujet: Re: Les problèmes n’arrivent jamais seuls [PV Ma maitresse N°1]   Sam 19 Nov - 10:16:52

« Depuis quand l'avis de Klaus compte ? »

Répéta-t-elle sidérée qu'il ait pu ne serait-ce que poser cette question. Comment pouvait-il écarter aussi facilement son époux, l'homme qui s'était engagé à l'aimer et à la chérir jusqu'à la fin de leurs jours, ce que lui aurait été parfaitement et définitivement incapable de faire ? Il n'avait rien compris. Rien du tout. Quoi qu'on en dise, son mari comptait pour elle et qu'il le dénigre de la sorte, comme s'il n'était au fond qu'un accessoire sans importance, éveilla sa colère. Avec un froncement de sourcil réprobateur, la légilimens rétorqua d'une voix assassine:

« Simplement depuis qu'il fait parti de ma vie, Arsène. Mais je ne m'attends pas à ce que tu comprennes. »

Comment pourrait-il comprendre le poids de l'engagement qu'elle avait pris quand lui même n'était même pas capable d'avoir une relation exclusive à moyen terme avec quelqu'un. Comment pourrait il comprendre alors qu'il ne tenait compte que de ses propres intérêts et que seul son opinion ne semblait avoir de l'importante à ses yeux au point qu'il veuille la lui imposer sur l'heure sans tenir compte de ce qu'elle pouvait ressentir. Comment peut on prétendre aimer quelqu'un et lui accorder si peut de considération ? Au fond, ce n'était guère étonnant qu'il ne parvienne pas à garder une relation durable s'il était à ce point incapable de prendre en considération les besoins de sa partenaire et de consentir au moindre compromis.

C'était à vrai dire un constat bien décevant, non pas qu'elle soit surprise, mais faute de soutien, elle espérait un peu plus de compréhension. Si la ténébreuse n'avait pas encore écarté l'avortement comme possibilité, ce n'était de toute évidence pas une chose qui peut se décider sur l'heure. Merde quoi elle venait tout juste d'apprendre qu'elle était enceinte, on pouvait au moins lui laisser le temps de simplement se faire à cette idée avant de vouloir la « débarrasser de ce ... » comme le disait si bien Arsène !


« Dis le donc. Bébé. »

Pourquoi ne pas appeler les choses par leurs noms ? Avait-il l'impression qu'en ne prononçant pas le mot bébé, cela rendrait les choses moins réelles ? Ce n'était que se voiler la face, c'était lâche tout simplement. Et quoi qu'on en dise, aux yeux de l'allemande, avorter n'était pas moins supprimer une vie. Une future vie peut être, mais quelle différence ? En quoi serait-ce moins horrible de tuer quelqu'un qui a déjà vécu 10,20,40,70 ans que d'empêcher un être de voir simplement le jour ?
Franchement que des gens meurent un peu partout dans le monde, homme, femme, enfant, vieillard, peu lui importait, la souffrance d'autrui la laissait complètement indifférente. Mais là, elle était directement concernée. C'est toujours différent lorsqu'il s'agit d'un proche, alors en particulier un être tellement proche qu'il était en elle. Même si elle n'en avait pas voulu de ce bébé, d'autant plus un bébé d'Arsène, ça ne changeait rien au fait que désormais il existait. Oh bien sur, elle pourrait avorter, mais contrairement à ce qu'elle peut ressentir en tuant un parfait inconnu, ça ne lui ferait pas rien. Indifférente à la main apaisante qui caressait son épaule, elle commenta avec cet air glacial d'indifférence que le meurtre lui inspire:


« C'est étonnant. Je n'aurais pas cru que toi, tu sois capable de prendre une vie aussi facilement et sans le moindre état d'âme. »

D'un geste sévère, elle attrapa la main d'Arsène pour arrêter son mouvement déconcentrant. Elle était en colère, et elle était très contente d'être en colère, c'était bien mieux que l'indécision, la panique ou l'inquiétude. C'était le genre de colère froide qui permet de lancer un Avada Kedavra sans rien ressentir, ça la rendait forte, insensible et ça lui permettait de faire froidement ce qu'elle devait faire. Elle chérissait cette colère, et ne voulait pas qu'on tente de l'apaiser.

