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 [Thème 5]Remember us... even if time has left away (MIS)
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  • Akiko Velon
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MessageSujet: [Thème 5]Remember us... even if time has left away (MIS)   Dim 24 Oct - 11:59:08

Titre : Remember us... enven if time has left away
* Thème choisi : Thème cinq
* Personnage(s) : Principalement Akiko Velon/Ethel Perks
* Résumé : Des années sont passées, tout dans l'écoulement logique de la vie... Akiko Velon a terminé depuis quelques années ses études, et s'est démenée pour faire une carrière d' Auror. Mais au moment où elle songe à mettre son travail entre parenthèse et à fonder une vie de famille, un drame et une dernière mission surviennent... et menacent de tout faire basculer dans le noir et le chaos. Mais si le temps passe, une vraie amitié demeure... et c'est dans les temps les plus noirs qu'elle se révèle la plus éclatante...

* Cadre : Irlande (Derry), puis Ste Mangouste à Londres, puis Poudlard (souvenirs), mais il y aura beaucoup de vas-et-viens, chez Akiko sénior aussi, dans les rues londoniennes, et...

* Année : logiquement 2018
* Complet : OUI
Commentaires : oui
Chapitres ? : Neuf (ce soir 9/9) -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Chap Un : Au bord du gouffre :

Bip...Bip...Bip...

Sur un lit d'hôpital, affreusement blessée, repose une jeune femme d'une trentaine d'années, les longs cheveux noirs aux premières mèches rassemblées en arrière par un lien noir, les yeux clos, les traits détendus, trop détendus. La peau trop pâle, le souffle trop discret, en tenue d'hôpital, des bandages autour de sa poitrine. Sans cela, elle semblerait presque dormir. Son rythme cardiaque reste stable, montrant que la jeune femme est soit dans une profonde inconscience soit dans un léger comas, rien ne peut faire la différence entre les deux états possibles. Nul ne pouvait deviner qu'elle entendait tout, même dans le monde de néant qui l'entoure dans ses songes...

Bip...Bip...Bip...

Des voix, des voix en dehors de son inconscience. Des voix de médecins. Pouah, elle a toujours eu une sainte horreur des hommes de médecine... Où est-elle ? Elle était en Irlande il y a peu encore... où est-elle que diable ! Plus important encore ; Où est Salem, son chat ? Il ne l'aurait jamais quitté, son fidèle chat noir aux yeux d'or... où est-il à la fin ! Mais personne ne semble vouloir lui répondre, entendre ses pensées. Ah, quel dommage... ah non, elle doit réfléchir... comment a t'elle fait pour se mettre dans cet état ? Comment... ah les voix se précisent, elle peut entendre ce qu'ils se racontent :

- "Non, la patiente 206 n'est toujours pas réveillée... ses blessures sont sérieuses, son état est encore instable..."

- "Heureusement que la témointe était là, elle y serait resté sinon ! Heureusement... car au vu de ses blessures et de son état de choc, on l'aurait cru pousuivie par un armada d'ennemis !"

Hein ? Qu'est ce qu'ils racontent ? Elle aurait aimé savoir...l'une des voix reprend alors :

- "La brigade des Aurors a demandé des informations sur ce qu'il s'est passé et sur son état. Ils demandent à ce qu'on les tienne au courant du moindre changement... si elle daigne sortir de son état entre la vie et la mort..."

Il y a un silence, pesant et lourd, ce qui l'inquiète comme les ténèbres manquent de l'avaler de nouveau ! Par pitié, qu'ils parlent, pour qu'elle ne sombre pas davantage ! Parlez, parlez médecins à la noix ! Mais ses cris restent enfermés dans son esprit, alors que la machine diabolique reprend son tintamarre répétitif et dérangeant :

Bip...Bip...Bip...

Elle doit se concentrer sur ses mystérieux interlocuteurs indirects, comme le premier conclut alors que les pas s'éloignent de sa chambre :

- "Patiente numéro 206, Akiko Velon, à surveiller régulièrement. Vous pouvez faire entrer la visiteuse."

Une visiteuse ? Elle serait donc dans un hôpital... voyons, raisonnons un peu... où irait une auror grièvement blessée, et à l'état plus qu'instable... une réponse s'impose dans son esprit tourmenté : Londres, Sainte Mangouste. Tiens, elle serait revenue en Angleterre durant sa léthargie ? Plus important, qui serait la visiteuse ? Ses amis se comptent sur le bout des doigts d'une main, et la plupart remontent à ses années à Poudlard... des amis avec qui elle a perdu contact, sinon par de minces correspondances... qui voudrait donc la voir ? La deuxième voix reprend avant que le silence ne s'installe brièvement :

- "Pas trop tôt, j'ai cru qu'on ne la tiendrait pas !"

Puis d'autres cris qu'elle n'arrive pas à décrypter, très rapidement couverts par l'interminable nuisance d'une machine près d'elle...

Bip... bip... bip...

Enfin d'autres pas surviennent, mais vu leur légèreté, cela ne peut-être qu'une personne, une femme sans doute, les hommes ont souvent ce don de marcher sur leurs talons, ce qui crée une lourdeur dans leurs pas. Une femme est bien plus légère dans sa démarche ! Non, elle n'est pas pro-féministe, c'est juste le résultat de minutieuses observations. Une chaise qui est tirée juste à côté d'elle, puis quelqu'un qui s'y installe, pose quelque chose à terre, puis se penche sur son lit, avant qu'une main ne se pose sur l'une des sienne. Qui est-ce que diable ? Pas sa mère, elle est morte, ca elle le sait trop douloureusement. Pas sa grand mère paternelle, elle s'est éteinte il y a deux ans de cela, puis elle aurait les mains toutes fripées comme du parchemin, ors cette main là... est assez douce, fine et légère. Décidément celle d'une femme adulte selon la grandeur qu'elle peut dégager de son toucher. Puis une voix, douce et chaude, retentit vers là où doit se trouver la personne :

- "Akiko... que t'est-il arrivé ? Tu ne m'avais rien dis de tel dans ta dernière lettre... je m'inquiétais de ta non-réponse à ma dernière lettre..."

Bon, vu comme cela, quelqu'un qui lui est proche, assurément : quelqu'un qui ne le serait pas ne l'appellerait pas par son prénom, sans le déformer de surcroit. Quelqu'un à qui elle écrirait régulièrement... voyons... il n'y en a pas beaucoup qui ont le droit à un tel traitement de sa part... donc une proche amie. Puis la voix... bien qu'elle semble plus mature, elle fait écho dans ses souvenirs... mais qui...

La main se resserre sur la sienne, elle sent toute la nervosité et la tension de la personne, son inquiétude qui transparait dans cette tension de cette main :

- "Ne te laisse pas aller, Akiko. Tu ne peux pas nous laisser... surtout pas avec cette persévérance que tu as toujours gardé, même à Poudlard... tu te souviens ?"

Poudlard... Poudlard ! Mot clé qui lève un des verrous de sa mémoire... Un lieu plein de bons souvenirs... cette voix ! Cette voix ! Pas possible... cette voix... ce serait... Ethel ? Ethel Perks ? Elle se souvenait de la jeune adolescente d'il y a un peu moins d'une vingtaine d'années, ses yeux verts, ses cheveux bruns-roux, sa gentillesse, sa chaleur... son amitié. Sa première amie de Poudlard, une griffone, quand elle faisait son propre parcours chez les aiglons de l'école. Que fait Ethel ici ? Que fait-elle ici ? Ah si... elle se souvient... comment les choses ont mal tourné, comment ce qui aurait pu être d'heureuses retrouvailles ont tourné au drame... c'était... en Irlande...

[1016 mots]


Dernière édition par Akiko Velon le Ven 24 Juin - 20:45:04, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: [Thème 5]Remember us... even if time has left away (MIS)   Mer 3 Nov - 13:01:52

Chap deux : La chute de l'aigle

Ses souvenirs la propulsent loin de cette salle d'hôpital qu'elle imagine, loin de cet appareil à bips infernal, loin de tout cela, seule la voix de son amie lui parvient encore. C'était en Irlande, à Derry précisément, une ville où les tensions anciennes se ressentent encore entre deux camps de professions religieuses légèrement différentes : les Catholiques qui veulent unifier le pays et les anglicans qui veulent que l'Irlande du Nord reste vassale de l'Angleterre. Mais ce n'était pas pour cela qu'elle était partie là-bas, à regret, avec son chat noir aux yeux d'or sur l'une de ses épaules. Elle avait une dernière mission à effectuer avant de songer à annoncer sa flamme à celui qu'elle aime et à fonder une famille, qui sait, à l'avenir. Elle n'était pas de bonne humeur, on lui avait annoncé sa mission à la dernière minute, et elle avait dû décommander une soirée romantique pour s'envoler en Irlande en express. Il faisait un temps mitigé, le ciel bleu était tacheté de nuages gris assez menacants, alors qu'elle rouspéta toute seule :

- "Manquerait plus qu'il pleuve et ma journée serait véritablement gâchée..."

