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 [Thème 1] En matière d'objet, titre vaut propriété
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MessageSujet: [Thème 1] En matière d'objet, titre vaut propriété   Sam 2 Mai - 21:26:10

* Titre : En matière d'objet, titre vaut propriété
* Thème choisi : Thème 1 [ Il y a bien longtemps. Votre personnage jeune (entre 11 et 18 ans, à Poudlard ou autre).]
* Personnage(s) :Lawrence Hawkesworth, Lacey Hawkesworth, Edward Mole, Tim Mondshmetterling, Arsène Vawdrey, Vega Wyrd,Helen Curnow(PNJ Caractériel et avec un joli cul)
* Résumé : Explication par A+B de qui tient la laisse.
* Cadre : Poudlard
* Année : Hiver 1985
* Complet : Nop - Prologue - 1er Chapitre- Première Interlude - 2nd Chapitre.

Prologue : De l'art de faire passer un message et de le recevoir.


Lacey n'était pas persuadé que la réaction de la demoiselle fut proportionnée. Encore qu'une fois, c'était la réaction voulue, juste pas à la bonne échelle.

L'auror contemplait, sans émotion particulière, l'état de son appartement qui tenait à présent plus de la décharge que du lieu d'habitation. Une tornade était passée et l'homme se faisait le commentaire que tout remettre en place allait lui prendre un certain temps. Sorts de réparations, wingardium leviosa en chaîne, sorts de nettoyage divers, voilà ce à quoi il allait être cantonné pour la fin d'après midi. Lui qui craignait de s'ennuyer, il s'était trouvé une activité. Il s'avança dans l'appartement, marchant sur le verre des fenêtres qui jonchait le sol, mélangé à d'autres débris. Même son vase bleu avait rendu l'âme. Lacey en ramassa un morceau plus important que les autres puis vint s'affaler sur le canapé éventré. Son frère s'était souvent plaint que le défunt vase était hideux. D'un coup de baguette, Lacey fit disparaître les restes de l'infâme et ferma les yeux. Point positif : son frère serait heureux d'apprendre que l'ennemi azuré était mort et enterré.

Il était toujours impressionnant de voir comme une femme pouvait passer d'une attitude toute à fait innocente, douce fille attendrie devant les mimiques d'un chaton, à celle d'une furie prête à défoncer un pauvre appartement sans défense. Le sorcier avait le souvenir de quelques ruptures douloureuses mais, celle-ci comptait parmi les plus brutales et les plus saignantes du point de vue matériel. Du point de vue émotionnel, le radar était au calme plat. Il aurait bien appelé la police ou tout du moins son assurance pour toucher quelques sous du désastre. Toutefois, il savait pertinemment que l'attitude de son ex-compagne se justifiait un peu et un auror qui portait plainte pour saccage de son lieu de vie, c'était un peu ridicule. Un auror qui portait plainte tout court, en fait. Lacey renonça purement et simplement à aller se plaindre, il n'avait pas non plus le courage de commencer à remettre l'appartement en état. Juste réparer les vitres car il faisait froid, ce qu'il fit sans attendre. Lawrence ou un quelconque autre invité n'était pas attendu dans la soirée, il avait donc tout le temps de s'y atteler. Il avait aussi dans l'idée que l'odeur de brûlé, qui lui arrivait depuis sa chambre, lui signifiait que cette pièce serait l'une des premières dont il devrait s'occuper s'il avait l'intention de dormir quelque part cette nuit.

Il avait obéit à Lawrence qui commençait à trouver son ex envahissante. Une rupture dans les formes avec un mot court et un paquet de mouchoirs. Le message avait été clair et la réception aussi. Elle n'avait pas apprécié, il soupira. Au moins, la femme avait eu l'excellente idée de déserter le lieu plutôt que de l'attendre, voir si elle pouvait reproduire le même schéma sur lui que sur sa première victime. Une pointe de culpabilité envahie le sorcier qui la chassa vite fait en se disant que c'était la faute de l'autre : il ne savait pas ce qu'elle avait fait de trop mais, cela avait déplu à son cadet et elle méritait donc ce qui lui arrivait.

… Son appartement ne pouvait pas en dire autant. Sortir avec des moldues présentait un énorme avantage : elles ne s'amusaient généralement pas à saccager l'habitation de leur ex comme représailles à des ruptures sans aucun tact, voir cruelles. Le souci d'une petite amie sorcière était que d'un, elle possédait une baguette et avait donc beaucoup plus de facilité à faire valser une table de chêne de plusieurs tonnes d'un bout à l'autre du salon et qu'ensuite, elle n'avait pas à avoir de scrupule car elle savait que Lacey pouvait réparer les dégats en quelques coups de baguettes. De manières générales, les ruptures entre sorciers étaient beaucoup plus brutales et l'expression 'entendre voler les chaudrons' prenait ainsi tout son sens. Se forçant à changer son train de pensée, Lacey se surprit à se questionner sur sa relation avec le nouveau directeur du département de la justice magique. Depuis combien de temps les décisions de Lawrence avait-elle primées sur les siennes? Le semi-irlandais eut un rire sans joie : Il était difficile de situer précisément l'événement mais, il savait parfaitement la première fois où l'autorité de l'autre s'était clairement manifestée, imposée serait plus exact.