« Comme je te l'ai dit, je ne peux pas prendre une telle décision comme ça. J'ai besoin de temps pour faire le point et avoir les idées claires. »

Sa déclaration ne souffrait aucune objection. Il n'y avait pas matière à discuter. Il pouvait bien comprendre ça. Il était absolument hors de question qu'elle fonce à Ste Mangouste pour avorter sans se laisser au minimum quelques jours de réflexion.


« Par ailleurs, quand bien même je déciderais de le garder, Arsène, ça n'aurait pas la moindre importance de savoir qui est le géniteur; le père ce sera Klaus. Et tu devrais savoir que ramper en suppliant, ce n'est définitivement pas mon genre.»

Sur ces dernières paroles, la ténébreuse laissa le silence revenir, son regard implacable plongé dans celui de son amant. La suite était encore ses mains, ils pouvaient tenter de rattraper cette matinée et essayer d'apprécier les derniers moments qu'ils avaient ensemble, ce qui impliquait que son cher amant mette de côté sa rengaine « Il faut que tu avortes sur le champ », ou sinon elle était prête à se lever, s'habiller et partir.
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MessageSujet: Re: Les problèmes n’arrivent jamais seuls [PV Ma maitresse N°1]   Sam 3 Déc - 22:34:50

Si Arsène n’avait pas été assis à ce moment précis, peut-être bien serait-il tombé une nouvelle fois par terre tellement les nouvelles qu’il était en train d’apprendre le secouait atrocement. Il était en train de se reprendre une baffe monumentale sans même l’avoir vu venir. Depuis quand l’avis de Klaus avait-il de l’importance ? Au début de la relation qu’elle entretenait avec lui, elle ne faisait que sauver les apparences, se contenter du minimum, vivre un mariage blanc. C’était pour ça qu’il était resté, parce qu’elle avait besoin de quelqu’un qui l’aime, de quelqu’un qui la comprenne. Apparemment il n’était plus l’unique personne dans cette situation. Apparemment, et c’était le plus douloureux de l’histoire, elle était amoureuse de lui. Le médicomage ne releva pas lorsqu’elle s’étonna qu’il pose la question de l’avis de Klaus, il comprit avant même qu’elle n’ait terminé de parler. Elle avait dit ça avec l’offuscation d’une femme qui respecte son mari et qui… l’aime. C’était touchant et douloureux à la fois. Soit. Elle l’aimait et son avis comptait. Mais le fœtus c’était quand même son affaire et pas celle de ce Duc.

Elle termina de parler, lui annonçant une nouvelle fois qu’elle le déchargeait de toute responsabilité. Certes, ça pourrait lui convenir. Sauf qu’il n’avait pas envie de voir cet enfant naitre et grandir dans une famille qui n’était pas la sienne. Il n’aimait pas les enfants, mais il ne fallait quand même pas pensé qu’il ne voyait pas l’avenir arriver gros comme une maison. Que ferait le gosse le jour où il réaliserait que son père n’est pas celui qui l’a éduqué et aimé durant toutes ces années ? Que se passerait-il le jour où tout serait mis à nu ? Si ça n’avait pas été Ella probablement que cette affaire aurait eu moins d’importance, mais il s’agissait quand même de la femme qu’il aimait et même s’il n’était apparemment plus le seul à être au centre de ses pensées, il ne pouvait pas la laisser gacher ainsi sa vie. Avec un embryon. Car c’était ce que c’était, un embryon et surtout pas un être humain. Il ne fallait tout de même pas pousser le bouchon trop loin.

