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 Lorsque la solitude se fait sentir.. [+16]
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MessageSujet: Lorsque la solitude se fait sentir.. [+16]   Mer 8 Juil - 20:56:53

La rentrée, pour Kathleen avait été mitigée. D'un côté, les jeunes étudiants de son cours lui prêtaient une attention particulière, dans l'espérance peut-être d'obtenir un peu plus qu'un cours de la part de leur prof, et d'un autre côté, les étudiantes lui vouaient une haine meurtrière, tout cela sûrement parce qu'elle avait capté l'attention, malgré elle, des étudiants masculins de la classe. Alors jalouses ou simplement de mauvaise humeur matinale? Elle n'en avait aucune idée. K.L. ne voulait pas passer pour la prof sexy écervelée, ce qu'elle n'était absolument pas, mais c'est à priori ce que les étudiantes pensaient d'elle, et pourtant, elle n'avait pas pris la peine de se "sexyser", à l'inverse de certaines de ses élèves..

Cependant, ce soir, elle n'avait pas lésiné sur les moyens et s'était faite particulièrement belle. K.L. avait bien fait attention de paraître classe et glamour, plutôt que vulgaire, et avait opté pour une jolie robe en satin noir, surpiquée d'un ruban beige qui formait un petit flot en dessous de son léger décolleté. Elle lui descendait jusqu'au milieu des cuisses et laissait apparaitre ses deux belles jambes, encore bronzées de l'été passé.

Kathleen espérait ainsi attirer l'attention, ce qui lui permettrait de se sentir un peu moins seule.. Elle était adossée au comptoir du bar, et avait déjà commandé une boisson qui lui avait rapidement été délivrée par Rosemerta. Elle n'avait pas pris d'alcool fort, il était encore tôt, Kathleen restait là à siroter sa bièraubeurre, le regard dans le vide.


Dernière édition par Kathleen Leah Deschanel le Jeu 20 Aoû - 15:06:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Lorsque la solitude se fait sentir.. [+16]   Mar 14 Juil - 9:33:44

[HJ: Je me permets ^^ ]




La rentrée de classes, pour certains c’était une chose importante, qui prenait du temps. Pour Suzie, il n’y avait pas de rentrée, c’était clair au moins. Alors pendant que les avaient fait leurs achats de dernière minute, leur beau chaudron tout ça. L’historienne elle, était restée sagement à son poste, en tant que bibliothécaire. Pourtant, il est vrai que quelque chose avait chamboulé sa vie. Une dame qui travaillait à la bibliothèque avec elle, mais avec qui elle n’avait jamais eu l’occasion de parler ni de voir avait quitté son poste pour travailler ailleurs. Cela faisait donc deux fois plus de boulot pour la jeune femme. Mais bon, elle s’était habituée à faire l’ouverture et la fermeture tous les jours, même le mardi où normalement elle ne travaillait que la matinée. Finalement oui, travailler dans une bibliothèque n’était pas de tout repos.

On était le soir, Suzie faisait la vaisselle à la main. Oh oui, elle aurait pu très bien lancé un sort pour que tout cela se nettoie soi-même, sauf qu’elle avait besoin de s’occuper, en cette bien douce soirée. Elle réfléchissait à ce qu’elle pourrait bien pouvoir faire. Lire un bouquin, s’endormir sur le fauteuil, allait chasser les gnomes qui envahissaient peu à peu son jardin, ou même un peu de jardinerie. Ou encore, se remettre au violon. Oui, c’était son truc en ce moment, elle restait attachée à son violon. Certes il datait de quelques années, puisqu’elle avait cessé de jouer de cet instrument à l’âge de neuf ans. Mais bon, cinq ans d’études pour ça, ça ne s’oubliait pas comme ça. Bien sûr, elle avait encore du mal, mais elle voulait persévérer. Puis bon, il fallait qu’elle pense à des choses autres que ses activités secrètes. Ca lui permettait malgré tout, de se contrôler psychologiquement, et de ne faire qu’un avec son esprit en paix pour le moment.
Après sa petite vaisselle qui ne dura que quelques minutes, la mangemorte s’essuya les mains lentement, le regard dans le vague. Non vraiment, la vie de célibataire c’était bien pauvre, dans une si grande maison. Il faudrait vraiment qu’elle se trouve plusieurs occupations auxquelles elle pourrait vaquer dès qu’elle se retrouver chez elle. Des recherches par exemple. Oui, c’était une historienne, elle devait faire de son mieux et ainsi trouver un objet rare.

Finalement, elle se dit qu’elle ferait bien un petit tour. Soit dans Londres, soit à Pré-Au-Lard. Allez, va pour pré-au-lard.
La jeune femme s’habilla comme à son habitude, une longue robe qui traînait et volait par terre, un petit chapeau haute forme. Aujourd’hui, et c’était rare, sa robe était de couleur sombre, entre le noir et le gris foncé. Elle se maquilla légèrement, un peu de noir sur les yeux, et surtout du rouge à lèvres bien rouge. Des bottes à talons-aiguille. Il ne faisait pas froid dehors, pas encore. Pourtant, elle prit son long manteau, juste au cas où. Elle sortit de chez elle. Un petit vent vint lui caresser le visage. Elle sourit. Ce soir elle était presque dans un état lucide et paisible. Ca faisait du bien de temps en temps. Quoi qu’elle aimait bien aussi rentrer dans Lou, lui « donner à manger » en quelque sorte. Est-ce que Suzie était en train de partir à la chasse ? Elle-même ne le savait pas encore.
Elle transplana pour arriver juste devant les Trois Balais. Un pub réputé et qu’elle fréquentait déjà lorsqu’elle était à Poudlard. Ca faisait des bons souvenirs en fait.
Elle entra d’un pas léger, presque dansant dans le pub. D’un regard, elle jugea toutes les personnes déjà installées. Il était bondé. Suzie fit un geste pour retourner sur ses pas, lorsqu’elle vit une femme, un peu plus vieille qu’elle, qui siroter doucement une bièreaubeurre. Elle haussa les sourcils. Une femme seule, ce n’est jamais très réconfortant. Elle s’avança alors vers le bar, et prit la chaise haute qui était juste à côté de l’inconnue. Elle lui accorda qu’un petit regard, ne sachant pas si la femme l’avait vue ou pas.


« Une limonade s’il vous plaît. »

Rosmerta lui offrit un beau sourire. A force, elle connaissait un peu la serveuse, mais ce soir, elle n’allait pas discuter avec elle. C’est vrai, même en étant mangemorte, Suzie arrivait à s’offrir une vie normale, de parler avec des gens biens. C’était même étonnant. L'historienne sortit alors son paquet de cigarettes, et le posa délicatement sur la table. Elle sortit une clope de ce même paquet, et la porta à sa bouche. Ses longs doigts fins fouillèrent alors sa poche droite pour y sortir un briquet doré.
Elle se retourna alors vers la femme seule, un petit sourire sur ses lèvres rouges.


« A qui ai-je l’honneur ? »
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MessageSujet: Re: Lorsque la solitude se fait sentir.. [+16]   Mar 14 Juil - 19:49:56

Kathleen avait bloqué sur un groupe de jeunes de Poudlard qui devaient avoir la quinzaine. Elle écoutait attentivement leur conversation, détournant le regard de temps en temps afin d’éviter qu’ils la remarquent. A la base, ils parlaient simplement de cours et de nombreux se plaignaient de ne pas parvenir à réaliser les Philtres de Paix correctement, ayant peur que le sujet tombe aux B.U.S.E. Aaah les Philtres de Paix.. Cela faisait bien longtemps que Kath n’en avait pas réalisé, tout ça datait de Poudlard, mais elle ne s’en était jamais resservie plus tard. Leur sujet de conversation dériva vers tout ce qui était magie noire, ministère, mangemorts et bien entendu.. Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Un crétin dénommé Ralph, du moins c’est ce qu’avait entendu Kath de l’endroit où elle était, demanda même s’il était possible de faire boire un Philtre de Paix au Seigneur des Ténèbres pour le rendre, selon les dires de l’apparent Poufsouffle, « plus cool avec les sorciers ». K.L. eut une sorte de spasme et faillit se lever pour coller une p’tite tape derrière la tête de ce misérable..

Premièrement, un Philtre de Paix ne servait pas à rendre les gens Peace & Love.. Le gamin concoctait la potion et n’était même pas capable d’en connaître les effets. Kathleen était limite outrée, à l’époque, elle était avide d’informations quelles qu’elles soient sur la magie et prenait un malin plaisir à connaître tout du monde magique, quitte à être sorcière, mieux valait être compétente. Deuxièmement, comme si Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom allait devenir tout d’un coup super tolérant avec les nés-moldus et allait s’boire un verre avec les aurors.. Le gamin rêvait. Kath aussi aurait préférée que ça soit possible, mais on était dans la vraie vie, et la vie n’est pas une utopie.

Perdue dans ses pensées, elle ne vit même pas qu’une femme, légèrement plus jeune qu’elle, s’était assise sur la chaise à côté d’elle. Toujours perdue dans ses pensées, elle ne remarqua pas non plus qu’elle lui avait lancé un petit regard et ce ne fut que lorsqu’elle commanda que la brune tourna la tête dans sa direction. Le son de sa voix l’avait surprise puisqu’elle ne s’attendait pas à trouver quelqu’un à côté d’elle, mais avait vu la jeune femme approcher de loin, et pourtant semblait être restée loin dans sa tête, tandis qu’elle était concentrée sur les paroles invraisemblables que tenait le Pouf.

Kathleen l’observa sortir son paquet, dans des gestes amples, puis une clope, la porter à sa bouche d’une manière si naturelle et décontractée et enfin, sortir un magnifique briquet avant de l’allumer. Rien que par rapport à ses gestes nonchalants et la manière dont elle tenait sa cigarette, la brune trouvait que l’inconnue avait l’air super cool.. Elle ne pouvait pas réellement expliquer pourquoi, mais Kathleen le sentait comme ça.

Elle ne trouvait rien à lui redire, ses lèvres rouges contrastaient parfaitement avec la couleur de ses cheveux et sa couleur de peau assez claire, elle était bien coiffée, bien maquillée, elle était belle tout simplement.

L’inconnue se retourna vers elle avec un sourire, Kathleen ne savait pas si elle s’était faite discrète ou si l’autre brune avait remarqué que Kath l’observait. Elle espérait que non, sinon la jeune femme la prendrait sûrement pour une folle..


- A qui ai-je l’honneur ?

Esquissant un sourire sincère, Kathleen tendit sa main en direction de l’inconnue et se présenta :
- Kathleen Leah Deschanel, enfin simplement Kathleen quoi, ajouta-t-elle en laissant apparaître ses jolies dents blanches. Je suis prof en sortilèges avancés à l’Uma.

Maintenant, elle avait pris l’habitude de se présenter ainsi, ajoutant malgré elle à chaque fois son poste à l’université de magie. Elle trouvait ça un peu ridicule, mais elle n’y pouvait rien, c’était bien son poste et elle avait désormais l’habitude de le mentionner.