Dernière édition par Lacey Hawkesworth le Lun 1 Juin - 17:16:11, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [Thème 1] En matière d'objet, titre vaut propriété   Sam 2 Mai - 21:44:13

Chapitre 1 : De l'art de la drague et de converser avec une fille.


Le sorcier regardait d'un air appuyé l'une de ses condisciples assise sur un banc de la jolie cour carrée de Poudlard. Le sorcier était adossé à un mur, les bras croisés et le visage fermé, il savait la femme parfaitement inconsciente de l'attention qu'il lui portait et réfléchissait. Lui-même était inconscient de l'émoi que provoquait son attitude envers une pauvre serdaigle de deux ans son aînée et que plus d'un mâle des quatre maisons réunies se sentaient de défendre la jeune femme, si d'aventure Lacey avait l'idée de venir lui chercher des ennuis.

Car il était évident que si le gryffondor s'intéressait à une fille, ça n'était pas pour faire comme tous les camarades masculins de son âge et se trouver une petite amie, c'était pour lui vouloir du mal. De toute façon, Lacey Hawkesworth avait un air aussi aimable qu'un détraqueur affamé, le coté collant et affectif, recherchant la chaleur d'un doux baiser en moins. Et ce, depuis sa première année !

Lacey avait appris à passer outre l'image qu'on lui donnait, d'une part parce qu'il s'en moquait éperdument et ensuite parce qu'il n'en était pas tout à fait conscient. Son attitude fermée cachait souvent un jeune homme taciturne perdu dans ses pensées, à cent lieux de ce qui se passait autour de lui. Ce qui faisait tourner le monde, il n'en avait pas la moindre idée.

La serdaigle l'intéressait, c'était vrai. Pourquoi? Il aurait probablement mis une beigne au premier qui aurait eu l'idée de venir lui poser la question. Et ça n'était pas dans une optique romantique pour votre information. La fille était perdue dans un classeur, l'air aussi concentré qu'il l'était. Il aurait sûrement fait un joli couple d'individus butés, si l'on omettait que la septième année était une douce agnelle et que personne n'aurait eu l'idée de la livrer au grand méchant loup. Un certain préfet-en-chef gryffondor ne semblait pourtant pas de cet avis :


«  Helen Curnow, Serdaigle, septième année, pas vraiment la tête de classe mais pas la bécasse non plus. Travailleuse et pas très excentrique, consciencieuse et avec de la conversation. Vis avec son frère et sa mère -son père est parti au Bengale pour la crise des goules-, elle aime le rouge et le pervenche, les pays orientaux et le thé... Au final, c'est pas un canon mais, elle a un cul magnifique. »

Le sorcier posa sur l'importun qui le dérangeait un regard dubitatif. Ses yeux verts s'étaient considérablement adoucis à la venue de ce nouveau personnage et arborait à présent un air à la limite de la moquerie. Sans bouger de son mur, ni faire un mouvement pour saluer le garçon qui venait de le rejoindre, le gryffondor se contenta de lui adresser ces mots :

« Avec ou sans vêtement? »

Arsène haussa les épaules et considéra à son tour la dite Helen. Son oeil inquisiteur fit le tour de la question – et pas seulement de la question – avant de répondre à son condisciple sur le même ton :

« Les deux, elle a une poitrine sympa aussi. Bien faite... »
« Oh... »
« Et puis surtout, elle s'intéresse à un rat à lunettes de sa maison et cela n'est pas très esthétique. »
« Et comment tu sais ça? Correction : comment tu en sais autant sur elle? »
« Bien, c'est une ancienne amie, alors tu comprends, je m'inquiète de son devenir. »
« Les liens du coeur, tout ça, tout ça? »
« A peu près. »

La réponse du sieur Vawdrey fermait efficacement la discussion et exprimait le désir du sorcier de ne pas s'étendre sur le sujet. Lacey haussa à son tour les épaules et ne chercha pas à détromper son camarade quant à l'intérêt qu'il portait à la femme assise de l'autre coté de la cour. Au lieu de ça, il se rendit enfin compte qu'une partie des personnes du le lieu semblait suspendue aux lèvres des deux gryffondors; le charmant préfet, prince charmant de plus d'une damoiselle parlait au dragon. Lequel était d'ailleurs pacifié par rapport à ce qu'on avait l'habitude de voir, c'était reposant.

Le dit dragon salua de la main son préfet-en-chef, puisque ce dernier n'était pas décidé à s'éterniser en sa compagnie. Arsène avait plus important à faire et cela fit sourire son cadet. Le châtain se décida alors d'imiter le comportement de l'autre et de se mettre lui aussi à faire mieux que de rester à gagner des crampes contre un mur inconfortable. Tandis qu'il s'approchait d'Helen, la jeune femme leva les yeux. La femme lui lançait un regard inquisiteur et un brin impatient comme pour lui signifier qu'elle avait rendez-vous avec ses notes et qu'elle ne souhaitait pas être dérangé. Lacey remarqua avec amusement que l'air sévère de la fille était tout à fait desservi par une masse de cheveux bruns désorganisés, elle devait avoir eu une sacré panne d'oreiller ou s'être pris une belle bourasque de vent dans la tignasse. La serdaigle se souciait pourtant de son apparence et fit un petit signe de la tête pour lui demander de parler.


