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 Hugh Murray
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  • Hugh Murray
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    • Age : 23
    • Date d'inscription : 25/02/2011

    • Pensine
      Statut sanguin: Assimilé sang-pur
      Baguette magique: Bois de Genévrier, souple, contient un nerf de dragon, 32 centimètres
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MessageSujet: Hugh Murray   Mar 30 Aoû - 15:42:56

Nom : Murray
Prénom : Hugh
Poste Souhaité : Joueur de Quidditch à la retraite et mafieux
Age : 57 ans
Age du posteur : 15 ans
Comment avez-vous connu le forum ? DC (ça fait un mois et demi que j’ai demandé l’autorisation mais, enfin, voilà la fiche)
PS : Merci de changer le pseudo, il avait été choisi en prévision d'un autre personnage.

L’homme était assis dans son fauteuil. L’ombre de son imposante silhouette s’étalait sur le sol en bois patiné du salon, éclairé par une lampe dont l’abat-jour était terni et légèrement opaque. La respiration bruyante et soufflante, il marmonnait de sombres pensées entre ses dents. Il avait récemment tenté une quatrième fois de se débarrasser de son cousin avec un accident prémédité, mais comble de malheur, le dérangé chef du clan ne s’était même pas trouvé à l’endroit où l’accident était prévu. Il était alors entré à nouveau dans une colère folle, et avait rossé son informateur, le laissant dans le jardin, dans un état peu reluisant.

Depuis sa retraite à l’âge de cinquante-et-un ans, il avait l’ambition de se débarrasser de son maudit cousin pour devenir chef de clan et s’accaparer par la même occasion les richesses, pas si grandes que ça mais cependant confortables, que procurait ce statut. Hélas pour lui, toutes ses tentatives avaient misérablement échoué. Il avait d’abord commencé par nuire au crédit de John Murray en répandant de fausses rumeurs à son sujet, mais le fait était que nombre de sorciers considéraient déjà son cousin comme fou, ce qui n’arrangeait pas les choses car les rumeurs perdaient dès lors tout leur intérêt. Il avait alors recouru à des méthodes plus violentes, tentant d’évincer proprement son cousin en dissimulant un assassinat en accident. Cependant, il devait être très prudent. Il savait que si son cousin mourait dans des circonstances particulièrement douteuses, il ne se passerait pas deux jours avant que la justice magique ne vienne sonner à sa porte, tant l’inimitié des deux hommes était grande. Aussi, il prenait d’infinies précautions, et chaque fois que sa machination échouait, son homme de main en pâtissait.

Homme violent et brutal, depuis qu’il avait perdu l’occupation que lui procurait le Quidditch, et qu’il avait dû mettre son Nimbus au placard, il n’avait cessé de tenter de s’accaparer la moindre once de pouvoir ou de richesse qui passait sous son nez. A cet effet, dépité de ne pouvoir prendre la place de son damné cousin, il avait racheté avec ses économies de toutes ces années de Quidditch une maison entourée d’un domaine assez grand que pour dissimuler les activités illicites qui s’y déroulaient au fond du parc, dans des caves aménagées sous terre et masquées par les arbres, ainsi que par des sortilèges. Afin de pouvoir à la fois augmenter les revenus que lui procuraient ses rentes et étendre son influence, il avait fondé tout un réseau mafieux de reventes de drogues et autres substances psychotropes ainsi que de médicaments pour les sorciers. Après un lent démarrage et quelques personnes dérangeantes à évincer, il avait pu enfin jouir de revenus suffisants que pour continuer ses tentatives contre son cousin, ne renonçant jamais à sa place.

Etant impitoyable, il n’avait eu aucun scrupules lorsqu’il s’était agi d’intimider, voire de se débarrasser d’éléments perturbateurs. Si le Quidditch lui permettait autrefois d’avoir un exutoire à la violence dont il pouvait faire la manifestation, privé de celui-ci, il devenait véritablement dangereux ; une dangerosité qui était d’ailleurs doublée d’un machiavélisme à toute épreuve s’il n’agissait pas de manière impulsive. Un observateur extérieur qui connaîtrait sa nature exacte dirait certainement qu’Hugh Murray était un personnage corrompu par l’avidité de pouvoir, et la cupidité, dont le caractère dangereux était avéré. Cependant, présentant toujours un visage convenable et respectable à la communauté extérieure, il n’avait jamais été inquiété.