Prendre une vie ? Je suis désolé Ella mais la vie d’un embryon n’est pas une vie à proprement parlé, humaine. Tu peux en dire ce que tu veux, mais tu ne peux pas la comparer aux autres vies que tu as prises. Alors ne vient pas me faire la leçon car franchement c’est très mesquin de ta part.

Le médicomage n’avait pas bougé d’un cil en disant cela. Il ne voulait pas s’éloigner de la sorcière qu’il tenait dans ses bras. Il la connaissait, savait comment elle pouvait se défendre verbalement pour dissimuler le reste de manière plus efficace. Mais quand même, un embryon n’avait pas le même statut qu’un être humain qui était déjà né. Arsène décida de prendre les choses avec calme, il ne voulait pas déclencher une dispute car il savait très bien que ce n’était pas ce qui arrangerait les choses. Maintenant que le choc était passé, il était redevenu maitre de lui-même et ses idées étaient plus claires dans sa tête. Il attaqua dans le vif du sujet, sans passer par trente chemins.

Je ne savais pas que tu avais de réels sentiments pour Klaus. Je comprends que ta décision puisse être difficile vis-à-vis de lui. Mais si tu l’aime autant que tu le laisse transparaitre, je ne peux que t’encourager à ne pas garder cet enfant qui n’est pas de lui.

Lui aussi il l’aimait et c’est ce qui poussa son ancien professeur à passer sa main dans la chevelure rousse de sa compagne. Il n’avait pas peur qu’elle le repousse, si elle était prête à garder son enfant dans son utérus, c’est qu’elle devait tenir un minimum à lui, sinon elle n’hésiterait pas à s’en débarrasser.

Ella… Quel intérêt est-ce que tu aurais à garder cet enfant ?


De ses yeux noisette, il chercha le regard de la jeune femme, cherchant à cerner les pensées qui la traversait et pouvoir mieux comprendre sa réaction et sa décision. Avorter lui était-il vraiment si difficile ? Mais pourquoi ?

J’aimerais simplement comprendre. Comprendre la place d’un enfant qui n’est pas le sien et que je ne veux pas. Explique-moi…

Sa voix était calme et il fit de son mieux pour ne pas paraitre insistant. Finalement, elle lui donnait gain de cause et il pourrait partir d’ici sans avoir à prendre en considération le fœtus qui était en elle. Mercedes l’avait déjà préparé à ce genre d’éventualité lorsqu’elle l’avait mis au pied du mur avec Lou. Il savait qu’il pourrait le supporter malgré sa sainte horreur des enfants et de tout ce qui s’y rapporte. La balle était dans son camp.
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MessageSujet: Re: Les problèmes n’arrivent jamais seuls [PV Ma maitresse N°1]   Dim 4 Déc - 1:46:15

Elle semblait l'avoir blessé d'une manière qu'elle ne comprenait pas en témoignant son attachement à Klaus. Arsène ne pouvait ignorer que cet homme comptait pour elle, sans quoi elle ne l'aurait pas épousé. L'ancienne mangemort n'était pas aussi insensible et calculatrice qu'il pouvait le croire et elle n'aurait pas partagé la vie d'un homme qu'elle n'appréciait pas. Quoi qu'il en soit ménager les sentiments d'Arsène n'était pas la priorité actuelle et cela attendrait bien un peu. Avant tout il fallait qu'elle fasse le point avec elle même. Qu'elle parvienne ne serait ce qu'à déterminer ce qu'elle ressentait par rapport à tout ça et décrypter le flux d'émotions qui la submergeaient. L'introspection ce n'était définitivement pas son truc. S'interroger sur ces sentiments était une chose totalement à l'opposer de ce à quoi elle s'était entrainée toute sa vie: les maintenir à l'écart jusqu'à les faire disparaître dans les profondeurs de son inconscient. Il lui était pénible de chercher à comprendre et de plonger dans cette marée de sensations qui l'étouffaient.