- J’ai l’impression de vous avoir déjà vu c’est étrange.. ajouta-elle sur un ton dubitatif. Une limonade ? demanda K.L. sous forme de question rhétorique en regardant ce qu’elle avait commandé. Vous commencez doucement vous aussi à c’que je vois.. titeuple
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MessageSujet: Re: Lorsque la solitude se fait sentir.. [+16]   Sam 18 Juil - 16:04:54

C’était devenu une sorte d’habitude de fumer une cigarette pour la jeune mangemorte. Elle tira dessus une ou deux fois, son briquet toujours dans les mains. Ses gestes étaient naturels oui, Suzie semblait presque décontractée en cette douce soirée. En fait ce qui la faisait rire c’était de se retrouver autour de gens, d’élèves à Poudlard en tant que mangemort, et que personne ne remarque rien. C’est ça une bonne couverture. Mais bon, même si les partisans du seigneur des ténèbres restaient intouchables et crains, ils semblaient malheureusement plus « banals ». Oui, quand l’historienne voyait ces petits mangemy en herbe, elle avait peur.
Bref, la bibliothécaire vit la main de la femme s’approcher. Elle haussa un sourcil, et ne bougea pas d’un poil. Se contentant d’expirer la fumée par sa bouche entrouverte. Elle ne touchait quasiment personne. C’était devenu un réflexe. Mais elle n’était pas associable pour autant, faut pas croire. Elle hocha légèrement la tête, voilà tout. Petit signe de politesse. Suzie réfléchit alors, laissant peser un blanc après les paroles de l’inconnue. Qui ne l’était plus à présent, puisqu’elle venait juste de se présenter. Elle était prof.

En fait, l’historienne parlait peu, mais parlait bien. C’est-à-dire qu’elle ne disait que les choses intéressantes. Répondant à des questions principalement par des hochements de tête ou des minces sourires. Kathleen Leah Deshanel. C’était donc son nom. Suzie se mit à imaginer la femme la bouche grand ouverte, la peur dans les yeux. Elle était jolie, oui, mais n’avait rien d’autre. Pourtant, la mangemorte savait que la femme qu’elle avait en face d’elle était une bonne sorcière.

« Suzie-Lou Lalys, je suis historienne. Accessoirement bibliothécaire. Les gens m’appellent généralement Suzie. La seconde partie de mon prénom étant trop sombre pour être prononcée. »

D’un côté c’était la simple vérité. D’un autre un mensonge qui en disait trop. Les personnes qu’elle connaissait l’appelée bien Suzie. Mais non pas parce que le prénom Lou leur faisait peur. Parce que ça allait bien plus vite de l’appeler ainsi. Elle sourit encore, et tira une nouvelle fois sur sa cigarette. Elle ferma les yeux un instant. Oui, elle commençait doucement.

« Je finirais la soirée à la limonade, aussi. Sinon je crains de ne pas pouvoir me contrôler vis-à-vis de certaines choses. »

Oui, ce n’était pas une grande buveuse, au contraire. Puis elle désirait rester lucide, tout le temps. Elle sentait la présence de Lou en elle, comme si à présent, elles étaient deux à parler. Comme si finalement, elle n’était plus malade, mais encore plus méchante et sadique. Elle secoua doucement la tête. Ce n’était pas le moment de penser à ça. Pas en ce merveilleux début de soirée. Une nouvelle fois encore, elle expira la fumée, mais par le nez. Suzie regardait autour d’elle. Trop de gens. Pourtant, elle avait du les croiser au moins une ou deux fois dans sa vie, mais elle ne s’en souvenait plus. En tant que bibliothécaire, elle ne retenait pas les visages, malheureusement. Alors quand quelques minutes plus tôt, Kathleen avait supposé l’avoir déjà vu quelque part, elle fut surprise. Elle fit défiler tous les endroits ou elle aurait pu rencontrer la professeur. Mais en vain.

« Peut-être avons-nous été à Poudlard ensemble. Même si vous me semblez – sans vouloir vous offenser – plus âgée. Ou alors vous êtes passée à la bibliothèque nationale. Ou encore, je sous-estime votre force à devenir méchante, mais je me trompe rarement sur ça. »

La dernière idée semblait absurde. Kathleen n’avait en aucun cas une tête de mangemorte, loin de là. Suzie sentait ce genre de choses bizarrement.
Elle porta sa cigarette à ses lèvres. Ce n’était pas une professionnelle de la conversation. Et il était dur de discuter avec l’historienne. Pourtant ce soir, c’était elle qui s’était dirigée vers Miss Deshanel. Elle but ensuite une petite gorgée de limonade. Il fallait qu’elle boive pendant qu’elle était en train de fumer, c’était une habitude. Elle plongea alors son regard sombre dans celui de la professeur. Elle semblait douce, trop gentille et naïve, pourtant, Suzie ne doutait pas de sa force morale et magique. Elle haussa le sourcil droit, reportant son attention sur sa cigarette. En fait, Suzie n’avait pas la tête à transformer une femme rencontrée il y a cinq minutes en proie dans une sombre ruelle. Bien sûr ce n’était l’envie qui lui manquait, juste le temps. Puis ça ne serait pas si facile. Elle enseignait les sortilèges avancés.


« Sinon, vous ne vous sentez pas trop… oppressée dans ce nouveau système politique Mademoiselle Deshanel ? »
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MessageSujet: Re: Lorsque la solitude se fait sentir.. [+16]   Lun 20 Juil - 19:43:11

La main qu'avait tendu Kathleen pour se présenter finit dans ses cheveux, faisant mine de se recoiffer, pour rattraper le vent que l'inconnue venait de lui mettre. Il ne fallait tout de même pas deux mains pour fumer, si ? La jeune femme lui adressa tout de même un léger sourire en signe de politesse. Elle n'était quand même pas hypocondriaque ? C'était la seule explication qu'avait pu trouvé Kath alors que l'inconnue tirait une nouvelle fois sur sa clope pour en recracher lentement la fumée avant de se présenter comme étant Suzie-Lou Lalys, ce qui ne rappelait rien à Kathleen. "Bibliothécaire" voilà où l'enseignante avait déjà pu la rencontrer.. enfin rencontrer peut-être pas mais voir, c'était un début.

- Les gens m’appellent généralement Suzie. La seconde partie de mon prénom étant trop sombre pour être prononcée.

Pendant un instant, Kath la regarda, comme si elle s'attendait à une suite, comme si l'historienne n'avait pas finit sa phrase. Remarquant qu'elle ne la continuait pas, Deschanel esquissa un sourire, auquel Suzie répondit avant de tirer encore une fois sur sa cigarette. Elle n'avait pas compris ce que la bibliothécaire laissait entendre par là..

A présent, le bar était quasiment plein, de nombreux groupes d'élèves y rentraient confiants, dans l'espoir de passer une bonne soirée autour d'une délicieuse bieraubeurre, mais repartaient déçus qu'il y ait autant de personnes ce soir-là.

Apparemment, elle n'était pas une grande amatrice de beuverie du soir, ce qui au contraire plaisait bien à K.L. Cette dernière allait souvent dans des pubs à Londres ou dans des bars à Pré-Au-Lard, souvent accompagnée bien qu'elle eut été seule ce soir-là. L'état qui l'attendait après pas mal de verres la faisait s'amuser et profiter encore plus de la vie selon elle, rigoler pour un rien, parler facilement avec tout le monde même si ce n'était que pour raconter des conneries.. Elle se doutait que certains n'appréciaient pas du tout finir ainsi ou bien même voir des gens peu sobres, d'ailleurs, Kathleen elle-même n'aimaient pas vraiment voir des ivrognes dans tous les bars, mais elle adorait l'état d'euphorie que pouvaient lui apporter les boissons magiques alcoolisées..


- Peut-être avons-nous été à Poudlard ensemble. Même si vous me semblez – sans vouloir vous offenser – plus âgée. Ou alors vous êtes passée à la bibliothèque nationale. Ou encore, je sous-estime votre force à devenir méchante, mais je me trompe rarement sur ça.

Même si K.L. était légèrement plus âgée que Suzie, elle aurait très bien pu la croiser à Poudlard, entre les premières et les dernières années, il y avait six années d'écard.. Kathleen ayant 28 ans, elle se doutait que la jeune femme avait plus de 22 ans, et donc il était inévitable qu'elles avaient été à Poudlard à la même période, mais cela remontait à trop loin et l'école était bien entendu trop grande pour connaître chaque élève. Pour la deuxième fois, Kath ne comprit pas réellement ce que Suzie laissait entendre.. sa force à devenir méchante ? Quel en était le rapport ? Deschanel n'y fit pas attention et lui sourit.

- J'ai du vous croiser à la bibliothèque dans ce cas, je n'y vais que rarement mais en général je me souviens des visages..

Kath but une gorgée de bieraubeurre, puis une deuxième et regarda aux alentours. Tous les élèves, étudiants, et autres personnes semblaient obnubilés par leur conversation. Elle ne voyait pas tout le monde, beaucoup lui tournaient le dos, mais c'est ce qui ressortait en général. Parfois, elle croisait le regard de certaines personnes qui regardaient également le bar plein à craquer.

- Sinon, vous ne vous sentez pas trop… oppressée dans ce nouveau système politique Mademoiselle Deschanel ?

- Eh bien non, pas particulièrement, je ne suis pas une né-moldue. A l'Uma non plus, l'école n'est pas dirigée par des mangemorts mais par Althaïr, c'est presque comme si nous n'étions pas touchés par ce qu'il se passe autour de nous..

C'était vrai, Kath ne se sentait pas particulièrement concernée par le nouveau régime, même si les mangemorts laissaient tomber leur masque de plus en plus souvent, il y avait tout de même un bon nombre de sorciers neutres ou luttant contre les mangemorts au pouvoir. Kathleen n'avait pas encore eu l'occasion de prendre parti mais si elle devait le faire, elle ne resterait bien entendu pas les bras croisés à attendre que quelque chose se passe.
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MessageSujet: Re: Lorsque la solitude se fait sentir.. [+16]   Mar 21 Juil - 1:04:54

[HJ : yop, à mon tour de m'incruster niarkhéhé S'il y a un souci, n'hésitez pas à me le dire ^^ ]



Ce soir-là, Andrzej avait décidé de changer un peu ses habitudes et d'investir un nouveau terrain de chasse. Autre endroit, autres perspectives... Autant le Chemin de Traverse offrait son lot de très belles et séduisantes femmes, Pré au Lard avait quant à lui un potentiel plus jeune... Non pas que le soviétique était du genre à coucher avec des filles pré-pubères, loin de là ! Il aimait bien que ses compagnes d'un soir aient un minimum de formes et d'expérience, merci bien. Néanmoins, il fallait bien reconnaître que le fait qu'une de ses conquêtes soit mineure n'était pas vraiment un problème pour lui. Tant qu'elle était consentante, il n'y avait aucun souci.

Dévisageant les badauds, le russe arpentait tranquillement les rues de Pré au Lard qui, même à cette heure tardive, étaient parsemées d'élèves de Poudlard. Un bienfait pour les commerçants du village qui vivaient grâce à cette proximité avec la célèbre école de sorcellerie anglaise. C'était ce qui manquait à Durmstrang. Là-bas, pas de distractions et de sorties les week-end pour aller boire des bièraubeurres. C'était toujours discipline et travail. Merlin ! Il était bien content d'avoir fini avec cette partie de sa scolarité. On pouvait dire beaucoup de choses sur l'Angleterre, lui le premier au grand dam de sa mère d'ailleurs qui n'appréciait pas qu'il dénigre ainsi son pays d'origine, mais une chose était certaine : ils savaient s'amuser. De manière bizarre et incompréhensible parfois, mais ils le faisaient. S'il était allé à l'université en Russie, Andrzej était persuadé qu'il n'aurait pas eu le même genre de liberté qu'il avait ici. Du reste, il passait tellement de temps à traîner et faire la fête qu'on se demandait s'il travaillait vraiment. Et pourtant, le résultat était là. Le brun avait passé avec succès ses examens et il était parti pour une deuxième année !