Hugh Murray soupira une dernière fois, et se releva. Il traversa la distance qui le séparait de la porte et, peu après, sortit dans le jardin. Il marcha d’un pas rapide entre les buissons, qui auraient bien eu besoin d’être taillés. Il se promit de faire comprendre à son homme de main, qui jouait également le rôle de majordome et de valet – il n’avait pas d’elfe de maison, principalement parce qu’en acheter un était une grosse dépense – que le jardin méritait de l’entretien. Ayant des ambitions plus hautes que ses moyens, et le goût du confort et du luxe, il lui semblait impensable de s’occuper du maintien de son jardin lui-même. Arrivant au fond de sa propriété, qui n’était pas de très grande taille, mais abondamment recouverte de buissons, bosquets et arbres, il s’avança vers un gros chêne, et sortit sa baguette, avec laquelle il tapota le tronc. Une porte s’y ouvrit, et il entra.

Là était le repaire de son organisation. S’y trouvaient également les réserves des produits dont il faisait la revente, un laboratoire nécessaire à l’élaboration des mélanges psychotiques ainsi qu’à l’établissement des recettes des médicaments qu’il revendait via ses systèmes et, occupant la moitié de l’espace souterrain, la salle de fabrique, remplie de gros chaudrons dont une partie bouillonnait toujours. Il entra dans l’atelier, et tomba sur deux membres de son équipe. L’un d’eux, vêtu d’une robe se sorcier par-dessus laquelle il avait passé un tablier blanc passablement taché, était affublé de petites lunettes carrées, perchées à l’extrémité de son nez. C’était son potionniste. Hugh lui avait demandé de travailler à l’élaboration d’une substance nouvelle, qu’il espérait lancer sur le marché africain, mais pour ce faire, certains éléments restaient à revoir. L’autre, des yeux rusés et atteints de strabisme, le visage d’une grande pâleur, était son second. Il lui tendit un petit parchemin roulé, que l’ancien batteur décacheta à l’aide d’un sort, tout en vérifiant que celui-ci n’avait pas été ouvert auparavant. Ses yeux gris bougèrent au rythme des phrases, puis il s’appuya sur la table, pour rédiger une réponse rapide, avant de donner quelques instructions à ses sous-fifres et de ressortir à l’air libre par l’escalier de pierre brute en colimaçon. Les affaires marchaient bien.

En avançant, il jeta un coup d’œil vers la bâtisse de pierres grises, dont l’extérieur était presque entièrement restauré. Les revenus de sa retraite et de ses activités passaient, pour une bonne partie, dans la restauration du vieux bâtiment et, pièce par pièce, la demeure se voyait lustrée et réaménagée. Un même traitement avait été adressé à son petit appartement de la banlieue londonienne, qu’il possédait depuis qu’il n’avait plus pu supporter de vivre sous le même toit que son cousin, sans avoir envie de lui tordre le cou.

Cependant, en dépit du fait qu’il vivait de plus en plus confortablement, et que l’étendue de son influence grandissait dans certains domaines, Hugh Murray n’en restait pas moins un homme insatisfait ; insatisfait de la lenteur de sa progression, frustré de la longévité de son cousin, agacé par les multiples difficultés inhérentes à ses projets qui se dressaient systématiquement sur sa route. Sa vie était plus simple quand il n’était qu’un simple batteur. Pris d’une soudaine nostalgie, une fois rentré dans son salon, il sortit un vieil album photo en cuir du secrétaire en noisetier, qu’il entreprit de feuilleter, la tête pleine de souvenirs, au rythme des pages qui se tournaient.