« Tu connais Lawrence? »
« Lawrence, comme Lawrence Hawkesworth, le préfet de troisième année? »

L'attention de la brune lui était acquise et elle accepta de refermer momentanément ses documents pour converser. Helen l'invita d'un regard à s'asseoir à coté d'elle, par politesse ou parce qu'elle n'aimait pas devoir lever la tête pour s'adresser au garçon, Lacey ne le savait pas et préférait rester debout. La bleu et bronze ne s'en formalisa pas.

« Ouais, Hawkesworth, désolé. »

'Désolé', encore un mot facile qui n'engageait à rien, il se contenta d'ailleurs de continuer sa demande sans se soucier d'autre chose.

« J'ai un mot à lui remettre mais, mes horaires correspondent pas aux siens et j'ai pas envie de lui envoyer un hibou pour ça. »

Pour sa part, Helen leva un fin sourcil et croisa les bras. C'était donc elle qui se retrouvait à remplacer un hibou? Son visage avait apparemment trahit cette pensée puisque le gryffondor lui adressa un regard exaspéré en réponse. Se faire accuser silencieusement de puérilité par un garçon qui était de toute évidence plus jeune qu'elle l'énerva un brin la demoiselle qui se renfrogna :

« Et qu'est ce que tu veux que ça me fasse? »
« Oh, ça te fait ce que tu veux, pour ce que j'en ai à faire... »
« Tu ne voulais pas me demander un service? »
« Si, si... »
« Alors apprends à être poli. »

Et sur ce, Helen réouvrit son classeur et se remit à étudier. Elle avait dans l'idée que d'être gryffondor incluait obligatoirement d'être un imbécile grossier -prenez Arsène par exemple, qui avait ignoré ses regards pendant un mois avant qu'elle ne lâche l'affaire.- mais là, elle était tombé sur un cas. Un gros et qui lui faisait de l'ombre en plus.

« Tu me caches le soleil. »
« Oh désolé... »

Pas que le mufle bougea d'un pouce pour autant, il continuait sa parfaite imitation d'une statue sans cervelle. La jeune femme fit alors l'effort de lever la tête et d'attraper ce qui était à porter de main, à savoir, la cravate du gryffondor et de l'attirer vers lui :

« Tu es pénible. »
« J'y travaille. »

Lacey travaillait pour ne pas rougir. Ce qui n'était guère évident quand il se retrouvait suffisamment près de sa vis-à-vis pour se rendre compte qu'elle devait apprécier les bonbons à la menthe. Le garçon se prit soudain à se demander s'il s'était lavé les dents après le petit déjeuner. Il n'allait pas flancher pour autant, cinq ans à travailler son image d'ours mal léché, il n'allait pas perdre la face pour si peu. Cela dit, on évitera de lui dire qu'un ours se lavait difficilement les dents. La situation risquait de devenir gênante.

« Tu as l'intention de me tenir combien de temps? »
« Je ne sais pas, j'ai tendance à dire qu'il faut garder les cabots en laisse. »

Dans la catégorie se faire moucher, Lacey venait de s'en prendre une belle et il ne put s'empêcher de rougir et de baisser les yeux. Helen prit en pitié le gryffondor qui avait croisé les bras et ne trouvait plus mot à dire. De toute façon, elle n'avait pas vraiment l'intention de passer toute l'heure avec la cravate d'un rouge et or dans la main :

« Tu lui veux quoi à Hawkesworth? »
« De quoi? »

Lacey, qui avait totalement perdu le fil de la conversation, était choqué de cette question soudaine et ne comprenait absolument pas ce que la serdaigle lui disait. Ce qu'il voulait à Hawkesworth... ? Mais il était Hawkesworth ! La jeune femme avait le don pour le mettre mal à l'aise et lui faire perdre toute cohérence. A seize ans, il avait déjà eu quelques petites amies. Quatre pour être précis, et ce malgré son caractère. Cela s'était toujours passé de la même façon : une fille venait se mettre sous son aile -ça commençait à bien faire, les métaphores animales- et finissait par lui demander s'il voulait sortir avec elle. Il répondait à l'affirmatif, faute de trouver autre chose à dire. De toute façon, à partir d'un certain âge, et même pour le pire élément de Poudlard, ne rien connaître aux filles était une honte. Il s'était sincèrement attaché à ses premières amies mais, la fin venait assez rapidement quand elles se rendaient compte qu'elles ne pouvaient pas lui faire abandonner son caractère taciturne et violent.

« Tu m'as demandé quelque chose à propos de Lawrence Hawkesworth, tu te rappelles ? »
« Hum... »

Et plutôt que de laisser la fille se moquer plus de lui, le cinquième année sortit de sa poche un morceau de parchemin plié avec soin qu'il tendit à Helen. Il regarda la fille se saisir du papier avant de se remettre à parler :

« Je peux récupérer ma cravate? »
« Oh, tu récupères ce que tu veux, pour ce que ça me fait... »

Décidément. Un grognement fut la seule réponse qui parvint à franchir ses lèvres et quand il vit la serdaigle se mettre à sourire, il dut se souvenir qu'il ne frappait pas les individus de sexe féminin. D'ailleurs, elle n'avait toujours pas desserré sa main et paraissait perdu dans ses pensées. Lacey fit claquer ses doigts devant les yeux d'Helen qui sursauta légèrement et croisa les jambes, ce qui ne fit rien pour faire descendre le malaise du sorcier. La position était plus que tendancieuse, Lacey en était bêtement flatté et heureux, bien que totalement vexé du comportement de l'autre et Helen était heureuse de vérifier que ses charmes fonctionnaient encore, après le préfet-en-chef des gryffondor et l'un de ses condisciple de serdaigle qu'elle cherchait désespérément approcher, cela lui faisait du bien.