Les mains dans les poches, Andrzej contourna une bande de gamins agglutinés devant Honeydukes avant de continuer son chemin. C'était une des choses qu'il n'avait jamais compris, cet attrait pour le sucre et les bonbons. Il trouvait vite tout ça plutôt écœurant, sans compter que cela avait un mauvais effet sur le physique. Le slave se targuait d'avoir une belle plastique et une musculature que bon nombre lui enviait, et il n'avait nulle envie de gâcher ça pour des gourmandises dont il n'appréciait même pas le goût. Et dire que Manu avait été le Candy Killer de l'an passé, ayant gagné le concours de mangeurs de bonbons lors du Carnaval... Franchement, le brun ne savait pas comment son copain avait fait pour engloutir ces kilos de sucre. Lui, il en aurait été certainement malade pendant des jours et des jours !

Son oeil aiguisé fut alors attiré par une silhouette des plus délicieuses qui franchissait la porte des Trois-Balais. Souriant, le russe lui emboîta le pas et entra à son tour dans la taverne. Assailli par le bruit soudain, Andrzej perdit momentanément sa cible. La cherchant des yeux, son regard tomba sur quelqu'un qu'il n'aurait pas pensé trouvé ici. C'était sa superbe professeur de Sortilèges, vêtue d'une robe des plus sexy, dévoilant des jambes fines au galbe parfait. Et bien, cela changeait des tenues qu'elle portait en cours... Accoudée au bar, elle était en pleine discussion avec une autre jeune femme. C'était encore mieux... deux pour le prix d'une...

Oubliant désormais la blonde qu'il avait suivi, l'étudiant s'approcha d'elles d'une démarche souple et avec un grand sourire charmeur s'adressa à sa séduisante enseignante.


- Bonsoir, Miss Deschanel... C'est un plaisir de vous voir ici... Si je peux me permettre, vous êtes particulièrement en beauté ce soir. Vous attendez votre petit-ami ?

Se perchant sans cérémonie sur le tabouret libre à côté d'elle, il la détailla d'un regard appuyé qui montrait bien qu'il aimait ce qu'il voyait. Puis, se penchant devant elle, la frôlant ainsi au passage, le russe s'adressa à sa voisine et lui tendit la main,

- Bonsoir... Andrzej Miaskovski...

Le brun ignorait totalement les relations qui existaient entre les deux sorcières – connaissances ? amies ? petites-amies ? – mais il était vraiment gâté d'être en compagnie d'aussi jolies femmes. La soirée s'annonçait prometteuse... Hélant la serveuse, il passa alors commande.

- Un whisky de feu s'il vous plait ! Puis, se tournant vers les deux demoiselles, il demanda, Je peux vous offrir un verre, Mesdemoiselles ?
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MessageSujet: Re: Lorsque la solitude se fait sentir.. [+16]   Mar 21 Juil - 12:45:49

    Suzie avait gardé son visage pâle, ne laissant apparaître aucune émotion, à part quelques sourires sans grande conviction. C’était son rôle, ne pas se montrer et rester calme. Jamais la mangemorte n’avait été de ces gens qui rient, sourient, pleurent, chantent et dansent lorsque l’envie se pointait. Au contraire. Elle restait droite, stable, quelques mouvements précis et non futiles. Elle réfléchissait à tout. Chaque geste, parole. Tout était préparé dans sa tête. Alors lorsque la prof de sortilèges avancés dit à l’historienne qu’elle avait sûrement du la croiser à la bibliothèque, celle-ci se contenta simplement d’hocher la tête délicatement. Sans ajouter de paroles, ni rien d’autre d’ailleurs. Suzie voyait tellement de gens en une journée qu’elle ne pouvait se souvenir de tous, certains marqués cependant son intérêt quand ils se révélaient bêtes comme leurs pieds ou quand ils ne savaient même pas ce qu’ils cherchaient.

    S’ensuivit alors une conversation sur le système politique des mangemorts à Poudlard. Les nés-moldu. Paix à leur âme. Cette fois-ci Suzie ne put s’empêcher de sourire. L’UMA n’était en effet pas très touchée ces temps-ci, mais la brune savait que certains mangemorts, même si elle ne les connaissait pas, rôdaient dans l’université magique. Elle tira une nouvelle fois sur sa cigarette, pour ensuite porter son verre de limonade à ses lèvres. C’était délicieux. Le silence tomba alors sur la discussion des deux jeunes femmes. La mangemorte n’avait pas prit la peine de répondre. Kathleen se sentait en sécurité auprès d’Altaïr, grand bien lui fasse. Elle baissa le regard pour observer avec concentration le comptoir. Il n’y avait rien à signaler. Pourtant, Suzie ne voulait pas partir maintenant, préférant rester en compagnie de sa nouvelle rencontre, pour s’amuser un peu.

    C’est alors que l’historienne sentit des mouvements dans son dos, à ses côtés. Un jeune homme était arrivé. Il s’installa de l’autre côté de la prof, la laissant comme si elle était une poupée tirée des deux côtés. Cela amusa Suzie. A tous les coups c’était un étudiant qui attendait bien plus que les cours de sa prof de sortilèges. Il était voyant. Trop même. La bibliothécaire reprit deux gorgées de son verre, il était loin d’être fini. C’est alors que l’étudiant se pencha vers elle pour lui serrait la main. Il n’y avait pas de raison. Comme quelques minutes auparavant, la brune haussa le sourcil et regarda avec presque dégoût la main du nouvel arrivant. Pas de favoritisme dans la tête de la mangemorte. Et voilà maintenant qu’il voulait leur servir un verre. Il était jeune, innocent et inconscient. Il buvait de l’alcool. Suzie n’eut pas besoin d’énormément de temps pour faire son portrait psychologique. Bien qu’elle ne soit pas professionnelle dans ce domaine.
    Suzie n’avait pas retenu son nom, ni son prénom. Bien trop compliqué à son goût, et elle n’avait pas que ça à faire. Elle secoua la tête et jeta un simple regard à K.L. C’était son élève, elle en était sûre.


    « Pas pour moi je vous prie jeune homme. Je pense avoir déjà un verre devant moi. »

    Il n’y avait aucun reproche dans la voix de la mangemorte. Au contraire. Elle agissait avec indifférent, c’en était presque dégoûtant. Comme si tout ce qu’elle avait autour d’elle n’était pas important. La serveuse pouvait exploser à côté d’elle, c’est à peine si elle tournerait la tête. Pourtant, elle était amusée. Oh oui. Elle restait calme mais une certaine lueur était apparue dans ses yeux sombres. L’envie de jouer avec les deux personnes à ses côtés était bien plus que tentante, mais ils étaient dans un lieu publique. Et même si elle savait que l’étudiant n’était pas un super bon sorcier, la prof, si. Elle se remit alors correctement sur son tabouret, geste nerveux, et remit directement sa cigarette à ses lèvres. Un certain moyen de compenser quelque part.

    « Excusez mon impolitesse. Je suis Suzie. »

    L’historienne n’avait pas dit son second prénom ni son nom de famille. Trop long. Elle expira la fumée et regarda au loin. Elle, était bien proche de la scène. Bien qu’elle ignorait ce qu’il se passerait ensuite. Une soirée pleine de bavardages ou d’aventures ? We will see. Suzie passa une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Elle doutait que la prof ait une réaction chaleureuse. Mais elle était si jeune dans son rôle d’enseignante qu’elle pourrait presque se permettre de faire la bise à son élève. Ce ne serait pas si surprenant que ça d’ailleurs. Durant une demi-seconde la mangemorte cru avoir un haut le cœur. Les affinités prof/élève. C’était bouleversant mine de rien.
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MessageSujet: Re: Lorsque la solitude se fait sentir.. [+16]   Mer 22 Juil - 12:48:31

L’historienne ne parlait pas beaucoup, se contentant d’exprimer ce qu’elle pensait à travers des expressions parmi autres froncements de sourcils et sourires délicats. Absorbée par ses gestes, afin de capter ce que Suzie pouvait penser de tout ce que Kathleen lui racontait, que ce soit par rapport aux nouvelles réformes, comme par rapport au fait de l’avoir peut-être déjà rencontrée auparavant, la bibliothécaire était vraiment très expressive. D’ailleurs, l’enseignante trouva que le fait de sourire à l’évocation des nés-moldus était assez déplacé, mais n’en tenu pas vraiment compte.

Tandis que le silence régnait entre les deux jeunes femmes, Kath porta une nouvelle fois son verre à ses lèvres pour en boire quelques gorgées. Elle admirait les va-et-vient de Rosemerta qui gardait quoiqu’il se passe le sourire. Servir les clients toute la journée en gardant son même sourire chaleureux n’était pas une mince affaire et cela montrait le tempérament joyeux de la patronne. K.L. se demandait même si elle-même en serait capable.

Deschanel n’avait pas tourné la tête vers l’entrée du bar depuis qu’elle avait engagé la conversation, presque à sens unique à vrai dire, avec Suzie-Lou, et ne remarqua pas qu’un de ses étudiants avait franchi le pas de la porte. Ce ne fut que lorsqu’il s’adressa à elle que Kathleen reconnut sa voix, assez grave et avec un léger accent russe qui faisait tout son charme. L’enseignante avait toujours eu un petit faible pour les étrangers, sans savoir réellement pourquoi, et les hommes dont l’accentuation laissait dévoiler leur pays d’origine la faisait complètement craquer. C’est pourquoi elle reconnut immédiatement celui qui s’était adressé à elle, sans même se retourner. Elle n’avait eu qu’un unique cours avec lui pour le moment mais le ton de sa voix ne l’avait pas laissé indifférente, même si en classe, elle essayait de paraître complètement impassible aux sous-entendus des élèves.


- Bonsoir, Miss Deschanel...

Kath se retourna rapidement, en faisant virevolter ses longs cheveux bruns. Habituée à les attacher, elle les avait détachés pour sortir. Une femme paraissait toujours plus classe les cheveux défaits.. Elle sourit en retour à l’étudiant avant de lui répondre poliment, empruntant le même ton charmeur que le jeune homme :
- Monsieur Miaskovski.. dit-elle en inclinant légèrement la tête sur le côté, en guise de salut.

- C'est un plaisir de vous voir ici...

Se contentant de sourire gentiment, Kathleen regardait ses lèvres enivrantes tandis qu’il parlait, mais remonta rapidement son regard en direction de ses yeux. Que faisait-elle ? Il était son étudiant..

- Si je peux me permettre, vous êtes particulièrement en beauté ce soir. Vous attendez votre petit-ami ?

Andrzej ne l’aidait pas réellement, lui dire que lui aussi la trouvait belle ne la faisait que se frustrer au fond d’elle-même, et l’enseignante baissa les yeux vers le sol, comme pour se concentrer sur autre chose, un sourire en coin. Elle releva aussitôt les yeux vers le russe lorsqu’il lui demanda si elle attendait son petit-ami. Etait-ce une manière détournée et subtile de lui demander si elle était libre ? Deschanel se mordit légèrement la lèvre inférieure dans un grand sourire, tournant la tête dans une autre direction. Oui elle était seule, et cela devenait presque un fardeau pour Kathleen.. Tous ses amis se fiançaient, et assister à un mariage sans compagnon était selon elle un peu humiliant. Elle n’avait connu que des relations sans conséquences dont certaines exclusivement basées sur le plaisir auquel on pouvait s’adonner dans un lit..