Son regard s’arrêta sur une grande photo, montrant un adolescent de grande taille, aux muscles déjà fort développés, une batte à la main, qui souriait, malgré son regard assombri par une touche de brutalité. Lors de sa deuxième année à Poudlard, il avait très vite été remarqué lors des essais de sa maison, Serpentard. Les mots du Choixpeau étaient sans appel : ‘‘ceux-là sont de vrais roublards, et parviennent toujours à leurs fins’’. Et en effet, il avait toujours triomphé dans chacune de ses entreprises, sauf lorsqu’il s’agissait de la question de son frère, qu’il maudissait jusqu’à la dixième génération. Sachant déjà très bien voler, il avait passé les tests. Il était tout de suite apparu que sa carrure et son poids ne lui permettaient pas d’être attrapeur. Le capitaine de l’équipe avait alors estimé qu’au poste de batteur, il aurait les plus grandes qualités. Et à juste titre. Frappant sur les cognards avec une violence et une force inégalée, il ne s’était passé qu’une année au cours de laquelle il n’avait pas réussi à envoyer un élève à l’infirmerie. Et cette tendance ne s’était pas améliorée, les années passant. Alliant un jeu brutal et précis, les coups qu’il frappait atteignaient souvent leur cible. Son principal défaut était les nombreuses infractions qu’il commettait dans les matchs, lui attirant immanquablement des regards sévères des arbitres.

Alors qu’il tournait une page, sur laquelle deux photos d’une jeune femme brune, qui le regardait avec une aversion non dissimulée se trouvaient, la pendule du salon sonna. Hugh Murray se rappela alors qu’il recevait ce soir même un envoyé d’un réseau avec lequel il projetait de conclure un pacte. Rangeant son vieil album, il traversa le salon et trouva son homme de main, comme il s’y était attendu, dans la cuisine, en train d’appliquer une compresse sur un œil boursouflé.

« Matthew, il faudra dresser la table pour huit heures tapantes. Je reçois quelqu’un. Le petit salon sera parfait. Préparez-moi également deux bouteilles de whisky. Et rangez un peu ce désordre, c’est un vrai foutoir ici. »

Il gravit ensuite l’escalier de bois, puis entra dans sa chambre. Le miroir de la porte de sa garde-robe lui renvoya l’image d’un homme de haute taille et massif, aux muscles des bras saillants, mais dont le ramollissement et la décrépitude se faisaient déjà remarquer par une récente couche adipeuse au niveau de l’estomac. Par ailleurs, sur son visage carré surmonté de cheveux gris coupés court, les cernes et les quelques rides qui entouraient ses yeux brun foncé renforçaient encore la sévérité et la dureté de son visage, aujourd’hui cependant légèrement atténué par la fatigue qui emplissait ses globes oculaires.

En se changeant, il jeta un regard au mur, contre lequel son lit était accolé. Dessus, outre un vieux chandelier qu’il comptait arracher, se trouvait une série de petits cadres, récemment ajoutés. Certains étaient des photos d’équipes de Quidditch, d’autres de famille. Un dernier, recouvert par un petit voile noir, était masqué.

Une vingtaine de minutes plus tard, alors que Matthew s’occupait à la cuisine, Hugh Murray était assis dans son fauteuil dont le cuir commençait à s’élimer, son troisième verre de whisky à la main, le visage plus coloré qu’auparavant, vêtu d’une récente cape de soirée noire, à haut col. Il se sentait à nouveau au mieux de sa forme, cela grâce à la perspective d’un accord pouvant engranger de nouveaux bénéfices, et l’alcool aidant. Il se sentait dans son élément, dans ce salon, et pas seulement parce qu’une vieille batte de Quidditch était accrochée au mur. A défaut de devenir chef de clan, il en profitait pour accroître sa puissance, attendant désespérément que son cousin décède, que ce soit par accident ou pas.

En ce moment, la tête pleine d’ambitions et de projets d’agrandissement, il se sentait prêt à s’accaparer une nouvelle parcelle de pouvoir. Il se sentait prêt à devenir un des hommes les plus puissant d’Angleterre, et seul l’avenir pouvait lui révéler si un jour il trônerait parmi les grands et les puissants du pays.
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  • Ella Von Königsberg
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MessageSujet: Re: Hugh Murray   Sam 3 Sep - 13:06:50

Coucou !

Concernant l'autorisation, je suis désolée, j'ai pas eu de MP sur aucun de mes comptes, donc je sais pas sur qui tu l'as envoyé mxm
Mais bon c'est pas grave c'est ok pour moi ^^
Je valide Wink

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