Salem miaula doucement sur son épaule, comme pour compatir avec elle alors qu'Akiko maudissait légèrement le temps irlandais :

- "Il pleut presque tout le temps, et il fait froid, même en été, vivement que je puisse rentrer et terminer le paquet de lettres que je dois renvoyer..."

Mais elle s'efforca de se reconcentrer, la journée touchait doucement vers sa fin, et elle détenait ses informations, la jeune auror savait où elle trouverait l'homme qui est censé lui fournir les renseignements nécessaires pour débusquer un groupe de mangemorts, et elle était censée le protéger dans une escorte vers l'Angleterre. Une mission facile de prime abord, mais elle se méfiait : cela paraissait bien trop facile... elle n'avait pas vu d'ennemis majeurs alors qu'un gros filon de mangemorts était censé résider ici... puis d'abord pourquoi elle était toute seule sur cette mission ? Ils manquaient peut-être d'effectifs mais bon, c'était toujours mieux d'être deux pour escorter quelqu'un... mais bon... ils sont pas logiques, il ne sont pas logiques, c'est tout ! Le point de rendez-vous était sous les portes de la première muraille de l'ancienne Derry, mais quand Akiko arriva, il n'y avait personne... sa main se porta sur sa baguette alors que ses yeux vifs guettaient le moindre mouvement :

- "Mister Taylor ? On m'a envoyée pour vous protéger... montrez vous !"

Une voix doucereuse et mauvaise lui parvient alors à sa droite, qui n'était pas celle de leur client :

- "Vous cherchez quelqu'un, Miss Velon ? Je peux vous renseigner peut-être ?"

La jeune femme se tourna aussitôt en lançant un stupéfix avec sa baguette, qui fut paré par un protego mais eut le mérite de faire reculer son adversaire de plusieurs mètres. Un mangemort... qui tenait quelque chose dans sa main... avec horreur, bien qu'elle le masqua, elle remarqua que c'était un corps affreusement mutilé, dont seule la tête se voyait, tordue par un affreux rictus de douleur pure... probablement tuée par un endoloris long et prononcé... son client. Mince, le courrier préparant la rencontre avait dû être intercepté... mais elle ne perdit rien de son calme et répliqua froidement, Salem à ses pieds :

- "Mangemort... tu vas perdre de ton arrogance quand je t'aurais capturé et rammené en Angleterre... la prison à vie pourrait t'attendre... ou les détraqueurs peut-être..."

Ne jamais montrer sa peur à un ennemi, même si on se sait en difficulté... Salem sifflait à ses pieds, comme pour l'avertir d'un danger imminent, le poil hérissé de colère. Dix mangemorts l'encerclaient alors. Elle savait qu'elle ne pouvait pas gagner ce combat trop inégal par rapport à bien des aspects.Longtemps elle se défendit, récoltant foule de blessures assez sérieuses, et elle dû se replier, attrapant son chat et se transplanant un peu plus loin dans la ville, épuisée, un message en main, qu'elle fixa au cou de Salem en lui ordonnant :

- "Tu vas porter ce message à celui qui nous a ammené ici, je te retrouverais, file et vite !"

Salem voulut protester, mais il finit par s'exécuter et disparaitre dans les fourrés un peu plus loin, avant de grimper sur un toit et de filer par là, ni vu ni connu en apparence... Akiko les sentait qui s'approchaient, ils avaient retrouvé sa trace... elle ne pouvait les battre, elle avait besoin de renforts pour cela, des renforts qui ne viendraient pas rapidement... elle devait les conduire dans un lieu déserté par les moldus qui ne tarderaient pas à venir... ou sinon les faire perdre sa trace. Elle prit sa décision rapidement et se concentra :

- "Au diable la fierté, je dois filer si je veux rester en vie, je dois être en état de raconter à mes supérieurs la situation !"

Très vite, le corps de la jeune femme se métamorphosa en celui d'un aigle royal aux plumes d'un brun presque noir, et surtout aux yeux de perle bien caractéristiques de l'animagus auror. Elle entendait les cris de ses poursuivants, ses blessures reportées sur son apparence de rapace, et tant bien que mal, elle parvint à s'envoler, ne laissant qu'un tourbillon de plumes au lieu où elle avait disparue, avec sa trace de sang... elle vola longtemps au dessus de la ville, ses yeux attentifs de rapace repérant le moindre mouvement, et pensant avoir perdu ses ennemis, elle piqua vers la cathédrale en hauteur, une mince trainée de sang animal s'échappant à chaque battue des ailes... Elle aimait sa forme animagus, qui lui donnait cette liberté qui lui était si chère à l'école de magie, mais n'en abusait jamais. Elle émit un léger cri de douleur tout en chutant vers le sol, elle ne pouvait plus amortir, la douleur engourdissait ses ailes pourtant puissantes, et elle chuta rudement contre la terre ferme, assomée et encore plus blessée qu'avant. Des bruits de pas... ils devaient l'avoir retrouvée... mais ce fut une voix féminine et connue qui retentit :

- "Et bien, tu es dans un sacré état toi ! Les gens sont cruels de s'en prendre ainsi à des espèces protégées !"

Oh non... elle tourna sa tête pour que ses yeux d'argent constatent qu'une jeune femme légèrement plus âgée qu'elle se trouve à ses côtés, avec de longs cheveux bruns-roux bien connus, et surtout des yeux verts émeraudes chaleureux et attentifs... Ethel... oh non, les mangemorts ! Son amie se recula légèrement, surprise, elle ignorait la forme animagus d'Akiko :

- "Ces yeux... ils... ce n'est pas un rapace normal, et ils sont trop proches de ceux..."

C'est à ce moment que la jeune sorcière de sang-mêlé parvient à revenir dans sa forme humaine originelle, les longs cheveux noirs en désordre, des plaies sanglantes sur tout le corps qui perforaient son uniforme d'Auror, ses yeux gris-perle à demi-ouverts, tandis qu' Ethel s'écrie, surprise et horrifiée par son état :

- "Akiko !!! Qu'est ce que..."

Elle lui intime d'un geste faible de se taire, et murmura doucement :

- "Tu peux... m'emmener un peu plus loin ? Promis... je t'expliquerais en route..."

[1191 mots]
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MessageSujet: Re: [Thème 5]Remember us... even if time has left away (MIS)   Dim 28 Nov - 14:42:50

Chapitre Trois : Des poussières d'or dans un désert de neige et de glace...

Bip. Bip... Bip. Bip...

La jeune adulte est de retour dans le présent, tandis que son rythme cardiaque s'affole au souvenir de cette douleur intense, la pression sur l'une de ses mains frèles et pâles se resserre tandis que la voix se fait suppliante, la voix... non, pas la voix. Ethel. Elle sait maintenant que c'est son amie qui est à son chevet, dans un hôpital froid et sinistre. Bref. La voix de son amie perce les ténèbres de son propre coeur, là où son esprit s'est réfugié pour ne pas perdre la raison et pour ne pas céder à la tentation de la mort envoûteuse :

- "Akiko, je sais que tu m'entends, tu n'es pas consciente, mais tu m'entends, j'en suis certaine ! Tu te rapelles ce que je t'avais dis au lac, lors de ta première année ?"

Oui, elle s'en souvient encore de cela. Akiko n'a jamais pu oublier ces moments de bonheur à Poudlard. C'était lors d'une glaciale fin de journée du crépuscule du mois de Novembre, la fin de l'Automne. La jeune adulte a l'impression d'être mentalement catapultée dans le passé, et à sa grande surprise se retrouve dans la scène du passé, comme un fantôme invisible de ses souvenirs. Le parchemin... le poème... les rires... les mots d'Ethel... elle n'a rien oublié. Elle revoyait son "soi" du passé, son innocence, sa tristesse, et sa fragilité surtout, son extrème fragilité de petite aiglonne de l'école. Les paroles d'Ethel, son visage souriant de quatrième année, son âme aussi chaude et courageuse que les couleurs de sa maison, le rouge et l'or des Gryffondor :

" Rien ne fait jamais oublier les gens qu'on aime. Pas même le plus terrible des sorts !"

Bip... Bip... Bip...

Ce souvenir apaise celui récent de la douleur à vif ressentie en Irlande. Poudlard... les professeurs, le cadre magique, les élèves, les amis et les têtes à claques, le réconfort, la sécurité... la joie aussi, une joie profonde et vive, une joie éclatante et inaltérable comme le plus pur des diamants. Une joie passée qui éclaire son présent. Elle écoute avec avidité la suite des paroles de son amie, cette main fine enserrant toujours la sienne, cette main puissante en volonté et en désir de sa survie, celle d'Akiko Velon, celle d'une amie jamais oubliée... son corps ne réagit toujours pas, elle n'y arrive pas, elle commence à lutter contre les ténèbres qui l'entoure, murmurant au coeur de son esprit :

Ethel... je n'oublierais jamais... je n'aurais jamais dû oublier... ton amitié si forte et si précieuse... pardonne moi...