Elle replongea son regard dans celui de l’étudiant et lui répondit franchement :

- Non, non.. Pas de petit-ami, je suis seule, ajouta-t-elle en observant la réaction du slave.

Le jeune homme s’assit sur le tabouret libre à côté de Kath et tendit une main vers Suzie en se présentant, ne manquant pas d’effleurer son enseignante qui sourit alors nerveusement. L’étudiant avait une agréable odeur masculine qui correspondait bien à son personnage, une odeur virile, qui soulignait bien son assurance. Comme auparavant, à la vue de la main tendue, Suzie fronça un sourcil et ne répondit pas. Quand bien même K.L. avait pu tirer un sourire en retour, le russe n’en obtenu rien du tout.

Il commanda un Whisky Pur Feu. Voilà que l’on passait directement aux choses sérieuses, voilà un homme qui semblait apprécier les bienfaits de l’alcool.. Il leur proposa même un verre et Kathleen ne put que remarquer le caractère gentleman d’Andrzej. Elle finit cul sec son verre de bieraubeurre, bien qu’il ne restait plus grand-chose, et se tourna vers l’étudiant, un sourire aux lèvres :

- Ca tombe bien mon verre est vide, dit-elle ironiquement en laissant apparaître un sourire. Ce sera la même chose pour moi s’il vous plaît, ajouta-elle cette fois-ci à l’adresse de Rosemerta.

Suzie ne semblait pas intéressée par l’offre de l’étudiant qu’elle refusa avec des mots assez secs mais sur un ton plutôt normal, qui surprit Kathleen. Elle s’excusa d’avoir préalablement ignoré la main tendue du russe et se présenta malgré tout. Pendant qu’il écoutait l’historienne, Kath en profita pour lorgner discrètement sur les formes du jeune homme. Elle n’avait pas remarqué combien il était musclé avant ce soir. C’était plutôt beau à voir, ce n’était pas trop, mais ce qu’il fallait..
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MessageSujet: Re: Lorsque la solitude se fait sentir.. [+16]   Ven 24 Juil - 14:50:11

L'air froid et indifférent, l'autre jeune femme le snobait superbement, préférant se concentrer sur sa cigarette. Sans doute, ne désirait-elle pas s'adresser à un simple étudiant. Haussant les épaules intérieurement, Andrzej retira sa main sans insister. Si elle ne voulait pas avoir de contact avec lui, tant pis pour elle, la brune ne savait pas ce qu'elle ratait. Très sûr de lui, le soviétique était en effet intimement convaincu de sa valeur. C'était quand même un peu dommage qu'ils ne puissent pas faire connaissance, le russe était quelqu'un de très social et aimait rencontrer des sorciers de tous horizons. Certains avaient des métiers captivants ou des histoires absolument passionnantes à écouter. Andrzej le savait pertinemment, en traînant autant dans les bars les soirs.... Il n'y allait pas toujours non plus dans le but de ramener une fille dans son lit ! Mais tant pis, cela lui permettra de se concentrer sur la belle Miss Deschanel.

- Excusez mon impolitesse. Je suis Suzie

Surpris par ce brusque changement d'attitude, le slave la gratifia néanmoins d'un petit sourire. Finalement, il l'avait peut-être jugé trop vite. Ce n'était pas parce qu'elle avait refusé de serrer sa main et d'accepter un verre qu'elle était asociale.

- Il n'y a pas de mal... Alors Suzie, vous êtes prof vous aussi ?

Curieux, Andrzej cherchait toujours à savoir quelle était la relation entre les deux femmes. Elles étaient plutôt dissemblables donc un quelconque lien familial était à exclure apparemment. Elles étaient soit collègues de travail, soit amies – ou plus – soit des complètes étrangères l'une de l'autre qui venaient tout juste de sympathiser autour d'un verre. Tout en parlant avec Suzie, le russe se colla davantage contre Kathleen à qui ça ne semblait pas déplaire. Lui-même appréciait à sa juste mesure la chaleur qu'ils partageaient et le parfum de la jeune femme qui pénétrait dans ses narines.

De son œil expérimenté, le slave avait parfaitement réalisé l'effet qu'il avait sur sa séduisante professeur et qu'elle était tentée de succomber à ses charmes. Malheureusement, elle semblait accrochée à cette stupide barrière invisible et normalement infranchissable qu'il y avait entre prof et étudiant. Pour Andrzej, cela faisait bien longtemps que cette barrière avait été pulvérisée. Lors de sa dernière année à Durmstrang, il avait eu une aventure avec sa prof de Métamorphose. Il repensait toujours avec nostalgie à cet épisode de sa vie. Jouer avec le feu, se cacher... Cela avait été terriblement excitant... Et il fallait bien reconnaître que cela avait eu ses avantages... Chacun y avait trouvé son compte. Lui avait vu ainsi ses notes grimper à vitesse grand V et elle... et bien, elle avait eu un jeune mâle séduisant et en pleine forme dans son lit...

Jusqu'ici, l'étudiant de l'Est avait été plutôt sage en Angleterre, n'ayant pas encore réitéré cette expérience. Certes, il s'était battu avec son prof de Soins Magiques l'année dernière mais cela n'avait absolument rien à voir ! Andrzej n'avait pas encore eu de relations sexuelles avec quiconque du corps professoral à l'UMA. En même temps, c'était logique puisqu'il n'y avait eu que des hommes ! Sans opportunité, on ne pouvait pas braver l'interdit ! Mais cette année, il y avait des occasions... Notamment avec la belle enseignante qui était assise à ses côtés, c'était le genre de femme qu'il aimait, féminine et sexy.


- Non, non.. Pas de petit-ami, je suis seule

Une aussi belle femme sans attaches... Cela faisait moins de scrupules à balayer. N'étant pas jaloux, le slave n'avait rien contre le fait de coucher avec une femme mariée mais le problème était que souvent ce n'était pas le cas de la part de la concernée. Cet aveu était aussi révélateur... En donnant ce genre d'informations personnelles à son étudiant, elle lui donnait en quelque sorte la permission de lui faire des avances... Esquissant un sourire, Andrzej plongea son regard sombre dans les yeux de la jeune sorcière avant de lui susurrer sensuellement,

- Oh, vous ne le serez certainement pas longtemps...

Pendant ce temps, leurs verres avaient été servis, avec une bièraubeurre pour Miss Deschanel qui visiblement craignait de perdre ses moyens et préférait s'en tenir à des boissons douces. Néanmoins, le slave ne doutait pas que cela changerait bientôt et, même si elle continuerait malgré tout à dédaigner l'alcool, elle ne pourra pas lui résister très longtemps. Ses regards appuyés en étaient bien la preuve. Andrzej leva alors son verre vers celui de sa voisine pour trinquer.

- A vos amours alors, Kathleen... Ça ne vous dérange pas que je vous appelle comme ça au moins ? On n'est pas en cours après tout...

Baladant ses yeux sur son visage, s'attardant quelques secondes sur ses lèvres qui ne demandaient qu'à être embrassées, le russe sirota tranquillement son whisky en attendant la réaction de sa prof à cette familiarité soudaine.
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MessageSujet: Re: Lorsque la solitude se fait sentir.. [+16]   Ven 31 Juil - 7:37:29

    Suzie serait partie si la scène n’avait pas été aussi drôle. Un jeune homme en fleur essayait de draguer sa professeur de sortilèges. Bon, ça avait bien l’air de marcher puisque la jeune femme ne cessait de le regarder. L’historienne regarda plus attentivement le garçon dont elle ne se souvenait plus le nom. Il était jeune à peu près du même âge que Suzie, mais il avait un certain truc. Une sorte de courage idiot. C’est très impressionnant de voir des jeunes gens aussi bêtes. En fait, la mangemorte mit quelques instants tout de même à comprendre que ça allait juste être une histoire de sexe. Mmm. Une nouvelle fois, elle du se tourner vers le reste de la salle et penser à autre que deux jeunes gens ne se connaissant pas, et n’éprouvant aucune passion à part celle du physique. Elle soupira profondément. Les jeunes de nos jours, ce n’était plus pareil inh. Eux qui croient que la vie est si facile que ça. Le pire c’était que Suzie sentait qu’il n’y avait pas d’amour entre les deux jeunes gens à côté d’elle, juste du désir. Bon il est vrai qu’elle était peut-être un peu vieux-jeu sur les bords mais soit. Elle sourit légèrement.

    « Je ne suis pas professeur, je suis historienne. »

    Quelques années d’écart, une maturité d’écart certainement aussi. Elle leva alors le regard vers la Katheen. Elle acceptait qu’un étudiant l’appelle ainsi ? Le malotru, il mériterait de se faire jeter par toutes les étudiantes. Ah ben d’ailleurs, c’était peut-être pour ça qu’il draguait K.L après tout. Etonnant d’aller voir des femmes plus âgées pour se contenter sexuellement.
    Le garçon venait juste de dire que sa prof n’allait pas rester seule un moment. C’est alors que Suzie eut une idée. C’était trop tentant, ça ne marcherait sans doute pas, parce que l’on n’arrête pas deux singes en chaleur mais quand même, elle trouvait ça drôle. Oui, l’étudiant avait peut-être raison après tout. Ce n’était pas une si belle femme qui devait rester sans petit-ami. L’historienne jeta alors un nouveau regard aux gens qui étaient assis, sirotant une boisson quelconque. Il y avait quelques hommes charmant, pas forcément beau, mais relativement sympathique physiquement.
    Suzie sourit alors pour elle-même.


    « Oui Kathleen, vous n’allez pas rester seule trop longtemps, du moins ce soir. Il y a deux hommes qui ne cessent de vous observer là-bas. Trois si on ajoute l’étudiant à côté de vous qui bave sur votre décolleté et ne cesse de respirer votre parfum. Mais après tout, ça ne me regarde pas. »

    Elle bu alors une gorgée de sa limonade. L’air malicieux et complètement satisfait. Or ce n’était pas le cas. Tant que ces deux là resteraient l’un à côté de l’autre, et surtout à côté d’elle, ça ne serait pas fini.
    Suzie se tourna alors vers l’étudiant, c’était à lui qu’elle allait s’adresser à présent.