« Donc... »
« Je porte ton message mais... »
« Mais? »
« Tu connais un Lacey? »

… ? Oui mais encore? Le cinquième année lui adressa une telle tête circonspecte que Helen se demanda si elle n'avait pas encore dit quelque chose d'étrange et manqua de se mettre à nouveau en colère. Pour se venger, elle resserra sa poigne et fit pression sur le col de son prisonnier. La femme s'amusait énormément de ce personnage mal aimable, incapable de la faire lâcher. Encore un qui préférait parler plutôt que d'agir :

« Oui, une grosse brute de ta maison. Ed' dit qu'il est sympathique mais, ça je m'en moque. Il peut bien envoyer qui il veut à l'infirmerie du moment que tu lui glisses un mot pour qu'il m'introduise auprès d'Edward... »
« Il n'est pas de ta maison? »

Lacey leva les yeux au ciel et se prit un autre accoue sur sa cravate. Dans quelle situation de fou s'était-il fourré? Il était au moins heureux d'apprendre qu'Ed' le trouvait sympathique et qu'une fille s'intéressait -enfin- au serdaigle à lunettes. Le rouge et or avait toujours trouvé que son camarade était un garçon épatant, bien que, anormalement réservé. La fille répondit à sa question :

« Il l'est mais, après de vains essais pour me faire remarquer, je tente une autre approche. Celle de l'ami. Capish? »
« … J'en toucherai un mot à Ed'. »
« Mais t'es bouché ! Je t'ai dit d'en parler à ce Lacey ! »
« C'est pas vraiment possible ! »
« Je ne vois pas en quoi c'est difficile, même pour un idiot dans ton genre! »
« Et moi je te dis que je ne suis pas encore schizophrène! »

Un ton plus bas, après la constatation affligeante que tous les élèves présents s'étaient arrêtés pour les écouter :

« … Et tu ne crois pas que tu aurais pu commencer par ce petit, ridicule, mince détail? »
« J'ai oublié. »

Il était excessivement difficile pour Lacey de séduire une fille, il avait par contre beaucoup plus de facilité à se prendre un coup de boule... aie. Et Arsène aurait pu préciser dans son descriptif que la brune avait vraiment un sale caractère... Sans hypocrisie, aucune.
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MessageSujet: Re: [Thème 1] En matière d'objet, titre vaut propriété   Lun 1 Juin - 16:56:37

Interlude 1 :
Efficacité vs Classe - Partie I
Rencontre au sommet


Dans la vie, il y a deux catégories de personnes : Celles qui ont un cul monstre et celles qui ont un monstre au cul. A chacun de savoir où il désirait se répartir. Le binôme de potions de Lawrence Hawkesworth avait choisi son camp, pas le bon malheureusement. Et l'imbécile avait, pour aggraver son cas, l'excellente idée de chanter. Le troisièe année de Serdaigle n'avait pas de grandes notions d'opéra, et quand bien même il aimait à faire chanter son entourage, il n'appréciait guère les voix de châtrés pour autre chose qu'un contre-ténor. Les castrats avaient un certain mérite mais, le garçon comprenait assez peu l'intérêt de la chose et du sacrifice. Il se promettait par contre de faire tester à l'insupportable blond à ses cotés si ce dernier ne se décidait pas à se la mettre en sourdine !

L'infâme était responsable d'une note lamentable en potions. Ce qui en soi, serait excusé par la magnanimité dont était capable le Serdaigle aux cheveux noirs, si l'affaire ne devenait pas répétitive. Jason Backer était un fieffé abruti, immanquablement capable de faire louper les potions les plus simples et Lawrence n'était pas la première victime. Seulement, il était peut être le premier avec qui, cela représentait une danger que de s'amuser à lui coller une sale note dans le bulletin. D'autant que, pour sa part, Lawrence Hawkesworth-Galdwin n'était pas mauvais en potions et il mettait un point d'honneur à ne pas être à la traine -sauf en divination, matière où l'intérêt lui échappait totalement. Une affaire de troisième œil apparemment. La belle affaire quand 95% des gens étaient déjà incapables de garder les deux 'normaux' ouverts.-

Il était temps de sévir et de protéger l'intégrité du bel ensemble des notes que récoltait le troisième année. Si même son grand frère se débrouillait pour avoir des notes correctes -voir plus que correctes-, il n'était pas question qu'il se laisse devancer par son grand ours favori. Lawrence allait punir par là où le mal avait été fait. Et c'est avec un sourire imperceptible qu'il vit Jason s'arrêter de chanter et brusquement changer de couleur. Être blond et avoir la peau verte, le mélange était peu savoureux, le garçon se leva et partit en courant de la salle commune des serdaigles. Lawrence marqua l'événement d'une petite pichenette sèche sur sa plume pour que l'encre tombe plus régulièrement et qu'il puisse continuer tranquillement la rédaction de sa copie de métamorphose.