Il était inutile de débattre du statut de cet enfant à naître, ils n'étaient pas du même avis sur la question, argumenter n'y changerait rien et surtout ce ne pouvait pas être là la véritable raison à ce qui la taraudait à ce point. C'est vrai qu'un embryon n'était pas une personne, tout juste quelques cellules amassées alors pourquoi est ce que cette vie là était si importante à ses yeux ? Par ailleurs, entendre Arsène parler des vies qu'elle avait prise avec une telle neutralité la perturba d'une façon qu'elle n'aurait su expliquer. Le fait qu'il puisse l'accepter tout en connaissant ces facettes les plus sombres et ces secrets les plus terribles, qu'il reste à ses côtés en dépit de la noirceur de son âme était bouleversant. C'était une chose de savoir, une autre de constater. Personne d'autre ne pouvait se vanter d'en savoir autant à son sujet. Ils étaient liés d'une manière encore bien plus intime que ce qu'une quelconque relation amoureuse ou physique pouvait permettre. De même, l'être qui croissait dans son ventre était un secret supplémentaire que tout deux partageaient. Et au fond, peut être qu'une partie d'elle aimait cette idée. Dans les recoins obscurs et tortueux de son âme, peut être aimait elle l'idée de porter cet enfant illégitime, son enfant. Bien au delà du lien charnel que ce bébé symbolisait, il les liait surtout par le secret de son existence honteuse, comme s'ils étaient ensemble les complices d'un même crime. Cela aussi pourrait il le comprendre ? Si Arsène apprenait ce qu'il y avait au fond de son âme à cet instant, pourrait il aussi l'accepter ?

La ténébreuse fronça les sourcils comme pour chasser une idée dérangeante. Au final, elle avait, semble-t-il réussi à éclaircir ce qui se passait au plus profond de son inconscient même si cela revenait plus ou moins à accepter qu'elle était définitivement une psychopathe manipulatrice, tordue et bonne à enfermer. Elle ne pouvait décemment pas donner une telle explication à Arsène faute de paraître complètement cinglée. Hésitante, elle chercha un peu ses mots si bien qu'elle du s'y prendre à plusieurs fois pour trouver comment présenter les choses.


« Je.. C'est juste que.. ce.. bébé.. c'est le nôtre. » Réussit-elle à articuler alors que sa voix s'étranglait dans sa gorge. Elle pataugeait en plein brouillard niveau explication, mais en prononçant ses quelques mots ce fut comme si les choses se mettaient en place d'elles même dans son esprit. Les mots suivant lui vinrent avec la force brutale de l'évidence, directement du fond de son âme.

« Je ne peux pas ne pas aimer quelque chose qui est de toi.  Et je ne peux pas ne pas vouloir partager quelque chose avec toi quand bien même ce serait la pire des abominations. »

Que pouvait on répondre à cela ? Sans doute pas grand chose. Car qu'importe que cela soit absurde ou complètement fou, ce n'est pas le genre de déclaration à laquelle on peut opposer une quelconque logique. Si Arsène avait encore des doutes sur ses sentiments profonds, ces dernières paroles ne souffraient aucune équivoque. Que ça lui plaise ou non, elle venait de lui offrir son âme mise à nue.
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MessageSujet: Re: Les problèmes n’arrivent jamais seuls [PV Ma maitresse N°1]   Dim 4 Déc - 16:50:29

Les paroles d’Arsène semblèrent plonger Ella dans la perplexité et dans une intense réflexion. C’est vrai qu’il n’avait pas mâché ses mots en ce qui concernait les sentiments qu’elle éprouvât pour Klaus, mais Arsène était vite blasé de tourner autour du chaudron. De plus c’était en général un sujet de discorde et il y avait au final toujours des gros malentendus. Il valait mieux, et ça Arsène en était très conscient, dire ce qui était sans passer par quatre chemins. Efficacité, compréhension c’était optimal. Biensûr il fallait pour ça parfois mettre son orgueil de coté, mais quand il s’agissait d’Ella, en général le professeur de soins magiques faisait de son mieux pour être le plus clair possible en évitant de faire déborder la potion. Ça évitait aussi très clairement les pleurs et les insultes. Autant vous dire qu’Arsène avait une grande expérience en la matière. Il aurait pu rédiger un livre intitulé « Le meilleur comportement à adopter lors que l’on s’explique avec le sexe opposé ». Il en aurait très probablement vendu des millions.