    « Monsieur… Miosgrowskiii. Seriez-vous prêt à avoir une relation purement sexuelle avec Kathleen ? Quoi que, ça ne pourrait que vous faire du bien, elle vous apprendrait peut-être les bonnes manières. Etonnant comment vous draguez de nos jours. Aucune tenue. »

    L’historienne se rassit alors convenablement sur son tabouret, regardant la serveuse qui passait par-là. C’était une soirée amusante, pleine de surprises. Peut-être que l’étudiant et la prof la finirait ensemble, sans aucun doute. A cette idée, Suzie ne put s’empêcher de pouffer intérieurement. En fait, c’était plutôt le fait que Kathleen se rabaisse à un étudiant. Que l’étudiant craque pour le physique de sa prof c’était tout à fait banal voire normal. Mais le contraire, elle trouvait ça honteux. Enfin, peut-être que K.L n’avait rien dans le crâne, mais beaucoup dans le soutien gorge pour sortir avec des hommes. Dans ce cas-là il était tout à fait normal qu’ils ne restent pas.
    Suzie fnit alors d’un trait son verre de limonade, et fit signe à la gentille serveuse de lui en resservir un. Celle-ci lui adressa un petit sourire et un signe de tête en approbation. L’historienne fit alors tourner sa tête pour s’étirer en quelque sorte. Et bien oui, elle devait être prête pour les prochaines phrases absurdes qu’allait sortir l’étudiant pour se taper sa prof. Et inversement pour Kathleen.
    En fait il y avait surtout une chose qui dérangeait Suzie. Le garçon était presque parfait physiquement, ce n’était bien entendu pas son goût, mais certaines filles voire femmes pouvaient le trouver mignon. Mais il y avait quelque chose qui clochait. Oui en fait c’était ça, il était comme tous les autres garçons. Un chien en chaleur.

    Pourtant le printemps était passé depuis belle lurette.
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MessageSujet: Re: Lorsque la solitude se fait sentir.. [+16]   Sam 1 Aoû - 16:43:55

Alors qu’Andrzej échangeait des mots avec sa voisine, il s’était davantage collé contre Kath. Ca ne la dérangeait pas, au contraire, c’était même agréable de ressentir la chaleur qui se dégageait de son corps alors qu’elle avait auparavant ressenti quelques frissons, ne sachant s’il s’agissait d’une manifestation du froid ou des précédents frôlements du jeune homme.. Cependant, même si elle essayait de ne pas trop le montrer, elle trouvait la situation assez bizarre, c’était un étudiant, elle était sa prof, que penseraient les gens s’ils apprenaient ce qu’il se passait et surtout ce qui allait peut-être se passer ? Le fait qu’Andrzej soit un étudiant ne la dérangeait pas particulièrement mais elle se souciait trop de ce que se racontaient les gens entre eux à propos d’elle, et de sa réputation au sein de l’université.. Elle était au courant de la notoriété de son collègue Vawdrey avant même qu’elle n’y mette les pieds ; elle avait d’abord pensé à des rumeurs, mais n’en était pas certaine à présent.

Quoi qu’il en soit, ça ne regardait personne, mais qu’ils flirtent ainsi au grand jour, même si ça amusait énormément Kathleen, la dérangeait aussi d’une certaine façon, mais bon, ils avaient le droit de flirter et personne ne pourrait confirmer la suite des évènements s’ils en venaient à quitter le bar. Pour elle, la version officielle serait : J’ai raccompagné Andrzej, qui avait trop bu, à l’UMA avant de rentrer chez moi.. Qui sait combien de temps elle aurait mis à rentrer chez elle Rolling Eyes .. Il était fort probable que cela se finisse ainsi, mais à l’inverse. Même si elle tenait plutôt bien l’alcool, elle ne pouvait rivaliser avec un russe et la vodka qui coulait dans ses veines. [aha]

Tandis qu’elle était dans ses pensées, elle n’avait pas écouté la discussion, très brève apparemment, des deux jeunes gens. Andrzej s’était adressé à elle pour lui demander indirectement si elle avait un petit-ami et K.L. avait préféré lui répondre correctement. Après tout, elle l’appréciait bien ce slave.. il était particulièrement beau à regarder, autant du visage que du reste du corps, même si elle n’avait pas encore eu l’occasion de regarder tout le reste de son corps, il était plutôt doué en cours, du moins aux siens, était poli, bien éduqué.. pour l’instant elle ne lui trouvait rien à redire. C’est alors qu’il lui sourit et lui chuchota sensuellement qu’elle ne resterait pas longtemps seule, en la dévorant du regard. Ah ! Son regard aussi ! Elle ne trouvait rien à lui redire non plus, la première chose qu’elle regardait chez une personne quelle qu’elle soit était ses yeux, et le slave avait de magnifiques yeux sombres qui lui donnaient un côté mystérieux très attirant.. Elle ne put s’empêcher de sourire légèrement, comme avec un sourire bête, plongeant un regard profond dans les yeux de l’étudiant avec une certaine expression amusée qui signifiait « Ah bon ? Et qu’est-ce que cela signifie ? »

Mais avant qu’elle ne puisse dire quelque chose, Suzie qui avait entendu, Kath ne le savait comment compte tenu du vacarme qui régnait dans la pièce, ce que l’étudiant lui avait susurré, s’adressa à Deschanel avec un sourire :

- Oui Kathleen, vous n’allez pas rester seule trop longtemps, du moins ce soir. Il y a deux hommes qui ne cessent de vous observer là-bas.

L’enseignante esquissa un sourire en coin et se retourna discrètement pour observer les deux hommes en question. Certes ils n’étaient pas vilains mais ils ne pouvaient sans aucun doute concurrencer selon Kath avec Andrzej qui lui plaisait beaucoup trop comparé à ces deux charmants sorciers.. La brune leur fit un léger sourire alors qu’ils venaient de s’apercevoir qu’elle les regardait, et tourna rapidement la tête avant que l’historienne ne poursuive :
- Trois si on ajoute l’étudiant à côté de vous qui bave sur votre décolleté et ne cesse de respirer votre parfum. Mais après tout, ça ne me regarde pas.

Tout en jetant un coup d’œil furtif sur Andrzej, Kathleen éclata d’un grand rire et continua de pouffer avant qu’elle ne s’arrête complètement lorsque Suzie avait fini de parler. C’était bizarre, la bibliothécaire ne semblait vraiment pas rigoler lorsqu’elle l'avait dit, mais bon, cela faisait rire K.L., c’était un début.. Apparemment, elle n’était pas la seule à avoir remarqué le flirt progressif du slave. Deschanel lança alors un regard amusé à Andrzej tout en souriant malicieusement.

Elle jeta ensuite un œil sur les verres qui avaient été servis et chercha le deuxième Whisky.. C’est alors qu’elle comprit. Pour elle, le « Ce sera la même chose pour moi » entendait qu’elle prendrait la même chose que le russe, mais Rosemerta avait du comprendre qu’elle reprenait ce qu’elle avait auparavant commandé. Mais alors que l’étudiant levait son verre, sans doute pour trinquer, Kathleen rappela rapidement la serveuse et s’excusa du quiproquo, avant de demander un Whisky Pur Feu. « Kathleen » .. Ça faisait vraiment bizarre d’entendre son prénom de la bouche d’un étudiant, après qu’il l’ait appelé maintes et maintes fois Mademoiselle, ou Miss Deschanel. Lorsqu’elle l’entendit, elle avait failli lui faire une réflexion mais celle-ci n’était pas sortit, Kath n’avait pas non plus bougé, elle avait tout gardé à l’intérieur, sans qu’elle ne puisse exprimer ce qu’elle avait d’abord pensé. « On n'est pas en cours après tout... » Il n’avait pas tord et elle n’était pas non plus vieux jeu. S’il respectait le fait qu’en cours il continuerait à l’appeler autrement, il n’y aurait pas de problèmes. Alors qu’elle avait en quelques sortes bugué sur cette familiarité pendant quelques instants, fixant le verre de bièraubeurre qui venait de lui être retiré, K.L. tourna la tête vers Andrzej d’un air grave puis esquissa un léger sourire avant de vouloir ajouter quelque chose, mais à peine avait-elle ouvert la bouche que Suzie s’était déjà adressée à l’étudiant :

- Monsieur… Miosgrowskiii. Seriez-vous prêt à avoir une relation purement sexuelle avec Kathleen ? Quoi que, ça ne pourrait que vous faire du bien, elle vous apprendrait peut-être les bonnes manières. Etonnant comment vous draguez de nos jours. Aucune tenue.

A présent, Kath ne souriait plus. Encore, sa manifestation précédente avait fait rire l’enseignante, mais cette fois-ci, elle l’avait trouvé complètement déplacée et trouvait que son « Après tout, ça ne me regarde pas » de tout à l’heure, aurait été plus approprié ici. La serveuse lui avait finalement servi son verre de Whisky Pur Feu, et comme le discours de Suzie avait gâché leur bonne ambiance et qu’une sorte de calme plat régnait, Kathleen prit son verre et le descendit à une vitesse incroyable avant de soupirer lentement. Elle jeta alors un regard désolé à Andrzej et tandis qu’elle le regardait, elle aperçut quelqu’un qu’elle connaissait, juste derrière lui. Elle fronça les sourcils, s’avança sur son tabouret pour mieux observer l’individu et fit un énorme sourire.

- Kathleeeeeeeen ! entendit-elle au loin, avant que l’homme ne se dirige vers elle.
- Leo, qu’est-ce que tu fais ici !? Tu n’es pas censé être en Australie ? demanda-t-elle avec un sourire.
- Eh bien non, ma mission est terminée depuis quelques jours, mais je vais pas tarder à repartir. Ils m’ont dit la France cette fois-ci, ça doit être pas mal..
- Je te présente Andrzej et .. Suzie, ajouta-t-elle avec un clin d’œil que Suzie ne pouvait voir.

Leo tombait très bien, Kath et lui avait pour jeu autrefois de séduire, qu’ils apprécient physiquement la personne ou non, celui ou celle que l’autre lui désignait. C’était un vieux jeu à la con qu’ils avaient lancé en deuxième année d’études à l’UMA, et pour l’instant, ils n’avaient jamais dérogé à la règle.. Il regarda de bas en haut l’historienne, fit un sourire à K.L. et passa à l’attaque.


- Enchanté, Leo Falcone, dit-il avec un sourire charmeur. Dis-moi.. c’est ta couleur naturelle ou pas ? demanda-t-il en contemplant sensuellement la chevelure de la bibliothécaire. Parce qu’elle fait merveilleusement bien ressortir tes yeux.. ajouta-t-il avec un sourire en coin le regard plongé dans les yeux sombres de l’historienne.

Là-dessus, il n’y avait rien à dire, c’était le roi des charmeurs, et en même temps, il avait de quoi. Leo, c’était un très bel homme, courtois, intelligent, enfin le gars parfait, que Kath trouvait d’ailleurs tellement parfait que s’en était devenu bizarre pour elle. Enfin.. il lui arrivait aussi de devenir assez lourd lorsqu’il le souhaitait, et ses origines italiennes pouvaient très bien reprendre le dessus, sautant sur tout ce qui bougeait. Kath doutait que Suzie se laisserait faire, mais après tout, elle ne la connaissait pas si bien que ça..

N’écoutant plus ce qu’il disait, Kathleen fixa alors Andrzej avec un regard charmeur et sourit en détournant les yeux. Elle commanda un nouveau Whisky, pour mieux le savourer que le précédent, et jeta de nouveau son regard sur l’étudiant, elle ferma les yeux et sourit une nouvelle fois. S’il pouvait lire dans ses pensées, Kathleen ne porterait certainement plus sa robe à présent. Ca n’était pas un jeu, personne ne lui avait fait de clin d’œil..