Oui, une demande de pardon car elle sent une faiblesse la gagner, les ténèbres se renforcent autour d'elle, de sa conscience endormie et vacillante. Paniquée, la jeune adulte se surprend de vouloir de nouveau lutter contre la mort, lutter pour la vie, mais tout semble si fort... tout comme les mangemorts irlandais... trop forts pour elle... la douleur revient la harceler à vif, comme un feu, non, un feu follet, un incendie dans ses veines, dévorant avec avidité son sang et ses organes, la poussant vers les bras glacés, sombres et décharnés de Thanatos, tandis que la voix d'Ethel commence à paniquer, l'étau sur sa main se renforcant avec vigueur :

- "Noon ! Akiko, tu n'as pas le droit ! Résistes, Akiko, je ne veux pas te perdre après avoir eu tant de mal à te retrouver ! Akiko !!!"

Bip........ Bip.......Bip. Bip. Bip............bip.................bip......

Ethel... le corps de la jeune auror devient de plus en plus pâle alors qu'une sonnerie d'alerte pour les médecins s'enclenche, son souffle dans le masque à Oxygène plus rare, son rythme cardiaque plus exigue et irrégulier, comme affolé, alors que la douleur la dévore à vif dans son coeur et son esprit... Thanatos... si proche... elle n'aurait donc pas le droit de vivre ? Elle est dans le noir, dans un tunnel noir, où une mince lumière se fait appercevoir au loin, une force mystérieuse et surpuissante la force à marcher vers cette lumière alors que ses souvenirs de sa courte vie la frappent, et que le cri d'Ethel essaye de la retenir vers la vie, vers ces ténèbres apparentes. Ethel !!! Une silhouette surgit alors dans son esprit : Elle. Enfin... non, son jeune elle. La petite fillle de Serdaigle, qui lève ses yeux à la fois sages et candides sur le reflet de son ainée qui se demande comment elle peut délirer ainsi, avant que la voix enfantine et claire ne lui demande avec inquiétude :

"Dis, tu abandonnes déjà ? Si vite ? Tu tiens si peu à la vie ?"

La gamine est sur sa route, avec son uniforme d'apprentie sorcière aux couleurs bleues et bronze de Serdaigle, et les deux paires d'yeux gris perlés s'affrontent du regard, ceux candides et doux de la gamine et les siens, d'une lueur d'acier et emplits de désillusion, elle essaye de passer à côté de la gamine et la pousse avec violence du passage, une violence née de son désespoir, du désespoir de sa situation, ce qui se traduit aussi dans le cri déchiré qu'elle pousse intérieurement :

"Dégage gamine, tu ne peux pas comprendre ! Ce n'est pas cela, mais tu ne peux pas comprendre, j'ai déjà perdu ! Je fais souffrir Ethel !"

Mais curieusement sa colère fond quand elle entend la petite sangloter au sol, et se détournant de la lumière un bref instant elle l'aide à se relever, avant de recommencer à avancer vers la lumière, mais curieusement elle est retenue par son bras, et le regard d'argent acéré vient se fixer sur la petite image de son coeur qui s'accroche à elle avec désespoir :

"C'est pas vrai ! Tu te mens à toi-même ! Tu sais que c'est pas vrai ! S'il te plait ! Elle a besoin de toi... si tu ne veux pas le faire pour toi, alors penses à elle ! Sois pas égoiste !"

Bip.......... Bip....................................................bip..............................

Un cri qui lui déchire le coeur et la retient juste avant que la lumière ne l'englobe, un cri d'horreur pure, un cri qu'elle n'aurait jamais voulu entendre de la personne en question :

- "Akiko, nooooooon !!!!"

..... bip.......................................................................

Tout semble s'éteindre dans son coeur, elle est perdue... et pourtant... est-ce vraiment le cas ? Serait-ce vraiment la fin pour elle... Ethel...

"Pardonne moi, mon amie. Tu resteras dans mon coeur... à jamais"

(fin du chapitre, mais pas la fin ^^)

[1066 mots]
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MessageSujet: Re: [Thème 5]Remember us... even if time has left away (MIS)   Dim 28 Nov - 15:41:47

Chapitre Quatre : Une lueur d'espoir dans la plus sombre des nuits :

C'est fini ? Non, elle est encore là curieusement, peut-être pour plus très longtemps mais bon... elle se sent détachée de tout, avec l'étrange sentiment d'être à la fois hors de son corps mais toujours liée à lui. Délirerait-elle ? Qu'importe... ainsi, dans cette étrange expérience des choses, elle a l'impression de voir Ethel adulte, tenant toujours fermement l'une de ses mains si frêles et si pâles. Akiko se regarde, enfin, regarde son corps, et n'a qu'une seule pensée qui vient parcourir son esprit :

"J'ignorais que j'étais aussi cadavérique d'apparence... pauvre Ethel !"

Les médecins sont affolés autour d'elle, comme une immense ruche de blouses blanches qui essaye de repousser Ethel loin de la jeune femme... non ! Ils ne peuvent pas lui faire cela, elle veut Ethel comme compagne dans son agonie, ne la lui arrachez pas, elle a besoin d'elle ! Puis elle essaye de s'arracher aux bras d'une mort inévitable en apparence, se refermant en elle-même, avec un cri muet dans son corps :

"LAISSEZ MOI VIVRE !!!"

Puis tout s'arrête, et curieusement, elle ne voit comme issue de secours vers la vie que le douloureux souvenir... oui... quitte à revivre la douleur, elle veut rester en vie. Pas pour elle, mais pour ses rares amis, pour son amour, pour Salem... et pour Ethel. Ethel. Rien que le nom semble l'aider à rester en vie alors que les souvenirs affluent, heurtent sa conscience... le jour de leur rencontre à la volière, le jour de la visite des serres, le chocogrenouille fugueur, le match de Quidditch contre les étudiants, la fin d'après-midi au lac, et tant d'autres journées... tant de moments précieux qu'elle refuse de perdre... Akiko s'accroche alors désespérement au souvenir Irlandais, comme à une bouée de sauvetage pour lutter contre la possible noyade dans les eaux abyssales de l'Achéron, pour revenir vers la lumière intense et brûlante de la vie...

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


Le blanc total... puis elle se retrouvait une fois de plus dans ses souvenirs, dans celui de l'Irlande, le plus violent et douloureux pour elle. Elle se souvenait d'Ethel qui avait accédé à sa demande et l'avait aidée à aller un peu plus loin, la jeune auror était silencieuse, gênée, ne sachant pas comment elle justifierait son manque de ponctualité envers sa réponse de courriers, ni comment elle expliquerait la raison de son récent silence, mais le souci qui se lisait dans les yeux émeraudes de son amie de scolarité lui fit comprendre qu'Ethel était plus soucieuse de son état qu'autre chose, ce qui se traduisait dans sa demande paniquée :

- "Que fais-tu ici, Akiko, dans cet état surtout ? Je te croyais en vacances en France moi !"

Han... ce constant besoin si chaleureux de la materner... et rien ne semblait avoir changé au cours de ces dernières années, bien qu'elle n'aurait jamais imaginé que son amie puisse demeurer aussi chaleureuse en dépit de la distance. Akiko murmura doucement et faiblement à l'adresse de son amie :

- "Tu devrais savoir... que le terme de vacances... est absent... du vocabulaire des aurors ! Mais pour le coup... je devais être en France... une mission de dernière minute... dont je ne peux te révéler le contenu... top défense... désolée..."

Elles étaient arrivées auprès d'un petit banc de pierre éloigné dans le cimetière de l'Eglise, loin des somputueux caveaux et des modestes tombes de granit ou de marbre gris, noir ou blanc, ternies par le ciel gris menacant qui grondait au dessus de leurs têtes. Ethel l'aida à s'asseoir sur le banc, avant d'ausculter ses blessures assez profondes avec une inquiétude grandissante :

- "Et bien tu ne t'es pas ratée... que s'est-il passé ? Tu avais l'air complètement épuisée et inquiète quand tu es revenue à ta forme humaine... je ne savais pas que tu étais devenue animagus..."

L'ancienne aiglonne ria doucement, veillant toutefois à maitriser son éclat de rire pour que sa respiration resta stable et n'aggrave pas déjà ses blessures, avant que les yeux de perle ne s'inquiètèrent de nouveau, et la main de la jeune femme vint aussitôt saisir sa baguette magique, celle de bois d'olivier et de crin de licorne dont elle ne s'était jamais défaussée et qu'elle avait entretenue avec grand soin :

- "C'était dans mes dernières années à Poudlard que j'ai passé le test... j'ai préféré garder le secret en cas de besoin, bien que je sois fichée sur les listes... attends Ethel ! Il faut que l'on bouge et en vitesse ! Passe devant et rentre vers la ville, je vais LES attirer; c'est moi qu'ils cherchent et..."

Elle ne put finir sa phrase, un crispement et gémissement contenus lui coupant la parole, tandis qu'Ethel la retenait fermement sur le banc, ses yeux verts plongeant dans l'argent des siens, chaleureux, soucieux mais fermes, demandeurs de réponses, et surtout de claires explications. Akiko voulu protester en se dégageant mais l'ancienne gryffonne la retenait par le bras avec une poigne ferme :

- "Akiko. Il est hors de question que je te laisse dans cet état, et surtout pas si tu es en danger, ce serait fort lâche de ma part, tu es mon amie et j'affronterais avec toi ce qui te menace, tu n'es pas en état de te battre de surcroit !"