« Cela manque tout de même un peu de classe et de fairplay. »

Une voix calme où perçait l'ennui et l'exaspération le fit se retourner. Un élève d'année supérieure avait suspendu son devoir. Droit comme un I dans son fauteuil, une fiole emplie d'une liquide orangée en main, Vega Wyrd quittait des yeux, la porte où avait disparu le malheureux pour fixer son regard sur Lawrence. La réprobation audible dans la voix de l'autre fut saluée par un battement de cil de l'adolescent qui replongea dans sa copie en se mordant délicatement la lèvre :

« Certes, mais l'efficacité y est. Tout ce qui compte. »

Le semi-irlandais n'était pas dupe, il se doutait bien que son condisciple se moquait bien de la morale de l'histoire et n'appréciait juste pas d'être dérangé dans son travail par un claquement de chaise et de porte intempestifs. Lawrence était fier de lui, il s'était vengé, débarrassé de son binôme et avait accessoirement fait justice aux autres serdaigles victimes de Jason. Quoique, le dernier point était vraiment tout à fait accessoire. L'adolescent consulta sa montre et constata avec plaisir que le cours de potions allait commencer d'ici une vingtaine de minutes et que l'autre garçon ne serait pas de retour. Un laxatif de cette puissance, cela prenait du temps avant de s'en débarrasser. Il y avait même fort à parier que le malade se trouverait dans l'obligation d'aller rendre visite à l'infirmerie. Enfin ça, ça serait quand il aurait réussi à trouver comment quitter les toilettes. Plus facile à dire qu'à faire. Lawrence respira profondément, l'air lui semblait plus léger.


Dernière édition par Lacey Hawkesworth le Jeu 4 Juin - 9:32:36, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [Thème 1] En matière d'objet, titre vaut propriété   Lun 1 Juin - 16:57:41

Chapitre 2 : De l'art de ne rien entendre et de parler avec les poings.



Détail étrange, si l'on voulait connaître l'humeur du taciturne Lacey, c'était à sa cravate qu'il fallait s'adresser. Son visage quittait rarement le pli soucieux et renfermé qu'il avait développé au fil des années, excellente carapace contre les curieux et les condescendants. Ses mains étaient sèches, ses doigts longs, souvent abimées par les traces d'une nouvelle rixe, mais ces mêmes mains étaient toujours détendues et calmes, si bien qu'on voyait rarement le poing arriver. Son attitude générale était froide et ombrageuse, son regard morne et peu engageant. Sa démarche était par contre souple et rapide comme celle d'un grand fauve. Il avait pris plusieurs centimètres lors des dernières vacances et son corps lui faisait souvent ressentir cette poussée trop rapide, ce qui n'arrangeait en rien son humeur.

Pour en revenir à la cravate du gryffondor, elle était aujourd'hui serrée et bien mise. Il avait quelque chose à faire, et ça le stressait. Son livre de runes ouvert, il avait mis sa main droite sous la table pour cacher qu'elle tremblait et avait appuyé sa tête dans la gauche pour éviter qu'elle ne montre le même problème. Il était à la bibliothèque et assis à coté de l'une des rares personnes qu'il appréciait dans les élèves de la noble Poudlard, mais aussi l'une des seules personnes qu'il n'avait pas encore eu l'idée de frapper. L'envie ne l'avait même jamais saisi :


« Ed...? »
« … Oui? »

Lacey replongea le nez dans son livre, il avait réussi à engager la conversation. Ce qui était ennuyeux quand on ne savait pas quoi dire. Edward Mole le regarda un instant avant de repartir lui même dans son ouvrage. Beau commencement. Quelle idée de vouloir lui faire jouer les entremetteurs? Il était déjà nul socialement, si en plus il devait établir des ponts entre les gens, où allait le monde? A sa fin, c'était assuré.

« Je veux te parler de... »
« hum? »
« M'interromps pas. »
« Pardon. »

Deuxième tentative, deuxième échec. On pouvait aller très loin comme ça. Pourquoi Helen n'avait-elle pas demandé à Arsène de s'occuper de ça?

…Peut être parce qu'elle était déjà sorti avec le garçon et que ce dernier ne voyait pas d'un très bon œil que l'on puisse trouver quelque chose d'intéressant au Serdaigle. Le châtain pivota sur le banc et coinça une jambe sous ses fesses, il faudrait qu'il pense à 'remettre les idées en place' de son préfet quant à leur condisciple à lunettes.


« Tu connais Helen Curnow? »
« … Elle est dans ma maison, deux années au dessus... Euh. »

Le jeune homme paraissait un peu dépassé par la question, ce qui rassura Lacey. Il était toujours heureux de s'apercevoir que l'on n'était pas le seul à être aussi doué qu'un manche à balais en relation sociale :

« Elle est brune, non? »
« Elle l'est et elle voudrait savoir si... »

Edward releva la tête, le rouge aux joues. Lacey lui lança un regard circonspect, il n'avait encore rien dit et déjà, l'autre ressemblait à un coquelicot au printemps.

