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 Mikhaïl Evguenitch Dmitriev
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  • Mikhaïl Ev. Dmitriev
    • Nombre de messages : 64
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    • Date d'inscription : 02/07/2011

    • Pensine
      Statut sanguin: Sang-Pur
      Baguette magique: 28,2 cm. Bouleau. Ventricule de dragon. Extrêmement rigide.
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MessageSujet: Mikhaïl Evguenitch Dmitriev   Sam 2 Juil - 10:41:39

Nom : Dmitriev
Prénom : Mikhaïl Evguenitch
Poste souhaité : Chef mafieux
Statut sanguin : Sang-pur
Age de votre personnage : 63
Age du posteur (en HJ) : 20
Comment avez vous connu le forum ? J'suis tombé dedans quand j'étais petit

_________

-Le voilà, chef.

Trois hommes firent leur entrée dans la pièce : l’un d’entre eux tenu fermement par les épaules par les deux autres. Il avait l’arcade sourcilière gauche ouverte, la lèvre supérieure fendue et un bleu s’étendant sur l’essentiel de sa pommette droite. Ses yeux se déplaçaient sans arrêt, semblant chercher une issue quelconque, mais lorsqu’il rencontra le regard de l’homme assis derrière le bureau style Louis XV, il blêmit soudain et sembla perdre l’intégralité de son énergie. Ses tentatives d’échapper à la prise de ses deux gardiens s’arrêtèrent net et il se recroquevilla autant qu’il le put sur lui-même, cherchant même à reculer ce que ses deux gardiens l’empêchèrent de faire en le soulevant de terre. Ils l’amenèrent jusqu’aux pieds de celui qu’ils avaient précédemment appelé chef et le poussèrent au sol. L’homme tenta d’éviter de tomber nez contre terre mais ses mains attachées ne lui furent pas d’une grande aide et il poussa un petit gémissement lorsque son visage vint s’écraser contre la moquette. L’homme assis prit alors la parole, un sourire navré sur le visage, semblable à celui d’un parent sur le point de réprimander son enfant.

-Dimitri, Dimitri, Dimitri ... Combien de fois t’ais-je di qu’il ne fallait pas essayer de m’entuber ?

L’homme au sol fut parcouru d’un frisson à l’écoute de ses mots et il se recula instinctivement.

-Je sais chef, mais ce n’était pas moi ... je n’ai fait que suivre les ordres ...
-Les ordres de qui Dimitri ?
-Ceux de Evgueni chef ...

Le sourire de l’homme assis sembla s’évanouir d’un seul coup, son regard se durcit et il s’écria :

-Evgueni ! Evgueni ! Est-ce que tu me prends pour un crétin Dimitri ?
-Non chef, bien sûr que non, jamais je n’oserais ...
-Suffit ! Je ne veux plus rien entendre ! Que Evgueni m’ait trahi c’est une chose, que tu l’aies suivi en est une autre.
-Mais chef, il a menacé de me tuer ...

Le sourire de l’homme revint mais la lueur dans ses yeux n’indiquait rien de bon.

-Et tu as eu plus peur de lui que de moi ? Grossière erreur.
-Non ... je ...
-Emmenez-le et tirez-lui toutes les informations possibles. Je veux savoir où se terre cette raclure de Evgueni. N’hésitez pas à utiliser tous les moyens à disposition et ensuite débarrassez-vous du corps de façon discrète, je vous rappelle que nous ne sommes plus chez nous ici et les Aurors anglais sont plus difficiles à soudoyer que la police russe en cas de découverte d’un corps.
-Non ... chef, je vous en supplie, je vous donnerais toutes les informations que vous voulez mais laissez-moi ...
-Emmenez-le, je ne supporte plus ses jérémiades.
-Bien chef.

Les deux matons attrapèrent le dénommé Dimitri malgré ses piètres tentatives de leur échapper et quittèrent la pièce en traînant l’homme qui ne cessa de supplier pour sa vie. Une fois qu’ils eurent refermé la porte derrière eux, l’homme derrière le bureau poussa un soupir d’exaspération et se passa la main devant les yeux, comme pour évacuer un surplus de tension. Il se leva ensuite pour s’emparer d’une bouteille entamée de vodka posée sur une étagère et s’en versa un verre conséquent qu’il avala cul-sec. Rien de mieux qu’une bonne rasade pour se remettre d’une déception.