Ethel avait toujours été la voix de la raison dans les moments les plus sombres. Il y eut un long moment de silence entre les deux anciennes élèves de Poudlard devenue adulte, un long et profond silence durant lequel les deux silhouettes assez grandes et fines, Ethel la dépassant de quelques centimètres, se défiaient du regarde, les émeraudes restant fermement ancrées dans les pupilles hésitant entre l'argent et l'acier, les cheveux noirs longs et raides de la jeune auror dansants dans la brise glaciale irlandaise, défiant les cheveux roux de son amie, la robe caractéristique de pourpre faisant face au noir de celle de l'ancienne gryffonne. De nombreuses émotions passèrent dans les prunelles de la jeune femme, dansant dans les perles grises comme de minuscules flammes, la peur de risquer la vie d'Ethel, la reconnaissance de sa proposition, l'inquiétude de ne pouvoir la protéger, les mangemorts... finalement elle se décida en sentant ses forces décliner alors qu'elle prit appui sur Ethel et fit un dernier effort pour murmurer doucement :

- "Accio... arrosoir !"

Sous le regard grave de son amie, la jeune auror se pressait comme les mangemorts se rapprochaient, elle savait qu'elle devait battre en retraite pour l'heure, elle ne pouvait gagner face à plus d'une vingtaine de mangemorts expérimentés et remarquablement entrainés, du moins pas sans une équipe de renforts. Elle utilisa donc le reste de son énergie magique pour enchanter l'objet et le transformer en portoloin jusqu'à l'endroit sûr le plus proche, avant de regarder avec sérieux son amie, rangeant en tremblant sa baguette, et glissant dans un souffle avant de perdre connaissance :

- "Ethel... tu pourrais... m'accompagner en lieu sûr... prends l'arrosoir... il nous guidera... tu seras... à l'abris toi aussi..."

Doucement, elle prit de sa main droite celle de son amie, puis de l'autre le portoloin, qui s'illumina intensément avant qu'elle ne céda aux ténèbres rassurantes...

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La salle d'hôpital est désormais déserte, et terriblement silencieuse. Sur un lit repose livide le corps meurtri d'une jeune auror sérieusement blessée, la pâleur du visage, le souffle silencieux et surtout les machines muettes indiquant une fortement possible mort. Mais non attendez... pas totalement déserte. Une silhouette féminine rousse restait auprès d'elle, assise sur une chaine, serrant toujours avec force l'une des mains frèles et pâles de la jeune femme, de légères larmes se distinguant entre ses paupières, comme un mince ruisseau d'eau qu'elle refuse de faire couler, scintillant, comme une trainée de diamants, renforcant l'éclat d'émeraude pure de ses yeux intenses, tandis que la voix murmure, terriblement peinée :

- "Dis-moi que tout est un songe, Akiko... que je vais me réveiller... que tu iras bien... que tu n'es pas... que tu n'es pas..."

Mais seul le silence lui répond à cette douce plainte, tandis que de sa main libre elle se pince légèrement, pour constater avec la douleur que non, hélas, tout est bien réel, trop réel d'ailleurs. Elle incline alors légèrement la tête, laissant tomber ses mèches rousses devant ses épaules, les larmes s'écoulant doucement cette fois. Mais alors qu'elle désespère, elle croit ressentir une légère pression sur l'une de ses mains. Etonnée, elle relève lentement sa tête, les yeux verts illuminés par l'espoir et la peur de la désillusion si cruelle, avant de sourire d'un air profondément soulagé et ravi quand elle entend de nouveau les bips rassurants de la machine du contrôle des battements du coeur :

- "Akiko... tu m'as fais peur bougresse ! Mais ca ira... je te pardonnerais... tant que tu restes en vie... d'accord ?"

Elle distingue alors un mince sourire qui fleurit sur les lèvres si pâles, presque indiscernable mais son oeil est entrainé par de longues années d'amitié, et à sa grande joie, la tête se tourne lentement vers elle tandis que s'ouvrent très lentement d'intenses prunelles d'argent encore bien fatiguées, et qu'un doux murmure lui parvienne alors que la pression sur sa main se renforce singulièrement :

- "Tu sais... t'avais raison... j'ai entendu ta voix, mon amie. Merci... Ethel."

(1543 mots)
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MessageSujet: Re: [Thème 5]Remember us... even if time has left away (MIS)   Lun 27 Déc - 12:44:04

Chapitre Cinq : Un petit resto ca te dit ?... et des remerciements !

Des minutes... des heures... des jours... des mois... Akiko regarde le temps s'écouler avec une certaine impatience, juchée sur son lit d'hôpital. Elle avait eu beau essayer d'argumenter pour avancer l'heure de sa sortie avec les médecins, ces derniers avaient été intraitables. Elle n'a pas revu Ethel depuis le jour où elle s'était réveillée de son coma, les médecins voulaient qu'elle soit totalement au calme, c'est à dire dans l'ennui et l'inaction la plus totale...

Je veux sortir de ce trou à rats... je veux sortir de ce trou à rats... je veux sortir...

La jeune femme a bien pensé à se tranformer en aigle pour essayer de s'échapper de l'hôpital Sainte Mangouste par les airs en passant par la fenêtre de la chambre, mais s'est ravisée en pensant que cela ne serait pas très correct de la part d'une adulte et d'une auror. Non, elle ne pouvait plus se permettre ces libertés maintenant... et quel dommage sérieusement, elle a une telle aversion des hôpitaux que chaque seconde de passée dans cet univers lui parait un véritable enfer.

Je veux sortir de là... je veux sortir de là... Sortir ! Prendre l'air ! Tout mais ne pas rester passive comme cela ! Ou donnez moi un livre, par pitié !


Les livres étaient son seul échappatoire quand elle était clouée au lit pour x ou y raison, elle avait relu récemment ceux qu'elle avait eu dans son enfance... "L'Histoire de Poudlard" en format poche avait été sa plus récente lecture de plaisir, il lui avait été offert par Rupert, un gryffon plus âgé qu'elle qui l'avait invité au bal annuel de l'école, de bons souvenirs ca aussi...Mais ses affaires avaient été lavées et portées un peu plus loin dans la chambre, sans qu'elle n'ait le droit de se lever de son lit... la misère franchement ! Elle ne va pas tenir longtemps comme cela, non de non !

Les heures continuent de s'écouler inlassablement, les médecins lui avaient pourtant promis de s'occuper de sa sortie le matin... et on était déjà le midi ! La jeune femme pense pourtant avoir été bien docile et gentille jusque là : accepter les interrogatoires de ses confrères, accepter les médicaments infects censés aider à guérir, accepter de ne pas bouger durant des mois sinon lors des scéances de soins... mais trop c'est trop ! Elle allait sortir de là et en vitesse ! Tant pis pour son image, mais elle en a assez d'attendre, surtout qu'elle se sent super bien et reposée, alors flûte hein ! Elle se lève précipitament, s'habille sans demander l'avis de personne, récupère ses affaires, et se sent beaucoup mieux dès qu'elle récupère sa baguette magique, bien qu'elle ait des notions de magie sans baguette. La jeune femme essaye ensuite d'ouvrir la porte de sa chambre, mais elle est verrouillée... pas de panique, un petit coup de baguette magique et un "alhomora" bien placé et hop à nous la sortie ! Elle croise dans le couloir l'infirmière censée s'occuper d'elle et devant sa mine stupéfaite Akiko s'amuse à lui faire un grand sourire quand celle dernière s'exclame :

- "Miss Velon vous devriez être au lit, le médecin généraliste n'est pas encore venu vous voir !"

La jeune auror, sans perdre une once de son sourire, répondit d'une voix pleine d'entrain et polie :

- "Je sais, mais je me sens vraiment bien et je n'ai pas de temps à perdre à l'hôpital. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, je voudrais vacquer à mes affaires... bonne journée madame !"

Elle file ensuite comme une couleuvre sans prendre cas des cris de l'infirmière, heureuse et légère comme l'air de réussir enfin à toucher du bout des doigts sa liberté, avant de revenir dans le hall principal de l'hôpital et de s'approcher des bureaux des secrétaires, l'air assuré et sérieux, annoncant avec un doux et léger mensonge :

- "Je suis Akiko Velon, j'ai vu et j'ai l'accord du médecin généraliste pour sortir de l'hôpital, pouvez-vous confirmer cette situation, je vous prie ?"

L'affaire fut résolue en quelques échanges de paroles, et la jeune auror se retrouve enfin libre sur le devant de l'hôpital, savourant la sensation de la brise sur son visage, soulevant parfois légèrement ses cheveux longs et raides d'un noir de corbeau. Bon, que faire maintenant ? Pas rentrer au ministère immédiatement, le boulot c'est important mais... elle doit remercier comme il se doit sa chère meilleure amie de lui avoir sauvé par deux fois la vie. Après elle irait au ministère où doit aussi l'attendre son brave Salem. Elle alla donc d'un bon train vers le Chemin de Traverse, après avoir envoyé un avion de papier enchanté à destination de son amie avec ces quelques mots :

Le XX/XX/2018

Ma chère Ethel...