« Si elle peut se joindre à nous pour le repas de midi. »
« Hum »
« Ed' fait un effort, c'est une fille, elle va pas te manger. Je lui ai demandé de l'aide pour les ASPIC. Je me suis dit que ça serait plus pratique de demander à quelqu'un de ta maison et elle a accepté. »
« … Pourquoi tu n'as pas demandé à Vawdrey? »

Pourquoi choisissait-il cet instant pour devenir perspicace? Pour une fois que le Hawkesworth était fier de son mensonge.

« Je doute qu'il accepterait de passer plusieurs heures avec des personnes qui ne sont pas en jupe. »
« Pas faux. »

Edward sourit.

« A moins que tu acceptes de te mettre en jupe. »

Le sourire retomba.

« Haha. »

Et voilà que l'adolescent repartait dans son livre, une main sur son front pour dissimuler son visage à son compagnon. Mais c'est qu'il allait commencer à être casse-pied le Ed' ! Lacey prit un air plus renfrogné qu'à son habitude avant de retourner lui même dans son cours pour se calmer. Il lut une dizaine de pages dans le silence relatif de la bibliothèque. Hormis le bruit des pages qui se tournaient et quelques soupirs d'élèves, le lieu était d'un calme parfait pour pouvoir étudier. Ce n'était peut être pas d'ailleurs le meilleur endroit pour s'entretenir mais il était très difficile de coincer Edward bien longtemps autre part. En tout cas, sur le sujet de la gent féminine. Lacey était à peu près persuadé que l'autre garçon aurait trouvé une excuse pour se défiler et éviter la discussion. La bibliothèque était un endroit où les deux avaient l'habitude d'aller et ce pendant plusieurs heures. Il s'asseyait généralement à coté du brun et ne le dérangeait que pour lui demander ce qu'il pensait de telle ou telle chose, qui lui posait problème. L'avis d'Edward était toujours appréciable et il trouvait sa compagnie relaxante. Le cinquième année bougonna :

« J'ai pensé que ça t'intéresserait peut être d'avoir un feedback d'une personne ayant déjà fait les aspic, pour ça que j'ai demandé à quelqu'un de ta maison. »

Sans lever le nez de son livre, Edward lui répondit d'une voix étrangement aiguë.

« Oui, ça me fait plaisir et ça m'intéresse mais, fallait pas te déranger pour ça. »
« C'est plus Helen que ça dérangerait. »
« Fallait pas la déranger pour ça. »
« Cela ne la dérange pas. »
« Si ça ne dérange personne... »
« La seule personne que j'ai l'impression de déranger, c'est toi... »
« Non, ça me dérange pas. »
« On va peut être arrêter avec ce mot... »
« Cela te dérange? »

Lacey eut un blocage et fixa Edward pour s'apercevoir que ce dernier arborait un petit sourire. Ainsi, Monsieur se moquait de lui. Non mais il n'allait pas l'emporter au paradis. Si l'autre cinquième voulait jouer à ça, il n'avait pas choisi le bon adversaire. Le même sourire apparut sur le visage du gryffondor qui fit semblant de retourner à sa lecture avant de lancer :

« Non, mais j'avais cru comprendre que la traversée de la mer rouge, c'était pas ton truc. »
« De quoi? »
« Les problèmes de pagaies, je peux comprendre... »
« Tu racontes n'importe quoi... »
« Non mais je t'assure, je peux comprendre que certains n'aient pas envie de tremper leur bâton dans l'eau. »
« Lacey! »

Avoir réussi à faire crier Edward Mole dans la bibliothèque, ça c'était un bel exploit ! Lacey en aurait presque dansé sur son banc, sous la lumière des rayons de soleil que les fenêtres envoyaient dans la pièce, cela aurait donné un effet d'enfer. Le gryffondor n'était pas sûr que son condisciple ait saisi tout ce qu'il lui avait dit, mais il était sûr que le sens général était passé. La magnifique teinte pivoine sur les joues de l'infortuné tendait à corroborer ses dires. Lacey était très fier de lui et eut un grand sourire narquois avant de repartir à son devoir en silence -de toute façon, la bibliothécaire les avait maintenant à l'œil à cause du haussement de ton du serdaigle.-. Le jeune homme savait aussi qu'il n'en tirerait pas beaucoup plus de l'autre et devrait trouver le moyen d'expliquer la situation à Helen. Il allait probablement même devoir faire appel à une aide extérieure.

__

« Et tu lui as dit quoi? »
« ... »
« … Pauvre Ed'. »

Tim Mondshmetterling aurait été plus crédible dans ses paroles compatissantes si son corps n'était pas secoué de sanglots silencieux mais violents. Il riait, nul besoin de le préciser, il pleurait même de rire. Seulement, il n'était pas dit si c'était les réactions d'Edward qui provoquait cette hilarité ou si c'était l'incapacité du semi-irlandais à faire passer convenablement un message. Les deux amusaient Lacey, aussi le rire de Tim ne fit que le mettre un plus à l'aise. Il ne savait pas ce qu'il lui avait pris d'en parler à l'autre gryffondor mais, maintenant c'était fait. Qui était Tim? Un autre cinquième année qui possédait pour lui deux choses extraordinaires -selon Lacey-, la première était sa faculté à le supporter, et ce depuis la première année, la seconde étant sa tignasse rouge. Le châtain se demandait si c'était une couleur naturelle car il ne l'avait jamais vu qu'ainsi, bien malgré que c'était une teinte fort peu probable. Tim n'était malheureusement pas une fille, il n'intéressait donc pas Lacey de savoir si, comme l'on dit, le tapis était de la même couleur que les rideaux.