[Je me suis permis d'ajouter un nouveau perso au RP, je ne sais pas si j'ai vraiment le droit mais si ça vous dérange, dites-le moi, je changerai Wink]
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MessageSujet: Re: Lorsque la solitude se fait sentir.. [+16]   Dim 9 Aoû - 14:07:14

Avec un sourire, Andrzej regarda Kathleen changer son verre en whisky pur feu. Elle avait décidé de jouer avec le feu, ce qui était le cas de le dire. Les choses allaient devenir de plus en plus intéressantes... Non seulement, la jeune femme n'avait pas du tout objectée à ce qu'il s'adresse à elle par son prénom, mais voilà maintenant qu'elle renonçait à la sagesse de la bièraubeurre, signe qu'elle était tout à fait prête à aller plus loin avec lui. La belle avait visiblement envie de passer une bonne soirée et si elle pouvait la terminer dans ses bras, cela serait encore mieux. En tout cas, le contact semblait bien passer entre eux deux et la barrière qui pesait sur cette relation tabou prof/élève semblait s'être miraculeusement dissoute. Certes, le slave se doutait bien que cela restait dans un coin de la jolie petite tête de son enseignante de Sortilèges, elle avait plus à perdre que lui évidemment si ça se savait, mais il y avait bien plus de plaisir avec un soupçon d'interdit.

Néanmoins, pour il ne savait quelle raison, le fait qu'il drague sa prof si ouvertement semblait fortement déranger Suzie qui essaya alors de brancher Kathleen avec d'autres gars, bien plus vieux apparemment que l'enseignante mais aussi d'une laideur repoussante comparé à lui, qui étaient justement en train de la déshabiller du regard. Evidemment, c'était compréhensible. La tenue de la sorcière était des plus suggestives et mettait bien en valeur les courbes de son corps. Andrzej était bien placé pour le remarquer, étant donné qu'il avait une vue plongeante sur son décolleté. Fait que l'historienne ne put s'empêcher de souligner. A cette remarque, le soviétique la regarda d'un air sombre. Pourquoi s'acharnait-elle à essayer de faire rater son coup ? D'ailleurs, elle ne s'arrêta pas là et éprouva le besoin d'en rajouter une couche, tout en écorchant horriblement son nom.


- Monsieur… Miosgrowskiii. Seriez-vous prêt à avoir une relation purement sexuelle avec Kathleen ? Quoi que, ça ne pourrait que vous faire du bien, elle vous apprendrait peut-être les bonnes manières. Étonnant comment vous draguez de nos jours. Aucune tenue.

C'était officiel, leur collègue de bar n'était pas d'accord avec ce genre de relation qui s'amorçait entre eux deux. Andrzej ignorait si c'était de la jalousie ou de la frustration ou si c'était tout simplement une trop grande rigidité. Après tout, c'était une historienne... Quelqu'un qui s'en tenait aux faits et qui apparemment ne savait pas comment s'amuser. Il n'y avait qu'à la voir en train de boire de simples limonades... Elle était pourtant jolie et ne devait pas avoir de problèmes à avoir de prétendants, c'était donc étonnant qu'elle n'ait jamais connue de relation purement sexuelle. A moins que cela ne soit le genre de filles qui croyaient au grand Amour et se réservaient pour le seul et unique. Cette simple idée faisait frissonner d'horreur le russe et lui rappelait de mauvais souvenirs avec une certaine sorcière. La fameuse Vivian qui, après une nuit passée avec lui – ou deux – s'était mis dans la tête qu'ils allaient se marier... Depuis, il évitait cette fille comme la peste. Après avoir bu quelques gorgées de son verre, afin d'éviter de répondre de manière désagréable, l'étudiant rétorqua,

- Miaskovski... Si je peux me permettre, c'est plutôt vous qui manquez aux bonnes manières... J'ai été tout à fait poli jusqu'à présent. Quant à ce qui peut se passer entre Kathleen et moi, il me semble que ça nous regarde. Nous sommes des adultes...

Ou en d'autres termes, mêlez-vous de vos affaires et laissez-nous draguer en paix. Cependant, le slave était resté un vrai gentleman, comme tous les sangs purs se doivent de l'être. Andrzej n'était pas vraiment un pour les traditions, au grand dam de son père, mais son éducation était quand même profondément ancrée en lui. Il n'en restait pas moins que les remarques de l'historienne avait quelque peu plombé l'ambiance et Kathleen semblait mal à l'aise. Le russe lui lança un petit sourire d'excuse, bien qu'il n'était nullement responsable de ce qui s'était passé, et s'apprêtait à lui parler lorsque subitement la jeune femme s'avança dans son siège, collant ainsi encore plus sa cuisse contre la sienne, et fit un grand sourire à quelqu'un qui se trouvait derrière lui. Un homme qui de toute vraisemblance était un ami proche de Miss Deschanel les rejoignit alors. Cette dernière les présenta brièvement et Andrzej tendit sa main au nouveau venu.

- Enchanté, Léo

Sur ce, le jeune Falcone entreprit immédiatement d'aller draguer Suzie, ce qui fit hausser un sourcil d'étonnement au soviétique. Et bien, il était nettement plus rapide que lui, ce qui n'était pas une mince affaire... C'était cependant une bonne chose. Avec l'historienne distraite par le nouveau séducteur, Kathleen et lui étaient libres de faire plus ample connaissance... Cela d'ailleurs semblait lui convenir à merveille vu les signes qu'elle lui faisait. Tout sourire, Andrzej se rapprocha encore plus de la jeune femme.

- Il est plutôt direct, votre ami... lui murmura-t-il à l'oreille, son souffle chaud faisant voleter quelques cheveux rebelles.

Puis, mettant son bras autour de sa taille de manière fort désinvolte, le brun s'empara de son verre et finit tranquillement son whisky. Il valait mieux attendre sa réaction avant de passer à des choses plus sérieuses... Pour l'instant, il profitait amplement de la chaleur de son corps serré tout contre le sien.
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MessageSujet: Re: Lorsque la solitude se fait sentir.. [+16]   Mer 19 Aoû - 11:05:06

    Suzie se redressa lentement, un étrange sourire sur les lèvres. Une certaine soif venait de grandir en elle, au plus profond de ses entrailles. L’historienne aurait bien aimé laisser sa maladie reprendre le contrôle de son être, mais Lou ferait énormément de dégâts. Car même si elle pouvait tuer par surprise les gens dans le bar, ce serait d’autant plus difficile de tuer Kathleen. Voir même l’étudiant. Mais il n’avait pas l’air très vif d’esprit alors… La jeune soupira légèrement de déception. Il fallait qu’elle fasse du mal ce soir, c’était prévu ainsi. Elle but une gorgée de limonade tout en imaginant l’expression de peur qui pourrait habiter le jeune homme, le corps froid et raide au sol, mort. Suzie sourit légèrement. Des pensées sadiques. C’était pas la première fois que ça lui arrivait, mais pour une fois ça la démangeait, bien trop.
    Le jeune homme venait de reprendre la parole, lui énnonçant une seconde fois son nom de famille. Qu’est-ce qu’elle en avait à faire ? Après tout ce n’était qu’un vers dont elle se fichait complètement. Quoi qu’il en soit, elle éclata d’un grand rire. Lui un adulte ? Vaste blague.


    « Miagrosvoki, si tu es adulte, cela ne se voit qu’avec l’âge, et surtout pas avec ta façon d’être. »

    L’Anglaise avait parlé d’une voix douce, froide, et enjouée. Tout ça en même temps laissait apparaître un regard malin, comme si elle était prête à lui sauter dessus pour lui casser la nuque. Ca ne lui aurait pas déplu, à Suzie. Rester calme. Elle reporta son verre de limonade à ses lèvres pour faire passer le goût de la torture fictive. Penser à autre chose…. Elle avait oublié nourrir son chat avant de partir. Suzie regarda en l’air. Une véritable petite sorcière. Un chat noir, âgé de deux mois à peine. Elle fit claquer sa langue contre son palet. Il allait finir par crever le pauvre.
    Finalement, quelque chose revint mettre de l’ambiance. Un homme. Léo apparemment. Dommage pour lui, il venait de heurter dangereusement un mur en béton. Suzie regarda de haut en bas le nouvel arrivant avec un regard méprisant, et toujours ce fameux sourire …


    « Je vais te les faire ressortir moi tes yeux, ça va aller vite. »

    L’historienne se retint de lui cracher dessus. Encore un dragueur, un vers, un rien. Malheureusement pour son égo, elle ne vit pas la tête de l’homme, trop occupée à finir son verre de limonade. Manquerait plus qu’elle porte un semblant d’intérêt à cette vermine. La blague. Durant un instant elle voulut se lever pour partir. Mais elle attendrait encore quelques minutes. Elle regarda Léo. C’est vrai, il aurait une belle tête sans ses yeux. Les paupières vides. Le cri de la mort. Elle sourit une nouvelle fois, pour elle-même. Suzie s’était toujours promis de garder une âme seine. Ce n’était pas le moment de jouer avec ça. Bien qu’elle savait qu’un jour l’envie de torturer et de tuer reviendrait à la charge. A cette idée elle frissonna de plaisir, avant de reposer son verre sur le comptoir. Peut-être que Léo reprit la parole juste après, quoi qu’il en soit la bibliothécaire ne l’écouta pas, bien trop occupée à s’imaginer des scénarios tous plus gores les uns que les autres avec les trois personnes à ces côtés.
    Même si Suzie était froide, elle était loin de montrer les crocs. Elle savait que les gens étaient bêtes, et elle ne pouvait pas changer le monde à elle toute seule, et essayer de tuer Léo, Kathleen et le russe était une bien trop mauvaise idée. Elle respira un grand coup.
    C’était bizarre de penser que l’étudiant et la prof n’avait pas de respect pour leur corps. Ils l’offraient au premier venu. Certes, l’historienne l’avait déjà fait aussi, une nuit, un soir, sans grand plaisir toutefois. A ces souvenirs elle secoua la tête et ses cheveux longs ondulés se déplacèrent sur ses épaules. Le temps de jouer était révolu décidemment.

    Finalement, en voyant l’étudiant se rapprocher de la prof, l’Anglaise leva les yeux au ciel, et posa quelques pièces de monnaie devant elle. Elle fit un signe de tête à la serveuse et se leva d’un mouvement brusque. Il était mieux pour elle ainsi que pour les autres qu’elle s’en aille, il n’y aurait pas de victimes ici. Qu’ils en soient heureux.
    Suzie frotta ses mains contre ses cuisses et se retourna vers Kathleen et le jeune homme.


    « Et bien, il est temps pour moi de partir. Espérons que je ne cauchemarde pas ce soir en imaginant deux ours en chaleur dans une grotte avec une certaine tête de jolie poupée et l’autre … Elle jugea du regard l’étudiant. Et l’autre sans rien, avec un sexe ne dépassant pas les cinq centimètres au repos. Bonne soirée. »

    La brune tourna alors les talons et se dirigea vers la porte. Elle tourna la poignée et sentit l’air frais de la soirée lui frôler le visage. Il était grand temps de se mettre à la recherche d’une victime. Frêle et angoissée. Il était grand temps de s’affirmer dans ses activités de mangemorte.
    Suzie sourit doucement et commença à marcher vers la direction que ses jambes prenaient d’un pas vif.
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MessageSujet: Re: Lorsque la solitude se fait sentir.. [+16]   Jeu 20 Aoû - 15:13:29

Devant la remarque malvenue de Suzie, Kath avait préféré se taire à l’inverse d’Andrzej qui avait tout bonnement répondu à l’historienne sur le même ton froid qu’elle avait auparavant emprunté pour leur faire la morale. A la limite, Kathleen aurait préféré qu’il ne fasse aucun commentaire, même s’il avait parfaitement raison, ça ne faisait que remuer en quelques sortes le couteau dans la plaie. Répondre ainsi en affirmant bien qu’il "pourrait" se passer quelque chose entre eux dérangea l’enseignante. C’était une sorte d’aveu tandis qu’ils restaient discrets justement quelques minutes avant, et même si Suzie avait remarqué qu’ils flirtaient, l’énoncer ainsi au grand jour ne pouvait que la mettre encore plus mal à l’aise. Pendant un instant, elle hésita à se lever et partir. Peut-être qu’Andrzej l’aurait suivie, peut-être pas, mais en tout cas elle ne pouvait plus rester avec Andrzej tant que Suzie était dans les parages..