J'espère que ce truc de papier va te trouver rapidement... on n'est jamais sûre avec ces bricolages de sorciers, même si au ministère ils ne se servent pratiquement que de cela pour les correspondances internes... tu verrais le carnage, surtout dans l'administration... bref je m'éloigne de ce que je voulais te dire... car des choses à te dire, ca ne manque pas, j'imagine que t'as des choses à me dire depuis tout ce temps. Bon d'accord, les retrouvailles ne se sont pas vraiment passées au meilleur des moments, mais en même temps, qu'est-ce que tu faisais à Derry ? En congés peut-être ? Enfin tu me diras tout cela tout à l'heure si tu le veux bien... car oui, je compte bien avoir un petit dialogue sympatoche avec toi...

Pourrais-tu me retrouver sur le chemin de Traverse, genre... chez Fortârome ? Il parait que leurs glaces sont excellentes... oui, je l'admet avec légère honte, je n'ai toujours pas goûté à leurs fameuses glaces ! Que veux-tu, je n'ai jamais ou presque de temps libre pour moi... oui je suis une associable, je sais Ethel, je t'entends déjà me le dire et redire pour la centième fois !

Bref, je m'y rends tout de suite, et le temps que ce piaf de papier te trouve, j'y serais depuis un moment !
A tout de suite, alors !

PS : ne me cherche pas à Sainte Mangouste, et si tu trouves une infirmière écervelée et folle de rage qui me chercherait, tu seras adorable de lui dire de passer son chemin, merci ^_^ !


Ceci fait, la jeune auror enfile sa capuche sur son visage pour ne pas qu'un collègue puisse la reconnaitre ou l'infirmière folle, oh que non, plus d'hôpital pour la vie désormais, c'était déjà bien trop de temps passé dans cet enfer blanc, elle goûterait donc aux douces joies du soleil. Elle fend la foule avec aisance, elle a bien grandit depuis son enfance, et donc rejoint rapidement le chaudron bâveur en saluant Tom au passage, avant de se rendre sur le chemin de traverse et de rejoindre la boutique en question, s'installant sur l'une des premières tables proches de la fenêtre, rêvassant un moment avant d'entendre le serveur lui demander :

- "Bonjour madame, puis-je vous servir quelque chose ?"

Akiko tourne brièvement sa tête pour répondre d'un air distrait :

- "J'attends encore un peu, s'il vous plait, mon amie ne devrait pas tarder je pense..."

La jeune auror toujours encagoulée surveille par réflexe ce qui l'entoure, et déjà le serveur part servir d'autres clients, le magasin est blindé mais heureusement pas de collègues en vue... la jeune femme soupire doucement, soulagée. Plus qu'à confronter Ethel maintenant... la lionne de Poudlard serait-elle en rogne après la cata de Derry ?

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MessageSujet: Re: [Thème 5]Remember us... even if time has left away (MIS)   Ven 14 Jan - 23:50:24

Chapitre Six : Un petit en-cas d'été et des retrouvailles à proprement dites !

Akiko recommence à rêver sous sa capuche de pourpre quand le tintement de la porte d'entrée se fait entendre, et aussitôt elle reporte son regard vers la porte du magasin : une grande jeune femme aux formes élancées et généreuses vient d'arriver au pas de la porte, avec de longs cheveux roux tombant aux épaules, légèrement et élégament maquillée, vêtue d'une jolie robe de sorcière émeraude d'un vert profond, comme ses yeux verts comme l'herbe de l'Irlande. Un serveur se dépêche d'aller à sa rencontre tandis qu'Akiko observe tout d'un oeil attentif sous sa capuche de pourpre masquant ses traits :

- "Bonjour madame, c'est pour une personne ? Vous voulez être en terrasse ou en intérieur ?"

Les yeux d'argent brillent d'un air vif sous le tissu rouge sang alors que la jeune auror continue d'observer la scène avec un léger sourire tandis que son amie reprend en balayant la salle histoire de chercher l'ancienne Serdaigle parmis les nombreux dos de sorciers bien au frais en ce chaud été :

- "Heu je vous remercie mais une amie m'avait donné rendez-vous ici mais je ne sais absolument pas où elle est et... aie ! Qu'est ce qui... ouch !"

La jeune femme d'origine irlandaise se retourne furieusement pour découvrir le petit avion de papier enchanté lui picorer le dos sans arrêter, et la surprise gagne ses traits réguliers et délicats alors que la volaille de papier continue de l'agresser, le serveur essaye alors de l'aider en s'emparant du papier enragé sans raisons en sortant sa baguette magique:

- "Mais que se passe-t'il ? Attendez, je vais vous aider... Petrificus Totalus !"

L'oiseau féroce de papier a un dernier tressaillement avant de rendre l'âme, tombant inerte aux pieds de l'irlandaise, qui lance alors avec un demi-sourire mi-amusé mi-consterné :

- "Akiko, montre toi ! Je ne savais pas que tu étais aussi blagueuse maintenant ! Mais je t'ai brûlée !"

Un rire clair et légèrement étouffé se fait entendre sur sa gauche alors que dans un "accio" silencieux l'oiseau de papier revient dans la main de sa propriétaire à moitié écroulée de rire, une jeune femme encapuchonnée de pourpre dont les traits masqués dans l'ombre de la capuche ne l'empêchent pas de reconnaitre son ancienne aiglonne d'amie et de petite protégée du temps de Poudlard, elle s'approche donc de la table en tirant la chaise se trouvant en face d'elle alors que son amie de collège retire sa capuche pourpre avec un visage légèrement rosit par la chaleur sous la capuche, et ricanant légèrement Ethel lui réplique en faisant une légère poussée sur le nez de son amie, comme lors du bon vieux temps :

- "Cela t'apprendras à jouer d'aussi vilains tours ! Tu as le visage aussi rouge qu'une pomme bien mûre !"

Akiko esquisse faussement une moue boudeuse et vexée en croisant les bras mais un léger sourire trahissant son expression feintée, se retenant à grand peine de rire :

- "Oui mais avoue que tu ne t'y attendais pas, ma chère Ethel ! Il faut avoir les yeux ouverts sur tout ce qui nous entoure, leçon numéro trois d'un apprenti auror !"

Les deux amies rient légèrement en choeur durant quelques minutes, avant que les deux jeunes adultes ne se dévisagent en silence et qu'Akiko souffle doucement en gardant ce sourire ravi et ces yeux d'argent vifs et pétillants d'une joie qu'ils ne montrent que si rarement, bien qu'elle conserve encore quelques marques de son récent problème à Derry :

- "Le temps passe si vite, hein ? Hier encore des élèves de Poudlard... maintenant de jeunes adultes à peine entrées dans la vie ! Cela ne te fait pas bizarre ? Mais je vois que les années t'ont plutôt bien réussies, ma grande !"

Ethel sourit légèrement tout en répondant avec une chaude légèreté, très heureuse aussi de ces petites retrouvailles officielles et paisibles cette fois :

- "Et oui, on ne peut pas en arrêter le cours hélas... mais oui, je suis assez contente de ma vie je dois l'admettre ! Je suis une fiancée heureuse et surtout devines quoi ? Je suis embauchée comme prof de botanique à Poudlard cette année!"

La jeune auror parait enchantée à cette nouvelle, alors qu'elle garde ses yeux d'argent fixés dans les émeraudes de sa meilleure amie de toujours, avant de répondre joyeusement à son amie :

- "Tu prends la place de ce bon vieux professeur Siamund Bachelard ? Félicitations, allons, il faut fêter cela comme il se doit, tu viendras chez moi ce soir, je dois avoir ce qu'il faut pour cela !"

Elle se tourne ensuite vers un serveur qui s'approchait et répond après qu'il commence à prendre commande :

- "Excusez-moi de vous avoir fait attendre ! Donc je prendrais une Dame Blanche s'il vous plait, et mon amie... prends ce que tu veux Ethel, c'est moi qui offre aujourd'hui ! Tiens, voici la carte !"

Akiko laisse son amie parcourir rapidement la carte en l'étudiant soigneusement à son tour, du coin de l'oeil, appréciant la bonne santé et la joie visible de sa meilleure amie de coeur, elle semblait vraiment épanouie et l'ancienne serdaigle songe déjà à ce qu'elle pourrait préparer ce soir pour Ethel... voyons... elle a bien des bouteilles de champagne de qualité dans son deuxième frigidaire... elle pourrait ensuite préparer des frites maison avec... quelque chose qui pourrait se marrier avec sans être trop lourd... ah oui... un bon poulet fermier rôti juste à point... elle a bien tout cela chez elle... mais la voix de son amie la sort de ses réflexions :

- "Quand à moi je prendrais une glace à trois boules à la passion, s'il vous plait !"

Une fois la commande passée, Ethel retourne son attention vers son amie bien songeuse, avant d'émettre toutefois une légère réserve sur ses précédents dires :

- "Tu es certaine que ca ira, Akiko ? Loin que cela me déplairait, au contraire, mais tu travailles au département des aurors quand même ! Et je ne sais pas s'il est très sage que..."