Quoi que la question n’était pas là. Arsène n’était pas réellement contrarié que sa maitresse puisse être amoureuse de son mari, bien qu’il n’ait pas pensé que cela arriverait si vite. Quelque part, il était content pour elle. Et ne pensez pas par là qu’il fait preuve d’une grande âme bienfaitrice en pensant cela, mais cela rend la vie plus facile. Si Ella en était venue à détester ce cher et tendre Klaus, qui aurait payé les chaudrons brisés ? C’est lui biensûr. Alors que si tout se passait pour le mieux entre le Duc et sa jeune femme, dans ce cas le médicomage ne pouvait qu’espérer passer d’intenses moments de bonheur avec sa maitresse. CQFD.

Alors qu’elle venait pratiquement de lui annoncer que ses sentiments pour Klaus avaient très nettement évolué, au point de lui demander son avis sur une grossesse issu d’un adultère, voilà qu’elle lui faisait la plus belle déclaration d’amour qu’un homme pouvait entendre. Enfin biensûr si vous voyez la chose du point de vue d’une femme. Car peu d’homme verrait d’un œil aussi adorable qu’une femme leur annonce qu’elle porte leur enfant. Surtout lorsque dans la situation d’Arsène, vous n’êtes pas le mari. C’était donc au tour d’Arsène d’être perplexe.

Le médicomage, dont la main avait cessé de caresser les cheveux de son ancienne étudiante pour se stabiliser entre ses deux omoplates, resta sans voix quelques instants, le temps de comprendre ce qu’elle venait de lui dire. C’était… absolument irrationnel. Charmant, certes, mais complétement irrationnel. Il n’avait pas signé pour entendre des choses pareilles. Et encore, il n’avait rien signé du tout, lui. Avant de répondre, il passa sa main libre sur son visage, comme pour être biensûr qu’il était réveillé et que tout ceci était réel.


Hum… C’est très…

Les mots lui manquaient et il fallut quelques instants de réflexion supplémentaires à Arsène avant de reprendre.

Quand bien même cet enfant soit le nôtre et que tu… l’aime. Pense-tu sincèrement que lui donner naissance serait juste vis-à-vis e Klaus ? Si tes sentiments pour lui sont aussi sérieux que tu le laisse transparaitre alors laisse-moi supposer que tu lui ferais plus de mal à lui en gardant ce… bébé, que tu n’en ferais à moi en avortant.

Évidemment, Arsène se fichait royalement de ce que Klaus pourrait en penser, il ne le connaissait même pas. Mais tout était bon pour défendre ses intérêts, d’autant plus que par la même occasion il défendait aussi les intérêts d’Ella, même il elle ne semblait pas le réaliser. Quoi qu’il en soit, le médicomage avait grand besoin de se remettre les idées en place, il ne pouvait plus rester assis sur ce lit. Son crâne commençait sérieusement à lui faire mal.

Il se mit debout et se dirigea vers la salle de bain dans l’idée de se rafraichir. Rien e mieux pour se remettre les idées en place et se réveiller. En plus, ça laisserait Ella réfléchir à la situation.

Je vais prendre une douche. J’ai mal à la tête. Prends ta décision Ella. Essaye de prendre la bonne.