Il savait pourtant que Dimitri ne serait qu’une source d’ennuis, il était trop faible, mais c’était le petit cousin de sa femme et, par amour pour elle, il avait accepté de le prendre à l’essai. Erreur qu’il ne referait plus jamais, Natalia avait beau être une femme sublime et une maîtresse de maison exemplaire, elle ne connaissait rien aux affaires et il ne pouvait plus céder à ses demandes, sous peine de devoir faire face à un nouveau problème comme celui-ci. Or, comme il venait de le dire à ses sous-fifres à l’instant, en Angleterre, le moindre souci prenait des proportions gigantesques.

Il n’aimait pas ce pays, malgré le désordre provoqué par la chute de leur Seigneur des Ténèbres comme son hôte Andreas l’appelait, tout était trop propre. La corruption avait bien évidemment cours, mais à des niveaux nettement inférieurs à ceux de sa chère Russie, et il détestait être obligé de toujours faire attention à ne pas laisser de traces de ses activités pour ne pas se retrouver derrière les barreaux. Enfin, lui ne risquait pas grand-chose puisque, sa couverture étant celle d’un diplomate russe, il avait l’immunité diplomatique mais ce n’était pas le cas de la plupart de ses hommes et un mafieux sans main d’œuvre est un mafieux sans argent, tout le monde sait cela.

Frustré, il se resservit un nouveau verre d’alcool qu’il descendit aussi vite que le premier et sonna son bras droit. Quelques secondes plus tard, un géant de plus de deux mètres, avec un bandeau recouvrant son œil droit fit son apparition devant lui.


-Vous m’avez appelé chef ?
-Ah Lev, je suis content de te voir. Comment va la petite affaire dont je t’ai chargé ?
-Réglée chef, Karstoff n’a jamais vu venir l’aiguille empoisonnée qui en a fini avec sa pathétique existence.
-Bien, bien, je savais que je pouvais compter sur toi Lev.
-Toujours chef.

Mikhaïl se sentit soudain nettement plus léger, voire même heureux. L’enfoiré de fonctionnaire qui l’avait dénoncé aux autorités russes alors qu’il avait grassement payé son silence, l’obligeant ainsi à quitter précipitamment sa terre natale avec toute sa famille pour se réfugier chez sa famille lointaine en Angleterre, avait quitté ce monde : c'était une bonne chose de faite. Cela n’allait pas faciliter son retour en Russie, mais il s’était fait à l’idée qu’il allait devoir s’installer en Angleterre pour un certain moment, alors il avait voulu faire payer ce fils de babayaga.

Il se leva de son fauteuil et s’approcha de son homme de main. Lev était le seul homme qui dépassait Mikhaïl en taille dans toute l’organisation. Le sexagénaire avait beau s’être empâté, il restait une force de la nature et son mètre quatre-vingt-dix-huit lui permettait de toiser ses adversaires de haut, ce qui n’arrangeait pas son ego déjà fortement gonflé. Le mafieux n’était pas d’une intelligence supérieure, loin de là, mais il avait depuis tout petit développé un sens des affaires impressionnant ainsi qu’une ambition sans mesures. Ces caractéristiques combinées à un goût pour la violence prononcé et un alcoolisme carabiné en faisaient un homme qu’il valait mieux ne pas énerver. Essentiellement, il y avait une chose qui énervait Mikhaïl par-dessus tout : lorsque quelqu’un le sous-estimait. Il avait horreur de se sentir méprisé et détestait tout particulièrement les hommes plus intelligents que lui qui refusaient de se salir les mains. Les jalousant secrètement, il les traitait à voix haute de lâches mais craignait grandement une altercation.