Leurs glaces sont rapidement servies et Akiko regarde avec ravissement la généreuse coupe de glace de ses préférées que l'on vient de lui servir : deux boules de glaces vanille, une au chocolat au milieu, avec de la chantilly maison et un petit coulis de chocolat chaud par dessus le tout. La glace de son amie était tout aussi fournie que la sienne, et Ethel ne put que souffler avec un demi-sourire en jouant avec sa cuillère tandis qu'Akiko lui répond d'un air faussement catégorique et sérieux :

- "T'inquiètes Ethel, je suis la sagesse incarnée, je saurais me montrer raisonnable ! Tu me connais quand même, voyons ! J'ai pas envie de donner matière à rire à mes collègues, déjà que je vais en entendre parler des mangemorts de Derry !"

Un silence se fait alors à l'évocation de ce passage précis, alors qu'Akiko attrape une cuillérée de sa coupe de glace, avant qu'Ethel ne se racle la gorge et ne change le sujet d'un ton plaisant :

- "Ce sont souvent les plus sages qui font les plus mémorables gaffes du peu qu'ils font... tu me l'as déjà prouvé maintes fois Akiko... mais je sais que je ne te ferais jamais entendre raison ! Derrière ton visage angélique tu caches l'entêtement d'une mûle !"

L'ancienne Gryffondor se réjouit de voir son amie rire de bon coeur tout en dégustant sa glace en même temps qu'elle, lentement alors que la discussion se prolongeait agréablement et qu'elles discutent de tout et de rien sans voir les heures filer, leurs glaces respectives lentement finies avant qu'Akiko ne réagisse finalement en regardant sa petite montre en pendentif cachée dans une petite coque qui pouvait s'ouvrir, et la jeune auror s'exclame alors avec vivacité et un sincère regret dans sa voix :

- "Déjà cette heure là ? Ouah, je vais me faire incendier moi si je ne me dépèche pas ! Désolée Ethel, je vais devoir y aller, on se retrouve chez moi ce soir ?"

Ethel suit son amie qui se relève précipitament vers la caisse pour payer leurs glaces et lui prend son bras libre pour attirer son attention :

- "Si tu veux, mais comment vais-je y aller ? Je ne sais pas où tu habites moi, et Londres est très vaste !"

Elle a l'impression que son amie ne l'a pas entendue, elle allait insister quand son amie se tourne vers elle avec un empressement réel et la regarde dans les yeux tout en dégageant son bras :

- "Ne t'en fais pas, je gère toute la situation, je te trouverais et je te guiderais ! Pas plus compliqué que cela ! Par contre je dois vraiment te laisser là, salut Ethel ! A ce soir !"

Akiko lui glisse déjà entre les doigts et file d'un pas ample, discret et rapidement hors du magasin de glaces, Ethel essaye de la suivre mais elle a déjà disparue quand elle arrie au seuil du magasin et pose dans le vide la question qui était à l'origine destinée à sa meilleure amie :

- "Akiko attends ! Et comment... vas-tu me trouver toi ? Ah sacrès Akiko... toi non plus tu n'as pas changée d'un pouce tu sais... tu semble plus insouciante et pourtant je te sais plus sage et puissante qu'avant... mais justement, tu es très bien comme tu es ! Ne change jamais surtout... je t'en revoie le compliment..."

(1585 mots)
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MessageSujet: Re: [Thème 5]Remember us... even if time has left away (MIS)   Dim 10 Avr - 14:18:44

Chapitre Sept : Préparations avec un esprit distrait - Time of black smog :

L'après-midi était passé bien lentement aux yeux de la jeune auror dès qu'elle avait mit le pied dans le bâtiment du ministère, en passant par la cabine téléphonique magique emmenant directement au dit bâtiment, lentement et avec un bruit agacement de lente usure, Akiko n'avait rien affiché de son impatience lors de la pénible journée, encore à peine - car hélas elle devait le reconnaitre à contrecœur - guérie de ses blessures internes, mais alors que cette journée était enfin finie, sans missions à cause de son état de convalescence qui durerait encore quelques jours avant que le médecin ne puisse la déclarer enfin apte à repartir en mission périlleuses et capitales pour l'état sorcier. Ce ne fut pas une fin de journée particulièrement reposante entre les interrogatoires incessants par ses supérieurs, les critiques sur son comportement à l'hôpital sorcier entre mauvaises langues et quelques bons éclats de rire et d'autres occupations bien moins captivantes... ainsi que d'assez mauvaises nouvelles. Pour bien représenter l'état moral d'Akiko, on peut le résumer en trois mots : furieuse, agacée et lasse. Le tout obtenu en seulement quelques heures... faut être fort quand même ! Mais la jeune auror avait apprit à le masquer tout comme elle avait reprit ses habits ordinaires de sorcière pour cacher son uniforme d'auror un peu trop voyant quand on voulait passer discrètement au sein de la foule londonienne sorcière, les gens avaient tendance à s'écarter de votre chemin et à ne pas vous regarder dans les yeux, c'était bien agaçant à bien des reprises ! Vous aviez l'impression de passer pour une alien sérieusement !

"Un vrai troupeau humain toujours galopant derrière un temps qui s'enfuit, sans profiter un petit peu de la vie..."

Un peu plus à son aise dans sa robe simple de sorcière, noire avec quelques reflets bleutés selon la lumière, Akiko avait laissé ses cheveux libres dans le vent, ses perpétuellement longs et raides cheveux d'ébène, inspirant à pleins poumons l'air certes pollué de la vie citadine mais bien meilleur que celui des bureaux ou des hôpitaux. Elle aurait pu rentrer en transplanant, mais elle avait aussi envie de marcher pour entretenir sa carcasse et se changer les idées, en outre son appartement modeste de fonction n'était pas très loin du ministère, et pas loin non plus du chemin de traverse. Des fois, le ministère n'étant pas loin de la zone moldue, elle s'amusait à observer les moeurs des moldues... son ancienne patrie... un monde d'hypocrites et de moutons effrayés par la moindre manifestation magique...
"Un monde de stupides dégénérés racistes et belliqueux... quel monde franchement ! Heureusement que certains bons esprits se détachent de ces entités avec le temps..."

Elle était arrivée à son appartement après les courses et fit ce qu'elle avait prévue, un poulet rôti à la française avec des "French Fries" préparées maison rapidement avec la magie, avant d'attendre en se demandant qui elle avait pu inviter, boulversée sur le moment par tout ce qu'elle venait d'apprendre. Akiko se vautra dans son petit canapé et prit un coussin entre ses bras, toujours avec ce masque sur le visage, mais les traits crispés et quelques perles de diamant échappant à ses yeux, démolissant son léger maquillage élégant de mascara noir :

"Salem... je n'aurais jamais dû te demander cela... tu y es resté... mon cher Salem...mon... mon complice de scolarité... mon petit chat si intelligient... comment tout cela a-t'il pu advenir ?"

Elle comprenait maintenant ce qu'avait pu ressentir Sally-Ann Perks, la soeur d'Ethel, à la perte de son rongeur à cause de Salem... oui, elle le comprenait maintenant... il n'y aurait plus son cher félin pour la consoler dans les moments douloureux... son corps avait été tretrouvé mutilé, et pourtant Salem avait réussi à faire passer le message avant d'expirer... courage... de tenir jusqu'à accomplir sa mission... son messager et son ami le plus proche... le tourmenteur adulé du Miss Teigne par les élèves de Poudlard avait rendu l'âme en vaillant soldat.Les heures passaient alors qu'elle broyait son noir deux heures durant, avant de regarder l'heure : 21h00... eeeet zut, elle allait oublier ! Akiko se redressa brusquement de son canapé en s'écriant :

- "Ethel ! Oh avec tout cela j'allais oublier;.. elle doit m'attendre ou me chercher à l'heure qu'il est... j'arriiiiive Ethel ! Juste me remettre plus présentable et je vole à ta rencontre !"

Avec empressement elle saisit sa clé de maison située près d'une lettre destinée à son ami Rupert, ou plus qu'ami d'ailleurs... mais elle ne l'ébruitait pas, cela l'arrangeait qu'on la pense célibataire et solitaire... moins de questions gênantes ! Il y avait aussi une lettre en partance pour la Russie, pour son ami ex Serpentard Nikolaï, pour donner et lui demander quelques nouvelles depuis sa lointaine Russie, promettant de passer lui dire le bonjour si jamais elle avait une tâche à faire dans le coin... mais son esprit revint sur la tâche la plus urgente et elle courrut vers la porte, l'ouvrant puis la refermant, et pour aller plus vite se métamorphosa en faucon, elle trouverait mieux Ethel par la voie des airs... très vite un rapace caractéristique prit son envol, planant au dessus des rues de Londre, son oeil d'argent acéré cherchant sa "proie" au milieu des masses humaines...