Avant de s’enfermer dans la salle de bain, le médicomage posa un chaste baiser sur les lèvres de sa maitresse.
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  • Ella Von Königsberg
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MessageSujet: Re: Les problèmes n’arrivent jamais seuls [PV Ma maitresse N°1]   Dim 4 Déc - 17:48:31

Fixant le vide dans une immobilité absolue, la ténébreuse attendait de voir quelle serait la réaction d'Arsène à ses propos. Si elle s'était autant dévoilée, c'était parce qu'elle souhaitait qu'il comprenne ce qu'elle pouvait ressentir. Il n'y avait plus de fausses excuses. Au fond sa considération pour Klaus, même si elle était réelle n'était qu'un prétexte et la vraie raison de l'importance qu'elle accordait à cette vie dans son ventre, elle l'avait expliqué un peu avant. Si Ella rechignait à ce débarrasser de ce bébé, ce n'était ni à cause de Klaus, ni à cause d'Arsène mais uniquement à cause de ce qu'elle ressentait. En somme, c'était profondément égoïste. Par ailleurs, à sa manière tordue, elle venait de lui dire clairement à quel point elle tenait à lui et elle était en droit d'espérer un peu mieux qu'un « hum.. c'est très.. » comme réponse.

Le médicomage poursuivit mais ses paroles montraient clairement que soit il n'avait rien compris à ce qu'elle avait dit, ce qui était particulièrement agaçant, soit qu'il avait délibérément décidé de ne pas en tenir compte pour passer outre sa déclaration gênante. Ce qui était d'autant plus rageant. D'abord il affirmait que Klaus n'avait pas son mot à dire et maintenant voilà qu'il semblait défendre les intérêts de son mari. Cherchez la logique. En fait il n'en avait rien à cirer ce qu'elle pouvait bien ressentir et tout ce qu'il l'intéressait était qu'elle se décide à avorter. Un vrai dialogue de sourd. La légilimens ne réagit pas lorsque son amant se leva, ni lorsqu'il vint déposer un bref baiser sur ses lèvres avant de disparaître vers la salle de bain. Elle conservait un air absent, le regard assombri par ses pensées, comme si, bien que présente physiquement, elle était déjà ailleurs. Si Arsène ne faisait pas le moindre effort de compréhension, elle n'avait plus rien à fiche ici.

Elle n'avait aucune envie de prendre une décision, ni de devoir encore argumenter et chercher à s'expliquer. La belle en avait plus qu'assez qu'il s'évertue à lui dire ce qu'elle avait à faire, plus qu'assez de subir ses questions et ses arguments moralisateurs. La ténébreuse regarda distraitement son ancien professeur disparaître derrière la porte de la salle de bain avant de réaliser qu'elle était enfin seule avec elle même. Il lui avait demandé de prendre sa décision, la bonne. La bonne pour lui, naturellement. Voilà qui laissait beaucoup de choix, pas vrai ? Il avait donc remis ça sur le plateau, se souciant juste de sa tranquillité d'esprit lorsqu'il serait certain qu'elle allait avorter... Elle avait déjà dit qu'elle ne voulait pas prendre de décision maintenant et cela n'avait pas changer en l'espace de quelques minutes.

Elle fut tirée de ses réflexions par l'eau qui commençait à couler dans la pièce à côté. Elle n'avait pas l'intention d'attendre sagement qu'il ait fini, parce que lorsqu'il sortirait de cette pièce il voudrait une réponse qu'elle n'était pas décidée à lui donner. La tueuse se leva alors en silence et commença à se rhabiller. Abandonnant le robe de chambre de l'hôtel sur le lit, elle enfila sa robe de la veille, faute de vêtements de rechange et sa longue cape de velours noir puis chaussa ses escarpins sans un bruit. Elle était prête à partir, lâchement, pour ne pas avoir à faire face. La ténébreuse ne supportait pas qu'on lui force la main et elle n'avait pas l'intention d'affronter pus longtemps l'empressement du médicomage et son insistance pour qu'elle avorte. Le bruit de l'eau cessa un instant. Le regard smaragdin de l'Allemande se posa un dernier instant sur la porte close. Une dernière hésitation avant de s'enfuir comme une voleuse sans un au revoir. Elle n'attendrait pas qu'il sorte de la douche, car après elle n'aurait plus d'échappatoire. Alors, la belle attrapa son sac, et les doigts serrés autour du manche de sa baguette magique, elle transplana sans plus de cérémonie.
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  • Arsène Vawdrey
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MessageSujet: Re: Les problèmes n’arrivent jamais seuls [PV Ma maitresse N°1]   Dim 4 Déc - 18:24:48