Au dernier mot prononcé par le slave, la bibliothécaire éclata de rire et continua son petit jeu destiné à les éloigner et à pourrir l’ambiance en rétorquant. Ca y est, K.L. en avait marre, elle allait se lever, saluer Andrzej et lancer un regard froid à l’inconnue fraîchement cernée qu’elle n’appréciait pas du tout.. mais l’arrivée de Leo, alors qu’elle allait se lever du tabouret, la fit rester. Ce dernier salua le russe d’un signe de tête accompagné d’un sourire et regarda l’historienne.

Après leur rapide échange, il passa directement à l’attaque avec Suzie au grand bonheur de Kath qui allait enfin ne plus avoir à supporter les remarques désobligeantes de la jeune femme. Quoi que.. ça n’était peut-être pas encore fini. Leo avait du comprendre que son ancienne camarade de classe avait des vues sur le russe, sinon il n’aurait pas entamé si vite la conversation avec l’historienne et aurait profiter de revoir Kathleen pour discuter un peu.

Andrzej en profita pour se rapprocher de Kathleen qui réaffichait désormais un petit sourire coquin. Tandis qu’il avait approché sa délicieuse bouche près de son oreille pour lui faire une réflexion sur Leo, il passa son bras autour de sa taille et K.L. ne put s’empêcher de sourire. Pour lui répondre, alors qu’elle était adossée contre le bar, elle pivota légèrement pour qu’il n’y ait que lui qui puisse l’entendre, et colla ainsi encore plus sa cuisse contre la sienne, son genou atteignant désormais l’entrejambe de son pantalon au niveau le plus élevé. Elle avança son buste contre le sien et atteignit son oreille.


- Tant mieux pour nous, non ? demanda-t-elle avec une voix sensuelle qui laissait bien comprendre que la réponse ne pouvait être négative, tandis qu’il buvait une gorgée de son whisky.

Alors que Kathleen se mordait la lèvre inférieure après s’être détournée du slave, elle entendit la réponse de l’historienne à la tentative de séduction de Leo et l’enseignante esquissa un sourire. En fait, Suzie pouvait sembler un peu dérangée, froide, calculatrice et glauque, mais parfois – et seulement parfois – Kath adorait ses répliques toujours plus piquantes les unes que les autres. Enfin, le moment arriva, le moment où Suzie allait enfin les laisser en paix, les laisser vaquer à leurs occupations.. leurs agréables occupations.


- Et bien, il est temps pour moi de partir. Espérons que je ne cauchemarde pas ce soir en imaginant deux ours en chaleur dans une grotte avec une certaine tête de jolie poupée et l’autre … Et l’autre sans rien, avec un sexe ne dépassant pas les cinq centimètres au repos. Bonne soirée.

Bien entendu, il fallait s’y attendre, elle n’allait pas les quitter sans ajouter, comme tout au long de la soirée, son grain de sel dans tout ce qu’ils entreprenaient de faire. Désormais "habituée" à ce qu’elle fasse ce genre de réflexions, Kath s’y était préparée et ajouta à son adresse sur un ton ironique :

- Ah ça m’a fait plaisir de vous rencontrer. Oui c’est cela, faites de beaux rêves Suzie, ajouta-t-elle avec un sourire tandis que Suzie venait de finir.

Leo pouffa de rire en la voyant s’éloigner, ajouta un petit
« Sacré caractère..» et se tourna vers Andrzej et Kathleen. Il remarqua alors l’étrange proximité qu’ils partageaient, esquissa un sourire et s’adressa à l’enseignante :

- J’vais rejoindre mes amis, dit-il en balançant sa tête en direction d’un groupe d’hommes et femmes assis autour d’une des tables du bar. Je t’enverrai un hibou avant de partir pour qu’on puisse trouver un moment pour se voir. Prends soin de toi, ajouta-t-il par simple formule de politesse et il pouffa de rire en remarquant qu’il avait dit cela sachant très bien ce qui allait sûrement se passer entre les deux jeunes gens qui se trouvaient en face de lui. A bientôt j’espère.

Il serra la main d’Andrzej, embrassa Kathleen et disparut dans le flot de sorciers qui jonchaient le bar. Alors qu’elle terminait son deuxième whisky qui lui avait été délivré au moment des premières remarques déplacées de la bibliothécaire, elle but les deux dernières gorgées avant de poser sa main sur la cuisse de l’étudiant, en la faisant glisser ostensiblement vers l’intérieur.

- Tu veux encore rester un peu ? J’en commande un troisième ? demanda-t-elle en le fixant voluptueusement en rigolant à moitié.

Elle n'avait même pas remarqué qu'elle s'était mise à le tutoyer. Les effets de l’alcool commençaient à peine à se faire sentir, mais l’enseignante commençait déjà à être euphorique. Ne lui laissant même pas le temps de répondre, elle s’avança vers son oreille en se collant une nouvelle fois à lui. Personne ne pouvait voir ce qu’elle faisait vu comment elle était placée, à part peut-être la serveuse, et Kathleen s’amusa à laisser traîner ses lèvres le long du cou d’Andrzej en l’effleurant sensuellement pour arriver à son oreille et lui susurrer un
« Alors ? » révélateur.

Si seulement Suzie était partie plus tôt..
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MessageSujet: Re: Lorsque la solitude se fait sentir.. [+16]   Mer 26 Aoû - 20:22:43

Merlin ! Il était clair que cette Suzie était une femme frustrée pour réagir ainsi et être aussi agressive et désagréable avec eux sans aucune raison. Pourtant là, elle avait eu l'occasion de se défouler avec ce Leo et de passer toute sa rage et sa rancoeur dans le tourbillon du sexe plutôt que de leur faire des commentaires de plus en plus insultants. Malheureusement pour eux, c'était une chance qu'elle n'avait pas saisi. Et voilà le résultat ! Cela promettait pour plus tard... Elle sera sans doute une vieille sorcière aigrie et jalouse... Et peut-être un peu folle aussi si l'on en jugeait ses expressions... Elle avait un sourire un peu étrange, plein de malice. Ce n'était pas vraiment son type de fille...

Par contre, Kathleen correspondait parfaitement à ce qu'il aimait chez les femmes et la situation se précisait de plus en plus entre eux. Durant la distraction causée par Léo, l'approche du russe avait été reçue de tout à fait positive par la charmante brune. Non seulement elle n'avait pas retiré son bras qui enserrait à présent sa taille, mais voilà qu'elle aussi lui faisait des avances. Les quelques mots qu'elle lui avait murmurés étaient plein de promesses, promesses qu'elle ne tarda pas à tenir d'ailleurs... Elle se colla encore plus contre lui, emprisonnant sa jambe fine entre les siennes, ce qui provoqua un coup de chaud chez le jeune sorcier qui s'empressa de finir sa boisson pour ne pas lâcher un quelconque bruit trop révélateur pour l'assistance. En effet, le contact du genou de la jeune femme tout contre son entrejambe avait immédiatement provoqué une réaction toute naturelle de son anatomie, et Andrzej ne put pas cacher l'évidence de son désir montant pour la belle enseignante. Sans doute inconsciente, pour l'instant, de la réaction qu'elle avait eu sur lui, Kathleen se tourna pour suivre ce qui se passait du côté de Suzie et Léo. Le slave fit alors de même, tandis que ses doigts se firent plus audacieux et caressèrent doucement la hanche de la jeune femme.


- Et bien, il est temps pour moi de partir. Espérons que je ne cauchemarde pas ce soir en imaginant deux ours en chaleur dans une grotte avec une certaine tête de jolie poupée et l’autre … Et l’autre sans rien, avec un sexe ne dépassant pas les cinq centimètres au repos. Bonne soirée.

A cette répartie, Andrzej lança à l'historienne un regard noir. Elle avait vraiment de la chance qu'elle soit une femme autrement il n'aurait pas hésité à lui envoyer son poing dans la gueule. Le russe avait une très grande assurance et, ce qui était loin d'être négligeable, avait été très bien doté par la nature. La longue liste de ses conquêtes pouvait d'ailleurs témoigner de ce fait. Personne jusqu'à présent ne s'était plaint de ses prouesses sexuelles. Il n'en restait pas moins qu'il avait horreur que sa virilité masculine soit mise en doute ou, encore pire, que l'on ridiculise la taille de son membre. Comme tous les mâles, c'était un sujet sur lequel il était sensible. Malheureusement, il avait aussi une faiblesse, les femmes...

Même si certaines étaient vraiment des garces et qu'elles mériteraient des coups, le brun ne levait pas la main sur elles. Par contre, un petit sort en douce ne faisait jamais de mal... Aussi, c'est ce que fit immédiatement le slave, et tant pis si Suzie avait déjà tourné le dos. Pointant discrètement sa baguette dans sa direction, il lui expédia un sortilège informulé juste quand elle quittait les Trois-Balais. Un simple Cracbadabum qui brisa les talons aiguilles des bottes de la jeune femme. D'aucuns diraient que c'était un geste infantile mais Andrzej s'en fichait éperdument. De toute manière, quelque chose de plus radical aurait été malvenu, ce n'était ni le lieu ni le moment. Et d'une certaine façon, ce sort était bien adapté pour la situation, vu que l'historienne ne le considérait pas comme un adulte alors autant lui donner raison, non ? Cela lui apprendra à être désagréable, alors que Kathleen et lui discutaient aimablement avec elle...

D'un autre côté, le départ de troisième larron de leur petit groupe était plus que favorable pour ce qu'il avait en tête avec la délicieuse Miss Deschanel. Et apparemment, cette dernière avait les mêmes idées que lui... L'étudiant avait à peine salué Léo que Kathleen passa à l'attaque, ce qui était loin de déplaire au brun. Le désir qui s'était installé entre eux depuis le début de la soirée était maintenant trop fort pour que l'un des deux parvienne à se retenir. Jusqu'à présent, il avait été retenu de force par les conventions et la compagnie. Mais désormais, il n'y avait plus d'obstacles. L'alcool avait fait oublier à la professeur de Sortilèges qu'il était son élève, et Suzie les avait enfin laissé seuls...


- Tu veux encore rester un peu ? J’en commande un troisième ?

Ce n'était peut-être pas une bonne idée de rester plus longtemps, du moins pour lui. La main de la jeune femme qui caressait sa cuisse et qui se rapprochait de plus en plus vers ce qu'il désirait mais sans l'atteindre vraiment avait un effet instantané chez le soviétique qui n'avait plus qu'une envie, assouvir ce désir que Kathleen attisait de façon experte. Et, comme si ça ne suffisait pas, elle promenait à présent ses lèvres sur son cou. Étonnant tout ce qu'elle parvenait à faire sans se faire repérer par les autres clients du bar, ce qui était un exploit quand on avait affaire à une masse d'adolescents hormonaux et d'autres yeux curieux. Souriant, Andrzej se pencha à son tour vers son oreille et emprisonna son lobe entre ses lèvres, suçant doucement le morceau de chair avant de le mordiller légèrement.