Ethel justement commençait un peu à s'inquiéter. Voilà facilement deux heures qu'elle attendait Akiko, elle avait même été au ministère demander si quelqu'un avait des nouvelles de l'ex-bleue et bronze, et toujours la même réponse de servie : sortie du ministère, probablement chez elle, aucune confirmation possible... certaines voix lui avaient quand même rapporté qu'elle ne semblait pas très bien à sa sortie du bâtiment, comme quoi elle avait reçu de mauvaises nouvelles. La jeune femme rousse et prof de botanique commençait à s'impatienter alors que le crépuscule commencait à s'installer doucement dans le ciel de Londre, une place déserte où elle était la seule à poireauter en espérant la venue très attendue de son amie, la miss Velon. Un retard et une imprécision du lieu de rendez-vous inhabituelles à l'ancienne aiglonne et à présent jeune Auror, ce qui laissait Ethel dans un profond état de perplexité alors qu'elle murmurait avec une certaine inquiétude :

- "Que fais-tu donc Akiko ? Jamais tu ne m'as fais attendre ainsi... bon cinq minutes encore et je m'en vais ensuite... Bill va s'inquièter si je tarde seule..."

C'est alors qu'un cri de faucon retentit au moment où elle allait quitter les lieux, et observa en effet un rapace au plumage sombre et aux yeux d'argents familiers piquer vers elle, Ethel s'abaissa tandis que le rapace frôlait ses cheveux et que, le temps d'un instant, il se métamorphosa en son amie d'école, accroupie en équilibre sur ses pieds, une main au sol pour s'équilibrer, des plumes encore présentes dans ses cheveux et ses vêtements. Elle allait dire quelque chose quand Akiko se retourna vers elle tout en ôtant les plumes restantes :

- "Désolée de l'attente Ethel ! J'ai été un peu prise de court, et je n'ai pas vu le temps passé... par chance je n'habite pas très loin d'ici, viens, ne trainons pas plus !"

( mots : 1192)
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MessageSujet: Re: [Thème 5]Remember us... even if time has left away (MIS)   Mar 12 Avr - 11:53:39

Chapitre Huit : After dinner, rattraper le temps perdu, temps de mémoire :

Akiko n'avait pas mémoire d'avoir fait un repas aussi copieux depuis des lustres, et maintenant voilà que son estomac se plaignait d'une telle abondance, en passant d'un appétit d'oiseau type rossignol au repas du plus imposant des géants ou des ogres. La jeune femme était avachie aux côtés de sa meilleure amie sur le petit canapé du petit salon de son appartement. Elle était légèrement "pompette" avec le peu d'alcool qu'elle avait prit, juste un petit peu de bon champagne français puis quelques verres de cidre brut venu de Normandie, le meilleur du genre à ses yeux. Ethel la réprimanda légèrement, elle avait été la "sam" de son côté et s'était limitée à une coupe de champagne :

- "Akiko, tu n'es pas sérieuse ! Si tes collègues te voyaient dans cet état..."

La jeune Auror gronda entre ses dents, légèrement prise de boisson, et répliqua tout en se redressant maladroitement dans le canapé, marmonnant entre ses dents :

- "J'en ai rien à faire, Ethel... j'ai bien le droit de profiter moi aussi de la vie des fois, non ? Pourquoi il n'y aurait que les autres..."

Les sourcils de l'ex-griffondor se plissèrent mais elle insista avec cette attitude maternelle qu'elle avait toujours eu à son égard depuis sa première année :

- "Pas si c'est pour te rendre malade... il en dirait quoi Rupert s'il te voyait comme cela ? Je ne pense pas qu'il serait content Akiko..."

Le message sembla mieux reçu puisque la jeune auror se redressa comme un piquet du canapé et entrepit une démarche hasardeuse vers les wc proches, en titubant légèrement, peu résistante aux effluves secondaires de l'alcool :

- "J'aime pas dire ca... mais t'as peut-être raison... attends là... je reviens de suite... je vais me dégriser..."

Laissant deux minutes son amie, Akiko s'enferma rapidement dans les sanitaires pour "décharger le trop-plein" au lieu prévu pour cet effet et remplit la cuve de son évier d'eau glaciale, pour s'y plonger plusieures fois la tête. Les préliminaires d'un dégrisement rapide n'ayant comme prix qu'une légère fatigue, suivi d'un petit sortilège bien pratique marmonné à la hâte, et la voilà revenir à peu près fraiche (c'est le cas de le dire) vers sa meilleure amie, se remettant dans un coin du canapé en riant légèrement :

- "Me revoilà, Akiko Velon est de retour sans jouer de mauvais tours ! Toujours de bon conseil, la miss Ethel... à croire tu es la plus raisonnable des deux !"

Ethel laissa échapper un léger soupir teinté par un sourire mi-amusé, mi-consterné, les mains sur les hanches :

- "Tu es complètement folle, mon amie, complètement dingue par moment..."

- "Et bah quoi ? Je n'ai pas le droit moi aussi à mon quart d'heure de folie quotidien ? C'est pas juste Ethel !"

Pour plaisanter, la jeune auror reprit une figure boudeuse dont elle était maitresse lors de sa scolarité à Poudlard, mi-amusée et mi-boudeuse à la fois, croisant exagérement ses bras sur sa poitrine, mais avec un traitre éclat malicieux dans ses yeux d'argent blanc de joie. Ce qui eut le mérite de faire éclater de rire sa meilleure amie qui saisit d'une main son épaule pour ne pas s'écrouler d'un franc coup de rire :

- "Akiko, arrêêêête ! Tu tiens vraiment à me voir écroulée de rire dans le canapé ou quoi ? Tu es pire qu'un Rictusempra quand tu t'y mets !"

- "Juste avec cela ? Mais c'est le hors d'oeuvre ma chère, attends de voir le plat principal ! Je vais t'en donner une première bouchée... tu vas voir, en réponse de toutes ces années communes !"

Sans prévenir, elle se retourna et attaqua de chatouilles sa meilleure amie, ce qui se termina par une virulente attaque de chatouilles et de grands éclats de rire. Finalement, à égalité, Akiko ria légèrement et cessa l'assaut, avec un faux - air moralisateur :

- "Allons, Professeur Ethel Perks, que diraient nos hommes s'ils nous voyaient ainsi ? Que diraient vos élèves et moi mes collègues ? Allons, ressaisissons nous un peu !"

Tout en se redressant, Ethel lui répliqua avec un clin d'oeil facétieux et le même ton moralisateur :

- "Et c'est vous, Auror Akiko Velon, qui osez me faire la morale ? C'est l'hôpital qui se moque de la charité là !"

Akiko ricana légèrement avant d'inviter son ami à prendre place sur l'un des sièges de la cuisine alors qu'elle allait préparer du thé noir très raffiné, et un silence prit place tandis qu'elle préparait l'eau chaude et les sachets de thé correspondants. Pendant que son amie s'affairait, Ethel observa tout autour d'elle, constatant le tas de lettres non envoyées. S'approchant, sachant que son amie n'en prendrait pas ombrage comme elle était sa confidente, elle put observer des destinataires dont les noms ne lui étaient pas inconnus parmis les lettres officielles : Rupert bien sûr, James Mc Lewis, le complice aiglon ainé de son amie, un pouffsouffle inconnu, et à un ancien serpentard russe Nikolaï dont Akiko avait été proche suite à un mémorable duel dans le cours du même nom. Il y avait d'autres personnes aussi, mais ces trois là étaient les plus importantes. En voyant une à son nom, elle commenta en souriant :

- "Tu es en retard sur tes correspondances, Akiko... ils doivent s'impatienter d'avoir de tes nouvelles !"

Son amie, tout en sortant une théière, se retourna brièvement et commenta avec un léger sourire :

- "Je sais, ils n'ont qu'à se plaindre de la lenteur des hopitaux... puis d'accord de mon coma prolongé aussi..."

Puis elles se retrouvèrent à table, une tasse de thé brûlant dans leurs mains, se regardant en silence tout en dégustant la boisson orientale fumante, avant qu'Ethel ne reprenne avec un grand sérieux :

- "Ne me refais jamais cela, Akiko... je sais que tu es dans une profession dangereuse, mais quand même... je ne veux pas revivre cela, tu as compris ? Tu m'as fait une peur bleue..."

Les yeux d'argent se rivèrent dans les siens, avant qu'elle ne répliqua avec un sourire invisible derrière la tasse de porcelaine :

- "Je ne suis pas kamikaze, tu sais... je tiens trop à la vie et à mes amis pour cela... bien que la première puisse me jouer de bien vilains tours quelques fois ! N'empêche que t'avais raison... dans mon coma... je te comprenais pas toujours mais j'ai entendu ta voix... c'est grâce à toi que je suis encore en vie, Ethel."

La soirée se poursuivit agréablement, avant qu'Akiko ne dûsse raccompagner son amie jusqu'à l'endroit où devait l'attendre son homme, l'homme d'Ethel. La nuit était belle, dégagée, étoilée, ce qui enchantait la jeune auror. Elles marchaient en silence avant d'atteindre le point de rendez-vous d'où une silhouette masculine se détachait, reconnaissable. Akiko s'arrêta alors et regarda son amie avec un léger sourire :

- "Bon, je vais te laisser là, ton body guard est arrivé ! Ca a été un plaisir de te revoir, Ethel... n'hésites pas à repasser à l'occasion, je te recevrais avec un plaisir certain !"