Le cours d'histoire de la magie était particulièrement inintéressant et les deux garçons décidèrent donc de trouver un plan d'attaque quant au 'problème Edward'. Tim parvint par ailleurs à dissuader son camarade d'avoir une explication avec Arsène quant à ce qu'il pensait du serdaigle à lunettes. Serdaigle assis deux rangées devant eux, qui semblait s'amuser autant qu'eux. Le cours était donc vraiment rébarbatif, nota Lacey, si même l'élève studieux qu'était Edward s'ennuyait. A la différence, que l'autre faisait au moins l'effort de suivre :


« 'Mériterait des points rien que pour ça. »

Lacey tourna la tête et regarda son compagnon. L'autre pointait Edward du doigt. Le gryffondor secoua la tête pour approuver et sortit un paquet de plumes en sucre de son sac. Il le tendit au garçon aux cheveux rouges qui sembla trouver l'initiative plaisante et en prit une. Les deux, friandises en bouche, s'occupèrent de trouver une plage horaire assez vaste pour qu'un repas digne de ce nom puisse avoir lieu. Pas leur habituel repas au lance-pierre avant d'aller faire autre chose. Il leur faudrait aussi un prétexte pour manger tous ensemble et ensuite laisser les deux serdaigles seuls. Et espérer qu'Edward ne fasse pas tout capoter, ce qui était peut être le plus dur dans toute cette affaire. Tim lui demanda également dans quelle circonstance saugrenue, Lacey s'était-il retrouvé à devoir jouer les agences matrimoniales. Prenant un air contrit, le gryffondor lui fit son récit et Tim manqua de s'étrangler avec sa plume. Le garçon disparut sous sa table.

Le professeur interrompit son cours, inquiet de savoir si le jeune homme allait bien. Lacey s'était caché dans ses mains, aussi rouge que l'un des deux coloris de sa cravate. Une main émergea de sous la table et s'agita rapidement, signe que Tim allait bien, que le cours pouvait continuer sans lui et que non, il n'avait pas besoin d'aller à l'infirmerie. Tim réapparut quelques minutes après, un éclat moqueur dans le regard :


« Dans le genre poisse, je pensais qu'il n'y avait qu'Ed' qui était aussi mal loti que ça. »
« Rooh. »
« Mais j'avoue que dans ton genre, t'es un cas, un gros cas... »
« Hey... »

« Hawkesworth ! Le nom de la sorcière responsable de la charte des elfes de maison au quinzième siècle ! »
« Bethina Coolridge ! »
« Mondshmetterling, la date ! »
« 1457! »

La classe, hein? Non, mais c'est pas comme s'ils n'avaient pas l'habitude de se faire remarquer en cours. Et l'enseignant avait l'art et la manière de revenir sur des choses vues et revues. Le pire était, que peu importe s'il s'agissait de la première fois ou d'une redite, c'était toujours aussi soporifique. Et puis, les deux garçons n'étaient pas mauvais élèves. Le professeur leur jeta un regard noir, pour signifier que cela ne leur donnait pas un passe droit pour continuer leur conciliabule, sauf s'ils voulaient aller le poursuivre dans le couloir.

Non merci, ils attendraient et 'suivraient'. Sans compter que ça n'était pas comme si les deux gryffondors ne savaient pas lire. Malgré l'intérêt moindre que provoquait le cours chez eux, ils suivaient convenablement l'exposé et tournaient les pages au bon moment. Sur le livre de Tim d'ailleurs. Ce dernier avait tout net refusé d'utiliser le livre de son compagnon en cours, et ce pour la simple et bonne raison que le sieur Hawkesworth avait la très mauvaise manie d'annoter, de rayer, de ré écrire et le tout directement sur le livre. L'écriture du gryffondor n'était pas laide, mais cela ne rendait pas le travail aisé quand il s'agissait de suivre, surtout quand Lacey trouvait malin d'ajouter un commentaire salace sur l'une des pages. De manière générale, si Tim avait eu à réviser et que les livres lui avaient manqué, ça n'était pas à l'autre qu'il s'adresserait. Les deux garçons convinrent de reprendre leur conversation après.

Le cours se déroula sans autre souci, Lacey s'endormit, fut réveillé par un coup de coude de Tim et le visage de son professeur à dix centimètres de son museau. Le garçon se contenta de se caler au fond de son siège et promit à l'adulte que comme ça, s'il se rendormait, l'enseignant ne pourrait plus s'approcher aussi près de sa tête. Cela couta trois points à gryffondor, fit lever les yeux à son compagnon, râler ceux de sa maison, ricaner d'autres élèves et valut à un serpentard trop amusé un sort discrètement lancé par Tim ! Et oui, pas par Lacey... qui s'était rendormi.