-Et concernant nos autres affaires ?
-Nous avons infiltré sans problème le marché de la drogue anglaise, tant du côté moldu que sorcier. Nous nous sommes également hissé aux premières loges du trafic d’organes de créatures magiques. En ce moment, les cours les plus hauts sont ceux des œufs de chimère, des cornes de Grapcornes et du venin de Manticore. Par contre le marché des potions est déjà bien occupé par d’autres groupes, alors pour l’instant on se contente de faire profil bas.
-Très bonne initiative. Et qu’en est-il de cette histoire de légalisation des tapis volants ?
-Apparemment aucune loi n’est encore passée, ce qui nous arrange étant donné que si le marché devenait légal la demande sur le marché noir descendrait drastiquement.
-Je vois, il va falloir suivre cette histoire de près, quitte à faire pression discrètement sur les bonnes personnes, ça m’embêterait fortement de perdre un marché à cause de trois idiots qui se sont pris d’affection pour les tapis volants.

Lev acquiesça. Cet homme était une bénédiction du ciel pensa Mikhaïl en silence. Il était rentré dans la famille lorsqu’il avait tout juste dix-huit ans et aujourd’hui, trente ans plus tard, il s’était hissé à la force de ses muscles et de son cerveau au sommet. Mikhaïl lui aurait confié sa vie sans y réfléchir ne serait-ce qu’une seconde. Dès le début, il avait apprécié ce garçon silencieux mais si efficace. Le géant était aussi utile sur le terrain que pour les négociations, il était extrêmement intelligent, sûrement plus que son patron, mais il vouait une dévotion totale à son chef et n’avait, par conséquent, jamais envisagé de prendre sa place. Il aimait le vieil homme comme son propre père n’ayant jamais connu son véritable père et considérait la famille de Mikhaïl comme la sienne, ayant une affection particulière pour les fils de Mikhaïl. Cependant, si jamais quelqu’un parvenait à débaucher Lev c’était toute l’organisation qui s’effondrerait avec ce départ, seulement Mikhaïl refusait de, ne serait-ce qu’envisager cette possibilité, disant toujours que si Lev l’abandonnait c’est qu’il ne méritait plus sa place de chef car il ne saurait plus garder la confiance de ses hommes.

Le vieil homme sourit à son vieil ami et lui désigna la bouteille de vodka.


-Et si buvions pour célébrer nos victoires ? Nous allons finir par nous y faire à ce drôle de pays, n’est-ce pas Lev ?
-Tout à fait chef, les Anglïskï vont apprendre que chez les Dmitriev on ne se laisse pas faire.

Mikhaïl rigola franchement en entendant cela car en réalité, mieux valait que les Anglais continuent à le prendre pour un diplomate inoffensif s’il voulait que ses affaires fonctionnent, mais il ne voulait pas contredire son meilleur ami. Il changea donc le sujet :

-Et les garçons, des nouvelles ?
-Non chef, Alekseï a écrit dans sa dernière lettre que les examens qui arrivaient l’embêtaient et qu'il s'était légèrement rapproché d'Angélina, mais c’est tout. Quant à Nikolaï, il n’a pas écrit depuis un certain temps, votre femme commence à s’inquiéter.
-Ah les femmes, toujours trop sensibles ! Peut-être que mon fils commence enfin à devenir un homme et n’a plus besoin de raconter l’intégralité de sa journée à sa mère, ce serait une grande avancée. Enfin, nous verrons bien ça lorsqu’ils rentreront à la maison pour les vacances. J’aurais de nombreuses choses à discuter avec eux. Il faudra décider de l’avenir d’Alekseï concernant la petite Fowl et son rôle dans l’organisation et il faudra les tenir au courant que nous allons bientôt avoir notre propre manoir. Andréas est un hôte fort agréable, mais ses fréquentations risquent de nous attirer des ennuis, alors même si le mariage d’Alekseï et de sa fille nous sera bien bénéfique, je préfère avoir nos propres quartiers.
-Ne vous inquiétez pas chef, le manoir que vous avez commandé dans la campagne irlandaise sera terminé d’ici là.
-Je n’en doute pas Lev, je n’en doute pas.

Mikhaïl finit son verre puis attrapa la bouteille qui était encore à moitié remplie et la finit en deux-trois gorgées. Puis il éclata de rire :

-Décidemment il n’y a rien de mieux qu’une bonne vodka !


Dernière édition par Mikhaïl Ev. Dmitriev le Sam 2 Juil - 12:00:14, édité 2 fois
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  • Ange Dawster
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MessageSujet: Re: Mikhaïl Evguenitch Dmitriev   Sam 2 Juil - 11:09:27

Parfait validé ! Very Happy
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