Elles se serrèrent la main, avant de s'étreindre légèrement et de reculer, tandis qu'Akiko s'éloignait de nouveau, Ethel souriait et murmura doucement en se dirigeant vers son homme :

- "On se reverra plus tôt que tu ne le penses, Akiko..."

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MessageSujet: Dernier chapitre !!!   Ven 24 Juin - 20:41:39

Chapitre Neuf : au fond, un au-revoir n'est que la promesse de retrouvailles proches... Souviens-toi de nous, même si le temps s'en est allé ailleurs...

Des mois qui s'écoulent. Akiko Velon était effondrée sur son lit double-place bien vide désormais, se sentant bien seule depuis que Salem n'était pas revenu, il était... il était... mort. Mort en cours de mission. Son petit chat si gentil et si intelligent... son absence se ressent particulièrement vivement désormais. La jeune femme pense alors à supplier Rupert de revenir la voir, de revenir de son voyage, de revenir vers elle... elle se sent bien seule désormais, et seule les récurrentes missions, des plus dignes au plus infâmes, des plus prodigieuses aux plus communes, l'empêchent de sombrer dans la mélancolie la plus profonde. Si quand elle était jeune elle avait adoré la solitude, maintenant elle la haïssait au possible. Elle s'est réveillée avec le soleil, dont les rayons traversent paresseusement les fentes engendrées par ses stores un peu inclinés pour tamiser la lumière matinale et diffuser dans l'appartement une lumière diffuse, qui lutte contre l'obscurité de la pièce vétuste et assez vide, sinon par quelques photos du passé, des souvenirs de voyages, ses diplômes de BUSES, d'ASPICS et de la filière Élite Magique de l'Université Magique d'Angleterre qui retracent tout le parcours honorable de sa scolarité chez les bleus et bronze jusqu'au début de ses services au sein du bureau des Aurors, comme une... une... chienne de garde du ministère dans la lutte contre la haute et la basse criminalité sur le terrain anglais et même au delà dans les crises les plus importantes. Les yeux argentés étaient rivés au plafond, sur un point invisible, perdus dans leurs pensées, fatigués et blasés, surtout :

"Au fond, ai-je vraiment réussi ma vie aussi bien que cela ? C'est vrai, j'ai eu une belle scolarité, mais je n'ai ni famille, plus d'amis encore présents régulièrement, pas d'enfants... oh Rupert, où es-tu maintenant ? Quand reviendras-tu ?"

Elle enfonça sa joue gauche dans le confort réconfortant de l'oreiller de plumes, restant encore dans les chaudes couvertures qui la confortaient même en plein été, elle était facilement frigorifiée le matin. Elle n'a pas envie de se lever. Mais alors absolument pas ! Se lever pour revenir dans le routine habituelle, dans le train-train sans but ni changement du sombre quotidien... c'est alors qu'un tapotement à sa porte vient déranger le fil de ses pensées endormies à cette heure précoce alors qu'une voix féminine demande depuis l'extérieur :

- "Akiko ? Tu es réveillée ? Akiko !"

La jeune auror, bougonnant entre ses dents, se tourne légèrement tout en s'asseyant au bord du lit, se frottant les yeux d'argent avant de marmonner d'une voix épuisée et presque rauque :

- "Mmm... mais qui est l'abruti qui frappe à une heure pareille de la journée et un week end de surcroît ?"

Soupirant, encore en tenue légère de pyjama de nuit, Akiko se redressa, prenant au passage sa baguette magique de bois d'olivier et de crin de licorne soigneusement entretenue, endormie mais sur ses gardes, demandant tout en entrebâillant la porte d'entrée :

- "Par Merlin, qui êtes vous pour oser déranger les gens à une heure pareille... si c'est pour de la publicité, vous feriez mieux de déguerpir immédiatement, j'suis pas d'humeur à écouter vos fadaises..."

- "Akiko ! C'est moi, Ethel Perks !"

- "Heeeein ? Ethel ? Mais qu'est ce que tu fais ici à une heure pareille ? Tu devrais pas être avec ton William là ?"

Son amie posa ses mains sur ses hanches, en tenue élégante de moldue, avant de lui répliquer d'un air maternel et protecteur qui était resté en dépit des années et du passage à l'âge adulte pour les deux jeunes femmes :

- "Ne me dis pas Akiko que tu as oublié qu'on est au beau milieu des vacances scolaires là ? Et devine quel jour on est demain ?"

- "Heu... ah oui c'est vrai... et c'est mon anniversaire demain... mais qu'est ce qui t’amènes ici ? T'as un plan de dernière minute derrière la tête, pas vrai ?"

Ethel en profite pour repousser la porte d'entrée, rentrer dans la pièce, et déclarer subitement d'un air catégorique dissimulant avec peine un immense sourire :

- "Alors tu ferais mieux de te préparer en vitesse et de faire tes valises pour deux semaines et demi ! Allons, ne perds pas plus de temps à rester plantée là comme un radis au soleil !"

Akiko la regarde d'un air mêlant fatigue, stupéfaction et étonnement profond : que voulait donc Ethel ? Elle protesta aussitôt tout en se changeant dans sa salle de bain, enfilant sa tenue habituelle de fonction d'Auror :

- "Attends, tu es gentille, mais j'ai mon boulot à faire moi, je t'ai déjà dis que je n'ai pas de vacances, et que va penser le service si je fais de l'absentéisme ?"

- "Ne t'en fais pas, je les ai déjà prévenus que tu étais en congés, et ils n'ont pas été difficiles à accéder à ma requête... allez Akiko, dépêche toi, tu es attendue je te ferais dire !"

Voyant qu'elle n'avait plus le choix, elle se maquille rapidement, rassemble ses affaires et fait ses valises en un tour de baguette magique avec le sort faisait la malle par lui-même, prenant ses clés et commençant à fermer sa maison tout en demandant d'un air incrédule et dubitatif :

- "Attendue par qui ? Et tu m'emmènes où d'abord ? Et pourquoi tant d'empressement ?"

- "Surprise ! Tu verras bien par toi-même... allez viens !"

Surprise, Akiko prend ses deux valises et se laisse transporter par transplanage par son amie de toujours des pourpres et or, avant de se retrouver dans une des rues de Prés-Au-Lard, puis entrainée par Ethel vers le bar des Trois Balais, Ethel la précédant, ouvrant les portes tout en déclamant à la volée :

- "C'est bon, on est là !"

- "Pas trop tôt, je pensais que vous vous étiez perdues ou quelque chose comme cela... Hello, Akiko, long time no see !"

Akiko se tétanise et manque presque d'en lâcher ses valises sous le coup de l'émotion quand elle remarque, assis sur la première table centrale du bar, une bonne partie de ses anciens amis de Poudlard perdus de vue ou presque : James Mc Lewis, Sixtine Andrews, Nikolaï M. Dmitriev lui-même s'était déplacé pour l'occasion depuis la Russie et quelques autres encore qui la saluaient chaleureusement. Et surtout... celui qui venait de parler... Rupert Turner ? Un immense sourire fendit les lèvres de l'Auror, sous l'emprise d'une immense joie, avant de se tourner vers Ethel et de l'enlacer vigoureusement de joie :

- "Je... je m'attendais à tout sauf cela ! C'est toi qui a organisé tout, pas vrai ? Merci Ethel, tu es vraiment la meilleure amie du monde que l'on puisse avoir ! Merci à tous d'être venus pour cette réunion surprise !"

Akiko se souviendrait toujours de ce jour-là, de ce jour où l'amitié, la fête, la joie, la complicité, la solidarité, le bonheur et même l'amour se rejoignaient en chœur et en harmonie, au fil d'une folle musique joyeuse, de boissons et de bonne chaire, de cadeaux et de mémoires inoubliables, de danses et de jeux, de discussions passionnées, de moments de souvenirs et de joie... depuis, elle profitait beaucoup de ces vacances prolongées chez la résidence proche d'un de ses amis, tout en songeant lors de la photo-souvenir du groupe prise au milieu d'été la même pensée qu'elle aurait toujours, quand elle serait de retour dans son appartement, un nombre incroyable de correspondances épistolaires sur son bureau, des invités réguliers, un amour revenu, assise sur son fauteuil, un petit chaton tigré gris-argenté aux yeux verts sur ses genoux dormant paisiblement :

"Les au-revoir ne sont que des promesses d'heureuses et proches retrouvailles. Les liens qui se sont tissés à cette époque ne se dénoueront jamais en dépit du temps qui passe et de la distance... il faut se souvenir de nous, de ce que nous étions et de ce que nous demeurons, avec les heureux souvenirs comme les plus tristes, même avec le temps qui court... la vraie Amitié est éternelle, comme une pure déesse assise sur son trône d'or... jamais plus je n'oublierais cette leçon... merci de me l'avoir rappelée, les amis... et merci à toi, pour toi ma très chère Ethel."

Mots : 1408
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MessageSujet: Re: [Thème 5]Remember us... even if time has left away (MIS)   Ven 24 Juin - 20:44:04

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MessageSujet: Re: [Thème 5]Remember us... even if time has left away (MIS)   

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