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Dernière édition par Lacey Hawkesworth le Mar 2 Juin - 8:10:09, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: [Thème 1] En matière d'objet, titre vaut propriété   Lun 1 Juin - 16:58:07

Le gryffondor s'étirait en sortant du cours et Tim lui demanda s'il s'était bien reposé. Lacey se gratta la tête et haussa les épaules, faute de répondre. Il fit ensuite signe au rouge et or de le suivre. Les deux allèrent se poser dans un couloir.

Le châtain laissa tomber son sac sur le bord d'une arcade et s'assit dans cette dernière. Il attrapa son genou d'une main encore endormie et posa sa tête dessus. Non, il ne s'était pas assez reposé et la fatigue, absente ce matin, commençait à remonter. L'affaire Curnow/Mole l'avait tenu éveillé, mais le contre coup de quelques nuits sans dormir se faisait à présent ressentir. Il soupira profondément et grogna. Frapper et grogner, c'était les modes de communication habituel de l'adolescent, Tim n'était pas passé expert en décryptage laceyen mais comprit tout de même :


« Si tu pensais à dormir la nuit au lieu de nous envoyer tes fournitures à la tête sous prétexte qu'on ronfle trop fort et que ça t'empêche de réviser. »
« Vous ronflez trop fort. »
« Et tu n'es pas obligé de réviser dans ton lit, on a une salle commune. »
« Ah bon? »

L'expression sur le visage de Tim ne suffit pas à tirer un sourire à Lacey. Pourtant il était comique de voir l'autre afficher un mélange de circonspection, énervement, incrédulité et désespoir avec une touche d'amusement. En réponse à ce regard, le gryffondor se gratta la tête.

« ... »
« Exactement. »

Son compagnon adopta un air blasé. C'était un peu difficile d'aider le cinquième année quand celui-ci s'acharnait à être invivable et caustique. Tim reconnaissait cependant à sa décharge, qu'il y avait une très nette différence entre les gens que le Hawkesworth considérait, même un petit peu, et ceux qu'ils n'aimaient pas. Il avait aussi Saint Lawrence qui avait un statut tout particulier, mais on n'était pas le frère de la bête comme on prenait une pomme au repas de midi. D'ailleurs pour en revenir à ce fichu repas de midi :

« On pourrait peut être demandé conseil à Vawdrey? »
« Mais qu'est ce que vous avez tous à vouloir aller voir Vawdrey aujourd'hui!? C'est sa fête ou j'ai loupé quelque chose? »

Le tic de se gratter les cheveux semblait devenir communicatif et Tim s'y mit aussi. Il soupira à son tour -Lacey pouvait faire cet effet aux gens, surtout quand il se décidait à ne faire aucun effort pour aider- et baissa la tête. Le garçon songea un instant à pousser Lacey en dehors de l'arcade, qu'il aille voir si le gazon cinq mètres plus bas était disposé à l'écouter et à lui venir en aide. Tim se retint cependant, devant le constat que non, ça n'apporterait probablement rien de bon, et que l'autre risquait de lui en vouloir.

« Non, mais il a une meilleure expérience en matière de filles. »
« En attendant, je te rappelle qu'il ne veut pas qu'Ed' s'approche d'Helen. »
« Tu as raison. »

Lacey hocha la tête et les deux garçons continuèrent de réfléchir.

« Et si on ne lui disait pas pourquoi on fait ça? »
« Il est pas idiot quand même. »
« Des fois, je me demande. »
« Ouais, moi aussi »
« Mais ça ne nous avance pas. »
« Non. »
« Lacey, dans l'ensemble merci de m'aider ! »
« De rien. »

Tim reconsidéra un instant la possibilité de pousser l'autre par dessus bord, puis se contenta d'imaginer la scène avec un plaisir jouissif. Une onde de mauvaise humeur parcourut le corps du gryffondor à la tignasse carmine :

« Tu sais, je ne suis en aucun cas obligé de t'aider et si tu veux continuer à jouer au con... Va parler avec un hippogriphe! »
« Désolé... »
« Et arrête de dire que tu es désolé... »
« Et tu veux que je fasse quoi? Que je me prosterne devant son Altesse Tim, pour implorer ton pardon? Je suis crevé, je comprends rien à cette putain de situation et... »
« Et arrête de monter sur tes grands chevaux... Je sais que t'as pas de parents mais c'est... »

Une tension apparue alors dans l'air, faisant immédiatement taire le jeune homme, conscient d'avoir été trop loin. Lacey savait que son compagnon avait raison, que lui-même avait tort de s'accrocher aux fantômes de ses parents et que Tim n'avait probablement pas voulu s'exprimer ainsi. Toutefois, il voyait rouge, et il ne parlait pas des cheveux de l'autre. Le gryffondor se releva rapidement et une aura de violence l'entoura, si bien que l'autre se mit en position de défense. Pas assez rapidement pour empêcher le poing du semi-irlandais de lui atterrir dans le ventre. Il est tout de même besoin de préciser que Tim Mondshmetterling n'était pas une fillette, n'était pas non plus passif et que si on le frappait : il répondait. Et si certaines personnes seraient tentées de dire que cette histoire était un peu violente, on leur rappellera qui faisait office de personnage principal. Les deux partirent dans leur règlement de compte, bataille sans joie, ni haine, moyen de communication de Lacey qu'avait appris Tim depuis le temps, totalement inconscients de l'attroupement qui se faisait autour d'eux et des paris qui montaient.
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