Arrivé dans la salle de bain, Arsène remarqua qu’il avait précipitamment refermé la porte derrière lui. Il s’appuya quelques instants contre le battant et se prit la tête entre les mains, fermant les yeux quelques instants. Le silence qui planait dans la salle de bain l’apaisa légèrement et contribua à diminuer son mal de tête. Il attendit une minute avant de s’approcher du rebord du lavabo pour s’y agripper, plongeant son regard dans son reflet. Il avait mauvaise mine, force était de le constater. Il avait senti que son crâne s’était légèrement mis à saigner après sa chute, mais une croute s’était déjà formée, bien qu’encore douloureuse. Son teint était pâle et se yeux mal réveillés.

Lentement, le médicomage entreprit d’ouvrir le robinet d’eau chaude de la baignoire. Il se savonna le corps au ralentit et complétement plongé dans ses réflexions. Il n’arrivait pas à ce concevoir qu’Ella Schwarz, la jeune étudiante très prudente qu’il croyait si bien connaitre, ait pu se laisser mettre enceinte par lui-même. Déjà ça, ça semblait carrément irréel. Mais ajoutez par la dessus l’idée saugrenue de garder cet enfant était par contre complétement dingue et impensable. La situation le dépassait complétement. La jeune femme ténébreuse allait forcément ouvrir les yeux et réaliser que c’était inconcevable de ne pas avorter. Ça semblait bien plus logique pour tout le monde. Qu’avait-elle à la fin à vouloir soutenir que ça avait de l’importance pour elle ?

En même temps qui aurait demandé à Arsène d’essayer de comprendre une femme qui en plus était enceinte ? Personne de censé en tout cas. La question des sentiments vis-à-vis du... de l’amas de cellules qui grandissait dans son corps n’arrivait pas à s’imposer à son esprit. Et rien, ni personne, n’aurait pu l’y aider.

La croute de sang s’était détachée et Arsène faisait à présent pression derrière son crâne avec une serviette blanche pour stopper la petite hémorragie. Sa baguette étant dans la chambre, il lui faudra ressortir avant de pouvoir pratiquer un sortilège de Firmare Vulnera et oublier cette chute. Une autre serviette était enroulée autour de sa taille lorsqu’Arsène entreprit de retourner dans la chambre après avoir pris une profonde inspiration. Qu’allait lui annoncer Ella ?

Rien.

La Chambre était vide. La robe de chambre était posée sur le lit et les affaire de la ténébreuse avait disparu. Elle avait pris la fuite. Commet pouvait-elle lui faire une chose pareille ? La colère recommença à gronder dans la poitrine du médicomage qui envoya avec violence la serviette imbibée de sang contre la porte qui donnait dans le couloir du motel Moldu.

Avec rage, il entreprit d’attraper sa baguette, de refermer la plaie et de s’habiller. Il n’osait pas trop pensé à toutes les insultes qu’il avait envie de hurler en cet instant précis ! C’était fini, si elle était à ce point bornée et égoïste, il était bien décidé à définitivement la quitter. On ne jouait pas ainsi avec… avec lui. Quel garde cet enfant de malheur si ça lui faisait plaisir, il se garderait bien de rire le jour où l’autre imbécile d’allemand découvrirait que ce n’est pas le sien et qu’il est cocu depuis le début. Après tout, elle est maitresse de son destin.

Une fois ses affaires réunies, Arsène sortit dans le couloir et descendit à la réception payer la note. Ça sera la dernière fois qu’il mettrait les pieds ici ! Au diable les Von Konigsberg !
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MessageSujet: Re: Les problèmes n’arrivent jamais seuls [PV Ma maitresse N°1]   

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