- Ça serait peut-être mieux d'aller dans un endroit plus discret... lui susurra-t-il. Parce que là, j'ai soudain une envie folle de t'arracher ta robe...

Et de la prendre directement sur le comptoir... Néanmoins, cela valait sans doute mieux qu'il ne lui dise pas tout. Posant lui aussi sa main sur son genou, il la remonta doucement sur sa cuisse nue avant de la laisser reposer gentiment sous le tissu de sa robe, son pouce continuant à caresser sa peau douce. Respirant son parfum entêtant, Andrzej attendit sa réponse tout en déposant des petits baisers derrière son oreille.
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MessageSujet: Re: Lorsque la solitude se fait sentir.. [+16]   Sam 19 Sep - 17:47:47

[HJ: Désolé pour le retard titeuple ]


Tandis qu’elle observait, avec un petit air satisfait et un sourire au bord des lèvres, l’historienne rejoindre la porte, l’enseignante détourna le regard mais à peine avait-elle commencé à changer de direction qu’un petit détail la refit se reconcentrer sur Suzie.. Elle ne put s’empêcher de pouffer en voyant la bibliothécaire basculer sur le côté où son talon venait de se briser. Kathleen n’avait pas vraiment compris ce qu’il venait de se passer, si c’était par pur hasard – et hasard mérité – ou non que le talon s’était fissuré au moment où elle franchissait la porte pour rejoindre Pré-Au-Lard. Même si c’était Andrzej qui lui avait lancé un sort, dans l’état où K.L. était, elle ne pouvait qu’en rigoler. Peut-être aurait-elle réagit autrement si elle avait été réellement consciente du geste du slave, mais la question ne se posait pas, Kathleen était allumée, elle s’en foutait, et Suzie l’avait mérité.

Apparemment, les avances de la brune ne l’avaient pas laissé indifférent, et pour répondre à la question qu’elle lui avait posé, il s’approcha délicatement de son oreille, jouant avec son lobe d’oreille alors que Kath fermait les yeux et profitait pleinement de ce contact physique qui lui faisait horriblement monter le désir. Jouer au chat et à la souris, rien de plus excitant..


- Ça serait peut-être mieux d'aller dans un endroit plus discret... Parce que là, j'ai soudain une envie folle de t'arracher ta robe..

Kathleen était réjouie qu’il ne lui ai pas dit de rester encore un peu, elle ne pouvait plus rester au bar à siroter un cocktail à faire comme si de rien n’était. Elle le voulait, là, tout de suite, et aurait presque pu l’entraîner dans les toilettes si elle n’avait pas eu un minimum de décence.. Elle le regarda avec un petit air salace, elle non plus n’avait vraiment pas envie de garder sa robe.. Désormais, elle avait une folle envie de l’embrasser, une folle envie qu’il la déshabille, la plaque contre toutes les surfaces possibles du bar, et lui fasse l’amour devant tous les regards interloqués. Mais ça n’était qu’un fantasme, elle n’était pas comme ça, pas de ce genre, à s’exhiber devant tout le monde, et encore moins devant des gamins de 11 ans.

Où allaient-ils aller ? Plutôt chez elle ou chez lui ? N’était-ce que pour un soir ou allaient-ils répéter la chose ? Etait-elle en train de s’engager dans une relation ?.. A vrai dire, que des questions que Kathleen ne se posait PAS, bien trop occupée à profiter de l’instant présent. Elle voulait profiter de la soirée sans penser aux conséquences, au lendemain, sans penser au fait qu’elle allait sûrement franchir les limites avec son étudiant..

Elle sortit quelques gallions qu’elle posa sur la table. Non, elle n’allait pas se faire inviter, elle était indépendante et elle avait un job qui la rémunérait, contrairement au russe. Après tout, elle était payée pour donner des cours, qui sait si ça n’était pas ce qu’elle allait faire ce soir, les cours à domicile se révélait très conséquents en général..

Elle se pencha une nouvelle fois vers Andrzej, posa sa main sur son aine et lui susurra un :
« Suis-moi.. » accompagné d'un bisou dans le cou.

Même si certains pouvaient la regarder, elle se fichait de leur avis et prit la main du slave après lui avoir adressé un petit sourire coquin, pour l’entraîner en dehors du bar. Lorsqu’ils furent sortis, elle lâcha sa main, prit un peu d’avance sur l’étudiant, et se dirigea au hasard dans une direction qui les mènerait elle-même ne le savait où. Elle se retourna en direction du slave, et continua à avancer à reculons, rigolant à moitié et gardant toujours ce regard et ce sourire malicieux présent sur son visage depuis qu’elle l’avait entraîné au-dehors.

Son but ? Jouer, faire monter le désir au plus au point, pour enfin finir par réaliser ce dont ils avaient tout deux à l’esprit. Elle bifurqua alors dans une petite ruelle pas très éclairée. Il cherchait un endroit plus discret, il était servi, personne ne semblait s’aventurer dans cette étroite ruelle sombre..

Ils pouvaient commencer à jouer.
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MessageSujet: Re: Lorsque la solitude se fait sentir.. [+16]   Dim 11 Oct - 19:13:30

[HJ : le retard c'est contagieux na Désolée ^^"]



Merlin ! Il ne savait pas comment il faisait pour se retenir mais il devrait avoir une médaille. Andrzej n’avait qu’une envie, prendre Kathleen là tout de suite et au diable tous ceux qui regardaient, même si une grande partie de l’assistance était mineure. Au pire, cela contribuera à leur éducation... Après tout, il doutait fortement que cela soit au programme de Poudlard – ou alors le cursus britannique était vraiment moderne par rapport à celui de Durmstrang, dans quel cas il regretterait de ne pas être venu plus tôt en Angleterre – et cela ne pouvait que leur être bénéfique... Le jeune homme n’était pas de nature exhibitionniste – ou alors en petit comité – mais s’il écoutait ce que sa partie inférieure lui criait, il n’y avait pas de temps à perdre ! La douceur de la peau et le parfum si particulier de sa compagne enivrait le russe dont la libido était sur le point de choquer les âmes encore innocentes du bar. C’était bien connu, le goût de l’interdit exacerbait les sensations et si la belle enseignante continuait à l’exciter ainsi... qu’elle ne s’étonne pas si elle se retrouvait soudain en tenue d’Eve !

Toutefois, pour l’instant, le slave arrivait à se contenir et se contentait de s’amuser avec le lobe de son oreille, sa langue indiquant sans équivoque ce qu’il souhaiterait lui faire d’autre, ce qui ne saurait tarder du reste si elle répondait favorablement à sa dernière demande. Il la sentait tout à fait prête à le suivre dans la découverte de leurs corps mais l’esprit féminin était toujours plein de contradictions et une esquive de dernière minute était toujours possible. Surtout de la part d’une respectable professeur de l’université qui aurait bien des raisons d’hésiter à copuler avec un de ses étudiants. Cependant, le regard plein de désir et l’air coquin de la séduisante sorcière plongea à nouveau dans le sien et voulut tout dire... Kathleen semblait être sur la même longueur d’onde que le soviétique et était pressée elle aussi de passer aux choses sérieuses. A l’image du jeune sorcier, ses gestes se faisaient plus audacieux et ses paroles directes. Payant rapidement ses consommations, elle s’empara de sa main pour l’entraîner dehors.

Tout sourire, Andrzej la suivit docilement, laissant la jeune femme prendre les choses en main. Il était clair qu’elle voulait avoir le contrôle de la situation, sans doute une conséquence de sa profession et des quelques petites années qui les séparaient. De toute manière, cela l’arrangeait quelque part. Si Kathleen n’était plus influencée par la douce persuasion que pouvait prodiguer le jeune russe, elle n’aurait plus d’excuse pour ses actions. Elle devra faire face à son propre désir et combattre définitivement les quelques scrupules qui lui restaient, qui de toute évidence étaient désormais pratiquement inexistants. Les choses s’accéléraient nettement et ils allaient vite apprendre à se connaître charnellement, chose que l’étudiant désirait depuis qu’il l’avait vu lors de son premier cours de Sortilèges.

Une fois dehors, le comportement de la belle enseignante changea à nouveau. Riante, elle devenait joueuse, ce qui était une bonne surprise pour le brun. Décidément, en très peu de temps, il apprenait tout un tas de facettes dont il n’aurait même pas soupçonné l’existence sinon.


- Tu m’amènes où comme ça ? lui demanda-t-il avec un sourire, son regard ne perdant pas une miette des contours de la radieuse Kathleen.

Andrzej ne savait pas du tout ses intentions – hormis les évidentes Rolling Eyes Il pensait qu’elle aurait voulu aller chez l’un ou chez l’autre, ou à un hôtel quelconque, mais d’après le chemin qu’ils prenaient, ce n’était pas du tout le cas. Ils s’éloignaient des boutiques et de la rue encore animée à cette heure-ci pour s’enfoncer davantage dans des petites rues obscures. Et bien, il n’aurait jamais pensé qu’elle soit du genre à batifoler avec quelqu’un dans une ruelle mais pourtant c’était bien l’endroit qu’elle empruntait. Évidemment, ça arrangeait le russe. Non pas qu’il affectionnait particulièrement ce genre de scène pour ses activités sexuelles - en fait le lieu lui importait peu et il était toujours prêt à expérimenter des endroits peu conventionnels – mais plus vite ils pourraient être en tête-en-tête, mieux c’était.

Il la suivit donc dans la ruelle avec un grand sourire. C’était parfait ! L’endroit idéal pour poursuivre ce qu’ils avaient commencés dans le bar, et cette fois-ci en toute discrétion. Pas de regards salaces ni d’inquiétude à avoir que quelqu’un ne reconnaisse la belle Miss Deschanel. Quoique d’après lui, il n’y avait pas beaucoup de risques que quelqu’un de l’université puisse avoir été là. L’UMA était loin de Poudlard et tout le monde préférait fréquenter le Chaudron Baveur où l’assistance était majoritairement adulte. Ici au contraire, si près de l’école, cela pullulait plutôt d’adolescents. Le danger avait donc été minime mais Kathleen s’était pourtant méfiée. Mais ici, dans cette petite rue sombre et écartée, ils pouvaient donner libre cours à leurs envies sans aucun problème...


- Excellent choix, Kathleen... murmura le russe d’une voix rauque.

Se rapprochant rapidement d’elle avec un air prédateur, il la prit alors dans ses bras avant d’emprisonner immédiatement ses lèvres avec les siennes. Enfin ! Depuis le temps qu’il avait envie de la serrer tout contre lui, de sentir son corps chaud contre le sien ! L’embrassant fougueusement, il plongea ses doigts dans ses cheveux tout en la collant contre le mur. Ce n’était plus le moment d’exciter l’autre et de le laisser dans sa frustration. Il était temps de passer à l’action. Andrzej ignorait jusqu’où la belle avait envie d’aller pour l’instant mais il allait tenter le coup. Bien qu’elle n’avait pas l’air du style à faire l’amour au beau milieu d’une ruelle, on ne savait jamais... Il s’était déjà rendu compte que c’était une femme surprenante, après tout.
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MessageSujet: Re: Lorsque la solitude se fait sentir.. [+16]   

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